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Sept Récits Historiques de l’Orléanais vient de paraître

Couverture Récits Historiques 1

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Publié aux EDITIONS DU JEU DE L’OIE

16 rue Saint Nicolas

45110 CHATEAUNEUF-SUR-LOIRE

ISBN :  978-2-36831-043-4

168 pages – 20 Euros

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RÉCITS HISTORIQUES DE L’ORLÉANAIS

Val de Loire, Beauce, Sologne

 

7 récits historiques courts

 

La Butte des élus (Mézières-lez-Cléry)

À quelle époque remonte la coutume qu’observent encore les jeunes femmes, qui escaladent la Butte des Élus, pour avoir un enfant ?

Le narrateur de ce récit est Ernestirix, âgé de 32 ans, qui vit à l’époque de la Tène, c’est-à-dire le second âge du fer, environ 200 ans avant notre ère. Il vit avec Agathirixe dans une petite bourgade de trois grosses fermes à Maceria. Maceria c’est actuellement Mézières-lez-Cléry mais auparavant c’était Mézières en Sologne, avec plusieurs écritures de Mézières. Maceria signifie construction en pierre sèche, d’où viendrait le nom « masure ».

La vie d’Ernestirix et Agathirixe permet de raconter la vie de cette époque dans cette région des Carnutes. On y parle des Gaulois, des Romains, de leur vie et aussi de cette fameuse Butte des élus qui cache des tombes verticales.

Ce tumulus, bien des siècles après, verra la construction sur son sommet d’une statue de la Vierge aux pieds entourés par un serpent. Une légende naîtra, celle qui attribue un pouvoir de fécondité aux jeunes femmes qui respectent un certain rituel.

La Grotte du dragon

(La Chapelle Saint-Mesmin et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin)

D’où provient le nom de la grotte du dragon de la Chapelle-Saint-Mesmin ?

Le narrateur de ce récit est le dragon lui-même qui vit dans la grotte de Béraire à La Chapelle-Saint-Mesmin, à flanc de coteau dominant la Loire.

Il raconte l’histoire qui commence à l’époque mérovingienne avec la concurrence entre deux paroisses : Saint Privat devenu Saint Pryvé et Saint Maximum devenu Saint Mesmin.

Il raconte la venue de Clovis venu tenir concile à Orléans avec 32 évêques pour évangéliser la région encore emprunte des vieilles croyances païennes. Clovis offre à Euspice une villa dénommée Micy avec l’obligation de créer un monastère. Il raconte ce qui se passe dans la fabrique à Saints de Micy. Pensez donc, il va sortir de cette abbaye 26 Saints. Il parle aussi de l’assainissement de la région.

Le Dragon conte sa guerre avec Saint Mesmin qui n’hésite pas à affronter une tempête sur la Loire qu’il traverse sur une barque plate pour venir l’estourbir.

Enfin, on y relate la restauration de la grotte en 1857 et la construction de la Croix de Micy sur la rive gauche de la Loire.

Le Pigeonnier (Boigny-sur-Bionne)

Savez-vous que le roi Louis VII épousa en deuxièmes noces Constance de Castille à la Commanderie de Boigny-sur-Bionne, après son mariage et son divorce calamiteux avec Aliénor d’Aquitaine ?

Le narrateur est un pigeon, un columba livia, un biset, hospitalier et militaire. Il appartient à l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Lazare de Jérusalem et réside dans le pigeonnier de l’ancienne commanderie mère de l’Ordre du même nom qui est située depuis 1154 dans l’ancien domaine royal de Boigny-sur-Bionne fondé par Louis VII.

Les pigeons racontent la deuxième croisade des Croisés contre les Musulmans à laquelle le roi Louis VII participa et aussi l’annulation de son mariage dans des circonstances abracadabrantes avec Aliénor d’Aquitaine, dont la solution sera trouvée au concile de Beaugency.

Ils parlent de la vie dans ce pigeonnier qui va être troublée par la venue du roi Louis VII qui va convoler en secondes noces, en 1154, avec Constance de Castille et qui fera une donation du domaine aux Hospitaliers de Saint-Lazare de Jérusalem pour l’affecter au siège du Grand Magistère de l’Ordre.

