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JL à l’écoute de … Guy Allix

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Guy Allix

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Guy Allix.

Je suis né dans le nord de la France d’une mère célibataire originaire de Normandie et j’ai vécu ensuite une enfance tourmentée dans un milieu nécessiteux. Ma mère s’était mise en ménage vers mes trois ans avec un monstre alcoolique et violent qui dépensait dans les bistrots le maigre argent qu’il gagnait et, une fois saoul, frappait tout le monde comme un malade. Nous fuyions dehors le plus souvent et y passions la nuit, même en plein hiver.

Je ne me remettrai jamais de cette enfance. Elle a fait de moi un être très fragile dont on a pu profiter souvent. Un infirme de l’amour.

Je raconte un peu cela dans un recueil de récits autobiographiques intitulé Maman, j’ai oublié le titre de notre histoire, paru en 2008 et que je compte republier un prochain jour. Pour que ce soit « racontable » j’ai dû y ajouter de l’humour et jouer entre Audiard et Fallet (le génie en moins).

J’ai quand même réussi bon an mal an à poursuivre des études jusqu’en terminale. Je ne sais trop comment. Cela tient du miracle. Il y eut, c’est vrai, quelques bons enseignants qui m’ont soutenu. Ainsi un professeur d’italien, M. Renaud, qui en seconde fit tout pour que je sois interne et qui me permit ainsi de m’accrocher… Je n’ai pas eu mon bac cependant à l’issue de ma terminale car j’étais psychologiquement épuisé et aussi en révolte contre la société.

J’ai commencé à écrire en octobre 1971, encouragé par ma prof de lettres, Mlle Ecarlate, qui me faisait rougir… Ce fut d’abord la chanson qui m’incita à écrire : Brassens, Brel, Ferré, Moustaki etc. J’ai toujours gardé dans ma mémoire ces mots cités par Brassens sur la pochette du « Métèque » de Moustaki :

« Avec des mots chantés à voix profond et douce

Avant qu’un peu de terre emplisse notre bouche

Confier à la vie notre lucide amour

C’est là notre travail sans trêve et notre fête

Notre ultime et divin secours »

Guy-Charles Cros.

J’ai appris parallèlement à jouer de la guitare et à chanter. Mon écriture a évolué avec la lecture des surréalistes par exemple mais je n’ai jamais renié la chanson que je pratique toujours un peu sur scène dans mes récitals poétiques.

J’ai obtenu mon bac quatre ans plus tard (après avoir publié mon premier recueil de poèmes et avoir fait pas mal de petits boulots) puis j’ai poursuivi des études de lettres tout en travaillant jusqu’à la maîtrise. Échec à l’agrégation. Instituteur en 1982. Puis concours P.E.G.C. lettres-histoire obtenu en 1983. Carrière d’abord en collège. Capes obtenu en 1989. Enseignement en lycée puis en IUFM. Puis un peu partout et même en prison.

D.E.A. lettres sur Jean Follain.

Parallèlement bien sûr la poésie, encore la poésie et toujours la poésie. Elle m’a sauvé, je dois le dire, de l’aliénation complète pendant les années de mon mariage.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je survivais le plus souvent, avant l’écriture !!! Enfin il y eut aussi le sport qui était une évasion pour moi. Vélo tout d’abord (j’ai rêvé d’être Jacques Anquetil mais ma trouille au sein des pelotons m’a vite dissuadé…) puis la course à pied en fond et demi-fond… Je courais assez bien, suite peut-être à l’entraînement suivi quand je tentais d’échapper au concubin de ma mère…

Parallèlement à l’écriture j’ai continué de pratiquer la course à pied (quelques maravélothons à mon actif dont deux en 3 h 10) et vélo (en cyclotouriste cette fois…). J’ai aussi continué à chanter et à jouer un peu de guitare. Juste un peu jusqu’en 2001, car ce n’était pas dans la culture familiale, beaucoup plus depuis 2002.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

