Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Olivier BLOCHET

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Olivier BLOCHET

.WP_20150726_012

.

1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je suis Olivier Blochet.

Je suis titulaire d’un DESS de droit bancaire et financier.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Après une carrière de juriste d’affaires dans différents groupes bancaires et la direction générale d’une société financière, j’ai décidé de me consacrer tout d’abord à la musique puis, parallèlement, à l’écriture.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

En 2009, avec quelques amis, nous avons créé un quintet de guitares. Au gré des circonstances, la structure du groupe a évolué et actuellement nous jouons un répertoire jazz et swing en duo.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

La meilleure récompense pour un auteur, c’est d’être suivi par ses lecteurs de livre en livre. Le contact direct lors des séances de dédicaces ou sur les salons du livre est essentiel. Lors de l’écriture, je suis seul et je doute naturellement de l’impact du livre que j’écris. Les discussions avec les lecteurs ou simplement des visiteurs permettent de mesurer l’intérêt du public pour mes livres. Pour cette raison, je fais en sorte d’être relayé par la presse, je participe à de nombreuses dédicaces en librairies ou lors des salons du livre. C’est nécessaire pour se faire connaître, outre l’indispensable présence sur les réseaux sociaux.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Effectivement, je fais des conférences sur le thème de mon premier livre. Le module s’intitule : « Les Tsiganes de France ou l’histoire et la place de la communauté manouche et gitane dans la société actuelle ».

 

Je prépare un second module : « l’âme Tsigane ou la place et l’apport de la musique manouche et gitane dans le paysage culturel français »

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’adolescence mais cela ne fait que quelques années que je publie. À ce jour, j’ai publié :

 

  • « Les Tsiganes de France ou l’histoire des éternels étrangers », 2014
  • « Contes, Légendes & Chroniques Tsiganes », 2015
  • « 15 millions au soleil », 2016

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre est un roman dont le titre est : « 15 MILLIONS AU SOLEIL ».

 

Il s’agit d’un roman d’aventure dont le personnage principal est un banquier confronté à des événements dont la nature va lui faire profondément changer sa manière de penser et de vivre. Il découvre les paradis fiscaux et sa cavale va le conduire vers plusieurs pays dans lesquels il va connaître la violence, l’amitié mais aussi l’amour.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

J’ai désormais une diffusion dans les librairies des Deux-Sèvres, de Charente Maritime, Maine et Loire, Indre-et-Loire, sur Amazon, Priceminister et bien entendu lors des nombreux salons auxquels je participe (programme sur mon blog).

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Pour les auteurs peu connus, l’accès à l’édition traditionnelle est très compliqué voire illusoire. Beaucoup d’auteurs néophytes se tournent vers l’édition à compte d’auteur. Le plus souvent la prestation est médiocre, le livre n’est pas corrigé, les couvertures sont banales, le coût de fabrication du livre est supporté intégralement par l’auteur et le livre n’est pas diffusé par l’« éditeur » faute de réseau. Finalement, l’auteur va vendre son livre auprès de ses amis, il fera une dédicace dans sa ville et il se retrouvera avec un stock invendable de livres dans son garage. La plupart du temps, son aventure littéraire se conclut par une énorme déception. Les forums sur internet sont remplis de témoignages de cette nature.

 

J’ai pris le parti de devenir mon propre éditeur. C’est le seul moyen de s’assurer de la diffusion de ses livres et de contrôler les droits d’auteur. Bien entendu, il existe un risque financier à mesurer.

 

Pour ma part, je suis opposé à l’e-Book. Pour moi, le livre est un objet, j’ai besoin de le tenir entre mes mains. D’ailleurs, d’après mes informations, les ventes de l’e-book stagnent.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le même que je prodigue : vis ta passion.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

À chaque livre, j’aime changer de style. Mon premier livre est un essai, le second un livre jeunesse et le dernier un roman d’aventure. Je pense qu’il faut se laisser porter par le sujet. De fait, mes choix de lecture sont très éclectiques.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Dès que j’ai mon sujet, je me livre à la réunion du maximum d’informations sur lequel reposera le thème du livre, c’est essentiel. Cela peut prendre plusieurs semaines de recherches, de lectures et de prises de notes. Ensuite, la partie la plus agréable commence : la rédaction.

 

J’écris plutôt le matin, mais je n’ai pas de règle précise. Seuls l’envie et le besoin doivent être les moteurs, sinon écrire deviendrait une contrainte.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Pour mon dernier livre, j’ai puisé mon inspiration pour partie dans des souvenirs, dans l’actualité et mes voyages.

 

Je n’ai pas encore reçu de commande d’ouvrage mais j’aborderai avec plaisir un tel travail car il s’agit d’un autre exercice d’écriture, bien qu’il soit plus impersonnel.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’imagination est primordiale pour un roman si l’on veut créer un récit original. Mais selon l’époque durant laquelle se déroule l’intrigue, il faut tenir compte du contexte pour lui donner une crédibilité. Les personnages sont souvent un mixte de plusieurs personnes dans leur description, mais il faut absolument veiller à ce qu’elles ne soient pas reconnaissables pour éviter de vexer ceux qui ont servi de modèles (rires).

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Trouver un sujet original et s’armer de patience car écrire un livre ce sont de longs mois de travail avant d’arriver au mot fin.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai adoré des auteurs que j’ai délaissés aujourd’hui (P. Modiano, P. Djian, A. Nothomb, P.J Remy, J.D Bredin), peut-être par lassitude. Aujourd’hui, j’ai plaisir à lire des auteurs comme John Grisham, Éric Orsenna et Jean Pierre Bonnet.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Actuellement, je lis « Extorsion » de James Ellroy.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui actuellement je prépare un roman historique. Pour l’instant, je consacre beaucoup de temps à l’étude de l’histoire de la révolution jusqu’au Second Empire. Mon personnage principal évoluera durant toute cette période.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Oui, je vais participer toute l’année à de nombreux salons du livre.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

J’ai un blog (olivier-blochet.over-blog.com) auquel les visiteurs peuvent s’abonner gratuitement pour y retrouver mes chroniques, un bon de commande pour mes livres et la date de mes rendez-vous littéraires.

http://olivier-blochet.over-blog.com/

————-

Le 16 mars 2016

Olivier BLOCHET

.15 MILLIONS

.flyer 2 livres

.WP_20160313_001

.

.

Je remercie sincèrement Olivier BLOCHET d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 23 mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Publié par Laisser un commentaire

Les plus belles histoires vraies de Noël, PASTEGER Marc

Des histoires de toute longueur en recueil !

Publié par Laisser un commentaire

C’est lundi, que lisez-vous ? #32

Et vous, que lisez-vous ?

Publié par Laisser un commentaire

Les Bonimenteries du Girouet, de C’est Nabum

LES BONIMENTERIES DU GIROUET

Des fables et contes de Loire par C’EST NABUM

Aux Editions du Jeu de l’Oie

.

.

Titre : Les Bonimenteries du Girouet

Genre : Fables et contes de Loire

Auteur : C’est Nabum

Editeur : Editions du Jeu de l’Oie

Pages : 180

ISBN : 978-2-36831-018-2

Cet ouvrage inclut un CD audio avec un accompagnement musical de Patrick Degrégny.

Les illustrations sont de Christian Beaudin.

La photographie de couverture est de Michel Roger.

.

.

Quatrième de Couverture

Mais qui est donc C’est Nabum ?

Sous ce pseudonyme se dissimule un amoureux passionné de la Loire. Il vit au lit du fleuve royal, n’hésitant pas à le suivre à pied ou à le descendre en canoë. Ce ligérien de corps et d’esprit renoue avec la tradition des trouvères d’antan, ceux qui dans nos territoires de Loire allaient de village en châteaux colporter des histoires inspirées de faits réels ou de légendes. Pour le plus grand bonheur de tous, C’est Nabum remet dans la lumière, au goût du jour, les aventures de ceux qui ont fait notre pays ligérien. Ces bonimenteries, parfois fables, parfois contes ou légendes, sont le reflet de l’âme du bonhomme et de moments hors de notre temps qui s’inscrivent dans l’éternité. Des temps anciens d’avant les hommes, jusqu’au temps de la machine à vapeur, en passant par l’épopée de la marine de Loire, la véritable histoire du vinaigre d’Orléans, ou bien encore l’époque où les fées aidaient les hommes à construire les ponts, C’est Nabum nous prend par le coeur, celui de nos racines, celui de nos territoires.

Au pays de Rabelais, de Balzac, de Maurice Genevoix, C’est Nabum écrit un français digne de ceux qui l’inspirent. Désormais, il n’y a plus, au fil de la Loire, une fête marinière sans la présence de C’est Nabum. Il est le conteur, le chanteur, le bonimenteur. Toujours drôles, touchants, inspirés, jamais vulgaires, ses textes sont de véritables odes à la Loire, des hommages aux femmes et aux hommes qui ont façonné les paysages de nos rêves et de notre inconscient. Quel que soit votre chemin, quel soit le vent qui vous mène, son girouet vous guide en tous sens et en tous lieux. C’est Nabum vous appelle à sa rencontre : celle du partage, de l’échange et de l’amour de la Loire.

.

Extrait :

 

.

Presque tous les textes commencent par les mots « Il était une fois … » Ces mots mettent le cerveau en mode ligérien, loin de tout. Déconnecté, l’on devient déconnecté. On ne lit plus, on vit.

Prenons une histoire au hasard. Une histoire de pêcheur : « Mieux vaut rester bredouille ! » Comme écrit C’est Nabum « Une histoire en queue de poisson ». Juste quelques lignes :

« Il était une fois, en bord de notre Loire, un pêcheur qui avait jusque-là belle et grande réputation. Il n’avait de cesse de remplir ses filets, de prendre les plus beaux des poissons du coin. Tout allait fort bien pour lui jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’une lavandière, la plus charmante qui soit.

« Il commença par tendre ses filets à proximité du bateau-lavoir. Tout le monde riait de cette étrange fantaisie qui ne trompait personne. On voyait le manège de l’un et de l’autre. On parlait derrière eux, on riait sous cape. L’une faisait des taches sur les draps quand l’autre remontait des filets vides de prise. « On ne pêche pas en eau savonneuse, » pensaient les plus vieux, les plus sages qui depuis longtemps avaient oublié les troubles de la passion.

« Il y avait tant de rires autour d’eux que bientôt notre pêcheur amoureux renonça à croiser dans les parages de la belle. Il ne supportait plus les moqueries et les pêches infructueuses. Il s’en retourna en ses coins habituels. Mais cette fois, par un curieux maléfice, il restait bredouille à chaque fois. « Heureux en amour, malheureux à la pêche », on peut s’amuser de telles fariboles, elles ne s’appuient néanmoins sur aucune logique.

« Il fallait bien se résoudre pourtant à l’évidence. Notre pêcheur remontait désormais des filets vierges ….. »

La suite dans le livre.

.

Le Bonimenteur du Girouet

Tous contes faits …

La fable de toutes les fables.

 

Il était une fois un Ligérien qui, de par la rivière, allait son chemin en quémandant histoires et récits, témoignages et anecdotes. Il faisait son miel des aventures marinières, de l’histoire et des légendes qui parsèment notre Loire. Ne reculant devant aucune menterie, il brodait autour de quelques vérités qui finissaient immanquablement par devenir des mensonges à sa façon.

 

Il se fit, tour à tour, compagnon de Merlin, barde gaulois, ermite de la grotte Béraire, jeune mousse partant à l’aventure, marin revenant de l’enfer, historien approximatif ou tourneur de phrases alambiquées. Il cheminait d’un pas tranquille en suivant les rives, passant de l’une à l’autre pour humer l’air du temps et l’esprit de l’eau.

 

Le Girouet fut son blason, non pas qu’il en eût à ses armes ; il était bien trop maladroit pour disposer d’un bateau : l’expérience avait tourné au fiasco et failli virer au drame ! Non, tous les bateaux seraient les siens pourvu qu’il n’y fût que passager bavard et équipier qui ne fît aucun nœud. Le girouet allait au vent, tournait comme girouette et claquait quand soufflait la tempête. Toutes choses qui lui convenaient parfaitement.

 

Il se contenta d’un bateau de mots transportant quelques barriques de musique. Là encore, il ne connaissait guère la chanson, se contentant d’en écrire quelques paroles en suivant l’aiguille d’une boussole qui avait perdu le nord.Les vers de ce manant aux pieds nus ne pouvaient qu’être bancals. Qu’importe, puisqu’il fit de son double : un certain Nabum, un personnage de foire, le bouffon des cales, des tavernes et du pierré.

 

Ses écrits allaient au vent ou bien …

La suite sur :

http://blogs.mediapart.fr/blog/cest-nabum/070914/le-bonimenteur-du-girouet

.

Des liens :

http://www.chroniques-ovales.com/

.

http://cestnabum.blogs.nouvelobs.com/

.

.

Editions du Jeu de l’Oie
RICHARD SAS
SAS au capital de 10 000 euros – RCS Orléans 753 097 609
16 rue St Nicolas 45110 Châteauneuf sur Loire
02.38.46.18.34 – 06.84.16.00.03
.
Les Editions du Jeu de l’Oie ont pour vocation la mise en valeur du patrimoine et des talents locaux de notre région, le Val de Loire et la Sologne.
Bien sûr, le patrimoine est multiple : il est  naturel, culturel, historique, culinaire…  Il est aussi vivant. C’est pourquoi nous publions également des talents locaux, romanciers, poètes et illustrateurs dont la créativité concourt au dynamisme de notre région.
Enfin, parce que nos territoires sont vivants, nous éditons un journal à vocation locale « Canton Infos « , distribué gratuitement sur les cantons de Jargeau et de Châteauneuf sur Loire, dont le but est de créer du lien entre tous ceux qui y vivent.
N’hésitez pas à nous contacter …
.
.
.

© Jean-Louis Riguet septembre 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

Publié par Laisser un commentaire

Amalgame 4

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat.

.

Voilà, à partir de la page 145 :

.

Or, donc, précédemment, je vous ai entretenus des affres qui turlupinaient les riverains de la Loire quand il s’agissait pour eux de jeter une passerelle sur le fleuve.

Là, le pont actuel ne doit rien à Satan.

Le gouffre l’ayant rejetée, elle surnagea dans la tourmente.

La Vierge des Mariniers demeura en Vienne jusqu’à ce qu’éclatassent les émeutes révolutionnaires.

Les quatorze plans du château furent ébauchés par la Marquise soi-même.

Les petites gervaises devaient donc longer le fleuve par l’unique chemin qui existait, côté solognot, puis, arrivées à hauteur du vilainage de Nozieux, en face du château, traverser la Loire en empruntant la toue du passeur.

Les citadins d’Orléans, les « guêpins », tiraient leur surnom de ce qu’ils avaient parfois l’esprit piquant.

Autres temps, autres problèmes.

Il habitait dans une antique rue aujourd’hui disparue, la rue du Lacet-d’Amour, qui s’enfonçait jusqu’au coeur de l’ancien quartier de Bourgogne, à Orléans.

Une chanson revenait souvent à son répertoire : Les filles de la Louère, dont la paillardise rebattait les chastes oreilles des bourgeois bien-pensants.

Notre François perdit tous ses chalands attitrés, puis tous ses amis fidèles.

Notre François, quant à lui, puisqu’il n’avait plus rien à perdre, y déambulait sans appréhension.

Plus de François, plus de menuisier chansonnier.

On n’en croyait plus ses oreilles : François se remettait à beugler de plus belle, sapristi !

Le mot était lâché : on venait de déterrer l’un des plus vieux mythes de l’Orléanais, celui de la barge d’or laissée jadis par Jules César.

A en croire la tradition séculaire, il avait amassé un butin mirobolant en pillant Genabum.

Car plus jamais il ne manqua d’ouvrage, le brave François.

La nue est plus bistrée qu’une cheminée en peine de ramonage, de sorte que, perdu dans la grisaille fuligineuse et frisquette, on se prend à rêver au sable fin des plages inondées de soleil.

Un Noël de misère, cela va sans dire.

On arrivait au crépuscule de l’année et, comme par un fait exprès, son sacré bonhomme tardait à rentrer.

Alors la brave femme s’adoucit – bonne pâte qu’elle était ! – et, contre toute attente, déborda même d’amabilité.

Désormais, les petits garnements n’auraient plus à redouter la malignité d’un tel croquemitaine.

C’est à peu près ce que grommela Urusule Leclodo, quand il se retrouva seul sur le pavé d’Angers, dans la nuit de cet hiver glacial.

En un mot : jouer au Bonhomme Noël avec des pestes qui, les autres jours, s’amusaient à lui tirer la langue !

Elle, la femme, on la connaissait dans ce quartier.

Le cahors aidant, l’auguste invité racontait mille calembredaines où se mêlaient astucieusement sa qualité d’un soir et ses défauts de tous les jours.

Car entre nous, franchement, qui pense à la naissance du Petit Jésus en attendant ce mécréant de Père Noël, hein, je vous le demande ?

Tombait-il de la neige sur la Judée ?

Les coquillards s’abattaient là comme corbeaux en plaine, et maintes fois on les surprit qui perpétraient leurs larcins autour du manoir de Montpipeau.

Mais pour agiter les gambettes d’une alerte mesure, il fallait un croque-notes de qualité.

Hégésippe Jacquelin fut donc le grillon du manoir de Montpipeau pendant la belle saison de cette année-là.

Le serviteur répondit que ses maîtres étaient revenus au château.

C’était Pinchebec.

« A étreindre si fort ton violon, tu vas finir par lui briser l’âme ! »

Cavalcadaient de près, froufrous émoustillants et jarretières de catins, les courtisanes invitées à la bamboche du manoir.

L’assemblée entière reforma la sarabande dès les premiers accords égrenés.

Le voyant, on l’aurait pris pour un de ces noctambules qui brûlent leur chandelle par les deux bouts, sans voir plus loin que le bout de leur nez.

Le chêne du violoneux fut baptisé le « Rond des dames » en souvenir des filles perdues qui, plus tard, se dévergondèrent sous son couvert.

Julien, mon grand fiston chevelu et barbu, n’était alors qu’un trousse-pet de trois ans à peine.

Car devenu un pépé à la tête chenue, Julien racontera peut-être à des marmots que son père à lui, excusez du peu, pétait le feu de Dieu.

Voilà, je vous ai confié ce qui me pèse sur le coeur lorsque je pense aux colporteurs de contes du temps jadis.

Voilà, ce sont les deuxièmes phrases des pages 145 à 187 du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

.

La suite dans les prochains jours. Une surprise ?

.

Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par 2 commentaires

Amalgame

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat.

C’est parti, je commence :

.

Il touille l’onde – on dit qu’il (un pêcheur de lune) la « rabouille » – dans l’espoir d’appâter les bonnes fortunes.

Là-dessus, les avis restent partagés.

Je les ai ramassées, puis époussetées.

Nous eûmes notre déluge, comme tout le monde, en nos vallées fluviales.

L’Eternel en ressentit un amer mécontentement, et Il se repentit d’avoir guidé les hommes de la tribu jusqu’en notre région.

C’était une ardoise.

Trinquons aux savoureuses histoires qu’il me plaît de vous conter et qu’il vous plaira peut-être de lire.

Nous tenons l’anecdote de l’abbé Cordier, un latiniste de l’avant-dernier siècle qui ne laissait jamais sa foi entraver son imagination.

Silène était un brave satyre, mais il avait l’ivresse hargneuse.

Afin de se concilier les faveurs de Cérès, la belle déesse nourricière des hommes, les croquants des Mauves entassèrent leurs maigres gerbes en une seule meule, qu’ils décidèrent d’offrir en holocauste.

On les surnomma les « nattaires », parce qu’ils dormaient sur une natte de jonc.

Notre val accueillit alors un véritable contingent d’anachorètes, une confrérie si fournie que la principale difficulté pour ses membres devient moins, par manque d’espace, d’atteindre la sainteté que de s’assurer un réel isolement.

On le découvrit que le lendemain matin, alors qu’il achevait d’user ses galoches sur la pierraille du chemin.

Donc, on ne badinait pas avec les saints ermites parmi les « voituriers d’eau », pour reprendre le titre attribué jadis aux mariniers de la Loire.

Un tourbillon – certainement le même qui avait autrefois étourdi le voleur de calice – se forma autour du médisant, le souleva dans les airs comme un fétu et, sous les mines ahuries des quatre autres compagnons d’équipage, le lâcha au-dessus d’un terrible remous.

La notoriété de l’ermite franchit alors les limites de la région.

On évoque le monstre à tort et à travers, on le gonfle jusqu’à en cauchemarder la nuit, on lui reproche toutes sortes de méchancetés que, sans les inventions tourmentées des hommes, il n’aurait jamais eu l’idée de commettre.

La seule échappatoire : se signer devant la menace.

On avait donc rapidement localisé l’endroit où se terrait le dragon : il n’y avait qu’à suivre les relents de charogne pour y arriver sans détours.

C’est alors qu’intervient le bon Saint Mesmin.

Le corps du patriarche fut inhumé près du caveau de saint Aignan, en l’église Saint-Pierre-aux-boeufs, depuis placée sous la dédicace dudit protecteur de la cité épiscopale.

Clovis s’en félicita et rattacha aussitôt maints domaines au monastère, se disant qu’ainsi administrés, lesdits domaines émergeraient vite de leur pitoyable situation.

On ne cherche pas impunément des crosses à un évêque, pas davantage à un abbé, tout dragon que l’on soit !

Agyle le traquait de près.

L’époque était incertaine.

Elle mentionne qu’en « l’an du Seigneur 1857, Napoléon III étant Empereur, sous le Pontificat de Pie IX, le tombeau de Saint Mesmin, autrefois vénéré, depuis lontemps muré, enfin retrouvé, a été restauré, Dieu aidant, par Félix (Dupanloup), évêque d’Orléans ».

Pour conclure, revenons à la délivrance de la région par l’audacieux saint Mesmin.

La guivre de saint Mesmin projetait une haleine empestée qui « corrompait l’air et donnait la mort aux hommes et aux animaux » ; le serpent de saint Liphard lançait un venin fétide et fatal.

S’impose aussitôt à l’idée le roi Clodomir, le propre fils de Clovis, un despote brutal et sans pitié.

.

Voilà ce sont les deuxièmes phrases des 37 premières pages du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

.

La suite dans les prochains jours.

.

Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .