JL à l’écoute de… Laurence Bouvet


JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Laurence Bouvet

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Laurence Bouvet, psychologue clinicienne, psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris. J’ai hésité entre la philosophie et la psychologie puis j’ai opté pour les sciences humaines. J’ai écrit un mémoire de maîtrise (psychologie clinique et psychopathologie) sur Julien Green : à propos de son livre Moïra : “Moïra ou le meurtre de la mère ».

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’exerce comme psychologue dans un Centre médico-psycho-pédagogique.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La photographie.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Des lectures à l’occasion d’événements variés: salons, marché de la poésie, festivals, réseaux sociaux.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis l’âge de 18 ans…

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

“On ne sait pas que les mères meurent”, éditions unicité, 2018.

 

“Anthologie du rêve » dirigée par Laurence Bouvet, illustrée par Jean-Louis Guitard, éditions unicité 2018.

 

8/Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Librairies, chez les éditeurs, fnac.com, Amazon….

 

9/Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Ma préférence va à la publication à compte d’éditeur.

 

10/Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Laisser mûrir l’écrit, y revenir plus tard.

 

11/Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Tout

 

12/Comment écrivez-vous ? 

Assise (sourire).

 

13/Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je ne sais à quelle source… Oui, j’ai des commandes.

 

14/Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Oui et non

 

15/Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lire

 

16/Quels sont vos auteurs préférés ?

Yves Bonnefoy

Victor Hugo

René Char

 

17/Que lisez-vous en ce moment ?

« L’éducation sentimentale » de Flaubert, que je relis.

 

« Correspondance I » de Yves Bonnefoy.

 

18/Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, un roman et un recueil.

 

19/Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Rien de fixé pour l’instant.

 

20/Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur internet, le site du Printemps des poètes et Facebook.

https://www.facebook.com/laurence.bouvet.quinternet

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Laurence Bouvet

Le 24 septembre 2018.

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Je remercie sincèrement Laurence Bouvet d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 25 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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On ne sait pas que les mères meurent, Laurence Bouvet

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ON NE SAIT PAS

QUE LES MERES MEURENT

 

de Laurence Bouvet

Récit

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éditions Unicité
3 sente des Vignes
91530 Saint-Chéron
Tél. 06.23.86.73.83

Format : 15 x 21
Nombre de pages : 96
ISBN/EAN : 978-2-37355-215-7

13 euros

http://www.editions-unicite.fr/auteurs/BOUVET-Laurence/on-ne-sait-pas-que-les-meres-meurent/index.php

 

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Quatrième de couverture

Ce récit est un récit de deuil. L’auteure voit sa mère en rêve ou peut-être l’imagine-t-elle en rêve. Chaque chapitre apparaît dans une douceur apaisante comme si le deuil et la douleur étaient ailleurs, enfouis dans le tréfonds d’un travail sur soi-même.

Aucune trace, aucun indice n’échappent à la narratrice. Elle constate : « Le rêve dévoile autant qu’il dissimule ». Le rêve de la mère est multiple et peu à peu le puzzle se construit et se déconstruit vers l’acceptation de la perte. L’écriture l’emporte sur l’absence, elle trace un chemin vers le souvenir. Laurence Bouvet respire les mots. Elle les connaît comme d’autres connaissent les fonds sous-marins ou le désert.

De leur simplicité jaillit la profondeur, la magie opère et la lecture de ses rêves finit par capter quelque chose d’indéfinissable en nous, que l’on ne peut nommer, au-delà des mots et qui nous enseigne qu’« être vivant c’est être séparé ».

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Extrait :

2.

Elle marche. Elle erre dans les rues d’une ville que le rêve ne nomme pas. Elle marche vers un accomplissement sans issue. Son visage est gris. Gris cendré. Légèrement violacé sous la pâleur de la peau froide. Elle a le visage exact des photos prises un an auparavant. Le visage qu’un ciel de septembre semble traverser.

Je l’enlace. La froideur de sa peau, un étonnement, une peur.

Elle cherche son chemin. On peut voir qu’elle le cherche dans mes yeux. L’expression de son regard est un désert reflété, une désolation retenue.

Tout est gris autour. Autour, c’est-à-dire nulle part dans l’annulation des espaces. Il ne s’agit ni d’une saison ni d’un événement. Le temps des soleils d’été, des pluies et des cadrans n’a plus cours.

Elle porte un imperméable gris. Gris lui aussi. A moins qu’il ne s’agisse de sa gabardine écrue délavé par les circonstances. Je l’embrasse sans la suivre.

Je sais que j’accomplis l’acte de ne pas la suivre. Ce refus est mon mouvement, une décision. Une impossibilité ou un désir.

Elle poursuit son chemin dans les rues de la ville que le rêve ne nomme pas. Je la vois s’éloigner. Elle est de dos. Les cheveux sur l’arrière de sa tête sont décoiffés. Une main invisible les a chiffonnés. Des pellicules, preuve pour la rêveuse de la négligence de Mère, parsèment le peu de chevelure.

Mère est en terre étrangère. Elle le pressent. S’en inquiète sans pouvoir démentir sa direction.

Il s’agit moins de se diriger que d’être dirigée.

Quand elle se retourne pour continuer à partir, elle est sur le point de traverser.

L’absence de décor est la traversée même.

 

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Ce que j’en pense

J’ai lu ce recueil, ce récit. J’ai été bouleversé.

L’auteure dialogue avec un rêve, avec sa mère en rêve, ou peut-être avec elle-même qui est rêve. C’est sûrement un monologue autour de l’absence qui est présence pourtant. L’on ressent le deuil, la douleur, mais surtout la douceur apaisante.

L’auteure joue avec le rêve une dure réalité rêvée et pourtant réelle. Elle vit avec séparée, un rêve vivant et mort à la fois. Elle est dans l’instant présent et dans l’ailleurs irréel. Elle nous entraîne dans sa magie, sa profondeur, sa simplicité, sa complexité. L’indéfinissable pointe le bout de son nez pour tenter de mieux le définir, mais il s’échappe, ce n’est qu’un rêve.

La vie côtoie la mort ou plus exactement est la mort vivante. Ainsi, l’auteur écrit « Mère est vivante. Ou alors elle n’est pas morte. Le rêve ne dit pas elle n’est pas morte. Le rêve dit elle est vivante. Il le montre. Il le fait. La nuance est de taille. »

Ce rêve immatériel est pourtant réel.

« Le rêve s’interrompt sur cette protestation. Sans elle. Le rêve la sait morte. Il me fait vivante. »

Tout au long des pages, l’auteur assène des pensées sur ce rêve qui dit sans dire tout en disant, qui construit et déconstruit, qui avance vers l’acceptation, le souvenir. Une marche de l’inconscient vers le conscient, un chemin de douleur apaisante qui avance de la colère vers l’acceptation.

Je suis conquis par ce livre. Il n’est pas long mais il se lit lentement, mot à mot, pas à pas, pour avancer avec l’auteur, à son rythme, pour comprendre qu’  « être vivant c’est être séparé ».

Lisez ce livre sans modération.

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L’AUTEUR

Laurence Bouvet est née en 1966 à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne. Elle a vécu jusqu’à l’âge de vingt-six ans à Charenton où l’écriture a vu le jour. Psychologue clinicienne et psychanalyste, elle attache une importance particulière au langage, à l’enfance et aux rêves. Elle a reçu en 2005 le Prix Arthur Rimbaud de la Société des poètes français pour son premier recueil Mélancholia Si paru en 2007 aux Éditions Hélices poésie.

 

 

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Un livre à lire et à détenir absolument !

 

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© Jean-Louis Riguet – Librebonimenteur.net

© Jean-Louis RIGUET 13 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

 

Lecture de La mémoire nue, de Catherine Jarret

LA MÉMOIRE NUE

De Catherine Jarret

Editions UNICITÉ

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Format : 14.8 x 21
Nombre de pages : 136
ISBN/EAN : 978-2-37355-095-5

http://www.editions-unicite.fr/auteurs/JARRETT-Catherine/la-memoire-nue/index.php

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Catherine Jarret, poète, vous invite à la sortie de son recueil :

La mémoire nue

aux  Éditions Unicité

ce mardi 24 janvier 20 h 30

aux mardis littéraires de Jean-Lou Guérin

_ Café de la mairie place Saint Sulpice Paris 6ème _

 

Le  poète Guy Allix  lira avec elle  un peu de cette mémoire nue, de cette  « mère et moi… »  comme il l’écrit dans sa belle et tendre préface :

« Il s’agit de la mère et il s’agit de « moi », enfin je veux dire du « moi » de l’auteure.
Il s’agit de la mère nue, dénudée de mémoire justement, terre à venir, tombée à terre dès la première page quand elle marchait
« dans son sourire ».
Il s’agit de mémoire  mangée     …Mère Moi Nue. La mère et moi une…
…Il s’agit du « je » et du « tu » mais qui ne sont tout au fond qu’un même corps :
« Ton corps le mien/ Où suis-je/ C’est toi/ Toi/ Qui parles par mes dents» ….
« toi que rien ne relie » quand les mots te manquent, moi, dans ce passé encore présent de mes visites vers toi. Vers ce temps où la mémoire te portait, nous portait. Ce « Bruit de l’enfance/ Inoubliée ». Ce goût d’Amance (l’enfance aimante) ……« ‌‌‌

« 
Je vous espère nombreux à venir nous écouter Cathy Jarret et Guy Allix lire une parie de ce superbe recueil.
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Découvrez également Guy ALLIX, poète 

Découvrir Le Petit Peintre et la vague de Guy Allix et Martine Delerm :
« Merci pour l’envoi de ce superbe conte écrit par un grand poète et mis en images par une authentique artiste. J’espère que vous récidiverez tous les deux » Gilles Perrault, lettre à Guy Allix, 22 octobre 2014
Conte de Noël
Poèmes pour Robinson :
Retrouvez-moi sur YouTube :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 23 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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