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Aux actes citoyens ! par Christophe Forgeot

Christophe Forgeot, un poète ami, m’a adressé, et aussi à quelques autres, ce message en demandant de le diffuser.

Je souscris volontiers à sa demande.

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Bonjour mes amis,

Je suis heureux de vous envoyer cet article, Aux actes citoyens!, que j’avais écrit pour répondre à une commande d’une revue.

Les rédacteurs de cette revue voulant finalement le publier, en l’écourtant, j’ai décidé de refuser cette parution avec amputation.

Le premier des droits de l’homme, c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail

disait Jean Jaurès…

Et la liberté se paie, nous le savons. Ce n’est pas grave, je préfère ma liberté d’expression et je reste en bon terme avec ces rédacteurs qui font par ailleurs du bon travail.

En revanche, j’ai donc l’immense joie de vous faire lire cet article dans son intégralité.

Si vous pensez que cet article mérite plus ample diffusion et qu’il a sa place, par exemple, sur votre propre site ou bien dans une revue, dans un journal de votre connaissance, en version papier ou numérique, n’hésitez pas à le partager, en m’avertissant. Je vous en remercie vivement.

Si vous pensez qu’il le mérite, prolongez la vie de cet article: Aux actes citoyens!

En vous remerciant de votre attention, je vous embrasse ou vous serre la main, libre!

 

Christophe Forgeot

christopheforgeot.fr

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Aux actes citoyens !

 

Sommes-nous entrés dans une ère du tout financier, du tout commercialisable, du tout administratif, du tout diplômé, du tout compliqué, du tout absurdité… ?

De la société civile d’hyper-commercialisation, du monde de l’entreprise stressant, des collectivités locales ficelées parce qu’agglomérées (voire « agglutinées »), des départements aux budgets en restriction et aux charges en augmentation, jusqu’à l’Europe de l’économie empêtrée dans des règles restrictives, des normes et des contrôles insensés, des arcanes gestionnaires déshumanisées, c’est peu de dire que le citoyen lambda souffre : perte de sens, prise de conscience du gâchis, pessimisme ambiant, abstention aux élections nationales et européennes, prise record d’anxiolytiques, suicides « professionnels », etc.

Face à la perte du bon sens et des valeurs dans cette société de consommation mondialisée au service d’une caste de puissants, avides de pouvoir et de profits à court terme, ce citoyen lambda ne sait peut-être pas qu’il a le choix entre deux types de consommation : la consommation conditionnée ou la consomm-action citoyenne. Il ne sait peut-être pas qu’il a le choix entre deux manières de vivre sa vie : avec indifférence ou avec sensibilité.

 

Théorie du complot ?

Non : seulement théorie du profit et systèmes de pouvoir

Pas de théorie du complot, non… mais un, ou plutôt des systèmes qui sont organisés en vue de favoriser toujours les mêmes individus, leur intérêt privé avant l’intérêt général, les membres de leur « famille » avant ceux qui n’en font pas partie, que cette famille soit sociale, politique, confessionnelle, mafieuse…

Non, pas de théorie du complot mais, aux quatre coins de la planète, des égoïstes de la finance, de la politique, de l’industrie, des services, des médias, du spectacle… qui se connaissent, se reconnaissent et agissent uniquement pour eux-mêmes, pour leurs proches, leurs soutiens, leur famille, leurs acolytes. Ils amassent toujours plus, plus d’argent, plus de pouvoir. Bien sûr, je ne prétends pas que tous ceux qui sont dans des sphères de conviction, de production et/ou d’influence agissent dans cet esprit-là, bref que tout le monde est « pourri », mais, soyons lucides, ceux qui ont le plus de pouvoir et d’argent vivent et agissent, en majorité, en capitalistes sans scrupules, n’hésitant pas à polluer, à spolier, à exclure, à appauvrir, à affaiblir, à détruire, à torturer, voire à tuer. Sinon, le monde serait différent. Et il suffit de penser à quelques affaires nationales et internationales connues dans le domaine des hydrocarbures, de la vente d’armes, des pierres précieuses, du nucléaire, de l’amiante, des industries polluantes et nocives, des industries exploitant des enfants, des abattoirs et des laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques torturant des animaux, des détournements d’argent public, des paradis fiscaux, des fraudeurs financiers, etc., pour en être convaincu. La liste est immensément longue ; ici comme ailleurs, nous en sommes témoins chaque jour.

