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N’importe quoi 9

. N’importe quoi

Sous ce titre « N’importe quoi », je vais écrire n’importe quoi effectivement. Je vais prendre une phrase parci, une phrase parlà, d’un livre qui raconte les Souvenirs d’un Vieux Guépin (1789-1815) ce que raconte un grand-père, dans CHRONIQUES ORLEANAISES de Charles Pilard, sûrement publié à compte d’auteur, mais que j’ai acquis à la Librairie VOLTE-PAGES à OLIVET, Place Louis Sallé, où je rencontre une charmante dame qui me comble de conseils. J’y prendrais bien mes habitudes. A partir de maintenant, ce n’est plus moi qui écrit, je ne fais que recopier :

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Autour d’une grande table chargée de papiers étaient assis une dizaine de jeunes gens de mon âge. Sans les connaître personnellement, ni les fréquenter, je savais au moins leurs noms pour nous être coudoyés jadis au catéchisme de la première communion et avoir fait avec eux quelques parties à courir sur le mail, les jours de congé. Point de filles, point de galette, comme je me l’étais imaginé ; le jeu était sans doute la seule attraction de la maison et, par prudence, les cartes devaient être cachées sous les monceaux de papiers qui encombraient la table.

J’avais beau ne pas être une demoiselle, mais je me sentis devenir rouge de l’ardeur avec laquelle tous ces jeunes gens me sautèrent au cou en m’embrassant. Je ne sais pourquoi, je m’imaginais même que deux ou trois d’entre eux, dont la figure m’était absolument inconnue, devaient être des filles habillées en hommes, tant leurs traits étaient beaux et réguliers.

L’homme mystérieux, lui, devait bien s’en rendre compte et, retombant tout à coup du ciel sur la terre, me demanda si j’aimais mes parents et si je tenais à la conservation de leur existence ? Malgré mon inexpérience de la vie et mon bien petit acquis dans la science politique, j’entrevoyais cependant très clairement ce que l’orateur avait voulu me faire affilier à une association contre le gouvernement. Il n’y avait plus d’équivoque possible après un appel aussi direct et, pour la première fois de ma vie, je sentis bouillonner en moi un sentiment jusqu’alors endormi. Ce fut le patriotisme, mes amis, qui me dicta cette réponse, dans laquelle je dus, me semble-t-il, mettre une certaine véhémence.

– Mais, Monsieur, m’écriai-je, ce serait pour se battre contre la France avec les Prussiens et les Autrichiens. – Taisez-vous, fit le prêtre avec un geste impérieux. Je croyais que vous aviez du courage.

– Je n’en sais rien, Monsieur, mais je sens qu’il faudrait avoir un triste courage pour faire ce que vous me conseillez.

Alors tous ces jeunes gens qui, une minute auparavant, m’avaient comblé de caresses, se retournèrent dans un sens tout opposé en faisant des yeux et m’appelant poltron et valet de la Révolution.

Les courants les plus contraires se livraient bataille en moi. Ou bien le patriotisme – ce n’était pas autre chose – m’excitait à dénoncer à l’autorité la trahison dont je venais d’être informé. Après une nuit d’incertitude bien cruelle, n’osant demander conseil à mon père, je pris, provisoirement du moins, la résolution de me taire et me dis qu’il serait curieux de savoir ce qui se passerait.

Voilà pour aujourd’hui, la suite peut-être demain ou pas, ou jamais.

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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N’importe quoi 8

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N’importe quoi

Sous ce titre « N’importe quoi », je vais écrire n’importe quoi effectivement. Je vais prendre une phrase parci, une phrase parlà, d’un livre qui raconte les Souvenirs d’un Vieux Guépin (1789-1815) ce que raconte un grand-père, dans CHRONIQUES ORLEANAISES de Charles Pilard, sûrement publié à compte d’auteur, mais que j’ai acquis à la Librairie VOLTE-PAGES à OLIVET, Place Louis Sallé, où je rencontre une charmante dame qui me comble de conseils. J’y prendrais bien mes habitudes.

