Retour de scène ouverte à Montmeyan

MONTMEYAN en POéVIE

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Montmeyan en Poévie, Festival des nuits d'été

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Je reviens d’un pays merveilleux où tous les gens se parlent sans s’agresser, du moins en apparence ! Ils vous parlent en vers, s’applaudissent, se congratulent, s’embrassent. Le temps est suspendu. Rien n’arrête les mots. La prose se met à rimer, les rimes se transforment en prose, le tout recueille des applaudissements et des félicitations. La musique est également présente.

J’aurais pu vous parler de ce village médiéval avec ses petites rues d’antan, des tours du XIIe siècle, du château qui se ruine, de l’église qui se « chapellise ». J’aurais pu vous lire des poèmes sur une musique de Guy C Guy ou de Thomas Chaline. J’aurais pu vous déclamer sur le débraillé du poète ou les haïkus du voyage.

J’aurais pu … mais c’est encore trop intériorisé.

Les 4, 5 et 6 août 2017, vous avez raté le plaisir de venir écouter, rencontrer, discuter avec des poètes et bien d’autres encore, et même la joie d’acheter leurs œuvres avec une dédicace. Désormais, c’est trop tard. Tant pis pour vous !

Des rencontres merveilleuses ont été faites ou approfondies lors du partage d’un repas fraternel dans l’auberge Montmeyannaise, entre des lectures de poèmes et des accords de guitare.

J’aurais pu …

Entre nous, les poètes sont des personnes comme les autres. La poésie est un état d’être plus qu’une facette de son portefeuille. La richesse est dans les textes pas dans le porte-monnaie.

J’aurais pu …

Je vous laisse à vos pensées Montmeyannaises …

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Parmi les poètes et artistes peintres ou sculpteurs présents, je peux citer (que les oubliés veuillent bien m’excuser) :

Christophe Forgeot, Colette Gibelin, Gérard Catala, Pascal Commère, Jean Paul Klée, Guy C Guy, Jean-Jacques Castex, Guy Allix, Thomas Chaline, Jean-Paul Favier, Mireille Bergès, Gérard Mottet, Michel Goldman, Dominique Fabre, Jill Wilson, etc. J’en oublie mille excuses.

Merci au poète débraillé, Richard Taillefer, pour cette excellente scène ouverte qu’il a organisée d’une main de maître.

Merci aussi à tous les organisateurs et à Jean Cordier qui a su canaliser l’énergie des intervenants dans un bon tempo. Merci à Gérard Catala pour les photos que je viens de lui piquer.

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Plus que de grands mots, des photos  en pèle-mêle :

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A très bientôt !

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 08 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Aux actes citoyens ! par Christophe Forgeot

Christophe Forgeot, un poète ami, m’a adressé, et aussi à quelques autres, ce message en demandant de le diffuser.

Je souscris volontiers à sa demande.

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Bonjour mes amis,

Je suis heureux de vous envoyer cet article, Aux actes citoyens!, que j’avais écrit pour répondre à une commande d’une revue.

Les rédacteurs de cette revue voulant finalement le publier, en l’écourtant, j’ai décidé de refuser cette parution avec amputation.

Le premier des droits de l’homme, c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail

disait Jean Jaurès…

Et la liberté se paie, nous le savons. Ce n’est pas grave, je préfère ma liberté d’expression et je reste en bon terme avec ces rédacteurs qui font par ailleurs du bon travail.

En revanche, j’ai donc l’immense joie de vous faire lire cet article dans son intégralité.

Si vous pensez que cet article mérite plus ample diffusion et qu’il a sa place, par exemple, sur votre propre site ou bien dans une revue, dans un journal de votre connaissance, en version papier ou numérique, n’hésitez pas à le partager, en m’avertissant. Je vous en remercie vivement.

Si vous pensez qu’il le mérite, prolongez la vie de cet article: Aux actes citoyens!

En vous remerciant de votre attention, je vous embrasse ou vous serre la main, libre!

 

Christophe Forgeot

christopheforgeot.fr

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Aux actes citoyens !

 

Sommes-nous entrés dans une ère du tout financier, du tout commercialisable, du tout administratif, du tout diplômé, du tout compliqué, du tout absurdité… ?

De la société civile d’hyper-commercialisation, du monde de l’entreprise stressant, des collectivités locales ficelées parce qu’agglomérées (voire « agglutinées »), des départements aux budgets en restriction et aux charges en augmentation, jusqu’à l’Europe de l’économie empêtrée dans des règles restrictives, des normes et des contrôles insensés, des arcanes gestionnaires déshumanisées, c’est peu de dire que le citoyen lambda souffre : perte de sens, prise de conscience du gâchis, pessimisme ambiant, abstention aux élections nationales et européennes, prise record d’anxiolytiques, suicides « professionnels », etc.

Face à la perte du bon sens et des valeurs dans cette société de consommation mondialisée au service d’une caste de puissants, avides de pouvoir et de profits à court terme, ce citoyen lambda ne sait peut-être pas qu’il a le choix entre deux types de consommation : la consommation conditionnée ou la consomm-action citoyenne. Il ne sait peut-être pas qu’il a le choix entre deux manières de vivre sa vie : avec indifférence ou avec sensibilité.

 

Théorie du complot ?

Non : seulement théorie du profit et systèmes de pouvoir

Pas de théorie du complot, non… mais un, ou plutôt des systèmes qui sont organisés en vue de favoriser toujours les mêmes individus, leur intérêt privé avant l’intérêt général, les membres de leur « famille » avant ceux qui n’en font pas partie, que cette famille soit sociale, politique, confessionnelle, mafieuse…

Non, pas de théorie du complot mais, aux quatre coins de la planète, des égoïstes de la finance, de la politique, de l’industrie, des services, des médias, du spectacle… qui se connaissent, se reconnaissent et agissent uniquement pour eux-mêmes, pour leurs proches, leurs soutiens, leur famille, leurs acolytes. Ils amassent toujours plus, plus d’argent, plus de pouvoir. Bien sûr, je ne prétends pas que tous ceux qui sont dans des sphères de conviction, de production et/ou d’influence agissent dans cet esprit-là, bref que tout le monde est « pourri », mais, soyons lucides, ceux qui ont le plus de pouvoir et d’argent vivent et agissent, en majorité, en capitalistes sans scrupules, n’hésitant pas à polluer, à spolier, à exclure, à appauvrir, à affaiblir, à détruire, à torturer, voire à tuer. Sinon, le monde serait différent. Et il suffit de penser à quelques affaires nationales et internationales connues dans le domaine des hydrocarbures, de la vente d’armes, des pierres précieuses, du nucléaire, de l’amiante, des industries polluantes et nocives, des industries exploitant des enfants, des abattoirs et des laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques torturant des animaux, des détournements d’argent public, des paradis fiscaux, des fraudeurs financiers, etc., pour en être convaincu. La liste est immensément longue ; ici comme ailleurs, nous en sommes témoins chaque jour.

Mais quid de l’altruisme ? Quid du désintéressement ? Quid de l’attention portée aux plus démunis, aux plus fragiles ? Quid de la considération que nous devons aux animaux et à la nature? Quid du service public ? Quid du partage des richesses ? Car des richesses, il y en a ! Qu’on arrête de dire : « on n’a pas les budgets… ». De l’argent, il y en a… mais, bizarrement, il disparaît, il s’évapore, il s’évade.