Mais quid de l’altruisme ? Quid du désintéressement ? Quid de l’attention portée aux plus démunis, aux plus fragiles ? Quid de la considération que nous devons aux animaux et à la nature? Quid du service public ? Quid du partage des richesses ? Car des richesses, il y en a ! Qu’on arrête de dire : « on n’a pas les budgets… ». De l’argent, il y en a… mais, bizarrement, il disparaît, il s’évapore, il s’évade.

Alors, théorie du complot ? Non, seulement théorie du profit et systèmes de pouvoir.

 

Au service du vivant

Il y a donc ceux qui organisent et développent les systèmes d’accaparement des richesses en n’hésitant pas à détruire la faune et la flore, à soumettre les pauvres à leur volonté de toute puissance, et il y a ceux qui leur répondent qu’il existe une autre voie systémique, soucieuse de la Terre et de ses habitants. Ceux-là disent « non », placent l’intérêt général avant le leur et s’engagent pour les autres, sans distinction des opinions politiques, des appartenances religieuses, des croyances ou des absences de croyances, des origines, de la couleur de la peau, du milieu social…

Etre à un poste de pouvoir, aussi relatif qu’il soit, et mettre ce pouvoir au service des autres, au service de l’intérêt général, d’une manière concrète, au-delà des paroles et des promesses, n’est-ce pas cela qui nous manque aujourd’hui ?

Reviennent alors à ma mémoire ceux qui ont reçu leur pouvoir du peuple, qui l’ont gagné par la lutte ou qu’ils l’ont arraché à ceux qui le gardaient jalousement pour leur unique profit, comme Jean Jaurès, Gandhi, Martin Luther King, Salvador Allende, Thomas Sankara, le commandant Massoud, tous assassinés alors qu’ils œuvraient contre le profit de certains et pour le bien commun. Je pense aux lanceurs d’alerte et, entre d’autres personnes, à Edward Snowden (à l’origine des révélations sur la surveillance massive pratiquée par les Etats-Unis), à Irène Frachon (contre le Mediator des laboratoires Servier), à Nicole-Marie Meyer (contre les malversations au sein du ministère des affaires étrangères), à Jean-Jacques Melet qui s’est suicidé à 57 ans (contre l’utilisation de mercure et d’autres métaux toxiques dans les soins dentaires), à Antoine Deltour et à Raphaël Halet (contre un vaste système d’optimisation fiscale de multinationales, l’affaire des « Luxleaks »).

Je pense aussi à Mandela, à l’Abbé Pierre, à Iqbal Masih, à Anna Politkovskaïa, à Taslima Nasreen, à Malala, comme à tous ceux qui ont refusé de se résigner et qui ont travaillé ou qui travaillent encore au bénéfice des autres. Je pense à cet homme en chemise blanche, sans arme, qui a stoppé une colonne de chars sur la place Tiananmen, en 1989.

Je pense également à ceux-là qui, un peu médiatisés, agissent pour que soient respectés les quatre éléments, les végétaux et les animaux. Ils ne supportent pas le rapport du WWF d’octobre 2016 : en quarante ans, la moitié du vivant sur la Terre a disparu. Ceux-là, humblement, font des actions, mettent en place des pratiques avec une attention bienveillante aux êtres et aux choses. C’est l’ouvrage de rebelles, au service du vivant, tels que Pierre Rabhi (contre la maltraitance de la Terre et pour l’agroécologie), Paul Watson (contre l’industrie de la pêche, pour la mer et les baleines), Wangari Mathaai (contre la désertification, pour « la ceinture verte »), José Bové (contre les OGM et les aberrations de l’industrie agro-alimentaire, pour une agriculture différente)…

Ce qui donne espoir, c’est que, là aussi, la liste est immensément longue.

 

La part du colibri et Ubuntu

Je pense bien sûr aussi à tous ces anonymes qui agissent à leur niveau, professionnel, associatif, personnel, en gardant la personne au centre de leurs préoccupations. Cela me renvoie à mon père, Jacky Forgeot, entré dans la police en 1961 et qui pensait que la police ne devait pas être un moyen de répression du peuple mais un moyen de protéger les gens des truands et de la mafia et qui rappelait sans cesse : « Pour moi, être dans la police, c’est être au service du public ». En qualité de commissaire divisionnaire, il a parfois agi, parfois il s’est abstenu d’agir et ses actes – ou ses non-actes – ont toujours été commandés par l’intérêt général et la justice (il m’a conté des histoires surprenantes que je relaterai un jour).

Je pense à toutes celles et tous ceux qui, quotidiennement, agissent sans bruit, inspirés par « la part du colibri » et par « Ubuntu ».

« La part du colibri » est cette légende amérindienne, racontée par le paysan-philosophe Pierre Rabhi, qui met en scène un colibri tentant d’éteindre l’incendie de sa forêt en transportant des gouttes d’eau dans son bec et qu’un tatou, agacé par son va-et-vient, interpelle : « Colibri ! tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Le colibri lui répond alors : « Je le sais, mais je fais ma part. » Autrement dit, si chacun fait sa part de son côté, l’addition de ces parts changera peut-être le cours des choses, le cours du désastre annoncé.

« Ubuntu » est une expression de la culture Xhosa, mise en lumière par Nelson Mandela, qui pourrait se résumer, en français, par « Je suis parce que nous sommes. » Pour illustrer cette phrase et éviter bien des explications, citons cette histoire (réelle ou imaginaire) d’un anthropologue qui, dans une tribu africaine, pose au pied d’un arbre un grand panier de fruits en disant à des enfants : « Celui qui arrivera le premier à l’arbre gagnera le panier de fruits. » Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il vit les enfants se prendre par la main et trottiner joyeusement, ensemble, jusqu’à l’arbre. Il leur demanda pourquoi chacun n’avait pas tenté d’être le plus rapide pour gagner le panier ? Les enfants lui répondirent alors : « Ubuntu ». C’est-à-dire qu’il ne servait à personne de gagner tout seul le panier de fruits car il n’était pas possible d’être heureux si les autres étaient tristes.

 

Que pouvons-nous faire à notre niveau ?

Par exemple, et sans effort, nous pouvons agir en commençant par cibler nos achats. Car acheter, c’est agir. En effet, tout achat peut être un geste politique. Aujourd’hui, en France, l’information est relativement facile à obtenir auprès des revues et journaux indépendants nationaux (Alternatives économiques, Politis, Kaizen, Le Monde diplomatique, Fakir, L’Age de faire…) ou régionaux (par exemple Le Ravi, en PACA), des sites d’information libres (Médiapart, Reporterre, Là-bas si j’y suis, Basta !…), d’associations, d’ONG, d’artistes, de journalistes, de certains élus qui font un travail sérieux et qui dénoncent les injustices, les délits, les exactions ou les intentions mercantiles de tel ou tel industriel ou financier, de tel ou tel homme ou femme politique. Certes, pour cela, il faut faire marcher ses neurones, ceux que le sport-business, les « produits industriels » de la télévision et d’Internet n’ont pas complètement endormis ou endoctrinés : les neurones de l’esprit critique. Ainsi, nous pouvons commencer à nous poser des questions toutes simples. Voyons, voyons… quelle question pouvons-nous nous poser quand nous achetons des légumes ? « Ont-ils été bombardés de pesticides ? » semble être une question intéressante et salvatrice. Quelles questions pouvons-nous nous poser quand nous achetons de la viande ? « Est-elle farcie d’antibiotiques ? », « Comment ont-été traités les animaux ? » et, en pensant à la planète qui souffre de l’élevage intensif, « Sommes-nous en capacité d’en manger moins souvent ? » pourraient être les bonnes questions. Quelle question pouvons-nous nous poser quand nous achetons un shampooing (ou tout autre produit d’hygiène et de beauté) ? La question est au moins double : « A-t-il été testé dans les yeux de lapins ? » et « Contient-il des composants mauvais pour la santé ? » Quelle question pouvons-nous nous poser quand nous achetons du chocolat, du café, des glaces ou des yaourts ? Si nous sommes curieux et informés, elle peut être : « Ces produits sont-ils vendus par une multinationale dont le président prône la privatisation de l’accès à l’eau, à l’échelle planétaire, puisqu’il pense que l’eau est un produit alimentaire au même titre que n’importe quel autre produit, qu’elle n’est pas un droit public et qu’elle doit pouvoir, par conséquent, être sur le marché? »

Ces interrogations légitimes sont à la portée de chacun d’entre nous et rendent nos choix responsables et politiques ; l’achat devient alors un geste de consomm-action citoyenne ; sinon, il reste un geste de consommation conditionnée.

 

Que font les autres autour de nous ?

Les poètes écrivent des poèmes, les auteurs dramatiques écrivent des pièces de théâtre, les romanciers écrivent des romans, les scientifiques et les philosophes écrivent des essais, les compositeurs composent, les musiciens, les clowns et les comédiens jouent, les jongleurs jonglent, les chanteurs chantent, les slameurs slament, les danseurs dansent, les peintres peignent, les photographes photographient, les réalisateurs filment… Pardon pour ces truismes. Mais quand on imagine ce qu’ils recouvrent de labeur, de don de soi, d’abnégation, de mobilité intellectuelle et spirituelle, de talent… quand on est confronté à leurs œuvres et qu’on est ému, remué, bouleversé, quand ce à quoi on assiste soulève des questions, quand on y trouve du sens, il est aisé de comprendre que ces artistes créent pour le bien de tous. Résister et agir grâce à la culture, oui, j’y crois, car l’art donne la possibilité de grandir intérieurement, d’élever son âme.  Même chose pour l’éducation bien sûr, si celle-ci n’est pas faite contre l’intérêt des élèves…

Et puis il y a celles et ceux qui, moins visibles, agissent pour proposer à leurs concitoyens un mode de vie alternatif, centré sur « le faire naturel », « le faire local » et  « le faire ensemble ». Le « faire ensemble » est plus intéressant, me semble-t-il, que le « vivre ensemble » car il implique une action commune dans laquelle chacun peut trouver sa place, au-delà des origines, des appartenances. Action commune de laquelle émane naturellement une dimension intersociale, interculturelle, intergénérationelle et interdisciplinaire. Ce « faire ensemble » engendre des rencontres et des échanges propices à la connaissance de l’Autre et à la fraternité. La phrase de l’écrivain occitan Félix Castan, « On n’est pas le produit d’un sol, on est le produit de l’action qu’on y mène », synthétise bien cette idée à portée de main.

Parmi les innombrables actions citoyennes partout dans le monde (le film Demain, sorti dans les salles récemment, en cite quelques-unes… renseignez-vous, il y a en a forcément une ou plusieurs à côté de chez vous), je citerai quatre exemples que je connais, en France :

L’association estudiantine de l’Université Paris 8, le CIVD, qui met en avant les atouts de la pédagogie de projet depuis plus d’un quart de siècle. En effet, grâce au Centre Interculturel de Vincennes à Saint-Denis, des étudiants du monde entier et de tout horizon social ont pu travailler en groupe, organiser et réaliser des projets culturels et humanitaires afin d’obtenir leurs diplômes, en suivant la devise de l’association « Soyons réalistes, entreprenons l’impossible »1..

Le bistrot Le Pourquoi Pas, né d’une initiative personnelle dans une petite commune de Touraine, Ciran (près de Loches), est un commerce de proximité2. Autour d’un bar rouge, de livres d’occasion et de produits locaux, il accueille des associations et des artistes pour proposer des moments de partage et créer du lien dans un village où plus grand chose n’existe en dehors de la chasse.

Le Cercle Citoyen Moins les Murs est une association et un projet pour une démocratie de qualité, dans la commune de La Seyne-sur-Mer (2ème ville du Var après Toulon) en proposant aux habitants une action artistique, culturelle et citoyenne. A l’instar de La Pensée de midi d’Albert Camus, « comme conjonction entre raison et imagination créatrice », cette association est un appel à la participation des citoyens : « Indignés du pas de nos portes, nous changerons le monde en reprenant la Cité ! »3 Ce Cercle Citoyen Moins les Murs agit pour un Pétillement Artistique, Culturel et Citoyen Seynois (le PACCS), avec l’objectif de rendre la cité à ses habitants. Son cri d’espoir : « Aux rames Citoyens ! C’est à vous de jouer ! »

Et les représentants des Français, que font-ils, eux ? En parallèle des sénateurs et de beaucoup d’élus de la République qui incarnent plutôt des groupes de pression que la population (en bloquant notamment certains projets de lois), en parallèle, donc, à cet immobilisme corrompu, il existe, par exemple, les élus de la commune de Mouans-Sartoux4, dans les Alpes-Maritimes. Ces élus qui, depuis des décennies, à travers leur conseil municipal, font office de résistance dans un environnement hostile et développent des pratiques responsables et innovantes, guidées par le mieux-être des administrés et le respect du vivant.

 

Et moi ? Et vous ?

Et moi ? Depuis l’âge de 13 ans, j’écris des textes, depuis l’âge de 15 ans, je fais du théâtre et j’apporte une attention particulière aux animaux et à la nature en collaborant et en adhérant à différentes associations. Depuis les années 80, je m’informe et mes achats sont ciblés. Mes dernières batailles ? la résistance contre la tentative de censure de la municipalité de Brignoles au sujet de la Journée du Livre Gourmand à laquelle je participais et dont le pays invité était la Tunisie (lire A Brignoles, le livre gourmand est resté ouvert sur le site de L’OBS) et la résistance contre la fermeture programmée par la municipalité du Café-Théâtre 7ème Vague, à La Seyne-sur-Mer, à l’heure de Charlie Hebdo et du Bataclan ! (cafetheatre7vague.com/-Nous-soutenir-)

Et vous ? Participez-vous à une action de la théorie du plaisir ? à une initiative locale d’échange et de coopération, régie par la seule bienveillance et la volonté de partage ? à un système ouvert à tous et pour tous ? Vous investissez-vous dans une spirale vertueuse dont les seuls bénéfices sont la joie et le bien-être ? Vous impliquez-vous au service des autres et de la seule maison que nous ayons, la Terre ? Ce n’est vraiment pas difficile, c’est gratuit et bénéfique pour vous, vos proches… et tous ceux que vous ne connaissez pas ! Aux actes citoyens !

 

Christophe Forgeot

 

1 – Le CIVD, 30 ans de créations et d’échanges interculturels, éditions du CIVD, 2016 (Université Paris 8; 2, rue de la Liberté; 93526 Saint-Denis Cedex 02). http://civd-paris8.wixsite.com

2 – Le Pourquoi pas ; 9, rue Alfred de Vigny ; 37240 Ciran.

3 – Le Cercle citoyen moins les murs de Tonton Dgé, auto-édition, 2016 (Constroy Mouvement ; Café Théâtre 7ème Vague ; 38, rue Berny ; 83500 La Seyne-sur-Mer). http://cerclecitoyen-murs.fr

4 – http://www.mouans-sartoux.net

 

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Christophe Forgeot est diplômé en Sciences de l’éducation. Depuis plus de 15 ans, il est chargé d’enseignement à l’Université du Sud Toulon-Var, il anime des ateliers d’écriture, des ateliers de théâtre et œuvre également pour l’insertion professionnelle de personnes en difficulté (détentrices du RSA et de la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé). Il a publié ses textes dans une cinquantaine de revues et d’anthologies francophones et a notamment participé à l’anthologie internationale Monsieur Mandela (éditions Panafrika, Dakar, 2013). Ses derniers ouvrages sont De Loin en loin (livre d’artiste avec Henri Baviera, Les Cahiers du museur, Nice, 2016), Haïkus du voyage (Le Petit véhicule, Nantes, 2015), Saisir la route (Jacques André, Lyon, 2013), Porte de la paix intérieure (L’Harmattan, Paris, 2009) et Murmures d’Eros (Wallâda, Paris, 2008).

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Si vous voulez en savoir plus sur Christophe Forgeot :

https://librebonimenteur.net/2015/09/15/jl-a-lecoute-de-christophe-forgeot/

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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Jean-Louis RIGUET 09 Janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’écrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Raconte-moi Mozart …, Thierry-Marie Delaunois

RACONTE-MOI MOZART …

de Thierry-Marie Delaunois

aux Éditions Édilivre

Format : 13,4×20,4
Nombre de pages : 328
Prix : 23 €
Date de publication : 22/11/2013

 

 

Résumé du livre :

Alpes-de-Haute-Provence, printemps 2012, à l’approche de Pâques. Au terme de sa vie, Oscar, personnage grincheux, critique, détesté de tous, n’a certainement pas besoin de faire le point : le monde, c’est lui ! Il n’a que faire des autres. Mais un petit événement, bien singulier, le chamboule soudain: elle est blonde, se prénomme Juliette, n’a que sept ans, tout l’avenir devant elle. Pourrait-il à 75 ans subitement s’ouvrir? Changer du tout au tout? Une chance sur un million…

Cinquième roman de Thierry-Marie Delaunois, « Raconte-moi Mozart… », nous entraîne sur les rives de la Durance où s’éveillent soudain les consciences face à un grave danger menaçant la région entière : un fragment d’astéroïde fou fonce droit sur la terre… Oscar et Juliette échapperont-il à l’apocalypse ?

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Biographie de l’auteur :

Né en 1959, Thierry-Marie Delaunois est venu à l’écriture suite au décès de sa mère, décès qui l’a comme révélé à lui-même ; son premier roman a été édité en 2007. Diplômé supérieur en biologie clinique et en informatique, l’auteur se montre polyvalent: tour à tour lecteur, rédacteur, critique et chroniqueur, la fibre littéraire toujours présente, petite flamme incandescente. Egalement grand amateur de théâtre, il travaille beaucoup les dialogues de ses œuvres, son précédent roman « L’île joyeuse » s’en ressentant. Les sentiments, le partage, la solidarité, la passion? Au centre de chacun de ses romans, uniquement pour le meilleur…

Le commentaire

Le lieu principal de l’intrigue, c’est un muret, le muret de la Villa Marceau.

Oscar est un vieillard toujours volcanique qui fait une certaine unanimité contre lui dans ce paisible village au bord de la Durance. Il ne pense qu’à lui, égoïste accompli. Attiré par Charlot, il en devient, à s’habiller comme lui, presque le sosie.

Juliette est une jeune fille de sept ans avec les qualités et les défauts de son âge. Elle est attentionnée et aussi espiègle. Elle connaît les dates de naissance et de décès des musiciens romantiques. Elle se fait appeler Colibri.

Les deux personnages sont différents, presque à l’opposé l’un de l’autre. Et pourtant ils se rencontrent sur ce muret. Et la glace finit par fondre grâce à la musique. On lit beaucoup de choses sur Mozart, Bach, Beethoven, Schubert. Une menace donne une situation dramatique : la chute d’une météorite dans la région des Hautes Alpes, près du village. Un sauvetage de la jeune fille des flammes par l’égoïste bougre qu’il n’est peut-être pas finalement.

Les dialogues peuvent être émouvants, parfois percutants. Le style est vif et contient des jeux de mots, même s’il peut y avoir quelques longueurs dans la narration de tous les événements des villageois. Le texte est assez fluide. Beaucoup de détails ralentissent peut-être le style. Pas toujours évident de se mettre dans la peau de l’auteur, une certaine complexité venant aussi du nombre de Juliette qui, allié à celui des retours en arrière, entraîne une certaine confusion. Il faut aussi que le lecteur aime la musique classique, et surtout la période romantique.

Le récit peut paraître relativement compliqué. La voie est sûrement sinueuse. Avec le lot de drames insoupçonnés au début du livre. Une belle histoire tout de même.

Distinction :

Ce livre a obtenu le Troisième Prix du Roman au concours Facebook de l’éditeur en 2014.

Des extraits :

D’apparence plus austère, la cuisine se révélait peu conviviale, les murs blanchis à la chaux, le carrelage terne, le mobilier anthracite, alors que les deux chambres tapissées en lambris offraient une atmosphère plus douce et plus intime ; parquet en chêne, rideaux à fleurs, couverture et draps Mickey chez la petite, bordeaux chez le père? Autres particularités : un cygne en porcelaine bleue, le dos formant un creux contenant des figurines, sur la table de chevet de Colibri, une jolie limousine noire miniature sur celle du papa, de quoi le motiver à ne jamais lâcher prise. Tout est bon quand il s’agit de s’imprégner l’esprit et le cœur de rêves, surtout d’espoirs.

……

Un autre de ses paroissiens l’inquiétait : Oscar Larose et son athéisme forcené, ce qui n’en faisait pas l’un de ses paroissiens tout compte fait mais un citoyen ordinaire et encore ! Changer l’âme d’un tel homme, l’amener à explorer son propre intérieur pour en faire jaillir le meilleur était au-dessus de ses forces mais le curé n’avait pas renoncé. Adolphe, le père d’Oscar, fréquentait l’église mais sans son épouse et son fils : son prédécesseur n’avait jamais compris pour quelle raison.

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© Jean-Louis Riguet (20 août 2015)

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Jean-Louis RIGUET 20 août 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/