A partir de maintenant, ce n’est plus moi qui écrit, je ne fais que recopier :

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C’est ainsi qu’avec le temps, les légendes se font autour de certains noms. Les appréciant à cinquante ans de distance, alors qu’ils reposent depuis longtemps dans la tombe, ceux qui ne les ont pas connus voient des monstres sanguinaires dans les malheureux qui avaient peur de leur ombre.

Quoi qu’il en soit, ce malheureux faisait peine à voir quand il arriva sur le Martroi, escorté par les gendarmes et une compagnie du 88°. Il avait perdu connaissance quand on le porta sur l’échafaux et, comme vous allez le voir, cela n’eut lieu que lorsque les frères de Paris apparurent en haut de la rue Bannier.

Il fallut un certain temps pour qu’ils fussent rangés en bataille sur la place du Martroi car les hurlements de Ca ira qu’ils poussaient les empêchaient d’entendre les commandements de leurs chefs qui s’égosillaient à crier. Jamais ils n’oubliaient de se servir de cette appellation fraternelle, correctif voulu des ordres qu’ils donnaient.

Depuis quelques années, on avait pris l’habitude qui existe encore aujourd’hui, de loger dans chaque quartier, à tour de rôle, les régiments de passage à Orléans. Il est bien entendu qu’il ne faut pas voir en eux des gardes nationaux parisiens pur-sang, mais un ramassis de l’écume des grandes villes pris un peu partout, dans la capitale, dans le Midi et jusqu’en Bretagne.

La séance de nuit fut encore plus mouvementée que celle de l’après-midi. On y résuma les derniers événements de la journée qui pouvaient donner à réfléchir, comme vous allez voir. Les frères de Paris s’étaient répandus dans les prisons et maisons d’arrêt de la ville et en avaient pris spontanément la garde, en chassant presque les gardes nationaux.

Cette manière de voire quelque peu égoïste et qui n’est pas un des beaux côtés du patriotisme local, toujours réputé étroit et personnel, a amené un vote aux termes duquel M. Johanet serait envoyé, sur sa demande, auprès de l’Assemblée législative, et la prierait de relever la garde nationale d’Orléans de sa consigne aux prisons et d’en laisser dorénavant la responsabilité aux seuls frères de Paris ; ce qui fut fait.

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Voilà pour aujourd’hui, la suite peut-être demain ou pas, ou jamais.

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Jean-Louis RIGUET

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N’importe quoi 5

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N’importe quoi

Sous ce titre « N’importe quoi », je vais écrire n’importe quoi effectivement. Je vais prendre une phrase parci, une phrase parlà, d’un livre qui raconte les Souvenirs d’un Vieux Guépin (1789-1815) ce que raconte un grand-père, dans CHRONIQUES ORLEANAISES de Charles Pilard, sûrement publié à compte d’auteur, mais que j’ai acquis à la Librairie VOLTE-PAGES à OLIVET, Place Louis Sallé, où je rencontre une charmante dame qui me comble de conseils. J’y prendrais bien mes habitudes.

A partir de maintenant, ce n’est plus moi qui écrit, je ne fais que recopier :

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La division de la France en départements succédant aux anciennes provinces a eu un effet moral dans toutes les classes de citoyens ; les uns, dévoués au progrès, y ont vu un gage de sécurité pour la libeerté, puisque, se substituant aux anciens seigneurs, des citoyens issus d’un scrutin fonctionnant librement, allaient être appelés à l’administration des nouvelles circonscriptions territoriales ; mais les amis de la royauté ont senti vivement le coup qui leur était porté.

Non pas qu’ils voulussent l’édifice pour eux seul ; le nombre relativement peu important des religionnaires ne le justifiaient point. Plusieurs d’entre eux s’en formalisèrent et résolurent, malgré leur pasteur, de témoigner leur mécontentement ; un beau matin les catholiques, encore à la messe, entendirent chanter en français un psaume de David sous le porche de l’église.

Ce voeu ne trouvait pas que des approbateurs ; non pas que les cinquanteniers et hommes du guet fussent enchantés d’être confondus avec tout le monde ; mais puisque c’était la loi, ils estimaient qu’il fallait bien s’y conformer et ils se consolaient à la pensée de pouvoir toujours contempler leurs drapeaux à la voûte de la cathédrale ; mais ils ne furent pas seuls à penser ainsi.

Je les ai vus, mes amis, accrochés aux galeries parallèles à la grande nef, et plus tard, j’ai pu assister à leur destruction par une bande de vauriens. Nulle main n’a osé se lever pour conserver, au moins à titre de curiosité, un de ces emblèmes de notre ancien état social.

Les événements importants de la fin de cette année 1790 sont la suppression des chapitres, covuents et églises non reconnus indispensables aux besoins spirituels de la population et la déclaration des bâtiments comme « biens nationaux » ; enfin, parallèle inévitable, la prestation du serment civique imposée aux curés et vicaires conservés et devenus fonctionnaires publics salariés par l’Etat.

Il va sans dire que la municipalité d’Orléans fut également excommuniée, et j’ai vu entre les mains d’un de ses membres une centaine d’affiches, pamphlets ou écrits injurieux qu’il trouvait le matin, collés à sa porte.

C’est vous dire, mes amis, qu’il fallait appartenir à des parents relativement aisés pour attendre aussi longtemps (trois ans !) des moyens d’existence ; le moindre artisan gagnait davantage, mais l’honneur de servir la ville ! Quelle gloire pour un père depouvoir dire : mon garçon est « commis aux octrois ».

La Révolution avait eu beau effacer les privilèges et les distinctions de castes, elle n’avait pu empêcher qu’un salarié municipal fût coté beaucoup plus haut qu’un « courtaud de boutique », celui-ci gagnât-il même le double, et c’est ce qui arrivait souvent.

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Voilà pour aujourd’hui, la suite peut-être demain ou pas, ou jamais.

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N’importe quoi

Sous ce titre « N’importe quoi », je vais écrire n’importe quoi effectivement. Je vais prendre une phrase parci, une phrase parlà, d’un livre qui raconte les Souvenirs d’un Vieux Guépin (1789-1815) ce que raconte un grand-père, dans CHRONIQUES ORLEANAISES de Charles Pilard, sûrement publié à compte d’auteur, mais que j’ai acquis à la Librairie VOLTE-PAGES à OLIVET, Place Louis Sallé, où je rencontre une charmante dame qui me comble de conseils. J’y prendrais bien mes habitudes.

A partir de maintenant, ce n’est plus moi qui écrit, je ne fais que recopier :

Voilà, mes enfants, ce que vous me répétez journellement et cela depuis longtemps.

Au sortir de son apprentissage, mon père (un maître perruquier) savait raser, coiffer, faire la queue, donner un bain, frictionner avec art – le mot massage n’était point connu. Il savait guérir les cors, oignons, oeils de perdrix et autres infirmités pédestres ou au moins atténuer les douleurs au moyen de certain savon à la prêle que les pédicures orléanais excellaient à fabriquer.

Mon père attend pendant dix ans qu’une vacance se produise.

En 1780, à la suite de la délibération de la communauté des maîtres barbiers réunie à l’Hôtel de ville, mon père est nommé syndic à la pluralité des voix, et ce grand honneur est constaté par un acte que lui délivre François Miron, conseiller du Roy et de S.A. Sérénissime premier prince du sang, duc d’Orléans, lieutenant général de la police de ladite ville.

Au sortir de chez lui, on trouvait assez facilement une place, grâce à ses recommandations qui ne faisaient jamais défaut.

La nuit, quand tout était calme, nous entendions du mail les mugissements épouvantables de la Loire en furie ; que de fois nous sommes-nous relevés et avons-nous monté les degrés qui menaient au mail ; car, il faut bien que vous le sachiez, toutes les rues qui conduisaient au mail étaient en contrebas et terminées par une série de marches de pierres.

Voilà pour aujourd’hui, la suite peut-être demain.

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