J’aime les arts en général mais je dois avouer que je suis mauvais en tout. Je ne sais absolument pas dessiner (proche de la débilité dans ce domaine, dessiner, enfin tenter de dessiner, au tableau un animal quand j’enseignais le français langue étrangère déclenchait l’hilarité générale). Je ne sais pas peindre. J’ai une collection très importante de photos ratées. Seul le théâtre peut-être… et j’ai rêvé de théâtre tout jeune car j’avais été encouragé en ce sens par Monsieur Nouis, mon prof de français en 4e… Et bien sûr, en lien avec cela, la lecture de poèmes. Mais je ne me produis sur scène que depuis 8 ans environ. Avant je jouais dans le « poète invisible » !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

De mes trois lecteurs (hihi), j’attends simplement qu’ils soient émus comme peut l’être un ami à qui on se confie. C’est tout. Des admirateurs ??? Euh…

Pendant très longtemps je n’ai quasiment pas eu le souci de me faire connaître. Je redoutais ce milieu, avec raison aussi il faut le dire. J’écrivais, je publiais (chez le grand Rougerie principalement), je complétais éventuellement le sp de l’éditeur. Je correspondais timidement avec certains poètes ou écrivains (Andrée Chedid, Senghor, Guillevic, Seghers, Gilles Perrault etc.). Je remerciais les auteurs de chroniques sur mes recueils. Je répondais à l’appel quand mon éditeur me demandait de faire une signature. J’ai dû alors participer à un seul salon : le Printemps de Durcet, un très bel événement. Bon, j’essayais aussi de me faire connaître dans la région que j’habitais et j’avais droit régulièrement par exemple à un reportage TV de celui qui est devenu pleinement un ami depuis sa juste retraite : Gérard Bonemaison. Et c’est tout.

Désormais on me voit un peu plus mais je ne cours pas les salons. Ni les salauds d’ailleurs car il y en a dans ce milieu ! Je lis mes textes sur scène (je lis aussi d’autres textes d’amis). Quelques festivals dont Montmeyan (où j’ai fait de belles rencontres !) ou Cordes-sur-Ciel par exemple… Des interventions aussi en milieu scolaire.

Des dédicaces aussi en librairie ou dans d’autres lieux.

Enfin j’ai fait deux résidences d’auteur depuis trois ans.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, comme je l’ai dit dans la question précédente…

Mais je n’ai pas prononcé réellement de conférences sur mes propres ouvrages. Mis à part une, prononcée au lycée de Coutances vers la fin des années 80 dans un colloque sur la philosophie de l’art. Des conférences plutôt sur d’autres œuvres : Senghor ou Follain par exemple.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis octobre 1971 exactement (j’ai une furieuse mémoire des dates !!!). On doit en être à une quinzaine de recueils de poèmes, un album jeunesse, un recueil pour enfants, un recueil de récits autobiographiques et pas mal d’articles ou textes de conférences parus ici et là en revues ou en ouvrages collectifs.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le sang le soir, publié au Nouvel Athanor en 2015. Il vient d’obtenir le prix François Coppée de l’Académie française… Bon enfin ce n’est pas important en même temps les prix, ça fait juste un peu plaisir, c’est tout, mais ça n’a pas une valeur en soi, tant s’en faut.

C’est un recueil dans la lignée de mon travail, depuis Mouvance mes mots, publié en 1984 chez le grand Rougerie (eh bien oui, j’insiste !) avec peut-être des coins plus lumineux. Ma poésie est assez tourmentée. Mais bon je n’en dis pas plus. Comme le disait Socrate « Les poètes ne savent pas ce qu’ils disent »… et c’est tant mieux ! Aux autres de parler de mes petits écrits s’ils en valent la peine.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans les bonnes librairies pardi !!! Oui, j’insiste dans les bonnes et petites librairies indépendantes où l’on peut toujours commander le livre. Certes, on peut aussi commander dans d’autres enseignes… que je ne nommerai pas. Mais défendons les vrais libraires !

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

J’ai toujours été opposé au compte d’auteur ! J’ai eu la chance d’être publié dès 1974 (j’étais encore en culottes courtes !!!) à compte d’éditeur. Il vaut toujours mieux être patient (ce qui vous permet du reste, le recueil restant « en cave », d’améliorer le projet). Je ne fais guère de différence entre compte d’auteur et compte participatif… Il faut bien admettre aussi simplement que quand un « éditeur » publie à compte d’auteur, il ne fait que commander un travail à l’imprimeur, empocher la somme versée et entreposer l’ouvrage quelque part en attendant le pilon… Généralement aucun service de presse et aucune vente en dehors de celles effectuées par l’auteur lui-même.

L’e-book ??? déjà l’anglicisme me fait fuir. J’ai besoin de la chaleur du papier. On ne lit pas sur un écran comme sur du papier… Non !

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Sois patient !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Tout !!! Je suis loin de ne lire que de la poésie. Cependant pas très versé dans le roman policier ou la SF.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Pas de recettes, pas de rituels particuliers. J’écris comme je peux. Quand ça vient. Des notes tout d’abord qui viennent comme ça, mûries par la vie. Puis je me mets devant l’ordi, je rassemble, j’élague, je déplace… Jusqu’à ce que j’aie un objet qui me semble tenir. Et puis je mets en cave… Je ressors cela plus tard et je vois si le vin (sourire) est toujours bon ou si c’est une infâme piquette. On est parfois très enthousiaste une fois le travail « fini » et quand on le redécouvre après mise en cave donc, on est très déçu. Et vice-versa.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans la vie, rien que dans la vie ! Et donc partout. Il n’y a pas de sujets tabous. Mais des thèmes cependant s’imposent plus ou moins avec force. L’amour, la mort, la souffrance, la solitude etc.

Non pas de commandes d’ouvrages mais des commandes d’articles ou de préfaces.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Question qui concerne difficilement les poètes.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

  • Sois patient ! (voir plus haut…)
  • Ne suis pas trop les conseils des autres (en dehors du premier…). Sois toi-même, trouve ton propre sillon et poursuis-le.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Paul Verlaine, René Char, Paul Eluard, Albert Camus, Marie-Josée Christien, Christophe Dauphin, Angèle Vannier, Jean Follain, Paul Celan…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je relis l’œuvre d’Angèle Vannier. Plus particulièrement Le sang des nuits et les poèmes choisis chez Rougerie.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’écris un essai sur Angèle Vannier.

Je prépare un recueil de poèmes intitulé Au nom de la terre, commencé en résidence d’écriture il y a deux ans.

J’essaie de publier un conte de Noël, Le petit grand-père, qui a d’abord paru dans le journal La Manche libre en décembre dernier.

Et j’ai mis au point avec mon ami Gaëtan Louvel un récital Angèle Vannier que nous avons déjà proposé trois fois en Ille-et-Vilaine et que nous devons reproposer au festival de la parole poétique à Quimperlé et chez Max à Quimper l’an prochain. Nous cherchons d’autres dates et d’autres lieux.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participe à un festival de poésie à Paris le 11 septembre (festival O + O) et à un festival international de poésie en Roumanie entre 15 et 18 septembre à Braila et Galatzi, au bord du Danube.

Je serais aussi au Salon du livre de Carhaix fin octobre.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site personnel :

http://guyallixpoesie.canalblog.com/

Il va falloir que j’y retravaille car il est un peu en sommeil. Je suis assez négligent quand il s’agit de mettre en valeur mon œuvrette (hihi).

Mais aussi sur Facebook où j’ai plusieurs pages.

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Le 23 août 2016

Guy Allix

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Visuel Le sang le soir

 

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Bio courte Guy

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Couv Le Petit Peintre3

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Bio courte jeunesse Guy

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Couv Poèmes pour Robinson

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Visuel Mouvance mes mots

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Je remercie sincèrement Guy Allix d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 29 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Christophe Forgeot

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Christophe Forgeot

.Photo du profil de Christophe FORGEOT

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1/  Quel est votre parcours  ?

Christophe Forgeot. Au carrefour de l’art et de l’éducation : auteur de recueils de poèmes, de pièces de théâtre, de fiction, de nouvelles et détient un DEA de Sciences de l’éducation.

2/  Avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture, que faisiez-vous ?

Actuellement, je suis responsable de formation dans une association d’insertion professionnelle de personnes en difficulté, chargé de cours à l’Université du Sud Toulon-Var et enseignant vacataire à La Croix-Rouge française.

3/ Quelle est votre passion  ?

Poésie, théâtre, nouvelles…

4/ Attendez-vous quelque chose de vos lecteurs, admirateurs  ? Comment vous faites-vous connaître  ? Comment allez-vous à leur rencontre  ?

Admirateurs  ?!! C’est un trop grand mot  ! Disons que quelques personnes suivent et apprécient mes ouvrages. J’ai quelques fidèles, ce qui m’enchante. Bien sûr, je les en remercie du fond du cœur.

Egalement, je participe à la vie de la poésie et du théâtre dans les médiathèques, les librairies, les établissements scolaires, en France et dans d’autres pays (Tchad et Slovaquie notamment). Aussi, je lis mes textes régulièrement en public. Bien sûr, je fais des salons, des fêtes, des lectures-concerts avec des musiciens professionnels. J’écris  !

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages  ?

Oui, beaucoup, je vous renvoie à mon site à ce sujet  : christopheforgeot.fr

6/ Christophe Forgeot, depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit  ?

J’écris depuis l’âge de 13 ans. Pour l’instant, j’ai écrit 11 ouvrages et je participe depuis des années à des anthologies et des revues. Notamment, j’ai participé à l’anthologie Monsieur Mandela (éditions Panafrika, Silex, Nouvelles du Sud, 2013), La poésie érotique française du Moyen Age à nos jours (Hermann, 2010), Pour Haïti (Desnel, 2010) et Visages de poésie (Raphaël de Surtis, 2010). Mes derniers ouvrages édités sont Haïkus du voyage (Editions du Petit Véhicule, 2015), Saisir la route (Jacques André éditeur, 2013), Le Voisin (Encres de Siagne, 2013), Porte de la paix intérieure (L’Harmattan, 2009) et Murmures d’Eros (Wallâda, 2008).

De plus, j’écris également des notes de lecture pour les revues Interventions à Haute Voix (Chaville), Phoenix (Marseille) et Les Cahiers du sens (Paris).

7/ Quel est votre dernier livre  ? Pouvez-vous nous en parler  ?

Haïkus du voyage, illustrés par Nicolas Geffroy, avec une préface de Jacques Ferlay, aux Éditions du Petit Véhicules (Nantes).

Celui qui en parle bien, c’est Richard Taillefer, dans une note de lecture à paraître dans la revue Skené (Italie)  :

Voici un beau livre de caractère. Une magnifique couverture, comme à l’ancienne, avec une remarquable Illustration de Nicolas Geffroy. Dessins que l’on retrouvera tout au long de cet ouvrage d’une centaine de pages, lors des dix entrées de chapitre, comme autant de moyens de transport et d’invitations au départ.

Un carnet en poche et pour tout bagage, un canif, certainement un opinel, une gourde et un crayon à mine. Tranches de vie. Vision d’un monde contemporain avec ces petites choses quotidiennes, ces difficultés d’intégrations, de résonance à l’autre, de réappropriation de soi. Seul parfois, dans un hall d’aéroport, pour un embarquement immédiat, vol sept cent quarante, et le matin qui s’éloigne. Quelque part dans le compartiment d’un train, un homme reconstruit son puzzle à travers les méandres de sa vie et les soubresauts du ballast. Le regard de Christophe Forgeot ne s’attarde pas, mais rien ne lui échappe.

Haïkus du voyage

Ses haïkus du voyage nous entraînent dans un tourbillon perpétuel. Ils nous invitent à revisiter nos propres pas sur cette longue route sans fin où l’on a semé nos petits cailloux blancs ou noirs. Tel un colporteur aux yeux éblouis, l’auteur à la recherche de l’insolite emporte avec lui la mémoire de tous ces visages et pays traversés. Les heures complices défilent, tandis-que le décor s’effile dans une improbable biodiversité des moyens de transport. Il court après le monde de toutes les façons possibles et imaginaires, mais c’est d’abord l’exploration de soi-même qui le guide. Le poète tel que le petit prince nous ouvre ses ailes pour nous permettre de nous envoler avec lui. Car l’important arrive toujours au terme de la route ou pas.

