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JL à l’écoute de … Corpus Delecta

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Corpus Delecta

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Corpus Delecta

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1/ Qui êtes­vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Corpus Delecta, auteure érotique, enchantée. Mon parcours est fait de corps d’hommes que j’ai allégrement… Non, je plaisante. Mon parcours ? Que dire, il est si classique ! Une naissance, une famille, beaucoup d’école. J’ai même vu des facs de l’intérieur, ici et à l’étranger. J’ai une formation de journaliste. Des voyages, des rencontres, des rêves, des bosses, des amours, des déceptions et des surprises… La vie quoi ! Un parcours…

 

2/ Que faisiez­-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’apprenais à écrire. En fait, je n’ai jamais eu d’autre métier que celui­-là. Je suis née avec de l’encre dans les veines, c’est comme ça.

 

3/ Qu’aimez­-vous ou pratiquez-­vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je suis du genre touche à tout. J’aurais presque envie de rajouter « hélas ! » car j’aime et m’intéresse à tout, mais demeure une sorte de papillon, superficiel et versatile. Plutôt cinéphile. Et mélomane. J’écoute tout, même le silence. Grande amatrice de musées en tous genres. J’ai pleuré chez Rodin, la délicatesse de ses gigantesques bronzes m’a profondément émue. Ah oui : j’ai découvert il y a quelques années la danse contemporaine, et elle a ajouté une nouvelle dimension à ma vie. J’aime la façon dont les danseurs réfléchissent. Ma passion ? A vrai dire, et au risque de frôler la platitude : la surprise. J’aime qu’on me bouleverse, qu’on m’étonne, qu’on me secoue… J’ai toujours préféré les questions aux réponses.

 

4/ Qu’attendez­-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites­-vous connaître ? Comment allez-­vous à leur rencontre ?

A vrai dire, je n’attends jamais rien de personne. D’après mon expérience, cela évite les déceptions ! En revanche, j’aime surprendre. Alors j’aimerais surprendre mes lecteurs. Leur faire plaisir. Les amuser, les émoustiller. Leur offrir des petites parenthèses, un souffle de légèreté, comme une cuillère de crème chantilly qui ne ferait pas grossir ! Décomplexée, sans engagement… Des admirateurs ? Que les cieux m’en préservent ! L’admiration est un concept qui m’échappe, j’aime les relations d’égal à égal, avec beaucoup de fantasmes et de fantaisie dedans ! Je ne cherche pas particulièrement à me faire connaître. J’écris, et s’il y a des gens qui aiment me lire, alors mes histoires et eux se rencontreront. Ceci dit, je fais aussi beaucoup confiance à mes éditeurs. La preuve : c’est Chocolatcannelle, des Editions Dominique Leroy, qui nous a mis en rapport vous et moi…

 

5/ Faites­-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non, et très sincèrement, dans le domaine de la littérature érotique, je n’y tiens pas. Déjà parce que je suis une grande timide. Et puis, j’aime trop l’intimité, dont la mienne, pour chercher les rencontres à tout prix. Ajoutez à cela une grande fainéantise… Des conférences ? Grands Dieux ! Sur quoi voudriez-­vous que je confère ? « L’utilisation du gode dans la littérature érotique du 20 ème siècle » ? « Le triolisme, meilleur à quatre ? » Non, sérieusement, la littérature érotique, pour moi, c’est comme une grande et gourmande boite de chocolats noirs. Je me régale à l’écrire, j’adore l’idée qu’on me lise, je n’ai pas besoin de plus.

 

6/ Depuis quand écrivez-­vous ? Qu’avez­-vous déjà écrit ?

J’écris depuis que j’ai découvert le génie de l’alphabet. C’est vrai, je trouve qu’écrire est une des plus belles inventions de l’Humain. D’ailleurs, je m’intéresse à d’autres alphabets que le nôtre. L’écriture me fascine. Si peu de traits pour transporter tellement de choses ! Des mondes, des rêves, des pensées, des envies, des idéaux, des idées, des menaces, aussi… Mais je m’emballe, quelle était votre question ? Ah oui. Oui, bien sûr que j’ai déjà écrit, écrire est mon métier. Mais ce sont des choses très différentes de l’érotique, et je ne vous en dirai rien, désolée !

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-­vous nous en parler ?

