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Gorgonzola, Laurent Robert, une performance

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ÉVADEZ-VOUS UN INSTANT !

LISEZ UN POÈME ET LAISSEZ VOTRE ESPRIT S’ÉCHAPPER AILLEURS

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 Laurent Robert

a publié aux éditions Le chasseur abstrait

un recueil de poésie intitulé 

GORGONZOLA

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ISBN 9 782355 544187

86 Pages – 15 euros

http://www.lechasseurabstrait.com/chasseur/spip.php?page=ouvrages&auteur=Laurent%20ROBERT

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Je ne m’étendrai pas sur les qualités de ce recueil, qualités qui sont réelles, dont la quatrième de couverture donne le ton.

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Une biographie d’Émile Zola en tankas.

Une biographie comme une ballade…

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1840

Le 2 avril à onze heures

Braillement premier

D’un Émile parigot

Au 10 bis rue Saint-Joseph

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Les corps parentaux

La pucelle et l’ingénieur

La double infortune

En Provence l’unisson

Le bref instant où jouir

Laissez-vous emmener…

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Il fallait oser, Laurent Robert l’a fait.

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Voilà ce qu’en dit Joseph Bodson sur son site :

Un pari, une gageure, que cette biographie, non point romancée, mais versifiée, d’Emile Zola. En tankas, encore bien. Il est vrai que Zolal, avec ses élans, ses petits et grands côtés, son brio qui ressemble parfois à la commedia dell’arte, est à lui seul tout un programme. Pas de quoi en faire un fromage, me direz-vous. Eh bien si, justement. Avec la préparation minutieuse de chacun de ses livres, son attention à tous les domaines de la vie humaine, la science, les beaux-arts, l’argent, les ouvriers, les paysans. Une épopée populaire. Des gens qui lisent peu, ou jamais, le dévorent. Un jour, un ouvrier imprimeur m’a prêté Germinal. Je ne lui ai pas dit que je l’avais déjà lui. Je l’ai relu avec piété, en essayant de me mettre dans la peau du prêteur.

Oui, tout y est, toute une époque. Un selfie, si vous préférez. Même si la science a progressé, même si la société a changé, Zola reste toujours d’actualité. Et le rythme des tankas de Laurent Robert nous le rappelle très exactement, un rythme lent et prononcé à la fois, qui, par sa brieveté même, prend parfois des airs de prière. Oui, comme on récite une prière, ou un chapelet. Ecoutons-le plutôt:

     L’homme Dreyfus
Moins palpitant que la lutte
Que la cause juste
N’importe Emile est prophète
Binocle barbe taillée

     Le chantre a raison
Le verbe affronte les mondes
Injustes et vieux
Les idoles compassées
Les antiques parapets

La construction même des phrases, leur syntaxe rugueuse, et comme taillée à la hache, sujet/verbe/complément, le refus des rejets trop usés, concourent fortement à charpenter le texte.

Bon. Je m’arrête, sans quoi je vais tout vous citer. Il n’y a pas de fausses notes.

Joseph Bodson

Laurent Robert, Gorgonzola, poème, Le chasseur abstrait.

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Je ne pourrais pas mieux dire.

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Aujourd’hui quelques poèmes extraits de

GORGONZOLA

de Laurent Robert

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 Ni Bac ni études

Emile cherche un état

Il est fonctionnaire

Scribouille aux Docks de la Douane

Il s’ennuie deux mois entiers

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La mort au jardin

Tresse le linceul fleuri

Où s’endort Albine

Faute de l’abbé Mouret

La jouissance du verbe

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La nudité pure

De l’insensibilité

Le sommeil parfait

Un regard insoupçonné

L’innocence des tétons

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Laurent Robert est né en 1969 à Chimay, en Belgique.

Docteur en langues et lettres, professeur de littérature, il consacre ses recherches à des poètes oubliés ou méconnus du dix-neuvième et du vingtième siècle.

Poète, il affectionne les contraintes formelles, les sujets concrets, la sensualité du verbe.

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C’est un livre étonnant, une biographie en tankas sans fioritures, un exercice de contraintes, réalisé avec brio.

Lisez-le !

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Laurent ROBERT participera au salon du livre d’Orléans

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© Jean-Louis RIGUET

Le 24 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Laurent Robert, poète

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Laurent Robert, poète

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Laurent Robert, poète

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1/ Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Laurent Robert. Né en 1969, à Chimay, en Belgique, je suis de nationalité belge. Et poète.

Après des études de lettres en Belgique, j’ai été en parallèle enseignant et critique littéraire, tout en publiant déjà un premier recueil de poèmes, Protocole du seul, en 1994. Un désir à la fois d’approfondissement et d’accomplissement personnel m’a amené à entamer et accomplir un peu sur le tard une thèse de doctorat en lettres à l’Université de Liège (soutenue en 2009). J’enseigne actuellement la littérature et la didactique du français langue étrangère dans l’enseignement supérieur, à Mons, en Belgique. Puis, j’écris pour l’essentiel de la poésie et des articles de recherche en histoire de la littérature.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai presque toujours enseigné. Et j’ai pratiqué la critique littéraire une quinzaine d’années, en particulier dans une revue institutionnelle belge, Le Carnet et les Instants.

3/ Pratiquez-vous un autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je ne pratique pas d’autre art que l’écriture. Les arts qui me touchent le plus sont les arts plastiques de manière générale (peinture, sculpture, installations etc.), le cinéma et le théâtre – beaucoup moins la musique.

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère des lecteurs… qu’ils existent ! Que mon travail leur parle, qu’ils soient touchés fût-ce par un seul de mes poèmes. Pour me faire connaître, j’utilise tout ce qui est possible : réseaux sociaux, sites d’éditeurs, blogs de critiques, presse traditionnelle etc. Cela reste extrêmement compliqué pour ce qui concerne la poésie, clairement absente de la presse généraliste et même de la presse littéraire qui se concentre sur le roman.

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je fais des conférences plutôt en relation avec mes travaux de recherche (en particulier sur des femmes poètes méconnues de la fin du XIXe siècle), mais pas sur mes propres ouvrages. Bien sûr, j’espère pouvoir présenter mon dernier livre dans des librairies ou lors de séances de lecture publique, mais rien n’est encore prévu.

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’adolescence. Avant mon dernier livre, j’ai publié deux recueils de poèmes (Protocole du seul, Unimuse, 1994 ; et Métro Stalingrad, Edilivre, 2015) et une plaquette écrite pour un ami (Dix Haïku). J’ai également publié un essai, tiré de ma thèse de doctorat : Georges Fourest ou le carnaval de la littérature (Éditions Universitaire de Dijon, 2012).

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?guerres-couverture

Mon dernier livre s’intitule Guerres (Le Chasseur abstrait, 2017). C’est un recueil de 150 haïkus réguliers écrits, au départ, en référence et en hommage à des poètes qui ont vécu la Première Guerre mondiale, ont écrit à son propos, y sont morts pour la plupart – tels que Wilfred Owen, Georg Trakl, Guillaume Apollinaire… La forme du haïku, que j’avais déjà pratiquée dans Métro Stalingrad, m’a semblé adéquate pour représenter, par le fragment, le chaos de la guerre, l’éclatement de la réalité comme le déchirement des corps – et le babélisme du champ de bataille via l’allusion ou même la citation. La guerre charrie la mort, certes, mais aiguillonne également les pulsions vitales, comme c’est le cas chez Apollinaire dans ses Poèmes à Lou. Pour cette raison, Guerres contient encore une part plus intime, plus sensuelle.

8/ Laurent Robert, où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En librairie (surtout sur commande), sur les sites des éditeurs ou sur un site de distribution en ligne comme Amazon.

9/ Avez-vous une position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Aucun auteur ne vous dira qu’il ne préfère pas le compte d’éditeur, et je ne le dirai pas non plus. C’est une évidence. Il y a toutefois beaucoup d’hypocrisie par rapport au compte d’auteur ou au compte participatif, singulièrement dans l’édition de poésie. D’une part, on oublie – ou feint d’oublier – par exemple qu’à la fin du XIXe siècle le grand éditeur de poésie Alphonse Lemerre faisait payer les auteurs qu’il publiait. C’était la norme, et personne n’y trouvait – trop – à redire. Par ailleurs, certains poètes éditeurs aujourd’hui (mais la pratique n’est pas neuve), pour ne pas se publier eux-mêmes, publient un collègue, également poète éditeur, et se font ensuite publier chez lui.

Des bourses ?

Certains auteurs perçoivent des bourses d’écriture, qu’ils transforment dans les faits en aide à l’édition auprès d’éditeurs… faisant soi-disant du compte d’éditeur. Certains éditeurs ne font que du compte d’éditeur, parce qu’ils peuvent le faire, étant généreusement subventionnés (en Belgique, le Ministère de la Culture achète d’office les livres de certains éditeurs pour les distribuer dans des bibliothèques, des universités étrangères etc.). Entendons-nous bien : je ne condamne aucune de ces pratiques, mais il est malhonnête intellectuellement de valoriser une « pureté » du compte d’éditeur qui, en réalité, n’existe guère. Quant à la qualité, elle doit toujours se juger sur les textes, et rien d’autre.

Je ne lis pas d’e-book. Métro Stalingrad est disponible en e-book, mais Guerres ne le sera pas. Je préfère vraiment le livre traditionnel, aussi bien comme auteur que comme lecteur.

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Fais quelque chose de ta vie !

11/Avez-vous une préférence pour écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis surtout des romans et de la poésie, ensemble ou alternativement, mais c’est clairement par la poésie que je m’exprime. Peut-être, j’accorde trop d’attention aux mots, ce qui m’empêche en prose de produire une narration d’une certaine ampleur. Parfois, je lis des biographies, mais c’est presque par perversité : le genre me laisse souvent insatisfait.

12/ Comment écrivez-vous, Laurent Robert ?

Le plus souvent à mon bureau, directement à l’ordinateur. Parfois aussi sur des bouts de papier, des fiches, au dos de signets, de billets de transport, de cartons à bière. Le haïku – comme aussi le tanka – peut s’écrire dans des moments un peu vides, où l’esprit divague puis se concentre brusquement. C’est ce qui m’arrive dans les trains, dans les cafés en attendant un rendez-vous, ou même la nuit, dans les minutes qui précèdent le sommeil.

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je n’ai pas de commandes d’ouvrages, si ce n’est pour des conférences ou des articles. Mon inspiration vient essentiellement du réel, de choses vues, entendues, lues.

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

La question vaut plutôt pour un romancier. Dans ma poésie, c’est la perception qui est fondamentale – perception directe des choses, mais encore, par exemple, perception du passé, dès lors avec une part d’imaginaire. C’est aussi, bien sûr, le travail des mots et des formes.

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Faites en priorité ce qui vous fait plaisir, ce qui vous donne envie de vous lever le matin – et, si c’est l’écriture, écrivez !

16/ Pouvez-vous nous dire qui sont vos auteurs préférés ?

En poésie : Charles Baudelaire, Georges Fourest, Jacques Roubaud, Jack Kerouac (pour ses haïkus)…

Pour le roman : Émile Zola, Philip Roth, Jean-Paul Dubois…

17/ Laurent Robert, que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, je lis Le Bloc, roman de Jérôme Leroy. Je lis également un recueil d’essais sur la peinture de Jean-Michel Basquiat et Pour atteindre à la mort, un ensemble de poèmes du poète surréaliste belge Hubert Dubois.

