JL à l’écoute de… Julia Rolin


JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Julia Rolin

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Julia Rolin, j’ai écrit mon premier livre en 2015, à ma grande surprise il a trouvé un éditeur tout de suite. En ce moment j’écris le quatrième.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je n’envisage pas pour l’instant d’arrêter mon activité professionnelle, je suis assistante de direction dans la fonction publique et j’écris dès que je trouve un moment pour ça. J’arrive à concilier la vie de famille, le travail et l’écriture, mais par contre, depuis que j’écris je lis à peine une dizaine de livres par an et ça me manque la lecture, mais l’enthousiasme de l’écriture est plus fort.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je ne sais rien faire d’autre que lire et écrire. Mais j’aime aller écouter l’Orchestre du Capitole, aller au théâtre, au ciné et depuis peu les expos de peinture, une de mes petites filles adore ça.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je suis suivie par environ dix mille abonnés sur Facebook, Twitter, (Welovewords -je vous en parle plus bas ici) et Instagram. Les chroniques et les commentaires de ceux qui ont lu mes livres ? J’adore ! Je rencontre mes lecteurs dans les salons ou les librairies.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Dès que j’en ai l’occasion, je vais à la rencontre de mes lecteurs. Quand des libraires m’invitent, je vais dédicacer et je participe à quelques salons du livre, dont celui de Paris en 2018. Les salons sont aussi l’occasion de rencontrer d’autres auteurs qui rament comme moi pour se faire connaître, c’est parfois des découvertes de personnalités inoubliables et les gens qui se démènent – souvent bénévolement – pour l’organisation de salons dans des petites communes aiment ce qu’ils font, du coup les auteurs ont plaisir à être là.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Mon premier livre, La fugitive, a été publié en 2016 par Numériklivres qui venait de proposer son catalogue en version papier. C’est une romance sulfureuse. J’y ai mélangé les codes de l’érotisme, du polar, j’ai saupoudré tout ça de romance, de sensibilité pour qu’il ne soit pas catalogué porno pour maman et pour être certaine qu’il ne soit pas rangé dans le tiroir « feel good » qui s’ouvrait cette année-là… ça finit mal. Le livre a été diffusé pendant deux ans puis, malheureusement, l’éditeur Jean-François Gayrard a eu des problèmes financiers, puis sa santé a périclité et il est mort en septembre dernier et sa maison d’édition avec lui. Je bataille actuellement pour le sortir des librairies en ligne (Amazon, Fnac, Cultura etc…) car il est toujours en vente alors que je n’aurai pas le bénéfice des droits d’auteur.

Mon deuxième livre est une nouvelle qui répondait à un appel à texte sur le site de mon éditeur. Comme il tardait trop à me le publier, je suis partie le publier chez Évidence Éditions. Le titre est Rouge désir, c’est osé et si l’univers sado-maso est évoqué au début c’est juste pour l’événement qui est à l’origine de la rencontre du drôle de couple dont on suit l’aventure. Les femmes dans mes livres ne sont jamais soumises, loin de là, et cette nouvelle finit bien et se lit très vite.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous en parler ?

J’ai laissé de côté l’érotisme avec mon troisième livre qui vient de paraître (lui aussi chez Évidence Éditions), Mon péché ? Capitale ! J’en suis très fière sans doute parce que c’est le petit dernier. Avant d’être publiée j’écrivais sur un site, Welovewords où plus de vingt-mille auteurs partagent leurs textes. Quelques uns, qui n’étaient pas à leur premier essai, m’ont proposé de les rejoindre pour ce beau projet qui vient d’aboutir. Le résultat est un recueil de sept nouvelles sur le thème des sept péchés, préfacées d’un petit billet croustillant d’un huitième auteur qui mitonne habituellement des polars teintés d’humour noir, le tout est présenté sous une superbe couverture que l’on doit à un autre auteur qui est aussi un excellent photographe. Le fil rouge des textes est Paris au prisme des sept péchés capitaux. Les péchés ont été tirés au sort et j’ai hérité de la paresse.

Ma nouvelle, Changer de temps,  est sur le thème à la mode du « slow », profiter du moment présent… Mon héroïne est une parisienne trentenaire, végan, romantique, elle a de l’humour, est un peu perchée et très attachante. Cette paresseuse a des visions étranges, quelques amis fantasques et je ne peux pas en dire beaucoup plus sauf que qu’elle cherche l’amour et que c’est quelque chose de la suivre dans ses errances paradoxales.

 

8/ Où peut-on trouver vos ouvrages ?

Mon premier titre cherche un nouvel éditeur et pour Rouge désir et Mon péché ? Capitale ! Sont disponibles sur le site de l’éditeur : evidence-boutique.com, sur les librairies en ligne (Amazon, Fnac, Cultura etc…) et bien sûr il peut être commandé chez tous les libraires, Évidence Éditions étant diffusé par Hachette.

https://www.evidence-boutique.com/erotique/rouge-desir

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books ?

Chacun fait ce qui lui plaît, et nous écrivons pour des raisons différentes. Pour certains, c’est une thérapie et même s’ils doivent payer ils veulent tenir entre leurs mains le résultat de leur travail. J’ai la chance d’être éditée et si je vends très peu parce que je ne suis pas connue, je persiste.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Les conseils, je n’aime ni les donner ni les recevoir. Mais je peux parler de mon instinct qui me pousse à chercher le bonheur et à me relever pour ça après chaque gamelle. J’évite de toujours douter de moi, je me dis que si je ne crois pas en moi, personne n’y croira. Quand je suis touchée je coule, mais j’ai un tel tempérament que je parviens à cacher mon état et très vite je suis mon instinct qui me pousse à rechercher les petits instants de bonheur. Je suis très douée pour chercher, mais il faut reconnaître qu’il ne dure jamais bien longtemps. Mais je m’en fiche, je cherche quand-même et comme je m’émerveille très facilement je le trouve dans des petits riens. Un bon bouquin, un beau paysage, un peu d’humour ou le rire d’un enfant peuvent suffire à mon bonheur.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis de tout, mais j’écris essentiellement des nouvelles et des romans. Le prochain sera de l’anticipation.

https://www.evidence-boutique.com/electrons-libres/mon-peche-capitale-?search_query=peche+capitale&results=1

12/ Comment écrivez-vous ?

