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JL à l’écoute de … Roald TAYLOR

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Roald TAYLOR

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Roald TAYLOR, né en 1960 aux USA. Franco-américain de naissance. Mes premières œuvres sont toutes récentes et ont séduit les Éditions du Masque d’Or.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

De la musique en amateur, dans un groupe de jazz.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La musique, le jazz surtout.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne fais guère de dédicaces, je n’aime pas la foule (au grand dam de mon éditeur !) mais on ne se refait pas. Je me contente de la pub telle qu’elle se fait aujourd’hui : sur le Net, sans jamais rencontrer personne ou presque…

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Trois ou quatre ans. J’ai publié au Masque d’Or deux recueils de nouvelles ou novellas : le Testament du diable et Sauvez les Centauriens, ainsi qu’un double polar : l’Île du Jardin Sacré. Mais nouvelles et novellas sont difficiles à vendre en France, hélas !

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

 

L’Île du Jardin Sacré

SUIVI DE

Les Faiseurs d’Anges

Editions du Masque d’Or – collection Adrénaline

l’Île du Jardin Sacré

Joanna, jeune étudiante à Sydney, tombe follement amoureuse de Jonathan, qui appartient à un mouvement religieux : les Messagers de Yahvé, installés sur l’île de New Eden. Joanna accepte d’intégrer la communauté mais se heurte à des traditions contraignantes. Elle ne tarde pas à découvrir également que le Jardin Sacré de cette île cache un terrible secret… qui débouchera sur un drame. Comment va-t-elle l’affronter ?

les Faiseurs d’Anges (en collaboration avec Thierry ROLLET)

Alain Pottier, styliste de génie, vient de créer une collection féminine qui a tout pour plaire, au point d’être plagiée et piratée par un couturier important, Ange Savorelli. Le styliste se laissera-t-il déposséder ? Jamais, et ce malgré les manœuvres d’intimidation de son riche concurrent. Il lui faudra l’aide de la journaliste Orlane Béranger pour se dépêtrer de ce guêpier et rentrer dans ses droits. Mais Orlane elle-même semble compter autant d’adversaires que d’alliés au sein même de son propre journal…

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez mon éditeur ou en librairie, sur commande au www.scribomasquedor.com

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Le compte d’auteur est un piège si on ne fait pas attention, surtout le compte participatif qui peut cacher bien des indélicatesses ! Le e-book est un bon et honnête support moderne, mais il ne faut pas qu’il se généralise.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Composer des intrigues qui tiennent la route, telles qu’on aime en lire soi-même. Tenter de forcer la chance en persévérant en toute chose.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

 Du polar, de la SF, du fantastique… pas tellement de fantasy, un genre bâtard, selon moi.

  12/ Comment écrivez-vous ? 

Sur ordinateur, comme tout écrivain moderne. On peut puiser sa documentation sur Internet tout en écrivant : un conseil du Masque d’Or que j’ai trouvé très pertinent.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration, ça vient quand ça veut… Les commandes sont gérées par mon éditeur. Si vous voulez dire : des ouvrages à écrire en commande, non, jamais.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

D’après des schémas pré-établis pour le polar. Pour la SF et le fantastique, c’est plutôt du domzin du rêve éveillé, que l’on construit en suivant son imagination…

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Vous pouvez écrire tant que vous voulez. Pour les ventes et la notoriété, c’est surtout une affaire de chance : plaire au public, c’est toujours un pari.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai un faible pour Lovecraft. Pour le reste, des auteurs de polars comme Daeninckx…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Cauchemar sur Innsmouth de HP Lovecraft.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

D’autres novellas de SF. On aura le temps d’en reparler dès qu’elles seront publiées.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Non, pas précisément.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur les catalogues de mon éditeur, site www.scribomasquedor.com , sur ma page Facebook et sur mon site personnel : http://roald-taylor.e-monsite.com

 

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Le 7 octobre 2014

Roald TAYLOR

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couvcentauriens

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 SAUVEZ LES CENTAURIENS !

(extrait)

 

AU même moment, Django faisait irruption dans le poste de pilotage. Les quatre membres de l’équipage se retournèrent, surpris.

– Pas un geste, Messieurs ! Gardez vos positions !

Le pistolet fulgurant à canon court et la microbombe à fusion que le pirate tenait dans ses mains n’ayant rien de rassurant, le commandant, le copilote, le radio et le navigateur s’empressèrent d’obtempérer.

– Commandant, vous allez nous faire émerger de l’hyperespace immédiatement !

– Quoi ! Mais…

– Silence ! Obéissez !

Le commandant de bord fit un signe au navigateur qui, au lieu d’obéir, se rua sur le pirate de l’espace. Mais il fut accueilli par un coup invisible, car le pirate ne semblait pas avoir esquissé le moindre geste. Toujours est-il que le navigateur avait reçu un choc à l’abdomen qui l’envoya bouler, plié en deux et suffocant.

– Je pratique taïchi sangorien, ricana Django. Vous connaissez cette lutte mentale ?

Elle ne laisse pas la moindre chance à l’adversaire. La prochaine fois, je tire ! Maintenant,

préparez la résurgence dans le continuum à trois dimensions !

Le navigateur parvint à se relever péniblement et à pianoter sur la console de l’ordinateur de bord les instructions d’émergence. La manoeuvre ne prit pas plus de quelques minutes, après quoi le commandant fit basculer un levier. Brusquement, les contours de la cabine devinrent flous pour tous les présents, cela durant une minute. Puis, tout redevint normal et, à la place de l’uniformité grise de tantôt, les étoiles se remirent à briller derrière les baies sur le velours noir du cosmos.

– Vous êtes résistant ! apprécia le copilote à l’adresse de Django en constant que, malgré la brutale et toujours désagréable manoeuvre, le pirate n’avait même pas chancelé.

– Contentez-vous de suivre mes instructions.

– Vous rendez-vous compte que vous avez peut-être tué des passagers en nous imposant cette soudaine résurgence ? Seuls, des astrots entraînés peuvent la subir sans danger.

– Commandant, voici un nouveau cap, dit le pirate sans relever la remarque.

Il l’indiqua en insérant lui-même une magnétoclé dans le moniteur. Des instructions chiffrées apparurent sur un écran.

– Quoi ! Vers Sirius ! s’écria le commandant.

– Exactement. Et n’essayez pas de contremander le cap : je suis moi-même cosmopilote.

Mâchoires serrées, l’officier ne put qu’obtempérer en jouant sur divers contacts. Le Stratojet S-212 de la Cosmosolaria effectua donc un large virage dans le vide spatial.

___

Dans la carlingue, tout n’allait pas pour le mieux, du moins pour les passagers. Outre l’angoissante menace des armes : deux fulgurants, quatre microbombes à fusion et un fusilmitrailleur à balles atomiques, les malheureux étaient, en grande majorité, torturés par de violents maux de tête et secoués de nausées. En effet, si la plongée dans le continuum quadridimensionnel se déroulait toujours sans désagréments majeurs, il n’en était pas de même de la résurgence dans l’espace normal, qui s’entourait toujours d’un maximum de précautions – non observées en l’occurrence.

Le commandant Balteg ne pouvait, en tous cas, être tenu pour responsable de cet état de choses. En effet, s’il avait refusé d’obéir au pirate, celui-ci aurait certainement fait usage de son fulgurant, et il devait être suffisamment fanatique pour accepter de périr avec tous les occupants du Stratojet en cas de dépressurisation brutale de l’astronef. L’officier du bord avait donc sagement agi en préférant exposer ses passagers à des malaises probables plutôt qu’à une mort certaine.

Bien entendu, comme il l’avait dit au pirate, des personnes plus fragiles que d’autres pouvaient avoir souffert de malaises mortels à la suite de cette résurgence sans précautions d’usage. Mais les hôtesses, auxquelles Zorka et les autres pirates avaient permis de s’occuper des passagers malades, n’avaient eu à déplorer que quelques troubles digestifs, quelques céphalées, voire quelques évanouissements sans gravité.

Yasid, les yeux brouillés de larmes tant son crâne lui faisait mal, regardait son père qui faisait avaler des comprimés à Valera, tandis qu’une hôtesse aidait Zaala à reprendre ses sens.

Puis, il détailla la scène se jouant autour de lui : d’autres hôtesses circulaient avec des casques à électrodes magnétiques ; il en interpella une et eut droit à l’un de ces casques, qui fit rapidement disparaître ses maux de tête. Il le rendit à l’hôtesse qui en coiffa l’un des moines yamanites : pris de convulsions, il toussait bruyamment en se tordant de douleur sur son siège…

Une bourrade dans les côtes tira le jeune Centaurien de sa contemplation : c’était la femme pirate qui, avec ses complices, avait contemplé sans émotion les malaises des passagers.

– Toi, les mains sur la tête, vite !

– Non, je veux aider ma mère et ma soeur ! se révolta l’adolescent.

– Fais ce qu’elle te dit, mon fils, intervint Valera, un peu remise.

Yasid obtempéra de mauvaise grâce. S’il s’était senti suffisamment fort, il eût bondi sur cette femme pour lui arracher son arme.

Zorka alla vers le moine qui ne semblait pas devoir se remettre. Elle interrogea l’hôtesse penchée sur lui :

– Qu’est-ce qu’il a ?

– Je suis chef-hôtesse et, en tant que telle, infirmière, comme sur tous les Stratojets. Je puis vous affirmer que l’état de cet homme est grave. S’il ne reçoit pas de soins immédiats, il risque la mort.

– Vous ne pouvez pas le soigner ici ?

– Impossible. Il faudrait du matériel dont je ne dispose pas.

– Dans ce cas…

Zorka fit signe à l’un des deux Hirls. Celui-ci s’approcha du moine et, le saisissant sous les aisselles, le traîna vers le fond de la carlingue, sans aucun ménagement.

– Arrêtez ! Qu’allez-vous faire de lui ? s’écria la chef-hôtesse, essayant de s’interposer.

Zorka lui fourra son fulgurant sous le nez.

– Occupez-vous des autres passagers ! ordonna-t-elle.

Cependant, le Hirl et son fardeau humain disparaissaient par une trappe menant à la soute d’assainissement. Saisi d’un terrible pressentiment, Yasid se rua vers l’écran et fut bientôt édifié sur les intentions du pirate : au milieu d’un flot de déchets brusquement déversé flottait une silhouette grise, dont il put distinguer pendant un bref instant les yeux exorbités et la bouche ouverte sur un hurlement silencieux.

Le garçon faillit s’évanouir. Il se mit à sangloter convulsivement dans les bras de son père. Il n’aurait pas dû regarder. Il n’oublierait jamais, dans ses plus affreux cauchemars, cette forme humaine tourbillonnant dans le vide, bien vite réduite en débris gelés suite à la brutale expulsion hors de l’astronef… C’était trop épouvantable !

___

– Mesdames et Messieurs, je m’appelle Django Alenkhar et j’occupe présentement le poste de pilotage de ce Stratojet. Le commandant Balteg vient, sur mon ordre, d’interrompre la plongée subspatiale et de lancer l’astronef sur un nouveau cap. Je ne l’ai pas encore autorisé à informer les système Sol et Centauri de la nouvelle destination du vol N°8440, mais je pense pouvoir le faire avant la prochaine plongée hyperspatiale, du moins si, d’ici là, je suis assuré de votre docilité et de votre coopération à tous. Vous pouvez d’ores et déjà quitter la pénible position que mes camarades vous ont obligés à prendre. Sachez pourtant que le premier signe de rébellion sera durement réprimé. Je cède maintenant la parole au commandant Balteg.

Un crachotement, puis la voix rauque du chef-pilote retentit dans l’intercom :

– Frères et soeurs en Yamath, je n’ai rien à ajouter aux dires du chef de ce commando pirate. Sauf que tout l’équipage et moi-même sommes de tout coeur avec vous tous. Je vous en prie, obéissez en tout à ceux qui nous détiennent. Sans cela…

– Merci, Commandant. Et merci, Mesdames et Messieurs, de votre attention.

Lorsque l’intercom se tut, l’attention des passagers fut soudainement alertée par un bruit de lutte dans le fond du Stratojet. Ils se retournèrent pour voir Kaïno Grensham aux prises avec l’énorme Karl, qui le poussait sans ménagements dans l’escalier. Le colosse le fit asseoir de force dans un siège libre.

– Vous ne comprenez pas ? s’écria Kaïno en tentant de se redresser. Il faut que je sois aux côtés de ma mère : elle a besoin de soins constants !

– C’est bon, laisse-le aller s’asseoir près d’elle, intervint Zorka.

– De plus, elle doit se rendre à l’hôpital de Meni-Menkara : vous ne pouvez nous dérouter !

– Impossible, nous avons une mission à remplir.

– Vous êtes des criminels ! Elle va mourir à cause de vous !

Zorka se détourna avec indifférence. Kaïno tenta de repousser Karl. La brute exaspérée assomma le jeune homme d’un coup de crosse de pistolaser. Sa mère, à ses côtés, s’éveilla et vit son fils inconscient, le front ensanglanté. Alors, elle le serra contre elle, pleurant et hoquetant.

 

Lisez la suite dans Sauvez les Centauriens !

En vente sur le site des éditions du masque d’or

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couvcentauriens

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Je remercie sincèrement Roald TAYLOR  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 17 octobre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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Le visage de la Camarde

LE VISAGE DE LA CAMARDE

Un roman policier de ALEXANDRE SERRES

Publié aux EDITIONS DU MASQUE D’OR

Collection Adrénaline

. LE VISAGE DE LA CAMARDE

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Titre :  Le Visage de la Camarde

Auteur : Alexandre Serre

Editeur : Editions du Masque d’Or, collection Adrénaline

Parution : 2012 Broché : 267 pages

ISBN : 978-2-36525-018-4

Prix 22 Euros + frais d’envoi

Ouvrage remarqué au Prix SCRIBOROM 2012

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La quatrième de couverture nous renseigne :

Toulouse, la « ville rose », va-t-elle devenir la ville pourpre ?

On pourrait le penser car des crimes barbares vont se succéder en série. Egorgement, décapitations, s’agira-t-il de crime rituels perpétrés par quelques psychopathes ou de crimes crapuleux ainsi camouflés ?

Le capitaine Fred Rueda, bien qu’étant un policier aguerri, aura fort à faire pour dénouer cet écheveau aux allures de noeud gordien. Il sera en cela involontairement aidé par un archiviste, Philippe Dupré, qui se retrouvera pris dans le tourbillon de cette affaire de façon tout à fait imprévisible.

Les investigation du dynamique policier le méneront de la « ville rose » aux confins de l’Ariège, en des lieux et sur des sites encore hantés par les souffrancs multiséculaires des anciens cathares.

 

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Le visage de la camarde

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Commentaire :

Les crimes sont horribles, avec des têtes décapitées comme au bon vieux temps. Les relations entre humains sont difficiles. Certains doivent rester le petit doigt sur la couture du pantalon à défaut de quoi ils peuvent de vie à trépas dans l’instant.

L’aventure se passe à Toulouse. Elle nous entraîne dans la passé très lointain de la ville rose. Au moment de la chasse aux hérétiques.

Une enquête dans les archives comtemporaines de l’EPATO qui se passe en 2020. Une sorte de retour sur le futur.

L’histoire nous prend et nous retient jusqu’au moment où l’on veut savoir la fin. Où se trouve le trésor ?

Le livre est bien écrit, avec moultes détails et précisions échappatoires. Mais le dynamique policier finit par trouver la solution.

Un livre à lire cet été.

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LE VISAGE DE LA CAMARDE Alexandre SERRES (extrait)

Prologue

UNE faible ampoule crasseuse éclairait chichement la pièce qu’il avait adoptée pour bureau dans le grenier de cette ancienne borde. Des relents fétides émanaient des vieilles planches au dessin tortueux retenues par des pointes rouillées sur ces chevrons qui s’arquaient sous le toit et qui étaient chargés des reliques de poussières accumulées depuis des décennies. Une souris s’agitait dans un fatras de vieux papiers entassés dans un coin. Mais cela ne lui causait aucune gêne tellement il était concentré sur ce qui occupait son esprit. Il était près de trois heures du matin et Odon de Laprade s’obstinait, malgré sa fatigue, à continuer ses recherches livresques et à rédiger des annotations qu’il allait, ultérieurement saisir sur les fichiers appropriés sur son ordinateur.

À deux ou trois reprises, il avait déjà piqué du nez. Il s’ébroua vivement pour tenter de tenir encore une dizaine de minutes, se promettant d’aller ensuite se coucher. Il se plongea, alors, dans quelques photocopies, tirées de parchemins anciens, qu’il avait obtenues en soudoyant discrètement le magasinier alcoolique des archives métropolitaines détenues et gérées par l’EPATO. Cependant qu’il se concentrait sur ses traductions paléographiques, une musique sourde et ronronnante se propagea subrepticement dans son bureau. Puis il vit des ombres s’agiter mollement devant lui. Il en reconnut une qui lui rappela l’image qu’il se faisait de Bélibaste, le dernier martyr cathare. C’était bien Bélibaste ! Le « parfait » se matérialisa devant Odon et lui fit une tape sur l’épaule. Ce dernier tressaillit et, bien entendu, se réveilla en sursaut dans la pièce vide, alors que son cœur battait la chamade. Décidément, il fallait impérativement qu’il aille se coucher.

Il quitta son « bureau » et alluma la petite veilleuse de l’escalier qu’il descendit à pas de loup pour rejoindre sa chambre où son épouse dormait depuis plusieurs heures déjà. Chemin faisant, il se dit qu’il ne pouvait pas continuer ainsi. Certes ses recherches étaient passionnantes. Mais il était âgé de soixante et onze ans et il ne viendrait jamais à bout de celles-ci s’il persistait à les poursuivre en solitaire. Pragmatique, il était pleinement conscient que le terme de son « éternité » sur cette terre était de plus en plus proche. Et il entrevoyait, parfois, de façon très réaliste le visage de la camarde qui le guettait froidement. Il devait, donc, constituer une petite équipe autour de son projet s’il voulait le mener à bien. Il allait y réfléchir dans les prochains jours. Il se dit, même, qu’il devait en parler avec Dupré, son voisin qui occupait, tous les week-ends, la maison contiguë à la sienne, ici, à Pradinac. D’abord, parce qu’il s’entendait très bien avec celui-ci. Ensuite, parce que ce dernier était le directeur, depuis environ un an, du secteur des archives contemporaines de l’EPATO. Etre chercheur, avoir besoin de consulter les archives de la métropole de la région de Toulouse et avoir un voisin et ami dans la place, c’était un hasard heureux et une opportunité qu’il se devait d’exploiter intelligemment.

Quand il s’endormit enfin, à trois heures quarante, le vieil érudit savait déjà, dans les grandes lignes comment il allait opérer pour construire une bonne équipe autour de son passionnant projet. 

À la même heure, à Rome, Dom Domenico dalla Chiesa prenait congé des grands initiés qui venaient de participer à une cénacle de la plus haute importance. Aussitôt après, il transmettait un courriel codé à celui qu’ils venaient d’introniser secrètement « Commandeur des Croisés du Nouvel Occident Chrétien pour le Sud de la France »…

 

. La suite sur :

.   http://www.scribomasquedor.com/medias/files/le-visage-de-la-camarde-extrait.pdf

.LE VISAGE DE LA CAMARDE

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© Jean-Louis Riguet Juillet 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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L’Environnement

Ce jour-là, le lendemain, rien de marquant n’a contrarié ni amusé Antonio. Il s’agit d’une de ces journées sans grand intérêt, que l’on passe à exécuter des tâches pour s’occuper l’esprit et tuer le temps. Comme d’habitude, il a étudié des dossiers avec Amandine. Cependant, cette dernière ne pimente pas sa vie car elle est habillée sagement. Il n’y a pas eu de remarque tendancieuse ni même un regard complice. L’avocat a passé deux heures au tribunal pour rien, son confrère ayant finalement demandé un report de l’audience. Quand il revient dans son cabinet, l’avocat s’attend à ce que la suite de sa journée soit perturbée par une Amandine désireuse qu’il soit répondu à ses questions posées par d’autres interlocuteurs téléphoniques par exemple. Mais rien. Amandine n’a pas de questions. Où en est-il de sa journée ? Il interroge son agenda.

Rendez-vous a été pris, Antonio l’avocat doit se rendre chez Christian Romano, à Fleury-les-Aubrais, quartier Jules Verne. Il regarde le trajet à effectuer à partir de son cabinet. Il décide d’emprunter le tramway, une fois n’est pas coutume. Il est dix-sept heures quand il arrive. Il fait sec, le fond de l’air est froid. Nous sommes en hiver, constate Antonio. Il est obligé de remonter le col de son manteau. En chemin, il  a vu des enfants en train de jouer sur le chemin du retour de l’école. Cela lui a rappelé son enfance. Le chemin séparant sa maison de son école ne dépassait pas les cinq cents mètres, mais il mettait bien deux heures à rentrer. Forcément, il y avait un devoir impératif : il fallait jouer aux billes dans les ruelles. Ce n’était que quand les parent s’inquiétaient qu’il entendait les appels de colère ou de peur, c’était selon. Perdu dans ses pensées, soudain, Antonio découvre une maison à l’angle d’une rue avec une toiture en ardoises recouvrant quatre murs blancs entourant l’intérieur du logis. La bâtisse est posée sur un terrain arboré presque en face du terminus de la Ligne A. Un coup de sonnette provoque une petite agitation dans la maison et un homme qu’il reconnaît vient lui ouvrir le portillon. Après les salutations d’usage, les deux hommes s’assoient autour d’une table dans ce qui tient lieu de salle à manger. Antonion remercie l’hôte et attaque immédiatement :

– Vous savez pourquoi je suis ici.

 

Ce texte est extrait du roman :

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L’Association des Bouts de Lignes

Titre du livre : L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

Auteur : Jean-Louis RIGUET

Date de première publication : 2013

Éditeur : Éditions du Masque d’Or – collection Adrénaline

Nombre de Pages : 218 Numéro ISBN : 978-2-36525-032-0

Distinctions :

Prix Scriborom 2013

Nommé pour le prix OEUVRE ORIGINALE au Salon du Livre de MAZAMET 2014

Libre disponible chez l’éditeur : Éditions du Masque d’Or, 18 rue des 43 Tirailleurs à 58500 CLAMECY

Tél /Fax : 03 86 27 96 42   –   masquedor@club-internet.fr   –   www.scribomasquedor.com .

.L'Association 1ère.IMG_20140424_154217 (2). © Jean-Louis Riguet Juin 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens : http://www.scribomasquedor.com/ http://librebonimenteur.net/

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L’Association des Bouts de Lignes

 

L’Association des Bouts de Lignes

 

Titre du livre : L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

Auteur : Jean-Louis RIGUET

Date de première publication : 2013

Éditeur : Éditions du Masque d’Or – collection Adrénaline

Nombre de Pages : 218

Numéro ISBN : 978-2-36525-032-0

Distinction : Prix Scriborom 2013

Nommé pour le prix OEUVRE ORIGINALE au Salon du Livre de MAZAMET 2014

Libre disponible chez l’éditeur : Éditions du Masque d’Or, 18 rue des 43 Tirailleurs à 58500 CLAMECY

Tél /Fax : 03 86 27 96 42   –   masquedor@club-internet.fr   –   www.scribomasquedor.com

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Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes
Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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L’auteur :

De nationalité française, Jean-Louis Riguet est né en 1947, dans la Vienne. Veuf, il a deux enfants. Il est membre de la Société des Gens de Lettres, du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature.

Il a exercé la fonction de Notaire à Orléans et se trouve actuellement en disponibilité en attente de sa retraite.

Autodidacte, l’auteur a commencé à travailler à l’âge de 15 ans ½, juste avec son Bepc. Il n’a pas le bac mais a suivi le cursus notarial, par correspondance, pendant son activité, et a obtenu l’examen aux fonctions de notaire à 27 ans. Il a fait sa carrière dans le Notariat, à Mirebeau-en-Poitou, à Châteaudun, à Paris avant de s’installer à Orléans en 1989. Pendant un interstice de cinq ans, auparavant, il a été Conseil Juridique à Paris, dans un cabinet qu’il a créé avant d’être nommé notaire cinq ans plus tard. Quelques années après son installation et pendant quatre ans, il a enseigné au Centre de Formation Professionnelle des Notaires à Paris pour la préparation du Diplôme Supérieur de Notaire. Il a exercé des fonctions pour la profession de notaire : Membre de la Chambre des Notaires du Loiret, Président de la Chambre des Notaires du Loiret siégeant en Comité Mixte, Vice-Président du Conseil Régional des Notaires de la Cour d’Appel d’Orléans. Il a été Président de plusieurs Commissions.

Il écrit depuis plusieurs années mais n’est publié que depuis 2012.

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Bibliographie :

La Vie en Archives d’un Petit Gars, roman à base autobiographique, aux Editions Dédicaces, 2012. Non publié sur papier à sa demande pour raisons personnelles. Il le sera sans doute fin 2014. Ce roman a été publié dans les 1000 premières liseuses et tablettes numériques des Editions Dédicaces au printemps 2012. Ce livre participe aussi à une œuvre humanitaire International Solidarity Initiative à Bethléem et en version numérique pour l’Association Américaine Worldreader pour l’alphabétisation en Afrique.

Augustin ma bataille de Loigny, roman historique, aux Editions Dédicaces, 2012, narrant une romance dans un épisode sanglant de la Guerre de 1870 passé à Loigny la Bataille.

Le Tambour héroïque, le Passant, Le Grand Canyon, les Plumes et L’Ondine et la Sylphide, Cinq nouvelles, publiées sur le site de nouvelles-masquedor de la maison d’édition Scribo Masque d’Or, 2013. Site fermé depuis.

L’Association des bouts de lignes, roman d’investigation fantaisiste, une enquête humoristique, un voyage dans l’Orléanais, éditions Masque d’Or, collection Adrénaline. Octobre 2013. Il a reçu le prix Scriborom 2013 pour ce livre. Il a été nommé pour le prix OEUVRE ORIGINALE au Salon du Livre de MAZAMET 2014.

Délire Très Mince, un essai, aux éditions du Masque d’Or, collection Parole d’Homme. Avril 2014. Ouvrage divisé en deux parties. La première partie est un dialogue entre trois voix, La Genèse sur la création du monde, L’Evolutionchronohumaine sur les différentes étapes de la vie d’un homme et la vie d’un petit homme. La deuxième partie est un abécédaire avec pour entrées les seuls lettres du mot notaire qui livre des impressions ou des ressentis de l’auteur sur maintes choses pas seulement notariales.

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Le genre :

Le livre est un roman. Il s’agit d’un roman d’investigation fantaisiste, une enquête humoristique, un voyage dans l’Orléanais, une balade dans les spécialités orléanaises.

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Le cadre :

L’action se déroule à Orléans pour l’exécution d’un testament laissé par un original. Les conditions pour hériter sont multiples et complexes. La question est de savoir qui héritera. On avance pas à pas dans l’enquête faite par l’exécuteur testamentaire et l’on saute de bonds en bonds, de surprises en surprises.

Quoi de plus normal que de mourir ? Certes, un premier janvier !

Quoi de plus normal que de faire un testament ? Certes, par un original !

Quoi de plus normal que de vouloir l’exécuter ? Certes, c’est nécessaire !

Le défunt a institué pour légataires universels les membres du conseil d’administration de l’association, en truffant le testament de conditions à remplir par chacun, avec une date limite pour retenir ceux qui hériteront, à défaut, la Confrérie des Joueurs de Trut (jeu de cartes poitevin).

Un avocat, désigné exécuteur testamentaire, mène l’enquête et, de rebondissements en rebondissements, visite différentes spécialités orléanaises. Il accomplit une enquête étonnante, avec des péripéties inattendues, où le stress et l’humour sont parties prenantes.

Qui héritera ?

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Les personnages principaux :

L’exécuteur testamentaire est Maître Antonio Bavardo, un avocat ayant une trentaine d’années d’activités. Il enquête pas à pas, aidé en cela par une assistante, Amandine, qui canalise la recherche et la constitution du dossier et par un enquêteur hors pair, Damien Lafouine, un cavaleur de première, qui farfouille dans la vie des gens et sous les jupes des filles.

Le notaire, Maître Lucien-Jean Scribouvacte, établi depuis plus de vingt ans, est détenteur du testament de l’original défunt Alain-Georges Delmas et chargé du règlement de sa succession.

Les membres du conseil d’administration de l’Association des Bouts de Lignes sont désignés légataires universels à part égales à condition de remplir un certain nombre de conditions à une certaine date.

Un jeu de carte le Trut, originaire du Poitou, des Deux-Sèvres exactement.

Les différentes spécialités de l’Orléanais : l’instrumentation géophysique, le vinaigre et la moutarde, les cloches, la confiserie et les gâteaux, la cosmétique, l’automobile, la logistique, le vin et les fruits, le cotignac et les macarons, la bière, l’andouillette, les truffes et le safran, la poire d’Olivet et le fromage l’Olivet, la pharmacie.

Le livre relate l’enquête menée par Maître Bavardo auprès des différents membres du Conseil d’Administration de l’Association des Bouts de Lignes (les bouts de lignes des transports en commun d’Orléans) tous ayant un métier en rapport avec les spécialités de l’Orléanais.

Une enquête pleine d’humour et de rebondissements.

Qui héritera ?

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La Préface :

Une enquête humoristique ! Pas moins ! Voilà qui nous change des polars aux intrigues sombres et parfois terrifiantes où le héros doit trouver un bouton à presser avant la fin du monde, par exemple… Ici, ce serait plutôt des conditions fort complexes à remplir pour recevoir un fabuleux héritage. Mais ici, point de meurtres ni de vols, point de dangers mortels à affronter, mais plutôt une arme à double tranchant dont l’auteur et ses personnages usent sans parcimonie : le rire.

Le rire dans des situations aux péripéties cocasses, bien éloignées de celles que l’on rencontre lors d’une succession aux ressorts multiples. Ils le sont néanmoins, c’est certain, mais le sérieux que tentent d’afficher les héritiers putatifs se retourne contre eux et malgré eux, notamment grâce aux points de départ de l’intrigue – nombreux, puisqu’il s’agit de fins de lignes de transports en commun.

Les réunir en association est déjà une idée plutôt farfelue. Y joindre un héritage potentiel assorti d’une compétition sans égale pouvait tenir de la gageure. Eh bien, justement, qu’à cela ne tienne : Jean-Louis Riguet s’y attelle avec bonheur, menant personnages et lecteurs de bouts de lignes en bouts de lignes avec un sens de la cavalcade qui se déchaîne de page en page, d’épisode en épisode.

Intégrer dans ce menu certains éléments constitutifs de la culture orléanaise, n’était-ce pas ajouter des éléments superflus ? Non, puisqu’ils donnent davantage de goût au brouet littéraire qui crée dans ce roman une nouvelle recette du suspense. Quel scénariste y aurait donc pensé ? On imagine sans peine un Jacques Tati alias Monsieur Hulot rebondir de bouts de lignes en bouts de lignes comme il savait si bien mener la sarabande dans la plupart de ses films. Mais les meilleurs s’en vont toujours trop tôt pour relever ce genre de défi, qui eût fait sans nul doute un malheur sur grand écran.

Nous devrons donc nous contenter des pages de Jean-Louis Riguet pour seul écran, tout en bénéficiant de son imagination truculente pour nous entraîner dans un mouvement perpétuel aux conséquences plus qu’inattendues.

Je ne parle par énigmes que pour vous convaincre de partager ce moment mystérieux avec le talent de l’auteur. Si j’ai aiguisé votre désir de tout connaître, tournez la page et entrez dans la folle sarabande qui, partant du bout des bouts, vous accompagnera de ligne en ligne sur la piste d’un héritage aux accents de cavalcade.

Thierry ROLLET

Agent littéraire

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© Jean-Louis Riguet Mai 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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Une Ame assassine

UNE AME ASSASSINE

Un roman de Philippe Dell’OVA

Aux Editions du Masque d’Or

Collection Adrénaline

ISBN : 978-2-36525-013-9 – Prix : 19 €

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Une âme assassine

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Philippe Dell`Ova

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Ce livre est un roman plus que gris, il est noir. Au début, on se demande où l’on va être entraîné, en 1985. Avec un conseiller d’orientation bizarre ! Nous voilà parti faire une boum, dans un endroit particulier. Jusque là, on peut suivre. Après, nous ne savons plus si nous sommes sur terre, dans le ciel, ou entre les deux.

On passe un deal avec Dieu et le diable. On essaie de tuer, et même on tue … pour ne pas mourir une deuxième fois.

Philippe nous entraîne dans un roman efficace, troublant, dérangeant, avec son style rapide, efficace, fluide. Une intrigue étonnante, vivante, décalée, avec un dénouement inattendu et désopilent.

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UNE AME ASSASSINE

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Biographie et informations

Romancier, nouvelliste, écrivain public et biographe, Philippe dell’Ova est plus simplement un homme d’écriture. Il écrit comme certains peignent, avec un souci d’harmonie, de proportions et d’esthétisme. Mais la syntaxe n’est pas sa seule préoccupation car dans ses nouvelles et ses romans Philippe dell’Ova aime les effets de surprise. Que ce soit la chute de ses nouvelles, ou les …

la suite sur :

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Un extrait sur :

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Jean-Louis RIGUET

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TOUT SECRET

TOUT SECRET

Un roman de Gérard LOSSEL

Aux Editions du Masque d’Or

Collection Adrénaline

ISBN : 978-2-36525-034-4 – Prix : 20 €

. Gérard Lossel .
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Il s’agit d’un ouvrage remarqué au PRIX SCRIBOROM 2013.

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TOUT SECRET

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Au départ, on se demande vraiment où l’on va aller. Cela se passe dans le Limousin pour une partie du roman. Pour le surplus, on va se promener au CAP-VERT. Qu’y a-t-il de commun ? Des sections de vie de familles différentes s’entremêlent et s’enchevêtrent à des périodes différentes. Pedro, un personnage caractéristique, un homme bougon, râleur, perfide, misanthrope, anarchiste et pourtant cultivé, mène l’enquête. Il a entendu une voix provenant d’une vieille cassette audio d’un autre âge. Il veut savoir qui chante. Il veut mettre un visage sur cette voix.

La concurrente de Pedro est Louise, sa femme, qui veut aussi trouver la réponse à la question posée, avec ses moyens à elle. Les personnages sont truculents et contrastés, car même s’ils s’opposent ils s’aiment à leur manière. Les rebondissements sont fréquents, de même que les retournements de situation. Heureusement, il y a aussi les rencontres fortuites qui amènent du piquant. On se demande pendant un bon bout de lecture si l’entreprise va réussir.

Je ne vous livrerai pas la fin. Il faudra la découvrir vous-même. On passe un  bon moment à lire ce roman, à suivre les élucubrations de Pedro et de Louise. On ne s’ennuie pas à suivre les aventures pour retrouver Alice partie il y a longtemps de L’Ennui.

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Tout secret 2

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Extrait du livre :

Jusqu’à ce jour, ses recherches n’ont rien donné. Mais c’est mal connaître Pedro. Il n’est pas du genre à lâcher l’affaire au moindre pet de travers. Il se moque royalement des racontars et des quolibets. Tronche d’obus il est, tronche d’obus il restera. D’autres auraient abandonné. Lui, il persévère. Il a sillonné tous les villages, les lieux-dits dans un rayon d’une dizaine de kilomètres. Aucun indice ne lui a permis d’avancer dans son enquête. Tantôt amusée, tantôt agacée par l’obstination de Pedro, Louise a fini par rentrer dans son jeu.

– J’ai un idée à te proposer pour t’aider …

– Propose toujours, mais je m’méfie de tes fulgurances !

– Si on lançait un appel sur Internet ?

– Ah malheur ! Tu veux faire entrer le Diable dans la maison. J’préfère encore mes bonnes vieilles méthodes artisanales …

– … De vieux grigou, rétorque Loulou.

Pedro maugrée. Louise le regarde s’éloigner. Elle sait pertinemment que tôt ou tard, il se ralliera à sa suggestion. Son Pedro, c’est comme un bon pruneau. Faut le laisser macérer suffisamment longtemps pour en apprécier ce qu’il y a de meilleur. En attendant, elle lui trouve un air de Napoléon en négatif. Bras gauche replié dans le dos et regard dans le vague.

…. Plus loin …

5 juillet 1975

Six mois que les routes d’Alice et de Roberto se sont éloignées. Après les vendanges, ils avaient mis leurs économies en commun avec Linda et Justinho. De quoi s’acheter un Combi Transporter d’occasion. Un peu fatigué certes, mais bien dans l’air du temps de ce Portugal s’offrant un bain de liberté. Tous les quatre avaient longé la côte jusqu’à Figueira da Foz. Justinho et Roberto avaient réussi à se faire embaucher par des pêcheurs du coin. Ils partaient de longues journées en mer, laissant Alice et Linda arpenter de long en large la vaste plage de sable fin. Elles en profitaient pour se livrer à leurs confidences intimes.

 

TOUT SECRET

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Gérard LOSSEL sur le blog DES MOTS ET DES AILES.

http://losselenpages.blogspot.fr/2013/03/premiers-pas-blog-part.html .

Voici ce que l’on de l’auteur sur le site EDITIONS NOUVELLES PLUMES :
MEMBRE AUTEUR / EVALUE Gérard Lossel 55 ANS / Dept : 44 Professeur des écoles  Actif depuis le : 19.10.2013

« Passé de l’Est à l’Ouest de la France, Gérard Lossel a fait sa carrière dans l’enseignement avant de passer à l’écrit. Pour cet auteur né en 1957, la question de la transmission est un thème majeur. « Les moissonneurs de lunes » est son premier roman. »
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TOUT SECRET
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Gérard LOSSEL a participé à un concours dont il a été le lauréat.
Gérard Lossel, lauréat du concours d’écriture sur la prospective de la Région Nantaise.

A quoi ressembleront les Pays de la Loire dans 30 ans ? La suite sur …
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Jean-Louis RIGUET

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Les Héritiers du Mal

LES HERITIERS DU MAL

Un roman de Valérie d’OUST

aux Editions du Masque d’Or

Collection Adrénaline

ISBN : 978-2-36525-025-2    Prix 18 €

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Valérie D'Oust

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Les Héritiers du Mal

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 Un roman qui commence lentement, on se demande ce qu’il y a de différent dans cette famille. Puis, petit à petit, on découvre. On entre dans ce village, disons plutôt un hameau, vide de tout, complètement désertés. On découvre cette maison que la narratrice rénove pour y demeurer afin d’écrire un livre.

Puis, ses enfants entendent un grondement. Une canalisation dit l’une, la trouille répondent les autres. Au fil du temps, les soucis s’amplifient. Que cachent tous ces phénomènes étranges ? On veut savoir la suite. Pourquoi ?

Valérie nous fait découvrir tout cela, gentillement, sans avoir l’air d’y toucher, à sa manière. J’ai aimé.

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Les héritiers du Mal_0001

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J’ai toujours rêvé de vivre en Corrèze où j’ai passé toutes mes vacances d’été quand j’étais enfant. …

A 40 ans, je réalise mon rêve. Puis, j’apprends que ma fille est enceinte de jumeaux. Mais c’était sans compter sur la malédiction qui pèse sur ma famille désormais …

Nous avons une dette à payer.

Mes petits survivront-ils ?

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Les Héritiers du Mal

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Un extrait du roman :

On est vendredi. Mon fils va arriver, je l’attends à la gare de Limoges. Emilie ne rentrera que demain matin, elle est plus loin, dans les Côtes d’Armor. Maxime, lui, est à Orléans. Le haut-parleur siffle l’entrée en gare de mon fils et de tous les autres passagers qui pour moi ne sont qu’accessoires. Je guette sa sortie du train et quand je le vois, mon coeur gonfle et envahit toute ma poitrine. Je sens la vie revenir en moi. Je me sens redevenir mère. Mon petit gars rentre. Je suis heu-reu-se.

Il me fait la bise, comme si j’étais autre chose que sa mère. Aucun chaleur, juste ce sourire et ce rouge aux joues. Je sais qu’il est content d’être là. Alors, j’oublie que j’aurais aimé le serrer dans mes bras et mon coeur s’épanouit.

Il met son sac dans le coffre de la voiture. Je me contiens de lui dire que je l’aime parce que ce serait déplacé. On s’assied côte à côte, je lui souris, il me sourit. Pas un mot, pas besoin. Et on rentre dans cette maison qui n’est pas encore la sienne.

L’extérieur est terne. Maxime n’a pas l’air emballé, mais je m’y attendais. On en reparle dans un an, je suis certaine que le jardin sera magnifique et les murs seront repeints. Le rez-de-chaussée est tout simple, salon et cuisine séparés par une simple voûte. Plancher vitrifié, deux fenêtres. A l’étage, quatre petites chambres et la salle d’eau. Celle de Maxime est terminée. Trois murs gris perle et un représentant une vue de New-York en noir et blanc. Il a un clic-clac tout neuf, une petite table en verre, et un living dans lequel il pourra cacher tout son bazar. Je lui ai même abandonné la vieille télé et le jeu de wii. Il sourit.

– Ca te plait ?

– Moui, ça va.

-Bon. Tant mieux. Installe-toi et après je t’emmène visiter les alentours.

– Y a rien, m’man.

– Y a plein de trucs. Y a pas de magasins, ni de voisins, mais il y a des forêts avec des champignons, des mûres sauvages et plein d’autres trucs.

– Maman, j’ai quinze ans, pas huit. Ca m’intéresse pas.

– Je n’ai pas huit ans non plus, je te ferais remarquer. Allez, courage, je ne te fais le coup qu’une fois, et après, c’est toi qui jugeras de ce qui te plaît ou non.

– Pourquoi pas demain ?

– Parce qu’on a encore deux heures de soleil et que c’est là qu’il fait le meilleur pour aller marcher. Demain, en journée, il fera trop chaud.

– Bon, d’accord, j’arrive, capitule-t-il.

Je descends, sors des pochons et l’attends. Dix minutes, plus tard, toujours pas de fils. Je crie pour savoir ce qu’il fiche, pas de réponse.

– Maxime !

Rien. Je monte. La main sur la poignée de la porte, j’entends le grondement. D’un coup d’épaule douloureuse, je débloque la porte et entre en grimaçant. Mon gamin est accroupi sous sa fenêtre, la tête cachée par ses avant-bras. Quand il comprend que je suis là, il lève son pauvre visage terrorisé. Le son s’est brusquement arrêté. Je ne l’avais plus entendu depuis mon arrivée. J’avais fini par me convaincre qu’il s’agissait réellement de la robinetterie.

Maxime se redresse et se précipite vers moi. S’il avait pu se jeter dans mes bras, il l’aurait fait. Mais il mesure une tête et demie de plus que moi. Ca fait longtemps que mes bras ne lui sont plus d’aucun réconfort. Il me pousse seulement et me suit en fermant la porte.

– Je dors pas ici, maman.

Sa voix tremble. Ce n’est pas une suggestion, mais un fait. Mon fils a décrété qu’il ne dormirait pas dans ma nouvelle maison. Aïe.

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Les Héritiers du Mal

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En vente ici :
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Agée de 42 ans, Valérie d’OUST a écrit un autre livre publié chez ANNE CARRERE Editions :
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Le journal d'un assassin

Le journal d’un assassin

24 mai 2006
ISBN : 2843373573 – EAN : 978-2843373572
La vie n’a pas fait de cadeau au pauvre Angus. Né avec un visage difforme, il est complètement rejeté par sa mère, qui le maltraite pour le punir de sa laideur. Et quand elle décide de s’occuper de lui en lui offrant une opération des yeux, c’est uniquement pour qu’il soit confronté à sa monstruosité. Brillant mais solitaire, Angus apprend à vivre – ou à survivre – face au mépris des autres. Un jour, enfin, il rencontre une personne qui regarde au-delà des apparences et perçoit la beauté de son âme. Mais le mal est profond… Valérie d’Oust a travaillé avec des enfants trisomiques et observé le regard que les gens portent sur eux. Avec Journal d’un assassin, elle pousse un cri de révolte à l’encontre de ceux qui jugent sur la simple différence physique.
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Le journal d'un assassin
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Avis de la Fnac :
Sartre l’a démontré jadis : les regards que nous portons sur autrui participent à sa constitution. Et quand cet autrui est à la fois hideux et hypersensible, les dégâts peuvent s’avérer irrémédiables. Tel est le thème difficile de ce remarquable premier roman. Son auteur, Valérie d’Oust, a longtemps travaillé avec des enfants trisomiques et sait la souffrance que peut générer l’expression …
la suite sur :
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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

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Au rendez-vous du hasard

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AU RENDEZ-VOUS DU HASARD

Un roman de Pierre BASSOLI

Prix SCRIBOROM 2012

Publié aux EDITIONS DU MASQUE D’OR 

Collection ADRENALINE

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ISSN 1768-8108

ISBN 978-2-36525-010-8

Editions du Masque d’Or 2012

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Au rendez-vous-du-hasard

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Vous vivez votre vie. Chacun vit sa vie.

Vous avez un Huissier à la Banque, la B.R.I.C., qui vit sa vie entre sa profession et les dames qui donnent de la joie.

Vous avez un Président Directeur Général de société, la H.U.C., qui ne dédaigne ni l’argent gagné plus ou moins honnêtement ni les filles, surtout ses employées.

Vous avez une jeune dame intérimaire, superbe et provocante, qui vient à travailler dans la société H.U.C., qui ne dédaigne ni le sexe ni l’arnaque, et qui entraîne son petit ami à cause de son sex-appeal.

Vous avez une jeune étudiante amoureuse de son beau militaire qui, elle, a une aventure forcée, et lui, une aventure voulue, provoquée par une femme comme il n’existe que dans les livres.

Vous avez un vrai truand qui s’est fait la belle avec des complices, et qui veut faire un dernier braquage.

Vous avez le commissaire de police et ses inspecteurs qui veulent arrêter les truands.

Vous avez des innocents qui vivent leurs vies et qui ne sont concernés en rien par l’évènement.

Chacun a ses occupations, ses préoccupations, ses amours, ses déceptions, ses problèmes et ses joies.

Puis, petit à petit, sans le vouloir, chacun se rapproche des autres, en les ignorant, vers un point de rencontre commun, à un endroit précis, un jour précis, à une heure précise. Et, à cet instant T, se produit un drame épouvantable. Qui va en réchapper ?

Les pas de chacun sont relatés d’abord dans des paragraphes assez longs, puis au fur et à mesure de l’avancée dans des paragraphes de plus en plus courts, provoquant une envie de savoir la fin.

L’effet voulu est réussi. On a envie de connaître le déroulement complet de cette intrigue où les morts ne sont pas absents. On a envie d’aller jusqu’au bout. L’auteur nous tient en haleine, et c’est bien.

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Au rendez-vous du hasard 4ème couv

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Extrait du Livre :

Albert Dujardin était ce qu’on peut appeler un employé modèle. Huissier à la B.R.I.C. (Banque Régionale de l’Industrie et du Commerce) depuis quatre ans, il n’avait jamais compté une seule minute de retard et encore moins un seul jour d’absence pour cause de maladie ou toute autre raison.
Il arrivait chaque matin à sept heures et demie précises devant le siège de la B.R.I.C, un grand bâtiment de verre haut de neuf étages, levait les yeux sur le sommet du building (un tic qu’il avait pris on ne sait trop pourquoi), sortait un trousseau de clés de sa poche, en choisissait soigneusement une et ouvrait la porte principale de la banque.
Puis, après l’avoir verrouillée derrière lui, il se rendait à son vestiaire. Là, il suspendait avec soin son manteau sur un cintre et se dirigeait ensuite vers la cage de verre qui servait de réception et qui était son antre à lui seul.
Toujours à l’aide d’une clé choisie sur son trousseau, il ouvrait le tiroir de son bureau, s’emparait d’un stylo à bille, d’un crayon à papier et d’un magnifique stylo à encre de marque Mont-Blanc et les déposait côte à côte sur le sous-main de son bureau, bien parallèles à environ un centimètre les uns des autres.
Ensuite – il était à ce moment-là sept heures quarante – il prenait l’ascenseur, montait au deuxième étage et allait se tirer un café au distributeur automatique de boissons. Toujours un express sans sucre et sans lait. Il le buvait à petites gorgées en grimaçant légèrement car, après tout, ce café n’était pas très bon, quoi qu’en dise la publicité affichée sur le distributeur qui clamait que «Le café Vermeil est un café sans pareil».
Mais somme toute, c’était du café et il en avait besoin le matin, n’ayant pas le temps ni l’envie de s’en préparer un chez lui avant de se rendre à son travail.
Après cette pause-café qui ne durait jamais plus de deux minutes, Albert Dujardin redescendait au rez-de-chaussée et réintégrait sa cage de verre. Puis, il se bourrait une pipe – la première de la journée – l’allumait en tirant sur le tuyau à petits coups rapides et dépliait son journal. Pas à la première page, non. Toujours à la dernière du premier cahier, celle des avis mortuaires. C’était une habitude chez lui, tous les matins, de consulter cette liste nécrologique, au cas où il connaîtrait l’un des morts annoncés dans cette rubrique.
Ensuite, il attaquait le deuxième cahier, celui des sports. D’abord la boxe – son sport préféré, mais il n’y en avait pas assez selon son goût – puis le football. Les autres sports ne l’intéressaient pas et lorsqu’il avait épluché tout ce qui parlait de ses deux sports préférés, alors seulement il survolait la rubrique des faits divers et les articles de fond. Quant à la politique, elle ne l’intéressait pas et il l’ignorait purement et simplement.

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L’auteur, Pierre Bassoli, est aussi musicien, animateur et présentateur d’émissions de jazz à  la radio, auteur de romans policiers et de pièces radiophoniques. Attiré plus particulièrement par le genre policier, ses pièces tendent également vers l’absurde et le fantastique.

Il a écrit une pièce de théâtre « Meurtre en direct », qui est en quelque sorte une commande de l’association« Francophonie et Patrimoine Culturel ». Cette pièce est largement inspirée par l’action de ce mouvement qui lutte entre autre contre l’exclusion des chanteurs romands dits « légitimes », des ondes de la radio nationale et même de plusieurs radios locales.

Pour en savoir plus :

http://www.geneveactive.com/blog/blog/theatre-radiophonique-meurtre-en-direct-de-pierre-bassoli/

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J’ai passé un bon moment à lire ce roman policier. Je le recommande. Il n’y a pas de prise de tête. Il faut se laisser à lire. C’est tout.

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http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

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Ciclic référencie L’Association

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L’Association des bouts de lignes

Publié dans : Auteurs en région CentrePublications
Tag : 

L’Association des bouts de lignes /Jean-Louis Riguet

Clamecy : Éditions du Masque d’Or, 2013. – collection Adrénaline. –

ISBN : 978-2-36525-032-0. – 218 p. – 22 €

Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes
Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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L’Association obtient un article le Vendredi 14 février 2014 :

L’action se déroule à Orléans pour l’exécution d’un testament laissé par un original. Les conditions pour hériter sont multiples et complexes. La question est de savoir qui héritera. On avance […] La suite en cliquant sur le lien ci-après. N’hésitez pas ensuite à cliquer sur le titre du roman.

Je remercie sincèrement Edwige Frain d’avoir accepté de publier l’annonce de ce livre.
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L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

est désormais référencée dans le

Réseau du Livre et de la Littérature en Région Centre – CICLIC.

Cet article annonce mon roman sur ce site. Lire la suite sur

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http://livreaucentre.fr/categorie/publications/auteurs-en-region-centre/

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Rappelons que CICLIC est l’addition de LivreauCentre.fr et de Centre Images. 

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Extraits du site :

Le réseau du livre et de la vie littéraire en région Centre est un lieu d’information et un espace d’expression publics pour tout ceux qui s’intéressent au livre, à la lecture et à l’écriture.

En 2012, Centre Images et Livre au Centre réunissent leurs équipes, leurs projets, leurs compétences et leurs missions et fondent Ciclic, la nouvelle agence régionale du Livre, de l’Image et de la Culture numérique.

Ciclic est un établissement public de coopération culturelle (EPCC) créé à l’initiative de la Région Centre et de l’État. Il renforce la coopération et améliore ainsi la lisibilité et l’efficacité de l’action publique sur le territoire régional dans le domaine du livre, de l’image et du numérique. En affirmant le soutien à la création et à la diffusion des œuvres, Ciclic entend jouer un rôle important tant auprès des créateurs que des publics. La recherche et l’innovation constituent les fondements d’une intervention résolument tournée vers l’éducation, la formation et la sensibilisation des regards. En privilégiant les partenariats locaux, Ciclic met son expertise au service de tous afin de favoriser l’émergence de projets exigeants. Si son intervention relève d’une politique culturelle volontaire, l’agence est aussi en mesure d’investir les champs de l’économie, de l’emploi et de l’aménagement du territoire.

  • Le pôle Livre soutient l’économie du livre, en proposant un soutien financier aux projets éditoriaux et à leur diffusion, encourage sa professionnalisation et sa modernisation, grâce à un programme de formation qui intègre une sensibilisation au numérique autour de son media social (livreaucentre.fr). Il promeut les écritures contemporaines avec son dispositif d’aide aux résidences d’auteur et favorise le développement de la lecture, en particulier auprès des plus jeunes et des populations éloignées des ressources culturelles. Ce pôle coordonne par ailleurs la mise en réseau desmaisons d’écrivain et des lieux d’auteurs.
  • Les domaines d’intervention du pôle Livre

    Il  anime le “réseau du livre et de la vie littéraire en région Centre” qui regroupe plus de 1500 acteurs (libraires, bibliothécaires, éditeurs, auteurs, associations, etc.), à travers une présence sur le territoire de ses chargés de mission et via ce media social.

    Il assure aussi un travail d’observation, de veille et d’analyse. Il accompagne des projets,forme les acteurs, promeut la lecture sur le territoire à travers différentes actions et diffuse la littérature, grâce notamment au projet des Mille lectures d’hiver.

    Il gère également quatre dispositifs d’aide régionaux :

    Ciclic – Livre, émet également des avis sur les demandes d’aide concernant le livre et la lecture adressées à la DRAC et au Conseil Régional du Centre.

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En savoir plus sur CICLIC :
http://livreaucentre.fr/a-propos/.

http://librebonimenteur.net/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et 

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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L’Asso 4ème chapitre

L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

roman d’enquête humoristique, prix SCRIBOROM 2013,

publié aux EDITIONS DU MASQUE D’OR

collection Adrénaline

n’est pas un roman sur les chemins de fer, ni sur les trains, ni sur les rails.

Ce n’est pas non plus une association de pêcheurs à la ligne.

Il s’agit de l’exécution d’un testament fait par un original, Président fondateur et d’Honneur de l’association, par un exécuteur testamentaire, pleine de rebondissements pour trouver le véritable légataire de la fortune du défunt. Au gré des légataires possibles, le lecteur visite les différentes spécialités Orléanaises et un jeu de cartes poitevin : le trut.

En voici le quatrième chapitre :

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Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes
Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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4

L’enquêteur

A

NTONIO BAVARDO n’a pas fait grand-chose pendant plusieurs jours, tant il était pensif à cause des événements récents. Il ne sait pas comment résoudre le problème. Comment va-t-il s’y prendre ? Certes, le notaire veut bien l’aider dans ses démarches, mais il ne peut pas investiguer à sa place. Son rôle sera primordial à la fin de l’enquête. Pendant celle-ci, Antonio se sent seul devant l’adversité. Il a bien réalisé une fiche pour centraliser les réponses de chaque administrateur de l’association sur chacune des questions requises. Cependant, il sent, plutôt qu’il ne sait, que certains personnages ne vont pas être faciles. Ne va-t-on pas lui reprocher l’ordre des interrogations ? Ne va-t-on pas lui souligner un côté partial ? Ne va-t-on pas lui souligner son manque de perspicacité ?

Antonio est tellement absorbé par ses réflexions qu’il en oublie même parfois le plaisir conjugal. Isabelle ne s’est pas gênée pour le lui faire remarquer : « si tu continues comme cela, à me délaisser, je prends un amant ». Le premier soir Antonio n’a pas répondu pensant que madame avait ses vapeurs. Mais le deuxième soir, Antonio se dit qu’il fallait qu’il fasse quelque chose, que cela ne pouvait plus durer ainsi. Et pourtant, lui, si près à caresser les cuisses de sa belle, n’éprouve en ce moment aucun désir, aucune pulsion. Le machin ne répond pas, il est aux abonnés absents. Isabelle a beau s’habiller sexy, prendre des poses existantes, entreprendre même des strip-teases, rien n’y fait. Antonio reste obnubiler par le dossier Alain-Georges Delmas.

Rien n’a préparé l’avocat à une telle situation. Rien n’a préparé l’homme à cette absence de désir. Son travail quotidien ne requiert pas de telles enquêtes qui touchent à la réunion de documents ce qui lui est habituel mais aussi à élaborer une véritable enquête sur des personnes ce qui est exorbitant de son activité normale. Sa vie personnelle ne requiert pas habituellement d’efforts pour satisfaire madame. De plus, ce n’est pas sa formation personnelle ni ses origines ni éventuellement son expérience qui lui permettaient d’aborder cette situation facilement. Cette situation, ou plutôt ces situations. Finalement, au bout de quelques jours sans, il s’en est ouvert auprès de son épouse Isabelle mais celle-ci lui a simplement répondu qu’elle n’a plus de solution si ce n’est de prendre un amant. L’avocat a été stupéfié, légèrement mécontent puis en colère de cette réponse. Mais que peut-il lui répondre : la faute est dans son camp, pas dans celui d’Isabelle.

L’homme que je suis passe une partie de son temps à jouer l’avocat et l’autre partie à tenter de s’occuper de lui-même et surtout de sa femme. L’avocat c’est moi. L’homme que je suis est chagriné par cette réponse car il voue une véritable adoration à sa femme et secrètement il a espéré une aide. L’homme c’est moi aussi. Certes, il sait qu’en cette période Isabelle a d’autres préoccupations mais elle est restée sur sa faim. J’en suis là de mes réflexions tristounettes quand, une fois dans notre chambre, avec un effort surhumain, je m’approche d’Isabelle, la prend dans mes bras et l’embrasse tendrement en m’excusant de mon absence que je juge imbécile. Elle me repousse un peu sèchement « monsieur a des envies ce soir ? » Je suis déçu de cette réaction sur le moment. Je fais un effort et elle me repousse. Mais ma déception est de courte durée car Isabelle m’offre immédiatement une pénitence plus que chaleureuse. Elle me fait une démonstration de ses talents, cachés aux autres mais connus de moi, j’espère de moi seul, avec un strip-tease torride révélant son cœur et son corps encore très appétissant pour son âge. J’ai mis un peu de temps avant de rentrer dans son jeu, de pouvoir éprouver des tentations, des sensations, de démarrer la machine pour un dressage parfait. Antonio, l’homme, a été obligé de se surpasser pour répondre à cette offrande chaude, humide, accueillante et exigeante. Ses attributs, heureusement, lui ont permis d’honorer madame comme il se doit. Puis comme elle a vraiment insisté en prétextant avoir du retard en la matière, il a été obligé de remettre le couvert. Devenu sec, de chez sec, après une telle jouissance, Antonio a dormi comme un bébé jusqu’au petit matin.

Ce matin, mon esprit est encore embrumé par les ébats de la nuit de sorte que j’ai beaucoup de mal à me concentrer sur l’objectif de la journée : comment concevoir la stratégie pour obtenir toutes les informations à recueillir pour déterminer les héritiers d’Alain-Georges Delmas. Pour y arriver en douceur, Antonio commence par lire le journal local. Aucune nouvelle intéressante n’y figure. Il parcoure la rubrique nécrologique : aucun décès ne le concerne. Alors, il s’intéresse à son horoscope : « vous allez avoir à résoudre un problème inhabituel, écoutez les conseils ». Nous sommes en plein dedans. Antonio plie le journal, le met dans la corbeille et se met à réfléchir en s’affalant sur le dossier de son siège. Il soupire, l’inspiration ne vient pas. Un quart d’heure plus tard il est toujours dans la même attitude. L’inspiration ne vient pas toujours pas. Soudain, Antonio se réveille à la vie : puisque mon horoscope m’enjoint de demander conseil, j’interpelle mon assistante : « Amandine voulez-vous venir dans mon bureau s’il vous plait ».

Aucune réponse n’arrive. Deux minutes plus tard, le léger bruissement d’une jupe se fait entendre. C’est Amandine qui entre dans mon cabinet toute souriante comme à son habitude. Cela fait désormais sept ans qu’elle est à mon service. Quand elle est arrivée, toute timide, sans expérience, elle avait à peine vingt et un ans. Depuis, la petite, comme je l’appelle souvent, a fait son chemin. Cette charmante brunette de vingt-huit ans est désormais une excellente assistante, secrétaire, collaboratrice hors pair, parfois confidente. Mais chut, il ne faut pas le dire. Elle s’est mariée il y a trois ans et a mis au monde une petite fille dix-huit mois plus tard. C’est une jeune femme sage, sérieuse, sur qui l’on peut compter, même si elle suit les us et coutumes des gens de son âge. Elle est gaie, toujours de bonne humeur, un brin moqueuse et taquine, avec une personnalité qui lui permet parfois de remettre en cause son patron quand il dépasse les bornes.

– Oui, Monsieur, que voulez-vous ?

Sur le moment, je ne sais quoi répondre car un flash a traversé mon esprit. Amandine est habillée très sexy. Ce petit bout de tissus ne cache pas grand-chose. Comme je suis revenu à la vraie vie, cette tenue émoustille mes sens. Je ne sais pourquoi les images de ma nuit de folie se sont mélangées avec cette vision de cette très jeune et très belle femme, désirable. Heureusement, je suis assis derrière mon bureau. Amandine ne peut pas remarquer que mon émotion a entraîné un raidissement involontaire mal placé. J’en suis gêné car je ne sais pas comment arrêter cette manifestation malencontreuse. Je lui intime l’ordre de s’asseoir sans autre commentaire pensant que mon calvaire se calmerait rapidement. Hélas, sa jupe est courte, très courte même, et même assise, mes yeux ne quittent pas la partie de ses cuisses découverte. Amandine le remarque sûrement mais ne dit rien. C’est à peine si elle tente de tirer un peu sur le tissu. Elle sait bien que ce jeu de séduction ne doit pas aller bien loin mais au fond d’elle-même elle est contente de savoir qu’elle plait et qu’on la désire. Soudain, elle prend un pan de son pull qu’elle pose discrètement sur ses genoux, en me jetant un œil en coin pour apprécier l’effet qu’elle a pu me faire. Un léger sourire habille ses lèvres en voyant la déception se lire sur mon visage quoique je n’en dise rien. Je me demande si elle ne joue pas avec moi, ayant déjà constaté qu’elle faisait beaucoup d’effets aux hommes et que, personnellement, je n’y suis pas insensible. En fait, je ne me demande pas, je sais qu’elle joue avec moi mais que l’homme n’a pas le droit d’y toucher. Aussi, l’avocat reprend le dessus : « asseyez-vous Amandine. Ah c’est déjà fait. Euh ! » Dis-je d’une voix hésitante tant je suis troublé. « Excusez-moi. J’ai du mal à me concentrer ce matin. Je voudrais que nous parlions du dossier Delmas. »

– Oui Monsieur.

– Amandine, avez-vous une idée de la manière dont nous allons nous y prendre pour recueillir la totalité des informations que nous devons collecter ?

– Non, je n’y ai pas réfléchi. Que faut-il rechercher ?

– En fait, il y a deux grandes catégories d’informations. La première concerne le patrimoine, l’activité professionnelle, le casier judiciaire, de chaque prétendant. Pour cette partie, nous ne rencontrons aucune difficulté, c’est ce que nous faisons habituellement. La deuxième concerne la moralité de chaque futur héritier. Il s’agit d’une enquête de voisinage comme pourraient le faire les policiers. Ce n’est pas notre boulot. Pour cette partie, je ne sais pas comment m’y prendre. Avez-vous une idée ?

Amandine ne répond pas, regarde ses genoux, tire sur sa jupe en remontant légèrement le tissu. Mes yeux d’homme regardent intensément. Désolé, il s’agit d’un réflexe. L’avocat ne peut pas comprendre. L’homme si. Elle décroise ses jambes. Une bouffée de chaleur envahit l’homme. Pas l’avocat. Puis, après cinq minutes de silence, Amandine se lance avec une mimique taquine :

– Et si on demandait à Damien ?

L’avocat ne répond pas. Il réfléchit. L’homme regarde devant lui. L’avocat réfléchit. L’homme essaie de contrôler ses réactions. Damien ? Damien Lafouine ? 30 ans, 1m70, 70 Kilos. Beau gosse. Son métier : enquêteur. Il travaille en indépendant mais en partenariat avec un cabinet de détective et de recherches plus important. L’homme ne ressent plus rien. L’avocat pèse le pour et le contre. Pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas ?

– C’est une bonne idée Amandine. Appelez-le tout de suite et demandez-lui de venir dans l’heure. Merci.

Amandine, sans demander son reste, s’éclipse dans son bureau, non sans avoir fait en sorte de découvrir un peu plus de peau afin de me taquiner une nouvelle fois, car elle sait que je ne peux rien faire ici. Mes bureaux sont incorporés dans mon domicile et ne présentent aucune sécurité, la maîtresse de maison ne se trouvant qu’à une longueur de couloir. Cette situation amuse l’homme mais énerve l’avocat, ou l’inverse, je ne sais plus. Dix minutes plus tard, Amandine revient dans un balancement suggestif :

– Damien arrive. Je l’ai presque réveillé, mais il arrive.

– Merci Amandine. Vous êtes très en beauté ce matin. Dommage que je sois si vieux…

– Oh ! Monsieur !! Si Madame entendait…

Amandine fait l’offusquée dans une petite moue attendrissante. Elle a un sourire narquois qui en dit long sur ses véritables pensées, toute contente de cette situation ambiguë qu’elle a provoquée. Mais, déjà Damien arrive. Il se déplace toujours en moto. Certes, il n’habite pas très loin du cabinet, mais il n’a pas dû rouler à la vitesse autorisée. Damien est un bel homme et il le sait mais n’en abuse pas. Il en joue plutôt car sa passion c’est les femmes. Il court, il court Damien, il est passé par-là, il passera par ici. Dès qu’il voit un jupon, il est excité, il se met en mouvement. C’est un dragueur. Un vrai, pas un amateur. Ce n’est pas un simple séducteur, il lui faut conclure à chaque fois, toujours. Il peut y mettre le temps mais il faut qu’il aille au bout de sa nouvelle conquête. Quand il ne court pas après une femme, il enquête. Il fait son travail sérieusement. En général, il donne satisfaction, il ne connaît pas beaucoup d’échecs. Son problème, c’est le temps. Courir les filles lui demande beaucoup, beaucoup et encore plus, de temps. Certains jours son travail l’absorbe totalement, mais il faut qu’il trouve néanmoins le temps de satisfaire sa passion. Alors, c’est le sommeil qui trinque. Il ne dort pas beaucoup. Heureusement pour lui, il peut dormir n’importe où dès qu’il a un moment à lui de libre. Voilà l’enquêteur qui vient de rentrer dans le bureau d’Antonio.

– Bonjour mon cher maître, alors les affaires reprennent. Vous avez besoin de mes services. Bonjour Amandine, toujours aussi belle. Je te croquerai bien moi.

Damien a exprimé tout cela en faisant une grande figure théâtrale, en me serrant la main et embrassant Amandine. Trente secondes dans un autre monde ! La gaieté a envahi le bureau. Tout le monde rit. De l’amitié profonde se dégage soudain. Plus rien à voir avec mon état second de ce matin.

– Effectivement Damien, je vais avoir besoin de toi. Je vois que tu n’as rien perdu de ton côté dragueur, taquin et enjôleur.

J’aime bien le taquiner. Je le tutoie depuis la première fois où je l’ai rencontré. Nous étions dans une sorte de fête amicale et cela s’est fait tout naturellement. Par contre, lui n’a jamais réussi à me tutoyer, donc il me vouvoie. Sûrement la différence d’âge ? Amandine et Damien se tutoient car ils sont allés à l’école ensemble, au collège et au lycée je crois me souvenir, puis leur direction a divergé mais ils se sont retrouvés par mon intermédiaire. Cela s’était passé dans mon cabinet. Le lendemain, pour fêter les retrouvailles, Damien était revenu chargé d’une bouteille de champagne et de petits fours. Nous avions passé un bon moment. Depuis, nous travaillons ensemble dès qu’un dossier le commande.

–Oh là là, comme vous y allez maître. Je n’ai rien dit ni rien fait, que je sache.

– Non, mais je préfère mettre tout de suite le holà, car on ne sait jamais jusqu’où tu pourrais aller.

– Quand vous aurez fini les garçons, nous pourrons peut-être travailler, se gendarme Amandine avec raison.

Soudain, un grand silence envahit la pièce. Un ange passerait-il ? Damien rompt cet instant et interroge :

– De quoi s’agit-il ?

– Tu as du entendre parler du décès d’Alain-Georges Delmas le premier janvier dernier. Tu sais, il s’agissait de mon voisin d’en face, l’homme discret qui ne partageait pas grand-chose. On ne connaît pas bien les circonstances de sa mort. Une enquête policière est en cours.

– Si la police est en charge du dossier, je ne vois pas ce que je vais faire pour vous.

– Je n’ai pas besoin de toi pour l’enquête policière. Non. En fait, c’est pour l’exécution du testament d’Alain-Georges. Amandine, voulez-vous donner une copie du testament à Damien, merci. En fait, plusieurs héritiers ont été désignés d’une manière à la fois imprécise et trop précise. Un certain nombre de conditions est imposé. Je peux faire une partie des vérifications, mais une autre partie n’est pas de mon ressort. Amandine a eu l’idée de voir avec toi si tu pourrais faire quelque chose. Il s’agit d’une sorte d’enquête de voisinage.

Damien prend connaissance du testament. L’avocat se tait. L’homme regarde Amandine qui a pris une expression neutre. Elle a camouflé ses appâts aux regards des deux hommes. Comme cela, on lui donnerait le bon Dieu sans confession.

– Je vois. Il faut que je fasse une enquête de moralité pour chacun des légataires membres du conseil d’administration de l’Association des Bouts de Lignes. C’est dans mes cordes. Je vais prendre cher car il y a au moins quinze jours de travail, si ce n’est plus. Est-ce que je serai payé ?

– Alors là, pas de problème Damien. Le prix que tu veux. Le remboursement de tes frais. Aucun souci. L’actif de la succession est tel qu’il peut supporter allégrement tes frais et honoraires. Il te faudra simplement être patient car le paiement ne sera qu’à la fin du règlement du dossier de succession.

– Si vous êtes sûr, je suis d’accord. De toutes les façons, vous ne pourrez rien faire sans moi. Je suis tranquille. Comment nous organisons-nous ?

– Je n’y ai pas encore réfléchi car Amandine n’a pensé à cette solution que ce matin et elle t’a téléphoné aussitôt.

– Cela va bientôt être de ma faute, rouspète Amandine.

L’avocat ne répond pas à cette allusion mensongère. Mais l’homme pense qu’Amandine a peut-être raison car j’essaie souvent de ne pas reconnaître mes erreurs en les reportant autre part. Peut-être mensongère ou de mauvaise foi mais pas dénuée d’un fond de vérité.

L’avocat commence à organiser la suite :

– Nous pourrions imaginer des réunions de travail hebdomadaires, par exemple le lundi matin. Damien vous feriez vos enquêtes de voisinage pendant que je ferai les visites aux prétendants. Amandine ferait la coordination et la paperasserie idoine. Que pensez-vous de cette proposition ?

– Le lundi matin, cela ne va pas le faire pour moi, dit Damien soudain songeur et grave. Le lendemain de week-ends chargés en général j’ai des petits yeux. Les nuits sont courtes et bien remplies …

– Je vois. Tu cavales toujours autant. Quand arriveras-tu à te calmer et te caser ?

Damien élude la question d’un geste de la main et continue :

– Les réunions hebdomadaires, ça me va. Mais un autre jour. Ou à l’improviste comme je sais bien faire. Ce travail me va à moitié, dit Damien un brin taquin. J’aurais préféré un accompagnement rapproché d’Amandine. Mais je vois que cela n’est pas possible.

– Effectivement, cela ne va pas être possible, répond Amandine. Je te rappelle que nous sommes ici pour travailler et que je suis mariée. Je ne serai pas du mouron pour ton serin.

– Tout de suite les grands mots. On ne peut plus rire maintenant.

– Bon, calmez-vous les enfants. Assez discuté aujourd’hui. Au travail ! Allez oust ! Dehors. Damien, à lundi prochain neuf heures pour faire un point. Amandine faites-moi les fiches pour mes futurs entretiens.

Damien s’éclipse en disant qu’il n’est absolument pas sûr d’être présent les lundis matin à neuf heures. Il ne va quand même pas devenir un saint à cause de cette enquête.

– Dans quel ordre, je vous prépare les fiches, maître, dit très sérieusement, un brin froidement, Amandine.

– Je pense que, pour faciliter les choses, je pourrais rencontrer les prétendants, chez eux, dans l’ordre de numérotation des lignes de bus, en commençant par le tramway Ligne A. Qu’en pensez-vous ?

– Bien maître.

Amandine a tenu à me faire remarquer par son ton et les mots employés qu’elle avait été chagrinée par l’échange précédent. L’avocat ne tient pas à s’excuser parce qu’il lui faut bien se faire respecter. Mais l’homme hésite. Puis, il n’hésite plus :

– Désolé Amandine. Je ne voulais pas être méchant. Mais la conversation partait mal. Je vous présente mes excuses. Bon courage.

– Je ne sais pas si j’accepte vos excuses. Enfin … si … bon … allez, on oublie.

Amandine s’éloigne vers son bureau. Damien est parti. Je reste seul devant mon bureau. Je me plonge dans le dossier et j’imagine comment réaliser mes entretiens.

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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