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Un tour en Poévie à Montmeyan

MONTMEYAN EN POEVIE

 

C’est le FESTIVAL DES NUITS D’ETE DE LA POESIE, DE LA CHANSON et DES ARTS DU HAUT VAR ET DU VERDON.

Il est organisé par les amis de la poésie de la chanson et des arts.

L’édition 2014 a eu lieu les 25 et 26 juillet 2014 au coeur du village de MONTMEYAN.

Je peux en parler, j’y étais.

Je voudrais remercier chaudement Richard Taillefer d’avoir organisé ces deux belles journées. Il a beaucoup travaillé mais la réussite était là. Bravo ! Que la réussite accompagne les prochains !

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La suite de cet article est largement inspirée, voire pompée, de la plaquette publicitaire de MONTMEYAN EN POEVIE.

Rappelons que Richard Taillefer est lui-même un poète affirmé qui a publié plusieurs recueils.

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Arffiche JPG (2)

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Montmeyan, les poètes

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Je m’étais laissé tenter pour un petit tour en Poévie. Je m’étais renseigné pour savoir où se trouvait cet endroit. L’on m’a répondu : « à Montmeyan ».

J’ai donc pris mon baluchon, dans le coffre de ma routière, et je suis parti les autoroutes pour défiler les nombreux kilomètres à parcourir. Je n’avais pas anticipé les 45 derniers de virages sur de petites routes sympathiques. Puis, au débouché d’une descente, j’ai tout à coup découvert un piton rocheux, une grosse motte de terre, supportant des pierres jointoyées entre elles et assemblées depuis longtemps pour faire un magnifique petit village.

Dans le temps, ce village avait su se défendre ainsi qu’en attestent encore les remparts tournant autour d’un château féodal dont il ne reste plus grand chose aujourd’hui. Depuis, ce village s’est illustré par la culture de l’oignon.

Avant de m’empoétiser, j’ai voulu découvrir le cadre, à pied. Bien m’en a pris. Il faut une trentaine de minutes pour tout voir. Tout est flêché, l’on ne peut pas se perdre. Tous les chemins reviennent au même endroit. J’ai pu voir la Maison Commune dans les bâtiments terminés en 1885, l’église Notre-Dame, les ruines du château, la chapelle Saint-Esprit transformée en atelier de sculpture.

Je n’ai pas vu le chêne particulier au pied duquel les truffes pullulent. Je ne suis pas Saint-Louis, que voulez-vous ? Par contre, dans la plaine autour j’ai aperçu des genêts qui servent à confectionner des balais en grande quantité par les femmes.

J’ai appris que Montmeyan doit son nom à son implantation. Cela vient de « Monte Mejano », le « mont au milieu ». Vieux ce village, il l’est. Depuis la Préhistoire, le site est habité, notamment à l’abri Breuil qui a reçu les hommes de Néandertal. Puis, les romains sont venus et ont laissé des vestiges : petit habitat rural, four de tuiles, etc.). Hugues de Montmeyan, devenu Templier, a donné ses terres et tous ses droits de pâture à l’Ordre des Templiers, en 1164.  Puis, en 1221, les cinq coseigneurs de Montmeyan ont donné à la Commanderie de Saint-Maurice (aujourd’hui Saint-Maurin) le castrum de Montmeyan avec sa tour, ses terres, ses hommes et tous ses droits.

En1309,  l’Ordre des Templiers dissous, Philippe le Bel et le Pape Clément V saisissent la terre de Montmeyan et la rattache au domaine de la Cour Royale, avant d’être remise dix ans plus tard aux Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Un échange intervient en 1322. Au terme de celui-ci, le castrum de Montmeyan change de mains au profit de Armand de Trians dont la petite fille, Marguerite, épouse en 1400 Georges de Castellane. Les terres de Montmeyan entrent ainsi dans la Maison de Castellane pendant plus de 300 ans. En 1840, la commune de la Roquette, qui appartenait aux seigneurs d’Oraison jusqu’au XVIème siècle, et fut érigée en marquisat en 1651 au profit de Jean-Augustin de Foresta, est rattachée à Montmeyan.