Alors, théorie du complot ? Non, seulement théorie du profit et systèmes de pouvoir.

 

Au service du vivant

Il y a donc ceux qui organisent et développent les systèmes d’accaparement des richesses en n’hésitant pas à détruire la faune et la flore, à soumettre les pauvres à leur volonté de toute puissance, et il y a ceux qui leur répondent qu’il existe une autre voie systémique, soucieuse de la Terre et de ses habitants. Ceux-là disent « non », placent l’intérêt général avant le leur et s’engagent pour les autres, sans distinction des opinions politiques, des appartenances religieuses, des croyances ou des absences de croyances, des origines, de la couleur de la peau, du milieu social…

Etre à un poste de pouvoir, aussi relatif qu’il soit, et mettre ce pouvoir au service des autres, au service de l’intérêt général, d’une manière concrète, au-delà des paroles et des promesses, n’est-ce pas cela qui nous manque aujourd’hui ?

Reviennent alors à ma mémoire ceux qui ont reçu leur pouvoir du peuple, qui l’ont gagné par la lutte ou qu’ils l’ont arraché à ceux qui le gardaient jalousement pour leur unique profit, comme Jean Jaurès, Gandhi, Martin Luther King, Salvador Allende, Thomas Sankara, le commandant Massoud, tous assassinés alors qu’ils œuvraient contre le profit de certains et pour le bien commun. Je pense aux lanceurs d’alerte et, entre d’autres personnes, à Edward Snowden (à l’origine des révélations sur la surveillance massive pratiquée par les Etats-Unis), à Irène Frachon (contre le Mediator des laboratoires Servier), à Nicole-Marie Meyer (contre les malversations au sein du ministère des affaires étrangères), à Jean-Jacques Melet qui s’est suicidé à 57 ans (contre l’utilisation de mercure et d’autres métaux toxiques dans les soins dentaires), à Antoine Deltour et à Raphaël Halet (contre un vaste système d’optimisation fiscale de multinationales, l’affaire des « Luxleaks »).

Je pense aussi à Mandela, à l’Abbé Pierre, à Iqbal Masih, à Anna Politkovskaïa, à Taslima Nasreen, à Malala, comme à tous ceux qui ont refusé de se résigner et qui ont travaillé ou qui travaillent encore au bénéfice des autres. Je pense à cet homme en chemise blanche, sans arme, qui a stoppé une colonne de chars sur la place Tiananmen, en 1989.

Je pense également à ceux-là qui, un peu médiatisés, agissent pour que soient respectés les quatre éléments, les végétaux et les animaux. Ils ne supportent pas le rapport du WWF d’octobre 2016 : en quarante ans, la moitié du vivant sur la Terre a disparu. Ceux-là, humblement, font des actions, mettent en place des pratiques avec une attention bienveillante aux êtres et aux choses. C’est l’ouvrage de rebelles, au service du vivant, tels que Pierre Rabhi (contre la maltraitance de la Terre et pour l’agroécologie), Paul Watson (contre l’industrie de la pêche, pour la mer et les baleines), Wangari Mathaai (contre la désertification, pour « la ceinture verte »), José Bové (contre les OGM et les aberrations de l’industrie agro-alimentaire, pour une agriculture différente)…

Ce qui donne espoir, c’est que, là aussi, la liste est immensément longue.

 

La part du colibri et Ubuntu

Je pense bien sûr aussi à tous ces anonymes qui agissent à leur niveau, professionnel, associatif, personnel, en gardant la personne au centre de leurs préoccupations. Cela me renvoie à mon père, Jacky Forgeot, entré dans la police en 1961 et qui pensait que la police ne devait pas être un moyen de répression du peuple mais un moyen de protéger les gens des truands et de la mafia et qui rappelait sans cesse : « Pour moi, être dans la police, c’est être au service du public ». En qualité de commissaire divisionnaire, il a parfois agi, parfois il s’est abstenu d’agir et ses actes – ou ses non-actes – ont toujours été commandés par l’intérêt général et la justice (il m’a conté des histoires surprenantes que je relaterai un jour).

Je pense à toutes celles et tous ceux qui, quotidiennement, agissent sans bruit, inspirés par « la part du colibri » et par « Ubuntu ».

« La part du colibri » est cette légende amérindienne, racontée par le paysan-philosophe Pierre Rabhi, qui met en scène un colibri tentant d’éteindre l’incendie de sa forêt en transportant des gouttes d’eau dans son bec et qu’un tatou, agacé par son va-et-vient, interpelle : « Colibri ! tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Le colibri lui répond alors : « Je le sais, mais je fais ma part. » Autrement dit, si chacun fait sa part de son côté, l’addition de ces parts changera peut-être le cours des choses, le cours du désastre annoncé.

« Ubuntu » est une expression de la culture Xhosa, mise en lumière par Nelson Mandela, qui pourrait se résumer, en français, par « Je suis parce que nous sommes. » Pour illustrer cette phrase et éviter bien des explications, citons cette histoire (réelle ou imaginaire) d’un anthropologue qui, dans une tribu africaine, pose au pied d’un arbre un grand panier de fruits en disant à des enfants : « Celui qui arrivera le premier à l’arbre gagnera le panier de fruits. » Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il vit les enfants se prendre par la main et trottiner joyeusement, ensemble, jusqu’à l’arbre. Il leur demanda pourquoi chacun n’avait pas tenté d’être le plus rapide pour gagner le panier ? Les enfants lui répondirent alors : « Ubuntu ». C’est-à-dire qu’il ne servait à personne de gagner tout seul le panier de fruits car il n’était pas possible d’être heureux si les autres étaient tristes.

 

Que pouvons-nous faire à notre niveau ?

Par exemple, et sans effort, nous pouvons agir en commençant par cibler nos achats. Car acheter, c’est agir. En effet, tout achat peut être un geste politique. Aujourd’hui, en France, l’information est relativement facile à obtenir auprès des revues et journaux indépendants nationaux (Alternatives économiques, Politis, Kaizen, Le Monde diplomatique, Fakir, L’Age de faire…) ou régionaux (par exemple Le Ravi, en PACA), des sites d’information libres (Médiapart, Reporterre, Là-bas si j’y suis, Basta !…), d’associations, d’ONG, d’artistes, de journalistes, de certains élus qui font un travail sérieux et qui dénoncent les injustices, les délits, les exactions ou les intentions mercantiles de tel ou tel industriel ou financier, de tel ou tel homme ou femme politique. Certes, pour cela, il faut faire marcher ses neurones, ceux que le sport-business, les « produits industriels » de la télévision et d’Internet n’ont pas complètement endormis ou endoctrinés : les neurones de l’esprit critique. Ainsi, nous pouvons commencer à nous poser des questions toutes simples. Voyons, voyons… quelle question pouvons-nous nous poser quand nous achetons des légumes ? « Ont-ils été bombardés de pesticides ? » semble être une question intéressante et salvatrice. Quelles questions pouvons-nous nous poser quand nous achetons de la viande ? « Est-elle farcie d’antibiotiques ? », « Comment ont-été traités les animaux ? » et, en pensant à la planète qui souffre de l’élevage intensif, « Sommes-nous en capacité d’en manger moins souvent ? » pourraient être les bonnes questions. Quelle question pouvons-nous nous poser quand nous achetons un shampooing (ou tout autre produit d’hygiène et de beauté) ? La question est au moins double : « A-t-il été testé dans les yeux de lapins ? » et « Contient-il des composants mauvais pour la santé ? » Quelle question pouvons-nous nous poser quand nous achetons du chocolat, du café, des glaces ou des yaourts ? Si nous sommes curieux et informés, elle peut être : « Ces produits sont-ils vendus par une multinationale dont le président prône la privatisation de l’accès à l’eau, à l’échelle planétaire, puisqu’il pense que l’eau est un produit alimentaire au même titre que n’importe quel autre produit, qu’elle n’est pas un droit public et qu’elle doit pouvoir, par conséquent, être sur le marché? »

Ces interrogations légitimes sont à la portée de chacun d’entre nous et rendent nos choix responsables et politiques ; l’achat devient alors un geste de consomm-action citoyenne ; sinon, il reste un geste de consommation conditionnée.

 

Que font les autres autour de nous ?

Les poètes écrivent des poèmes, les auteurs dramatiques écrivent des pièces de théâtre, les romanciers écrivent des romans, les scientifiques et les philosophes écrivent des essais, les compositeurs composent, les musiciens, les clowns et les comédiens jouent, les jongleurs jonglent, les chanteurs chantent, les slameurs slament, les danseurs dansent, les peintres peignent, les photographes photographient, les réalisateurs filment… Pardon pour ces truismes. Mais quand on imagine ce qu’ils recouvrent de labeur, de don de soi, d’abnégation, de mobilité intellectuelle et spirituelle, de talent… quand on est confronté à leurs œuvres et qu’on est ému, remué, bouleversé, quand ce à quoi on assiste soulève des questions, quand on y trouve du sens, il est aisé de comprendre que ces artistes créent pour le bien de tous. Résister et agir grâce à la culture, oui, j’y crois, car l’art donne la possibilité de grandir intérieurement, d’élever son âme.  Même chose pour l’éducation bien sûr, si celle-ci n’est pas faite contre l’intérêt des élèves…

Et puis il y a celles et ceux qui, moins visibles, agissent pour proposer à leurs concitoyens un mode de vie alternatif, centré sur « le faire naturel », « le faire local » et  « le faire ensemble ». Le « faire ensemble » est plus intéressant, me semble-t-il, que le « vivre ensemble » car il implique une action commune dans laquelle chacun peut trouver sa place, au-delà des origines, des appartenances. Action commune de laquelle émane naturellement une dimension intersociale, interculturelle, intergénérationelle et interdisciplinaire. Ce « faire ensemble » engendre des rencontres et des échanges propices à la connaissance de l’Autre et à la fraternité. La phrase de l’écrivain occitan Félix Castan, « On n’est pas le produit d’un sol, on est le produit de l’action qu’on y mène », synthétise bien cette idée à portée de main.

Parmi les innombrables actions citoyennes partout dans le monde (le film Demain, sorti dans les salles récemment, en cite quelques-unes… renseignez-vous, il y a en a forcément une ou plusieurs à côté de chez vous), je citerai quatre exemples que je connais, en France :

L’association estudiantine de l’Université Paris 8, le CIVD, qui met en avant les atouts de la pédagogie de projet depuis plus d’un quart de siècle. En effet, grâce au Centre Interculturel de Vincennes à Saint-Denis, des étudiants du monde entier et de tout horizon social ont pu travailler en groupe, organiser et réaliser des projets culturels et humanitaires afin d’obtenir leurs diplômes, en suivant la devise de l’association « Soyons réalistes, entreprenons l’impossible »1..

Le bistrot Le Pourquoi Pas, né d’une initiative personnelle dans une petite commune de Touraine, Ciran (près de Loches), est un commerce de proximité2. Autour d’un bar rouge, de livres d’occasion et de produits locaux, il accueille des associations et des artistes pour proposer des moments de partage et créer du lien dans un village où plus grand chose n’existe en dehors de la chasse.

Le Cercle Citoyen Moins les Murs est une association et un projet pour une démocratie de qualité, dans la commune de La Seyne-sur-Mer (2ème ville du Var après Toulon) en proposant aux habitants une action artistique, culturelle et citoyenne. A l’instar de La Pensée de midi d’Albert Camus, « comme conjonction entre raison et imagination créatrice », cette association est un appel à la participation des citoyens : « Indignés du pas de nos portes, nous changerons le monde en reprenant la Cité ! »3 Ce Cercle Citoyen Moins les Murs agit pour un Pétillement Artistique, Culturel et Citoyen Seynois (le PACCS), avec l’objectif de rendre la cité à ses habitants. Son cri d’espoir : « Aux rames Citoyens ! C’est à vous de jouer ! »

Et les représentants des Français, que font-ils, eux ? En parallèle des sénateurs et de beaucoup d’élus de la République qui incarnent plutôt des groupes de pression que la population (en bloquant notamment certains projets de lois), en parallèle, donc, à cet immobilisme corrompu, il existe, par exemple, les élus de la commune de Mouans-Sartoux4, dans les Alpes-Maritimes. Ces élus qui, depuis des décennies, à travers leur conseil municipal, font office de résistance dans un environnement hostile et développent des pratiques responsables et innovantes, guidées par le mieux-être des administrés et le respect du vivant.

 

Et moi ? Et vous ?

Et moi ? Depuis l’âge de 13 ans, j’écris des textes, depuis l’âge de 15 ans, je fais du théâtre et j’apporte une attention particulière aux animaux et à la nature en collaborant et en adhérant à différentes associations. Depuis les années 80, je m’informe et mes achats sont ciblés. Mes dernières batailles ? la résistance contre la tentative de censure de la municipalité de Brignoles au sujet de la Journée du Livre Gourmand à laquelle je participais et dont le pays invité était la Tunisie (lire A Brignoles, le livre gourmand est resté ouvert sur le site de L’OBS) et la résistance contre la fermeture programmée par la municipalité du Café-Théâtre 7ème Vague, à La Seyne-sur-Mer, à l’heure de Charlie Hebdo et du Bataclan ! (cafetheatre7vague.com/-Nous-soutenir-)

Et vous ? Participez-vous à une action de la théorie du plaisir ? à une initiative locale d’échange et de coopération, régie par la seule bienveillance et la volonté de partage ? à un système ouvert à tous et pour tous ? Vous investissez-vous dans une spirale vertueuse dont les seuls bénéfices sont la joie et le bien-être ? Vous impliquez-vous au service des autres et de la seule maison que nous ayons, la Terre ? Ce n’est vraiment pas difficile, c’est gratuit et bénéfique pour vous, vos proches… et tous ceux que vous ne connaissez pas ! Aux actes citoyens !

 

Christophe Forgeot

 

1 – Le CIVD, 30 ans de créations et d’échanges interculturels, éditions du CIVD, 2016 (Université Paris 8; 2, rue de la Liberté; 93526 Saint-Denis Cedex 02). http://civd-paris8.wixsite.com

2 – Le Pourquoi pas ; 9, rue Alfred de Vigny ; 37240 Ciran.

3 – Le Cercle citoyen moins les murs de Tonton Dgé, auto-édition, 2016 (Constroy Mouvement ; Café Théâtre 7ème Vague ; 38, rue Berny ; 83500 La Seyne-sur-Mer). http://cerclecitoyen-murs.fr

4 – http://www.mouans-sartoux.net

 

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Christophe Forgeot est diplômé en Sciences de l’éducation. Depuis plus de 15 ans, il est chargé d’enseignement à l’Université du Sud Toulon-Var, il anime des ateliers d’écriture, des ateliers de théâtre et œuvre également pour l’insertion professionnelle de personnes en difficulté (détentrices du RSA et de la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé). Il a publié ses textes dans une cinquantaine de revues et d’anthologies francophones et a notamment participé à l’anthologie internationale Monsieur Mandela (éditions Panafrika, Dakar, 2013). Ses derniers ouvrages sont De Loin en loin (livre d’artiste avec Henri Baviera, Les Cahiers du museur, Nice, 2016), Haïkus du voyage (Le Petit véhicule, Nantes, 2015), Saisir la route (Jacques André, Lyon, 2013), Porte de la paix intérieure (L’Harmattan, Paris, 2009) et Murmures d’Eros (Wallâda, Paris, 2008).

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Si vous voulez en savoir plus sur Christophe Forgeot :

https://librebonimenteur.net/2015/09/15/jl-a-lecoute-de-christophe-forgeot/

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 09 Janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’écrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Christophe Forgeot, un article dans BlastingNews

CHRISTOPHE FORGEOT, TRANSMETTEUR AU SERVICE DE L’ART ET DE L’ÉDUCATION

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Un poète qui prône le « je suis parce que nous sommes », comme Nelson Mandela en Afrique du Sud.

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Christophe Forgeot a longtemps vécu en région parisienne, à Sarcelles, puis il a voyagé à travers la France. L’un de ses pieds repose en Touraine à La Guerche, l’autre en Provence. Il vit à Garéoult.Mais il a aussi parcouru le monde. Il a rencontré une trentaine de pays. Notamment il a participé à une action humanitaire avec l’Unicef, au Burkina Faso, un an après l’assassinat deThomas Sankara.

 

Homme du monde, le cosmos est sa seule communauté. Les trois choses les plus importantes de sa vie sont l’amour, le jardin et la poésie. Il aime ses enfants, sa famille, sa compagne. Il parcourt la nature, la marche, la campagne, la forêt, la montagne, les rivières, la mer, et profite des animaux, de la gastronomie, des fleurs, des …

La suite sur :

http://fr.blastingnews.com/culture/2016/07/christophe-forgeot-transmetteur-au-service-de-l-art-et-de-l-education-001006745.html

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N’oubliez pas de noter l’article et de venir entendre Christophe à Montmeyan !

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© Jean-Louis Riguet 09 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres  et membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

https://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Christophe Forgeot sera à MONTMEYAN EN POéVIE

Christophe Forgeot

à MONTMEYAN EN POéVIE

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Le poète Christophe Forgeot

sera présent au festival de poésie

MONTMEYAN EN POEVIE

au mois d’août 2016

.Photo du profil de Christophe FORGEOT

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Christophe Forgeot est l’auteur de recueils de poèmes, de pièces de théâtre, de nouvelles et de fictions.

Ses textes figurent dans une cinquantaine de revues et d’anthologies francophones.

Ses derniers ouvrages édités sont :

. Saisir la route (Jacques André éditeur)

. Le Voisin (Encres de Siagne)

. Porte de la paix intérieure (L’Harmattan)

. Murmures d’Eros – poésie érotique, préface de Jacques Salomé – (Wallâda)

Dernier ouvrage publié : Les Haïkus du Voyage – dessins de Nicolas Geffroy – préface de Jacques Ferlay – (éditions du Petit Véhicule).

Pour en savoir plus, son site : christopheforgeot.fr

(Source : affiche du festival)

.Poévie CV2poetes2016

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 26 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Christophe Forgeot

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Christophe Forgeot

.Photo du profil de Christophe FORGEOT

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours  ?

Christophe Forgeot. Au carrefour de l’art et de l’éducation : auteur de recueils de poèmes, de pièces de théâtre, de fiction, de nouvelles et détient un DEA de Sciences de l’éducation.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture  ?

Actuellement, je suis responsable de formation dans une association d’insertion professionnelle de personnes en difficulté, chargé de cours à l’Université du Sud Toulon-Var et enseignant vacataire à La Croix-Rouge française.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art  ? La peinture  ? La sculpture  ? Le cinéma  ? La photographie  ? Le théâtre  ? Quelle est votre passion  ?

Poésie, théâtre, nouvelles…

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs  ? Comment vous faites-vous connaître  ? Comment allez-vous à leur rencontre  ?

Admirateurs  ?!! C’est un trop grand mot  ! Disons que quelques personnes suivent et apprécient mes ouvrages. J’ai quelques ォ  fidèles  サ, ce qui m’enchante. Je les en remercie du fond du cœur.

Je participe à la vie de la poésie et du théâtre dans les médiathèques, les librairies, les établissements scolaires, en France et dans d’autres pays (Tchad et Slovaquie notamment). Je lis mes textes régulièrement en public. Je fais des salons, des fêtes, des lectures-concerts avec des musiciens professionnels. J’écris  !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages  ?

Oui, beaucoup, je vous renvoie à mon site à ce sujet  : christopheforgeot.fr

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit  ?

J’écris depuis l’âge de 13 ans. J’ai écrit 11 ouvrages et je participe depuis des années à des anthologies et des revues. J’ai notamment participé à l’anthologie Monsieur Mandela (éditions Panafrika, Silex, Nouvelles du Sud, 2013), La poésie érotique française du Moyen Age à nos jours (Hermann, 2010), Pour Haïti (Desnel, 2010) et Visages de poésie (Raphaël de Surtis, 2010). Mes derniers ouvrages édités sont Haïkus du voyage (Editions du Petit Véhicule, 2015), Saisir la route (Jacques André éditeur, 2013), Le Voisin (Encres de Siagne, 2013), Porte de la paix intérieure (L’Harmattan, 2009) et Murmures d’Eros (Wallâda, 2008).

J’écris également des notes de lecture pour les revues Interventions à Haute Voix (Chaville), Phoenix (Marseille) et Les Cahiers du sens (Paris).

7/ Quel est votre dernier livre  ? Pouvez-vous nous en parler  ?

Haïkus du voyage, illustrés par Nicolas Geffroy, avec une préface de Jacques Ferlay, aux Éditions du Petit Véhicules (Nantes).

Celui qui en parle bien, c’est Richard Taillefer, dans une note de lecture à paraître dans la revue Skené (Italie)  :

Voici un beau livre de caractère. Une magnifique couverture, comme à l’ancienne, avec une remarquable Illustration de Nicolas Geffroy. Dessins que l’on retrouvera tout au long de cet ouvrage d’une centaine de pages, lors des dix entrées de chapitre, comme autant de moyens de transport et d’invitations au départ.

Un carnet en poche et pour tout bagage, un canif, certainement un opinel, une gourde et un crayon à mine. Tranches de vie. Vision d’un monde contemporain avec ces petites choses quotidiennes, ces difficultés d’intégrations, de résonance à l’autre, de réappropriation de soi. Seul parfois, dans un hall d’aéroport, pour un embarquement immédiat, vol sept cent quarante, et le matin qui s’éloigne. Quelque part dans le compartiment d’un train, un homme reconstruit son puzzle à travers les méandres de sa vie et les soubresauts du ballast. Le regard de Christophe Forgeot ne s’attarde pas, mais rien ne lui échappe. Ses haïkus du voyage nous entraînent dans un tourbillon perpétuel. Ils nous invitent à revisiter nos propres pas sur cette longue route sans fin où l’on a semé nos petits cailloux blancs ou noirs. Tel un colporteur aux yeux éblouis, l’auteur à la recherche de l’insolite emporte avec lui la mémoire de tous ces visages et pays traversés. Les heures complices défilent, tandis-que le décor s’effile dans une improbable biodiversité des moyens de transport. Il court après le monde de toutes les façons possibles et imaginaires, mais c’est d’abord l’exploration de soi-même qui le guide. Le poète tel que le petit prince nous ouvre ses ailes pour nous permettre de nous envoler avec lui. Car l’important arrive toujours au terme de la route ou pas.

Richard Taillefer

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En librairie pour certains, en m’écrivant à christophe.forgeot@free.fr pour d’autres.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif  ? Aux e-book  ?

Je milite contre le compte d’auteur depuis toujours. Je soutiens depuis de très nombreuses années (25 ans environ), le travail de L’Oie Plate (anciennement le CALCRE) qui a fait et qui continue de faire un travail remarquable en la matière, notamment en éditant toujours un Annuaire à l’Usage des Auteurs Cherchant un Editeur (AUDACE). C’est un annuaire documenté dans lequel on trouve non seulement des informations sur les éditeurs mais aussi des avis souvent très justifiés. Grâce à cet annuaire, j’ai trouvé deux de mes éditeurs. J’ai pratiqué aussi, pour deux autres de mes recueils, la souscription. La souscription me paraît un bon compromis. Le e-book ne m’attire pas  : j’ai du mal à lire longtemps sur écran. Et puis je suis trop amoureux des livres, de leur odeur, de leur texture. J’aime toucher la couverture, les pages. Parfois, quand je suis transporté, il m’arrive d’embrasser un livre  ; je ne me vois pas embrasser un écran  ! Bref, j’ai une relation aussi charnelle avec un livre… ce que jamais un ouvrage sur écran ne pourra me donner.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres  ?

Joker

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire  : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies  ?

Des poèmes, des nouvelles, des histoires de vie d’hommes et de femmes engagés, des témoignages, des romans…

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Assis.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages  ?

3 choses me font vivre sur cette Terre : le jardin, l’amour et la poésie.

Le jardin: c’est-à-dire la nature, la gastronomie, la marche, la campagne, la forêt, la montagne, les fleurs, les abeilles, les ruisseaux, les rivières, la mer…

L’amour: de mes enfants, de ma famille. Mais aussi d’une compagne: la complicité, la tendresse, la créativité en amour, la joie d’être ensemble…

La poésie : la poésie (celle que je lis et celle que j’écris) et l’art en général, le théâtre, la musique…

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour mes fictions, les personnages sont imaginaires… mais on n’écrit jamais à partir d’une table rase…

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lire les poètes d’hier ET d’aujourd’hui si vous écrivez des poèmes. Lisez les revues, il en existe beaucoup (cf. ARLIT, l’annuaire des revue de L’Oie Plate). Et puis, lisez vos textes à voix haute.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

René Guy Cadou, Guillevic, Christian Bobin, Mohammed Dib, Rabah Belamri, Colette Gibelin, Marcel Migozzi, Colette Nys-Mazure, Jean Rousselot, Paul Eluard et tant d’autres…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

La Vie offerte de Gilbert Renouf (éditions Tipaza).

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, plusieurs…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 18 septembre, le vernissage de l’exposition de photographies qui regroupe 33 photographes de 21 nationalités et dans laquelle je présente deux poèmes (inspirés de deux photos), grâce à l’initiative de Pierre-Jean Blazy et de Marie Gay de l’association Les Mots d’Azur (dans le cadre du Fest’in Val, le festival international de Valbonne, dans les Alpes-Maritimes); le 20 septembre, le Salon littéraire du Cannet-des-Maures; les 3 et 4 octobre, le Festival du livre de Mouans-Sartoux…

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions  ?

Sur mon site  : http://christopheforgeot.fr/

Merci de votre attention.

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Le 14 septembre 2015

Christophe Forgeot

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Je remercie sincèrement Christophe Forgeot d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 15 septembre 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

https://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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Haïkus du Voyage, Christophe Forgeot

Haïkus du Voyage

Christophe Forgeot

 

Ce recueil de haïkus est illustré par Nicolas GEFFROY

Editions du Petit Véhicule

Collection « La galerie de l’or du temps »

110 pages – 20 Euros

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http://www.google.fr/imgres?imgurl=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/98/%40Christophe_Forgeot.jpg/220px-%40Christophe_Forgeot.jpg&imgrefurl=https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Forgeot&h=220&w=220&tbnid=3AsYyiqMvJNT3M:&tbnh=90&tbnw=90&usg=__wKVzDlmt2wX-2csfFTQGQJe0xWw=&docid=jKd_7PVy4rXljM&sa=X&ved=0CDAQ9QEwAmoVChMIsue7zrPExwIVxlYUCh0fdwAX

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Sorti de l’école Pivaut, je m’intéresse à toute technique et tout support, inspiré par les plus grands comme par mes contemporains. Aux yeux du grand public, et plus particulièrement à ceux des éditeurs (illustrations d’ ouvrages), compagnies de théâtre (création de décors), boîtes de jeux vidéo et à toutes celles et ceux qui …

http://nicolas-geffroy.blogspot.fr/2014/03/blog-post_5751.html

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Voilà ce qu’il est dit de cet ouvrage, recueil de haïkus, à la fin du livre :

Les Haïkus du Voyage de Christophe Forgeot sont autant d’invitations au voyage et au retentissement intérieur, à bord de textes courts (3 vers composés de 5, 7 et 5 syllabes), grâce à huit moyens de transports classiques, un neuvième futuriste et un dixième singulier …

En effet, à pied, à vélo, à cheval, à moto, en voiture, en train, en bateau, en avion, en structor ou par les livres, l’auteur vous propose d’éveiller vos sens en cheminant avec lui par monts et par vaux, sur les mers et dans les airs, à la manière, toute modestie gardée, d’un poète traditionnel japonais.

« Vos textes sont vifs, alertes et évocateurs, votre démarche est originale. »

Maurice Cury

On peut dire de Maurice Cury qu’il a embrassé quasiment toutes les disciplines littéraires. Le roman, bien sûr : quinze titres, dont je me plais à signaler l’un des derniers, et pour moi le meilleur, La Quête du vent[[Le Nouvel Athanor.]]. La nouvelle (L’Éternel féminin[[E.C. Éditions.]]), les essais, qui font de lui l’homme du combat et de la contestation que ce soit sur le plan politique (Le Libéralisme totalitaire[[E.C. Éditions.]]) ou sur le plan littéraire (Littérature et prêt-à-porter[[E.C. Éditions.]]). Mais il est aussi auteur dramatique …
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Préface

L’univers est mouvement. Christophe Forgeot l’a bien compris.

Ce qui entrave la mobilité nuit à l’harmonie générale dont le

poète est solidaire. Il n’emporte qu’un bagage infime. Il sait qu’à

ce qui manque il sera pourvu.

Le regard de Christophe Forgeot est sphérique, à la façon des

bulles que les enfants lancent à la découverte des surprises. Il

peut virtuellement tout voir, mais ne s’attarde pas. Il ne colonise

pas le monde car toute possession vous possède.

Le voyage exhaustif de Christophe Forgeot est, quel que soit

le véhicule, une adhérence furtive. Le voyageur qui sème ses

cailloux blancs sait bien que toute expérience est sans retour

car la vie est d’une perpétuelle virginité.

Ces haïku précis et réguliers sont la constellation d’un «pas

japonais» sur lequel nous sommes invités à poser nos pieds

pour notre propre voyage, celui qui ne passera pas sur les traces

objectives de cet éclaireur mais qui, dans son originalité même,

en sera néanmoins éclairé.

Ce petit livre est un enseignement à la vue, matière à très fort

coefficient.

N’hésitez pas à réviser si nécessaire, même par simple

gourmandise.

Jacques Ferlay
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Jacques Ferlay, né à Paris, fixé en Provence depuis une trentaine d’années, a vécu en diverses régions de France. Formé très jeune à un métier manuel, il acquiert parallèlement une formation universitaire. Psychologue du Travail, il enseigne aussi à …
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Commentaire
 J’avais eu l’occasion d’entendre Christophe Forgeot lors de Montmeyan en Poévie en juillet 2014. J’avais, alors, été convaincu par son voyage en poésie aux Etats-Unis, sur la route 66.
Cette année, lors de l’Auberge Montmeyannaise, début août 2015, je l’ai encore entendu débité ses haïkus sur le voyage. A la fin de la soirée, juste avant qu’il regagne ses pénates, je lui ai demandé de me dédicacer son dernier ouvrage, ce qu’il fit avec beaucoup de gentillesse.
Je n’avais encore jamais lu un livre entier ayant pour seul vecteur des haïkus.
J’avoue avoir été convaincu par son art. Le poète Christophe Forgeot m’a convaincu.
Je ne peux que vous recommander de vous y intéresser. Il n’est pas si simple d’écrire de tels poèmes en 3 vers de 17 syllabes au total, en respectant le rythme 5, 7 et 5.
Cet art nous vient du Japon. Christophe Forgeot l’utilise à merveille pour ses voyages. Il vous invite d’ailleurs à vos propres voyages en passant d’un haïku à un autre.
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Photo de : 2014/10/Christophe-Forgeot-et-GuyCGuy-Photo-Jacques-Roaldes.jpg
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Extraits :
A PIED
Très tôt le coucou
accompagne mon départ
escorte de choix !
Dans mon sac je mets
un canif et une gourde
ce soir des étoiles
Un carnet en poche
pour les haïkus à naître
mon crayon pressé
A VELO
Tout est familier
à vélo dans le jardin
je nomme les choses
Question d’équilibre
quatre roues puis trois puis deux
je deviens quelqu’un
Pour tout l’or du monde
je pousse sur les pédales
mes genoux sont rouges
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Qui est Christophe Forgeot ?

Poète, auteur de pièces de théâtre et de nouvelles, comédien, metteur en scène.

J’anime des Ateliers d’écriture et de Création Littéraire au sein des Chemins du jouR et je mets en scène des auteurs vivants ou contemporains au sein de la compagnie Y-Sol en Scène. Depuis 2000,  je suis chargé de l’enseignement de l’écriture théâtrale, en Formation Continue, à l’Université du Sud Toulon-Var.

Je participe à la vie de la poésie et du théâtre dans les bibliothèques, les librairies, les collèges, en France et dans d’autres pays (Tchad et Slovaquie où mes poèmes ont été traduits).

Signes particuliers : J’ai longtemps vécu dans une banlieue bétonnée …

http://christopheforgeot.fr/

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C’est un homme riche de son art, je dirai même de ses arts. Suivez-le en achetant ses recueils.

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Jean-Louis RIGUET 25 août 2015.

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre

et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

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https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

Un tour en Poévie à Montmeyan

MONTMEYAN EN POEVIE

 

C’est le FESTIVAL DES NUITS D’ETE DE LA POESIE, DE LA CHANSON et DES ARTS DU HAUT VAR ET DU VERDON.

Il est organisé par les amis de la poésie de la chanson et des arts.

L’édition 2014 a eu lieu les 25 et 26 juillet 2014 au coeur du village de MONTMEYAN.

Je peux en parler, j’y étais.

Je voudrais remercier chaudement Richard Taillefer d’avoir organisé ces deux belles journées. Il a beaucoup travaillé mais la réussite était là. Bravo ! Que la réussite accompagne les prochains !

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La suite de cet article est largement inspirée, voire pompée, de la plaquette publicitaire de MONTMEYAN EN POEVIE.

Rappelons que Richard Taillefer est lui-même un poète affirmé qui a publié plusieurs recueils.

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Arffiche JPG (2)

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Montmeyan, les poètes

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Je m’étais laissé tenter pour un petit tour en Poévie. Je m’étais renseigné pour savoir où se trouvait cet endroit. L’on m’a répondu : « à Montmeyan ».

J’ai donc pris mon baluchon, dans le coffre de ma routière, et je suis parti les autoroutes pour défiler les nombreux kilomètres à parcourir. Je n’avais pas anticipé les 45 derniers de virages sur de petites routes sympathiques. Puis, au débouché d’une descente, j’ai tout à coup découvert un piton rocheux, une grosse motte de terre, supportant des pierres jointoyées entre elles et assemblées depuis longtemps pour faire un magnifique petit village.

Dans le temps, ce village avait su se défendre ainsi qu’en attestent encore les remparts tournant autour d’un château féodal dont il ne reste plus grand chose aujourd’hui. Depuis, ce village s’est illustré par la culture de l’oignon.

Avant de m’empoétiser, j’ai voulu découvrir le cadre, à pied. Bien m’en a pris. Il faut une trentaine de minutes pour tout voir. Tout est flêché, l’on ne peut pas se perdre. Tous les chemins reviennent au même endroit. J’ai pu voir la Maison Commune dans les bâtiments terminés en 1885, l’église Notre-Dame, les ruines du château, la chapelle Saint-Esprit transformée en atelier de sculpture.

Je n’ai pas vu le chêne particulier au pied duquel les truffes pullulent. Je ne suis pas Saint-Louis, que voulez-vous ? Par contre, dans la plaine autour j’ai aperçu des genêts qui servent à confectionner des balais en grande quantité par les femmes.

J’ai appris que Montmeyan doit son nom à son implantation. Cela vient de « Monte Mejano », le « mont au milieu ». Vieux ce village, il l’est. Depuis la Préhistoire, le site est habité, notamment à l’abri Breuil qui a reçu les hommes de Néandertal. Puis, les romains sont venus et ont laissé des vestiges : petit habitat rural, four de tuiles, etc.). Hugues de Montmeyan, devenu Templier, a donné ses terres et tous ses droits de pâture à l’Ordre des Templiers, en 1164.  Puis, en 1221, les cinq coseigneurs de Montmeyan ont donné à la Commanderie de Saint-Maurice (aujourd’hui Saint-Maurin) le castrum de Montmeyan avec sa tour, ses terres, ses hommes et tous ses droits.

En1309,  l’Ordre des Templiers dissous, Philippe le Bel et le Pape Clément V saisissent la terre de Montmeyan et la rattache au domaine de la Cour Royale, avant d’être remise dix ans plus tard aux Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Un échange intervient en 1322. Au terme de celui-ci, le castrum de Montmeyan change de mains au profit de Armand de Trians dont la petite fille, Marguerite, épouse en 1400 Georges de Castellane. Les terres de Montmeyan entrent ainsi dans la Maison de Castellane pendant plus de 300 ans. En 1840, la commune de la Roquette, qui appartenait aux seigneurs d’Oraison jusqu’au XVIème siècle, et fut érigée en marquisat en 1651 au profit de Jean-Augustin de Foresta, est rattachée à Montmeyan.

Je n’ai pas le temps de faire un saut jusqu’au Verdon qui coule non loin de là et dont l’eau chute par endroits dans des gorges profondes, ni jusqu’à son canal l’aqueduc de Montmeyan dont la population a bien été heureuse d’utiliser les services pendant plusieurs dizaines d’années avant qu’une station de pompage ne soit installée en 1957, alimentée par le Canal du Verdon. Je n’ai pas eu le temps non plus d’aller jusqu’à la Croix de Mai. En fait, il s’agit de trois croix posées sur un sommet de cette colline portant le même nom culminant à 691 mètres. Les habitants de Montmeyan avaient pour habitude de faire une procession le premier dimanche de Mai. Les fruits étaient ainsi bénis. C’était un long dimanche qui commençait à huit heures du matin à l’église, jusqu’à la Croix située à l’entrée du village, pour continuer jusqu’aux Trois Croix. Après un déjeuner sur l’herbe, les participants coupaient des branches d’amélanchier qui étaient ensuite bénis par le prêtre pour être jointes à du genêt afin de fabriquer des balais.

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Montmeyan, les poètes

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Le lendemain 25 juillet 2014, le programme est chargé.

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Sous le Porche de la Grand’Rue, Christophe FORGEOT nous attend pour donner lecture de son recueil de poésie SAISIR LA ROUTE écrit en 2013.

Christophe FORGEOT c’est un auteur et un comédien. Il enseigne l’écriture théâtrale à l’Université de Sud Toulon-Var et anime des Ateliers de Création Littéraire. Il met en scène des textes d’auteurs vivants. A son actif, une dizaine de recueils de poèmes.

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Photo : Christophe Forgeot et Marina Nicolaev au Montmeyan en PoéVie - festival<br /><br /><br />
25 Juillet 2014

 

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Après une séquence apéritive sympathique, le Café de France accueille une série de rencontre avec des poètes.

C’est Eric DUBOIS qui commence.

Eric DUBOIS, parisien, est poète, lecteur-récitant et performeur avec l’association Hélices et le Club-Poésie de Champigny-sur-Marne.

Il a publié plusieurs recueils de poésies chez Le Manuscrit, Encres vives, Hélices, L’Harmattan, Publie.net.

Il anime la revue de poésie en ligne « Le capital des Mots ».

Il est aussi chroniqueur et co-animateur dans l’émission Le Lire et le dire sur Fréquence Paris Plurielle (106.03 fm).

Il tient un blog : Les tribulations d’Eric Dubois » (http://ericdubois.net).

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Photo : Eric Dubois et Carjo Mouanda

 

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Abbassia Naïmi continue.

Abbassia, née à Sidi Bel Abbès, se considère comme une scientifique-littéraire. Elle signe ses productions (A.N.).

Elle est auteure de : « Au-delà de la souffrance de l’espoir », « Des idées et des mots remède à nos maux », « Semences », « Renaissance de Paroles » (Nahdat el Kalimatet), « De l’Amertume fleurissent les Jasmins », « Le Chant des Larmes ».

En 2008, elle fonde « Le Cercle des Amoureux de la Poésie » qu’elle préside. Cette association à but non lucratif a pour objectif de porter la poésie francophone des quatre coins du monde, notamment en produisant des oeuvres collectives et d’auteurs de talent.

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Jean-Pierre Lesieur enchaîne.

Jean-Pierre Lesieur, qui nous vient d’Hossegor dans les Landes, est un éditeur de revues, si je puis dire ainsi. Il a publié une quinzaine de recueils et fondé trois revues de poésies : « le puits de l’ermite » en collaboration avec une équipe, « Le Pilon », 28 numéros (seul) et actuellement « Comme en poésie ».

Il se classe dans les revuistes artisans, comme ceux qui fabriquent entièrement la revue comme Lavaur et tant d’autres.

On le trouve dans l’anthologie de Delvaille, dans l’anthologie de Décharge, dans le livre de Sabatier et dans « Poésie 1 », revue sur la nouvelle poésie française, n° 47-48-49.

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Photo : Jean-Pierre Lesieur ( de la revue Comme en poésie) au Montmeyan en PoéVie - festival 25 Juillet 2014

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Enfin, Michel Méresse termine l’après-midi.

Michel Méresse, originaire de la région parisienne, vit à Corbeil-Essonnes. Il est passionné de jazz et dirige plusieurs formations.

Il collabore aux comités de rédaction de la revue La Sape dont il prend la rédaction en chef en 1996. Il collabore également aux comités de rédaction de la revue Poésimage.

Il fait des articles de critique d’art dans la revue « Art et Métiers du livre ». Il consacre des dossiers et entretiens aux poètes contemporains : Pierre Dalle Nogare, Yves Martin, Michel Deguy, Abdellatif Laâbi, Pierre Dhainault, Lionel Ray, Jean-Louis Giovannoni, Mathieu Bénezet, Charles Juliet, Bernard Noël. Et aussi sur l’art : Edouard Pignon, Bengt Lindström, Matta, Dubuffet, Hartung, Goetz, etc.

Il réalise aussi de nombreuses plaquettes de poèmes et de livres d’artistes à tirage limité.

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Après une pause, la soirée nous entraîne, malgré l’orage, dans une lecture superbe et un récital poignant.

Bruno Raffaelli nous livre une interprétation magistrale de « Le Grand Troupeau » de Jean Giono, que l’on ne présente plus, tant le texte est poignant, avec un mélange d’hommes et de moutons partant aux combats pour se faire trouer la peau.

Bruno Raffaelli, c’est un comédien, sociétaire de la Comédie Française. C’est aussi un acteur qui fait du cinéma, notamment aux côtés de Bertrand Tavernier à plusieurs reprises comme « Quai d’Orsay ».

Il est chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Bruno Raffaelli a adapté le texte de Giono pour la scène et le théâtre. Il nous a fait partager la profondeur et la richesse de cette oeuvre majeure qui, relatant des faits de guerre, devient l’hymne à la paix. Un devoir de mémoire.

Rappelons que le 3 août 1944, l’Allemagne déclare la guerre à la France qui proclame alors la mobilisation générale. Le grand troupeau quitte les estives dans l’urgence. Les bergers viennent d’être mobilisés, partent à la guerre, se mêlent inconscients à cete absurde troupeau humain courant veers les chamiers. Jean Giono, qui a participé à la grande guerre, publie en 1931 Le Grand Troupeau alternant dans son récit les scènes de village où les femmes et les anciens assurent les travaux de la terre, et les scènes de violence des combats…

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Daniel Daumàs et Daniel Biga clôturent la soirée par un récital de textes, chansons et poésies.

Daniel Daumàs c’est un chanteur, un instituteur, un écriveur. Il a été un militant occitaniste, avec la force qu’on lui connaît, dans la voix, le caractère bien trempé, sa révolte et ses espoirs pour son pays. Un écorché vif peut-être ?

Danial Daumàs chante, avec vigueur, avec passion, son pays, son histoire. Il était accompagné de son petit-fils au violon Gaspard Doussière.

Il a publié en 2013 « païs » portraits et paysages de Provence.

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Daniel Biga c’est un écrivain, poète, artiste multimédia, originaire de Nice. Il partage sa vie entre sa ville natale et la montagne d’Amirat dans la vallée de l’Estéron. C’est aussi un plasticien et peintre, qui a fait un passage à l’Ecole de Nice.

Enseignant à l’Ecole régionale supérieure des Beaux-Arts de Nantes, il a été président de la Maison de la Poésie dans cette ville.

Il a été remarqué dès son premier livre. Depuis, il a été confirmé comme l’un des plus originaux poètes français de sa génération.

Il a publié une quarantaine de livres depuis 1966 « Oiseaux Mohicans » à « La Séparation ».

Les éditions du Cherche Midi viennent de rééditer l’ensemble de son oeuvre publié chez cet éditeur : « Oiseaux mohicans, Kilroy was here, Né nu, et l’Amour d’Amirat ».

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Le Festival du Folk

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Copie de poemon

Copie de poesimo

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En dehors de ces rencontres, pendant les deux jours, il y a eu des lectures des poèmes d’enfants, un concours des peintres dans les rues, un atelier d’écriture animé par Abbssia Naïmi, un atelier d’écriture pour les enfants animé par ADY et une exposition d’arts plastiques (sculptures, tableaux) par Jean-Jacques Castex.

Jean-Jacques Castex a eu un parcours étudiant dissolu, fait de voyages en Inde et au Népal, puis il a fait le choix de la création dans de multiples matières.

Au fil des expositions, l’on peut voir également son travail à Aups, Tourtour et Saint Paul de Vence. Il travaille le bois, la pierre, la céramique et le bronze d’un côté, acrylique, aquarelle et huile entre autre, pour des pièces originales et personnelles réunies sous sa signature.

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Jean Jacques Castex

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La nuit permit un repos salutaire car le samedi 26 juillet 2014 fut également chargé.

En fin de matinée, Guy Allix nous a fait diverses interpétations musicales et lectures sensibles.

Guy Allix est originaire de Douai, nord de la France, mais réside depuis en Normandie après être passé par Rennes.

Il a été professeur de lettres à l’IUT de Caen en menant de multiples expériences pédagogiques autour de la poésie.

Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie et de nombreux articles critiques et intervient dans des ateliers d’écriture en France et à l’étranger.

Il est membre du groupe Glenn-mor : Poésie et Musique avec le pianiste Olivier Mélisse.

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L’après-midi, au Café de France, un échange est intervenu sur les revues en poésie avec l’intervention de :

Jacques MORIN, JACMO « Décharges »,

Jean-Pierre LESIEUR « Comme en Poésie »,

Michel MERESSE « La Sape et Poésimage »,

Eric DUBOIS « Capital des Mots »,

Karim Boudjemaà « Les Cahiers du Charbon Blanc ».

Débat un peu houleux à un certain moment, avec une intervention remarquée de Daniel Daumàs, et une opposition de conception de la diffusion de la Poésie entre Jean-Pierre Lesieur, Jacmo et Eric Dubois notamment. L’opposition entre le travail à l’ancienne sur papier et le travail moderne sur internet.

A mon avis, cette opposition n’a pas lieu d’être car il est nécessaire d’utiliser tous les moyens mis à notre disposition pour se faire connaître et faire connaître la poésie.

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C’est à la suite de ce débat, que Carjo Mouanda s’est lancé dans la lecture de ses oeuvres.

Carjo Mouanda, né à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, a fait ses études secondaires au Congo puis ses études supérieures au Sénégal. Il a parallèlement consolider sa plume jusqu’à l’amplifiant avec l’atelier d’écriture du Centre Culturel Français de Pointe-Noire.  Ce Centre a élaboré un document sous forme d’anthologie regroupant les jeunes écrivains congolais de la récente génération.

Carjo Mouanda est l’un des lauréats du prix international Thycaya U Tam’si de poésie du centre d’études des civilisations Loango.

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Photo : Carjo est très sérieux quand il dédicace

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Alors, Karim Boudjemaà s’est lancé dans la lecture de ses poèsies.

Natif de Soissons, Karim Boudjemaà est actif.

Il publie Ventriloquence en 1980. Seize Haïkaï pour Marc Chenaye en 2012.

En 1981, il cofonde la revue Poésimage. Il est membre du comité de rédaction de « La Sape » et rédacteur en chef des Cahiers du Carbon Blanc.

Puis, avec des productions moins actives, il enchaîne des poèmes, des chroniques, des études, des entretiens, notes de lecture) dans différentes revues : Arpa, les Cahiers du Charbon Blanc, Friches, Levée d’encre, Parterre Verbal, La Sape …

En 2002, il reçoit le prix Daniel Bidault.

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poésie

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Enfin, les rencontres se sont terminées avec Jacques Morin.

Jacques Morin, c’est un passeur, un passeur de poésie. Il est « le » Jacmo de Décharge. Il est le critique, le chroniqueur, le poète auteur d’une vingtaine d’ouvrages.

Il évoque son travail de critique et n’hésite pas à envoyer quelques petits coups de griffes sur ce monde à part que sont les poètes.

Il vient de publier « Sans légende' » chez Rhubarbe.

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Ces deux journées formidables et merveilleux remplies se sont clôturées par une scène ouverte et soirée dinatoire, avec des artistes comme Gilles Vigoureux, Thomas Chaline, Claire rousset lys et les gens de Mala Soque.

Il ne faut pas non plus oublier la musique. Agnès et Roger Duhamel nous ont enchanté avec leur orgue de Barbarie.

Agnès et Roger Duhamel, manivellistes, les « tits Nandéens » Orguenville. Un grand merci à eux.

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orguenville à Montmeyan 2014

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poésie

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Je suis enchanté de mon voyage à POEVIE. Bravo à tous les poètes ! Qu’ils continuent avec leurs mots !

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Copie de poevie

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© Jean-Louis Riguet Juillet 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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