Ce dimanche 9 avril 2017 tous à l’Espace Béraire

N’oubliez pas, le dimanche 9 avril 2017

A 11 h 30 les ondes de France Bleu me seront ouvertes

pendant cinq minutes

J’aurai l’immense plaisir d’être interviewé

par Catherine Caen

—– 

Salon de l’art et du livre 

à l’Espace Béraire

LA CHAPELLE SAINT MESMIN

L’ association Chapelloise Détente et Loisirs

Organise le

 DIMANCHE 09 AVRIL 2017

Le Salon de l’art et du livre

De 10 h 00 à 18 h 00

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Retenez bien cette date je serai présent

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70 exposants seront présents venant de toute la région et de nombreux écrivains et auteurs.

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 07 avril 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Êcrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

Augustin aime L’Asso

AUGUSTIN aime L’ASSO

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Augustin ma bataille de Loigny, L’Association des Bouts des Lignes (et Délire Très Mince parution en avril 2014) seront présents au Salon du Livre de Mazamet, aux côtés d’auteurs prestigieux.

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Première couverture Augustin
Première couverture Augustin

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny a été présenté et dédicacé

par Jean-Louis RIGUET

AU SALON DU LIVRE A PARIS 2013

Sur le Stand  des EDITIONS DEDICACES

Il en reste une vidéo :

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AUGUSTIN a eu aussi les honneurs des radios :

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. Présentation Orléans en 1870

. L’Armée de la Loire

. Gambetta et la libération d’Orléans

. Les Fougeron et le Château de Villeprévost

. La chapelle de Villeprévost

. Présentation d’Augustin ma bataille de Loigny, Coup de Coeur de France Bleu Orléans

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logo-dedicaces_vip-2

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Et aussi sur RADIO DEDICACES :

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http://dedicaces.info/radio-dedicaces/

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.lauteur-jean-louis-riguet-diffuse-premiere-ch-L-OV_xwT

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5 chroniques du Patrimoine incluses dans mon roman humoristique

L’Association des Bouts de Lignes

avec Leslie sur France Bleu Orléans

Ont successivement  évoqué les spécialités de l’Orléanais suivantes :

La Poire d’Olivet dont l’origine remonte au sixième siècle. A l’époque, elle s’appelait « Bon Chrétien »

Le Cotignac dont les filles du roi Louis XV raffolaient et les macarons aux fruits d’Orléans

Le vin d’Orléans et d’Orléans-Cléry Appellation Contrôlée dont l’origine remonte aux Capétiens, à Saint-Mesmin

Les cloches Bollée, tous maîtres Santiers de père en fils depuis 1715

La truffe de Pithiviers depuis 1855 et l’andouillette de Jargeau depuis l’époque gallo-romaine sous le  nom de « dodium » ou de « redonda ».

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Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes
Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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L’essai DELIRE TRES MINCE paraîtra en avril 2014 aux Editions du Masque d’Or

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http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

http://librebonimenteur.wordpress.com/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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Ciclic référencie L’Association

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L’Association des bouts de lignes

Publié dans : Auteurs en région CentrePublications
Tag : 

L’Association des bouts de lignes /Jean-Louis Riguet

Clamecy : Éditions du Masque d’Or, 2013. – collection Adrénaline. –

ISBN : 978-2-36525-032-0. – 218 p. – 22 €

Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes

Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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L’Association obtient un article le Vendredi 14 février 2014 :

L’action se déroule à Orléans pour l’exécution d’un testament laissé par un original. Les conditions pour hériter sont multiples et complexes. La question est de savoir qui héritera. On avance […] La suite en cliquant sur le lien ci-après. N’hésitez pas ensuite à cliquer sur le titre du roman.

Je remercie sincèrement Edwige Frain d’avoir accepté de publier l’annonce de ce livre.
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L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

est désormais référencée dans le

Réseau du Livre et de la Littérature en Région Centre – CICLIC.

Cet article annonce mon roman sur ce site. Lire la suite sur

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http://livreaucentre.fr/categorie/publications/auteurs-en-region-centre/

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Rappelons que CICLIC est l’addition de LivreauCentre.fr et de Centre Images. 

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Extraits du site :

Le réseau du livre et de la vie littéraire en région Centre est un lieu d’information et un espace d’expression publics pour tout ceux qui s’intéressent au livre, à la lecture et à l’écriture.

En 2012, Centre Images et Livre au Centre réunissent leurs équipes, leurs projets, leurs compétences et leurs missions et fondent Ciclic, la nouvelle agence régionale du Livre, de l’Image et de la Culture numérique.

Ciclic est un établissement public de coopération culturelle (EPCC) créé à l’initiative de la Région Centre et de l’État. Il renforce la coopération et améliore ainsi la lisibilité et l’efficacité de l’action publique sur le territoire régional dans le domaine du livre, de l’image et du numérique. En affirmant le soutien à la création et à la diffusion des œuvres, Ciclic entend jouer un rôle important tant auprès des créateurs que des publics. La recherche et l’innovation constituent les fondements d’une intervention résolument tournée vers l’éducation, la formation et la sensibilisation des regards. En privilégiant les partenariats locaux, Ciclic met son expertise au service de tous afin de favoriser l’émergence de projets exigeants. Si son intervention relève d’une politique culturelle volontaire, l’agence est aussi en mesure d’investir les champs de l’économie, de l’emploi et de l’aménagement du territoire.

  • Le pôle Livre soutient l’économie du livre, en proposant un soutien financier aux projets éditoriaux et à leur diffusion, encourage sa professionnalisation et sa modernisation, grâce à un programme de formation qui intègre une sensibilisation au numérique autour de son media social (livreaucentre.fr). Il promeut les écritures contemporaines avec son dispositif d’aide aux résidences d’auteur et favorise le développement de la lecture, en particulier auprès des plus jeunes et des populations éloignées des ressources culturelles. Ce pôle coordonne par ailleurs la mise en réseau desmaisons d’écrivain et des lieux d’auteurs.
  • Les domaines d’intervention du pôle Livre

    Il  anime le “réseau du livre et de la vie littéraire en région Centre” qui regroupe plus de 1500 acteurs (libraires, bibliothécaires, éditeurs, auteurs, associations, etc.), à travers une présence sur le territoire de ses chargés de mission et via ce media social.

    Il assure aussi un travail d’observation, de veille et d’analyse. Il accompagne des projets,forme les acteurs, promeut la lecture sur le territoire à travers différentes actions et diffuse la littérature, grâce notamment au projet des Mille lectures d’hiver.

    Il gère également quatre dispositifs d’aide régionaux :

    Ciclic – Livre, émet également des avis sur les demandes d’aide concernant le livre et la lecture adressées à la DRAC et au Conseil Régional du Centre.

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En savoir plus sur CICLIC :
http://livreaucentre.fr/a-propos/.

http://librebonimenteur.wordpress.com/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et 

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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L’Asso 4ème chapitre

L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

roman d’enquête humoristique, prix SCRIBOROM 2013,

publié aux EDITIONS DU MASQUE D’OR

collection Adrénaline

n’est pas un roman sur les chemins de fer, ni sur les trains, ni sur les rails.

Ce n’est pas non plus une association de pêcheurs à la ligne.

Il s’agit de l’exécution d’un testament fait par un original, Président fondateur et d’Honneur de l’association, par un exécuteur testamentaire, pleine de rebondissements pour trouver le véritable légataire de la fortune du défunt. Au gré des légataires possibles, le lecteur visite les différentes spécialités Orléanaises et un jeu de cartes poitevin : le trut.

En voici le quatrième chapitre :

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Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes
Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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4

L’enquêteur

A

NTONIO BAVARDO n’a pas fait grand-chose pendant plusieurs jours, tant il était pensif à cause des événements récents. Il ne sait pas comment résoudre le problème. Comment va-t-il s’y prendre ? Certes, le notaire veut bien l’aider dans ses démarches, mais il ne peut pas investiguer à sa place. Son rôle sera primordial à la fin de l’enquête. Pendant celle-ci, Antonio se sent seul devant l’adversité. Il a bien réalisé une fiche pour centraliser les réponses de chaque administrateur de l’association sur chacune des questions requises. Cependant, il sent, plutôt qu’il ne sait, que certains personnages ne vont pas être faciles. Ne va-t-on pas lui reprocher l’ordre des interrogations ? Ne va-t-on pas lui souligner un côté partial ? Ne va-t-on pas lui souligner son manque de perspicacité ?

