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Sans Totem Ni Tabou, Rodolphe Oppenheimer et Sophie Sendra

Sans Totem Ni Tabou

Regards Croisés – Correspondances

Rodolphe Oppenheimer

et Sophie Sendra

 

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RAMSAY éditions

 240 pages – Mars 2017 – Prix 19 €

ISBN 9 7828 12200649

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Quatrième de couverture

En 2014, faisant suite à une première correspondance entre Sophie Sendra et Rodolphe Oppenheimer, publiée dans le Bsc News Magazine, une amitié naît à mille kilomètres de distance. En janvier 2016, sur une période de six mois, ils ont échangé Sans Totem ni Tabou, sur la politique française et internationale, la psychanalyse, la philosophie, etc.

Ce qui a guidé ces échanges est l’amitié et une pensée Humaniste partagée malgré des désaccords. Un an après cette correspondance, le recul permet de voir ce que ces deux intellectuels avaient analysé judicieusement : les « mouvements » du monde que nous observons aujourd’hui.

Le dialogue qui se dégage de cette relation épistolaire montre que deux personnes aux vies et aux parcours si différents, séparées par la distance, l’une athée, l’autre croyante, peuvent être proches dans la façon dont il faut combattre les préjugés, la xénophobie, les ostracismes. Les échanges d’idées et de points de vue font avancer la réflexion sur le monde tel qu’il se déroule.

Simple dans sa lecture, cet ouvrage se veut accessible à tous. La relation épistolaire oblige à expliquer, à développer, à traduire les pensées.

Dans un monde fait de téléphones hyper connectés, de textos, ces échanges permettent la « lenteur » du dialogue face à la rapidité des petites phrases.

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Extraits :

Volontairement je n’ai pas indiqué qui était l’auteur de chaque extrait.

………….

Bien des choses se sont passé. Après les attentats de Bruxelles, ce sont ceux de la Promenade des Anglais que nous avons vus surgir. Tu t’en es inquiété d’ailleurs. Il y a eu l’élection de Donald Trump, les primaires de la gauche, la « défection » du Président Hollande, la montée des nationalismes, etc.
Nous nous sommes vus en novembre dernier pour le Prix Edgar Faure. Paris est une ville étrange et attirante que je ne revois chaque année que pour cette occasion. Peu à l’aise dans les cérémonies, je regarde souvent le monde comme s’il m’échappait – sorte d’étude sociologique des comportements humains. Une part de curiosité scientifique s’empare de moi et je me dis que je suis finalement « lost in translation », comme perdue en traduction…
Nous nous appelons parfois, rapidement, très vite pour telle ou telle question et, comme un rendez-vous, nous nous écrivons en gardant cette forme si particulière de l’échange plein et entier.
Quel bonheur.

…….

La manufacture Jaeger-LeCoultre a créé, il y a déjà bien longtemps, une montre baptisée poétiquement « Reverso ». Il est possible d’en retourner le cadrant afin de se soustraire au temps, de se cacher de l’heure, de s’échapper de la vie. La montre n’est qu’un marqueur du temps qui passe, qui relate. Le Prix Edgar Faure est lui aussi un symbole d’une année qui s’est écoulée. Chaque édition est une année de plus ou de moins, cela dépend si l’on voit le verre
de la vie à moitié vide ou à moitié plein, si on est optimiste ou au contraire pessimiste. Tu l’évoques à juste titre à propos de l’échange épistolaire, entre un correspond croyant et l’autre hâtée. À ce titre, récemment, en évoquant les dérives populistes que le monde rencontre, un ami juif ashkénaze me mettait en garde et prononça cette phrase terrible : « En 1943, les juifs pessimistes étaient à Hollywood, les juifs optimistes se trouvaient à Auschwitz ».

………..

En te lisant, j’aime cette phrase : « Je t’avais contacté parce que tu publiais ce livre… » Je pense donc publier plus souvent… J’occupais et j’exerçais au moment de la sortie de mon livre, Edgar Faure, secrets d’État, secrets de famille, la fonction de Maire-adjoint délégué à Clichy dans les Hauts de Seine.
J’étais donc en ce sens un homme politique en action, nanti d’un mandat électif. « L’éloignement aide parfois à mieux s’aimer, mieux se comprendre », chantait Alain Barrière dans sa chanson Tu t’en vas. Je fais allusion à cette notion de distance, car je ne crois pas en celle-ci. J’entends par là que l’espace n’est que le vide que l’on veut bien laisser s’installer entre deux choses ou deux personnes ; autrement dit, je me sens infiniment plus proche de toi
que de beaucoup de mes voisins.

……

Si Edgar Faure est un peu érigé dans ma vie comme une statue ou un monument que je contemple du matin au soir, sur mes cartes de visite, sur des revues, au travers de photos, de stylos publicitaires, sachant que mes enfants appellent même leur arrière grand- père Pado-Titi, comme je l’appelais Papa Titi dans l’intimité ; bien évidemment cela relève d’un caractère pathologique, mais encore une fois cela ne blesse personne. Je n’oublie pas mes autres grands-parents, ma grand-mère Lucie, son épouse, était une femme accomplie, j’entends par là qu’il ne s’agissait pas de Madame Edgar Faure, mais de Lucie Faure ; elle avait réussi à se faire un prénom derrière la bête politique
qu’était son mari.
Mon grand-père paternel et son épouse ont traversé comme ils ont pu la guerre, ils ont choisi la France pour s’établir, laissant à l’Allemagne leur empire. Je les ai trop peu connus. Il s’agissait pour le petit garçon que j’étais de personnages inquiétants, était-ce leur accent ? Était-ce une souffrance que je pouvais déjà ressentir ou percevoir, était-ce la place étrange qu’ils ne pouvaient peut-être pas prendre vis-à-vis de moi ?

…………

La philosophie est une attitude, celle de celui ou celle qui cherche par tous les moyens de la connaissance à comprendre le monde tel qu’il est et tel que nous pouvons l’appréhender, et ce par les savoirs qui se donnent à
lui ou à elle. Ainsi, apprendre des citations par cœur ou se former au travers de « La philosophie pour les nuls » réduirait la pensée à un acte de mémorisation et à l’apprentissage de l’histoire de la philosophie. Mémoriser les parties du corps humain et l’histoire de la médecine ne fait de personne un chirurgien. C’est sans doute pour cela que je ne suis pas impressionnée par des personnes, des philosophes, des intellectuels qui passent leur temps à citer de
grands penseurs, ou à faire de petites phrases qui n’ont de vérité que le vraisemblable. Beaucoup se disent « Quelle intelligence ! », « Quelle culture ! », « Quelle connaissance ! » ; certes, mais le plus généralement, la seule chose qui me vient à l’idée c’est : « Mais pourquoi ne pense-t-il pas par lui-même au lieu d’emprunter à d’autres ». La philosophie ne consiste pas à connaître par cœur l’Histoire de la philosophie ou à apprendre des citations, elle consiste à s’interroger, à chercher, fouiller tous les domaines de la connaissance, à dépasser ces auteurs tant admirés – dans le sens où il est impératif d’éveiller le sens critique à leur égard — et rendre pratique ce qui est théorique. Toute personne – intellectuelle, essayiste, écrivain, scientifique, psychanalyste, etc. – qui a cette démarche est philosophe, quel que soit son niveau d’étude.
Dans le même temps, cela ne veut pas dire que cela exclut ceux qui en ont fait l’étude, qui ont bâti une théorie, un système ; enseigner la biologie ne fait pas de celui qui l’enseigne un biologiste pour autant ; il l’est s’il mène des recherches, s’il fouille et remet en question son savoir, s’il actualise ses connaissances, s’il ne le fait pas, il enseignera la biologie et son rôle s’arrêtera là. C’est pour cela sans doute qu’en philosophie la question semble plus importante
que la réponse.

 

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Ce que j’en pense

Ce livre est une occasion d’échanges, d’idées, de points de vue, de réflexions. Il y a un réel dialogue entre ces deux Totems qui n’élèvent aucun tabou dans cette relation épistolaire de deux personnes aux vies et aux parcours totalement différents, et cependant empreintes de tolérance unies, d’une certaine manière, dans une volonté farouche de lutter contre les préjugés, la xénophobie, les ostracismes.

Pourtant, beaucoup de choses les séparent. L’une est athée et l’autre croyant. L’une est plus dans l’intériorité et l’autre dans l’extériorité. En avançant dans leurs réflexions, elles font avancer la pensée et la réflexion sur le monde. Le fait d’échanger par courrier, de façon épistolaire que combattent avec agressivité les téléphones, les textos, donne une certaine lenteur dans le dialogue qui permet d’expliquer, de développer, de traduire les pensées.

La lecture est assez facile puisque l’humour et la gravité s’associent pour aider à comprendre. Certes, il y a des références culturelles et historiques pointues, au-delà de mes connaissances et qui nécessiteraient des recherches, mais il y a aussi des sourires et des moments de relaxation avec l’évocation de certains chanteurs tels Renaud ou Fugain.

La forme retenue est intéressante même si elle a été utilisée nombre de fois par le passé. Elle apparaît comme une  expérience.

L’agressivité est absente dans ces textes qui débordent de tendresse, de poésie, d’intelligence et de respect. Il s’agit d’un livre d’amitié dans ces analyses théologiques, politiques, des atrocités. Il y a aussi de la finesse et l’humilité, des esprits brillants, une grande complicité. L’humanisme est au rendez-vous.

Pèle-mêle j’ai relevé que ce livre traitait d’un certain nombre de sujets tels que : Edgar Faure qui est omniprésent, chômage, attentats, cerveau limbique et cerveau raisonnable, Descartes, Christiane Taubira, partis politiques, les présidents de la République Française, racisme, xénophobie, musique, science, religion, Bernard Tapie, Shoah, le vote direct et indirecte, la droite la gauche, les bombes au Japon, Robert Oppenheimer, Israël, les Juifs, le Sionisme, philosophie, guerre, cannibalisme, l’évolution pragmatique de l’être, Dieu et D.ieu, Eric Zemmour, la logique et la morale, les attentats notamment de Bruxelles, terrorisme, une tentative de définition de la philosophie, suractivité, le festival de Cannes, la passion de la politique, le comportement humain, et j’en passe.

Bref, les sujets sont diversifiés et chacun y trouvera son petit.

 

LES AUTEURS

Rodolphe Oppenheimer est un psychanalyste.

Il est le petit-fils du Président Edgar Faure. Comme son grand-père, il s’intéresse de près à la politique.

Il publie régulièrement des articles liés à la psychanalyse dans l’Express, l’Obs, etc.

Dans son cabinet parisien, il contribue au développement du traitement des phobies par le biais de la réalité virtuelle.

Sophie Sendra est docteur en philosophie et psychanalyste.

Auteure de plus d’une centaine d’articles, elle publie régulièrement des interviews épistolaires dans le Bsc News Magazine et enseigne la philosophie et les Humanités dans plusieurs établissements secondaires et supérieurs.

Sophie Sendra, chroniqueuse pour le Magazine Bsc News, a publié en 2014 une interview épistolaire avec Rodolphe Oppenheimer-Faure à l’occasion de la sortie de son ouvrage Edgar Faure, secrets d’État, secrets de Famille, aux Editions Ramsay.

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 07 juin 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Anne-Marie TORRISI

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Anne-Marie TORRISI

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle ANNE MARIE TORRISI.

Mon parcours est atypique concernant l’art pictural, en ce sens que je n’avais aucune prédisposition pour cet art si merveilleux que je ne connaissais pour ainsi dire pas.

En fait, c’est la médiumnité qui m’y a conduite il y a quelques années maintenant, à l’âge adulte. C’est un peu comme si je m’étais réveillée un matin avec des tubes de peintures et des pinceaux dans les mains. C’est ainsi que j’ai commencé à peindre, sans avoir pris aucun cours de dessin ou de peinture quels qu’ils soient.

 

2/ Que faisiez-vous avant (ou parallèlement à) la pratique de votre art ?

Avant de commencer à peindre j’étais, et suis toujours du reste, économiste de la construction, domaine donc parfaitement étranger à cet art.

 

3/ Qu’aimez-vous ou que pratiquez-vous comme autre art ? Quelle est votre passion ?

À vrai dire je n’ai aucune autre passion que celle de peindre depuis que je l’ai découverte, et en suis devenue complètement « addict ».

 

4/ Comment vous faites-vous connaître ? Qu’attendez-vous de vos admirateurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Les réseaux sociaux tels Facebook notamment, m’ont permis d’avoir une ouverture très large, ainsi que mon site internet. De nombreux fans de tous pays ou horizons visitent et me suivent sur ma page FB ou sur mon site.

Il m’est toujours extrêmement agréable de constater que mes œuvres sont vues et appréciées dans le monde entier.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des dédicaces, des expositions ou des conférences sur vos œuvres ?

Effectivement, et cela vient en complément de mon site ou des réseaux sociaux, mes œuvres sont vues dans de nombreux salons, expositions, galas ou galeries tout au long de l’année et en différents lieux, tant en France qu’à l’étranger.

Certains magazines prestigieux spécialisés dans l’Art en général ou dans l’art pictural en particulier, m’ont fait l’honneur à plusieurs reprises de publier des interviews ou des articles élogieux, ainsi que des photos de certaines œuvres.

Plusieurs articles ont également été diffusés dans la presse locale telle Nice Matin.

Il m’arrive aussi bien sûr lors des expositions notamment, de rencontrer avec plaisir des personnes qui découvrent mes œuvres, et qui souhaitent m’interroger sur leur signification ou me faire part de leur appréciation.

Des admirateurs qui me suivent sur les réseaux sociaux sont également ravis de me rencontrer lors des salons ou expositions quand elles ont lieu dans leur ville ou à proximité.

Certains acquéreurs ont éprouvé le besoin de venir chercher eux-mêmes l’œuvre qu’ils ont choisi de posséder, et ont souhaité me rencontrer et pouvoir visiter mon atelier.

Cela est toujours une grande émotion pour moi de lire le bonheur dans leurs yeux lorsqu’ils découvrent la toile qu’ils n’ont vue jusque-là qu’en virtuel quelquefois. Il m’est arrivé de voir des personnes émues aux larmes et c’est un grand bonheur pour moi également de constater que tout ce que j’ai voulu transmettre dans mes toiles a bien été perçu par l’acquéreur.

Cela me permet aussi de laisser partir mes créations qui sont beaucoup de moi-même et comportent tellement d’émotions et de joies, étant assurée qu’elles seront choyées comme je le souhaite par leur nouveau propriétaire.

La vente par internet fonctionne très bien, mais je dois reconnaître que les expositions me font rencontrer des personnes qui apprécient ce que je fais, et cela me laisse toujours le souvenir de très agréables moments d’avoir pu échanger en direct et me rapprocher d’eux.

 

6/ Depuis quand pratiquez-vous ? Qu’avez-vous déjà réalisé ? Écrit ?

Comme je vous l’ai déjà dit, mon aventure a commencé à l’âge adulte. J’ai commencé à peindre il y a plusieurs années et de façon ininterrompue depuis. Il y a des années où j’ai créé plus de cent œuvres par an. Mes créations sont de toutes tailles aussi bien que sur divers supports (vases, tables, meubles, vitres, mugs, etc..).

Les premières toiles étaient en acrylique mais très vite je suis passée à l’huile et depuis elles sont toutes peintes de cette manière, certaines avec des incrustations de divers matériaux comme des plumes par exemple.

L’idée d’écrire un livre racontant mon histoire atypique est en train de mûrir doucement dans mon esprit. Il se peut qu’un jour je finalise ce projet mais pour l’instant je suis vraiment trop absorbée par le plaisir de peindre, et tellement d’idées se bousculent encore dans mon esprit à projeter sur les toiles…

 

7/ Quelle est votre dernière œuvre ? Pouvez-vous nous en parler ?

À ce jour ma dernière œuvre s’intitule « Face à la mer ». Il s’agit d’une toile inspirée par ma magnifique ville d’adoption, Nice, où je suis arrivée avec ma famille à l’âge de 4 ans.

Elle représente des caractéristiques typiques de notre belle ville : tout d’abord l’aigle figurant sur les armoiries de Nice, surmonté de sa couronne comtale (Comté de Nice), le soleil azuréen qui nous réchauffe tous de ses doux rayons, les touristes qui nous font le plaisir, quel que soit le moment de l’année, de nous rendre visite pour venir apprécier notre superbe ville, les poissons indiquant que la mer est là, toute proche, et bien sûr les fameuses chaises bleues de la Promenade des Anglais sur lesquelles tout un chacun peut se poser un long moment pour apprécier la mer et l’horizon, là-bas, tout au bout de la mer.

Cette toile inspire la quiétude, le bien-être et la détente que l’on ressent lorsqu’on est en vacances dans un lieu magique comme l’est notre ville.

 

8/ Où peut-on se procurer vos œuvres ? Vous entendre ? Vous voir ?

Mes œuvres peuvent être acquises à partir de mon site : annemarietorrisi.com, ou de ma page Facebook : Torrisi Anne Marie artiste peintre médiumnique, à partir desquels on peut me contacter facilement par mail ou procéder à un règlement par Paypal par exemple.

On peut également me rencontrer lors des vernissages de certaines expositions dont le calendrier figure sur mon site ou ma page Facebook, mais aussi à mon atelier, sur rendez-vous uniquement.

 

9/ Appartenez-vous ou recommandez-vous d’une école ?

Autodidacte et heureuse de l’être, je n’ai pratiqué aucune école d’art et serais donc bien en peine de pouvoir recommander un établissement quel qu’il soit.

C’est peut-être du reste ce qui me permet d’avoir une totale liberté de création, tant dans les formes que dans les couleurs ou encore les proportions. Je ne suis bloquée par aucun a priori, aucune contrainte, aucune règle.

Mes toiles ne sont pas régies par la réalité, bien triste, bien rigide ou bien ennuyeuse quelquefois, mais nous transportent dans des mondes de rêves colorés et tendres ou humoristiques qui redonnent « la pêche » et permettent de nous évader de notre condition terrestre.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ?

Cela fera sourire certains sceptiques, mais les conseils que j’ai reçus dans ce domaine ne m’ont pas été dispensés par un professeur puisque je n’ai pris aucun cours et n’ai fréquenté aucune école, mais venaient de ce que l’on appelle communément « l’au-delà » et m’ont été communiqués au moyen de ma médiumnité, soit par écriture automatique soit par visions. Le plus important de ces conseils était de surtout rester moi-même, de respecter ma personnalité et de ne pas me poser de questions mais faire, et que toute œuvre crée l’est pour quelqu’un en particulier, qui viendra à elle le moment venu.

 

11/ Que préférez-vous faire comme style d’œuvre ou d’activité ?

L’art naïf, l’art singulier m’attirent particulièrement, quel qu’en soit le support.

 

12/ Comment travaillez-vous ? Préférez-vous travailler seul (e) ou en groupe ?

Le moment privilégié pour me consacrer à ma passion est évidemment le soir, voire la nuit lorsque tout le monde dort et que je suis seule, moment où je peux me déconnecter complètement de la réalité. Le travail en groupe ne me conviendrait absolument pas car j’ai besoin, au contraire, d’être en dehors de tout pour me laisser aller à ma création.

C’est là que le temps s’arrête et n’a plus d’emprise sur moi. Oui j’aime créer seule dans le silence de la nuit.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ?

Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, mes inspirations me viennent par écriture automatique (au début surtout) et maintenant par flashs. Cela peut se produire à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit, même si je ne suis pas spécialement en attente d’un message, même si je ne pense pas spécialement à mes peintures.

Les images arrivent, très nettes, avec la toile finie, ou des améliorations à apporter à celles qui sont en cours. Il me plaît aussi d’écouter certaines personnes, qui parfois m’inspirent tout d’un coup un thème de tableau par exemple.

La peinture m’a ouvert une autre façon de voir mes semblables, de voir certaines choses, certains détails invisibles pour d’autres.

Lors d’une proposition pour une exposition dans une joaillerie de la Place Vendôme par exemple, une multitude d’images se sont bousculées dans ma tête et cinq œuvres ont ainsi été créés.

 

14/ Avez-vous eu des commandes d’œuvre à réaliser ? Qu’aimeriez-vous que l’on vous demande de réaliser ?

Il m’est arrivé effectivement d’avoir des commandes particulières de portraits par exemple, ou de portraits de familles, mettant en exergue les hobbies, ou métiers ou traits de caractère de chacun.

J’étudie bien entendu toute demande.

Plusieurs projets me trottent dans la tête, que j’aimerais bien voir se concrétiser, comme peindre une toile pour le service pédiatrique d’un hôpital, ou organiser un atelier peinture avec des enfants hospitalisés, ou des enfants défavorisés.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de votre ou de vos arts ?

Une œuvre d’art doit susciter chez la personne qui la regarde divers sentiments et ce qui prime chez moi c’est de pouvoir exprimer des sentiments de bien-être, de joie, d’humour, de beauté ou éveiller certains souvenirs que l’on a plaisir à se remémorer. Mes œuvres pourraient être aussi des antidépresseurs.

On ne peut acquérir une œuvre juste parce que les couleurs sont belles ou les formes originales. La sensation doit être plus forte et parler au plus profond de soi pour que cet amour commun puisse perdurer dans le temps, sans lassitude.

 

16/ Quels sont vos auteurs ou compositeurs préférés ? Vos artistes préférés ?

Je ne pourrais répondre à cette question car le choix est vaste et mes goûts assez éclectiques.

Pour ce qui est des chanteurs j’apprécie les beaux textes, mais aussi les belles mélodies ou les airs entraînants.

 

17/ Quelle est la dernière activité artistique que vous ayez vécue ? Pouvez-vous nous en parler ? Pourquoi l’avoir choisie ?

La dernière activité artistique à laquelle j’ai participé, a eu lieu le 18 mai dernier, jour de mon anniversaire.

C’était lors d’un gala « La nuit de l’Orient » au Carlton à Cannes, pendant le Festival de Cannes. Ce gala était organisé en faveur des enfants du Liban. Moi-même Maman de 4 enfants, je ne pouvais rester insensible à cette cause. Ma participation a été de faire don d’une reproduction numérotée et signée par moi, d’une de mes œuvres : « Amour de Soi », qui figure d’ailleurs en couverture du magazine Connexions des Arts n° 9 qui a circulé tout le temps du festival.

Cette reproduction a été vendue aux enchères, et c’est en la personne d’un Saoudien qu’elle a trouvé preneur après une belle envolée d’enchères.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Pleins de projets à réaliser bien sûr !!! Sur le plan peinture, une œuvre n’est pas encore terminée, que déjà d’autres idées arrivent. C’est comme une grossesse, comme un fœtus qui grandit au fil du temps jusqu’à sa naissance, et là c’est une joie incommensurable. Tout au long de cette gestation je parle à mes futures œuvres, aux personnages qu’elle représente et c’est une communion extrême.

C’est pourquoi la vente d’une réalisation est toujours entremêlée de joie et en même temps de crainte et de douleur de la séparation.

Mais c’est toujours le bonheur qui prédomine et me pousse à créer sans arrêt.

Je vous ai déjà dévoilé certaines choses qui me tiennent à cœur de voir se concrétiser : enfants, hôpitaux, livre.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Tout prochainement, du 6 au 28 août 2016 j’exposerai à l’Espace Saint-Nazaire de Sanary-Sur-Mer dans le Var, puis au Palais des Expositions à Nice du 14 au 16 octobre au salon Art3F.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ?

Les personnes pouvant aller sur internet peuvent « aimer » ma page Facebook : Torrisi Anne Marie artiste peintre médiumnique, sur laquelle ils retrouveront toutes mes actualités et agenda des expositions où mes œuvres seront exposées.

Les commentaires sont les bienvenus.

www.facebook.com/Torrisi-Anne-Marie-artiste-peintre-médiumnique-128949150638502/

http://www.annemarietorrisi.com/

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Le 13 juin 2016.

Anne-Marie TORRISI

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Je remercie sincèrement Anne-Marie TORRISI d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 14 juin 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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