J’ai écrit « Shéhérazade 2.0 », paru en octobre 2014 chez Dominique Leroy, dans la collection e­ros, dirigée par ChocolatCannelle. En fait, je me suis mise à la littérature érotique après une rupture, plus par jeu d’abord, mais bon : j’aime ça, que voulez­-vous ! « Shéhérazade 2.0 » est une histoire gentiment déjantée, dans l’esprit de San Antonio (je dis ça en toute modestie, c’est un lecteur qui m’a suggéré la comparaison !) C’est franchement « cul », à vrai dire. Un peu rude, mais drôle, du moins je l’espère.

 

8/ Où peut­-on se procurer vos ouvrages ?

Chez mon éditrice, et sur toutes les plates­formes de commercialisation de livres numériques.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e­book ?

Alors, pour les e­book : je suis résolument fan. Les liseuses ne sont pas ce qu’on fait de plus sensuel, au toucher, mais j’adore la légèreté, la facilité, et les possibilités créatives qu’offrent les nouvelles technologies. En ce qui concerne les publications à compte d’auteur, ou participatif : c’est vrai qu’Internet offre de nouvelles possibilités, et qu’il serait stupide de se priver de cette plate­forme qui peut tout à fait permettre de « découvrir » des talents qui, sinon, resteraient peut-­être sans public. Ceci étant dit, et sans vouloir être méchante, beaucoup de « talents » méritent de rester dans l’anonymat. Le domaine de l’écrit, notamment en France, est un domaine où les égos se bousculent, publier/être publié a quelque chose de terriblement élitiste, dans ce pays. Et autant tout le monde ne sait pas dessiner, autant nous avons la chance de vivre dans un pays où on apprend tous à lire et à écrire. Mais savoir aligner des lettres et des phrases ne veut pas dire ‘savoir écrire’. Un éditeur professionnel est, pour moi, le tampon entre votre égo et votre travail. Ce qui ne veut pas dire qu’un éditeur ne peut pas se tromper. Après tout, les goûts et les couleurs, même dans le domaine artistique… Mais qu’on arrête de dire que les éditeurs ne lisent pas les manuscrits qu’on leur envoie, ou qu’il faut être pistonné pour y arriver. Je suis partie de rien, et sans relations, j’écris, je  publie. Et si mes histoires sont bien écrites, alors elles seront lues.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

A vrai dire, je suis tellement réfractaire aux conseils que je n’écoute jamais rien ! Heureusement d’ailleurs, si j’avais suivi les conseils de la plupart des gens, je n’aurais jamais écrit, et je serais rentrée sagement dans les rangs ! Mais j’ai eu un exemple qui m’a guidée dans ma vie professionnelle : mon père. Qui faisait un métier un peu à part, et qui le faisait très bien, excellemment même. Je l’ai toujours vu suivre ses rêves, quitte à refuser des propositions de postes prestigieux, et mieux payés, mais qui auraient exigé qu’il sacrifie sa liberté. Croire en soi, en ses rêves, assumer les conséquences de ses choix (pour un auteur, une fragilité financière et des négociations permanentes avec le monde merveilleux de la finance !) et bosser, bosser, bosser. Les métiers artistiques sont souvent associés à une image un peu bohème. Mais pour la plupart d’entre nous, si champagne nous buvons, c’est qu’on a encore un peu tiré sur le découvert bancaire !

 

11/ Que préférez­-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Ecrire : romans, récits courts, nouvelles, ou des « short stories » dans le sens anglo­saxon du terme. Pas poète pour deux sous. J’adorerais écrire un essai, j’aime énormément la rigueur du travail scientifique et j’ai deux ou trois Grandes Idées, mais je suis tellement, tellement paresseuse !

 

Lire : tout. Mais vraiment absolument tout. Une vraie vorace !

 

12/ Comment écrivez-­vous ?

Ca dépend. En fait, ça dépend beaucoup de ce que j’écris. Parfois, directement sur PC, nerveuse, rapide (j’ai une force de frappe incroyable !) avec une sorte de fébrilité. Ou sur papier, à l’ancienne. J’ai une vieille trousse, avec plein de stylos, de crayons, de couleurs… Ce que j’adore, c’est que, dans les deux cas, je peux écrire partout. Ce qui fait partie de ma liberté. Un bout de papier et un stylo, il ne m’en faut pas plus. C’est incroyablement jouissif, cette liberté ! Je travaille par projet, entre commandes alimentaires et projets persos. Ecrire, pour moi, c’est toujours jongler entre une certaine discipline, indispensable, et un côté électron libre. C’est comme ça que je vis. C’est comme ça que j’écris.

 

13/ Où puisez-­vous votre inspiration ? Avez­-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration ? Elle est partout ! La moindre mouche sur ma vitre est inspiration ! Une phrase, une lumière, un regard, un rêve, une ambiance… Tout est inspiration ! Et, oui, j’ai des commandes d’ouvrages. Heureusement ! C’est le côté alimentaire de mon travail, celui qui me permet de faire plein de bêtises avec mon stylo, en parallèle !

 

14/ Comment construisez-­vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-­ils toujours imaginaires ?

Oh… C’est tellement différent, à chaque fois. C’est que, voyez-­vous, on fait toujours toute une histoire autour de l’écriture, mais finalement, ce n’est qu’un boulot comme un autre, l’inspiration et l’anarchie en plus ! Je plaisante. Quoi que… Alors, tout d’abord, oui, mes personnages sont toujours imaginaires. Mais ils se nourrissent bien sûr de gens réels. Pas parce que je vampirise une personne de mon entourage, mais parce qu’un regard, une phrase, une situation va m’inspirer. Mais le réel ne sera toujours qu’un point de départ. L’imaginaire fera le reste. Pour Shéhérazade p.e., je n’ai jamais été concubine d’un sultan, et je n’ai jamais été invitée à une réception d’ambassadeur français, non plus ! L’histoire est partie d’une relation érotico­épistolaire que j’entretenais avec un homme, je le séduisais avec des récits. Quitte à en faire des tonnes ! Après, tout dépend. Parfois, j’ai besoin de construire l’histoire. Soit parce que j’ai des contraintes (je n’ai que tant de pages pour mon récit p.e.) soit parce que cela m’aide à structurer mon histoire. Mais d’autres fois, j’aime justement partir en roue libre. Je connais mon point de départ, je sais où je vais, plus ou moins, mais entre les deux, je laisse l’histoire se raconter. C’est une option intéressante, mais exigeante. Parce que dans la mesure où vous lâchez le contrôle, vous êtes obligé de beaucoup plus retravailler derrière !

 

15/ Quel conseil donneriez­-vous aux amateurs d’écriture ?

D’écrire. Oui, je sais, ça paraît idiot, mais pourtant, c’est la seule chose utile. Ecrire, écrire, écrire. Et se faire lire, de préférence par des gens qui ne vous font aucune concession. Pour ma part, j’ai un ami qui déteste la littérature érotique ! D’une manière générale, il n’aime pas ce que j’écris, d’ailleurs. C’est à lui que j’envoie tous mes premiers jets. Il est tellement hermétique au côté excitant de mes textes qu’il me renvoie les faiblesses de mes textes en pleine figure, systématiquement. C’est à chaque fois très douloureux, pour mon égo, mais très utile dans la mesure où ça me permet de retravailler mes textes de façon très concrète. Professionnelle. Un conseil ? N’ayez pas peur d’encaisser ! Les coups, pas les sous !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Me demander mon auteur préféré, c’est comme me demander mon dessert préféré ! Il y en a tellement ! Combien en voulez-­vous ? Agatha Christie pour la précision de ses ambiances. Pareil pour Simenon. Ces deux là vous plantent un décor avec trois substantifs et deux virgules, c’est juste génial. Thomas Mann pour sa maîtrise de la syntaxe, et de la construction. Truman Capote, un auteur avec lequel je me sens des affinités, allez comprendre. Un auteur espagnol peu connu en France, je crois, Juan Jose Millàs, pour sa capacité à raconter les folies invisibles du quotidien. Ou à rendre fou un quotidien invisible. Laurent Gaudé, un des meilleurs narrateurs français, à mon sens. Il me bouleverse à chaque livre. Victor Hugo, on oublie toujours ses classiques. Beaucoup de femmes : Carole Martinez, Nancy Huston, Siri Huvstedt, Doris

Lessing, que j’ai relue récemment… Un ovni encore quasiment inconnu en France, David Forster Wallace, ça fait cinq ans que je suis sur son roman « Infinite Jest »… Non, en fait, c’est plus facile de choisir un dessert !

 

17/ Que lisez­-vous en ce moment ?

Je suis dans une de ces périodes gourmandes où je lis plusieurs choses en parallèle. « La confession d’un enfant du siècle », de Musset, les œuvres de Chloé Delaume, Florian Illies, un auteur allemand inconnu en France, le « Manifeste des économistes atterrés », Mario Vargas Llosa dont une copine m’a offert les carnets érotiques, « Le visible et l’invisible » de Merleau­ Ponty… Et tout wordpress en anglais, parce que je travaille sur un site d’auteur.

 

18/ Travaillez-­vous sur de nouveaux projets ?

Oui. En mai va paraître une sorte de mini­roman érotique chez HQN, un récit qui n’a rien à voir avec Shéhérazade, une histoire plus fiévreuse, sexe et attirance se mêlent et font mal. Et à la rentrée, un recueil de nouvelles chez Dominique Leroy, « Les talons rouges ». Mais, peut­-être, aurons nous l’occasion d’en reparler alors…

 

Et je suis actuellement en phase de « prise de notes » pour un nouveau roman érotique, une chose amusante, inspirée d’une réflexion faite par mon compagnon…

 

19/ Avez­-vous des dates d’événements à venir ?

Plein ! Ce soir, mon Amant vient me rejoindre ;­) Demain matin, si tout se passe bien, j’ouvrirai les yeux sur une nouvelle journée. Chaque jour est un événement, vous ne trouvez pas ? Sinon, j’attends mai et la parution de mon mini­roman.

 

20/ Où peut­-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur Google +, en tapant Corpus Delecta, je pense. Et sur le site de mon éditrice principale,

http://www.dominiqueleroy.fr/

Très bientôt également sur

http://www.harlequin­hqn.fr/

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 Corpus Delecta,

 Le 18 février 2015

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« Shéhérazade 2.0 » (extrait)

Assis sur son trône, le Sultan El-Hadam bir’Out

s’emmerdait. Ferme. Cinq jours et quatre nuits déjà

qu’il se branlait tout seul, perché comme un imbécile

sur sa terrasse d’où la vue était certes somptueuse,

mais au-dessous de laquelle ne circulaient

qu’eunuques et vieilles édentées. Se tripotant

vaguement sa queue toute mollassonne à force d’avoir

été astiquée, El-Hadam se demandait comment lutter

contre l’ennui, et retrouver suffisamment d’énergie

pour bander dur.

Évidemment, une femme aurait pu faire l’affaire,

mais toutes celles que ses serviteurs lui avaient

amenées ces derniers temps étaient tellement…

banales, fades, plates, et sans reliefs, qu’il s’en était

rapidement lassé. Il les avait toutes baisées par tous

les trous, tant qu’à faire, même deux fois, pour les

plus chanceuses d’entre elles, mais ensuite, il s’était

senti obligé de leur couper la tête tellement elles

l’emmerdaient. Quelle déception, tout de même, que

son pays n’arrive pas à produire des femelles qui

tiennent la route !

Il commençait à penser qu’il n’avait même plus

envie de se lustrer l’asperge lorsqu’on entendit des

éclats de voix dans le couloir. Dehors, une femme

hurlait et insultait les serviteurs à s’en faire péter les

cordes vocales. Avant même que le Sultan n’ait le

temps de remonter son froc, la porte de son salon vola

en éclats, et la femme fit son apparition.

Une vraie sauvage ! Grande, fine, mais dotée d’une

poitrine XXL, le cheveu noir en bataille et des yeux en

amandes… Yeux qui à l’instant fusillaient le Sultan

sans le moindre égard pour son rang !

Devant l’incroyable énergie de la fille, El-Hadam

sentit sa queue se dresser. De la vie ! Enfin ! Tout

frétillant, le Sultan s’avança vers la belle, prêt à user

de ses prérogatives. Déjà il tendait les mains vers les

seins généreux et haut perchés qu’il ne pouvait quitter

du regard, comme un gamin irrésistiblement attiré par

un jouet magnifique, quand soudain, il s’en prit une.

— T’es qui toi, crétin ? demanda la belle, en se

frottant le poignet, car elle-même avait été frappée

par la force de la gifle qu’elle venait de balancer.

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Je remercie sincèrement Corpus Delecta  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 23 février 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … ChocolatCannelle

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui ChocolatCannelle

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Mon nom d’auteur est ChocolatCannelle. Je suis directrice de collection aux éditions Dominique Leroy, blogueuse (sur mon blog, je chronique beaucoup de livres érotiques entre autres) et donc (c’est l’objet de cette interview!) auteure. Je suis aussi mère au foyer. J’ai auparavant fait des études de lettres classiques et de sciences du langage, et j’ai brièvement enseigné.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Parallèlement à l’écriture, je lis… Loisir personnel avant tout, mais je lis aussi des manuscrits pour la collection e-ros des éditions Dominique Leroy que je dirige. J’effectue aussi différentes tâches pour la maison d’édition (lecture corrective, communication…)

 

3/ Quaimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’ai pratiqué le chant pendant plusieurs années. La musique en général tient une place importante dans ma vie, mais à présent les cours sont destinés à mes enfants. Je me contente de les attendre à l’école de musique et, en les attendant, pour revenir à la question précédente, je lis !

 

4/ Quattendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère que mes lecteurs pourront se divertir avec mes textes. Sourire parfois. Je n’en demande pas plus. Je ne vais pas physiquement à leur rencontre, mais je suis présente sur le web, à travers mon blog et les réseaux sociaux.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non. Un jour peut-être pour les lectures, cela ne me déplairait pas. Quant aux conférences, je les laisse à des personnes compétentes dans leur domaine, je suis une dilettante et cela me convient bien.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Quavez-vous déjà écrit ?

Si on met de côté les poèmes que j’écrivais étant enfant et toutes les tentatives qui ont suivi, jusqu’à l’écriture avortée d’un roman, j’écris depuis quatre ans environ. J’écris des nouvelles érotiques en grande majorité. Elles ont été publiées chez différents éditeurs : Dominique Leroy cité précédemment (c’est une maison d’édition numérique), La Musardine dans des collectifs en papier et en numérique, L’ivre-book et Sous la cape en numérique, L’encre parfumée de Lys dans un collectif papier intitulé Tintamarre des sens et prochainement dans un second collectif, Juste un moment d’amour.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Nathalie et ses bonnes œuvres sera publié dans trois jours aux éditions Dominique Leroy. Il s’agit d’un récit érotique plein d’humour. On peut concevoir que les textes érotiques doivent être « excitants ». Pour ma part, je n’attache pas tant d’importance à cet aspect. Je tiens surtout à amuser le lecteur. Nathalie et ses bonnes œuvres narre les péripéties d’une jeune femme qui doit remplacer sa mère, bénévole à la banque alimentaire. Sa vie se partage alors entre cette activité et son travail auprès d’un dentiste proche de la retraite qui lui demande de l’épouser. Nathalie, qui semble particulièrement naïve au début de l’histoire, sait finalement tirer parti de tout ce qui se présente à elle…

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Pour les livres collectifs papier : ils peuvent se commander en librairie en fournissant le numéro d’identification (ISBN) s’ils ne sont pas en rayon. On peut aussi, pour les recueils des éditions L’encre parfumée de Lys, acheter les livres sur le site de la maison d’édition. Les livres des éditions La Musardine se trouvent bien sûr dans la librairie parisienne du même nom.

Pour les livres numériques : la majorité des librairies numériques et des plates-formes de téléchargement les proposent (Fnac, Kobo, Amazon, Numilog, Bookeenstore,…), les maisons d’édition respectives proposent aussi leur téléchargement.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte dauteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je ne me tournerai jamais vers de l’édition à compte d’auteur. Payer pour éditer un livre, non, vraiment ! À compte participatif, cela ne m’intéresse pas non plus. Je me tourne vers l’édition à compte d’éditeur. Mes textes sont majoritairement publiés sous forme d’eBooks et je dirige une collection numérique. J’apprécie beaucoup l’édition numérique. Elle permet la publication de textes courts, des nouvelles à l’unité, contrairement à l’édition papier. Et ces eBooks sont présents dans de nombreuses librairies en ligne, ils ont plus de visibilité que des livres papier pour un auteur débutant. J’ai fait un essai d’autoédition numérique, qui est moyennement concluant. L’expérience est cependant suffisamment intéressante pour que je la réitère peut-être un jour.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De travailler. Un dicton qu’affectionne ma mère : « on n’a rien sans rien ». Donc de se donner les moyens de parvenir à quelque chose.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime lire des romans et des nouvelles. Et écrire des nouvelles.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Uniquement sur le clavier de mon ordinateur. Je n’utilise jamais de papier et de stylo. Je m’installe souvent sur la table de la cuisine, parce que je n’ai pas de bureau et que j’ai besoin d’un espace étroit qui peut se fermer avec une porte. J’ai besoin de m’isoler. Parfois, je pose un casque sur mes oreilles. Sans musique, uniquement pour m’isoler davantage ou avec de la musique classique s’il y a trop de bruit alentour et que j’ai besoin d’autres sons pour me concentrer. Je commence un texte sans choix de police particulier, sans justifier les lignes et puis, lorsque le texte a commencé à prendre (un peu comme la confiture!),  je choisis une police, je justifie le texte et l’aère avec un interligne de 1,5. À ce moment-là, le texte commence à ressembler à quelque chose, je peux le poursuivre. Une courte nouvelle peut s’écrire dans la journée. J’ai parfois besoin d’écrire par petits bouts, un paragraphe, puis je laisse de côté. Des textes même assez courts ont pu ainsi être écrits en plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Lorsque j’écris par petits morceaux, je relis tout ce qui précède avant de poursuivre l’écriture. Cette méthode me permet de mieux distinguer les défauts, de corriger…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes douvrages ?

L’inspiration est partout autour de moi. J’écris à partir d’un lieu que j’ai vu, d’une situation insolite… Pas de commande d’ouvrage, non, mais des thèmes proposés par des maisons d’édition, des appels à texte auxquels je réponds parfois.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Parfois je me rends compte après avoir écrit que tel personnage ressemble curieusement à telle personne croisée dans tel contexte. Je ne fais pas coller mes personnages à la réalité de manière intentionnelle, mais il s’avère que certains personnages prennent pour point de départ une personne réelle. Cela dit, c’est plutôt rare. Le seul personnage qui ait vraiment quelque chose à voir avec une personne réelle, c’est le narrateur, qui me correspond sur certains points : dans Journal d’une sexothérapie par exemple, la narratrice est arachnophobe, ce que je suis moi-même.

Les intrigues sont souvent construites à partir d’une idée de lieu. Des lieux de la vie courante, comme un supermarché dans Nathalie et ses bonnes œuvres. Ensuite les personnages interagissent dans ou en dehors de ce lieu, d’autres lieux se mettent en place pour favoriser ces interactions.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De relire à voix haute. C’est un moyen efficace de déceler des erreurs, des fautes de rythme, une ponctuation défaillante…

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Nathalie Sarraute, Italo Calvino, Stefan Zweig,…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis un recueil de nouvelles de Patrick Süskind et un roman d’un auteur que j’aime beaucoup, mais dont je ne dirai rien, parce qu’il s’agit d’un manuscrit que l’auteur m’a adressé pour avis.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je viens de boucler une nouvelle pour les éditions du 38, en réponse à un appel à textes. Je n’ai pas encore de nouveau projet personnel, je me contente pour l’instant de suivre les appels à textes et d’y répondre si une idée se présente. J’écris au jour le jour, en attendant qu’un nouveau projet se dessine. Cela peut prendre du temps…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

L’événement le plus proche, c’est la publication de Nathalie et ses bonnes œuvres, le 20 février. D’autres publications sont annoncées. Il y a la sortie de Juste un moment d’amour aux éditions L’encre parfumée de Lys qui ne doit pas tarder ; j’y participe avec un texte intitulé Puzzle d’un amour. En mars, il y a celle d’Osez 20 histoires de sexe à plusieurs aux éditions La Musardine, livre auquel je participe avec un texte intitulé Consultation.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Je tiens un blog : http://www.chocolatcannelle.fr et, sur ce blog, une page qui recense mes publications et les avis portés sur ces livres :

http://www.chocolatcannelle.fr/category/et-moi/mes-publications/

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Le  17 février 2015

ChocolatCannelle

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Je remercie sincèrement ChocolatCannelle  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 18 février 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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