Antonio est tellement absorbé par ses réflexions qu’il en oublie même parfois le plaisir conjugal. Isabelle ne s’est pas gênée pour le lui faire remarquer : « si tu continues comme cela, à me délaisser, je prends un amant ». Le premier soir Antonio n’a pas répondu pensant que madame avait ses vapeurs. Mais le deuxième soir, Antonio se dit qu’il fallait qu’il fasse quelque chose, que cela ne pouvait plus durer ainsi. Et pourtant, lui, si près à caresser les cuisses de sa belle, n’éprouve en ce moment aucun désir, aucune pulsion. Le machin ne répond pas, il est aux abonnés absents. Isabelle a beau s’habiller sexy, prendre des poses existantes, entreprendre même des strip-teases, rien n’y fait. Antonio reste obnubiler par le dossier Alain-Georges Delmas.

Rien n’a préparé l’avocat à une telle situation. Rien n’a préparé l’homme à cette absence de désir. Son travail quotidien ne requiert pas de telles enquêtes qui touchent à la réunion de documents ce qui lui est habituel mais aussi à élaborer une véritable enquête sur des personnes ce qui est exorbitant de son activité normale. Sa vie personnelle ne requiert pas habituellement d’efforts pour satisfaire madame. De plus, ce n’est pas sa formation personnelle ni ses origines ni éventuellement son expérience qui lui permettaient d’aborder cette situation facilement. Cette situation, ou plutôt ces situations. Finalement, au bout de quelques jours sans, il s’en est ouvert auprès de son épouse Isabelle mais celle-ci lui a simplement répondu qu’elle n’a plus de solution si ce n’est de prendre un amant. L’avocat a été stupéfié, légèrement mécontent puis en colère de cette réponse. Mais que peut-il lui répondre : la faute est dans son camp, pas dans celui d’Isabelle.

L’homme que je suis passe une partie de son temps à jouer l’avocat et l’autre partie à tenter de s’occuper de lui-même et surtout de sa femme. L’avocat c’est moi. L’homme que je suis est chagriné par cette réponse car il voue une véritable adoration à sa femme et secrètement il a espéré une aide. L’homme c’est moi aussi. Certes, il sait qu’en cette période Isabelle a d’autres préoccupations mais elle est restée sur sa faim. J’en suis là de mes réflexions tristounettes quand, une fois dans notre chambre, avec un effort surhumain, je m’approche d’Isabelle, la prend dans mes bras et l’embrasse tendrement en m’excusant de mon absence que je juge imbécile. Elle me repousse un peu sèchement « monsieur a des envies ce soir ? » Je suis déçu de cette réaction sur le moment. Je fais un effort et elle me repousse. Mais ma déception est de courte durée car Isabelle m’offre immédiatement une pénitence plus que chaleureuse. Elle me fait une démonstration de ses talents, cachés aux autres mais connus de moi, j’espère de moi seul, avec un strip-tease torride révélant son cœur et son corps encore très appétissant pour son âge. J’ai mis un peu de temps avant de rentrer dans son jeu, de pouvoir éprouver des tentations, des sensations, de démarrer la machine pour un dressage parfait. Antonio, l’homme, a été obligé de se surpasser pour répondre à cette offrande chaude, humide, accueillante et exigeante. Ses attributs, heureusement, lui ont permis d’honorer madame comme il se doit. Puis comme elle a vraiment insisté en prétextant avoir du retard en la matière, il a été obligé de remettre le couvert. Devenu sec, de chez sec, après une telle jouissance, Antonio a dormi comme un bébé jusqu’au petit matin.

Ce matin, mon esprit est encore embrumé par les ébats de la nuit de sorte que j’ai beaucoup de mal à me concentrer sur l’objectif de la journée : comment concevoir la stratégie pour obtenir toutes les informations à recueillir pour déterminer les héritiers d’Alain-Georges Delmas. Pour y arriver en douceur, Antonio commence par lire le journal local. Aucune nouvelle intéressante n’y figure. Il parcoure la rubrique nécrologique : aucun décès ne le concerne. Alors, il s’intéresse à son horoscope : « vous allez avoir à résoudre un problème inhabituel, écoutez les conseils ». Nous sommes en plein dedans. Antonio plie le journal, le met dans la corbeille et se met à réfléchir en s’affalant sur le dossier de son siège. Il soupire, l’inspiration ne vient pas. Un quart d’heure plus tard il est toujours dans la même attitude. L’inspiration ne vient pas toujours pas. Soudain, Antonio se réveille à la vie : puisque mon horoscope m’enjoint de demander conseil, j’interpelle mon assistante : « Amandine voulez-vous venir dans mon bureau s’il vous plait ».

Aucune réponse n’arrive. Deux minutes plus tard, le léger bruissement d’une jupe se fait entendre. C’est Amandine qui entre dans mon cabinet toute souriante comme à son habitude. Cela fait désormais sept ans qu’elle est à mon service. Quand elle est arrivée, toute timide, sans expérience, elle avait à peine vingt et un ans. Depuis, la petite, comme je l’appelle souvent, a fait son chemin. Cette charmante brunette de vingt-huit ans est désormais une excellente assistante, secrétaire, collaboratrice hors pair, parfois confidente. Mais chut, il ne faut pas le dire. Elle s’est mariée il y a trois ans et a mis au monde une petite fille dix-huit mois plus tard. C’est une jeune femme sage, sérieuse, sur qui l’on peut compter, même si elle suit les us et coutumes des gens de son âge. Elle est gaie, toujours de bonne humeur, un brin moqueuse et taquine, avec une personnalité qui lui permet parfois de remettre en cause son patron quand il dépasse les bornes.

– Oui, Monsieur, que voulez-vous ?

Sur le moment, je ne sais quoi répondre car un flash a traversé mon esprit. Amandine est habillée très sexy. Ce petit bout de tissus ne cache pas grand-chose. Comme je suis revenu à la vraie vie, cette tenue émoustille mes sens. Je ne sais pourquoi les images de ma nuit de folie se sont mélangées avec cette vision de cette très jeune et très belle femme, désirable. Heureusement, je suis assis derrière mon bureau. Amandine ne peut pas remarquer que mon émotion a entraîné un raidissement involontaire mal placé. J’en suis gêné car je ne sais pas comment arrêter cette manifestation malencontreuse. Je lui intime l’ordre de s’asseoir sans autre commentaire pensant que mon calvaire se calmerait rapidement. Hélas, sa jupe est courte, très courte même, et même assise, mes yeux ne quittent pas la partie de ses cuisses découverte. Amandine le remarque sûrement mais ne dit rien. C’est à peine si elle tente de tirer un peu sur le tissu. Elle sait bien que ce jeu de séduction ne doit pas aller bien loin mais au fond d’elle-même elle est contente de savoir qu’elle plait et qu’on la désire. Soudain, elle prend un pan de son pull qu’elle pose discrètement sur ses genoux, en me jetant un œil en coin pour apprécier l’effet qu’elle a pu me faire. Un léger sourire habille ses lèvres en voyant la déception se lire sur mon visage quoique je n’en dise rien. Je me demande si elle ne joue pas avec moi, ayant déjà constaté qu’elle faisait beaucoup d’effets aux hommes et que, personnellement, je n’y suis pas insensible. En fait, je ne me demande pas, je sais qu’elle joue avec moi mais que l’homme n’a pas le droit d’y toucher. Aussi, l’avocat reprend le dessus : « asseyez-vous Amandine. Ah c’est déjà fait. Euh ! » Dis-je d’une voix hésitante tant je suis troublé. « Excusez-moi. J’ai du mal à me concentrer ce matin. Je voudrais que nous parlions du dossier Delmas. »

– Oui Monsieur.

– Amandine, avez-vous une idée de la manière dont nous allons nous y prendre pour recueillir la totalité des informations que nous devons collecter ?

– Non, je n’y ai pas réfléchi. Que faut-il rechercher ?

– En fait, il y a deux grandes catégories d’informations. La première concerne le patrimoine, l’activité professionnelle, le casier judiciaire, de chaque prétendant. Pour cette partie, nous ne rencontrons aucune difficulté, c’est ce que nous faisons habituellement. La deuxième concerne la moralité de chaque futur héritier. Il s’agit d’une enquête de voisinage comme pourraient le faire les policiers. Ce n’est pas notre boulot. Pour cette partie, je ne sais pas comment m’y prendre. Avez-vous une idée ?

Amandine ne répond pas, regarde ses genoux, tire sur sa jupe en remontant légèrement le tissu. Mes yeux d’homme regardent intensément. Désolé, il s’agit d’un réflexe. L’avocat ne peut pas comprendre. L’homme si. Elle décroise ses jambes. Une bouffée de chaleur envahit l’homme. Pas l’avocat. Puis, après cinq minutes de silence, Amandine se lance avec une mimique taquine :

– Et si on demandait à Damien ?

L’avocat ne répond pas. Il réfléchit. L’homme regarde devant lui. L’avocat réfléchit. L’homme essaie de contrôler ses réactions. Damien ? Damien Lafouine ? 30 ans, 1m70, 70 Kilos. Beau gosse. Son métier : enquêteur. Il travaille en indépendant mais en partenariat avec un cabinet de détective et de recherches plus important. L’homme ne ressent plus rien. L’avocat pèse le pour et le contre. Pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas ?

– C’est une bonne idée Amandine. Appelez-le tout de suite et demandez-lui de venir dans l’heure. Merci.

Amandine, sans demander son reste, s’éclipse dans son bureau, non sans avoir fait en sorte de découvrir un peu plus de peau afin de me taquiner une nouvelle fois, car elle sait que je ne peux rien faire ici. Mes bureaux sont incorporés dans mon domicile et ne présentent aucune sécurité, la maîtresse de maison ne se trouvant qu’à une longueur de couloir. Cette situation amuse l’homme mais énerve l’avocat, ou l’inverse, je ne sais plus. Dix minutes plus tard, Amandine revient dans un balancement suggestif :

– Damien arrive. Je l’ai presque réveillé, mais il arrive.

– Merci Amandine. Vous êtes très en beauté ce matin. Dommage que je sois si vieux…

– Oh ! Monsieur !! Si Madame entendait…

Amandine fait l’offusquée dans une petite moue attendrissante. Elle a un sourire narquois qui en dit long sur ses véritables pensées, toute contente de cette situation ambiguë qu’elle a provoquée. Mais, déjà Damien arrive. Il se déplace toujours en moto. Certes, il n’habite pas très loin du cabinet, mais il n’a pas dû rouler à la vitesse autorisée. Damien est un bel homme et il le sait mais n’en abuse pas. Il en joue plutôt car sa passion c’est les femmes. Il court, il court Damien, il est passé par-là, il passera par ici. Dès qu’il voit un jupon, il est excité, il se met en mouvement. C’est un dragueur. Un vrai, pas un amateur. Ce n’est pas un simple séducteur, il lui faut conclure à chaque fois, toujours. Il peut y mettre le temps mais il faut qu’il aille au bout de sa nouvelle conquête. Quand il ne court pas après une femme, il enquête. Il fait son travail sérieusement. En général, il donne satisfaction, il ne connaît pas beaucoup d’échecs. Son problème, c’est le temps. Courir les filles lui demande beaucoup, beaucoup et encore plus, de temps. Certains jours son travail l’absorbe totalement, mais il faut qu’il trouve néanmoins le temps de satisfaire sa passion. Alors, c’est le sommeil qui trinque. Il ne dort pas beaucoup. Heureusement pour lui, il peut dormir n’importe où dès qu’il a un moment à lui de libre. Voilà l’enquêteur qui vient de rentrer dans le bureau d’Antonio.

– Bonjour mon cher maître, alors les affaires reprennent. Vous avez besoin de mes services. Bonjour Amandine, toujours aussi belle. Je te croquerai bien moi.

Damien a exprimé tout cela en faisant une grande figure théâtrale, en me serrant la main et embrassant Amandine. Trente secondes dans un autre monde ! La gaieté a envahi le bureau. Tout le monde rit. De l’amitié profonde se dégage soudain. Plus rien à voir avec mon état second de ce matin.

– Effectivement Damien, je vais avoir besoin de toi. Je vois que tu n’as rien perdu de ton côté dragueur, taquin et enjôleur.

J’aime bien le taquiner. Je le tutoie depuis la première fois où je l’ai rencontré. Nous étions dans une sorte de fête amicale et cela s’est fait tout naturellement. Par contre, lui n’a jamais réussi à me tutoyer, donc il me vouvoie. Sûrement la différence d’âge ? Amandine et Damien se tutoient car ils sont allés à l’école ensemble, au collège et au lycée je crois me souvenir, puis leur direction a divergé mais ils se sont retrouvés par mon intermédiaire. Cela s’était passé dans mon cabinet. Le lendemain, pour fêter les retrouvailles, Damien était revenu chargé d’une bouteille de champagne et de petits fours. Nous avions passé un bon moment. Depuis, nous travaillons ensemble dès qu’un dossier le commande.

–Oh là là, comme vous y allez maître. Je n’ai rien dit ni rien fait, que je sache.

– Non, mais je préfère mettre tout de suite le holà, car on ne sait jamais jusqu’où tu pourrais aller.

– Quand vous aurez fini les garçons, nous pourrons peut-être travailler, se gendarme Amandine avec raison.

Soudain, un grand silence envahit la pièce. Un ange passerait-il ? Damien rompt cet instant et interroge :

– De quoi s’agit-il ?

– Tu as du entendre parler du décès d’Alain-Georges Delmas le premier janvier dernier. Tu sais, il s’agissait de mon voisin d’en face, l’homme discret qui ne partageait pas grand-chose. On ne connaît pas bien les circonstances de sa mort. Une enquête policière est en cours.

– Si la police est en charge du dossier, je ne vois pas ce que je vais faire pour vous.

– Je n’ai pas besoin de toi pour l’enquête policière. Non. En fait, c’est pour l’exécution du testament d’Alain-Georges. Amandine, voulez-vous donner une copie du testament à Damien, merci. En fait, plusieurs héritiers ont été désignés d’une manière à la fois imprécise et trop précise. Un certain nombre de conditions est imposé. Je peux faire une partie des vérifications, mais une autre partie n’est pas de mon ressort. Amandine a eu l’idée de voir avec toi si tu pourrais faire quelque chose. Il s’agit d’une sorte d’enquête de voisinage.

Damien prend connaissance du testament. L’avocat se tait. L’homme regarde Amandine qui a pris une expression neutre. Elle a camouflé ses appâts aux regards des deux hommes. Comme cela, on lui donnerait le bon Dieu sans confession.

– Je vois. Il faut que je fasse une enquête de moralité pour chacun des légataires membres du conseil d’administration de l’Association des Bouts de Lignes. C’est dans mes cordes. Je vais prendre cher car il y a au moins quinze jours de travail, si ce n’est plus. Est-ce que je serai payé ?

– Alors là, pas de problème Damien. Le prix que tu veux. Le remboursement de tes frais. Aucun souci. L’actif de la succession est tel qu’il peut supporter allégrement tes frais et honoraires. Il te faudra simplement être patient car le paiement ne sera qu’à la fin du règlement du dossier de succession.

– Si vous êtes sûr, je suis d’accord. De toutes les façons, vous ne pourrez rien faire sans moi. Je suis tranquille. Comment nous organisons-nous ?

– Je n’y ai pas encore réfléchi car Amandine n’a pensé à cette solution que ce matin et elle t’a téléphoné aussitôt.

– Cela va bientôt être de ma faute, rouspète Amandine.

L’avocat ne répond pas à cette allusion mensongère. Mais l’homme pense qu’Amandine a peut-être raison car j’essaie souvent de ne pas reconnaître mes erreurs en les reportant autre part. Peut-être mensongère ou de mauvaise foi mais pas dénuée d’un fond de vérité.