N’importe où ! Même dans mon lit. Mais plus souvent à mon bureau au salon où je suis entourée de plus de deux mille livres.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture des commandes d’ouvrages ?

C’est le temps pour écrire qui me manque, mais l’inspiration est toujours là. Je la trouve dans ce que je vis, dans l’actualité ou dans mon imagination. Sur Welovewords, il m’est arrivé de gagner des concours et de vendre un poème ou une chronique, mais si un éditeur me faisait demain une commande et de préférence une avance, et bien waouh !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils imaginaires ?

Mes personnages sont toujours imaginaires, enfin presque : dans Changer de temps, ma nouvelle de Mon péché ? Capitale ? Maryam, l’amie de mon héroïne est inspirée d’une amie qui m’avait lancé un défi. La description, la gouaille et le franc parler de la vraie qui est chauffeur de taxi comme dans le livre. Mais à part cette exception, mes personnages sont imaginaires, d’ailleurs, quand j’ai bien décrit ce qu’ils sont ils font tout le boulot, je n’ai plus qu’à tirer les fils, ils racontent l’histoire tout seuls !

https://www.evidence-boutique.com/electrons-libres/mon-peche-capitale-?search_query=peche+capitale&results=1

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De chercher la singularité peut-être. Mais ceux qui vivent de leur plume peuvent être un exemple à suivre alors que je ne suis qu’une bleue.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Oscar Wilde, Edgar-Allan Poe, Thomas Mann, Umberto Ecco, mais aussi Philippe Claudel, Patrick Modiano, Jean-Marie Le Clézio, Jean-Christophe Ruffin ou encore Alessandro Barricco.

C’est loin d’être exhaustif, mais ce sont quelques uns de ceux que j’aime lire.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

L’enchanteur de René Barjavel. C’est beau, c’est drôle et d’une poésie inouïe.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, mon prochain livre est un roman d’anticipation. L’histoire se déroule en 2055. La difficulté est de ne pas faire une dystopie, l’actualité est suffisamment angoissante, alors je vise plutôt l’humour et la fantaisie.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai en dédicace à Muret, près de Toulouse, le samedi 8 décembre à la Librairie L’attrape-rêves et au salon du livre de Champigny (Yonne), les 9 et 10 février 2019.

 

20/ Où peut-on suivre votre actualité ?

. Facebook/Page Julia Rolin/@juliarolinauteur    https://www.facebook.com/people/Julia-Rolin/100010306601864

. Twitter/Julia Rolin/@julia_rolin    https://twitter.com/julia_rolin

. Instagram/Julia Rolin/@juliarolinauteur     https://insta-stalker.com/profile/juliarolinauteur/

 

Julia Rolin

Le 25 novembre 2018.

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Je remercie sincèrement Julia Rolin d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 30 novembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Edgar Allan Poe, un acrostiche d’Ursula Heraud

 

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ÉVADEZ-VOUS UN INSTANT !

LISEZ UN ACROSTICHE ET LAISSEZ VOTRE ESPRIT S’ÉCHAPPER AILLEURS

Aujourd’hui un poème extrait de LES ACROSTICHES EN LIBERTE,

recueil collectif de Pierre Casadei, Ursula Heraud, Krystin Vesterälen et Jean-Louis Riguet

 

 

 

 

Dans le thème Les Artistes, un acrostiche de Ursula Heraud

en hommage à Edgar Allan Poe

 

 

Ursula Heraud

Effroi d’une chaleur perdue
Douleur aux heures éperdues
Gorge nouée de silences étranglés
Aux ténèbres à peine chuchotées
Ravalées et étouffées

Au flanc des rêves morts
La lueur lentement s’endort
L’ombre vient la remplacer
A l’aube invalide et affligée
Nul ne l’a vu, nul ne sait

Place des divines âmes
Oisive par le vide trop calme
Et la solitude pour compagne

 

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 Ce poème est extrait de LES ACROSTICHES EN LIBERTE, recueil collectif de Pierre Casadei, Ursula Heraud, Krystin Vesterälen et Jean-Louis Riguet, qui abordent chacun à sa manière quatre thèmes : Entre gens civilisés, Proverbes et citations – Sentences et adages, Les Artistes et la Nature.

Rappelons que l’acrostiche est une forme poétique consistant à ce que la première lettre ou les premiers mots d’une suite de vers composent un mot ou une expression lue à la verticale. Les vers sont alors disposés de telle manière que la lecture des premières lettres effectuée de haut en bas, révèle le message.

Ce n’est pas une forme nouvelle puisque l’acrostiche était au Moyen-âge le moyen employé pour signer son nom ou désigner discrètement les personnes auxquelles on voulait montrer de la sympathie ou qu’on désirait honorer.

 

 

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Infos pratiques

 

Disponible sur https://www.amazon.fr/acrostiches-en-libert%C3%A9-Jean-Louis-Riguet/dp/2379040095

sur www.premedit.net et en librairie.

ISBN : 978-2-37904-009-2 – 145 pages – 15 € TTC

Couverture :  © Thierry Lamotte

 

Envoi de visuels ou du livre, coordonnées des auteurs sur demande à contact@premedit.net

 

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© Jean-Louis RIGUET

Le 26 juin 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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JL à l’écoute de … Nicolae Grigore Marasanu, poète roumain

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Nicolae Grigore Marasanu

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis écrivain roumain.

Mon prénom est Nicolae et mon nom de famille est Grigore. J’ai choisi d’ajouter à ce nom un cognomen -Marasanu – qui m’individualise et qui me représente, indiquant l’appartenance à un endroit – Marasu -, le nom de ma localité de naissance. C’est une localité située dans les anciens marais de Braila, ultérieurement desséchés, endigués et transformés en île, où à présent on fait de l’agriculture à grande échelle et avec succès.

Mon parcours a été inhabituel en quelque sorte. Né dans une contrée paradisiaque, avec des eaux remplies d’oiseaux et de poissons, avec des zones de terre sèche et de forêts où pullulaient les animaux de chasse, j’ai dû me prémunir d’armes pour faire face aux gués que présentait cet Éden terrestre. J’ai dû m’initier dans les spécificités du lieu : apprendre à nager très tôt, pour ne pas me noyer au premier contact avec le grand fleuve – Danube- et avec les marais et les canaux pleins non seulement d’eaux, mais aussi d’herbes qui enrouleraient le corps comme un filet de la mort en l’attrapant vers la noyade. J’ai dû également apprendre à traverser le fleuve en marchant sur la glace et en faisant très attention aux blocs de glace, me défendre contre les sangliers ou les loups, etc. Apprendre à survivre dans un pareil endroit a constitué pour moi la première et la plus grande des Universités, laquelle m’a beaucoup aidé dans mon parcours : premières années d’école dans ma localité de naissance, lycée à Galatzi, faculté de droit à l’Université Alexandre Ioan Cuza à Iasi, études postuniversitaires pendant 3 ans à L’Université de Bucarest, Faculté des Sciences Politiques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai commencé à écrire à 13 ans. À 17 ans j’ai débuté dans le journalisme, avec un article dans une gazette centrale. Pendant mes vacances d’élève et d’étudiant je travaillais pour ramasser de l’argent afin de pouvoir continuer mes études jusqu’à la fin des cours universitaires, date à laquelle j’ai obtenu un poste dans la rédaction d’un journal central. Je faisais du journalisme déjà pendant mes années de faculté et j’ai travaillé dans cette branche 20 ans au total. Durant cette période, j’ai écrit également 25 livres de poésies, prose, essais, articles de presse.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Ma deuxième passion, après la poésie, fut la photographie. J’ai eu mon premier appareil photo quand je me trouvais encore sur le territoire des anciennes lagunes, les marais. C’était un appareil russe, Liubitel, pour lequel j’ai payé tout ce que j’avais gagné de mon travail pendant mes vacances d’été. Je m’en souviens avec nostalgie maintenant. J’aimais prendre en photo les beautés fascinantes de l’espace dans lequel je vivais. Plus tard, ce fut la photographie de presse qui prit la relève, puisqu’elle était une prévue incontestable dans les enquêtes socio- juridiques, les interviews, les reportages et les photoreportages.

 

J’aime aussi l’histoire, j’ai réalisé maints reportages sur les chantiers archéologiques de la Roumanie, des enquêtes, des tables rondes, des interviews avec des historiens, etc. J’ai même écrit un livre sur certaines découvertes historiques, Pumnalul lui Brutus, Éd. Tipo Moldova, 2015 (Le poignard de Brutus), lesquelles m’ont initié dans la science de l’histoire.

À présent je me passionne pour une théorie philosophique traitant de l’espace deltaïque (du delta).

La Roumanie contient, entre ses frontières, trois variations de l’espace :

– L’espace de la Mioritza (de la montagne), identifié par le penseur-philosophe roumain Lucian Blaga, selon la terminologie duquel on peut équivaloir cet « espace-matrice » à « l’horizon haut, rythmique et indéfini formé de collines et de vallées » qui suit les aléas de la vie de l’homme. (cf. Lucian Blaga, « Spatiul mioritic » dansTrilogia culturii, Bucarest, Editura pentru Literatura Universala, 1969, p. 123-124).

– L’espace du Baragan (de la plaine), dont le théoricien a été le penseur Vasile Băncila.

– L’espace des marais et du Delta du Danube, dont la problématique n’a été qu’esquissée et non pas traitée entièrement dans toute sa splendeur. Puisque je suis né et j’ai vécu dans cet espace, j’ai osé me vouer à une telle épreuve et c’est à cela que je peine maintenant.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre?

Les attentes sont les mêmes depuis toujours : tout écrivain s’attend à être lu et surtout compris, décrypté par un public toujours plus nombreux et surtout avisé. Avisé, car la poésie, comme espèce littéraire, a beaucoup évolué dans sa forme aussi bien que dans son fond. Cela comporte deux aspects à double tranchant : a) la poésie commence à s’éloigner du large public, de perception moyenne et tend à s’adresser à un public de plus en plus avisé, voir à des élites. Par conséquent, elle perd une partie considérable de son public potentiel, ce qui est visible dans la consommation du livre de poésie. b) en même temps la poésie et la littérature en général ont un rôle formatif, elles étaient censées diriger le public vers d’autres horizons de compréhension, de l’éduquer, de l’initier afin de pouvoir décrypter et de comprendre le stade actuel de développement de la poésie.

Je promeus mes livres par le biais des récitals publics, des lancements de livres, des participations à des foires aux livres, des débats sur divers thèmes poétiques, des publications dans des revues littéraires, des chroniques et des recensements de livres, des interviews, etc. Tout en éprouvant le besoin aigu d’être connu des lecteurs, j’ai mis en œuvre et j’ai dirigé à Brăila pendant 10 ans le cénacle de L’union des Écrivains de la Roumanie, une véritable école d’initiation des jeunes écrivains dans les secrets du métier, cénacle a visée plus étendue, puisque pouvait y participer un public plus large, qui avait le droit d’intervenir dans les débats concernant la poésie. Je me suis trouvé également dans le staff d’un autre cénacle, Literatorul, ayant fonctionné à Bucarest, dans l’immeuble de la Bibliothèque Métropolitaine. Aux côtés de deux autres collègues et amis écrivains on a franchi les frontières de la langue roumaine par l’initiation du Festival des Poètes des Balkans, lequel a connu jusqu’à présent dix éditions. À chaque édition on a invité des poètes provenant de 10 pays balkaniques et on a primé les meilleurs d’entre eux. On a établi beaucoup de collaborations et on a traduit et imprimé bon nombre de poésies de chaque poète participant. Une réciprocité s’est établie, puisque ça nous a aidés à imprimer nos volumes traduits dans leur pays d’origine : Macédoine, Albanie, Bulgarie, Serbie, etc. On a commencé, donc, à interagir au-delà de nos frontières linguistiques.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai déjà répondu en quelque sorte à cette question. Je vais vous parler, en échange, de la plus efficace modalité de dialogue du poète avec ses lecteurs, dialogue en ligne, permanent, qui dure depuis déjà quelques années. Cela constitue une expérience personnelle et une véritable aventure lyrique : le Facebook. J’ai transformé cette forme de socialisation en un instrument de dialogue à l’intérieur de la poésie et sur la poésie. Initialement, j’ai testé le marché : un certain jeudi, j’ai publié sur ma page Facebook un poème. Quelques lecteurs l’ont lu et j’ai reçu 15-20 ‘j’aime’. Après une semaine, toujours un jeudi, j’ai publié un autre poème et le nombre de lecteurs a doublé, au bout d’une autre semaine a triplé et ainsi de suite. J’ai nommé cette rubrique « le poème du jeudi » et je l’ai rendue permanente. Les lecteurs, timides au début, ont acquis du courage, ont émis des opinions concernant le poème et mon aventure lyrique leur a beaucoup plu. Une lectrice serbe de Novi Sad a traduit un de mes poèmes en serbe, suivie de près par d’autres lecteurs/lectrices qui ont traduit mes poèmes en français, anglais, espagnol, bulgare, albanais, macédonien, hongrois. D’un coup, mes poèmes ont commencé à parler en plusieurs langues. Et le nombre des lecteurs et d’amis a augmenté de plus en plus, car aux lecteurs roumains se sont joints les lecteurs parlant la langue dans laquelle était traduit le poème. Suite à une telle expérience, un livre inédit a vu le jour, portant le même nom ’Le poème du jeudi’.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris de la poésie depuis mes 13 ans ; mais le début s’est produit plus tard, en 1960, dans la revue littéraire Tomis. Le début en volume a vu le jour en 1973, avec le recueil de poésies intitulé Insula (L’île), volume bien accueilli par la critique littéraire. À 17 ans – je l’ai déjà dit – j’ai fait mon début dans la presse avec un article critique publié dans une gazette centrale.

Jusqu’à présent on m’a fait imprimer 25 livres : poésie, prose, essais, articles de journaux. J’en ai encore qui attendent d’être imprimés et publiés. Pour l’information de vos lecteurs, dans l’attachement je joins le titre de mes volumes publiés. En tant qu’homme du droit – avocat- j’aime présenter des preuves à l’appui de mes affirmations.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ce n’est pas le dernier, mais je voudrais parler d’un livre de poésies ‘’ Parfumul de frezie auree – Recviem pentru frumoasele sinucise’’, (Le parfum de fraesia dorée- Requiem pour les belles suicidées) paru aux Éditions Grai şi Suflet-Cultura Nationalla, 2015, Bucarest, et traduit récemment en français par une excellente traductrice, qui s’appelle Élena Avasilencei. Très bientôt le volume sera imprimé en variante bilingue.

C’est un défi à un débat sur le suicide, par l’entremise des outils de la poésie ; phénomène de plus en plus fréquent dans davantage de pays et d’espaces culturels et qui met à nu une grave maladie des systèmes sociaux.

Dans ce cas, la poésie assume le rôle de l’alcyon, de la mouette : tout comme la mouette laboure pour l’hygiénisation de la mer, de même la poésie se propose d’œuvrer pour la guérison des systèmes sociaux malades des six maladies du Soi contemporain : catholyte, todéthite, chordite, achorétie, atodéthie, acatholie, selon la dénomination donnée par un important philosophe roumain, Constantin Noica.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

D’habitude, sinon directement dans les librairies, alors assurément chez les éditeurs et sur Internet, ce dernier se prouvant être un moyen efficace de diffusion du livre.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

La publication d’un livre de poésie, difficilement vendable, sur les comptes des éditions, est devenue une sorte de rara avis (chose rare) du moins en Roumanie. Si cela arrive, quand même, il y a deux explications : soit une amitié durable entre les deux participants au rapport imprimerie/ publication – poète versus éditeur – soit les éditions reçoivent une sponsorisation d’ailleurs.

L’imprimerie à compte participatif est rarement usée dans notre espace culturel pour les mêmes considérations.

L’impression à compte d’auteur devient ainsi la plus rencontrée dans notre espace culturel : pas nécessairement sur les dépenses de l’auteur, mais par l’entremise d’une sponsorisation que l’auteur reçoit de la part d’une société économique, d’un philanthrope ou d’un ami plus aisé. Les éditions exigent qu’on leur assure l’impression du livre. Peu leur importe le pourquoi et le comment.

En ce qui me concerne je fais imprimer mes livres soit sur le compte des éditions, auxquelles j’achète quelques exemplaires ; soit, en partie, sur des sponsorisations. Dans ce dernier cas, en échange, les tirages sont assez réduits, jusqu’à 500 exemplaires, tout au plus.

En ce qui concerne l’impression et la publication du livre numérique, bien qu’elles puissent gagner du terrain dans le futur, ce ne sera pas mon option à moi.

Un livre sur support de papier c’est un objet beaucoup plus commode, mieux transportable dans le temps et dans l’espace, tandis que la lecture d’un livre sur support numérique est plus compliquée, car on a besoin d’un ordinateur, d’un ordinateur portable ou d’une tablette. Ces derniers allègent, c’est vrai, le travail de rédaction, mais il est plus difficile de lire des livres numériques à la plage, en train, en avion ou sur la chaise-longue de la terrasse.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Défense de faire de la politique ! Ceci fut le conseil que j’ai reçu de mon père, Bunea Grigore Chiriţă, pêcheur provenant des anciens marais de Braila. Il me disait, en argot, que la politique était ‘’la plus perverse putain « . Je demande pardon aux lecteurs pour ces propos ! J’ai suivi ce conseil avant aussi bien qu’après le changement du régime en Roumanie, en 1989, depuis que la politique est devenue le plus abject ‘métier’de pillage et d’enrichissement d’un seul coup. Mais aussi d’épaississement des rangs des personnes en uniforme de prison, si nombreuses que les prisons en débordent.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Poésies, essais, récits. Depuis peu je suis totalement captivé par la théorie de l’Espace Deltaïque du double miroitement : une sorte d’espace – spirale.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

À présent, après une longue expérience, j’écris directement sur le clavier.

C’est une expérience que j’ai acquise durant mon  travail dans la presse : dans la rédaction de la revue Flacara (La flamme), la meilleure et la plus lue dans son temps, il y avait environ 20 rédacteurs et peu de dactylographes. Nous attendions l’un après l’autre pour voir enfin dactylographiés nos articles qui allaient paraître dans la revue et, vu le nombre réduit de dactylographes, la conséquence était le retardement de l’apparition de la revue. À un moment donné, le rédacteur en chef, hissé Sénateur dans le Parlement de la Roumanie, a ordonné la mise à la porte des dactylographes et l’augmentation du nombre des machines à écrire. Aussi avons- nous été obligés de dactylographier nous-mêmes nos articles et en un peu de temps  de devenir experts en dactylographie. C’était le troisième alphabet que j’apprenais : l’alphabet roumain, l’alphabet Morse- pendant mon service militaire – et enfin l’alphabet du clavier de la machine à écrire.

Si vous me demandiez quand j’écris, je vous répondrais : pendant la nuit, entre 21 h et 2 h du matin, quand autour de moi la nature semble dormir, les gens dorment et uniquement moi et mon ordinateur « clavardons ». Alors là, seul, je me sens béni d’une paix semblable à celle d’avant la Création et je ressens le silence s’immerger en moi, tout en me considérant le maître de l’Univers.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration trouve sa source dans les idées fécondes. Dans mon vécu. Quand je m’inspire du vécu des autres, j’assume leurs actions comme si c’étaient les miennes et je les transfigure. Je suis conscient que la poésie a besoin d’un apport significatif, sinon total, du vécu, n’importe le temps dans lequel elle est écrite et quelles que soient ses moyens d’expression. D’expérience de vie. Sinon, elle devient stérile.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Dans la poésie, les intrigues arrivent d’elles-mêmes et frappent à ta porte.

Quant aux romans, n’en ayant pas écrit un jusqu’à présent, je ne peux pas m’en prononcer. Je crois, néanmoins, que dans les romans les personnages sont ébauchés, initialement et ensuite déployés avec plus de difficultés, car ils doivent être tempérés et non pas laissés pour comptes, afin d’éluder le risque de les voir s’entre-tuer ou de devenir des golems. (Êtres ayant des formes humaines, construits de pierre et d’argile et ravivés par leur créateur pour pouvoir les contrôler).

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De ne pas rester amateurs. S’ils se considèrent capables et s’ils ont réellement quelque chose à dire, je leur conseille de s’assumer la croix de l’art de l’écriture, laquelle n’est pas une bagatelle, mais un mode de survie. S’ils ne peuvent pas s’auto-dépasser, qu’ils renoncent ! L’amateurisme, dans l’art, est empoisonnant, généralement.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ceux qui vivent dans des espaces marins, aquatiques, deltaïques, tout comme les miens. Parmi eux, je préfère les Italiens Eugenio Montale, Salvatore Quasimodo, Giuseppe Ungaretti, les Grecs Georgios Seferis et Odysseas Elitis, les Anglais T.S.Eliot şi Dylan Thomas, Ezra Pound, Edgar Allan Poe, les Français Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Rimbaud, dont les œuvres ont été traduites en Roumanie, mais également Saint John Perses avec son alléchante syntaxe orageuse, ensuite quelques poètes formés à l’école française, comme le Pérouvien Cesare Valeho, les Allemands Friedrich Holderlin, Georg Trakl, Rainer Maria Rilke et la liste pourrait continuer.

On pourrait – à tort – croire que certains de ces illustres poètes soient devenus désuets. Rien de plus faux, car ces sons fondamentaux de la poésie universelle n’ont jamais ciblé une mode quelconque dans leur existence poétique, mais ils ont ouvert la voie vers un transcendant salutaire, transformant la poésie en bouée de sauvetage pour certains mondes qui semblent perdre le Soi.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

À présent je lis des livres de philosophie roumaine et étrangère: puisque je peine, je vous l’ai déjà dit, à une théorie sur l’espace – matrice des eaux – et pour cela j’ai besoin de lectures diverses, de documentations, de renseignements convergents. Je lis plusieurs livres à la fois, c’est ma coutume.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, les voici: Un recueil de ballades, intitulé Comedia Valaha  (‘La comédie valaque’), 450 pages, prêtes à être envoyées aux éditions ; un recueil d’interviews Din Labirintul rostirii (Du labyrinth du verbe) ; un livre d’essais Nostalgia izbavirii (La Nostalgie de la rédemption) ; un livre de mémoires, Izma sălbatică (La menthe sauvage), traitant de mon amitié avec un grand prosateur roumain, Fănuş Neagu) ; un livre de prose, Puiul Vidrei (Le bébé de la loutre) autobiographique, achevé, une sorte de manuel de survie pour les enfants qui vivent dans les anciens marais de Braila, mon lieu de naissance d’où je viens juste de rentrer maintenant avec une grande joie : les autorités ont baptisé mon ancienne école où j’ai appris à lire et à écrire avec mon nom : Şcoala gimnazială Nicolae Grigore Mărăşanu. (Collège Nicolae Grigore Marasanu). Je travaille également à un livre d’histoire sur la Grande Union de tous les Roumains à Alba Iulia, 1918. Et c’est  tout, pour le moment.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participerai au festival Euro Poésia, deuxième édition, 2017. L’année dernière, à la première édition, j’ai obtenu le trophée du festival, aux côtés de cinq poètes français : Guy Allix, Jacky Essirard, Yves Jouan, Hughes Labrusse şi Jean Portante.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Généralement dans la presse littéraire, à la télévision, aux lancements des livres et rencontres avec les lecteurs, aux festivals de poésie dans le pays et à l’étranger, dans les cénacles littéraires et débats et depuis quelques années sur Facebook, ou chaque jeudi, suite à la parution du Poème du jeudi, j’entretiens un vif dialogue avec mes lecteurs de poésie.

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Le 19 janvier 2017

Nicolae Grigore Marasanu

 

Cette interview a été traduite du roumain par Elena Avasilencei.

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Traductrice : Elena Avasilencei

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Qui suis-je ?

Je m’appelle Elena Avasilencei et je suis née le 3 octobre 1956 dans une localité comportant 3 770 habitants, Isalnita, située dans le sud de la Roumanie.

 

J’ai fait des études humanistes au Lycée Fratii Buzesti de Craiova, le meilleur lycée du pays selon les statistiques, compte tenu des résultats des élèves à l’admission au lycée et ensuite à l’entrée aux facultés, et j’ai enchaîné avec des études philologiques à la Faculté des Lettres, avec double spécialité, français et roumain, à l’Université de Craiova.

À la fin de mes études j’ai été nommée enseignante titulaire par répartition gouvernementale dans une localité située à la frontière avec la Bulgarie, à 100 km de Craiova, laquelle s’appelait Orlea (l’homophone de votre Orléans) où je suis restée 7 ans.

À partir de 1986, après mon mariage, j’ai fait le saut directement dans la capitale de la Roumanie, à Bucarest, où j’ai travaillé pendant 13 ans à la Bibliothèque Centrale Universitaire de l’Institut Polytechnique. À partir de 2003, je suis rentrée dans l’enseignement comme professeur de FLE (française langue étrangère), exerçant mon métier dans deux lycées d’État et un particulier, jusqu’en 2009.

J’ai passé tous les examens professionnels, jusqu’à l’obtention du grade suprême dans l’enseignement pré-universitaire. J’ai suivi également un stage de formation continue en France, à l’Institut de Langues de Rennes, durant l’été 2005 et j’ai poursuivi en 2006-2007 un master en linguistique française théorique et appliquée, clôturé par une dissertation sur Pierre Loti.

Je suis également traductrice assermentée auprès du Ministère de la Justice de Roumanie et en tant que telle j’ai accompagné mon mari en Tunisie entre 2009-2015.

J’ai deux grands enfants (de 30 et 28 ans) Ioan Lucian et Marie Francine, tous les deux travaillant dans des compagnies internationales connues (Eriksson et Hewlett Packard).

Depuis l’an dernier, je suis à la retraite anticipée et je passe mon temps agréablement, en m’occupant à présent de traductions littéraires.

Après ma retraite, je suis rentrée dans mon village natal pour jouir des bienfaits de la nature, de la vie paisible, des lectures à mon gré et pour enfin retrouver le Paradis perdu, le berceau de mon enfance.

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Biobibliographie

Nicolaé Grigor


Livres parus :
Poésie : L’îlot, Editions Albatros, 1973;
Le bateau en phosphore, Editions Eminescu, 1976;
L’ombre du fleuve, Editions Eminescu 1979;
Enisala, Albatros, 1980;
 La distance entre moi et un lièvre, Editions Eminescu, 1979;
Caprices pour les quatre vents, Editions Eminescu, 1986;
Anges et banjos, Editions Eminescu, 1998;
Le mardi du canon, Editions Eminescu 2001;
L’âme se chante elle-même, Editions Decebal, 2002;
Les Impaires (sonnets), Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, Collection Hypérion, 2007;
Les mécanismes du mouvement, Editions Vinea, 2012.

Anthologies :
Le Léviathan, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2004, avec un cycle inédit Les Extases, La Balkanique (poètes roumains et serbes), Ex Libris, 2007, Poèmes déchainés, Grai şi Suflet – Cultura Naţională 2009, avec un cycle inédit des Poèmes d’Hissarlik, La Bête Impaire, collection Opera Omnia, Editions Tipo Moldova, Iaşi, 2011, ayant deux cycles inédits : Les voix des cendres et Requiem pour le soi suicidé.

Traductions :
La Bête impaire/ The Odd Beast, traduit en anglais par Petre Imandi, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2008 ; Zvucot na zborot/ Le son du mot, la version en macédonien par Dimo Domcev, Editions Arka, Skopye, 2009, Oda na Slaveiot / Ode au Rossignol, version en macédonien par Dina Cuvata, Matitza Makedonska, Skopie, 2009, Le triomphe de l’inocence/Triumfi i pafajësisë, version albanaise par Baki Ymeri, avec une préface de Luan Topciu, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2011.

Autres traductions (parutions en anthologies et diverses magazines) :
en indien par George Anca,
en hongrois par Marki Zoltan şi Balazs F. Attila,
en albanais, par Baki Ymeri şi Luan Topciu, en bulgare par Mihaela Deşliu et  Anastasia Andriev,
en serbe par Radmila Turukalo Sovtic et Lucian Marina,
en anglais par Narcisa Grigore,
en français par Elena Avasilencei  et Roxana Armeanu,
en macédonien par Dimo Dimcev.

Essais et articles : La bouée, Editions Sport-Turism, 1985; Porquoi l’Impaire, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2007, Le transphère de lâme et la rédemption par la poésie, dans Mărturisire de credinţă literară, Editions Carpathia Press, 2006, L’éternelle branche d’or, en Paroles pour les Descendents Editions Carpathia Press, 2007, Le parfum entre les deux temples, Collection Opera Omnia, Editions Tipo Moldova, Iaşi, 2013; La Séduction de l’impaire, dans Les Impaires, Editions Istros du Musée Carles I, Brăila, 2013 et Le parfum de fraesia dorée, éditions Grai si suflet, Bucarest, 2015.

Prix et diplômes (sélection) :
Prix National des Journalistes de Roumanie, 1987; le Prix du Festival National de poésie “Grigore Hagiu” et de la revue Porto-Franco, 2003; le Prix du Ministère de la Culture, le Prix de la Fondation et de la revue culturelle Antares, 2004; Diplôme et Médaille d’Argent de l’Ordre des Chevaliers Danubiens, en grade de Chevalier des Lettres, 2004; Le Prix d’Excellence pour Opera Omia et pour avoir introduit dans la poésie roumaine l’univers du Danube, offert par l’Association Roumanie du Patrimoine, 2006; le Prix International Balcanica , du Festival des Poètes des Balkans, 2007; le Prix du Festival international Duiliu Zamfirescu, 2007; le Prix International l’Etoile du Ciel offert par l’Encyclopédie WHO’S WHO et le Registre International des Etoiles, Suisse, 2007, (Suite de ce prix, l’étoile Hercules se renomme d’après le poète roumain), le Prix de la Filiale Sud-Est de l’Union des Ecrivains Roumains, 2010, pour le volume Poèmes déchainés; Diplôme d’Honneur de l’Union des Ecrivains Roumains, l’Association des Ecrivains de Bucarest, pour l’exceptionnelle activité littéraire 2010; le Prix National Grigore Vieru, pour le volume La Bête Impaire, Collection Opera Omnia, offert par l’Union des Ecrivains de la République de Moldavie, 2012; le Prix Constant Tonegaru, pour le même volume de La Bête Impaire, offert par la Société des Ecrivains C. Negri et la revue Porto Franco, 2012; le Diplôme d’Excellence et le Prix Opera Omnia de la part de la Filiale Sud-Est de l’Union des Ecrivains 2012; Diplôme d’excellence de la Mairie de la ville de Brăila, 2012; le Prix et le Diplôme d’Honneur de Ministère de la Culture et de la Direction de la Culture de la Contrée de Brăila, 2014, pour les volumes Les mécanismes du mouvement et Le parfum d’entre les deux temples; Diplôme d’Honneur, « Pour la parution constante dans la presse culturelle française et la promotion de la littérature française et francophone en Roumanie », de la part de l’Association Rencontres Européennes-Europoésie, Paris, le 26 septembre 2014, accordé par le Président Joël Conte.

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.Je remercie sincèrement Nicolae Grigore Marasanu d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses et à Elena Avasilencei d’avoir fait la traduction.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 21 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Sélène Wolfgang

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sélène Wolfgang

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Mon nom d’auteur est Sélène Wolfgang. Mes poèmes ont été publiés dans plusieurs revues littéraires avant que mon premier recueil paraisse aux éditions Chloé des Lys en 2011.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit. Depuis l’enfance, je nourris un véritable amour pour les mots. Cependant, comme je ne peux pas vivre de ma poésie, je travaille en tant qu’employée administrative. J’ai un diplôme de bachelière en secrétariat de direction.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Autrefois, je dessinais et peignais également… Mais j’estime n’être pas assez douée pour les arts plastiques.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends de mes lecteurs qu’ils me suivent le plus longtemps possible…

Je fais la promotion de mes livres sur les réseaux sociaux et je vais à la rencontre de mes lecteurs en participant à des salons du livre.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai fait quelques lectures de poèmes à Mons et à Paris. En septembre prochain, je présenterai mon dernier recueil «Le lamento des ombres» à l’Espace Muséal Emile Verhaeren à Roisin (Belgique).

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’enfance. 4 de mes recueils de poèmes ont été publiés par les éditions Chloé des Lys (La jongleuse et les bouches à masques en 2011, odes ophélines et purpurines en 2013, carmina mortem en 2014 et Hérodiade en 2015). 2 autres de mes recueils ont été publiés par les éditions Edilivre (Ne m’oubliez pas! et le lamento des ombres en 2016).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le lamento des ombres.

«Le Lamento des Ombres» est un recueil de poèmes dans lequel les figures féminines se ressemblent et s’assemblent en un sabbat crépusculaire aux teintes vives et colorées. Foudre tombée auprès d’un arbre, un orage magnétique grave le sceau du silence et le serment de deux jeunes femmes…

Des photos de Marc-Olivier Carion et de Benoît De Greift illustrent cet ouvrage.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur le site des éditions Edilivre, des éditions Chloé des Lys, du Furet du Nord, de la Fnac, d’Amazon,… et en librairie bien sûr.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Il est préférable bien sûr d’être publié à compte d’éditeur. Je préfère le livre papier au livre numérique.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Se fier aux actes des gens plutôt qu’à leurs dires.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime tout lire mais je préfère écrire de la poésie.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris d’abord mes poèmes dans un carnet. Ensuite, je tape mes textes sur mon ordinateur.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Oui, j’ai déjà eu des commandes d’ouvrages.

 

Je puise mon inspiration dans ce que je vis au quotidien. Même si ma poésie est une poésie symboliste et fantastique, il y a toujours en elle une part de mon vécu.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je me suis inspirée du livre « La Sorcière » de Jules Michelet pour créer le personnage principal que je mets en scène dans mes poèmes. Jules Michelet était un historien français du XIXe siècle qui avait un goût presque exclusif pour l’œuvre des philosophes des Lumières. Dans mes poèmes, j’exprime principalement ce que je vis en tant que femme.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture?

D’aller jusqu’au bout de leur passion.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Heinrich Heine, Emile Verhaeren, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Théophile Gautier, Paul Eluard…

J’aime également les auteurs contemporains comme Amélie Nothomb, Anne Rice, Stephen King…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Les yeux du dragon de Stephen King.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai terminé 2 recueils de poèmes dont un dans lequel je rends hommage au poète belge Emile Verhaeren.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 10 septembre, je présenterai mon dernier recueil « Le lamento des Ombres » à l’Espace Muséal Emile Verhaeren à Roisin lors des journées du patrimoine.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur Facebook ainsi que sur mon site web: http://www.selene-wolfgang.be/

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Le 24 juillet 2016.

Sélène Wolfgang

.Le Lamento des Ombres

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LE CARNET DES CHIMÈRES

Le papier a des yeux,

De grands yeux

Pour voir que les pendules nimbées

De fleurs fantomatiques ont des visages.

Le papier a des mains,

De grandes mains

Qui à elles deux forment un écrin

Où sont enfermées toutes mes larmes.

Le papier a des jambes

De longues jambes

Pour chevaucher l’oblique de l’existence

Et traverser les ruelles en feu

Où dansent les maudits.

Le papier a des dents,

De longues dents,

Les ailes d’un ange pendillent

Aux lèvres de ce voleur de reflet

Et les pendules qui ont des visages,

Les fleurs fantomatiques

T’observent en salivant,

Le papier a des dents,

De longues dents

Pour te dévorer, Ennui!

Sélène Wolfgang (extrait de mon recueil de poèmes «Le Lamento des Ombres»

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Je remercie sincèrement Sélène Wolfgang d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 29 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Céline Mayeur

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Céline Mayeur

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Céline Mayeur romancière/ nouvelliste.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai travaillé naguère en tant qu’aide-soignante dans diverses structures médicalisées. Ces dernières années j’étais secrétaire médicale et assistante d’un petit éditeur.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Il paraît, à mon grand désarroi, que je suis une piètre dessinatrice. J’étais parolière dans un groupe de rock où il m’arrivait de pousser la chansonnette.

Je fais mes premiers pas dans le cinéma et j’adore ça !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Qu’ils continuent à me lire et qu’ils me fassent part de leurs impressions de vive voix ou sur Babelio, booknode ou facebook.  Je suis honorée qu’ils apprécient mes livres et j’aime discuter avec mon lectorat.

 

J’essaie d’être présente le plus possible sur la toile via mon blog, mon site ou les réseaux sociaux.

Je pense que rien ne vaut une vraie rencontre. J’aime me déplacer pour dédicacer mes livres.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je participe à des rencontres d’auteurs ou des journées autour de l’Art. Je ne me suis pas encore prêtée à l’exercice des conférences ou des lectures publiques. J’ignore à cette heure si je le ferai un jour.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’enfance où j’ai remporté mon premier concours de nouvelles. J’avais commencé par écrire des contes et des poèmes  en amateur. J’ai par la suite  publié des nouvelles dans des revues adolescentes.

Passé mon expérience de bloggeuse où j’ai pu être guidée par des écrivains reconnus, je me suis lancée dans la publication à compte éditeur en 2010.

 

J’ai écrit :

– Possession, roman fantastique destiné à public adolescent ou jeune adulte édité chez Kirographaires éditions.

– des nouvelles provoquantes (La folle, complainte du comateux puant, la Mado, mon joujou exotique, l’éloquence et prosopagnosie) publiées dans les revues  Squeeze et L’Ampoule et en ligne aux éditions de l’abat-jour ou sur Artramenta.

– Des nouvelles érotiques prochainement publiées aux éditions du 38, collection Paulette.

– Des novellas et nouvelles réalistes ou fantastiques qui sont encore libres de droit.

– Fièvre Gitane, un roman littéraire chez Terriciaë éditions.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit de Fièvre Gitane, un roman littéraire.

 

C’est l’histoire de Juanna, une gitane prête à tout pour garder l’homme qu’elle aime; Quitte à perdre l’esprit, quitte à utiliser des moyens déraisonnables, la fureur qui la pousse ainsi que sa dissidence la rendent inquiétante. Pourtant, cette enfant partie de rien, incapable de déchiffrer le moindre mot, sillonnant les plages des Saintes Maries de la mer accompagnée de sa mélancolie, apprendra à aimer, à lire et à pardonner au côté de Louis, un enfant prodige.

Fièvre Gitane, c’est une histoire d’amour, de désamour et d’amitié. C’est un voyage au travers les saisons, les années et les pays. Les paysages, les émotions, les événements sont tour à tour retracés par Juanna et Louis et par la voix de Tristana qui bien des années plus tard tombera sur leurs mémoires et décidera d’en faire un roman.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En ligne sur le site des éditeurs, dans toutes les librairies virtuelles, en librairie en rayon (bientôt) ou en commande.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je pense qu’écrire des romans c’est un travail aussi utile que celui de médecin, professeur ou gendarme; imaginez la vie sans Art : Hop ! Plus de musique ! Plus de film ! Plus de livre ! Plus de photo ! Plus de dessin ! La vie continuerait certainement mais elle serait morne, sans expression  ni mémoire.  Par conséquent, et au vu du labeur, c’est normal que nos prestations soient rémunérées.

Je suis donc totalement contre l’édition à compte auteur, idem pour les comptes participatifs.

 

Les e-book, je n’en suis pas particulièrement fan, mais cela est personnel étant donné que je souffre des yeux.

Par ailleurs, je préfère le support papier que l’on conserve, l’odeur de l’encre et des feuilles, le bruissement des pages  et les beaux volumes. Ceci étant, je lis des nouvelles en e-book et en publie également. Je trouve cela pratique pour les textes courts mais je ne publierai jamais de roman en numérique.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Aies confiance en ton talent et avance.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des romans.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

J’écris dans mon bureau, installée devant mon ordinateur dans le silence.

Je  suis plus intuitive que méthodique ; aussi il est rare que je procède par plan. Je préfère me laisser guider par mon imagination et évoluer avec mes personnages. Si je ne suis pas inspirée, je m’abstiens et je m’adonne à la lecture.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration émane de mes émotions, de mon vécu ou de mes rêveries. Les voyages ou les expériences humaines m’inspirent autant que les photos, la musique, les films ou la peinture.

 

Oui, on m’a commandée un roman littéraire, un mini roman érotique et d’autres textes en revue ou chez des petits éditeurs.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes personnages sont pour la plupart inventés mais dotés de qualités et de défauts de mon entourage ou de moi-même.

Je fais en sorte de rendre mes personnages authentiques puis la logique et mon imagination me soufflent des péripéties.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De lire énormément de classiques comme d’ouvrages modernes, de maîtriser la syntaxe mais aussi de se faire relire par un maximum de personnes du milieu littéraire (écrivains, correcteurs, professeurs de français ou de lettres, conseillers littéraires…)

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Parmi les classiques : Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Emile Zola, Alphonse de Lamartine, Joris- Karl Huysmans, Pierre Choderlos de Laclos, Marcel Proust, Edgar Allan Poe, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Marguerite Duras, Pierre Loti et Marcel Pagnol.

 

Parmi les auteurs modernes : Eric Reinhardt, David Foenkinos, Florian Zeller, Stephen King, Muriel Barbery, Christiane Baroche, Riikha Pulkkinen, Amélie Nothomb et des auteurs moins connus comme Julie Oyono, Pascal Louvrier, Cathy Borie, Patricia Has Nivoix, Christel Lacroix et j’en oublie…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je relis Manette Salomon des frères Goncourt et je découvre Moment d’un couple de Nelly Alard.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, sur mon nouveau roman littéraire « la petite robe bleue » sous l’aile bienveillante de Pascal Louvrier (écrivain biographe-éditeur) et sur un court métrage avec le réalisateur toulousain Thierry Obadia.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

La sortie de Fièvre Gitane (roman) dans une semaine et celle imminente des deux recueils collectifs de nouvelles érotiques sur les thèmes Donjon et Miroir auxquels j’avais participé.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 

Sur mon blog   http://celine-mayeur.blog4ever.com/

 

Sur mon site     http://celine-mayeur.weebly.com/

 

Sur ma page facebook   https://www.facebook.com/pages/C%C3%A9line-Mayeur/100752816677176?ref=hl

 

Sur mon compte facebook     https://www.facebook.com/celine.mayeur.5

 

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Le  5 mars 2015.

Céline Marie Mayeur.

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Je remercie sincèrement Céline Mayeur  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Jean-Louis RIGUET 06 mars 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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