Les pigeons racontent ce qu’ils savent sur les Hospitaliers, les Templiers et les Teutoniques. Ils rappellent aussi que la Commanderie est restée le siège des Chevaliers de l’Ordre de France et que, chaque année, en juin, un pèlerinage des Chevaliers de l’Ordre a lieu avec la tenue d’un chapitre du Grande Prieuré de France avec un défilé haut en couleur dans Boigny-sur-Bionne.

Les Jeanne (Orléans et partout en France)

De toutes les légendes qui courent sur Jeanne d’Arc, laquelle est la plus vraisemblable ?

Le narrateur est un homoncule, un être imaginaire doté d’un pouvoir surnaturel qui permet de voyager dans l’espace et dans le temps. Avec un ami, il tente de résoudre la question posée par un vieil homme assis devant une bière à la terrasse d’un café sur la place du Martroi à Orléans.

Notre homoncule nous emmène dans son enquête qui commence vers 1400 à Bourges. Un conteur le renseigne et l’envoie vers un ermite de la ville, un vieux fou qui lui parle de l’histoire de l’époque.

L’enquête continue en Lorraine, à Domrémy, dans une auberge. On y parle de naissances, avec un S depuis l’arrivée d’une troupe en provenance d’Orléans. Puis, l’homoncule rencontre une sorcière qui leur fait des confidences devant un chaudron rempli d’une mixture fumante et puante.

Après un point sur l’enquête, notamment sur l’apparition de l’archange Saint-Michel, de Sainte Marguerite et de Sainte Catherine, nos enquêteurs se dirigent vers Chinon où ils apprennent de nouveaux renseignements sur la vie de Jeanne, comme la préparation de la longue marche de Chinon à Orléans.

De nouveau, l’homoncule se retrouve à Orléans pour apprendre les circonstances de la délivrance de cette ville et quelques anecdotes sur la vie de Jeanne. Puis, c’est l’épopée jusqu’à Reims et Paris.

Enfin, c’est Rouen et les relations tumultueuses avec l’évêque Pierre Cauchon, la prison, le bûcher.

Les enquêteurs enchaînent avec Metz avec la révélation d’une femme qui se présente comme « la Pucelle de France » qui va être sous la protection du jeune comte Ulrich de Wurtemberg et sera connue sous le nom de « Jeanne des Armoises ». Après des frasques du conseil de la ville d’Orléans, elle entretient une correspondance avec le roi Charles VII.

Les enquêteurs tentent d’analyser les quatre thèses en présence…

La Pierre du Duc (Saint-Hilaire-Saint-Mesmin)

Connaît-on vraiment les circonstances dans lesquelles le duc de Guise trouva la mort à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, pendant les guerres de Religion ?

Cette fois, les narrateurs sont des crapauds qui se reproduisent et vivent depuis des siècles près d’un petit bois, le long d’un chemin qui descend vers le Loiret, la rivière, au lieudit les Vaslins, sur la commune de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.

À l’époque de l’histoire, Raymond est un cavalier au service de la famille de Guise, catholique, qui se retrouve bientôt en bisbille avec les protestants. Il se retrouve en garnison à Amboise qui se trouve assiégée quelque temps plus tard. Des anicroches ont toujours lieu. La bataille fait bientôt rage. Les Guise répriment la Conjuration d’Amboise en 1560.

Orléans est, à cette époque, l’un des principaux foyers du protestantisme en France, en devient la capitale et abrite Louis Ier de Bourbon, prince de Condé. L’armée du duc François de Guise marche sur Orléans, par le sud de la Loire. Le 9 février 1563, François de Guise est à la tête de son armée du côté d’Olivet et attaque Orléans par les Tourelles.

Pour réfléchir, François de Guise revient dans son logis des Vaslins à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin avec quelques hommes. Arrivés à l’emplacement de l’ancien pont sur le Loiret emporté par une crue, ils traversent la rivière sur une barque.

De l’autre côté du cours d’eau, en remontant vers son logis, François de Guise reçoit une balle tirée dans son dos…

Lapin le balafré, chauffeur (Orgères-en-Beauce)

La terrible réputation qui poursuit les chauffeurs d’Orgères-en-Beauce est-elle méritée ?

Le conteur est Louis, dit Lapin le Balafré, l’un des chauffeurs d’Orgères aux noms tous plus fleuris les uns que les autres.

Il raconte, avec moult détail, la bande des chauffeurs d’Orgères et la manière de fonctionner dans les agressions des fermes, où les fermiers se retrouvent les pieds brûlés avec des tisons rougis.

Mais, tout ne se passe pas comme prévu un certain jour, le 4 janvier 1798. Le vieux fermier est récalcitrant et la torture va très loin. Il décède quelques jours plus tard.

Puis, c’est la traque de la bande, les arrestations, le procès instruit par le Juge Fougeron au château de Villeprévost et les condamnations quatre mois plus tard.

23 hommes et femmes condamnés !

 

Le Vaillant général (Loigny-la-Bataille)

Se souvient-on encore des tragiques événements de la guerre de 1870 qui se déroulèrent en Beauce ?

C’est l’histoire de la bataille de Loigny-la-Bataille, par moins 20 degrés, entre les Bavarois et les Prussiens au nord et à l’est et les Français au sud et à l’ouest, le 2 décembre 1870.

La réserve du 17e Corps de l’Armée de la Loire est commandée par le général Gaston de Sonis, un brillant officier qui ne transige pas avec le devoir et la discipline. C’est un homme très pieux qui a fait Saint-Cyr et Saumur.

La bataille fait rage. Les zouaves pontificaux s’illustrent. Gaston de Sonis harangue ses troupes tenant en main un bâton auquel est attaché son étendard du Sacré-Cœur. Il est grièvement touché à la cuisse et s’effondre à côté de son cheval. Toute la nuit, il invoque Notre-Dame de Lourdes, sans perdre espoir. Mais l’Armée de la Loire n’a pas reculé.

Le vaillant général mourra en réputation de sainteté 17 ans plus tard mais sa bataille n’est pas encore finie. Sa cause en béatification a été introduite en 1929 et court toujours…

.Couverture Récits Historiques

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Jean-Louis RIGUET 04 avril 2016.

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres.

Liens :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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le Tambour héroïque – nouvelles-masquedor

jl.jpg   Jean-Louis RIGUET

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le Tambour héroïque    

La révolution, les royalistes contre les républicains. Un jeune tambour rythme les combats avec ses baguettes jusqu’au moment où les Chouans attaquent …

Lisez un extrait du Tambour héroïque

Le Tambour Héroïque
(Jean-Louis RIGUET)

Dernière décade du 18
ème
siècle. La France venait de vivre une révolution, sa
Révolution. Le pays était dans un état de délabrement certain, secoué par des intérêts
contradictoires que, souvent, seule la force hélas résolvait. Les Royalistes, qui se faisaient
évincer du pouvoir, n’étaient pas contents d’abandonner le pouvoir. Les Républicains, qui
voulaient gouverner sans partage, n’y arrivaient pas selon leur guise. Dès lors, au-delà des
escarmouches verbales traditionnelles, la guerre civile faisait rage, notamment dans l’ouest et
une partie du centre du pays. Les Chouans de Vendée, royalistes, défendaient mordicus leur
territoire et même voulaient avancer sur la capitale pour rétablir l’ordre qu’ils estimaient
indispensable, leur Ordre. De l’autre côté, les Républicains tentaient de colmater les brèches
et de conserver l’ordre qu’ils avaient établi récemment, leur Ordre.
Evidemment, tout ce petit monde s’affrontait. Les conflits étaient quotidiens,
entraînant une misère encore plus grande pour le peuple. La permanence résidait non pas dans
la paix mais dans la guerre, et surtout la guerre civile. Des hommes d’un même pays qui se
combattent, non pas pour le bien des hommes mais uniquement pour en avoir le pouvoir !
C’est l’une, abominable, des motivations, avec le sexe et l’argent, du cheminement des
hommes, que l’intelligence constructive n’arrive pas à éradiquer. Elle générait, et génère
encore d’ailleurs, des situations dramatiques et des combats tragiques. Il y avait des jours où
les sauvageries étaient pires que d’autres. Tous les coups étaient permis et personne ne s’en
privait.
Les combattants étaient surtout des volontaires sans culture militaire. Seuls les chefs
avaient une petite expérience de la guerre. Pour entraîner les troupes et les engager à
combattre courageusement, des tambours battaient la mesure en tête des colonnes. À la
différence des tambours de paix qui enchantent les auditeurs et les badauds des villages, les
tambours de guerre sont synonymes de batailles féroces, de mort et sement plutôt la terreur.
Depuis 2 ou 3 ans, je m’ennuyais au fin fond d’une dépendance du château de
Palaiseau où mon ancien maître m’avait entreposé après une blessure malencontreuse lors des
événements qui constituèrent la Révolution. J’avais vu une fois le dernier seigneur de ces
lieux, le prince Louis-Joseph de Condé, lors d’une cérémonie où la fanfare avait été conviée
pour l’animer. À l’époque, j’avais la peau bien tendue. Mes cuivres étaient astiqués et mes
cordes bien alignées. Je résonnais clairement et mon maître enchaînait les roulements avec un
plaisir immense, jusqu’au moment il m’avait laissé seul, dans un coin sans confort, presque en
butte aux intempéries, comme un malpropre. Je lui en voulais quelque part mais je ne pouvais
pas me venger. J’avais pris mon mal en patience.
Non loin de moi, dans une autre partie des dépendances, vivait une famille au service
du prince. Le père, François Bara, garde-chasse du seigneur, était marié avec Marie-Anne Le
Roy. Le couple était fécond. Il avait déjà 8 enfants. Nous étions en été, fin juillet 1779, quand
j’entendis des babillements venant de leur modeste logis. À l’époque, j’étais encore sous la
coupe de mon ancien maître. Cependant, je m’étais dit : « Ils ont encore enfanté, le huitième
marmot. Qu’avait-il besoin de cela ? » Le petiot avait été prénommé « François Joseph »,
mais ils utilisaient seulement « Joseph ». Cela ne me gênait pas. Finalement, c’était leur
affaire. J’avais appris, par un voisin de chambrée plus fortuné que moi, puisqu’il sortait de
temps en temps à la faveur de promenades champêtres qu’un garçon de ferme avait pour
habitude d’effectuer quand il ne travaillait pas, que cet enfant avait été baptisé en l’église
Saint-Martin de Palaiseau et mis sous la protection de son parrain François Joseph Meyry de
la Grange, receveur général et procureur fiscal du prince de Condé, et de sa marraine qui
n’était pas moins que son épouse, Jeanne Griffe. Je ne me souviens pas d’une difficulté particulière dans l’enfance de Joseph. Ce n’était
point un enfant turbulent même s’il avait besoin de se dépenser beaucoup, avec une énergie
qui en étonnait beaucoup. Il ne se laissait pas dominer souvent et trouvait toujours une sortie à
une difficulté quelconque. Sa famille étant très pauvre et son père étant mort alors qu’il
n’avait que 5 ans, il passait autant de temps, sinon plus, à travailler pour aider sa mère dans
certaines tâches qu’à jouer. Un soir, 2 ou 3 ans plus tard, alors qu’il était fatigué, qu’il voulait
être seul pour récupérer un peu de forces, le jeune Joseph entra par curiosité dans la grande
pièce de la grange qui me servait, dans un coin, de réduit à reposer. Jusqu’à maintenant, il ne
s’était jamais autorisé à y pénétrer, mais ce jour-là il n’avait pas hésité. Il avait poussé la
grande porte, qui avait grincé comme à chaque fois, avec un peu de difficulté car elle était
lourde la bougresse. Timidement, le garçon avait d’abord tourné la tête de droite et de gauche
sans faire un pas. Puis, il avait avancé lentement découvrant un décor de théâtre comme il
n’en avait jamais imaginé. Il est certain que tout était de bric et de broc. Séjournaient là depuis
plusieurs années des tables, des bancs, des chaises, des bahuts, des maies, des outils, tout un
bric-à-brac innommable. Tout était recouvert d’une fine poussière puisque personne ne
prenait la peine de venir épousseter quoi que ce soit. Joseph n’osait toucher les ustensiles,
ouvrait grand les yeux, découvrait un tas de choses dont il ignorait tout, même jusque aux
noms.
Arrivé au bout de la pièce, Joseph tourna la tête vers la droite, en direction d’une espèce
d’alcôve, et s’avança en direction de la table sur laquelle j’étais posé…

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre