L’église Saint-Leu-Saint-Gilles est une église du culte catholique, située au 92 de la rue Saint-Denis. Elle fait l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques depuis le 20 mai 1915. Ses origines Dédiée à saint Loup de Sens (qui donna saint Leu) et à saint Gilles (un ermite provençal), l’église fut fondée au XIVe siècle […]

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L’église Saint-Leu-Saint-Gilles par Les balades d’Alexandra

La traversée de l’église la nuit

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La traversée de l’église la nuit

 

Nuit de noirceur bleutée

Calme et peu troublée

Fendue d’un rayon de lune rousse

Accroché au clocher rabougri

De l’église romane

 

Cinq silhouettes grises

Fugitives peu assurées

Avancent dans la nuit

Silencieuses et apeurées

Jusqu’à une porte latérale

Du lieu Saint endormi

Ouverture complice

Sur un silence insoumis

 

L’ouverture de la porte

Pourtant précautionneuse

Terrifie

La lueur fragile d’un cierge non éteint

Devant un Saint triste

Espérant dormir

Dans l’anxiété du silence ténébreux

 

Réveillées en sursaut

Les statues de bois craquent de peur

S’interrogent, se questionnent

S’affolent, s’apeurent

Pourquoi ce raffut à cette heure ?

 

Trois marches à descendre

Atteindre le sol dallé et plat

Avancer dans le noir

Angoissant

Un briquet s’allume

Ajoutant les ombres

À l’effrayant

 

L’avancée reprend pas à pas

Sombre et piégeuse

L’un trébuche

Sur une chaise indisciplinée

 

Un énorme bruit sinistre

Résonne lugubre sous la voûte

Et insulte les trompettes de la mort

Soudain en croûte

 

Plus aucun mouvement

Plus aucune respiration

Même les Saints restent muets

D’indignation

 

Des frissons parcourent

Les dos courbés des garçons

Et des statues immobiles

Redressées en glaçons

 

Le silence reprend ses droits,

Imperturbable de calme

Les silhouettes avancent de nouveau

Les cœurs battent la chamade

 

Les statues soulagées

Rassurées

Respirent

Délivrées

 

L’église est traversée

En rires étouffés

Sans autre souffrance.

 

 

© 02 septembre 2016 – Jean-Louis Riguet

 

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Jean-Louis RIGUET 15 septembre 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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La nuit traverse l’église

 

 

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La nuit traverse l’église

 

L’objectif est précis :

Traverser l’église de nuit pour rejoindre la sacristie et monter à l’étage

Jusqu’à une pièce aux murs blancs sales qui, sans entretien, cloquent en chemin

Où aura lieu une répétition de musique par un orchestre d’adolescents

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Cette nuit de noirceur bleutée, peu troublée et calme

À peine fendue d’un rayon de lune rousse improbable

Est suspendue au clocher rabougri et sans ambages

Qui n’en demande pas tant, ou si peu, de l’église romane

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Cinq silhouettes grises et fugitives peu assurées

Dans la rue avancent silencieuses et apeurées

Jusqu’à une porte latérale de ce lieu saint endormi

Ouverture complice sur un silence insoumis

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Déjà, l’ouverture de la porte, pourtant précautionneuse, terrifie

La lueur fragile d’un cierge non éteint devant un Saint triste

Cherchant à dormir amplifie l’anxiété du silence sinistre

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Réveillées en sursaut les statues de bois craquent de peur

S’interrogent, se questionnent, s’affolent, s’apeurent

Pourquoi ce raffut à cette heure ?

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Trois marches à descendre

Atteindre le sol dallé et plat

Avancer dans le noir angoissant

Un briquet qui s’allume ajoute à l’effrayant

.

L’avancée reprend pas à pas, sombre et piégeuse

L’un trébuche sur une chaise indisciplinée et malencontreuse

Un énorme bruit terrible résonne lugubre sous la voûte

Et insulte les trompettes de la mort soudain en croûte

.

Plus aucun mouvement, plus aucune respiration

Même les Saints restent muets d’indignation

Des frissons parcourent les dos courbés des garçons

Et des statues immobiles redressées en glaçons

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Le silence reprend ses droits, imperturbable de calme

Les silhouettes avancent de nouveau, les cœurs battant la chamade

Les statues soulagées, rassurées, respirent en délivrance

L’église se traverse en rires étouffés sans autre souffrance.

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© 14 avril 2016 – Jean-Louis Riguet

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 14 avril 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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La Laïcité veut l’application du pouvoir.

La Laïcité veut prendre le pouvoir. C’est un titre provocateur mais la France est un pays laïc où toutes les religions sont autorisées à condition qu’elles ne soient pas ostentatoires.

Il faut bien constater qu’il y a beaucoup d’agitations, le mot n’est pas assez fort, en cette période trouble de fin d’année.

Les attentats bouleversent et bousculent les Français. C’est triste surtout pour les familles des victimes. Je m’associe à leur douleur.

On guerroie un peu partout. Sans discrimination on tape. On vend aussi des armes qui se retournent contre les vendeurs.

La COP21 veut mettre du vert dans les épinards. Il ne faudra pas oublier le beurre.

Les crèches de Noël sont interdites dans les mairies. Personnellement, je n’en ai pas vu souvent. Je les voyais plutôt dans les églises, à leur place.

On parle aussi d’interdire la galette des rois, référence au religieux. On ne pourra plus suivre les étoiles, même pas celle du Berger.

L’on prêche d’interdire toutes les traditions qui ont une connotation religieuse.

S’il l’on continue ainsi, il ne restera plus aucune fête ni activité possible, car il sera toujours trouvé le côté pernicieux du religieux.

Je pense qu’il faudrait interdire Jeanne d’Arc qui sauva Orléans mais qui était très religieuse.

A trop vouloir en faire, on ne fait plus rien.

Il faut raison garder même en période de déraisonnement.

C’est l’affichage ostentatoire qui est en cause, pas la pratique de telle ou telle religion. Ce sont les démonstrations spectaculaires qui dérangent, pas les pratiques normales.

Dans l’un de mes livres, je parle d’un militaire dont on voudrait faire un saint pour des raisons de foi et de sainteté. Ne devrait-on pas censurer ces pages au nom de la laïcité.

Ne soyons pas absurdes ! Gardons les pieds sur terre avant pour certains de monter au ciel.

 

 

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Jean-Louis RIGUET 26 novembre 2015.

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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Les deux plumes – nouvelles-masquedor

jl.jpg   Jean-Louis RIGUET

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LES DEUX PLUMES  

Deux plumes voguent sur La Loire en la descendant. En perdition, un poisson les secourt et les accompagne jusqu’à l’apparition d’une lumière dans une tour …

Lisez un extrait des deux Plumes

Les deux plumes
(Jean-Louis RIGUET)

Deux plumes, l’une blanche, l’autre noire, voguent sur l’eau de La Loire. Elles
proviennent l’une et l’autre de cygnes, l’un âgé, l’autre jeune, ce qui explique la différence de
couleur. Les deux plumes sont là depuis quelques heures, dans une eau calme à un endroit
formant une petite anse, du côté du Morvan. Vient à passer un bateau qui provoque des
vaguelettes bousculant nos deux plumes et les poussant vers l’aval, bien au-delà de leur calme
anse. Elles ont un peu peur et elles se demandent où elles vont atterrir. Commence pour elles
un long parcours avec des aventures qu’elles n’imaginent même pas.
Ici, elles découvrent un gros bourg devinant la pointe du clocher de l’église bien au
milieu des toits des maisons. La plupart sont en tuiles un peu foncées. Il doit y avoir une
grosse cloche car les plumes entendent ses battements sourds. Là elles rencontrent un jardin
avec une végétation étonnante, de grands arbres dont les feuilles bruissent élégamment et des
parterres de fleurs embaument l’atmosphère et égayent de leurs couleurs diverses et variées
l’environnement. Les plumes ont à peine le temps d’appréhender tout cela que les voilà
parties de nouveau à l’aventure.
Un dériveur les pousse soudain vers la rive, les bousculant au passage méchamment.
Elles sont toutes mouillées désormais, décoiffées, alourdies et ont plus de mal à flotter, surtout
que l’engin a laissé derrière lui des vagues inquiétantes et assez hautes, d’au moins dix
centimètres. D’accord, dix centimètres ce n’est rien, mais rapporté à l’épaisseur d’une plume,
c’est quand même plusieurs fois sa hauteur. Tout est relatif, aurait dit… Vlouf ! Les plumes
percutent soudain un rocher, enfin… une grosse pierre posée rien que pour les recevoir. Une
niche naturelle les recueille, elles vont pouvoir prendre un peu de repos après tout ce trajet
mouvementé, certes intéressant, mais surtout plein d’angoisses pour qui n’a jamais voyagé.
Les plumes restent là à récupérer, sans rien dire, bien à l’abri de l’eau tumultueuse qui
provient du passage incessant des bateaux. Au bout d’un temps certain, l’une ouvre l’œil et dit
à l’autre :
– Quelle aventure ! Nous avons bien fait 200 kilomètres, nous voilà presque arrivées à
Gien. Cela fait deux à trois jours, deux à trois nuits, que nous voguons sans savoir où nous
allons.
– Tu as raison, il sera bien souhaitable que nous puissions nous établir un peu dans un
endroit stable. Nous allons réfléchir à la situation désormais que nous sommes un peu
stabilisées.
Chacune des plumes reste en silence quand elles entendent un plouf dans l’eau. Elles
regardent autour un peu effrayées. Quoi ? Qu’est-ce encore ? Un poisson vient les sentir,
sûrement pour les manger. Mais il est rassasié et n’a pas faim. Alors, n’ayant rien d’autre à
faire, il fait un tour, puis une deuxième tour, comme s’il attendait quelque chose. Au troisième
tour, il fonce droit sur les deux plumes, qui prennent vraiment peur cette fois-ci. Elles se
recroquevillent l’une contre l’autre et se mettent à réciter des Ave qu’elles n’ont jamais appris.
Le poisson freine soudain, ses nageoires servant d’aérofreins, s’arrête à deux centimètres et
leur lance :
– Mais que faites-vous là dans cet endroit hostile pour des plumes ?
Ne sachant soudain quoi répondre, dans un premier temps, les plumes se taisent. Mais
la blanche, qui est plus âgée, prend son courage à deux mains et prononce timidement
quelques mots :
– Poisson, bonjour, je vois que tu ne nous veux aucun mal car, dans le cas contraire, tu
nous aurais déjà croquées. Que faisons-nous là ? Nous ne le savons pas non plus ? Nous avons
été détachées par nos porteurs lors d’un déplumage de santé, nous sommes tombées à l’eau,
puis une vague nous a jetées dans le courant de La Loire qui nous a conduites ici. – Votre voyage a été long ? interroge le poisson curieux.
– Nous ne savons pas bien. À notre avis, nous flottons depuis deux ou trois jours et
nuits, nous sommes parties dans le Morvan et nous voilà ici près de Gien.
– Cela fait une trotte quand même. Avez-vous pu voir le paysage ? Les contrées ne
doivent pas être les mêmes que par ici.
– Nous venons d’un pays de petite montagne avec de belles grosses bâtisses bien
solides couvertes de tuiles foncées. C’est du costaud. Le fleuve royal n’est pas très large mais
le courant y est très violent. Lorsque nous étions accrochées au dos de nos porteurs, des
cygnes majestueux, nous pouvions apercevoir un peu plus de paysages. À la hauteur de l’eau,
nous ne voyons pas grand-chose, sauf ce qui est vraiment haut. C’est pourquoi nous ne
découvrons que les toits des maisons, les clochers des églises, les châteaux. Une fois sur deux
nous ne pouvons voir les jardins, seuls les grands arbres nous renseignent, de même que les
odeurs et les senteurs de la flore.
– Une chose m’intrigue, dit le poisson. Pourquoi l’une de vous est blanche et l’autre
noire ?

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Lisez la suite dans Les Deux Plumes
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AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre