JL à l’écoute de… Julia Rolin


JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Julia Rolin

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Julia Rolin, j’ai écrit mon premier livre en 2015, à ma grande surprise il a trouvé un éditeur tout de suite. En ce moment j’écris le quatrième.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je n’envisage pas pour l’instant d’arrêter mon activité professionnelle, je suis assistante de direction dans la fonction publique et j’écris dès que je trouve un moment pour ça. J’arrive à concilier la vie de famille, le travail et l’écriture, mais par contre, depuis que j’écris je lis à peine une dizaine de livres par an et ça me manque la lecture, mais l’enthousiasme de l’écriture est plus fort.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je ne sais rien faire d’autre que lire et écrire. Mais j’aime aller écouter l’Orchestre du Capitole, aller au théâtre, au ciné et depuis peu les expos de peinture, une de mes petites filles adore ça.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je suis suivie par environ dix mille abonnés sur Facebook, Twitter, (Welovewords -je vous en parle plus bas ici) et Instagram. Les chroniques et les commentaires de ceux qui ont lu mes livres ? J’adore ! Je rencontre mes lecteurs dans les salons ou les librairies.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Dès que j’en ai l’occasion, je vais à la rencontre de mes lecteurs. Quand des libraires m’invitent, je vais dédicacer et je participe à quelques salons du livre, dont celui de Paris en 2018. Les salons sont aussi l’occasion de rencontrer d’autres auteurs qui rament comme moi pour se faire connaître, c’est parfois des découvertes de personnalités inoubliables et les gens qui se démènent – souvent bénévolement – pour l’organisation de salons dans des petites communes aiment ce qu’ils font, du coup les auteurs ont plaisir à être là.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Mon premier livre, La fugitive, a été publié en 2016 par Numériklivres qui venait de proposer son catalogue en version papier. C’est une romance sulfureuse. J’y ai mélangé les codes de l’érotisme, du polar, j’ai saupoudré tout ça de romance, de sensibilité pour qu’il ne soit pas catalogué porno pour maman et pour être certaine qu’il ne soit pas rangé dans le tiroir « feel good » qui s’ouvrait cette année-là… ça finit mal. Le livre a été diffusé pendant deux ans puis, malheureusement, l’éditeur Jean-François Gayrard a eu des problèmes financiers, puis sa santé a périclité et il est mort en septembre dernier et sa maison d’édition avec lui. Je bataille actuellement pour le sortir des librairies en ligne (Amazon, Fnac, Cultura etc…) car il est toujours en vente alors que je n’aurai pas le bénéfice des droits d’auteur.

Mon deuxième livre est une nouvelle qui répondait à un appel à texte sur le site de mon éditeur. Comme il tardait trop à me le publier, je suis partie le publier chez Évidence Éditions. Le titre est Rouge désir, c’est osé et si l’univers sado-maso est évoqué au début c’est juste pour l’événement qui est à l’origine de la rencontre du drôle de couple dont on suit l’aventure. Les femmes dans mes livres ne sont jamais soumises, loin de là, et cette nouvelle finit bien et se lit très vite.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous en parler ?

J’ai laissé de côté l’érotisme avec mon troisième livre qui vient de paraître (lui aussi chez Évidence Éditions), Mon péché ? Capitale ! J’en suis très fière sans doute parce que c’est le petit dernier. Avant d’être publiée j’écrivais sur un site, Welovewords où plus de vingt-mille auteurs partagent leurs textes. Quelques uns, qui n’étaient pas à leur premier essai, m’ont proposé de les rejoindre pour ce beau projet qui vient d’aboutir. Le résultat est un recueil de sept nouvelles sur le thème des sept péchés, préfacées d’un petit billet croustillant d’un huitième auteur qui mitonne habituellement des polars teintés d’humour noir, le tout est présenté sous une superbe couverture que l’on doit à un autre auteur qui est aussi un excellent photographe. Le fil rouge des textes est Paris au prisme des sept péchés capitaux. Les péchés ont été tirés au sort et j’ai hérité de la paresse.

Ma nouvelle, Changer de temps,  est sur le thème à la mode du « slow », profiter du moment présent… Mon héroïne est une parisienne trentenaire, végan, romantique, elle a de l’humour, est un peu perchée et très attachante. Cette paresseuse a des visions étranges, quelques amis fantasques et je ne peux pas en dire beaucoup plus sauf que qu’elle cherche l’amour et que c’est quelque chose de la suivre dans ses errances paradoxales.

 

8/ Où peut-on trouver vos ouvrages ?

Mon premier titre cherche un nouvel éditeur et pour Rouge désir et Mon péché ? Capitale ! Sont disponibles sur le site de l’éditeur : evidence-boutique.com, sur les librairies en ligne (Amazon, Fnac, Cultura etc…) et bien sûr il peut être commandé chez tous les libraires, Évidence Éditions étant diffusé par Hachette.

https://www.evidence-boutique.com/erotique/rouge-desir

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books ?

Chacun fait ce qui lui plaît, et nous écrivons pour des raisons différentes. Pour certains, c’est une thérapie et même s’ils doivent payer ils veulent tenir entre leurs mains le résultat de leur travail. J’ai la chance d’être éditée et si je vends très peu parce que je ne suis pas connue, je persiste.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Les conseils, je n’aime ni les donner ni les recevoir. Mais je peux parler de mon instinct qui me pousse à chercher le bonheur et à me relever pour ça après chaque gamelle. J’évite de toujours douter de moi, je me dis que si je ne crois pas en moi, personne n’y croira. Quand je suis touchée je coule, mais j’ai un tel tempérament que je parviens à cacher mon état et très vite je suis mon instinct qui me pousse à rechercher les petits instants de bonheur. Je suis très douée pour chercher, mais il faut reconnaître qu’il ne dure jamais bien longtemps. Mais je m’en fiche, je cherche quand-même et comme je m’émerveille très facilement je le trouve dans des petits riens. Un bon bouquin, un beau paysage, un peu d’humour ou le rire d’un enfant peuvent suffire à mon bonheur.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis de tout, mais j’écris essentiellement des nouvelles et des romans. Le prochain sera de l’anticipation.

https://www.evidence-boutique.com/electrons-libres/mon-peche-capitale-?search_query=peche+capitale&results=1

12/ Comment écrivez-vous ?

N’importe où ! Même dans mon lit. Mais plus souvent à mon bureau au salon où je suis entourée de plus de deux mille livres.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture des commandes d’ouvrages ?

C’est le temps pour écrire qui me manque, mais l’inspiration est toujours là. Je la trouve dans ce que je vis, dans l’actualité ou dans mon imagination. Sur Welovewords, il m’est arrivé de gagner des concours et de vendre un poème ou une chronique, mais si un éditeur me faisait demain une commande et de préférence une avance, et bien waouh !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils imaginaires ?

Mes personnages sont toujours imaginaires, enfin presque : dans Changer de temps, ma nouvelle de Mon péché ? Capitale ? Maryam, l’amie de mon héroïne est inspirée d’une amie qui m’avait lancé un défi. La description, la gouaille et le franc parler de la vraie qui est chauffeur de taxi comme dans le livre. Mais à part cette exception, mes personnages sont imaginaires, d’ailleurs, quand j’ai bien décrit ce qu’ils sont ils font tout le boulot, je n’ai plus qu’à tirer les fils, ils racontent l’histoire tout seuls !

https://www.evidence-boutique.com/electrons-libres/mon-peche-capitale-?search_query=peche+capitale&results=1

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De chercher la singularité peut-être. Mais ceux qui vivent de leur plume peuvent être un exemple à suivre alors que je ne suis qu’une bleue.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Oscar Wilde, Edgar-Allan Poe, Thomas Mann, Umberto Ecco, mais aussi Philippe Claudel, Patrick Modiano, Jean-Marie Le Clézio, Jean-Christophe Ruffin ou encore Alessandro Barricco.

C’est loin d’être exhaustif, mais ce sont quelques uns de ceux que j’aime lire.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

L’enchanteur de René Barjavel. C’est beau, c’est drôle et d’une poésie inouïe.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, mon prochain livre est un roman d’anticipation. L’histoire se déroule en 2055. La difficulté est de ne pas faire une dystopie, l’actualité est suffisamment angoissante, alors je vise plutôt l’humour et la fantaisie.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai en dédicace à Muret, près de Toulouse, le samedi 8 décembre à la Librairie L’attrape-rêves et au salon du livre de Champigny (Yonne), les 9 et 10 février 2019.

 

20/ Où peut-on suivre votre actualité ?

. Facebook/Page Julia Rolin/@juliarolinauteur    https://www.facebook.com/people/Julia-Rolin/100010306601864

. Twitter/Julia Rolin/@julia_rolin    https://twitter.com/julia_rolin

. Instagram/Julia Rolin/@juliarolinauteur     https://insta-stalker.com/profile/juliarolinauteur/

 

Julia Rolin

Le 25 novembre 2018.

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Je remercie sincèrement Julia Rolin d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 30 novembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Les arcs-en-ciel de l’ombre, Christine Souchon

Lisez ce livre vous ne serez pas déçu !

 

 

Les arcs-en-ciel de l’ombre

 

 

Un thriller politique

évidences éditions

Collection Clair-obscur

Couverture Néro

288 pages – 16 € – décembre 2017

ISBN : 979-10-348-0483-2

https://www.evidence-boutique.com/policier/les-arcs-en-ciel-de-l-ombre

https://www.linkedin.com/in/christine-souchon-46b775b7/

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Quatrième de Couverture

Dominique Lenoire, venant de Saint-Etienne et Sofiane Issaoui, briviste, sont étudiants à Paris. Avec leur professeur Samuel Kilkeni, d’origine Lyonnaise, ils sont rapidement confrontés à des tragédies troublantes. Le monde bascule, la terre tremble, la politique s’affole, des hommes s’organisent, d’autres subissent. Le Colonel Simon Chandeleur, franco-américain, enquête sur ce bouleversement de l’humanité.

Des Etats-Unis à la France en passant par les Îles Canaries, le premier tome des Arcs-en-Ciel de l’ombre est un thriller planétaire haletant. Ce roman à clefs donne un grand coup de pied aux idées reçues et à la bêtise humaine. Sans tabou, politiquement incorrect. Âmes sensibles s’abstenir…

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Extrait

Professeur Samuel Kilkeni

En silence, d’un pas lent, nous remontons l’allée de cyprès majestueux. Les feuilles, en forme d’écailles, se courbent au passage du corbillard. Leur couleur verte s’assombrit et leur essence s’évanouit en hommage à notre deuil. Le ciel bas enveloppe notre douleur.

Aujourd’hui, vendredi 29 mai 2026, dans un village proche de Lyon, mon frère jumeau, notre entourage et moi accompagnons maman pour son ultime voyage.

Notre mère… Cette femme exceptionnelle, généreuse et aimante, qui a vécu deux grands drames dans sa vie, a décidé de rendre les armes. Il y a vingt-cinq ans, elle avait surmonté la mort prématurée de notre père. La perte de son amie d’enfance, de son deuxième pilier, a été le coup de grâce. Le 15 mai dernier, Monica Lincton, la présidente des Etats-Unis, a été assassinée.

Mes jambes raides me portent difficilement. La fragilité de mon frère jumeau est palpable. Le prêtre à ma droite me sourit avec compassion. Sans ces deux hommes, je m’écroule.

Maman détestait la couleur noire. Un costume bleu ciel habille mon frère, un bleu marine pour moi. Une aube blanche, surmontée d’une étole violette, couvre la charpente élancée du prêtre. Avec, au poignet gauche, son bracelet multicolore, le père scintille comme une écharpe d’Iris.

arrivés devant le tombeau familial, nous formons un arc de cercle autour du corbillard et de la tombe de papa. Le véhicule s’éloigne. Le cercueil de maman posé sur les graviers blancs, le prêtre écarte les mains et d’un signe de croix bénit papa et maman. Le trou béant, la future maison de maman, me glace. Crispé des pieds jusqu’au crâne, je suis incapable de faire le moindre mouvement. Mes yeux n’osent délivrer le chagrin. La main de mon frère dans la mienne dissout, un peu, ma peur, ma tristesse, notre peur, notre tristesse.

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Commentaire

L’auteure pose son action en 2026 avant de nous entraîner dans des évènements dramatiques internationaux. J’espère que ce qu’elle écrit ne se passera jamais.

Il y a des moments apocalyptiques. Il s’en passe des drames, des complots, des catastrophes. Même le colonel enquêteur n’est pas à l’abri de soupçons. Les rebondissements, les bouleversements affolent l’humanité toute entière.

Ce livre se lit rapidement, mais un deuxième tome est prévu. Chaque personnage devient narrateur à son tour. L’écriture est rapide, vive, les phrases sont courtes. Le but est de rendre ce thriller haletant.

Il y a beaucoup de situations et de tragédies qui pourraient paraître déroutantes mais qui, en raison des clefs distribuées çà et là, deviennent compréhensibles à la fin. Elle a raison, Christine Souchon, de dire qu’il s’agit d’un grand coup de pied aux idées reçues et à la bêtise humaine.

J’ai bien aimé ce livre, j’attends le deuxième tome avec impatience.

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L’auteure

Christine Souchon se découvre dans les dernières pages du livre. Elle est originaire d’un petit village au sud du Beaujolais dans le Rhône, issue d’une famille dont la maman était nounou et le papa artisan plâtrier-peintre. Elle a pris des cours de saxophone et jouait avec un ballon dans des matches de basket.

Elle voulait devenir ethnologue ou sociologue, mais elle fait des études de Techniques de Commercialisations avant d’intégrer l’Ecole Supérieure de Commerce de Sainte-Etienne. Finalement, le monde des assurances lui offrira de quoi assurer ses talents et ses responsabilités familiales.

L’envie d’écrire commence à la titiller jusqu’au moment où elle rencontre, en 2013, Florentine Rey qui dirige un atelier d’écriture à Roche-la-Molière, près de Saint-Etienne. Il faut dire que Christine Souchon est devenue stéphanoise en raison de son grand amour pour Rémi qui est stéphanois.

Trois ans plus, ayant eu l’opportunité de pouvoir se consacrer à temps plein à l’écriture, Christine demande à Florentine Rey de devenir sa coach personnelle.

Cette rencontre et ce travail conduiront Christine Souchon à écrire son premier thriller politique Les Arcs-en-ciel de l’ombre.

 

 

 

Pour en savoir plus sur Christine Souchon lisez son interview sur librebonimenteur :
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Lisez ce livre ! Vous ne serez pas déçu.

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© Jean-Louis RIGUET 09 juillet 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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