L’avocat commence à organiser la suite :

– Nous pourrions imaginer des réunions de travail hebdomadaires, par exemple le lundi matin. Damien vous feriez vos enquêtes de voisinage pendant que je ferai les visites aux prétendants. Amandine ferait la coordination et la paperasserie idoine. Que pensez-vous de cette proposition ?

– Le lundi matin, cela ne va pas le faire pour moi, dit Damien soudain songeur et grave. Le lendemain de week-ends chargés en général j’ai des petits yeux. Les nuits sont courtes et bien remplies …

– Je vois. Tu cavales toujours autant. Quand arriveras-tu à te calmer et te caser ?

Damien élude la question d’un geste de la main et continue :

– Les réunions hebdomadaires, ça me va. Mais un autre jour. Ou à l’improviste comme je sais bien faire. Ce travail me va à moitié, dit Damien un brin taquin. J’aurais préféré un accompagnement rapproché d’Amandine. Mais je vois que cela n’est pas possible.

– Effectivement, cela ne va pas être possible, répond Amandine. Je te rappelle que nous sommes ici pour travailler et que je suis mariée. Je ne serai pas du mouron pour ton serin.

– Tout de suite les grands mots. On ne peut plus rire maintenant.

– Bon, calmez-vous les enfants. Assez discuté aujourd’hui. Au travail ! Allez oust ! Dehors. Damien, à lundi prochain neuf heures pour faire un point. Amandine faites-moi les fiches pour mes futurs entretiens.

Damien s’éclipse en disant qu’il n’est absolument pas sûr d’être présent les lundis matin à neuf heures. Il ne va quand même pas devenir un saint à cause de cette enquête.

– Dans quel ordre, je vous prépare les fiches, maître, dit très sérieusement, un brin froidement, Amandine.

– Je pense que, pour faciliter les choses, je pourrais rencontrer les prétendants, chez eux, dans l’ordre de numérotation des lignes de bus, en commençant par le tramway Ligne A. Qu’en pensez-vous ?

– Bien maître.

Amandine a tenu à me faire remarquer par son ton et les mots employés qu’elle avait été chagrinée par l’échange précédent. L’avocat ne tient pas à s’excuser parce qu’il lui faut bien se faire respecter. Mais l’homme hésite. Puis, il n’hésite plus :

– Désolé Amandine. Je ne voulais pas être méchant. Mais la conversation partait mal. Je vous présente mes excuses. Bon courage.

– Je ne sais pas si j’accepte vos excuses. Enfin … si … bon … allez, on oublie.

Amandine s’éloigne vers son bureau. Damien est parti. Je reste seul devant mon bureau. Je me plonge dans le dossier et j’imagine comment réaliser mes entretiens.

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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Augustin se porte bien

Augustin se porte bien, Merci !

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Première couverture Augustin

Première couverture Augustin

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny a été présenté et dédicacé

par Jean-Louis RIGUET

AU SALON DU LIVRE A PARIS 2013

Sur le Stand  des EDITIONS DEDICACES

Il en reste une vidéo :

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AUGUSTIN a eu aussi les honneurs des radios :

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Et aussi sur RADIO DEDICACES :

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Avec cette chronique, mon EGO s’est fait plus gros que le boeuf ! Quelle modestie n’est-ce-pas ? Cela ne fait pas de mal de se faire du bien. Bonne journée à toutes et à tous.

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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L’Asso 2ème chapitre

L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

roman d’enquête humoristique, prix SCRIBOROM 2013,

publié aux EDITIONS DU MASQUE D’OR

collection Adrénaline

n’est pas un roman sur les chemins de fer, ni sur les trains, ni sur les rails.

Ce n’est pas non plus une association de pêcheurs à la ligne.

Il s’agit de l’exécution d’un testament fait par un original, Président fondateur et d’Honneur de l’association, par un exécuteur testamentaire, pleine de rebondissements pour trouver le véritable légataire de la fortune du défunt. Au gré des légataires possibles, le lecteur visite les différentes spécialités Orléanaises et un jeu de cartes poitevin : le trut.

J’en apporte la preuve dans le deuxième chapître du livre :

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Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes

Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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Le testament

Le lendemain matin, Maître Bavardo s’occupe des formalités auprès de la mairie et des pompes funèbres. Ce ne sont pas des choses habituelles pour lui, « mais il ne s’en sort pas si mal » estime-t-il. Il arrête un rendez-vous avec Maître Scribouvacte, le notaire, pour prendre les mesures qui s’imposent pour la succession de Monsieur Delmas. Ce notaire est connu d’Antonio et a une bonne notoriété sur la place. Installé depuis plus de vingt ans, il a fait son trou dans la ville. Les deux hommes ont déjà eu l’occasion de travailler ensemble sur plusieurs dossiers. Ils s’apprécient réciproquement, ce qui sera plus facile pour la suite des évènements.

Malgré un avis dans la presse locale, peu de gens se déplacent aux obsèques. Normal, compte tenu de la manière dont vivait le défunt. Outre Maître Bavardo et Maître Scribouvacte, il y a là seulement quelques voisins. À l’église, au fond, sur la rangée de droite, une douzaine d’hommes silencieux, tous vêtus en gris foncé ou en noir, assistent en catimini à la cérémonie d’adieu. Aucun n’est connu. Aucun ne se fait connaître. Ils repartent comme ils sont arrivés, discrètement et en silence. Ils n’ont même pas rempli le registre et ne sont pas venus au cimetière. Qu’y sont-ils ? Monsieur Delmas aurait-il eu des zones d’ombre dans sa vie ? Avait-il une double vie ? C’est vrai que certains soirs, il quittait sa maison vers les dix-huit heures trente et ne revenait que sur les vingt-trois heures. Personne n’avait jamais su où il allait ainsi. Peut-être que ces hommes en étaient les responsables ? Ou la cause ?

Quelques jours plus tard, toujours inquiet de ce qu’il va découvrir car il n’a eu aucune information supplémentaire depuis le décès, Maître Bavardo se rend à l’étude de Maître Scribouvacte pour ouvrir le dossier de succession de Monsieur Delmas. Après les salamalecs d’usage, dans le cabinet cossu du notaire, assis chacun dans un fauteuil de chaque côté d’un bureau, Maître Bavardo déclare au brave maître :

– Je ne connais pas grand-chose de la vie de Monsieur Delmas. Il me posait quelques questions de temps en temps auxquelles je m’efforçais de répondre sans bien en comprendre la signification. Monsieur Delmas était étrange et secret. Il ne parlait pas souvent de lui ni de ses affaires. Je crois qu’il n’avait plus de famille de sorte que je ne sais même pas s’il a des héritiers du sang.

Le notaire a laissé s’exprimer l’avocat, dont les coreligionnaires sont d’ordinaire considérés comme étant bavards. Mais le notaire se révèle non moins bavard. Son œil pétille un peu et ses lèvres laissent paraître un petit sourire coquin. Sur un ton neutre et retenu pour ne pas indisposer son interlocuteur, mais avec l’air de celui qui en sait un peu plus, le brave maître répond à notre brave maître :

– J’en sais certainement un peu plus que vous. Après plusieurs années de test et de méfiance à mon endroit, Alain-Georges a fini par me faire confiance. Après un temps de respiration, il continue : « Il m’a donné quelques clés de sa vie mais pas toutes. En réalité, Alain-Georges, qui se faisait appeler souvent Alain tout court – je le prénomme ainsi car nous nous appelions par nos prénoms –, était un original qui n’a jamais travaillé de sa vie car son patrimoine était suffisamment important pour qu’il en soit ainsi. Ses grands-parents, qui étaient de gros négociants en sucre de canne du temps où Orléans était encore une ville douanière et très riche, avait un patrimoine colossal que ses parents n’avaient pas réussi à manger malgré leur train de vie éhonté et qu’Alain-Georges a fait mieux que conserver. »

– Mais pourtant, il ne donnait pas cette impression de richesse. Il portait toujours des vêtements de peu de valeur, ne dépensait presque rien. Comme quoi, il est facile de se tromper sur les gens.