Je n’ai pas le temps de faire un saut jusqu’au Verdon qui coule non loin de là et dont l’eau chute par endroits dans des gorges profondes, ni jusqu’à son canal l’aqueduc de Montmeyan dont la population a bien été heureuse d’utiliser les services pendant plusieurs dizaines d’années avant qu’une station de pompage ne soit installée en 1957, alimentée par le Canal du Verdon. Je n’ai pas eu le temps non plus d’aller jusqu’à la Croix de Mai. En fait, il s’agit de trois croix posées sur un sommet de cette colline portant le même nom culminant à 691 mètres. Les habitants de Montmeyan avaient pour habitude de faire une procession le premier dimanche de Mai. Les fruits étaient ainsi bénis. C’était un long dimanche qui commençait à huit heures du matin à l’église, jusqu’à la Croix située à l’entrée du village, pour continuer jusqu’aux Trois Croix. Après un déjeuner sur l’herbe, les participants coupaient des branches d’amélanchier qui étaient ensuite bénis par le prêtre pour être jointes à du genêt afin de fabriquer des balais.

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Montmeyan, les poètes

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Le lendemain 25 juillet 2014, le programme est chargé.

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Sous le Porche de la Grand’Rue, Christophe FORGEOT nous attend pour donner lecture de son recueil de poésie SAISIR LA ROUTE écrit en 2013.

Christophe FORGEOT c’est un auteur et un comédien. Il enseigne l’écriture théâtrale à l’Université de Sud Toulon-Var et anime des Ateliers de Création Littéraire. Il met en scène des textes d’auteurs vivants. A son actif, une dizaine de recueils de poèmes.

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Photo : Christophe Forgeot et Marina Nicolaev au Montmeyan en PoéVie - festival<br /><br /><br />
25 Juillet 2014

 

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Après une séquence apéritive sympathique, le Café de France accueille une série de rencontre avec des poètes.

C’est Eric DUBOIS qui commence.

Eric DUBOIS, parisien, est poète, lecteur-récitant et performeur avec l’association Hélices et le Club-Poésie de Champigny-sur-Marne.

Il a publié plusieurs recueils de poésies chez Le Manuscrit, Encres vives, Hélices, L’Harmattan, Publie.net.

Il anime la revue de poésie en ligne « Le capital des Mots ».

Il est aussi chroniqueur et co-animateur dans l’émission Le Lire et le dire sur Fréquence Paris Plurielle (106.03 fm).

Il tient un blog : Les tribulations d’Eric Dubois » (http://ericdubois.net).

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Photo : Eric Dubois et Carjo Mouanda

 

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Abbassia Naïmi continue.

Abbassia, née à Sidi Bel Abbès, se considère comme une scientifique-littéraire. Elle signe ses productions (A.N.).

Elle est auteure de : « Au-delà de la souffrance de l’espoir », « Des idées et des mots remède à nos maux », « Semences », « Renaissance de Paroles » (Nahdat el Kalimatet), « De l’Amertume fleurissent les Jasmins », « Le Chant des Larmes ».

En 2008, elle fonde « Le Cercle des Amoureux de la Poésie » qu’elle préside. Cette association à but non lucratif a pour objectif de porter la poésie francophone des quatre coins du monde, notamment en produisant des oeuvres collectives et d’auteurs de talent.

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Jean-Pierre Lesieur enchaîne.

Jean-Pierre Lesieur, qui nous vient d’Hossegor dans les Landes, est un éditeur de revues, si je puis dire ainsi. Il a publié une quinzaine de recueils et fondé trois revues de poésies : « le puits de l’ermite » en collaboration avec une équipe, « Le Pilon », 28 numéros (seul) et actuellement « Comme en poésie ».

Il se classe dans les revuistes artisans, comme ceux qui fabriquent entièrement la revue comme Lavaur et tant d’autres.

On le trouve dans l’anthologie de Delvaille, dans l’anthologie de Décharge, dans le livre de Sabatier et dans « Poésie 1 », revue sur la nouvelle poésie française, n° 47-48-49.

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Photo : Jean-Pierre Lesieur ( de la revue Comme en poésie) au Montmeyan en PoéVie - festival 25 Juillet 2014

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Enfin, Michel Méresse termine l’après-midi.

Michel Méresse, originaire de la région parisienne, vit à Corbeil-Essonnes. Il est passionné de jazz et dirige plusieurs formations.

Il collabore aux comités de rédaction de la revue La Sape dont il prend la rédaction en chef en 1996. Il collabore également aux comités de rédaction de la revue Poésimage.

Il fait des articles de critique d’art dans la revue « Art et Métiers du livre ». Il consacre des dossiers et entretiens aux poètes contemporains : Pierre Dalle Nogare, Yves Martin, Michel Deguy, Abdellatif Laâbi, Pierre Dhainault, Lionel Ray, Jean-Louis Giovannoni, Mathieu Bénezet, Charles Juliet, Bernard Noël. Et aussi sur l’art : Edouard Pignon, Bengt Lindström, Matta, Dubuffet, Hartung, Goetz, etc.