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’ai deux projets de recueils poétiques en cours – assez différents l’un de l’autre. Et aussi un autre recueil qui attend encore son éditeur.

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Pour le moment, non.

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur le site de l’Association des Écrivains Belges :

http://www.ecrivainsbelges.be/index.php?option=com_content&view=article&id=2723&Itemid=154.

Sur ma page LinkedIn :

https://www.linkedin.com/in/laurent-robert-16a28747/?trk=nav_responsive_tab_profile_pic

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Le 20 février 2017

Laurent Robert

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Extraits de GUERRES

1.

Haïku de guerre

Guerre contre soi les autres

Fétide pulsion

 2.

Triste perfection

Dulce et decorum est

Nul ne dira mieux

 3.

L’appel paniqué

Gas  ! GAS  ! Quick, boys  ! mais quelqu’un

Esseulé se noie

14.

L’aube sans assaut

Bénie soit-elle béni

Soit le matin calme

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Je remercie sincèrement Laurent Robert, poète, d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 20 février 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Mireille Bergès

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Mireille Bergès

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Mireille Bergès, j’ai un bac littéraire et une licence d’anglais. Aujourd’hui à la retraite, je vis dans le Haut Var et comme l’Homme de mon roman L’envol de l’Ombre, je marche beaucoup. Seule, goûtant le silence. C’est de ces promenades que je ramène des photos dont certaines servent de point de départ à mes histoires. J’aime aussi observer et écouter ceux qui, comme moi, s’attardent dans les bistrots où je consomme bien trop de cafés en griffonnant tout ce qui me passe par la tête.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je voulais devenir institutrice depuis l’enfance. J’ai échoué au concours d’entrée à l’École Normale auquel, à l’époque, on se présentait en classe de seconde. Alors, après un bac littéraire j’ai suivi des études d’anglais. Puis j’ai exercé différents métiers qui n’avaient rien à voir avec mes études : ouvrière agricole, créatrice de vêtements pour enfant, commerçante ambulante sur les marchés et j’ai même cousu des chaussures ! Et puis, j’ai eu l’opportunité de repasser le concours de l’École Normale et cette fois je l’ai réussi. J’ai alors enseigné à tous les niveaux de l’école maternelle et élémentaire. Je suis devenue directrice et depuis un an je suis à la retraite.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je n’ai aucun talent pour tous ces arts. Je me contente donc de goûter les œuvres des artistes. Je visite les musées et les expositions. Je vais aux concerts. Mes goûts sont très éclectiques.

Par contre, je photographie paysages, éléments architecturaux, choses insolites. Mes clichés sont loin d’être formidables mais j’aime beaucoup ça.

Et surtout je passe beaucoup de temps à travailler les contes et l’art de les dire au sein d’une association, Histoires d’en Dire.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ?

Comment allez-vous à leur rencontre ?

Admirateurs ? Je ne crois pas en avoir. J’aime les échanges. J’apprécie que les lecteurs me disent ce qu’ils ont pensé de mes écrits sans flagornerie. Les remarques négatives ne me blessent pas si elles sont faites de façon respectueuse. Lorsqu’elles sont positives, c’est bon pour le moral !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Ce n’est pas facile de se faire connaître. Je participe à des salons et à des fêtes du livre de proximité. Je présente mes ouvrages sous forme de lectures dédicaces dans des bibliothèques. Et je partage certains textes sur une page Facebook.

De son côté mon éditeur propose mes livres aux libraires et en parle sur son site.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Comme beaucoup d’adolescentes, j’ai commencé à écrire de petites histoires et des poèmes à l’âge de 13, 14 ans. Et je n’ai jamais cessé. C’était mon jardin secret.

À plus de 50 ans, suite à ce qu’on appelle « un accident de la vie », j’ai enfin osé donner à lire ce que j’écrivais. Au même moment, j’ai découvert une association de conteurs et j’ai participé à des ateliers de formation. Peu après, j’ai rencontré le slam et les scènes joyeuses où ces poètes exercent leur talent. À partir de là, tout s’est accéléré. Plusieurs de mes nouvelles ont été sélectionnées et publiées dans des ouvrages collectifs. L’une d’entre elles a été primée dans un concours. Un recueil de poèmes a été publié grâce à la souscription de lecteurs en 2013. Puis j’ai trouvé un éditeur et un roman a vu le jour début 2015 suivi par un recueil de nouvelles fin 2015.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Brins de thym et Air marin est un recueil de nouvelles.

Les personnages sont, chacun à leur façon, à un moment charnière de leur vie. Tout va dépendre du choix qu’ils feront. Car ils sont tous face à un choix. Ils évoluent en Provence, au bord de mer ou dans l’arrière-pays. Une façon de rendre hommage à ma région.

Les thèmes de la liberté, de l’amour, de la solidarité sont sous-jacents. Mais chut… je n’en dis pas plus.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut me les commander directement bien sûr mais ils sont aussi en vente sur le site de mon éditeur Phénix d’Azur Éditions, installé à Rians dans le Var, et dans de nombreuses librairies.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Trouver un éditeur m’a rassurée. C’est une marque de confiance. Quelqu’un dont c’est le métier s’intéresse à mes écrits. Il s’occupe de la partie technique. Et cela est bien pratique pour moi qui n’y connais rien. C’est un soutien que j’apprécie. Toutefois, je suis obligée de faire moi-même beaucoup de publicité, trouver les salons, m’y inscrire, contacter les bibliothèques, arriver à les convaincre de me recevoir… C’est un travail fastidieux et chronophage. Je ne m’y sens pas à l’aise.

Le pourcentage consenti sur les ventes de livres est bien faible. Je pourrais être tenté par l’autoédition mais sûrement pas par l’édition à compte d’auteur qui me semble être une arnaque la plupart du temps.

Quant aux e-books, ils sont incontournables à notre époque mais je ne pense pas qu’ils fassent un jour disparaître le livre papier auquel beaucoup de lecteurs sont attachés.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

En ce qui concerne les livres, j’ai entendu à peu près tout et son contraire. Alors je me fie à mon intuition. Et tant pis si je me trompe ! On apprend en faisant…

D’une façon plus générale, tout au long de ma vie, je me suis appuyée sur un conseil reçu de ma grand-mère lorsque j’étais adolescente : « Ne cherche pas à plaire et ne suis pas les modes. Sois toi-même et bats-toi pour faire triompher ce en quoi tu crois. »

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je pense que ce sont les romans et les nouvelles, ils me permettent de m’évader du quotidien. J’en lis beaucoup. Mais j’ai aussi toujours lu beaucoup de poésies et depuis que Richard Taillefer a créé le festival Montmeyan en PoéVie dans le Var, je m’enchante de découvrir des poètes dont j’ignorais l’existence. Je prends beaucoup de plaisir à lire la poésie à haute voix.

J’aime m’informer et approfondir mes connaissances. Il m’arrive donc de lire des essais et des documents sur les sujets qui m’intéressent.

Comme je n’ai pas de télévision, lorsque je n’écris pas, je passe une grande partie de mes soirées et de mes nuits à lire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris environ trois heures d’affilée presque chaque jour. Je commence toujours par relire ce que j’ai écrit la veille. Je corrige, je supprime, je modifie. Au bout d’une heure de ce travail, même si je ne suis pas entièrement satisfaite, je me contrains à écrire la suite du récit.

Je relis toujours plusieurs fois avant d’estimer que le mot fin doit être prononcé. J’espace ces relectures de quelques semaines pour désapprendre l’histoire. Je voudrais être comme un lecteur qui la découvre. Il y a quelque chose de douloureux à mettre un point final. Une sorte de vacuité. Au début, j’en souffrais. J’ai maintenant trouvé la solution, je mène plusieurs projets à la fois. Comme ça, j’ai toujours quelque chose en train.

Lorsque je pense que je ne peux plus rien ajouter, je confie « mon bébé » à trois personnes qui me sont chères. Elles lisent et me donnent leur avis. La plupart du temps, j’en tiens compte. C’est ainsi que L’envol de l’Ombre, qui n’était qu’une nouvelle, est devenu un roman. J’ai ajouté le personnage de la femme qui n’existait pas au départ.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je n’ai jamais eu de commande d’ouvrage.

D’où l’inspiration vient-elle ?

Je ne le sais pas. De la vie sans doute. Je rencontre des gens. J’observe, j’écoute, je photographie… Certainement, mes expériences personnelles, mes convictions, mes sentiments rentrent-ils aussi dans ce processus d’écriture.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’histoire est construite dans ma tête avant de commencer à la rédiger. Je me la raconte tout en me promenant dans la nature, en conduisant, en faisant le ménage… Les personnages, je les imagine tout de suite, dans leur cadre, avec leur physique, leurs forces et leurs faiblesses. Je crois pouvoir dire que « j’écris à l’oral » au préalable. Je mets ensuite tout cela sur le papier, parfois tôt le matin, parfois dans la soirée ou la nuit. Tout dépend de mes occupations de la journée et des gens que je vois. Comme je vis seule, il est facile de m’organiser. Lorsque je travaillais, j’écrivais principalement le soir très tard.

Lorsque j’écris un roman, une nouvelle, ce n’est pas de moi que je parle. Bien sûr, ceux qui me connaissent retrouvent des traits de ma personnalité ou des idées que je défends. Quelques éléments de ma vie aussi. Mais ces personnages sont pure fiction.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je ne pense pas être qualifiée pour donner le moindre conseil…

Ah, si, peut-être celui-ci : écrivez si vous en ressentez l’envie. Ne soyez ni trop modeste ni présomptueux, donnez à lire vos textes. Et surtout, n’espérez pas en vivre.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tant ! En vrac, dans le désordre et sans réfléchir : Jean Giono, Ernest Hemingway, René Frégni, Eri De Luca, Jean-Claude Izzo, Émile Zola, Henri Gougaud, James Joyce…

Et maintenant que j’ai fait cette liste, je m’aperçois qu’aucun nom de femme ne me vient à l’esprit. Quelle horreur !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je viens de relire deux pépites des Éditions Paroles : L’homme semence de Violette Ailhaud et Pour l’exemple de Félix Chabaud.

Et je suis en train de lire FIN – Nouvelles d’avant l’Apocalypse de Jean-Michel Delambre.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur deux projets : un roman et un recueil de textes poétique en prose. Mais je suis un peu en panne pour le roman. Je laisse décanter, je sais que ça viendra. Et j’ai toujours une nouvelle en train qui ira rejoindre celles déjà écrites et non publiées encore.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Un spectacle collectif de contes le 21 janvier et une scène slam le 28 janvier au soir.

Je serai aussi présente aux Rencontres du livre en Dracénie les 27 et 28 janvier et je ferai une lecture dédicace de mes livres à la Médiathèque du Pradet, dans le Var, le 18 mars.

D’autres dates de salons devraient arriver sous peu.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut lire des extraits de mes nouvelles et des textes poétiques en prose sur ma page Facebook : Mireille Bergès auteur

https://www.facebook.com/Mireille-Berg%C3%A8s-auteur-1582824188634905/

C’est aussi là que l’on peut suivre mon actualité ainsi que sur le site de Phénix d’Azur Éditions.

http://www.phenix-azur.com/mireille-berges.html

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Le 12 janvier 2017

Mireille Bergès

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Critique de Richard Taillefer du roman L’envol de l’Ombre

 

Richard Taillefer est un poète contemporain reconnu par ses pairs. Il participe à de nombreuses rencontres poétiques, à des lectures, à des salons. Il est l’initiateur du festival Montmeyan en PoéVie qui a eu lieu cette année les 5 et 6 août 2016.

Richard Taillefer

13 septembre 2015 ·

Sur ma table de nuit ces livres qui me tiennent en éveil.

 

L’envol de l’ombre/ Mireille Bergès. Phénix d’Azur Editions/ Roman

 

Un village que je pense reconnaître. Situé pas très loin de Montmeyan en PoéVie. Une institutrice tout fraîchement débarquée. La suspicion et les rumeurs des gens du village. Le temps qui fait son œuvre.Peu à peu on s’intègre tant bien que mal. Arrive ce jour où lors d’une battue, on découvre le cadavre d’un homme. « Accident ? Crime ou suicide ? Qui était-il ? que faisait-il là ? » L’enquête commence, palpitante, avec de nombreux rebondissements de situations. Au fil des pages et d’un carnet de route retrouvé dans les buissons près du mort, on pénètre dans l’histoire de ce vagabond énigmatique, « la cinquantaine bien sonnée. Mince. Le visage et les mains tannées par le soleil ». La force de ce livre, c’est de nous inviter au cœur d’un village. Avec tous ces drames, ces petites et grandes âmes qui nous ressemblent étrangement. La camaraderie, la solidarité mais aussi, « ici, tu es un étranger, jusqu’au jour où l’on t’admet «.  Parfois on t’aime pour mieux te poignarder. Il y a ces instants d’extase, l’odeur d’herbe grasse mouillée de rosée. Les sommets enneigés où rien n’est plus beau au monde. Mireille Bergès, depuis sa fenêtre qui donne sur la place de la coopérative écoute, observe, s’interroge pour nous donner un livre d’une grande humanité.

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Pour en savoir plus sur Richard Taillefer :

https://librebonimenteur.net/2014/10/10/jl-a-lecoute-de-richard-taillefer/

 

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Je remercie sincèrement Mireille Bergès d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 13 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Gisèle MEUNIER-PICQUET

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Gisèle MEUNIER-PICQUET

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Copie de gisèle meunier photo salons

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Gisèle MEUNIER. Depuis toujours et avec une curiosité grandissante, j’entretiens un profond intérêt pour la lecture, les livres, le monde de l’écrit, les grands auteurs du XIXe siècle et l’écriture de textes courts, tenue d’un journal, poésies puis romans.

 

2/ Que faisiez-vous parallèlement à l’écriture ?

J’enseignais auprès de jeunes enfants et j’étais directrice d’école maternelle.

Puis j’ai fait une formation d’enseignante spécialisée auprès d’enfants handicapés mentaux.

Parallèlement j’écrivais de la poésie et des nouvelles.

J’ai participé régulièrement et pendant longtemps, à des ateliers d’écriture à Paris ainsi qu’à des stages d’écriture intensifs sur une semaine qui m’ont permis de me former à l’animation d’atelier d’écriture que je pratique dans le cadre des activités de l’ALEC, (association Lire, écrire, conter que j’ai fondée en 2007).

J’ai participé aussi à des concours de nouvelles et de poésies.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je m’intéresse au cinéma (dont je compare le travail à l’écriture d’un roman) et à la photographie. La photographie est un mode d’expression et elle se prête à toutes sortes d’interprétation.

J’ai aussi pratiqué l’astrologie qui est selon moi une science humaine qui permet une grande ouverture d’esprit et de tolérance.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

  • J’apprécie les commentaires de leur lecture de mes livres. Ce qui est remarquable c’est leur fidélité à acquérir à chaque sortie mon nouveau roman (ou autre genre de livre) alors que le sujet de chaque nouveauté est toujours très différent de ceux déjà parus.
  • Je réponds à des interviews de journalistes sur certains salons qui publient leur article dans les journaux ou dans des magazines littéraires (Écrire magazine, journaux locaux ou municipaux). Lors d’ateliers d’écriture à la demande de certaines municipalités, lors de dédicaces en librairies. Lors de cafés littéraires à Paris dans des associations telles que l’ADELF (assoc. des écrivains de langue française), Assoc. Européenne Europoésie, SDJE (Syndicat des journalistes et Écrivains) et en prenant part à la vie de la SADN (Société des auteurs de Normandie).
  • Je participe très régulièrement à des salons du livre en Bourgogne, en Île de France, en Normandie et en Champagne ou dans le Nord de la France. De même, réponse en 2).

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, lors de cafés littéraires lorsque l’un de mes romans paraît et selon les possibilités des organisateurs. Selon les opportunités que je saisis.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis que je suis très jeune. Je rêvais de trouver un imprimeur pour faire « mon livre ». Cela me paraissait inaccessible, il y a cinquante ans.

J’ai écrit le double de romans que ceux que j’ai publiés. Six romans sont parus dans des genres très différents. Une septième se termine, il est en phase de réécriture. Trois recueils de nouvelles, deux recueils de poésies, un essai sur le travail d’écriture, et quelques livres pour enfants (en très petite diffusion dont un va paraître en septembre à Édition du bout de la rue).

ROMANS :

1 – Baobabs (2004) roman d’aventure. (Autoédition)

3 – Sous le masque de l’amour (2009) roman. Édition du bout de la rue

4 – Les enfants de Sénépo (2011) roman. Édition Sépia.

5 – Qui a tiré sur la haute couture ? (2013) roman policier. Édition du bout de la rue

6 – Sous les étoiles, l’enfer (2014) roman autobiographique. Autoédition.

2 – Eugène, petit Bourguignon (2006) réédition Mai 2016. Édition du bout de la rue. Roman de terroir.

ESSAI :

1 – Écrire son histoire de vie (2007) Autoédition.

RECUEILS DE NOUVELLES :

1 – Parlez-moi d’amour. (2008) (petit tirage en autoédition)

2 – Câline petite boule de poils (réédition 2011 en autoédition)

3 – Dans les cahiers de mon père, des histoires bien singulières. (2011) Édition du bout de la rue.

RECUEILS DE POÉSIES :

1 – Humeurs (2008) Autoédition

2 – Abécédaire poétique amoureux (2009) édition de l’ALEC.

3 – La tête dans les nuages (2014) édition de l’ALEC

JEUNESSE :

Dis, Mamie, raconte-moi… la grenouille (à paraître à Édition du bout de la rue).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Sous les étoiles, l’enfer. Ce roman autobiographique a pris naissance il y a vingt-cinq ans. Il traite de l’enfer à domicile lorsqu’un membre de la famille souffre de psychose maniaco-dépressive, de paranoïa auxquelles s’ajoute l’alcoolisme. De là naît la violence en paroles pour commencer puis physiquement. Tous les membres qui vivent autour sont concernés, épouse, jeunes enfants, parents. Lorsque la pression psychologique et le harcèlement moral sont les ingrédients quotidiens dans la vie du foyer, comment ne pas sombrer ? Comment chacun, selon son vécu et son âge, peut s’en sortir sans tomber dans la folie ?

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Pour certains des plus récents chez l’éditeur, édition du bout de la rue, et pour la totalité en me les commandant à : Gisèle Meunier. 65 avenue Édouard Gourdon – Ozoir la Ferrière – 77330. Toute commande est expédiée sous 24 heures.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Très vaste sujet auquel je ne peux répondre en quelques lignes. La voie royale est bien sûr l’édition à compte d’éditeur. Encore faut-il qu’il ait les moyens de diffuser les livres qu’il a accepté de publier.

Le compte d’auteur est à proscrire et cela dépend du travail réellement réalisé au niveau des corrections, etc. Dans ce cas, le mieux est l’autoédition, c’est-à-dire que l’auteur gère la totalité du travail de l’écriture, à l’impression, la promotion, la vente de ses propres livres. Mais gare à l’autosatisfaction d’un travail insatisfait.

L’e-book ? Je ne connais pas et je crains qu’il n’y ait aucun travail qualitatif dans le choix des manuscrits retenus, ni ensuite dans le travail éditorial qui n’est pas simplement le fait d’envoyer un fichier à un imprimeur.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Travail, sérieux, qualité, respect de ceux à qui l’on s’adresse en général.

Et dans le cadre de la publication, respecter les lecteurs en leur proposant des livres aboutis dont la lecture ne sera pas simplement un moment à passer mais qui leur laissera une empreinte et les conduira à aller plus loin que là où le livre les aura emmenés.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime lire et/ou écrire autant des romans que des nouvelles, que de la poésie, etc. Cela dépend des sujets, du moment et de mon état d’esprit, ou de ce que je recherche au moment où je choisis un livre. J’ai toujours plusieurs livres en cours, aussi bien en travail d’écriture qu’en lecture.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

De manière irrégulière car les animations et activités dans le cadre de mon association (ALEC) me demandent beaucoup de travail et de disponibilité.

J’essaye de m’organiser pour me réserver des périodes où je ne me consacre qu’à ce temps d’écriture ou de travail après écriture, réécriture, corrections, etc., comme en ce moment pour mon prochain roman.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration ? C’est très simple. Des sujets qui me tiennent à cœur, qui me touchent et que je pense intéressants de faire partager aux lecteurs. En général c’est dans la vie quotidienne en ouvrant les yeux autour de moi. Je me documente ensuite pour vérifier et compléter ce que j’avance.

J’ai déjà écrit pour d’autres personnes (leur histoire) ainsi qu’en faisant de l’aide à la réécriture et à la publication mais je ne dispose pas du temps suffisant pour écrire davantage sur commande.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’intrigue souvent se tisse pendant l’écriture même. Il arrive que je commence une phrase ou un paragraphe sans savoir comment il va se terminer. Ou alors je m’inspire de la réalité ; dans ce cas la version sera abordée de façon littéraire.

Lorsque je m’inspire de personnages réels, j’exagère leurs traits de caractère physiques ou mentaux selon le ton que je veux donner à l’histoire. Ou alors ils sont composés de parties de plusieurs personnalités.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Être très exigeant avec soi-même et se dire que l’on peut toujours mieux faire.

Pratiquer dans de bons ateliers d’écriture.

Il ne suffit pas d’aligner des mots et des phrases pour en faire un texte intéressant.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’en ai énormément. J-M-G Le Clézio, Émile Zola, Victor Hugo, Balzac, Dominique Fernandez, Françoise Giroud, Colette, les auteurs russes, les auteurs italiens, etc.

Je suis ouverte à un très large éventail d’auteurs et de lectures pour ne pas m’enfermer dans des stéréotypes.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Histoire du juif errant (Jean d’Ormesson), Les relations perverses (Claire-Lucie Cziffra), Amance (poésies d’Yves Buntzly), Fanfan d’Alexandre Jardin.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Un roman qui se passe en partie en Italie et à différentes époques.

Un roman Eugène petit Bourguignon vient d’être réédité par Édition du bout de la rue.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ? Jusqu’à la rentrée de septembre.

Des salons du livre :

Héricy (77) : samedi 7 mai 2016.

Tonnerre (89) : dimanche 22 mai.

Saint-Florentin (89) : samedi 4 juin.

Château-Thierry (02) : dimanche 5 juin.

Sézanne (51) : dimanche 12 juin

Honfleur (14) : samedi 2 juillet.

Cormeilles (27) : dimanche 10 juillet.

Cabourg (14) : mardi 2 août.

Camembert (61) : dimanche 7 août

Villers sur Mer : dimanche 21 août.

Dédicaces en Librairie à Villers sur Mer (14) : vendredi 5 août.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog : http://gisele-meunier.blogspot.com

Sur le blog ALEC : http://associationlireecrireconter.blogspot.com

Sur ma page Facebook : https://fr-fr.facebook.com/public/GiseleMeunier

Page Facebook : Gisèle Meunier-Picquet

Dans le bulletin de l’ALEC (bimensuel)

Sur demande à mon adresse courriel : gmeunier4@free.fr

Et toute commande à mon adresse : Gisèle Meunier

65 avenue Édouard Gourdon

77330 – Ozoir la Ferrière.

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Le vendredi 6 mai 2016

Gisèle MEUNIER-PICQUET

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Extrait chapitre XXVIII, page 285 de Sous les étoiles, l’enfer.

 

« Il n’aurait que quelques kilomètres à parcourir si Annie acceptait de l’héberger. Il avait tant changé. Elle pouvait le constater presque chaque jour lorsqu’il venait déjeuner chez elle. De plus, il appréciait son logement. Il lui proposait de réaliser quelques travaux de décoration. Après tout, n’avait-il pas été toujours très habile de ses mains ? Il avait presque réussi à se montrer indispensable. Et il était si malheureux sans elle, sans les enfants, sans leur vie d’avant.

Est-ce par pitié ou par amour qu’Annie finit par accepter qu’il vienne vivre avec eux ? Elle était absolument certaine qu’elle seule pouvait lui permettre de se remettre sur les rails, de trouver un autre emploi, de se soigner définitivement et de redevenir le père qu’il avait été, il y avait… si longtemps.

« Peut-on retomber amoureux de la même personne ? » se demandait Annie. »

.Eugène petit Bourguignon (edbdlr) mai 2016

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Bulletin de l’ALEC :

Bulletin N° 54 Mai-Juin (5) (1)

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Je remercie sincèrement Gisèle MEUNIER-PICQUET d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 16 mai 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Aude Prieur

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Aude Prieur

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Aude Prieur.

J’ai une formation d’historienne (master 2 en histoire ancienne) et de musicienne (flûte et chant).

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je travaille dans le secteur culturel et en période de crise et de chômage (comme en ce moment…), je fais des remplacements en lycée. Je suis flûtiste et chanteuse dans un ensemble de musique celtique et un Pipe-band (ensemble de cornemuses).

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Comme art ? La littérature, non ? C’est pour ça que je suis là, n’est-ce pas ? Plus sérieusement, j’adore le cinéma, les arts plastiques, le théâtre, les livres… J’aime tous les livres, j’en dévore chaque jour un peu plus. Ma passion : la musique. J’en fais depuis toute petite et je n’arrêterai que lorsque je serai morte… J’aime beaucoup la musique classique, la musique traditionnelle (notamment celtique…), les musiques du monde, je suis moins encline à écouter les tubes qui passent en boucle sur les grandes radios…

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je n’ai pas d’attente spécifique, j’écris pour partager et pour faire passer des émotions aux autres : j’aime transmettre. Pour me faire connaître, je discute (ça, je n’ai pas de mal, je suis une grande bavarde), je participe à des salons du livre, des rencontres en bibliothèques ou librairies. Je tiens un blog aussi, où je parle de mes livres bien sûr mais j’échange aussi sur beaucoup d’autres sujets.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, oui et pas encore… Conférence est un bien grand mot pour moi (déformation professionnelle). Je ne veux pas « disserter » de longues heures sur mes ouvrages, je préfère échanger avec les lecteurs. Les rencontres sont toujours très enrichissantes.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai commencé à écrire en master pour mon mémoire de recherche Les Hyakinthies à l’époque hellénistique, un témoignage de l’évolution de Sparte ? Et je m’y suis vraiment mise lorsqu’il a été publié. Me replonger dans les corrections, reformulations, aménagements m’a donné envie d’écrire mais plus sur des sujets scientifiques (plus pour le moment en tout cas). J’ai donc tapé la première phrase de mon roman Cherche et tu ne trouveras pas en février 2014. Pendant les presque deux ans de labeur pour la publication de ce premier roman, j’ai écrit beaucoup d’autres textes qui m’ont fait progresser (principalement des nouvelles). Et aujourd’hui, je travaille à la suite de Cherche et tu ne trouveras pas.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Cherche et tu ne trouveras pas. Pour faire court, c’est l’histoire de Laure, jeune étudiante en archéologie, qui est une éternelle insatisfaite. Elle écrit ses pensées les plus secrètes dans son journal intime avec une bonne dose d’autodérision. De la fac avec le choix des études, aux premiers petits boulots, entre échecs sentimentaux et interrogations Laure va se démener pour rester positive et avancer dans la vie. Jusqu’où la mènera sa quête du bonheur ?

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Auprès de moi avec une belle dédicace (en région centre) ! Pour les circuits plus « classiques », sur le site de l’éditeur www.prem-edit.com ou dans les librairies Orléanaises (ma ville de résidence actuelle) : librairie Passion culture, librairie Nouvelle d’Orléans et librairie Les Temps Modernes.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Édition à compte d’auteur ou participatif : je suis assez sceptique quant au fait de devoir payer pour voir ses écrits publiés…

Pour moi, un éditeur reste celui qui propose un contrat d’édition sans aucun frais pour l’auteur et avec une rémunération. Bien que celle-ci reste infime… Je ne connais pas bien le monde de l’autoédition mais j’ai de très bon retour de collègues écrivains. Pour ma part, j’aime écrire, pas m’occuper de tous les processus d’édition… Quant aux e-books, ça permet peut-être un accès plus facile aux livres mais je suis une vieille sur ce plan-là, pour moi rien ne remplace un livre papier (l’odeur, le toucher, le plaisir de tourner les pages, etc.).

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Ah ! Je l’ai reçu quand j’avais 6 ans et que je me suis pris une raclée (un trop-plein de gentillesse de mon côté, depuis c’est fini !). Un ange m’est apparu et m’a dit « La vie est une salope, il va falloir te battre ». Bon, ce n’était pas un ange mais un mec bourré, mais j’ai retenu ce conseil et je l’applique tous les jours. Je ne baisse jamais les bras, je me bats pour obtenir ce que je veux. Ça va du travail acharné pour produire un bon livre… aux manœuvres stratégiques pour obtenir d’autres choses…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Question très difficile : j’aime tout ! Je suis très éclectique, j’adore lire et je change de genre littéraire au gré de mes humeurs. Pendant mes études, je lisais beaucoup de livres historiques et de travaux de recherches par exemple, mais également les grands classiques de la Grèce ancienne (je suis spécialiste de Sparte…). J’aime lire, même quand je parcours un mauvais livre (ça arrive quelques fois), je ne peux pas m’empêcher de le terminer pour connaître la fin.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Avec des lettres… Si la question est quel est mon outil, c’est mon ordinateur (je suis de la génération qui a perdu l’habitude d’écrire sur un carnet, bien que j’en possède un qui me permet de noter mes idées par-ci, par-là). Si la question concerne mon mode de fonctionnement, je n’en ai pas vraiment. Ma muse vient quand elle le souhaite et comme j’ai une très bonne mémoire, je peux emmagasiner des idées pendant très longtemps avant d’avoir le temps d’accoucher d’une œuvre complète. Après, quand je me pose pour écrire, ça se fait d’une traite, j’ai besoin de temps (une période de chômage par exemple), je ne veux pas être dérangée. Puis quand viennent les relectures, corrections, je peux le faire à des moments définis en même temps que mon activité professionnelle.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

J’écris ce qui me passe par la tête uniquement, pas de commandes. Mon inspiration vient de la vie de tous les jours en partie, d’expériences, d’histoires mais surtout de mon imagination débordante (terme redondant dans mes bulletins scolaires).

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Ça dépend de ce que j’écris. Pour les nouvelles, je crée du policier, du dramatique, du fantastique, du féminin, de l’historique… Mes personnages sont souvent un mélange d’une multitude de personnes et une touche d’imagination ou alors totalement sorti de ma tête avec ses connotations historiques, sans aucun rapport avec le réel (je pense notamment à une femme millénaire chef de guerre). Ça dépend aussi des périodes, des personnes que je fréquente. Mon travail secondaire (prof en lycée) me donne aussi de la ressource, notamment des anecdotes que je conserve souvent pour les utiliser au moment opportun.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lancez-vous, ça ne coûte rien d’essayer. Être publié, c’est autre chose mais si on vous conseille de le faire et qu’un vrai éditeur vous remarque, vous serez peut-être le prochain Prix Goncourt !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Jane Austen, Fedor Dostoïevski, Léon Tolstoï, Nicolas Gogol, Milan Kundera, Franz Kafka, Emile Zola, Ovide, Hésiode, Homère, Agatha Christies, Fred Vargas, Marc Bloch, Anna Gavalda, J.K. Rolling, C.S Lewis, Suzanne Collins, Elizabeth Gilbert, Helen Fielding, René Barjavel, Daniel Pennac et j’en oublie plein !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes. C’est un ami cher qui me l’a conseillé et j’ADORE !

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je suis en train de regrouper plusieurs nouvelles pour faire un recueil et j’en écris toujours d’autres. Je travaille sur la suite de Cherche et tu ne trouveras pas, sept ans après le premier roman.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Salon des arts et du livre (La Chapelle Saint-Mesmin, 45) : 10 avril 2016
Championnat de France de tir nature (Mézières-les-Cléry, 45) : 21 au 22 mai 2016
20e fête du livre (Tours, 37) : 19 juin 2016

Salon du livre (Veigné, 37) : 2 octobre 2016
Le Salon du livre des amis de l’humanité (Orléans, 45) : 26 novembre 2016
Salon des auteurs et éditeurs de la région Centre (Dhuizon, 41) : 4 décembre 2016

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog : audeprieur.blogspot.fr

Sur ma page Facebook : www.facebook.com/audeprieurauteurencoreinconnue

Sur la page de l’éditeur : www.prem-edit.com

Dans la presse !

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Le 24 mars 2016

Aude Prieur

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Je remercie sincèrement Aude Prieur d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, danseur, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 28 mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Céline Mayeur

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Céline Mayeur

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Céline Mayeur romancière/ nouvelliste.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai travaillé naguère en tant qu’aide-soignante dans diverses structures médicalisées. Ces dernières années j’étais secrétaire médicale et assistante d’un petit éditeur.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Il paraît, à mon grand désarroi, que je suis une piètre dessinatrice. J’étais parolière dans un groupe de rock où il m’arrivait de pousser la chansonnette.

Je fais mes premiers pas dans le cinéma et j’adore ça !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Qu’ils continuent à me lire et qu’ils me fassent part de leurs impressions de vive voix ou sur Babelio, booknode ou facebook.  Je suis honorée qu’ils apprécient mes livres et j’aime discuter avec mon lectorat.

 

J’essaie d’être présente le plus possible sur la toile via mon blog, mon site ou les réseaux sociaux.

Je pense que rien ne vaut une vraie rencontre. J’aime me déplacer pour dédicacer mes livres.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je participe à des rencontres d’auteurs ou des journées autour de l’Art. Je ne me suis pas encore prêtée à l’exercice des conférences ou des lectures publiques. J’ignore à cette heure si je le ferai un jour.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’enfance où j’ai remporté mon premier concours de nouvelles. J’avais commencé par écrire des contes et des poèmes  en amateur. J’ai par la suite  publié des nouvelles dans des revues adolescentes.

Passé mon expérience de bloggeuse où j’ai pu être guidée par des écrivains reconnus, je me suis lancée dans la publication à compte éditeur en 2010.

 

J’ai écrit :

– Possession, roman fantastique destiné à public adolescent ou jeune adulte édité chez Kirographaires éditions.

– des nouvelles provoquantes (La folle, complainte du comateux puant, la Mado, mon joujou exotique, l’éloquence et prosopagnosie) publiées dans les revues  Squeeze et L’Ampoule et en ligne aux éditions de l’abat-jour ou sur Artramenta.

– Des nouvelles érotiques prochainement publiées aux éditions du 38, collection Paulette.

– Des novellas et nouvelles réalistes ou fantastiques qui sont encore libres de droit.

– Fièvre Gitane, un roman littéraire chez Terriciaë éditions.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit de Fièvre Gitane, un roman littéraire.

 

C’est l’histoire de Juanna, une gitane prête à tout pour garder l’homme qu’elle aime; Quitte à perdre l’esprit, quitte à utiliser des moyens déraisonnables, la fureur qui la pousse ainsi que sa dissidence la rendent inquiétante. Pourtant, cette enfant partie de rien, incapable de déchiffrer le moindre mot, sillonnant les plages des Saintes Maries de la mer accompagnée de sa mélancolie, apprendra à aimer, à lire et à pardonner au côté de Louis, un enfant prodige.

Fièvre Gitane, c’est une histoire d’amour, de désamour et d’amitié. C’est un voyage au travers les saisons, les années et les pays. Les paysages, les émotions, les événements sont tour à tour retracés par Juanna et Louis et par la voix de Tristana qui bien des années plus tard tombera sur leurs mémoires et décidera d’en faire un roman.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En ligne sur le site des éditeurs, dans toutes les librairies virtuelles, en librairie en rayon (bientôt) ou en commande.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je pense qu’écrire des romans c’est un travail aussi utile que celui de médecin, professeur ou gendarme; imaginez la vie sans Art : Hop ! Plus de musique ! Plus de film ! Plus de livre ! Plus de photo ! Plus de dessin ! La vie continuerait certainement mais elle serait morne, sans expression  ni mémoire.  Par conséquent, et au vu du labeur, c’est normal que nos prestations soient rémunérées.

Je suis donc totalement contre l’édition à compte auteur, idem pour les comptes participatifs.

 

Les e-book, je n’en suis pas particulièrement fan, mais cela est personnel étant donné que je souffre des yeux.

Par ailleurs, je préfère le support papier que l’on conserve, l’odeur de l’encre et des feuilles, le bruissement des pages  et les beaux volumes. Ceci étant, je lis des nouvelles en e-book et en publie également. Je trouve cela pratique pour les textes courts mais je ne publierai jamais de roman en numérique.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Aies confiance en ton talent et avance.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des romans.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

J’écris dans mon bureau, installée devant mon ordinateur dans le silence.

Je  suis plus intuitive que méthodique ; aussi il est rare que je procède par plan. Je préfère me laisser guider par mon imagination et évoluer avec mes personnages. Si je ne suis pas inspirée, je m’abstiens et je m’adonne à la lecture.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration émane de mes émotions, de mon vécu ou de mes rêveries. Les voyages ou les expériences humaines m’inspirent autant que les photos, la musique, les films ou la peinture.

 

Oui, on m’a commandée un roman littéraire, un mini roman érotique et d’autres textes en revue ou chez des petits éditeurs.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes personnages sont pour la plupart inventés mais dotés de qualités et de défauts de mon entourage ou de moi-même.

Je fais en sorte de rendre mes personnages authentiques puis la logique et mon imagination me soufflent des péripéties.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De lire énormément de classiques comme d’ouvrages modernes, de maîtriser la syntaxe mais aussi de se faire relire par un maximum de personnes du milieu littéraire (écrivains, correcteurs, professeurs de français ou de lettres, conseillers littéraires…)

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Parmi les classiques : Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Emile Zola, Alphonse de Lamartine, Joris- Karl Huysmans, Pierre Choderlos de Laclos, Marcel Proust, Edgar Allan Poe, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Marguerite Duras, Pierre Loti et Marcel Pagnol.

 

Parmi les auteurs modernes : Eric Reinhardt, David Foenkinos, Florian Zeller, Stephen King, Muriel Barbery, Christiane Baroche, Riikha Pulkkinen, Amélie Nothomb et des auteurs moins connus comme Julie Oyono, Pascal Louvrier, Cathy Borie, Patricia Has Nivoix, Christel Lacroix et j’en oublie…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je relis Manette Salomon des frères Goncourt et je découvre Moment d’un couple de Nelly Alard.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, sur mon nouveau roman littéraire « la petite robe bleue » sous l’aile bienveillante de Pascal Louvrier (écrivain biographe-éditeur) et sur un court métrage avec le réalisateur toulousain Thierry Obadia.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

La sortie de Fièvre Gitane (roman) dans une semaine et celle imminente des deux recueils collectifs de nouvelles érotiques sur les thèmes Donjon et Miroir auxquels j’avais participé.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 

Sur mon blog   http://celine-mayeur.blog4ever.com/

 

Sur mon site     http://celine-mayeur.weebly.com/

 

Sur ma page facebook   https://www.facebook.com/pages/C%C3%A9line-Mayeur/100752816677176?ref=hl

 

Sur mon compte facebook     https://www.facebook.com/celine.mayeur.5

 

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Le  5 mars 2015.

Céline Marie Mayeur.

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Je remercie sincèrement Céline Mayeur  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 06 mars 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … Sylvie Salzmann

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sylvie Salzmann

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Sylvie octobre 2014

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Sylvie Salzmann. Je suis née à Paris de mère française et de père apatride.

J’habite en ce moment dans le nord de l’Italie où je travaille comme traductrice freelance et où j’enseigne le français en cours particuliers. Entre 19 et 25 ans, j’ai travaillé comme courtier international dans le secteur céréalier où j’ai reçu une formation qui m’a permis d’asseoir les bases organisationnelles d’un bureau et qui m’a laissé une empreinte assez forte pour développer à mon tour une activité individuelle que je qualifierais, avec plaisir et satisfaction, de « solitaire ».

Mais pour répondre avec précision à votre question, « je suis » maman et écrivaine.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai été élevée par une grand-mère qui m’a longtemps protégée d’un système scolaire que je n’appréciais pas et à l’écart duquel, à tort ou à raison, elle m’a tenue aussi longtemps qu’elle a pu. C’est à elle que je dois mon amour de la lecture et de l’écriture.

Tout en vacant aux tâches ménagères, elle me racontait de vraies histoires inventées et des fables véritables. Dans notre jardin loin du monde, elle m’invitait à observer la nature sous toutes ses facettes, en toute saison et quel que soit le temps. Le silence de mes lectures n’était interrompu que pour réciter une poésie, chanter une chanson ou écouter un disque, faire une dictée car il est important, disait-elle, de savoir bien écrire.

Avec elle, j’ai appris le parfum du linge frais repassé, du parquet ciré, des clafoutis aux cerises, et la danse des désespoirs de peintre ponctués d’épisodes vécus de l’histoire des deux guerres mondiales qui avaient tracé dans sa vie de douloureux sillons ineffaçables.

Ce que j’ai appris parallèlement à l’écriture, c’est à reconnaître mes émotions, à les respecter mais aussi et peut-être paradoxalement, à les garder pour moi ou tout au moins à ne pas les partager avec ceux qui ne savaient qu’en faire. C’est pourquoi, je les écrivais. Et par conséquent, je peux dire que j’ai toujours écrit.

À l’école, je n’aimais pas la récréation au cours de laquelle il était interdit de courir, de crier, de jouer au ballon ou de sauter à la corde. Pour en meubler l’espace et tromper mon ennui, j’écrivais de petites pensées.

Avec ma grand-mère, nous avions un carnet. Avant de m’endormir, je lui écrivais et laissais le carnet sur mon lit. Elle le lisait avant d’aller se coucher et me répondait, de sorte qu’à mon réveil je trouvais toujours les réponses à mes questions et beaucoup d’amour.

L’écriture est le langage du silence, comme la lecture est une écoute silencieuse.

L’écriture, comme la lecture, suppose le silence.

Le silence est la musique de l’âme rythmée par les battements du cœur.

À ce propos, j’aime beaucoup la phrase de Pascal Quignard : « Le livre est un morceau de silence dans les mains du lecteur. Celui qui écrit se tait. Celui qui lit ne rompt pas le silence. »

Au fil des ans, j’ai choisi d’approfondir mes passions pour la lecture et l’écriture et il y a une trentaine d’années, je me suis lancée dans l’activité de traductrice.

Mais devenir traductrice ne m’a pas contraint de délaisser mon premier amour, l’écriture.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je suis passionnée d’histoire et d’histoire de l’art mais surtout de langues. J’aime étudier le français et apprendre les langues étrangères. J’aime le voyage et découvrir les différents peuples de la Terre et leur culture. Et j’aime partager ce que je découvre.

J’ai une vision étonnamment positive et même optimiste et enthousiaste du genre humain, dans le sens où je ne cesse de m’émerveiller de ce qu’il est capable de faire du point de vue artistique et combien il est inventif et exceptionnel. De sorte que pour moi, l’art est partout parce qu’il est avant tout dans les personnes. Maintenant, la façon dont il est exprimé est d’une variété insondable. Cela dit, le premier art qui m’enchante, est avant tout l’univers, notre Terre, sa nature…

Personnellement, je dessine, surtout sur le bois et j’aime fabriquer des cartes de vœux pour mes proches, des marques-pages, j’invente une deuxième vie pour certaines matières ou certains objets avec lesquels je décore mon appartement. J’adore tricoter aussi. Activité dans laquelle je suis gravement nulle ; néanmoins, j’adore ça.

Quant au cinéma, je lui voue une véritable passion. Bien des années avant ma naissance, mon grand-père possédait une salle de cinéma. J’imagine que certaines passions se transmettent à travers l’ADN parce que je ne l’ai su qu’après sa mort. Ce que j’aime du cinéma, c’est la salle, obscure et feutrée, veloutée. Cet antre magique, ce ventre protégé dans lequel grandit une histoire. Le grand écran me fascine ; il me permet d’entrer encore davantage dans la trame. Plus qu’un spectacle, c’est un ravissement, dans le sens où il me « ravit » de la dimension du réel, de l’espace temps et il me « ravit » de plaisir. Je ne vais jamais au cinéma sans réfléchir au film que je vais voir. Aller au cinéma, pour moi, est le fruit d’une petite étude comparative jusqu’à ce que je tombe sur le coup de foudre, à cause du thème ou des acteurs parmi lesquels il existe, à mon avis, des « valeurs sûres ».

Le théâtre aussi me passionne. J’y vais chaque fois que je peux. Enfant, j’aimais réciter aussi. Rentrer dans la peau d’un personnage, c’est amusant. C’est un plaisir que je retrouve quand je lis une histoire à un enfant.

J’aime énormément aussi la photographie, tout particulièrement les photos en noir et blanc et les clichés pris sur le vif, qui ont quelque chose d’imparfait, de vivant, de vrai.

Quant à la musique, et bien, c’est une très longue histoire d’amour que je raconterai peut-être dans un prochain livre.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Parler de « mes lecteurs » suscite en moi une émotion profonde à l’image de celle que j’éprouve en écrivant. Quant au mot « admirateurs », il ne me correspond pas. J’admire de grands personnages de l’histoire, de la littérature, de la musique, de la peinture … mais, comme disait Emily Dickinson « Je ne suis personne ! »

Alors je préfère parler de « mes partageurs » parce que c’est ce que j’ai le sentiment de faire quand je publie un livre, de partager mes émotions, mes réflexions…

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Mes « partageurs » sont des gens que je ne rencontrerai peut-être pas physiquement mais que je peux rencontrer sur la Toile, instrument très utile pour se faire connaître, justement, voire indispensable, dans mon cas, puisqu’en tant qu’écrivaine francophone résidente à l’étranger, je n’ai d’autres moyens qu’internet et les réseaux sociaux pour inviter les lecteurs à découvrir mes livres. Grâce aux réseaux sociaux, les lecteurs peuvent aussi discuter les uns avec les autres et/ou avec moi, par l’intermédiaire de la page Facebook consacrée à la Malle à ma tante, par exemple, ou par le biais de mon site internet où tous les livres sont présents, avec un formulaire par lequel il est possible de communiquer avec moi.

Pouvoir communiquer avec l’auteur du livre qu’on est en train de lire est une chance incroyable, pouvoir lui poser des questions, partager ses impressions… je trouve ça fascinant.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Comme je le disais auparavant, j’ai commencé à écrire dès que j’ai su tenir un stylo, parce que j’écrivais déjà dans ma tête avant. En effet, l’écriture est avant tout une pensée qui germe dans l’esprit et qu’on « couche » sur du papier, réel ou virtuel.

J’ai écrit beaucoup de choses, vraiment beaucoup. Quatre recueils de poésies, sans compter toutes les poésies qui se promènent dans la maison sur des petits bouts de papier, des coins de mouchoirs, de journaux, de tracts… griffonnés en pleine rue, parce que la rue, les gens, sont une source extraordinaire qui abreuve ma pensée.

Et puis j’ai écrit des dizaines de nouvelles, de petites comptines et histoires pour enfants et ex-enfants, beaucoup de déclarations d’amour à mes enfants, de petits mots doux glissés dans les cartables, les jours les plus difficiles.

Enfin, j’ai publié « Nuit Blanche au Lac Noir », un roman policier en collaboration avec des étudiantes : une aventure sensationnelle que je revivrais à tout moment ; « L’Incroyable histoire de la Wyspa Milsztajn », un conte très personnel, intime, sur la rencontre inattendue avec une partie de ma famille, et « La Malle à ma tante », un petit dictionnaire que j’aime qualifier de « poético-déjanté ».

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

La dernière publication est celle de « La Malle à ma tante ».

Il s’agit d’une petite nomenclature poétique et humoristique de vocables dont les définitions sont des jeux de mots et d’émotions.

Ce sont des mots inventés, pour la plupart, dont le son conduit vers une définition personnelle, une vision propre, fruit d’une rencontre avec quelqu’un ou avec quelque chose, issu d’un vécu que j’ai souhaité partager avec des lecteurs.

En ouvrant la Malle à ma tante, on sourit, on pleure, on s’interroge, on s’identifie. On réagit de toute façon parce que dans la Malle, il y a la vie, la mienne et celle de nombreuses personnes.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Exclusivement sur internet, ce qui est à la fois un atout et une limite, dans le sens où je ne peux rencontrer les lecteurs que par l’écriture, au moyen de courriels et de réseaux sociaux tels que Facebook et LinkedIn par exemple. En effet, habiter à l’étranger et publier en français ne facilite pas la participation aux salons. Mais en fin de compte, les lecteurs ne sont plus comme par le passé, renfermé dans des bibliothèques ou contraints d’aller en librairie. Nombreux sont ceux qui achètent des livres sur internet et c’est tant mieux.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Publier à compte d’éditeur, d’auteur ou participatif, c’est avoir de l’argent.

Maintenant, on peut avoir de l’argent et du talent. Ou pas.

Les exemples sont nombreux dans la littérature passée et actuelle. Personnellement, je suis heureuse que Marcel Proust ait eu les moyens de publier à compte d’auteur.

Mais tout le monde ne s’appelle pas Proust. Toute la question est là.

C’est un raisonnement qui risque de mettre de côté ce qui devrait être au centre : le lecteur.

Un lecteur qui se trouve devant le meilleur et le pire de ce qu’on peut imprimer avec de l’argent.

En l’absence d’un comité de lecture, d’une ligne éditoriale, on pourrait penser que la qualité, la beauté de l’écriture, passent au deuxième plan, voire plus loin.

D’un autre côté, comment expliquer et justifier que certains personnages politiques, sportifs, qui en bien ou en mal « font » l’actualité, publient (nègre permettant, donc moyennant finance) avec une simplicité et une médiatisation désarmantes, tandis que les écrivains, les vrais, affrontent le sempiternel parcours du combattant pour passer la « case éditeur » et finalement être lus ?

En ce qui concerne l’e-book, je publie aussi bien sur papier qu’en numérique. Je suis convaincue que le support importe peu. Ce qui compte, c’est le partage, la communication.

L’e-book permet d’emporter avec soi, en voyage par exemple, une foule de livres qu’il ne serait pas possible de mettre dans une valise, surtout avec les limitations qui existent aujourd’hui sur le poids des bagages en soute.

En outre, j’estime qu’il faut, encore une fois, placer le lecteur au centre et réfléchir à ses besoins, ses exigences, sa vie, pour lui offrir le support qu’il préfère. C’est lui qui doit pouvoir choisir.

La technologie est fascinante. Nous sommes passés en quelques années du 78 tours, lourd et fragile, à de minuscules appareils qui permettent d’écouter la musique ou une lecture dans la rue, dans un bus, en faisant la queue quelque part….

Il faut vivre avec son temps, comme le dit l’expression consacrée. Pourrions-nous encore lire dans la pierre, sur des tablettes de cire ou des papyrus ?

De plus, l’e-book coûte moins cher, et je voudrais, une fois de plus, que la lecture et la relecture ne soient pas l’apanage des plus aisés.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

« Laisse tomber, tu ne seras qu’une crève la faim ! »

Comme j’aime bien faire le contraire de ce qu’on me dit, je n’ai jamais abandonné ni la lecture ni l’écriture.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’écris en suivant mon inspiration. Alors, selon le moment, c’est un roman, une poésie, un essai, une nouvelle ou une biographie.

Quant à la lecture, je suis mon instinct et le hasard des rencontres. Les livres croisent mon chemin, traversent ma vie. Certains y passent sans y laisser de traces profondes, d’autres s’y gravent pour toujours. Comme les gens.

  

12/ Comment écrivez-vous ? 

J’écris quand l’envie m’en prend. Pour moi, l’écriture n’est ni un devoir, ni un travail. C’est une fonction de mon organisme, comme respirer, voir, entendre…. Quand l’écriture m’appelle, je ne peux pas résister. J’ouvre une page blanche de mon ordinateur et j’écris. Pourquoi l’ordinateur ? Parce que c’est mon outil de travail, toute la journée (je suis traductrice) et quand l’inspiration arrive, je la suis et j’écris.

C’est tout et c’est une chance.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Partout et à chaque instant.

Au-delà du fait que l’intérieur de ma tête est étonnamment semblable à l’imaginaire d’Amélie Poulain (quand j’ai vu le film, j’ai eu envie de crier en plein séance « regardez, c’est comme ça dans ma tête !! »), je suis d’un naturel « poreux ». Ce qui n’est pas toujours une bonne chose. Mon inspiration, ce sont les gens que j’observe silencieusement dans la rue, dans une salle d’attente, dans un aéroport, au supermarché ; ceux avec qui je parle et dont je ressens la bonté, la méchanceté, la cruauté ou la générosité. Le genre humain est une source inépuisable qui nourrit bien des domaines de l’art. Et puis il y a les discours de mes enfants qui, comme beaucoup de bilingues, adorent jouer avec les mots et les sons, sauter d’une langue à l’autre et faire l’expérience de leur mélange. Mes mots viennent aussi de mes émotions personnelles, mes souvenirs, mes espoirs déçus ou pas, mes rêves et mes cauchemars. La vie, quoi !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Quand j’écris un roman, l’intrigue vient d’elle-même et je m’y laisse aller.

Les personnages quant à eux, ne sont jamais totalement imaginaires. Ils sont la somme de personnages vrais ou fictifs croisés au long d’une vie.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je leur dirais de lire, avant tout, et de n’écrire que s’ils en ont envie et quand ils en ont envie.

J’entends trop de gens qui racontent combien ils s’obligent à écrire tous les jours comme s’il s’agissait de travaux forcés. Je ne partage pas. L’écriture, comme la peinture, la sculpture ou toute autre forme de création s’alimente d’inspiration, de naturel. Elle est là ou elle n’est pas là. Et si elle n’est pas au rendez-vous, aucun forage ne vous la donnera. Derrière les écrits forcés, on devine l’effort et ça ne passe pas. Pas avec moi, en tout cas. Créer peut être parfois violent et douloureux mais ce n’est en aucun cas un acte de violence envers soi-même, y compris quand la douleur est présente, autrement, cette violence, le lecteur la perçoit et c’est probablement ce qui fait la différence entre un écrivain et quelqu’un qui écrit, comme entre un musicien et quelqu’un qui joue de la musique.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Sans faire aucun classement, je citerais tout d’abord Marcel Proust. Et puis, Pascal Quignard, Pierre Assouline, Emile Zola, Walt Whitman, Patrick Süskind, Stendhal, Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Victor Hugo, William Shakespeare, Jorge Semprun, Rainer Maria Rilke, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, François Villon, Rimbaud, Baudelaire, Mallarmé, Jacques Prévert, JB Pontalis, Zoyâ Pirzâd, Michel Peyramaure, Jean-François Parot, Marcel Pagnol, Viviane Moore, Molière, Prosper Mérimée, Guy de Maupassant, Amin Maalouf, Jack London, Jean Grenier, Henri Gougaud, André Gide, Ralph Waldo Emerson, Umberto Eco, Alexandre Dumas, Conan Doyle, Didier Decoin, Antoine de Saint-Exupéry, Paulo Coelho, Agata Christie, Mireille Calmel, Michel Butor, Jeanne Bourin, Georges Bernanos, Isaac Bashevis Singer…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Cheveu, parle-moi de moi (Odoul-Portrait)

Le Poisson et le Bananier (Bellos)

L’énigme des Blancs-Manteaux (Parot)

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai toujours beaucoup de projets en cours qui se développent et se réalisent au fil du va-et-vient de l’inspiration qui les fait naître.

J’ai aussi beaucoup de choses déjà écrites que j’espère publier parce qu’elles me font rire et pleurer et à une époque où il est souvent mal d’avoir mal ou culpabilisant de se sentir bien, je choisis de célébrer les émotions. J’écris constamment et souvent plusieurs projets en même temps comme en ce moment, j’écris des poésies, un essai, l’histoire de ma famille et un roman où se mêlent l’amour, la magie, la poésie, le rêve et l’histoire qui sont des ingrédients dont j’apprécie la saveur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Comme je l’ai dit, j’habite à l’étranger et par conséquent, participer à des salons m’est pratiquement impossible. Je suis en permanence sur internet, sur les réseaux sociaux.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur le site de l’éditeur et sur Facebook en particulier où une page spéciale a été ouverte pour La Malle à ma tante.

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Le 28/12/2014.

Sylvie Salzmann

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La Malle à Ma Tante

« Les mots savent de nous des choses que nous ignorons d’eux » disait René Char.

Expression de nos douleurs, de nos amours, de nos déceptions, de nos joies, nous les retournons dans notre bouche avec délectation ou avec rage, et il arrive qu’ils nous entraînent dans de jolis contes légers et colorés, quand ils se mettent à voleter comme des pétales de coquelicot soulevés par une brise printanière ou par la course effrénée de deux enfants se poursuivant pour arriver avant l’autre au goûter.

En ouvrant la Malle à Ma Tante, on trouve donc des mots dont les définitions sont des jeux de sons et d’émotions qui tour à tour étonnent, dérangent, troublent et font sourire.

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Sylvie octobre 2014

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Je remercie sincèrement Sylvie Salzmann  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 30 décembre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … Thierry ROLLET

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Thierry ROLLET

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Thierry ROLLET

Né à REMIREMONT (VOSGES) en 1960. Se consacre à la littérature depuis l’âge de 15 ans. Sociétaire des Gens de Lettres de France. A publié son 1er ouvrage à 21 ans, en est actuellement à son 38ème ouvrage publié. D’abord enseignant, a fondé en 1999 l’entreprise SCRIBO (www.scribomasquedor.com ) qui s’occupe de diffusion de livres, de conseils littéraires aux auteurs désireux d’être publiés, d’édition avec sa filiale : les Éditions du MASQUE D’OR, de formation en français/anglais et d’un atelier d’écriture. Thierry ROLLET a publié des romans, des recueils de nouvelles, des récits historiques, ainsi que de nombreuses nouvelles en revues et sur Internet.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’étais professeur de français, anglais et sciences humaines. J’ai animé des ateliers d’écriture en collège et lycée.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La littérature essentiellement. J’ai composé également des essais biographiques sur Édith Piaf, Léo Ferré et deux acteurs du cinéma fantastique : Boris Karloff et Bela Lugosi.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je participe à des salons du livre et à des séances de dédicaces en librairies. Mes sites professionnel www.scribomasquedor.com et personnel http://ecrivainthierryrollet.e-monsite.com reçoivent une vingtaine de visiteurs chaque jour. J’ai également 2 pages sur Facebook.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’anime un atelier d’écriture par correspondance sur Internet. Il m’est arrivé de faire des conférences, notamment concernant mon essai biographique Léo Ferré artiste de vie avec l’université du temps libre.

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai publié à l’heure actuelle 38 livres. J’ai commencé à publier des nouvelles et des poèmes en revue dès l’âge de 15 ans. Mon premier roman Kraken ou les Fils de l’océan a été publié quand j’avais 21 ans. Je n’ai jamais cessé d’écrire depuis.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre est un essai biographique intitulé Deux monstres sacrés : Boris Karloff et Bela Lugosi (éditions Dédicaces).

4ème de couverture : « Le tournage des premiers films d’épouvante coïncide avec la création du cinéma proprement dit. Divers acteurs ayant connu des débuts sur les planches se verront alors proposer des rôles de personnages emblématiques de la littérature fantastique gothique. Ce fut le cas de Boris Karloff et de Bela Lugosi, mondialement reconnus pour leurs interprétations du monstre de Frankenstein et du comte Dracula. Deux monstres sacrés au double sens du terme, donc. Deux destinées parfois unies sur l’écran, quoique très divergentes dans la vie comme dans la carrière. Deux personnalités ayant servi à merveille un style difficile par leur aptitude à s’adapter à des exigences que leurs rôles respectifs rendaient souvent tyranniques. Deux carrières exemplaires sur bien des points, dont l’histoire se lit comme un roman d’aventures et qui donnent son sens véritable à l’expression « pionniers du cinéma ». Tels sont les éléments qui constituent ce livre. »

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Toutes les librairies peuvent me les commander, ainsi qu’à mes éditeurs. On peut également les commander sur mes sites : www.scribomasquedor.com et http://ecrivainthierryrollet.e-monsite.com

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Le compte d’auteur peut être honnête à condition de respecter 3 principes fondamentaux :

  • le contrat doit mentionner très clairement « édition à compte d’auteur » avec les références légales ;
  • c’est l’auteur qui choisit le nombre d’exemplaire à imprimer puisque c’est lui qui les paie ; toute nouvelle réimpression doit donner lieu à un nouveau contrat ;
  • l’éditeur doit lui proposer (non lui imposer) un service de publicité et de diffusion.

Le compte participatif ne doit pas masquer un compte d’auteur abusif. Exemple : faire croire à l’auteur qu’il ne paie que la maquette d’un livre contre 2000 ou 3000 € est une arnaque.

Les e-books constituent un nouveau support fort intéressant pour le livre, étant donné qu’il peut être interactif (on peut, par exemple, cliquer sur des liens Internet contenus dans le texte). Bien entendu, ils ne remplaceront jamais le livre en tant qu’objet car ils ne sont qu’un contenu.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Persévérer, même en cas de mévente. Un livre n’est jamais qu’un produit sur le marché qui subit la loi du marché. Le métier d’écrivain, il faut l’aimer passionnément pour le vivre et le poursuivre.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

 Des romans essentiellement. Je m’intéresse aussi à la poésie, ainsi qu’aux ouvrages d’histoire ou de vulgarisation scientifique.

 

 12/ Comment écrivez-vous ? 

Sur ordinateur, de préférence l’après-midi. Il peut m’arriver de travailler sur plusieurs livres en même temps, selon l’inspiration du moment.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration vient toute seule, il n’y a pas de recette. Je reçois des commandes assez régulières. Bien entendu, il y aura toujours tel ouvrage qui se vendra mieux que tel autre sans que l’on puisse savoir pourquoi : c’est la loi du marché.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Non, mes personnages peuvent être historiques (exemples : Jeanne d’Arc et Gilles de Rais) ou être fictifs mais évoluer dans un cadre réaliste : cela constitue l’essentiel de mon inspiration. Même si j’ai beaucoup lu d’ouvrages de l’imaginaire, je l’ai peu pratiqué. J’ai toujours un plan préparé avant de rédiger un ouvrage, mais je peux le modifier fréquemment en cours de rédaction.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Persévérez, aimez ce métier : c’est la seule façon de ne jamais être déçu même en cas de mévente. Et surtout, ne considérez jamais le fait d’écrire comme un loisir : c’est toujours un métier avec toutes les conséquence et toutes les exigences qui s’y rattachent.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Henri Troyat, Albert Camus, Emile Zola, Guy de Maupassant.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

La Vie quotidienne en Russie au temps du dernier tsar de Henri Troyat.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, mais chut ! Je n’aime pas en parler avant qu’ils soient prêts. J’ai toujours de nouveaux projets en tête.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Trois salons du livre :

  • à Monéteau (Yonne) le 26 octobre ;
  • à Courson les carrières (Yonne) le 30 novembre :
  • à Sens (Yonne) le 14 décembre.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Essentiellement sur mon site personnel http://ecrivainthierryrollet.e-monsite.com et sur mes pages Facebook.

 

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Le 7 octobre 2014

Thierry ROLLET

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2 monstres sacrés

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Extrait de DEUX MONSTRES SACRES

CHAPITRE 1
Où les chemins se croisent
Voici donc deux acteurs fétiches du cinéma fantastique qui se croisent et vont bientôt
faire connaissance.
La plupart des critiques considèrent d’ailleurs que la célébrité montante de Boris
Karloff et de Bela Lugosi doit beaucoup à ce que l’on appelle maintenant « l’âge d’or du
cinéma fantastique », qui doit lui-même sa renommée au 7ème Art en général : bien loin d’être
une simple mode, comme l’avaient prédit – ou espéré ? – les plus chauds partisans du théâtre,
le cinéma muet puis parlant devint un véritable phénomène social qui ne s’est jamais démenti,
puisque, de nos jours, on peut même le recevoir d’une façon très privée sous forme de VOD
sur un smartphone. À cette époque, les salles de théâtre se vidaient au profit des salles
obscures, où le film noir supplantait le mélodrame des planches. Rien d’étonnant, dans ces
conditions, à ce que ce véritable tsunami culturel servît de tremplin – un mot bien faible ! – à
la carrière de nos deux acteurs.
Star d’un jour, star toujours : c’est ce qu’il advint de Bela Lugosi dès qu’il eut
interprété le rôle du comte Dracula. Je l’ai dit : ce fut surtout ce regard quasi-hypnotique, bien
mis en évidence par un éclairage blafard et rendu cruel et terrifiant par sa fixité glacée, qui fit
la célébrité de l’acteur hongrois – alors que Tod Browning comptait sans doute sur l’accent
étranger de Lugosi pour assurer une interprétation convaincante du vampire transylvanien. En
vérité, Lugosi put conjuguer la chance avec le talent puisque Lon Chaney, à la fois maquilleur
et acteur, avait été pressenti en premier pour interpréter Dracula. Le sort en décida autrement
puisque Lon Chaney mourut en 1930 et que le film fut tourné et sortit l’année suivante. Il
n’est pas interdit de penser, par ailleurs, que ce fut Tod Browning qui usa de son influence
pour qu’en définitive, Bela Lugosi fût retenu.
Bien souvent, le cinéma contribua à la renommée d’une star en la confinant dans le
même rôle ou dans le même genre de films : Armando Catalano alias Guy Williams ne tourna
que dans les 80 épisodes de Zorro chez Walt Disney ; Douglas Fairbanks brilla dans le genre
cape et épée ; Gary Cooper remporta la palme des films d’aventures à grand spectacle… C’est
ainsi que Bela Lugosi devint, du jour au lendemain, star du cinéma d’épouvante, et ce durant
les dix-sept années qui suivirent le Dracula de Tod Browning. C’est en effet durant cette
période que les studios Universal produisirent une cinquantaine de films de terreur issus pour
la plupart de la littérature fantastique gothique, avec Bela Lugosi comme interprète privilégié.
C’est à ce moment que Bela Lugosi fut pressenti pour jouer le rôle du monstre de
Frankenstein, dans l’adaptation qu’en fit James Whale. J’ai dit dans le chapitre précédent qu’il
était déjà engagé dans l’interprétation du docteur Mirakle dans Double assassinat dans la rue
Morgue. Cependant, des rumeurs de studios prétendent que Bela Lugosi avait refusé le rôle du
monstre, alors que le célèbre maquilleur Jack Pierce lui avait déjà fait essayer le masque. À
cette époque, un acteur sous contrat ne pouvait se permettre de refuser un rôle, surtout
lorsqu’il devenait une valeur montante : plus dure alors, plus définitive aussi, eût été sa
chute ! Les rumeurs précisent même que Lugosi aurait décliné ce rôle parce qu’il était muet !
Il est vrai cependant que le réalisateur pressenti pour tourner le film n’était pas alors James
Whale, mais Robert Florey. Le renvoi de ce dernier changea donc la donne. Celle-ci profita
alors à Boris Karloff, en lui permettant à son tour d’être éclairé en véritable vedette américaine
par les plus puissants projecteurs ! De ce croisement de carrière, les deux acteurs n’en furent pas vraiment conscients à ce
moment-là puisqu’ils ne se connaissaient pas personnellement – rien, en tous cas, ne permet
de l’affirmer. Il fallut que la volonté expresse d’Universal s’en mêlât pour que Boris Karloff
et Bela Lugosi se rencontrent effectivement, pour tourner ensemble, dans le Chat noir en
1934.
À cette époque, Boris Karloff avait souhaité opérer de lui-même un tournant dans sa
carrière, à moins qu’il ne s’agît d’y ouvrir une parenthèse. Devenu star, il ne parvenait pas à
se faire une place dans ce monde frelaté, fuyant les réceptions mondaines de ce milieu au
profit de sa vie de famille : marié et père d’une petite fille, il conservait – contrairement à
Bela Lugosi, semble-t-il – le souci de poursuivre sa vie privée sans qu’elle fût envahie de
mondanités. De plus, son nouveau statut de vedette lui semblait aller de pair avec une
augmentation de son cachet, qu’il ne pouvait obtenir d’Universal. Il quitta donc Hollywood
pour la Gaumont British de Londres – un retour aux sources, donc ! – qui lui offrit un rôle
dans le Fantôme vivant. Malheureusement, le public ne suivit pas et Boris Karloff se vit une
nouvelle fois rattrapé par l’Amérique : il avait tourné la Momie deux ans auparavant –
toujours avec James Whale – et s’était encore attiré les louanges des critiques et une
popularité sans faille. Le Fantôme vivant, qui raconte l’histoire d’une égyptologue qui émerge
de l’au-delà pour réclamer une pierre volée, fut perçu comme une pâle copie de la Momie,
plus apte à desservir l’acteur principal qu’à assurer sa renommée.
Boris Karloff regagna donc les États-Unis et revint frapper à la porte d’Hollywood, où
les studios Universal, ayant eux aussi compris la leçon, lui offrirent un contrat plus
avantageux, où il bénéficiait – faveur insigne ! – de la liberté de tourner pour d’autres firmes
si le cœur lui en disait : à tout seigneur tout honneur, on est star ou on ne l’est pas !
Ce fut alors que s’imposa l’idée de faire tourner Karloff et Lugosi dans un film
commun. Je le répète, les deux stars ne devaient se connaître que de réputation et ne s’étaient
jamais rencontrées puisque Boris Karloff, contrairement à Bela Lugosi, fuyait les réceptions
mondaines où acteurs et producteurs se montraient sur les mêmes plateaux ! De cette première
rencontre naquit le véritable choc du Chat noir, quelque peu inspiré du conte d’Edgar Poe1
.
Je dis « quelque peu » car le scénario du film prend bon nombre de libertés avec
l’intrigue du conte. Ici, il ne s’agit pas d’un époux sombrant dans l’alcoolisme, puis
assassinant sa femme et la dissimulant dans un mur, sans s’apercevoir que son animal favori,
un chat noir, se fait emmurer lui aussi pour mieux le trahir ensuite par ses miaulements
désespérés. Le Chat noir de Carl Lemmle est le récit d’une lutte entre Verdegast (Bela
Lugosi) et Poelzig (Boris Karloff) : le premier accuse le second, chef d’une secte satanique,
d’avoir fait disparaître sa femme et sa fille. Un jeune couple rencontré par Verdegast dans le
train est étrangement mêlé à cette intrigue ; étrangement car on se demande, tout au long de ce
film qui passerait aujourd’hui pour un court-métrage – il ne dure que 65 minutes –, quelle est
au juste l’utilité de ce couple, si ce n’est d’embrouiller l’affrontement entre les deux vedettes,
sans pour autant faire pâtir leur jeu d’acteur, toujours révélateur de leur aptitude à jouer des
personnages cyniques et animés d’une cruauté ou d’une détermination sans faille. Quant au
chat noir proprement dit, il n’apparaît que fortuitement, dans une seule scène : on veut de
toute évidence faire comprendre au spectateur qu’il est l’incarnation de l’esprit satanique qui
règne dans cette demeure, tout au long de ce huis-clos qui est censé se dérouler en Hongrie –
mais oui ! –, bien que l’on n’aperçoive rien de typique dans les rares scènes d’extérieurs.
La sagesse du réalisateur et du scénariste fut de donner dans l’intrigue une importance
égale à Boris Karloff et à Bela Lugosi. Ce fut également le cas dans le Corbeau, tourné
l’année suivante. Là encore, les deux personnages s’affrontent, bien que l’un, le criminel
Bateman (Boris Karloff) sollicite tout d’abord l’aide du docteur Vollin (Bela Lugosi) pour une

1
Publié dans les Nouvelles histoires extraordinaires, traduites par Charles Baudelaire. opération de chirurgie esthétique. Cependant, l’intrigue se complique par l’intervention de la
famille Thatcher, dont le docteur Vollin souhaite épouser la fille. Au contraire du Chat noir,
c’est le personnage de Bateman qui joue les trouble-fête, au lieu du jeune couple dans le film
précédent. L’empreinte d’Edgar Poe est toujours évoquée dans ce scénario, d’une façon plus
évidente encore d’ailleurs puisque c’est le docteur Vollin qui s’en inspire, en ayant aménagé
une salle de torture dans sa cave avec, pour instrument dominant, le pendule meurtrier
présenté dans le conte le Puits et le pendule. La fin transforme le criminel Bateman en héros
positif puisqu’il se rachète en délivrant Thatcher, l’empêchant ainsi d’être égorgé par le
terrible pendule. La morale sera sauvée puisque c’est le sinistre Vollin lui-même qui périra
dans sa propre cave.
Par la suite, Boris Karloff et Bela Lugosi tourneront huit films ensemble

2
. Pourtant,
c’est seulement dans les deux premiers qu’ils seront traités à égalité : par la suite, ce fut tantôt
l’un, tantôt l’autre qui se retrouva cantonné dans un rôle secondaire. Pire encore, ce fut Bela
Lugosi qui fut le plus souvent défavorisé par rapport à Boris Karloff. La petite histoire ne dit
pas s’il conserva de la rancune ou de l’envie vis-à-vis de son partenaire. Cependant, d’après
Karloff, ce placement au second plan n’était dû principalement qu’aux difficultés qu’éprouvait
Bela Lugosi à se familiariser avec l’anglais : si son accent était apprécié, sa diction souffrit
toujours de cet aspect récité que prenaient les textes anglais dans sa bouche. Laissons Boris
Karloff commenter lui-même ce véritable handicap vocal : « Le pauvre Bela, c’était bizarre.
C’était pourtant un homme de talent, réservé et sensible, qui fit une belle carrière dans le
théâtre classique en Europe. Il a malheureusement commis une erreur fatale, celle de ne
s’être jamais donné le mal d’apprendre notre langue… Il avait vraiment des problèmes au
niveau du langage et ne savait pas dire un texte. »

3
Lisez la suite dans Deux monstres sacrés : Boris Karloff et Bela Lugosi
Essai biographique de Thierry ROLLET – éditions Dédicaces

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Je remercie sincèrement Thierry Rollet d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 11 octobre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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My top ten books

Les dix livres vous ayant perturbé !

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1870

1870

Récits et Nouvelles

Editions du Masque d’Or

Collection La France en Guerre

ISBN : 978-2-36525-007-8 – Prix 19 €

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1870

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Il s’agit d’un ouvrage collectif dont l’initiative revient à Thierry ROLLET, qui a fait un appel à textes pour l’écriture par un auteur actuel d’une nouvelle sur la Guerre de 1870, nouvelle devant être publiée aux côtés de textes d’auteurs contemporains de l’époque de la guerre.

C’est d’ailleurs en raison de cet appel à textes que j’ai écrit AUGUSTIN ma bataille de Loigny, puisque d’une nouvelle ratée il en est sorti un roman historique.

Quoiqu’il en soit de la genèse de cet ouvrage, nous y retrouvons des textes de grands auteurs.

Je voudrais citer Alphonse DAUDET dont il est publié LA DERNIERE CLASSE (Récit d’un Petit Alsacien) , puis L’ENFANT ESPION ainsi que le PORTE-DRAPEAU, tous trois extraits des Contes du lundi (1873).

Et aussi Guy de MAUPASSANTpour BOULE DE SUIF extrait de les Soirées de Médan (16 AVRIL 1880) et aussi MADEMOISELLE FIFI en extrait (1882).

Egalement Emile ZOLA pour L’ATTAQUE DU MOULIN (1880).

L’on ne présente plus ces trois auteurs que l’on lit ou relit avec grand plaisir.

Ce recueil se termine par une poésie de Jean-Baptiste CLEMENT de 1871, pendant la Commune de Paris, intitulée LE TEMPS DES CERISES, que tout le monde connaît tant cette complainte fait partie du folklore français. Je ne résiste pas à écrire le premier couplet :

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur.
Quand nous chanterons le temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur.
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Thierry ROLLET nous a gratifié de deux nouvelles.

La première L’ODYSSEE DU CELESTRE nous raconte l’histoire d’un postier antimilitariste devenu soldat, qui va être expédié avec ses sacs de courriers au-dessus des lignes prussiennes dans un ballon, le 12 décembre 1870. Expédition périlleuse s’il en faut …

La deuxième L’AUBERGE DU TROU DE L’ENFER nous conte les aventures d’un fantassin, non tiré au sort à cause de son âge pour partir à la guerre, qui va faire tout ce qu’il peut pour rejoindre le front dans les Vosges, à la recherche de ses camarades enrôlés. Il finira par être incorporé dans un débris d’armée. Un obus lui éclate la jambe mais, heureusement, il a la vie sauve. Il se retrouve à défendre une auberge. En réchappera-t-il ?…

Laurence VANHAEREN nous a écrit une nouvelle intitulée QUINZE SOUS dans laquelle elle nous dit les aventures d’un gamin chargé d’aller acheter un rat pour le déjeuner de son père qui lui a remis 15 sous pour le payer. Chemin faisant, le gamin fait des rencontres …

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4ème Couverture 1870

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L’éditeur a préfacé l’ouvrage en précisant que 1870 était l’année de la honte pour la France et son armée. Il en profite pour nous parler du 7ème Art en évoquant BOULE DE SUIF de Christian-Jacque, le film qui date de 1945. Boule de Suif avait alors pris l’allure de Micheline Presle, sublimée par le réalisateur. Il termine sa préface en écrivant : « quinze sous, c’est quinze sous … »

Cela me rappelle une autre phrase de la même veine que j’ai mise dans AUGUSTIN ma bataille de Loigny : « Certes, un sou est un sou. Mais, quand vient le malheur, si le sou manque, le malheur est encore plus grand ».

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Bref, en lisant cet ouvrage, nous passons un bon moment et c’est le principal.

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http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

http://librebonimenteur.net/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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