– Alain-Georges n’a pas toujours donné cette impression de personne peu aisée. Dans sa jeunesse, jusqu’au moment où il est arrivé à Orléans, il y a une trentaine d’années, il a eu une vie de débauche. Il a tout fait… et plus que s’amuser : le sexe, les sorties nocturnes, les repas fins, la boisson, les orgies. Je me demande même s’il n’a pas consommé de la drogue. Il faisait la foire presque tous les jours. Il entretenait plusieurs danseuses qui devaient lui donner du plaisir dans tous les sens du terme. Il a vécu cette vie-là jusqu’à ce qu’il ait eu un problème de santé assez grave pour le faire réfléchir sur son existence. À partir de ce moment-là, il a mené une vie presque d’ascète. C’est cette vie que vous avez connue depuis qu’il est à Orléans. Puis, il a voulu se racheter en accomplissant des dons importants à plusieurs associations de bienfaisance, sans oublier les billets qu’il distribuait aux plus pauvres. Tout cela, sans compter.

Interloqué par ce qu’il entend, Maître Bavardo, lui si bavard d’habitude, ne dit mot et écoute religieusement les paroles du notaire. L’un comme l’autre se taisent. Ils ont besoin d’une longue respiration silencieuse pour digérer toutes ces informations. On pare les gens que l’on voit d’images ou d’histoires imaginées sur rien, une attitude, une photo, une démarche, un habillement. On laisse l’imagination faire des films. Et, quand on découvre la vérité, on est souvent étonné de notre affabulation. C’était un peu le cas pour Antonio, qui pourtant avait côtoyé d’un peu plus près Alain-Georges, le recevant à sa table. « On ne connaît jamais les gens » se dit-t-il. Le notaire, estimant qu’il a assez laissé mariner l’avocat continue ses explications :

– Alain-Georges a un patrimoine colossal. Il a plusieurs immeubles de rapport à Paris même. Les comptes bancaires et les placements financiers sont énormes et répartis dans au moins cinq ou six banques différentes, toutes des banques privées à Paris. Orléans ne devait rien connaître de sa situation financière. Il avait juste un compte pour ses besoins personnels à la limite du découvert en permanence pour ne rien laisser transparaître.

– Cela correspond à ce que nous connaissions de lui. Il était très secret.

– Oui, à tel point que personne ne sait qu’à partir du moment où Alain-Georges a adopté Orléans, il a fait du bien autour de lui et a eu une vie presque exemplaire. Il voulait oublier sa vie de débauche parisienne, il n’y a pas d’autre mot. Il n’a pas touché une femme depuis cette époque. D’ailleurs, personne, mis à part les membres, n’a jamais su qu’il avait créé une association, dont il était encore Président d’Honneur à son décès. C’est à cette association qu’il se rendait le soir, une fois par mois.

Antonio ouvre des grands yeux étonnés. Il est interloqué par ce qu’il entend. Il remue sur son siège, il croise et décroise les jambes, se frotte les mains qui deviennent légèrement moites. Après un soupir d’impatience, il se pare de la ride de la concentration et demande :

– C’est quoi, cette association ?

– Il s’agit de l’Association des Bouts de Lignes.

– Pourquoi ? Il était pêcheur à la ligne ?

– Non. Cette association est composée de membres obligatoirement usagers des lignes de bus de l’agglomération orléanaise et habitant dans un rayon proche du terminus d’une ligne. D’où le nom « les bouts de lignes. » Officiellement, l’objet de cette association est la défense des utilisateurs de bus. Officieusement, comme l’activité réelle n’est pas très importante, les réunions consistent à dîner et à prendre un verre en jouant aux cartes un seul jeu, le jeu de « Trut. »

Antonio n’en revient pas. Qu’est-ce encore cette histoire ? Un jeu de carte dont il n’a jamais entendu parler. Alain-Georges jouant aux cartes !

– Qu’est-ce donc que le « trut » ? Je ne connais pas ce jeu.

– Je vais tenter de vous l’expliquer en deux mots car je ne suis pas un joueur de cartes. Le « trut », qui est un jeu de cartes, serait originaire du Poitou, des Deux-Sèvres plus exactement. Il se joue avec un jeu de trente-deux cartes. Soit deux joueurs soit deux équipes de deux joueurs s’affrontent. Les cartes ont une valeur étonnante de prime abord. La plus forte est le sept, puis vient le huit et enfin l’as. Suivent ensuite le roi, la dame, le valet, le dix et le neuf. C’est le seul élément qui est pris en compte. On ne se préoccupe pas de la couleur des cartes. Les cartes sont distribuées en une fois. Le tour voit la distribution de trois cartes par joueur. L’un des joueurs ouvre, c’est-à-dire joue sa première carte et ainsi de suite. Celui qui a gagné est celui qui a remporté deux plis sur trois. C’est un peu comme une bataille puisque personne n’est obligé de « monter » ou de suivre la couleur. À la fin de chaque partie, celui qui a gagné reçoit un jeton rond par exemple et au bout de trois points il reçoit un jeton rectangulaire qui s’appelle le « trut. » Quand l’un des joueurs ou une équipe de joueurs a reçu sept « truts », lui ou l’équipe a gagné. En cours de partie, soit juste après la distribution des cartes soit juste après le premier ou le deuxième tour, un joueur peut « truter. » Dans ce cas, si le joueur qui a « truté » est suivi par l’adversaire et que celui-ci perde, c’est-à-dire s’il ne ramasse qu’un pli sur les trois, le joueur qui a « truté » remporte un « trut. » S’il n’est pas suivi par l’adversaire, il marque un point. En réalité, il s’agit d’un jeu de bluff et de tricheur, puisque l’on peut gagner uniquement par la persuasion que l’on a du jeu même si on n’a rien dans les mains.

– Je ne connais pas non plus ce jeu. Je comprends qu’il permettait à Monsieur Delmas de se défouler chaque mois de la vie d’ascète qu’il s’imposait le reste du temps.

– Je pense que vous avez compris. Il y a aussi dans ce jeu des particularités que je ne pourrais vous exposer. Seuls, des termes me sont restés en mémoire : le « pourri », le « fortial », le « deux pareilles et une fausse » et le « brelan. »

– J’irai voir sur Internet si je trouve des explications complémentaires.

Antonio reste pensif, il n’a pas tout assimilé de ce jeu. Il pense que ce n’est pas bien grave en soi, mais il aime bien comprendre les choses. Il se gratte la tête en silence. Au bout de quelques minutes de recueillement, il finit par dire :

– Si nous parlions un peu du dossier de la succession que vous allez devoir régler.

– Oui, vous avez raison, le temps tourne et nous allons bientôt être rattrapés par l’heure tardive. Vous m’avez remis l’acte de décès. Savez-vous si une enquête est en cours sur les circonstances du décès ?

– Il est certain que tous les présents dans la maison de Monsieur Delmas le premier janvier dernier ont entendu ce qu’il a dit : « Je m… suis tué… seul…. » Tout le monde interprète le m… par me. On peut cependant être circonspect. Mais comme il n’y a pas d’explications plausibles, la police a ouvert une enquête de terrain sans rien trouver. Tous les voisins ont été interrogés. Cela n’a rien donné. Je suppose que les policiers continuent à chercher à comprendre. Je crains que rien ne soit trouvé. Je pense qu’il ne faut pas attendre grand-chose de ce côté-là.

– Pour ma part, reprend Maître Scribouvacte, je détiens un testament parfaitement régulier en la forme puisqu’il est authentique. Je vais vous en donner lecture et vous verrez qu’il va en surprendre plus d’un. Ce testament n’est pas récent puisqu’il date du 25 mars 2000. Je passe les préambules pour ne vous donner connaissance que de la partie même des dispositions testamentaires.

            « Je désire que l’intégralité de mes biens de quelque nature qu’ils soient revienne aux membres du conseil d’administration de l’Association des Bouts de Lignes que j’institue ainsi mes légataires universels. Ils se partageront mes biens par parts égales.

            « Cependant, parmi les membres ainsi institués, qui sont tous éligibles à cette qualité de légataires universels, je mets les restrictions suivantes qui devront être vérifiées et respectées.

            « Ceux qui hériteront devront être encore vivants quatre mois, jour pour jour, après la date de mon décès et devront remplir les conditions suivantes :

            « . Le légataire devra avoir une moralité parfaite et irréprochable (le cas de divorce par exemple étant éliminatoire).

            « . Le légataire ne devra pas avoir commis d’agissements choquants portant atteinte aux bonnes mœurs comme le sexe, l’argent, le pouvoir, l’adultère.

            « . Le légataire devra exercer ou avoir exercé un métier en rapport avec les activités principales de la région orléanaise, spécifiquement celles qui font sa réputation, comme les spécialités culinaires ou séculaires, avec précision qu’il doit s’agir de fabrication et non de simple distribution.

            « . Le légataire devra avoir une descendance vivante le jour du quatrième mois suivant mon décès.

            « . Le légataire ne devra pas avoir porté atteinte à l’intégrité physique du défunt ni des autres légataires ni s’être rendu coupable de manœuvres pour tenter d’hériter.

« . Le légataire ne devra pas avoir été condamné ni être mis en accusation judiciaire pour quelque motif que ce soit.

            « . Enfin, le légataire ne devra pas avoir un patrimoine supérieur correspondant au total de la valeur de la maison constituant son domicile personnel et de ses avoirs bancaires et d’assurances-vie, ces derniers ne pouvant pas être supérieurs à la valeur de cette maison. Que le légataire soit propriétaire ou locataire de son domicile, le chiffre à prendre en compte sera le double de la maison de ce domicile, le total des biens appartenant à ce légataire ne devant pas dépasser ce chiffre.

            « Le ou les légataires admis à hériter devront remplir tous les critères, sans exception.

« Pendant la collecte des informations, ces critères devront être tenus secrets par mon exécuteur testamentaire. Ils ne seront révélés qu’à la clôture des investigations.

            « Je nomme exécuteur testamentaire Maître Antonio Bavardo, avocat à la cour, qui aura tous les pouvoirs de saisine prévus par la loi et ceux les plus étendus pour parvenir au règlement de ma succession. Il devra enquêter sans recourir à la police sur tous les critères à réunir par chaque légataire. Il jugera en son âme et conscience si toutes les conditions sont remplies par chaque légataire et, pour ce faire, il pourra requérir l’avis du notaire chargé de ma succession. Pour ses bons et loyaux services de cette mission, il percevra un denier de trois pour cent de l’actif brut de ma succession, net de tous frais et droits.

            « Au cas où aucun légataire ne remplirait les critères pour hériter, tous mes biens sans distinction reviendront à la « Confrérie des Joueurs de Trut »[1].

            « Maître Lucien-Jean Scribouvacte, notaire, est chargé de procéder au règlement intégral de ma succession en collaboration étroite avec Maître Bavardo.

            « Voilà quelles sont mes dernières volontés. »

Un moment de silence envahit la pièce. Maître Bavardo n’en croit pas ses oreilles. A-t-il bien tout entendu et compris ? Maître Scribouvacte le lui confirme.

Le notaire ne dit plus rien, il laisse l’avocat absorber les informations. Antonio se gratte la tête et se concentre une nouvelle fois sur la lecture du testament que le notaire lui avait remis en copie pendant la lecture. Il commence à se demander ce qu’il va se passer désormais.

– Comment allons-nous procéder ? dit-il enfin.

– Le conseil d’administration se réunit tous les troisièmes jeudis de chaque mois au siège social. Je vous propose d’aller rendre visite à ses membres à la prochaine réunion et de leur exposer la problématique sans leur donner toutes les clés, comme cela nous pourrons plus facilement trier le bon grain de l’ivraie. Je vous conseille aussi de faire une fiche sur chacun d’eux, qui sera complétée lors d’une visite que vous leur rendrez séparément. Vous avez bien pour deux mois de travail au minimum, ce ne sera pas trop pour avoir une situation définitive le jour du quatrième mois du décès. Je suis à votre disposition si vous rencontrez quelques difficultés.

– Qu’avons-nous comme spécialités sur la région ? interroge Maître Bavardo.

– Ce qui vient à l’idée, ce sont les spécialités gastronomiques. Nous avons le cotignac, le vinaigre, la moutarde, les macarons aux fruits, la poire d’olivet, la bière Johannique, le cendré d’Olivet.

– Également, je peux citer les pralines de Montargis, le gâteau de Pithiviers, le safran du Gâtinais. Ah, j’oubliais les vins de l’Orléanais.

– Il ne faut pas oublier les cloches Bollée.

– Faut-il y associer les nouvelles activités ? Questionne Maître Bavardo.

– Je ne sais pas. Nous aviserons le cas échéant. Mais il est vrai que l’Orléanais a pris un certain volume dans la pharmacie, la cosmétique, la logistique et les transports, un peu dans l’automobile et également dans ce qui touche l’informatique, les télécommunications, l’électronique et l’instrumentation. Ces activités sont néanmoins plus récentes.

– Votre plan m’apparaît bien. Je vais y réfléchir.

Un nouveau temps de silence s’impose aux deux hommes. Le notaire commence à ranger ses papiers sur son bureau. L’avocat enfourne dans sa serviette les documents qu’il avait sortis. Il se redresse et se lève. Il fait quelques pas vers la porte de sortie. Le notaire se lève lui aussi et s’avance vers l’avocat qui lui dit :

– En tous cas, nous nous retrouverons au conseil d’administration. Il faudrait que vous me communiquiez l’adresse exacte.

– Ne vous inquiétez pas. Monsieur Delmas a tout prévu et organisé. J’ai une note particulièrement détaillée sur ses avoirs et sur l’association elle-même. Je vous ferai passer tout cela dans la semaine. Il se fait tard. Au revoir, Maître Bavardo. Bonne soirée.

– Au revoir, Maître Scribouvacte. Bonne soirée également.

Maître Bavardo retourne chez lui, pensif et un peu secoué par ce qu’il vient d’entendre. Que va-t-il découvrir ?

 

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[1] Association dont le siège est à 79130 LE BEUGNON. Elle a pour objet de regrouper les amateurs du jeu de trut et de promouvoir ce jeu dans le cadre de la défense des traditions populaires.

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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L’Asso sans France Bleu – Chronique impossible

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Chaque semaine, FRANCE BLEU ORLEANS tient une chronique sur le patrimoine de la région Orléanaise relatée notamment dans les livres qui paraissent.

Cette chronique est en général diffusée tous les jours vers 13h30. Elle est suivie d’une question et le premier auditeur qui apporte la réponse dans les cinq minutes suivantes a le plaisir de gagner le livre en question.

L’Association des Bouts de Lignes a été jugée comme présentant suffisamment de propos sur le patrimoine historique de la région d’Orléans pour avoir l’honneur de réaliser cinq chroniques. Diffusée du lundi au vendredi, un livre a été gagné chaque jour.

Leslie Schoofs n’a pas pu se prêter à cette chronique car c’eût été la sixième, or il n’y a que cinq jours ouvrés dans la semaine. Mais, pour les précédentes, elle l’avait fait avec gentillesse et compétence. Merci à elle. Voici le texte de la chronique impossible Le Vinaigre et la Moutarde, etc.

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Le Vinaigre

Il y a deux siècles, Orléans était une capitale du vinaigre.

À l’époque, plus de 300 vinaigriers se partageaient le marché local.

La tradition vinaigrière à Orléans remonte au Moyen-Age, depuis le quatorzième siècle.

La dernière maison vinaigrière, une véritable, à Orléans, en France aussi d’ailleurs, est la célèbre Maison Martin-Pouret !

C’est la dernière maison à produire du vinaigre et de la moutarde d’Orléans selon les traditions locales et le savoir-faire orléanais.

Son installation remonte à 1797, toujours à la même adresse depuis son origine. Aujourd’hui, c’est la seule, la dernière.

À l’époque, les vins régionaux n’étaient pas de grands vins mais des vins à boire comme on disait.

Ils voyageaient facilement sur La Loire depuis les contreforts du Massif Central jusqu’à Nantes.

Comme les distances étaient très longues, ils se piquaient sous le soleil dans les gabarres pas assez ventilées. Les fûts étaient déchargés sur les quais d’Orléans.

Après transformation, l’on obtenait un excellent vinaigre.

Sa renommée a été grande. Elle a même été internationale puisque le vinaigre d’Orléans a été exporté aux Pays-Bas, aux Indes et aux Amériques.

Les vins sont choisis en fonction de leur cépage. On retient aussi leur finesse et leur bouquet dans ce qu’ils ont de plus subtils. La méthode de fabrication est ancestrale.

Il faut faire une sélection sévère et intéressante dans les vins de Loire bien entendu, mais aussi du Bordelais et de Bourgogne.

La Moutarde

 La moutarde à Orléans date du 16ème siècle. En 1580 exactement.

Comme pour le vinaigre, la recette est locale, avec un véritable savoir-faire local. Comme pour le vinaigre, tout repose sur des ingrédients de premier ordre, dont le vinaigre d’Orléans qui est fabriqué lui aussi selon le savoir-faire local.

À l’origine, les grains de moutarde étaient passés sous la meule de pierre pour les concasser.

La Maison Martin-Pouret, la dernière à Orléans, à fabriquer de la moutarde, utilise toujours ce procédé. Elle travaille les graines de Sénevé et les accommode avec du sel de Guérande, à cause de ses saveurs particulières liées à l’Océan.

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Voilà pour cette chronique impossible. Pas d’enregistrement à diffuser.

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Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes
Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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Rappelons que L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

a reçu le prix SCRIBOROM 2013

et qu’il est publié aux EDITIONS DU MASQUE D’OR

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Chaque semaine, FRANCE BLEU ORLEANS tient une chronique sur le patrimoine de la région Orléanaise relatée notamment dans les livres qui paraissent.

Cette chronique est en général diffusée tous les jours vers 13h30. Elle est suivie d’une question et le premier auditeur qui apporte la réponse dans les cinq minutes suivantes a le plaisir de gagner le livre en question.

L’Association des Bouts de Lignes a été jugée comme présentant suffisamment de propos sur le patrimoine historique de la région d’Orléans pour avoir l’honneur de réaliser cinq chroniques. Diffusée du lundi au vendredi, un livre a été gagné chaque jour.

Leslie Schoofs s’est prêtée au jeu avec gentillesse et compétence. Merci à elle. Voici le résultat pour la chronique sur Le Vin, etc.

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Le Vin 

Le vin est produit sous les appellations contrôlées Orléans et Orléans-Cléry.

Les cépages sont les Chardonnay et Pinot Gris pour les blancs,

Pinot Meunier, Pinot Noir et Pinot Gris pour les rosés.

Enfin, Pinot Meunier et Pinot Noir pour les rouges.

L’Orléans-Cléry rouge est façonné à partir uniquement de Cabernet Franc.

Les vignerons sont réunis dans la Confrérie Vigneronne des Chevaliers d’Orléans-Cléry.

Les membres s’appellent des chevaliers. Les chevaliers sont là pour perpétuer la tradition.

Nos vins sont la résultante d’un jus de nos vignes, fort, limpide, naturel et équilibré, depuis fort longtemps. Depuis le sixième siècle !

C’est Saint-Mesmin qui a révélé cela. Les premiers Capétiens l’ont bien compris et développé.

En fait, le cépage a été importé de la Bourgogne, comme le pinot noir et le chardonnay. Les vins d’ici ont eu leurs jours de gloire à plusieurs reprises. L’on compte des gens célèbres qui en ont bu, voire abusé, tels Philippe Auguste, Henri Ier, Louis VII, Jean sans Terre.

Même Jeanne d’Arc en a bu. Jeanne d’Arc préférait celui de Chécy, de l’autre côté de la ville. Avec modération bien sûr !

Nos barriques ont même été l’enjeu d’une bataille. Grâce aux forces puisées dans ce breuvage, Jeanne d’Arc a repris à Falstaff les barriques de vins d’Orléans-Cléry qu’il avait volées. Avec ses courageux soldats, elle a délivré Orléans et la France. Avec ses soldats et avec nos barriques de vins !

Au XVIème siècle, la cour considérait le vin d’Orléans-Cléry au même niveau que le vin de Beaune.

À l’époque, le vignoble était beaucoup plus grand qu’actuellement. Le vignoble s’étendait de Châteauneuf-sur-Loire à Tavers et de Gidy à Pithiviers. Il couvrait environ 20000 hectares de vignes.

Hélas, vers 1900, le vignoble a été littéralement ravagé, détruit, par le Phylloxéra, ce puceron ravageur de la vigne.

Les cerises

La région produit des cerises. Les producteurs sont réunis dans une Confrérie Gourmande des Mangeux de cerises des bords du Loiret depuis 2002.

C’est un fruit fragile qui bénéficie d’un microclimat local.

Les producteurs se sont engagés à produire une certaine qualité de cerises auprès des professionnels et à participer à des activités ludiques. Ils animent des concours ou manifestations locales ou régionales.

Cette confrérie commence à être connue dans tout l’Ouest de la France. Les arboriculteurs se reconnaissent grâce à leur costume rouge et vert. Ils sont coiffés d’un canotier.

Ils ont d’ailleurs créé un apéritif sur base de vin rouge, le Cœur d’Arlicot. Ce breuvage a été officiellement reconnu et a obtenu une Médaille d’Or au Salon de l’Agriculture en 2013. Jacky Legroux qui s’est beaucoup investi a été élevé au grade de Grand Officier de la confrèrie lors de leur Chapître.

Ils organisent aussi des concours de lancer de noyaux de cerise. Le gagnant est celui qui lance le noyau le plus loin possible en le propulsant juste avec l’expulsion de l’air de sa bouche.

Chut ! Il ne faut pas le dire. Mais je crois savoir que l’un des meilleurs chocolatiers de France met au point une recette de chocolat incorporant du Coeur d’Arlicot. Sortie au printemps 2014.

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Voilà pour cette chronique.

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Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes
Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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Rappelons que L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

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L’Asso et France Bleu Chronique 5 Le Vin

L’Asso et France Bleu – Chronique 4 La Poire

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Chaque semaine, FRANCE BLEU ORLEANS tient une chronique sur le patrimoine de la région Orléanaise relatée notamment dans les livres qui paraissent.

Cette chronique est en général diffusée tous les jours vers 13h30. Elle est suivie d’une question et le premier auditeur qui apporte la réponse dans les cinq minutes suivantes a le plaisir de gagner le livre en question.

L’Association des Bouts de Lignes a été jugée comme présentant suffisamment de propos sur le patrimoine historique de la région d’Orléans pour avoir l’honneur de réaliser cinq chroniques. Diffusée du lundi au vendredi, un livre a été gagné chaque jour.

Leslie Schoofs s’est prêtée au jeu avec gentillesse et compétence. Merci à elle. Voici le résultat pour la chronique sur La Poire d’Olivet, etc.

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La Poire d’Olivet

Les premiers poiriers ont été plantés par les moines de Micy, au 6ème siècle. Les moines ont été installés par Clovis.

Micy, c’est sur la commune de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin.

Les producteurs d’Olivet avaient entrepris de distiller leur récolte avec l’idée d’en faire une eau de vie. Cette eau de vie de Poire William a été surnommée « Bon Chrétien ». Sûrement parce qu’elle conservait bien l’homme qui en buvait, à moins qu’elle n’ait remplacée l’eau bénite.

Olivet est connu dans le monde entier grâce à sa Poire et son eau-de-vie.

Un peu plus tard, les producteurs ont choisi d’incorporer dans la bouteille une poire entière, ce qui n’est pas une mince affaire car la méthode n’est pas facile à mettre en œuvre.

La Cave Coopérative d’Olivet, existe depuis 1933.

Chaque année, elle distille un minimum de 500 tonnes de poires qui sont toutes cueillies à la main.

La cave produit 34.000 litres d’alcool à 50 degrés dans 30000 flûtes qui sont des recharges de 70 centilitres, 7000 carafes et 4000 magnums avec poire incorporée.

Le Fromage d’Olivet

Il y a aussi plusieurs fromages :

L’Olivet bleu,

l’Olivet cendré,

Ou l’Olivet au foin.