Il réalise aussi de nombreuses plaquettes de poèmes et de livres d’artistes à tirage limité.

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Après une pause, la soirée nous entraîne, malgré l’orage, dans une lecture superbe et un récital poignant.

Bruno Raffaelli nous livre une interprétation magistrale de « Le Grand Troupeau » de Jean Giono, que l’on ne présente plus, tant le texte est poignant, avec un mélange d’hommes et de moutons partant aux combats pour se faire trouer la peau.

Bruno Raffaelli, c’est un comédien, sociétaire de la Comédie Française. C’est aussi un acteur qui fait du cinéma, notamment aux côtés de Bertrand Tavernier à plusieurs reprises comme « Quai d’Orsay ».

Il est chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Bruno Raffaelli a adapté le texte de Giono pour la scène et le théâtre. Il nous a fait partager la profondeur et la richesse de cette oeuvre majeure qui, relatant des faits de guerre, devient l’hymne à la paix. Un devoir de mémoire.

Rappelons que le 3 août 1944, l’Allemagne déclare la guerre à la France qui proclame alors la mobilisation générale. Le grand troupeau quitte les estives dans l’urgence. Les bergers viennent d’être mobilisés, partent à la guerre, se mêlent inconscients à cete absurde troupeau humain courant veers les chamiers. Jean Giono, qui a participé à la grande guerre, publie en 1931 Le Grand Troupeau alternant dans son récit les scènes de village où les femmes et les anciens assurent les travaux de la terre, et les scènes de violence des combats…

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Daniel Daumàs et Daniel Biga clôturent la soirée par un récital de textes, chansons et poésies.

Daniel Daumàs c’est un chanteur, un instituteur, un écriveur. Il a été un militant occitaniste, avec la force qu’on lui connaît, dans la voix, le caractère bien trempé, sa révolte et ses espoirs pour son pays. Un écorché vif peut-être ?

Danial Daumàs chante, avec vigueur, avec passion, son pays, son histoire. Il était accompagné de son petit-fils au violon Gaspard Doussière.

Il a publié en 2013 « païs » portraits et paysages de Provence.

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Daniel Biga c’est un écrivain, poète, artiste multimédia, originaire de Nice. Il partage sa vie entre sa ville natale et la montagne d’Amirat dans la vallée de l’Estéron. C’est aussi un plasticien et peintre, qui a fait un passage à l’Ecole de Nice.

Enseignant à l’Ecole régionale supérieure des Beaux-Arts de Nantes, il a été président de la Maison de la Poésie dans cette ville.

Il a été remarqué dès son premier livre. Depuis, il a été confirmé comme l’un des plus originaux poètes français de sa génération.

Il a publié une quarantaine de livres depuis 1966 « Oiseaux Mohicans » à « La Séparation ».

Les éditions du Cherche Midi viennent de rééditer l’ensemble de son oeuvre publié chez cet éditeur : « Oiseaux mohicans, Kilroy was here, Né nu, et l’Amour d’Amirat ».

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Le Festival du Folk

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Copie de poemon

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En dehors de ces rencontres, pendant les deux jours, il y a eu des lectures des poèmes d’enfants, un concours des peintres dans les rues, un atelier d’écriture animé par Abbssia Naïmi, un atelier d’écriture pour les enfants animé par ADY et une exposition d’arts plastiques (sculptures, tableaux) par Jean-Jacques Castex.

Jean-Jacques Castex a eu un parcours étudiant dissolu, fait de voyages en Inde et au Népal, puis il a fait le choix de la création dans de multiples matières.

Au fil des expositions, l’on peut voir également son travail à Aups, Tourtour et Saint Paul de Vence. Il travaille le bois, la pierre, la céramique et le bronze d’un côté, acrylique, aquarelle et huile entre autre, pour des pièces originales et personnelles réunies sous sa signature.

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Jean Jacques Castex

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La nuit permit un repos salutaire car le samedi 26 juillet 2014 fut également chargé.

En fin de matinée, Guy Allix nous a fait diverses interpétations musicales et lectures sensibles.

Guy Allix est originaire de Douai, nord de la France, mais réside depuis en Normandie après être passé par Rennes.

Il a été professeur de lettres à l’IUT de Caen en menant de multiples expériences pédagogiques autour de la poésie.

Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie et de nombreux articles critiques et intervient dans des ateliers d’écriture en France et à l’étranger.

Il est membre du groupe Glenn-mor : Poésie et Musique avec le pianiste Olivier Mélisse.

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L’après-midi, au Café de France, un échange est intervenu sur les revues en poésie avec l’intervention de :

Jacques MORIN, JACMO « Décharges »,

Jean-Pierre LESIEUR « Comme en Poésie »,

Michel MERESSE « La Sape et Poésimage »,

Eric DUBOIS « Capital des Mots »,

Karim Boudjemaà « Les Cahiers du Charbon Blanc ».

Débat un peu houleux à un certain moment, avec une intervention remarquée de Daniel Daumàs, et une opposition de conception de la diffusion de la Poésie entre Jean-Pierre Lesieur, Jacmo et Eric Dubois notamment. L’opposition entre le travail à l’ancienne sur papier et le travail moderne sur internet.

A mon avis, cette opposition n’a pas lieu d’être car il est nécessaire d’utiliser tous les moyens mis à notre disposition pour se faire connaître et faire connaître la poésie.

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C’est à la suite de ce débat, que Carjo Mouanda s’est lancé dans la lecture de ses oeuvres.

Carjo Mouanda, né à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, a fait ses études secondaires au Congo puis ses études supérieures au Sénégal. Il a parallèlement consolider sa plume jusqu’à l’amplifiant avec l’atelier d’écriture du Centre Culturel Français de Pointe-Noire.  Ce Centre a élaboré un document sous forme d’anthologie regroupant les jeunes écrivains congolais de la récente génération.

Carjo Mouanda est l’un des lauréats du prix international Thycaya U Tam’si de poésie du centre d’études des civilisations Loango.

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Photo : Carjo est très sérieux quand il dédicace

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Alors, Karim Boudjemaà s’est lancé dans la lecture de ses poèsies.

Natif de Soissons, Karim Boudjemaà est actif.

Il publie Ventriloquence en 1980. Seize Haïkaï pour Marc Chenaye en 2012.

En 1981, il cofonde la revue Poésimage. Il est membre du comité de rédaction de « La Sape » et rédacteur en chef des Cahiers du Carbon Blanc.

Puis, avec des productions moins actives, il enchaîne des poèmes, des chroniques, des études, des entretiens, notes de lecture) dans différentes revues : Arpa, les Cahiers du Charbon Blanc, Friches, Levée d’encre, Parterre Verbal, La Sape …

En 2002, il reçoit le prix Daniel Bidault.

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Enfin, les rencontres se sont terminées avec Jacques Morin.

Jacques Morin, c’est un passeur, un passeur de poésie. Il est « le » Jacmo de Décharge. Il est le critique, le chroniqueur, le poète auteur d’une vingtaine d’ouvrages.

Il évoque son travail de critique et n’hésite pas à envoyer quelques petits coups de griffes sur ce monde à part que sont les poètes.

Il vient de publier « Sans légende' » chez Rhubarbe.

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Ces deux journées formidables et merveilleux remplies se sont clôturées par une scène ouverte et soirée dinatoire, avec des artistes comme Gilles Vigoureux, Thomas Chaline, Claire rousset lys et les gens de Mala Soque.

Il ne faut pas non plus oublier la musique. Agnès et Roger Duhamel nous ont enchanté avec leur orgue de Barbarie.

Agnès et Roger Duhamel, manivellistes, les « tits Nandéens » Orguenville. Un grand merci à eux.

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orguenville à Montmeyan 2014

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Je suis enchanté de mon voyage à POEVIE. Bravo à tous les poètes ! Qu’ils continuent avec leurs mots !

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© Jean-Louis Riguet Juillet 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

 http://www.riguetauteurlivres.com/

 

 

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ANTIGONE

ANTIGONE

Une pièce de JEAN ANOUILH

Mise en scène de MARC PAQUIEN

Interprêtée par la COMEDIE-FRANCAISE

 au CADO d’ORLEANS

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ANTIGONE

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ANTIGONE est apparue lumineuse, incarnée dans la beauté et la simplicité apparente du texte.

Cette pièce a été écrite en 1944, pendant l’Occupation. Sa modernité est toujours là. Le décor est dépouillé et donne encore plus de relief au texte. C’est la pièce la plus jouée et la plus étudiée.

Tous les personnages sont sur la scène à l’ouverture du rideau devant un mur gris, sinistre. Un moment de silence religieux, presque pesant ! Puis, Clotilde De BAYSER s’avance pour expliquer aux spectateurs ce qu’il va se passer. Et ça commence …

Françoise GILLARD interprète ANTIGONE d’une manière magistrale à l’opposé de sa structure fragile. Une grande comédienne !

La distribution est formidable jusqu’au plus petit rôle.

Face à elle, l’imposant CREON, joué par Bruno RAFFAELLI, plein d’autorité ne serait-ce que sa corpulence qui va succomber à la fragilité de la jeune femme jusqu’au bout de la mort.

Interprétation magistrale, magnifique. Les acteurs sont excellents.

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La distribution est remarquable :

Véronique VELLA est la nourrice

Bruno RAFFAELLI est Créon

Françoise GILLARD est Antigone

Clotilde De BAYSER est Le Choeur

Nicolas LORMEAU est Le Garde

Benjamin JUNGERS est Le Messager

Pierre HANCISSE est Hémon

Claire De La RÜE DU CAN est Ismène

Laurent COGEZ est le Troisième Garde

Carine GORON est Le Page

Lucas HERAULT est le Deuxième Garde

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Françoise Gillard

507e Sociétaire / Sociétaire le 1er Janvier 2002
Entrée à la Comédie-Française le 1er Novembre 1997

Biographie

Françoise Gillard entre au Conservatoire royal de Bruxelles, dans la classe de Pierre Laroche, en 1991. Elle en sortira avec un premier prix d’interprétation, et déjà quelques productions professionnelles à son actif. Comme elle le dit elle-même :« tout obtenir très vite et très tôt, n’est pas nécessairement la meilleure des choses qui puisse vous arriver». Cette jeune comédienne est pourtant très vite confrontée à cet enjeu, lorsque Jean-Pierre Miquel vient lui proposer de jouer le rôle de Thomasina Coverly dansArcadia de Tom Stoppard, mis en scène par Philippe Adrien, au Théâtre du Vieux-Colombier (1997). Elle devient pensionnaire de la Comédie-Française le 1er novembre 1997, et la 507e sociétaire de la troupe, le 1er janvier 2002. Françoise Gillard fait son entrée Salle Richelieu, dans une œuvre de Molière, en interprétant le rôle d’Henriette dans Les Femmes savantes, mises en scène par Simon Eine (1997). Ce spectacle est par la suite repris à l’Opéra de Versailles, puis part en tournée dans toute la France. Elle aborde un rôle de toute première importance et initiatique, où la perte d’innocence se conjugue avec la découverte du mal, celui d’Alarica dans Le mal court de Jacques Audiberti, mis en scène par Andrzej Seweryn au Théâtre du Vieux-Colombier (2000). Elle est Dona Elvire, dans la mise en scène de …

La suite sur :
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Bruno Raffaelli

500e Sociétaire / Sociétaire le 1er Janvier 1998
Entré à la Comédie-Française le 17 Décembre 1994

Biographie

Après des débuts au TEX (Théâtre d’essai d’Aix en Provence). Il intègre dans les années soixante-dix à Paris le Cours Simon, puis le Conservatoire national d’art dramatique, (dans la classe de Pierre Debauche). À sa sortie, il est engagé au Jeune théâtre national ; il entrera à la Comédie-Française le 17 décembre 1994 et en deviendra sociétaire le 1er janvier 1998. Il fera ses débuts dans le rôle de Miller dans Intrigue et amour de Friedrich Schiller, mis en scène par Marcel Bluwal (1994). Sa capacité à endosser plusieurs rôles (vingt au total) dans un même spectacle et à en explorer toutes les facettes, se réalisera avec Les Merdicoles de Michel Albertini, dans une mise en scène de l’auteur et de Françoise Petit au Studio-Théâtre (1998) : Bruno Raffaelli retrouve là les racines provençales et marseillaises, qui lui sont si chères. Dans le répertoire classique, il jouera notamment : Arnolphe dans L’École des femmes, mise en scène par Éric Vigner (1999) ; Maître Jacques dans L’Avare, mis en scène par Andrei Serban (2000) ; ainsi que Pourceaugnac dans Monsieur de Pourceaugnac, mis en scène par Philippe Adrien (2001). Plus récemment il interprète avec succès le rôle de Jérôme dans Les Temps difficiles d’Édouard Bourdet (2006). Avec le rôle d’Adrien dans Le Retour au désert de Bernard-Marie Koltès, mis en scène par Muriel Mayette (2006), il réussit à redonner retenue et férocité à ce personnage créé presque vingt ans plus tôt par Michel Piccoli. En 2008/2009, il joue Sganarelle dans Le Mariage forcé de Molière (mise en scène de Pierre Pradinas), ainsi que le comte Almaviva dans Figaro divorce de Horváth (mise en scène de Jacques Lassalle). …

La suite sur :
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Clotilde de Bayser

509e Sociétaire / Sociétaire le 1er Janvier 2004
Entrée à la Comédie-Française le 7 Mars 1997

Biographie

Aussi loin qu’elle s’en souvienne, son premier souvenir de spectatrice la ramène à une représentation duJeu de l’amour et du hasard de Marivaux, mis en scène par Jean-Paul Roussillon, à la Comédie-Française en 1976. Une pièce qui réapparaitra durant sa formation au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, dans les classes de Viviane Théophilidès, Daniel Mesguich et Jean-Pierre Vincent. Un peu plus de vingt ans plus tard cette même spectatrice entre à la Comédie-Française, en tant que pensionnaire, le 7 mars 1997. Clotilde de Bayser devient la 509e sociétaire de la troupe, le 1er janvier 2004. Elle créée le rôle de Natalia Pétrovna dans Un mois à la campagne, d’Ivan Tourgueniev, mis en scène par Andrei Smirnoff (1997), et joue dès la saison suivante (1997/1998) le rôle d’Hortense dans Le Legs de Marivaux, mis en scène par Jean-Pierre Miquel au Studio-Théâtre ; puis Palmis dans Suréna de Pierre Corneille, mis en scène par Anne Delbée au Théâtre du Vieux-Colombier. Durant la saison 1999/2000 elle aborde le répertoire du père fondateur de la troupe, avec : Le Misanthrope et Le Bourgeois gentilhomme de Molière, dans lesquelles elle joue respectivement les rôles de Célimène et de Dorimène. En 2001, elle joue le rôle de Portia dans Le Marchand de Venise de Shakespeare, mis en scène par Andrei Serban. En 2002, Clotilde de Bayser aborde le destin tragique et tourmenté d’une femme n’ayant su donner sens à sa vie :Hedda Gabler d’Henrik Ibsen, pièce dans laquelle elle incarnera le rôle titre, dans une mise en scène de Jean-Pierre Miquel, au Théâtre du Vieux-Colombier. Elle est Maria Efimovna Grékovna dans Platonov de Tchekhov, mis en scène par Jacques Lassalle (2003) ; et crée le rôle de Maman dans Papa doit manger de Marie NDiaye, mis en scène par André Engel (2004). Durant la saison 2005/2006 elle retrouve trois auteurs scandinaves : Strindberg, Ibsen et Bergman, dans une création, Griefs, mise en scène par Anne Kessler et reprend le rôle d’Elmire, épouse d’Orgon, dans Le Tartuffe ou l’Imposteur de Molière, dans une mise en scène de Marcel Bozonnet, applaudie par le public et la critique. En 2007, elle prend part à la mise en scène acclamée de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, par Denis Podalydès. En 2008 et 2009 elle interprète le rôle de la comtesse dans Figaro divorce du dramaturge d’origine austro-hongrois Ödön von Horváth, dans une mise en scène de Jacques Lassalle ; puis celui de la Vieille, aux côtés de Michel Robin, dans Les Chaises d’Eugène Ionesco, mises en scène par Jean Dautremay au Studio-Théâtre. Hors de la Comédie-Française, Clotilde de Bayser mène une activité théâtrale intense, …

La suite sur :
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Véronique Vella

479e Sociétaire / Sociétaire le 1er Janvier 1989
Entrée à la Comédie-Française le 15 Mars 1988

Biographie

Après une formation au cours Florent en classe libre, Véronique Vella entre à la Comédie-Française comme pensionnaire le 15 mars 1988. Elle est nommée 479e sociétaire le 1er janvier 1989.

Saison 2007-2008, elle joue Almanzor dans Les Précieuses ridicules de Molière mises en scène par Dan Jemmett au Théâtre du Vieux-Colombier, le Tire-Laine, la Duègne, Cadet, une sœur dans Cyrano de Bergerac de Rostand mis en scène par Denis Podalydès. Été 2007, au festival d’Avignon, elle interprétait le Chantre 1 dans L’Acte inconnu de et mis en scène par Valère Novarina, dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, spectacle présenté également au Théâtre national de la Colline, en septembre 2007. La même saison, elle signe, met en scène et interprète un récital intitulé Cabaret érotique au Studio-Théâtre. Les saisons précédentes, sur les plateaux de la Comédie-Française, elle interprétait notamment l’Enfant d’Outrebref dans L’Espace furieux de et mis en scène par Valère Novarina, le chœur dans Les Bacchantes d’Euripide mises en scène par André Wilms, Dorine dans Le Tartuffe de Molière mis en scène par Marcel Bozonnet, Hanna et Marie-Jeanne Clark dans Bouli Miro de Fabrice Melquiot mis en scène par Christian Gonon, le Guide de musée Solange / Diana dans Opéra Savon de Jean-Daniel Magnin mis en scène par Sandrine Anglade, Hermione dans Andromaque de Racine mise en scène par Daniel Mesguich. Véronique Vella a travaillé avec des metteurs en scène aussi différents qu’Antoine Vitez, Pierre Mondy, Simon Eine, Françoise Seigner, Jacques Lassalle. Hors Comédie-Française, elle a interprété Déjanire dans La Locandiera de Carlo Goldoni, Elise dans L’Avare de Molière. Elle a joué Macée dans Le Procès de Jacques Coeur de Guy Vassal, projet mené par Jacques Zabor, ou encore Rosine dans Le Barbier de Séville de Beaumarchais, dirigée par Marcelle Tassancourt. Elle a mis en scène La Fausse Suivante ou Le Fourbe puni de Marivaux. …

La suite sur :
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La presse en parle :

LA REPUBLIQUE DU CENTRE :

 

La Comédie-Française s’installe au Théâtre d’Orléans à partir de ce soir et jusqu’au 27 mars

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« Je voulais que les spectateurs suivent Antigone sur ce chemin qui la mène à la mort ».? - photo Carole bellaiche

« Je voulais que les spectateurs suivent Antigone sur ce chemin qui la mène à la mort ».? – photo Carole bellaiche

À partir de ce soir, le Cado accueille de nouveau la troupe du Français. Les comédiens interprètent « Antigone », dans une mise en scène de Marc Paquien.

 

Après la création de « La Visite de la vieille dame » par Christophe Lidon, la Comédie-Française est de retour sur les planches du théâtre orléanais. À l’affiche du Cado, à partir de ce soir, « Antigone » de Jean Anouilh, dans une mise en scène de Marc Paquien. Rencontre avec celui qui a choisi de replacer la pièce dans le contexte de sa création au théâtre de l’Atelier en 1944, sous l’occupation allemande.

La suite sur :

http://www.larep.fr/loiret/actualite/2014/03/12/la-comedie-francaise-sinstalle-au-theatre-dorleans-a-partir-de-ce-soir-et-jusquau-27-mars_1910994.html

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LE MONDE.FR – THEATRE AU VENT

ANTIGONE de Jean Anouilh – Mise en scène de Marc PAQUIEN – A la Comédie Française du 20 Décembre 2013 au 2 Mars 2014

Élèves-comédiens :
Troisième Garde : Laurent Cogez
Le Page : Carine Goron
Deuxième Garde : Lucas Hérault

Antigone incarne la rébellion face au pouvoir, elle est aussi une figure de la jeunesse encore capable de s’émouvoir et de remuer dans les brancards face à l’ordre régnant  et figé incarné par Créon.  Elle ne défend pas d’autre idée que celle du droit d’exister, en accord avec elle-même. Elle parle de liberté dans un monde qu’elle sait muré par le pouvoir.

 Chez ANOUILH, on assiste à la naissance d’Antigone, dont l’acte de rébellion ne sera récupéré politiquement qu’après sa mort. Antigone ne parle que pour elle-même et en ce sens, elle rejoint la conscience solitaire de tout individu face à la pression sociale et politique de tous bords.

 Pour défendre leurs  idéaux, des individus n’ont pas craint d’aller au-devant de la mort. Mais dans sa pièce écrite en 1942, en pleine 2ème guerre mondiale, ANOUILH veut aller au-delà d’un idéalisme qui fabrique des héros hors du commun.

 Son Antigone est une jeune fille en chair et en os qui est traversée …

La suite sur :

http://theatreauvent.blog.lemonde.fr/2013/12/24/antigone-de-jean-anouilh-mise-en-scene-de-marc-paquien-a-la-comedie-francaise-du-20-decembre-2013-au-2-mars-2014jean/

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 Satisfécit à la COMEDIE FRANCAISE et aux acteurs d’ANTIGONE

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Jean-Louis RIGUET
                  Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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La visite de la vieille dame

LA VISITE DE LA VIEILLE DAME

C’est une pièce de théâtre en trois actes de

FRIEDRICH DÜRRENMATT

Traduction de Laurent MUHLEISEN

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La visite de la dame

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Christophe LIDON assure la mise en scène et la version scénique assisté de Natacha Garange.

La troupe de la COMEDIE-FRANCAISE évolue dans le décor de Catherine BLUWAL, les costumes de Renato BIANCHI, les lumières de Marie-Hélène PINON. La vidéo est assurée par Stéphane COTTIN.

Il s’agit d’une création de la Comédie-Française au CADO à ORLEANS. Même les répétitions ont eu lieu à Orléans. C’est la première fois. Ensuite, ce spectacle sera repris à Paris, au théâtre du Vieux-Colombier. Merci à Muriel MAYETTE, administratrice générale de la Comédie-Française, de cette création à ORLEANS.

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Il y a bien longtemps Claire ZAHANASSIAN vivait à GÜLLEN, une petite ville. Elle a eu une aventure avec un homme ALFRED III. Une enfant est née puis décédée un an plus tard. Alfred III ne l’a pas reconnue, et même plus, il l’a reniée. Claire est partie de la ville, la cuisse alerte, s’est mariée plusieurs fois, est devenue richissime.

Plusieurs dizaines d’années après, Claire revient dans sa ville natale. Affublée d’un septième mari dont elle divorce rapidement, dans la  journée, elle veut fêter son mariage avec son huitième mari.

La ville fait plus que végéter. Elle est ruinée. La population crie la faim. Les usines sont fermées. Alors quand elle apprend que Claire revient, elle espère sortir de sa misère. Sur le quai de la gare, une fête est organisée pour la fêter et la prendre dans le sens du poil pour en tirer une partie de la fortune.

Claire est pleine de bonnes intentions. Elle veut bien donner à la ville et à la population une somme colossale. Mais elle pose une condition, une seule condition. Tuer Alfred III ! Au nom de la Justice. La sienne !

La ville est contaminée par l’amoralité de la vieille dame. D’autant plus qu’elle apprend que Claire est propriétaire de tout dans la ville, les usines, les maisons, enfin tout. Peu à peu s’organise un complot, une véritable chasse à l’homme.

Je ne dévoilerai pas la fin de cette histoire.

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acteurs

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Il y a beaucoup d’acteurs sur la scène. Des grands noms du théâtre :

Danièle Lebrun, de la Comédie Française, qui incarne Claire, la milliardaire, dans un rôle odieux mais très bien joué,

Christian Gonon, de la Comédie Française, qui joue les maris de Claire, très belle interprétation,

Samuel Labarthe, de la Comédie Française,  qui interprète Alfred III, d’une manière époustouflante, avec beaucoup de vérités,

Didier Sandre, de la Comédie Française, qui fait le Pasteur et le Peintre, dans une interprétation parfaite.

D’autres acteurs sont là aussi : Yves Gasc, Simon Eine, Gérard Giroudon, Michel Favory, Christian Blanc, Noam Morgensztern, Pauline Méreuze, Fabrice Colson et Xavier Delcourt.

J’ai apprécié le jeu de Danièle Lebrun, Christian Gonon, Samuel Labarthe, Didier Sandre. Mais aussi  de Simon Eine dans une excellente interprétation de plusieurs rôles (majordome, médecin, client), Gérard Giroudon (maire), Michel Favory (le professeur), Céline Samie (femme d’Alfred III) et Pauline Méreuze (dans plusieurs rôles). Les autres sont également très bons.

Cependant, malgré cette excellente interprétation, le ton est grave et il faut s’accrocher pendant 2 h 30, encore que la deuxième partie passe très vite.

J’ai néanmoins passé un bon moment.

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J’en profite pour rappeler que Christophe Lidon a fondé sa compagnie en 1991, la Nuit et le Moment Théâtre. Cela fait plus de vingt ans qu’il mène sa barque dans son parcours de metteur en scène (théâtre, opéra, cirque). Il est exigeant. Il privilégie les rencontres.

Il a fait des classiques : Racine, Diderot, Shakespeare, Molière, Tchekhov, Goldoni.

Il ne dédaigne pas les contemporaines : Xavier Durringer, Alessandro Baricco, David Lodge, Christian Siméon.

Il a travaillé avec des monstres du théâtre : Robert Hirsch, Claude Rich, Danielle Darrieux et aussi des comédiens comme Isabelle Carré, Alexandra Lamy.

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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