JL à l’écoute de… Camille de Archangelis

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Camille de Archangelis

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Mon nom est Camille de Archangelis, je suis né à 19 h 25 le dimanche 21 décembre 1952 à Montmorency (Seine et Oise). Le 28 janvier 1953, j’ai été opéré in extremis d’une sténose du pylore à l’hôpital Bretonneau à Paris (18e). Toute ma scolarité s’est tenue à Goussainville. J’ai obtenu le Brevet Sportif Scolaire et le Certificat d’Études Primaires Élémentaire en 1967, le Certificat d’Aptitude Professionnel en 1969 puis le Brevet d’Études du Premier Cycle du Second Degré en 1970, mon ultime diplôme étant le concours du 2e degré de comptabilité organisé par l’Union Professionnelle le 23 mai 1971. En septembre 1969 je suis entré au Lycée Technique d’État Romain Rolland, mon itinéraire scolaire s’est achevé en 1972 en terminale G2 (Techniques Quantitatives de Gestion) où j’ai certes échoué au Baccalauréat mais où je me suis lié d’amitié au mois de décembre 1970 avec Rodolph Geraci. C’est avec lui que j’ai fondé le 21 octobre 1972 le Mouvement Stupriste et que j’ai réalisé mes premiers pas en écriture. Le 13 décembre 1972 j’ai été exempté du Service National.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai organisé le 11 janvier 1975 en compagnie de Rodolph Geraci, Walter Von Schwach et Jean-Pierre Smodis, l’unique représentation de la pièce intitulée « Défécation d’un opéra pour un bacille » au Club Sportif et Culturel des Grandes Bornes de Goussainville. Cette manifestation préludera la première édition du « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN) qui s’est tenue le 12 juillet 1975. Durant quelques mois à partir du 17 mars 1976, j’ai été parolier du groupe « Paradoxe ». Je me suis marié le 2 septembre 1978. Avec Jacques Arnold, Olivier Jugand, François Léa, Taylor Marimoutou et Josette Robert, j’ai créé le 17 avril 1986 l’association culturelle « Le Monastère d’Ormuzd » qui sert de base logistique aux FPPN. Parallèlement à mes premiers poèmes consacrés à l’indépendance du Tibet, j’ai réalisé à partir de 1972 mes premiers collages et quelques tableaux qui ornent depuis la cave de ma maison.

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je ne pratique que la poésie car elle est ma seule passion. Au fil des ans je me suis spécialisé dans la poésie érotique. J’aime admirer les œuvres de nombreux créateurs et tout spécialement les peintures d’Aljoce, les sculptures d’Isabelle Cobos Forster et les photographies de Stephen Bernas. En ce qui concerne mes goûts musicaux j’adore particulièrement Serge Reggiani, William Sheller et Gilbert Montagné. J’adore aussi « Comme un avion sans ailes » de Charlélie Couture, « Whiter Shade of Pale » de Procol Harum, « Ordinaire » de Robert Charlebois et « It’s Raining Men » de The Weather Girls. Je garde dans mon cœur une place particulière pour le groupe Mardi Gras dont j’écoutais les deux faces du 45 tours « Girl, I’ve got news for you » et « If I can’t have you » chaque dimanche après-midi dans la chambre de la maison des parents de Rodoph Geraci. J’écoute aussi de la musique traditionnelle d’Arménie.

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Dès que l’écriture de mes poèmes me laisse un peu de temps, j’organise depuis 1975 une rencontre culturelle, festive, conviviale, intergénérationnelle et insurrectionnelle intitulée « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN). Poésie Nue étant pris dans le sens de Poésie Vraie, c’est-à-dire le socle d’une poésie symbole d’une authenticité de la vision créatrice, volontairement dépouillée de cette forme ampoulée et parfois mièvre qui est trop souvent son apanage. Le FPPN est donc résolument aux antipodes des cénacles littéraires qui peu à peu font mourir tout ce que la poésie représente de vivant. Le 24 mars 1980, j’ai obtenu le prix Michèle Saint-Lô du XIe concours de l’île des Poètes pour mon action en faveur de la poésie et plus particulièrement pour l’organisation des cinq premiers FPPN. M’étant au préalable porté volontaire, j’ai été tiré au sort le vendredi 20 juin 2014 pour être membre du Collectif d’Animation du quartier ouest de ma ville. Le fait de faire partie du Conseil de Quartier me permet d’avoir des liens privilégiés avec la Mairie et donc de bénéficier d’un soutien financier et logistique et permet que chaque édition du FPPN rassemble des centaines de personnes.

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Cette rencontre me permet de dédicacer mes ouvrages, de nouer de fructueux échanges avec le public, de déclamer mes poèmes mais aussi et peut-être surtout de retrouver mes amis auteurs, artistes peintres, sculpteurs, comédiens, musiciens et photographes venus de toute la France et d’Afrique noire.

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis 1972 mes poèmes ont trouvé place dans de nombreuses revues, dont : Présence des Lettres et des Arts, L’Université Littéraire, Bulletin du Club International de Relations Épistolaires, La Rose Traversée, Caractères, l’Ecchymose, Poétic 7, Zedeter, Information/Poésie, Barabajagal, Revue des Éditions de l’Athanor, Jointure, Libelle, Le Moulin de Poésie, l’Étrave, Portique, le bulletin de liaison ARPO, les Cahiers de poésie, la Biscotte du Val d’Oise, l’anthologie de poésie du Point du Jour etc. et dans le journal La Montagne. J’ai aussi publié à compte d’auteur :

1973 Le mal d’amour (Éditions Caractères), 1976 Les armes du silence (Éditions Caractères), 1998 Éclats de mémoire (La Bartavelle Éditeur), 2002 A la croisée des chemins (Éditions la Bruyère), 2006 Le funambule au pied bot (Éditions ARCAM), 2010 Trou noir (Éditions Books on Demand) et enfin en 2012 « Dans l’ombre de ma sœur » (Éditions des Archives Bidard).

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ma dernière production ne compte que 36 pages au format 10,5 x 15 cm et a été réalisée à la demande de mon ami Didier-Michel Bidard afin qu’il puisse la joindre gratuitement aux livres qu’il vend sur son site internet.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Mes recueils ont été mis en dépôt-vente, envoyés à des personnalités politiques ou du music-hall et tous mes ouvrages, sauf « Dans l’ombre de ma sœur » sont aujourd’hui épuisés. Mon recueil intitulé « Le funambule au pied bot » a été envoyé avec mon curriculum vitae et ma lettre de motivation à diverses personnalités du temps où, licencié économique je recherchais activement un travail.

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

J’ai toujours publié mes recueils de poèmes à compte d’auteur afin que le coût de leurs fabrications m’oblige à trouver la motivation de les déposer en dépôt-vente dans des librairies, des bars, des auberges et des kiosques, principalement en région parisienne mais aussi dans divers lieux en France ou à l’étranger où j’ai passé mes vacances, et plus particulièrement dans le département de la Creuse où vibrent sans faillir mes racines paternelles et où je vais chaque année me ressourcer dans la ferme ancestrale.

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le conseil le plus important que j’ai reçu dans la vie me vient des quelques lignes signées Amadou Hampâté Bâ (religieux, ethnologue, poète et conteur peul 1900-1991) « Si tu vois une chèvre devant la tanière du lion, aie crainte de la chèvre ». Je n’oublie pas les multiples conseils en écriture prodigués par mes défunts amis Lucienne Laroche (Bulletin du CIRE), Jacques Arnold (Jointure) et Georges Piou (Poétic 7).

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’adore lire et écrire des poèmes, mais originaire d’Asie occidentale (sud du Caucase) par ma mère, j’aime avant tout, au travers d’émissions historiques et la lecture de nombreux livres, découvrir tout ce qui se rapporte au génocide des Arméniens en 1915 durant lequel la presque totalité de ma famille a été décimée.

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris sur la table de ma cuisine à proximité immédiate de ma cafetière et non loin du Prix Mompezat que m’a décerné en 2004 la Société des Poètes Français et qui orne depuis cette date mon salon.

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je puise l’inspiration au gré de mes lectures. Il suffit parfois d’un seul mot pour me donner le thème d’un quatrain. Ma seule commande d’ouvrages remonte au 23 mars 2010, date à laquelle j’ai envoyé à mon ami Didier-Michel Bidard 51 exemplaires de mon livre « Le funambule au pied bot » afin qu’il puisse essayer de les vendre dans la librairie de Granville (Calvados) qu’il tenait à cette époque.

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Les personnages de mes quatrains sont toujours imaginaires. Écrivant principalement des textes érotiques, je puise mon inspiration au fil de mes lectures et dans les catalogues de lingerie de vente par correspondance.

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je conseillerai aux amateurs d’écriture de venir et de participer à des manifestations culturelles et pourquoi pas, une prochaine édition du FPPN. Dans une ambiance fraternelle, ils rencontreront des auteurs chevronnés qui ne manqueront pas de leur prodiguer de judicieux conseils. Je conseillerai aussi l’achat d’un dictionnaire de rimes dont l’utilisation me semble nécessaire à qui veut parfaire son art.

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Mon auteur préféré est Louis Ferdinand Céline car « Voyage au bout de la nuit » est d’une beauté sans pareil. J’adore aussi « Les fleurs du mal » de Charles Baudelaire et plus près de nous « Mille soleils splendides » de Khaled Hosseini.

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Mon livre de chevet est « Mémorial du génocide des Arméniens » (Éditions du Seuil). Je relis très souvent « l’Arménie ravagée » qui est l’histoire d’Aurore Mardiganian, fille chrétienne rescapée du Génocide de 1915 et publié en 2015 par le Musée Institut du Génocide Arménien à l’occasion du centenaire de cette tragédie. Je relis aussi avec une vive émotion « La solitude des massacres » de Papken Injarabian qui est un des rares survivants de notre famille.

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille actuellement à l’écriture des quatrains de mon huitième livre tout en préparant le prochain FPPN dont nous fêterons la vingtaine édition.

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

L’événement à venir sera donc le prochain « Festival Populaire de Poésie Nue » qui se tiendra le samedi 5 mai 2018 et que j’organiserai avec mon fidèle ami Babacar Diagne et plusieurs personnalités des Lettres et des Arts. Nul doute que cette rencontre sera, une fois encore, une grande fête de la création et de l’amitié entre les peuples du monde. À cette occasion nous tenterons de battre le record des 2000 visiteurs présents les 8 et 9 juin 1985 à Savigny-le-Temple (Seine et Marne) lors de la huitième édition du FPPN organisé par mon ami Richard Taillefer et moi-même.

Historique 19 premiers FPPN

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

L’histoire des 19 premières éditions du FPPN est sur le site www.placedesartistes.org ou chacun peut faire acte de candidature pour participer à cette prochaine belle aventure. Mon actualité est aussi sur de nombreux réseaux sociaux dont Facebook.

 

« Tandis que le soleil couchant empourpre l’horizon, je confie mon destin à la tigresse noire aux yeux vert émeraude dont la bouche lippue ensorcelle ma verge et me donne l’envie de combattre l’arrogante châtelaine qui défait son manteau à col de chinchilla pour allaiter en string un enfant trisomique.

Alors, sous le regard haineux d’une svelte lesbienne, j’encourage le farouche dompteur qui sodomise au bord de la falaise une garce aux longs cheveux roux dont le tatouage, ornant la fesse gauche, ressemble à s’y méprendre à celui de ma bru.

Mais, déjà, un sournois marabout interrompt mon fantasme et m’entraîne derrière la haie bordant un chemin creux pour me faire assister au viol de ma sœur, avant de m’octroyer le droit de rejoindre un lugubre manoir où je pourrai enfin assouvir ma vengeance en arrachant sans honte le bustier de cuir noir de la superbe épouse de mon frère jumeau. »

Extrait de « Trou noir » Éditions Books on Demand 2010

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Fait à Goussainville le 27 novembre 2017

Camille de Archangelis

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Je remercie sincèrement Camille de Archangelis d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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© Jean-Louis RIGUET 05 décembre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Laurent Robert, poète

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Laurent Robert

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Laurent Robert. Je suis né en 1969, à Chimay, en Belgique. Je suis de nationalité belge.

 

Après des études de lettres en Belgique, j’ai été en parallèle enseignant et critique littéraire, tout en publiant déjà un premier recueil de poèmes, Protocole du seul, en 1994. Un désir à la fois d’approfondissement et d’accomplissement personnel m’a amené à entamer et accomplir un peu sur le tard une thèse de doctorat en lettres à l’Université de Liège (soutenue en 2009). J’enseigne actuellement la littérature et la didactique du français langue étrangère dans l’enseignement supérieur, à Mons, en Belgique. J’écris pour l’essentiel de la poésie et des articles de recherche en histoire de la littérature.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai presque toujours enseigné. J’ai pratiqué la critique littéraire une quinzaine d’années, en particulier dans une revue institutionnelle belge, Le Carnet et les Instants.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je ne pratique pas d’autre art que l’écriture. Les arts qui me touchent le plus sont les arts plastiques de manière générale (peinture, sculpture, installations etc.), le cinéma et le théâtre – beaucoup moins la musique.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère des lecteurs… qu’ils existent ! Que mon travail leur parle, qu’ils soient touchés fût-ce par un seul de mes poèmes. Pour me faire connaître, j’utilise tout ce qui est possible : réseaux sociaux, sites d’éditeurs, blogs de critiques, presse traditionnelle etc. Cela reste extrêmement compliqué pour ce qui concerne la poésie, clairement absente de la presse généraliste et même de la presse littéraire qui se concentre sur le roman.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je fais des conférences plutôt en relation avec mes travaux de recherche (en particulier sur des femmes poètes méconnues de la fin du XIXe siècle), mais pas sur mes propres ouvrages. J’espère pouvoir présenter mon dernier livre dans des librairies ou lors de séances de lecture publique, mais rien n’est encore prévu.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’adolescence. Avant mon dernier livre, j’ai publié deux recueils de poèmes (Protocole du seul, Unimuse, 1994 ; et Métro Stalingrad, Edilivre, 2015) et une plaquette écrite pour un ami (Dix Haïku). J’ai également publié un essai, tiré de ma thèse de doctorat : Georges Fourest ou le carnaval de la littérature (Éditions Universitaire de Dijon, 2012).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?guerres-couverture

Mon dernier livre s’intitule Guerres (Le Chasseur abstrait, 2017). C’est un recueil de 150 haïkus réguliers écrits, au départ, en référence et en hommage à des poètes qui ont vécu la Première Guerre mondiale, ont écrit à son propos, y sont morts pour la plupart – tels que Wilfred Owen, Georg Trakl, Guillaume Apollinaire… La forme du haïku, que j’avais déjà pratiquée dans Métro Stalingrad, m’a semblé adéquate pour représenter, par le fragment, le chaos de la guerre, l’éclatement de la réalité comme le déchirement des corps – et le babélisme du champ de bataille via l’allusion ou même la citation. La guerre charrie la mort, certes, mais aiguillonne également les pulsions vitales, comme c’est le cas chez Apollinaire dans ses Poèmes à Lou. Pour cette raison, Guerres contient encore une part plus intime, plus sensuelle.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En librairie (surtout sur commande), sur les sites des éditeurs ou sur un site de distribution en ligne comme Amazon.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Aucun auteur ne vous dira qu’il ne préfère pas le compte d’éditeur, et je ne le dirai pas non plus. C’est une évidence. Il y a toutefois beaucoup d’hypocrisie par rapport au compte d’auteur ou au compte participatif, singulièrement dans l’édition de poésie. D’une part, on oublie – ou feint d’oublier – par exemple qu’à la fin du XIXe siècle le grand éditeur de poésie Alphonse Lemerre faisait payer les auteurs qu’il publiait. C’était la norme, et personne n’y trouvait – trop – à redire. Par ailleurs, certains poètes éditeurs aujourd’hui (mais la pratique n’est pas neuve), pour ne pas se publier eux-mêmes, publient un collègue, également poète éditeur, et se font ensuite publier chez lui. Certains auteurs perçoivent des bourses d’écriture, qu’ils transforment dans les faits en aide à l’édition auprès d’éditeurs… faisant soi-disant du compte d’éditeur. Certains éditeurs ne font que du compte d’éditeur, parce qu’ils peuvent le faire, étant généreusement subventionnés (en Belgique, le Ministère de la Culture achète d’office les livres de certains éditeurs pour les distribuer dans des bibliothèques, des universités étrangères etc.). Entendons-nous bien : je ne condamne aucune de ces pratiques, mais il est malhonnête intellectuellement de valoriser une « pureté » du compte d’éditeur qui, en réalité, n’existe guère. Quant à la qualité, elle doit toujours se juger sur les textes, et rien d’autre.

Je ne lis pas d’e-book. Métro Stalingrad est disponible en e-book, mais Guerres ne le sera pas. Je préfère vraiment le livre traditionnel, aussi bien comme auteur que comme lecteur.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Fais quelque chose de ta vie !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis surtout des romans et de la poésie, ensemble ou alternativement, mais c’est clairement par la poésie que je m’exprime. J’accorde peut-être trop d’attention aux mots, ce qui m’empêche en prose de produire une narration d’une certaine ampleur. Je lis parfois des biographies, mais c’est presque par perversité : le genre me laisse souvent insatisfait.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Le plus souvent à mon bureau, directement à l’ordinateur. Parfois aussi sur des bouts de papier, des fiches, au dos de signets, de billets de transport, de cartons à bière. Le haïku – comme aussi le tanka – peut s’écrire dans des moments un peu vides, où l’esprit divague puis se concentre brusquement. C’est ce qui m’arrive dans les trains, dans les cafés en attendant un rendez-vous, ou même la nuit, dans les minutes qui précèdent le sommeil.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je n’ai pas de commandes d’ouvrages, si ce n’est pour des conférences ou des articles. Mon inspiration vient essentiellement du réel, de choses vues, entendues, lues.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

La question vaut plutôt pour un romancier. Dans ma poésie, c’est la perception qui est fondamentale – perception directe des choses, mais encore, par exemple, perception du passé, dès lors avec une part d’imaginaire. C’est aussi, bien sûr, le travail des mots et des formes.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Faites en priorité ce qui vous fait plaisir, ce qui vous donne envie de vous lever le matin – et, si c’est l’écriture, écrivez !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En poésie : Charles Baudelaire, Georges Fourest, Jacques Roubaud, Jack Kerouac (pour ses haïkus)…

Pour le roman : Émile Zola, Philip Roth, Jean-Paul Dubois…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, je lis Le Bloc, roman de Jérôme Leroy. Je lis également un recueil d’essais sur la peinture de Jean-Michel Basquiat et Pour atteindre à la mort, un ensemble de poèmes du poète surréaliste belge Hubert Dubois.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’ai deux projets de recueils poétiques en cours – assez différents l’un de l’autre. J’ai un autre recueil qui attend encore son éditeur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Pour le moment, non.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur le site de l’Association des Écrivains Belges :

http://www.ecrivainsbelges.be/index.php?option=com_content&view=article&id=2723&Itemid=154.

 

Sur ma page LinkedIn :

https://www.linkedin.com/in/laurent-robert-16a28747/?trk=nav_responsive_tab_profile_pic

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Le 20 février 2017

Laurent Robert

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Extraits de GUERRES

 

1.

 

Haïku de guerre

Guerre contre soi les autres

Fétide pulsion

 

 2.

Triste perfection

Dulce et decorum est

Nul ne dira mieux

 

 3.

L’appel paniqué

Gas  ! GAS  ! Quick, boys  ! mais quelqu’un

Esseulé se noie

 

 

14.

L’aube sans assaut

Bénie soit-elle béni

Soit le matin calme

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Je remercie sincèrement Laurent Robert d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 20 février 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Êcrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Nicolae Grigore Marasanu, poète roumain

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Nicolae Grigore Marasanu

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis écrivain roumain.

Mon prénom est Nicolae et mon nom de famille est Grigore. J’ai choisi d’ajouter à ce nom un cognomen -Marasanu – qui m’individualise et qui me représente, indiquant l’appartenance à un endroit – Marasu -, le nom de ma localité de naissance. C’est une localité située dans les anciens marais de Braila, ultérieurement desséchés, endigués et transformés en île, où à présent on fait de l’agriculture à grande échelle et avec succès.

Mon parcours a été inhabituel en quelque sorte. Né dans une contrée paradisiaque, avec des eaux remplies d’oiseaux et de poissons, avec des zones de terre sèche et de forêts où pullulaient les animaux de chasse, j’ai dû me prémunir d’armes pour faire face aux gués que présentait cet Éden terrestre. J’ai dû m’initier dans les spécificités du lieu : apprendre à nager très tôt, pour ne pas me noyer au premier contact avec le grand fleuve – Danube- et avec les marais et les canaux pleins non seulement d’eaux, mais aussi d’herbes qui enrouleraient le corps comme un filet de la mort en l’attrapant vers la noyade. J’ai dû également apprendre à traverser le fleuve en marchant sur la glace et en faisant très attention aux blocs de glace, me défendre contre les sangliers ou les loups, etc. Apprendre à survivre dans un pareil endroit a constitué pour moi la première et la plus grande des Universités, laquelle m’a beaucoup aidé dans mon parcours : premières années d’école dans ma localité de naissance, lycée à Galatzi, faculté de droit à l’Université Alexandre Ioan Cuza à Iasi, études postuniversitaires pendant 3 ans à L’Université de Bucarest, Faculté des Sciences Politiques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai commencé à écrire à 13 ans. À 17 ans j’ai débuté dans le journalisme, avec un article dans une gazette centrale. Pendant mes vacances d’élève et d’étudiant je travaillais pour ramasser de l’argent afin de pouvoir continuer mes études jusqu’à la fin des cours universitaires, date à laquelle j’ai obtenu un poste dans la rédaction d’un journal central. Je faisais du journalisme déjà pendant mes années de faculté et j’ai travaillé dans cette branche 20 ans au total. Durant cette période, j’ai écrit également 25 livres de poésies, prose, essais, articles de presse.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Ma deuxième passion, après la poésie, fut la photographie. J’ai eu mon premier appareil photo quand je me trouvais encore sur le territoire des anciennes lagunes, les marais. C’était un appareil russe, Liubitel, pour lequel j’ai payé tout ce que j’avais gagné de mon travail pendant mes vacances d’été. Je m’en souviens avec nostalgie maintenant. J’aimais prendre en photo les beautés fascinantes de l’espace dans lequel je vivais. Plus tard, ce fut la photographie de presse qui prit la relève, puisqu’elle était une prévue incontestable dans les enquêtes socio- juridiques, les interviews, les reportages et les photoreportages.

 

J’aime aussi l’histoire, j’ai réalisé maints reportages sur les chantiers archéologiques de la Roumanie, des enquêtes, des tables rondes, des interviews avec des historiens, etc. J’ai même écrit un livre sur certaines découvertes historiques, Pumnalul lui Brutus, Éd. Tipo Moldova, 2015 (Le poignard de Brutus), lesquelles m’ont initié dans la science de l’histoire.

À présent je me passionne pour une théorie philosophique traitant de l’espace deltaïque (du delta).

La Roumanie contient, entre ses frontières, trois variations de l’espace :

– L’espace de la Mioritza (de la montagne), identifié par le penseur-philosophe roumain Lucian Blaga, selon la terminologie duquel on peut équivaloir cet « espace-matrice » à « l’horizon haut, rythmique et indéfini formé de collines et de vallées » qui suit les aléas de la vie de l’homme. (cf. Lucian Blaga, « Spatiul mioritic » dansTrilogia culturii, Bucarest, Editura pentru Literatura Universala, 1969, p. 123-124).

– L’espace du Baragan (de la plaine), dont le théoricien a été le penseur Vasile Băncila.

– L’espace des marais et du Delta du Danube, dont la problématique n’a été qu’esquissée et non pas traitée entièrement dans toute sa splendeur. Puisque je suis né et j’ai vécu dans cet espace, j’ai osé me vouer à une telle épreuve et c’est à cela que je peine maintenant.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre?

Les attentes sont les mêmes depuis toujours : tout écrivain s’attend à être lu et surtout compris, décrypté par un public toujours plus nombreux et surtout avisé. Avisé, car la poésie, comme espèce littéraire, a beaucoup évolué dans sa forme aussi bien que dans son fond. Cela comporte deux aspects à double tranchant : a) la poésie commence à s’éloigner du large public, de perception moyenne et tend à s’adresser à un public de plus en plus avisé, voir à des élites. Par conséquent, elle perd une partie considérable de son public potentiel, ce qui est visible dans la consommation du livre de poésie. b) en même temps la poésie et la littérature en général ont un rôle formatif, elles étaient censées diriger le public vers d’autres horizons de compréhension, de l’éduquer, de l’initier afin de pouvoir décrypter et de comprendre le stade actuel de développement de la poésie.

Je promeus mes livres par le biais des récitals publics, des lancements de livres, des participations à des foires aux livres, des débats sur divers thèmes poétiques, des publications dans des revues littéraires, des chroniques et des recensements de livres, des interviews, etc. Tout en éprouvant le besoin aigu d’être connu des lecteurs, j’ai mis en œuvre et j’ai dirigé à Brăila pendant 10 ans le cénacle de L’union des Écrivains de la Roumanie, une véritable école d’initiation des jeunes écrivains dans les secrets du métier, cénacle a visée plus étendue, puisque pouvait y participer un public plus large, qui avait le droit d’intervenir dans les débats concernant la poésie. Je me suis trouvé également dans le staff d’un autre cénacle, Literatorul, ayant fonctionné à Bucarest, dans l’immeuble de la Bibliothèque Métropolitaine. Aux côtés de deux autres collègues et amis écrivains on a franchi les frontières de la langue roumaine par l’initiation du Festival des Poètes des Balkans, lequel a connu jusqu’à présent dix éditions. À chaque édition on a invité des poètes provenant de 10 pays balkaniques et on a primé les meilleurs d’entre eux. On a établi beaucoup de collaborations et on a traduit et imprimé bon nombre de poésies de chaque poète participant. Une réciprocité s’est établie, puisque ça nous a aidés à imprimer nos volumes traduits dans leur pays d’origine : Macédoine, Albanie, Bulgarie, Serbie, etc. On a commencé, donc, à interagir au-delà de nos frontières linguistiques.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai déjà répondu en quelque sorte à cette question. Je vais vous parler, en échange, de la plus efficace modalité de dialogue du poète avec ses lecteurs, dialogue en ligne, permanent, qui dure depuis déjà quelques années. Cela constitue une expérience personnelle et une véritable aventure lyrique : le Facebook. J’ai transformé cette forme de socialisation en un instrument de dialogue à l’intérieur de la poésie et sur la poésie. Initialement, j’ai testé le marché : un certain jeudi, j’ai publié sur ma page Facebook un poème. Quelques lecteurs l’ont lu et j’ai reçu 15-20 ‘j’aime’. Après une semaine, toujours un jeudi, j’ai publié un autre poème et le nombre de lecteurs a doublé, au bout d’une autre semaine a triplé et ainsi de suite. J’ai nommé cette rubrique « le poème du jeudi » et je l’ai rendue permanente. Les lecteurs, timides au début, ont acquis du courage, ont émis des opinions concernant le poème et mon aventure lyrique leur a beaucoup plu. Une lectrice serbe de Novi Sad a traduit un de mes poèmes en serbe, suivie de près par d’autres lecteurs/lectrices qui ont traduit mes poèmes en français, anglais, espagnol, bulgare, albanais, macédonien, hongrois. D’un coup, mes poèmes ont commencé à parler en plusieurs langues. Et le nombre des lecteurs et d’amis a augmenté de plus en plus, car aux lecteurs roumains se sont joints les lecteurs parlant la langue dans laquelle était traduit le poème. Suite à une telle expérience, un livre inédit a vu le jour, portant le même nom ’Le poème du jeudi’.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris de la poésie depuis mes 13 ans ; mais le début s’est produit plus tard, en 1960, dans la revue littéraire Tomis. Le début en volume a vu le jour en 1973, avec le recueil de poésies intitulé Insula (L’île), volume bien accueilli par la critique littéraire. À 17 ans – je l’ai déjà dit – j’ai fait mon début dans la presse avec un article critique publié dans une gazette centrale.

Jusqu’à présent on m’a fait imprimer 25 livres : poésie, prose, essais, articles de journaux. J’en ai encore qui attendent d’être imprimés et publiés. Pour l’information de vos lecteurs, dans l’attachement je joins le titre de mes volumes publiés. En tant qu’homme du droit – avocat- j’aime présenter des preuves à l’appui de mes affirmations.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ce n’est pas le dernier, mais je voudrais parler d’un livre de poésies ‘’ Parfumul de frezie auree – Recviem pentru frumoasele sinucise’’, (Le parfum de fraesia dorée- Requiem pour les belles suicidées) paru aux Éditions Grai şi Suflet-Cultura Nationalla, 2015, Bucarest, et traduit récemment en français par une excellente traductrice, qui s’appelle Élena Avasilencei. Très bientôt le volume sera imprimé en variante bilingue.

C’est un défi à un débat sur le suicide, par l’entremise des outils de la poésie ; phénomène de plus en plus fréquent dans davantage de pays et d’espaces culturels et qui met à nu une grave maladie des systèmes sociaux.

Dans ce cas, la poésie assume le rôle de l’alcyon, de la mouette : tout comme la mouette laboure pour l’hygiénisation de la mer, de même la poésie se propose d’œuvrer pour la guérison des systèmes sociaux malades des six maladies du Soi contemporain : catholyte, todéthite, chordite, achorétie, atodéthie, acatholie, selon la dénomination donnée par un important philosophe roumain, Constantin Noica.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

D’habitude, sinon directement dans les librairies, alors assurément chez les éditeurs et sur Internet, ce dernier se prouvant être un moyen efficace de diffusion du livre.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

La publication d’un livre de poésie, difficilement vendable, sur les comptes des éditions, est devenue une sorte de rara avis (chose rare) du moins en Roumanie. Si cela arrive, quand même, il y a deux explications : soit une amitié durable entre les deux participants au rapport imprimerie/ publication – poète versus éditeur – soit les éditions reçoivent une sponsorisation d’ailleurs.

L’imprimerie à compte participatif est rarement usée dans notre espace culturel pour les mêmes considérations.

L’impression à compte d’auteur devient ainsi la plus rencontrée dans notre espace culturel : pas nécessairement sur les dépenses de l’auteur, mais par l’entremise d’une sponsorisation que l’auteur reçoit de la part d’une société économique, d’un philanthrope ou d’un ami plus aisé. Les éditions exigent qu’on leur assure l’impression du livre. Peu leur importe le pourquoi et le comment.

En ce qui me concerne je fais imprimer mes livres soit sur le compte des éditions, auxquelles j’achète quelques exemplaires ; soit, en partie, sur des sponsorisations. Dans ce dernier cas, en échange, les tirages sont assez réduits, jusqu’à 500 exemplaires, tout au plus.

En ce qui concerne l’impression et la publication du livre numérique, bien qu’elles puissent gagner du terrain dans le futur, ce ne sera pas mon option à moi.

Un livre sur support de papier c’est un objet beaucoup plus commode, mieux transportable dans le temps et dans l’espace, tandis que la lecture d’un livre sur support numérique est plus compliquée, car on a besoin d’un ordinateur, d’un ordinateur portable ou d’une tablette. Ces derniers allègent, c’est vrai, le travail de rédaction, mais il est plus difficile de lire des livres numériques à la plage, en train, en avion ou sur la chaise-longue de la terrasse.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Défense de faire de la politique ! Ceci fut le conseil que j’ai reçu de mon père, Bunea Grigore Chiriţă, pêcheur provenant des anciens marais de Braila. Il me disait, en argot, que la politique était ‘’la plus perverse putain « . Je demande pardon aux lecteurs pour ces propos ! J’ai suivi ce conseil avant aussi bien qu’après le changement du régime en Roumanie, en 1989, depuis que la politique est devenue le plus abject ‘métier’de pillage et d’enrichissement d’un seul coup. Mais aussi d’épaississement des rangs des personnes en uniforme de prison, si nombreuses que les prisons en débordent.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Poésies, essais, récits. Depuis peu je suis totalement captivé par la théorie de l’Espace Deltaïque du double miroitement : une sorte d’espace – spirale.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

À présent, après une longue expérience, j’écris directement sur le clavier.

C’est une expérience que j’ai acquise durant mon  travail dans la presse : dans la rédaction de la revue Flacara (La flamme), la meilleure et la plus lue dans son temps, il y avait environ 20 rédacteurs et peu de dactylographes. Nous attendions l’un après l’autre pour voir enfin dactylographiés nos articles qui allaient paraître dans la revue et, vu le nombre réduit de dactylographes, la conséquence était le retardement de l’apparition de la revue. À un moment donné, le rédacteur en chef, hissé Sénateur dans le Parlement de la Roumanie, a ordonné la mise à la porte des dactylographes et l’augmentation du nombre des machines à écrire. Aussi avons- nous été obligés de dactylographier nous-mêmes nos articles et en un peu de temps  de devenir experts en dactylographie. C’était le troisième alphabet que j’apprenais : l’alphabet roumain, l’alphabet Morse- pendant mon service militaire – et enfin l’alphabet du clavier de la machine à écrire.

Si vous me demandiez quand j’écris, je vous répondrais : pendant la nuit, entre 21 h et 2 h du matin, quand autour de moi la nature semble dormir, les gens dorment et uniquement moi et mon ordinateur « clavardons ». Alors là, seul, je me sens béni d’une paix semblable à celle d’avant la Création et je ressens le silence s’immerger en moi, tout en me considérant le maître de l’Univers.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration trouve sa source dans les idées fécondes. Dans mon vécu. Quand je m’inspire du vécu des autres, j’assume leurs actions comme si c’étaient les miennes et je les transfigure. Je suis conscient que la poésie a besoin d’un apport significatif, sinon total, du vécu, n’importe le temps dans lequel elle est écrite et quelles que soient ses moyens d’expression. D’expérience de vie. Sinon, elle devient stérile.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Dans la poésie, les intrigues arrivent d’elles-mêmes et frappent à ta porte.

Quant aux romans, n’en ayant pas écrit un jusqu’à présent, je ne peux pas m’en prononcer. Je crois, néanmoins, que dans les romans les personnages sont ébauchés, initialement et ensuite déployés avec plus de difficultés, car ils doivent être tempérés et non pas laissés pour comptes, afin d’éluder le risque de les voir s’entre-tuer ou de devenir des golems. (Êtres ayant des formes humaines, construits de pierre et d’argile et ravivés par leur créateur pour pouvoir les contrôler).

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De ne pas rester amateurs. S’ils se considèrent capables et s’ils ont réellement quelque chose à dire, je leur conseille de s’assumer la croix de l’art de l’écriture, laquelle n’est pas une bagatelle, mais un mode de survie. S’ils ne peuvent pas s’auto-dépasser, qu’ils renoncent ! L’amateurisme, dans l’art, est empoisonnant, généralement.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ceux qui vivent dans des espaces marins, aquatiques, deltaïques, tout comme les miens. Parmi eux, je préfère les Italiens Eugenio Montale, Salvatore Quasimodo, Giuseppe Ungaretti, les Grecs Georgios Seferis et Odysseas Elitis, les Anglais T.S.Eliot şi Dylan Thomas, Ezra Pound, Edgar Allan Poe, les Français Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Rimbaud, dont les œuvres ont été traduites en Roumanie, mais également Saint John Perses avec son alléchante syntaxe orageuse, ensuite quelques poètes formés à l’école française, comme le Pérouvien Cesare Valeho, les Allemands Friedrich Holderlin, Georg Trakl, Rainer Maria Rilke et la liste pourrait continuer.

On pourrait – à tort – croire que certains de ces illustres poètes soient devenus désuets. Rien de plus faux, car ces sons fondamentaux de la poésie universelle n’ont jamais ciblé une mode quelconque dans leur existence poétique, mais ils ont ouvert la voie vers un transcendant salutaire, transformant la poésie en bouée de sauvetage pour certains mondes qui semblent perdre le Soi.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

À présent je lis des livres de philosophie roumaine et étrangère: puisque je peine, je vous l’ai déjà dit, à une théorie sur l’espace – matrice des eaux – et pour cela j’ai besoin de lectures diverses, de documentations, de renseignements convergents. Je lis plusieurs livres à la fois, c’est ma coutume.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, les voici: Un recueil de ballades, intitulé Comedia Valaha  (‘La comédie valaque’), 450 pages, prêtes à être envoyées aux éditions ; un recueil d’interviews Din Labirintul rostirii (Du labyrinth du verbe) ; un livre d’essais Nostalgia izbavirii (La Nostalgie de la rédemption) ; un livre de mémoires, Izma sălbatică (La menthe sauvage), traitant de mon amitié avec un grand prosateur roumain, Fănuş Neagu) ; un livre de prose, Puiul Vidrei (Le bébé de la loutre) autobiographique, achevé, une sorte de manuel de survie pour les enfants qui vivent dans les anciens marais de Braila, mon lieu de naissance d’où je viens juste de rentrer maintenant avec une grande joie : les autorités ont baptisé mon ancienne école où j’ai appris à lire et à écrire avec mon nom : Şcoala gimnazială Nicolae Grigore Mărăşanu. (Collège Nicolae Grigore Marasanu). Je travaille également à un livre d’histoire sur la Grande Union de tous les Roumains à Alba Iulia, 1918. Et c’est  tout, pour le moment.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participerai au festival Euro Poésia, deuxième édition, 2017. L’année dernière, à la première édition, j’ai obtenu le trophée du festival, aux côtés de cinq poètes français : Guy Allix, Jacky Essirard, Yves Jouan, Hughes Labrusse şi Jean Portante.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Généralement dans la presse littéraire, à la télévision, aux lancements des livres et rencontres avec les lecteurs, aux festivals de poésie dans le pays et à l’étranger, dans les cénacles littéraires et débats et depuis quelques années sur Facebook, ou chaque jeudi, suite à la parution du Poème du jeudi, j’entretiens un vif dialogue avec mes lecteurs de poésie.

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Le 19 janvier 2017

Nicolae Grigore Marasanu

 

Cette interview a été traduite du roumain par Elena Avasilencei.

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Traductrice : Elena Avasilencei

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Qui suis-je ?

Je m’appelle Elena Avasilencei et je suis née le 3 octobre 1956 dans une localité comportant 3 770 habitants, Isalnita, située dans le sud de la Roumanie.

 

J’ai fait des études humanistes au Lycée Fratii Buzesti de Craiova, le meilleur lycée du pays selon les statistiques, compte tenu des résultats des élèves à l’admission au lycée et ensuite à l’entrée aux facultés, et j’ai enchaîné avec des études philologiques à la Faculté des Lettres, avec double spécialité, français et roumain, à l’Université de Craiova.

À la fin de mes études j’ai été nommée enseignante titulaire par répartition gouvernementale dans une localité située à la frontière avec la Bulgarie, à 100 km de Craiova, laquelle s’appelait Orlea (l’homophone de votre Orléans) où je suis restée 7 ans.

À partir de 1986, après mon mariage, j’ai fait le saut directement dans la capitale de la Roumanie, à Bucarest, où j’ai travaillé pendant 13 ans à la Bibliothèque Centrale Universitaire de l’Institut Polytechnique. À partir de 2003, je suis rentrée dans l’enseignement comme professeur de FLE (française langue étrangère), exerçant mon métier dans deux lycées d’État et un particulier, jusqu’en 2009.

J’ai passé tous les examens professionnels, jusqu’à l’obtention du grade suprême dans l’enseignement pré-universitaire. J’ai suivi également un stage de formation continue en France, à l’Institut de Langues de Rennes, durant l’été 2005 et j’ai poursuivi en 2006-2007 un master en linguistique française théorique et appliquée, clôturé par une dissertation sur Pierre Loti.

Je suis également traductrice assermentée auprès du Ministère de la Justice de Roumanie et en tant que telle j’ai accompagné mon mari en Tunisie entre 2009-2015.

J’ai deux grands enfants (de 30 et 28 ans) Ioan Lucian et Marie Francine, tous les deux travaillant dans des compagnies internationales connues (Eriksson et Hewlett Packard).

Depuis l’an dernier, je suis à la retraite anticipée et je passe mon temps agréablement, en m’occupant à présent de traductions littéraires.

Après ma retraite, je suis rentrée dans mon village natal pour jouir des bienfaits de la nature, de la vie paisible, des lectures à mon gré et pour enfin retrouver le Paradis perdu, le berceau de mon enfance.

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Biobibliographie

Nicolaé Grigor


Livres parus :
Poésie : L’îlot, Editions Albatros, 1973;
Le bateau en phosphore, Editions Eminescu, 1976;
L’ombre du fleuve, Editions Eminescu 1979;
Enisala, Albatros, 1980;
 La distance entre moi et un lièvre, Editions Eminescu, 1979;
Caprices pour les quatre vents, Editions Eminescu, 1986;
Anges et banjos, Editions Eminescu, 1998;
Le mardi du canon, Editions Eminescu 2001;
L’âme se chante elle-même, Editions Decebal, 2002;
Les Impaires (sonnets), Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, Collection Hypérion, 2007;
Les mécanismes du mouvement, Editions Vinea, 2012.

Anthologies :
Le Léviathan, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2004, avec un cycle inédit Les Extases, La Balkanique (poètes roumains et serbes), Ex Libris, 2007, Poèmes déchainés, Grai şi Suflet – Cultura Naţională 2009, avec un cycle inédit des Poèmes d’Hissarlik, La Bête Impaire, collection Opera Omnia, Editions Tipo Moldova, Iaşi, 2011, ayant deux cycles inédits : Les voix des cendres et Requiem pour le soi suicidé.

Traductions :
La Bête impaire/ The Odd Beast, traduit en anglais par Petre Imandi, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2008 ; Zvucot na zborot/ Le son du mot, la version en macédonien par Dimo Domcev, Editions Arka, Skopye, 2009, Oda na Slaveiot / Ode au Rossignol, version en macédonien par Dina Cuvata, Matitza Makedonska, Skopie, 2009, Le triomphe de l’inocence/Triumfi i pafajësisë, version albanaise par Baki Ymeri, avec une préface de Luan Topciu, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2011.

Autres traductions (parutions en anthologies et diverses magazines) :
en indien par George Anca,
en hongrois par Marki Zoltan şi Balazs F. Attila,
en albanais, par Baki Ymeri şi Luan Topciu, en bulgare par Mihaela Deşliu et  Anastasia Andriev,
en serbe par Radmila Turukalo Sovtic et Lucian Marina,
en anglais par Narcisa Grigore,
en français par Elena Avasilencei  et Roxana Armeanu,
en macédonien par Dimo Dimcev.

Essais et articles : La bouée, Editions Sport-Turism, 1985; Porquoi l’Impaire, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2007, Le transphère de lâme et la rédemption par la poésie, dans Mărturisire de credinţă literară, Editions Carpathia Press, 2006, L’éternelle branche d’or, en Paroles pour les Descendents Editions Carpathia Press, 2007, Le parfum entre les deux temples, Collection Opera Omnia, Editions Tipo Moldova, Iaşi, 2013; La Séduction de l’impaire, dans Les Impaires, Editions Istros du Musée Carles I, Brăila, 2013 et Le parfum de fraesia dorée, éditions Grai si suflet, Bucarest, 2015.

Prix et diplômes (sélection) :
Prix National des Journalistes de Roumanie, 1987; le Prix du Festival National de poésie “Grigore Hagiu” et de la revue Porto-Franco, 2003; le Prix du Ministère de la Culture, le Prix de la Fondation et de la revue culturelle Antares, 2004; Diplôme et Médaille d’Argent de l’Ordre des Chevaliers Danubiens, en grade de Chevalier des Lettres, 2004; Le Prix d’Excellence pour Opera Omia et pour avoir introduit dans la poésie roumaine l’univers du Danube, offert par l’Association Roumanie du Patrimoine, 2006; le Prix International Balcanica , du Festival des Poètes des Balkans, 2007; le Prix du Festival international Duiliu Zamfirescu, 2007; le Prix International l’Etoile du Ciel offert par l’Encyclopédie WHO’S WHO et le Registre International des Etoiles, Suisse, 2007, (Suite de ce prix, l’étoile Hercules se renomme d’après le poète roumain), le Prix de la Filiale Sud-Est de l’Union des Ecrivains Roumains, 2010, pour le volume Poèmes déchainés; Diplôme d’Honneur de l’Union des Ecrivains Roumains, l’Association des Ecrivains de Bucarest, pour l’exceptionnelle activité littéraire 2010; le Prix National Grigore Vieru, pour le volume La Bête Impaire, Collection Opera Omnia, offert par l’Union des Ecrivains de la République de Moldavie, 2012; le Prix Constant Tonegaru, pour le même volume de La Bête Impaire, offert par la Société des Ecrivains C. Negri et la revue Porto Franco, 2012; le Diplôme d’Excellence et le Prix Opera Omnia de la part de la Filiale Sud-Est de l’Union des Ecrivains 2012; Diplôme d’excellence de la Mairie de la ville de Brăila, 2012; le Prix et le Diplôme d’Honneur de Ministère de la Culture et de la Direction de la Culture de la Contrée de Brăila, 2014, pour les volumes Les mécanismes du mouvement et Le parfum d’entre les deux temples; Diplôme d’Honneur, « Pour la parution constante dans la presse culturelle française et la promotion de la littérature française et francophone en Roumanie », de la part de l’Association Rencontres Européennes-Europoésie, Paris, le 26 septembre 2014, accordé par le Président Joël Conte.

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.Je remercie sincèrement Nicolae Grigore Marasanu d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses et à Elena Avasilencei d’avoir fait la traduction.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 21 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Sélène Wolfgang

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sélène Wolfgang

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Mon nom d’auteur est Sélène Wolfgang. Mes poèmes ont été publiés dans plusieurs revues littéraires avant que mon premier recueil paraisse aux éditions Chloé des Lys en 2011.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit. Depuis l’enfance, je nourris un véritable amour pour les mots. Cependant, comme je ne peux pas vivre de ma poésie, je travaille en tant qu’employée administrative. J’ai un diplôme de bachelière en secrétariat de direction.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Autrefois, je dessinais et peignais également… Mais j’estime n’être pas assez douée pour les arts plastiques.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends de mes lecteurs qu’ils me suivent le plus longtemps possible…

Je fais la promotion de mes livres sur les réseaux sociaux et je vais à la rencontre de mes lecteurs en participant à des salons du livre.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai fait quelques lectures de poèmes à Mons et à Paris. En septembre prochain, je présenterai mon dernier recueil «Le lamento des ombres» à l’Espace Muséal Emile Verhaeren à Roisin (Belgique).

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’enfance. 4 de mes recueils de poèmes ont été publiés par les éditions Chloé des Lys (La jongleuse et les bouches à masques en 2011, odes ophélines et purpurines en 2013, carmina mortem en 2014 et Hérodiade en 2015). 2 autres de mes recueils ont été publiés par les éditions Edilivre (Ne m’oubliez pas! et le lamento des ombres en 2016).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le lamento des ombres.

«Le Lamento des Ombres» est un recueil de poèmes dans lequel les figures féminines se ressemblent et s’assemblent en un sabbat crépusculaire aux teintes vives et colorées. Foudre tombée auprès d’un arbre, un orage magnétique grave le sceau du silence et le serment de deux jeunes femmes…

Des photos de Marc-Olivier Carion et de Benoît De Greift illustrent cet ouvrage.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur le site des éditions Edilivre, des éditions Chloé des Lys, du Furet du Nord, de la Fnac, d’Amazon,… et en librairie bien sûr.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Il est préférable bien sûr d’être publié à compte d’éditeur. Je préfère le livre papier au livre numérique.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Se fier aux actes des gens plutôt qu’à leurs dires.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime tout lire mais je préfère écrire de la poésie.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris d’abord mes poèmes dans un carnet. Ensuite, je tape mes textes sur mon ordinateur.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Oui, j’ai déjà eu des commandes d’ouvrages.

 

Je puise mon inspiration dans ce que je vis au quotidien. Même si ma poésie est une poésie symboliste et fantastique, il y a toujours en elle une part de mon vécu.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je me suis inspirée du livre « La Sorcière » de Jules Michelet pour créer le personnage principal que je mets en scène dans mes poèmes. Jules Michelet était un historien français du XIXe siècle qui avait un goût presque exclusif pour l’œuvre des philosophes des Lumières. Dans mes poèmes, j’exprime principalement ce que je vis en tant que femme.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture?

D’aller jusqu’au bout de leur passion.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Heinrich Heine, Emile Verhaeren, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Théophile Gautier, Paul Eluard…

J’aime également les auteurs contemporains comme Amélie Nothomb, Anne Rice, Stephen King…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Les yeux du dragon de Stephen King.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai terminé 2 recueils de poèmes dont un dans lequel je rends hommage au poète belge Emile Verhaeren.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 10 septembre, je présenterai mon dernier recueil « Le lamento des Ombres » à l’Espace Muséal Emile Verhaeren à Roisin lors des journées du patrimoine.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur Facebook ainsi que sur mon site web: http://www.selene-wolfgang.be/

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Le 24 juillet 2016.

Sélène Wolfgang

.Le Lamento des Ombres

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LE CARNET DES CHIMÈRES

Le papier a des yeux,

De grands yeux

Pour voir que les pendules nimbées

De fleurs fantomatiques ont des visages.

Le papier a des mains,

De grandes mains

Qui à elles deux forment un écrin

Où sont enfermées toutes mes larmes.

Le papier a des jambes

De longues jambes

Pour chevaucher l’oblique de l’existence

Et traverser les ruelles en feu

Où dansent les maudits.

Le papier a des dents,

De longues dents,

Les ailes d’un ange pendillent

Aux lèvres de ce voleur de reflet

Et les pendules qui ont des visages,

Les fleurs fantomatiques

T’observent en salivant,

Le papier a des dents,

De longues dents

Pour te dévorer, Ennui!

Sélène Wolfgang (extrait de mon recueil de poèmes «Le Lamento des Ombres»

.HERODIADE 1ière de couverture_001

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Je remercie sincèrement Sélène Wolfgang d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 29 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le beau navire (Charles Baudelaire)

L’hymne à la femme !

Arbrealettres


 

Le beau navire

Je veux te raconter, ô molle enchanteresse !
Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ;
Je veux te peindre ta beauté,
Où l’enfance s’allie à la maturité.

Quand tu vas balayant l’air de ta jupe large,
Tu fais l’effet d’un beau vaisseau qui prend le large,
Chargé de toile, et va roulant
Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent.

Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses,
Ta tête se pavane avec d’étranges grâces ;
D’un air placide et triomphant
Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.

Je veux te raconter, ô molle enchanteresse !
Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ;
Je veux te peindre ta beauté,
Où l’enfance s’allie à la maturité.

Ta gorge qui s’avance et qui pousse la moire,
Ta gorge triomphante est une belle armoire
Dont les panneaux bombés et clairs
Comme les boucliers accrochent des éclairs,

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Journée internationale de la Poésie: hommage à Baudelaire

Le mal des fleurs donne le spleen !

Maître Renard

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de la poésie avec le phare Baudelaire à l’honneur. Sa tombe au cimetière Montparnasse vaut à elle seule le détour: 

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On ne devrait pas être obligé de présenter Charles Baudelaire, l’un de nos plus grands poètes. Mais comme tous les poètes, ce sont surtout les élèves qui préparent leur bac qui lisent les « Fleurs du Mal » (1857) avec plus ou moins de bonheur.

Comme cet être d’exception, sa sépulture est tout à fait hors du commun, au cimetière Montparnasse, à une station de métro de la gare et de la tour éponymes. Elle est isolée et elle représente ce génie poétique… en momie!

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Relisons peut-être son plus fameux poème, une des Spleen, le mot spleen renvoyant à une mélancolie profonde, un mal de vivre, un mal-être que l’on partage ici:


Spleen : Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Quand le ciel…

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JL à l’écoute de … Céline Mayeur

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Céline Mayeur

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Céline Mayeur romancière/ nouvelliste.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai travaillé naguère en tant qu’aide-soignante dans diverses structures médicalisées. Ces dernières années j’étais secrétaire médicale et assistante d’un petit éditeur.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Il paraît, à mon grand désarroi, que je suis une piètre dessinatrice. J’étais parolière dans un groupe de rock où il m’arrivait de pousser la chansonnette.

Je fais mes premiers pas dans le cinéma et j’adore ça !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Qu’ils continuent à me lire et qu’ils me fassent part de leurs impressions de vive voix ou sur Babelio, booknode ou facebook.  Je suis honorée qu’ils apprécient mes livres et j’aime discuter avec mon lectorat.

 

J’essaie d’être présente le plus possible sur la toile via mon blog, mon site ou les réseaux sociaux.

Je pense que rien ne vaut une vraie rencontre. J’aime me déplacer pour dédicacer mes livres.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je participe à des rencontres d’auteurs ou des journées autour de l’Art. Je ne me suis pas encore prêtée à l’exercice des conférences ou des lectures publiques. J’ignore à cette heure si je le ferai un jour.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’enfance où j’ai remporté mon premier concours de nouvelles. J’avais commencé par écrire des contes et des poèmes  en amateur. J’ai par la suite  publié des nouvelles dans des revues adolescentes.

Passé mon expérience de bloggeuse où j’ai pu être guidée par des écrivains reconnus, je me suis lancée dans la publication à compte éditeur en 2010.

 

J’ai écrit :

– Possession, roman fantastique destiné à public adolescent ou jeune adulte édité chez Kirographaires éditions.

– des nouvelles provoquantes (La folle, complainte du comateux puant, la Mado, mon joujou exotique, l’éloquence et prosopagnosie) publiées dans les revues  Squeeze et L’Ampoule et en ligne aux éditions de l’abat-jour ou sur Artramenta.

– Des nouvelles érotiques prochainement publiées aux éditions du 38, collection Paulette.

– Des novellas et nouvelles réalistes ou fantastiques qui sont encore libres de droit.

– Fièvre Gitane, un roman littéraire chez Terriciaë éditions.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit de Fièvre Gitane, un roman littéraire.

 

C’est l’histoire de Juanna, une gitane prête à tout pour garder l’homme qu’elle aime; Quitte à perdre l’esprit, quitte à utiliser des moyens déraisonnables, la fureur qui la pousse ainsi que sa dissidence la rendent inquiétante. Pourtant, cette enfant partie de rien, incapable de déchiffrer le moindre mot, sillonnant les plages des Saintes Maries de la mer accompagnée de sa mélancolie, apprendra à aimer, à lire et à pardonner au côté de Louis, un enfant prodige.

Fièvre Gitane, c’est une histoire d’amour, de désamour et d’amitié. C’est un voyage au travers les saisons, les années et les pays. Les paysages, les émotions, les événements sont tour à tour retracés par Juanna et Louis et par la voix de Tristana qui bien des années plus tard tombera sur leurs mémoires et décidera d’en faire un roman.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En ligne sur le site des éditeurs, dans toutes les librairies virtuelles, en librairie en rayon (bientôt) ou en commande.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je pense qu’écrire des romans c’est un travail aussi utile que celui de médecin, professeur ou gendarme; imaginez la vie sans Art : Hop ! Plus de musique ! Plus de film ! Plus de livre ! Plus de photo ! Plus de dessin ! La vie continuerait certainement mais elle serait morne, sans expression  ni mémoire.  Par conséquent, et au vu du labeur, c’est normal que nos prestations soient rémunérées.

Je suis donc totalement contre l’édition à compte auteur, idem pour les comptes participatifs.

 

Les e-book, je n’en suis pas particulièrement fan, mais cela est personnel étant donné que je souffre des yeux.

Par ailleurs, je préfère le support papier que l’on conserve, l’odeur de l’encre et des feuilles, le bruissement des pages  et les beaux volumes. Ceci étant, je lis des nouvelles en e-book et en publie également. Je trouve cela pratique pour les textes courts mais je ne publierai jamais de roman en numérique.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Aies confiance en ton talent et avance.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des romans.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

J’écris dans mon bureau, installée devant mon ordinateur dans le silence.

Je  suis plus intuitive que méthodique ; aussi il est rare que je procède par plan. Je préfère me laisser guider par mon imagination et évoluer avec mes personnages. Si je ne suis pas inspirée, je m’abstiens et je m’adonne à la lecture.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration émane de mes émotions, de mon vécu ou de mes rêveries. Les voyages ou les expériences humaines m’inspirent autant que les photos, la musique, les films ou la peinture.

 

Oui, on m’a commandée un roman littéraire, un mini roman érotique et d’autres textes en revue ou chez des petits éditeurs.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes personnages sont pour la plupart inventés mais dotés de qualités et de défauts de mon entourage ou de moi-même.

Je fais en sorte de rendre mes personnages authentiques puis la logique et mon imagination me soufflent des péripéties.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De lire énormément de classiques comme d’ouvrages modernes, de maîtriser la syntaxe mais aussi de se faire relire par un maximum de personnes du milieu littéraire (écrivains, correcteurs, professeurs de français ou de lettres, conseillers littéraires…)

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Parmi les classiques : Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Emile Zola, Alphonse de Lamartine, Joris- Karl Huysmans, Pierre Choderlos de Laclos, Marcel Proust, Edgar Allan Poe, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Marguerite Duras, Pierre Loti et Marcel Pagnol.

 

Parmi les auteurs modernes : Eric Reinhardt, David Foenkinos, Florian Zeller, Stephen King, Muriel Barbery, Christiane Baroche, Riikha Pulkkinen, Amélie Nothomb et des auteurs moins connus comme Julie Oyono, Pascal Louvrier, Cathy Borie, Patricia Has Nivoix, Christel Lacroix et j’en oublie…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je relis Manette Salomon des frères Goncourt et je découvre Moment d’un couple de Nelly Alard.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, sur mon nouveau roman littéraire « la petite robe bleue » sous l’aile bienveillante de Pascal Louvrier (écrivain biographe-éditeur) et sur un court métrage avec le réalisateur toulousain Thierry Obadia.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

La sortie de Fièvre Gitane (roman) dans une semaine et celle imminente des deux recueils collectifs de nouvelles érotiques sur les thèmes Donjon et Miroir auxquels j’avais participé.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 

Sur mon blog   http://celine-mayeur.blog4ever.com/

 

Sur mon site     http://celine-mayeur.weebly.com/

 

Sur ma page facebook   https://www.facebook.com/pages/C%C3%A9line-Mayeur/100752816677176?ref=hl

 

Sur mon compte facebook     https://www.facebook.com/celine.mayeur.5

 

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Le  5 mars 2015.

Céline Marie Mayeur.

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Je remercie sincèrement Céline Mayeur  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 06 mars 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

https://librebonimenteur.wordpress.com/

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http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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