Richard Taillefer

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En librairie pour certains, en m’écrivant à christophe.forgeot@free.fr pour d’autres.

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif  ? Aux e-book  ?

Je milite contre le compte d’auteur depuis toujours. Et je soutiens depuis de très nombreuses années (25 ans environ), le travail de L’Oie Plate (anciennement le CALCRE) qui a fait et qui continue de faire un travail remarquable en la matière, notamment en éditant toujours un Annuaire à l’Usage des Auteurs Cherchant un Editeur (AUDACE). C’est un annuaire documenté dans lequel on trouve non seulement des informations sur les éditeurs mais aussi des avis souvent très justifiés.

Feu AUDACE

Grâce à cet annuaire, j’ai trouvé deux de mes éditeurs. J’ai pratiqué aussi, pour deux autres de mes recueils, la souscription. La souscription me paraît un bon compromis. Le e-book ne m’attire pas  : j’ai du mal à lire longtemps sur écran. Et puis je suis trop amoureux des livres, de leur odeur, de leur texture. J’aime toucher la couverture, les pages. Parfois, quand je suis transporté, il m’arrive d’embrasser un livre  ; bref, je ne me vois pas embrasser un écran  ! Ainsi, j’ai une relation aussi charnelle avec un livre… ce que jamais un ouvrage sur écran ne pourra me donner.

10/ Avez-vous reçu un conseil important, pas forcément pour les livres  ?

Joker

11/ Que préférez-vous écrire ou lire  : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies  ?

Des poèmes, des nouvelles, des histoires de vie d’hommes et de femmes engagés, des témoignages, des romans…

12/ Christophe Forgeot,  comment écrivez-vous ? 

Assis.

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages  ?

3 choses me font vivre sur cette Terre.

Le jardin : c’est-à-dire la nature, la gastronomie, la marche, la campagne, la forêt, la montagne, les fleurs, les abeilles, les ruisseaux, les rivières, la mer…

L’amour : de mes enfants, de ma famille. Mais aussi d’une compagne: la complicité, la tendresse, la créativité en amour, la joie d’être ensemble…

La poésie : la poésie (celle que je lis et celle que j’écris) et l’art en général, le théâtre, la musique…

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour mes fictions, les personnages sont imaginaires… mais on n’écrit jamais à partir d’une table rase…

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lire les poètes d’hier ET d’aujourd’hui si vous écrivez des poèmes. Lisez les revues, il en existe beaucoup (cf. ARLIT, l’annuaire des revue de L’Oie Plate). Et puis, lisez vos textes à voix haute.

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

René Guy Cadou, Guillevic, Christian Bobin, Mohammed Dib, Rabah Belamri, Colette Gibelin, Marcel Migozzi, Colette Nys-Mazure, Jean Rousselot, Paul Eluard et tant d’autres…

17/ Christophe Forgeot, que lisez-vous en ce moment  ?

La Vie offerte de Gilbert Renouf (éditions Tipaza).

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, plusieurs…

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 18 septembre, le vernissage de l’exposition de photographies qui regroupe 33 photographes de 21 nationalités et dans laquelle je présente deux poèmes (inspirés de deux photos), grâce à l’initiative de Pierre-Jean Blazy et de Marie Gay de l’association Les Mots d’Azur (dans le cadre du Fest’in Val, le festival international de Valbonne, dans les Alpes-Maritimes); le 20 septembre, le Salon littéraire du Cannet-des-Maures; les 3 et 4 octobre, le Festival du livre de Mouans-Sartoux…

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions  ?

Sur mon site  : http://christopheforgeot.fr/

Merci de votre attention.

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Le 14 septembre 2015

Christophe Forgeot

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Je remercie sincèrement Christophe Forgeot d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 15 septembre 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

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