Ce sont tous les trois des fromages faits avec du lait de vache.

L’affinage est différent. Cela prend de 4 à 12 semaines selon le fromage.

L’Olivet bleu est affiné pendant 4 semaines en cave plutôt fraîche.

Le cendré, lui, c’est pendant 12 semaines dans la cendre qui provient de bois de sarments de vigne en principe.

L’Olivet au foin est, comme son nom l’indique, affiné dans le foin pendant 12 semaines.

L’affinage se fait à sec pour les trois. Une fois terminée, la forme est comme un camembert. Les saveurs sont légèrement différentes de l’un à l’autre.

Malheureusement, il n’y a quasiment plus de producteur local de cet excellent fromage.

Évidemment, avec ces fromages, on boit des vins de la région, soit de l’Orléans rouge, soit de l’Orléans-Cléry, éventuellement un Bourgueil ou un Chinon. Désormais, il s’élève aussi de l’Orléans-Cléry Bio.

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Voilà pour cette chronique.

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Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes
Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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Rappelons que L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

a reçu le prix SCRIBOROM 2013

et qu’il est publié aux EDITIONS DU MASQUE D’OR

http://www.scribomasquedor.com/

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http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

http://librebonimenteur.wordpress.com/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

L’Asso à l’honneur dans la Rép.

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L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

a été mise à l’honneur dans

LA REPUBLIQUE DU CENTRE

du dimanche 05 janvier 2014

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Chantal MACHICOANE a consacré un article

dans la page ORLEANS VIVRE SA VILLE

sous la rubrique LITTERATURE

intitulé ENQUETE EN BOUTS DE LIGNE

La République 05.01.2014 L'Asso

Je tiens à l’en remercier chaleureusement.

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Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes

Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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L'Asso La République 05.01.2014

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Je relate ci-après intégralement cet article :

Un notaire orléanais a publié un second roman

ENQUETE EN BOUTS DE LIGNE

Mais où diable maître Jean-Louis Riguet a-t-il trouvé tout cela ! ?

Ce notaire orléanais, Poitevin d’origine, Hilairois d’adption et exerçant sa profession depuis des décennies, est débordant d’imagination. Et c’est avec délectation, et d’un trait, que se lit son deuxième roman, publié en octobre dernier : L’association des bouts de lignes, aux éditions du Masque d’Or.

UN VOYAGE DANS L’ORLEANAIS

Un premier janvier, un homme meurt ; mais voilà, son testament est plus qu’original. Le défunt a institué pour légataires universels les membres du conseil d’administration de L’association des bouts de lignes. Sur un rythme soutenu, le lecteur suit l’exécuteur testamentaire, flanqué d’une assistante et d’un enquêteur, parti à la recherche des héritiers exerçant tous un métier en rapport avec des spécialités orléanaises (moutarde, macarons, cosmétiques, etc.). Autant dire que ce livre est vraiment très plaisant. « Il s’agit d’un roman d’investigation fantaisiste, une enquête humoristique, un voyage dans l’Orléanais », explique Jean-Louis Riguet.

Sympathique et humble, l’auteur a décroché avec ce livre le prix Scriborom 2013 du roman. Jean-Louis Riguet est membre de la Société des Gens de Lettres et sociétaire de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature.

Chantal Machicoane.

PRATIQUE

L’association des bouts de lignes, aux éditions du Masque d’Or, collection Adrénaline.

Encore merci à elle.

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Je profite de l’occasion pour faire des remerciements à ceux qui m’ont fait part de leurs réactions. J’en cite quelques unes :

François : J’ai lu ton livre. Bien ! J’ai trouvé le début un peu long, il fallait bien récupérer les renseignements. Mais une fois passés ces entretiens, la suite s’enchaîne très vite. La conclusion est étonnante.

Sylvie : Je l’ai commencé un soir. Je me suis arrêtée parce que je m’endormais, il était très tard ou plutôt très tôt le lendemain. Je l’ai repris le lendemain. Je l’ai terminé sans m’arrêter ensuite. J’ai beaucoup aimé. Je le commande à Volte-Pages pour mon mari, je le lui offre pour Noël.

Pierre et Marie-Hélène : Nous n’avons pas eu le temps de tout lire. Mais le premier chapitre nous promet de bons moments en perspective. Les « dessous » d’Orléans nous attendent, l’aspect insolite de la ville.

Philippe : Nous étions voisins de dédicace à la Biennale de Châteaudun. Vous m’avez dédicacé votre livre l’association des bouts de lignes que je viens d’achever de lire.

Comme promis, je vous donne mon impression : l’histoire fort originale est très plaisante, et contribue à découvrir certaines spécificités orléanaises en suivant le dédale des rues et quartiers. Pour moi, ce fut une découverte dès lors qu’Orléans me soit pas assez connu, d’autant que l’Eure et Loir fut ma terre de prédilection durant des dizaines d’années, et le reste si l’on peut en juger avec les ouvrages que je publie aussi régulièrement que possible. En plus, je m’y trouve fréquemment ce qui démontre que l’on revient toujours sur les terres de ses amours.

Vous avez beaucoup d’imagination, et vous avez deux héros qui batifolent assez souvent pour l’un avec sa femme, pour l’autre Don Juan de service. Avec Amandine, ils forment un égrégore plaisant, enjoué ce qui anime le cours du livre. Le final est étonnant, alors que l’on s’attend à autre chose, comme quoi un notaire écrivain peut nous en sortir à sa façon.

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La Préface :

Une enquête humoristique ! Pas moins ! Voilà qui nous change des polars aux intrigues sombres et parfois terrifiantes où le héros doit trouver un bouton à presser avant la fin du monde, par exemple… Ici, ce serait plutôt des conditions fort complexes à remplir pour recevoir un fabuleux héritage. Mais ici, point de meurtres ni de vols, point de dangers mortels à affronter, mais plutôt une arme à double tranchant dont l’auteur et ses personnages usent sans parcimonie : le rire.

Le rire dans des situations aux péripéties cocasses, bien éloignées de celles que l’on rencontre lors d’une succession aux ressorts multiples. Ils le sont néanmoins, c’est certain, mais le sérieux que tentent d’afficher les héritiers putatifs se retourne contre eux et malgré eux, notamment grâce aux points de départ de l’intrigue – nombreux, puisqu’il s’agit de fins de lignes de transports en commun.

Les réunir en association est déjà une idée plutôt farfelue. Y joindre un héritage potentiel assorti d’une compétition sans égale pouvait tenir de la gageure. Eh bien, justement, qu’à cela ne tienne : Jean-Louis Riguet s’y attelle avec bonheur, menant personnages et lecteurs de bouts de lignes en bouts de lignes avec un sens de la cavalcade qui se déchaîne de page en page, d’épisode en épisode.

Intégrer dans ce menu certains éléments constitutifs de la culture orléanaise, n’était-ce pas ajouter des éléments superflus ? Non, puisqu’ils donnent davantage de goût au brouet littéraire qui crée dans ce roman une nouvelle recette du suspense. Quel scénariste y aurait donc pensé ? On imagine sans peine un Jacques Tati alias Monsieur Hulot rebondir de bouts de lignes en bouts de lignes comme il savait si bien mener la sarabande dans la plupart de ses films. Mais les meilleurs s’en vont toujours trop tôt pour relever ce genre de défi, qui eût fait sans nul doute un malheur sur grand écran.

Nous devrons donc nous contenter des pages de Jean-Louis Riguet pour seul écran, tout en bénéficiant de son imagination truculente pour nous entraîner dans un mouvement perpétuel aux conséquences plus qu’inattendues.

Je ne parle par énigmes que pour vous convaincre de partager ce moment mystérieux avec le talent de l’auteur. Si j’ai aiguisé votre désir de tout connaître, tournez la page et entrez dans la folle sarabande qui, partant du bout des bouts, vous accompagnera de ligne en ligne sur la piste d’un héritage aux accents de cavalcade.

Thierry ROLLET

Agent littéraire

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Liens :

http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

http://librebonimenteur.wordpress.com/

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© Jean-Louis Riguet janvier 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature