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Un fil à la patte, une création au CADO Orléans

UN FIL A LA PATTE

de Georges Feydeau

 

Mise en Scène et Décors de Christophe LIDON

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Avec Sarah Biasini, Stéphane Cottin,

Catherine Jacob, Yvan Le Bolloc’h, Bernard Malaka,

Dominique Pinon, Adèle Bernier, Cédric Colas

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 Voici comment Christophe LIDON présente cette pièce :

Pendant les années jazz, zazou, twist, bref depuis toujours, des Lucette Gautier ont enflammé les scènes parisiennes de leur folie et de leur charme, entraînant derrière elles tout un aréopage de créatures de la nuit ou du jour, de Paris ou d’ailleurs. Mais lorsqu’entre Lucette et son amant Fernand de Bois d’Enghien, vient le temps d’officialiser les choses, l’ambiance vire à l’orage. Comment se débarrasser d’une maîtresse lorsqu’on prévoit de se marier le jour même avec une riche héritière? Les portes claquent et les gifles volent. De crise de nerf en crise de foie, de moment tendre en folie passagère, c’est tout un Paris de la scène et du rire qui va sous vos yeux brûler de mille éclats. Trois coups de feu et place au théâtre, qui est bien plus joyeux que la vie!
Monter Un fil à la patte aujourd’hui, c’est aller rechercher derrière les codes du théâtre de Feydeau la vérité jaillissante de ces situations extrêmes, à travers le jeu d’une équipe de brillants acteurs dont l’univers ancré dans le monde d’aujourd’hui garantit une redécouverte de la narration: sous les yeux de l’inénarrable baronne Catherine Jacob, Sarah Biasini incarnera une Lucette Gautier pleine de naturel, de vivacité et de charme, face à Yvan Le Bolloc’h qui endossera les habits du séducteur Bois d’Enghien, fort malmené et vite dépassé par les évènements. Dominique Pinon prêtera son talent à l’étrange et désarmant Bouzin, victime éternelle. Pour compléter le tableau, le furieux général Irrigua, amoureux de Lucette et prêt à tout pour conquérir la belle, prendra les traits de Bernard Malaka et Viviane, la future mariée qui trouve son fiancé bien trop sage et rêverait d’un séducteur très expérimenté, ceux de… (distribution en cours).
Notre démarche apportera à cette histoire le glamour et la sensualité du Paris des années 50, fait de music-hall, de cabarets et de joie de vivre débridée, synonyme dans le monde entier d’une capitale du spectacle et de la nuit à son apogée. Dans un décor qui jouera de l’esthétique de cette époque et bénéficiera de l’intervention poétique d’images de cinéma, les costumes «new look» façon Christian Dior apporteront à l’ensemble le faste d’un Paris capitale de la mode et du divertissement. Le jazz bondissant de la bande-son donnera à tous le tempo effréné sans lequel le Fil à la patte n’est pas du «pur» Feydeau.

Christophe Lidon

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Les interprètes avec le lien pour mieux les connaître dans l’ordre alphabétique :

Adèle BERNIER qui joue Marceline, Nini, Viviane

http://www.artmedia.fr/fiche.cfm/390044-adele-bernier.html

Sarah BIASINI  qui joue Lucette Gautier

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarah_Biasini

Patrick CHAYRIGUES qui joue Ignace de Fontanet, Maître Lantery

http://www.agencebernardborie.com/fr/artiste/18

Cédric Colas qui joue Firmin, Emile, Jean

http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/404997-cedric-colas.html

Stéphane Cottin qui joue De Cheneviette, Miss Betting  

http://www.artmedia.fr/fiche.cfm/303221-stephane-cottin.html

Catherine Jacob qui joue La Baronne Duverger

https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Jacob

Yvan Le Bolloc’h qui joue Fernand de Bois-d’Enghien

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yvan_Le_Bolloc’h

Bernard MALAKA qui joue Le Général Irrigua

http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/198159-bernard-malaka.html

Dominique PINON qui joue Bouzin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Pinon

 

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Voici que Julie Poulet-Sevestre en dit le 04 mars 2017 dans la République du Centre :

http://www.larep.fr/orleans/loisirs/art-litterature/2017/03/04/christophe-lidon-met-en-scene-un-fil-a-la-patte-de-feydeau_12307424.html

« C’est une fête de monter Feydeau, comme un petit grain de poivre excitant », confie Christophe Lidon qui présente, à partir de ce soir au CADO-Théâtre d’Orléans, sa nouvelle mise en scène.
Comment se débarrasser d’une maîtresse lorsqu’on prévoit de se marier le jour même avec une riche héritière ? S’entourant d’une troupe de comédiens fidèles (Sarah Biasini, Catherine Jacob, Dominique Pinon, Bernard Malaka…) et d’Yvan Le Bolloc’h, Christophe Lidon crée, à partir d’aujourd’hui au Théâtre, « Un Fil à la patte ».

Pour votre nouvelle création, vous avez choisi de monter une pièce de Feydeau, un auteur que vous n’aviez encore jamais mis en scène. Pourquoi ? Je crois que Feydeau me faisait peur. Peut-être parce que cette mécanique qui fait passer les rires avant le fond ne correspondait pas à mon théâtre, plutôt un théâtre d’émotion. En même temps, il y a quelque chose de formidable avec Feydeau, c’est le travail du corps. Et pour moi qui ai travaillé pour l’opéra, le cirque… le corps de l’acteur comme source d’inspiration, ça me tentait.

Pourquoi « Un Fil à la patte » ? C’est la majeure ! La référence chez Feydeau. J’avais le souvenir de la mise en scène de Charon à la Comédie Française mais j’étais certain que cette pièce avait quelque chose de plus débridée et d’inattendue. Et puis j’aime bien l’idée que ça parle du monde du spectacle…

Quelle est l’histoire en quelques mots ? Elle est toute simple. C’est une histoire de passion entre Lucette Gautier, meneuse de revue à la mode, et Fernand Bois d’Enghien. Celui-ci, arrivant en « fin de fraîcheur », a besoin d’épouser une jeune héritière. Un projet qu’il va cacher à sa maîtresse jusqu’au jour même des fiançailles. Mais quand Lucette l’apprend, elle va passer un temps fou à lui pourrir la vie. Et sa vengeance sera à la hauteur du secret. Bois d’Enghien a vraiment mis beaucoup de temps à lui dire… C’est très lâche… Mais pour moi, tout ça est fait par amour.

Pourquoi avoir choisi de transposer la pièce dans les années 40 ? En 1946, très précisément, année de l’avènement du new-look de Dior, de l’arrivée du jazz. C’est le moment où le divertissement a traversé l’Atlantique. J’aimais cette idée que Lucette puisse faire une deuxième partie de carrière à New York. Et j’avais alors l’avantage de pouvoir imbiber le spectacle de jazz.

Pour cette pièce, vous avez réuni autour de vous une troupe d’acteurs fidèles.Tout à fait. J’ai arrêté de faire pleurer Sarah (Biasini) pour l’emmener dans un autre univers où est elle est très convaincante. Elle est fraîche, solaire, « pétulante ». C’est chouette de la voir en meneuse de revue et folle amoureuse. Quant à Catherine Jacob qui n’avait jamais joué de Feydeau, elle fait de la baronne un rôle majeur. Elle va très loin dans la proposition, il se passe vraiment un truc. Le public va également retrouver Dominique Pinon qui interprète un Bouzin loin de la proposition de Robert Hirsch…

 Et pour incarner Bois d’Enghien, vous avez choisi Yvan Le Bolloc’h. Pourquoi ? Quand je lui ai proposé le rôle, il m’a demandé pourquoi je l’avais choisi. Je lui ai répondu : « Parce que tu seras surprenant. Tu vas apporter la pertinence, et non la référence. » Yvan a une réelle séduction, moderne, différente de celle du théâtre de Feydeau. Et pour que l’histoire entre Lucette et Bois d’Enghien tienne, il fallait qu’il se passe quelque chose de physique. J’ai du mal à croire, avec les dernières propositions faites au théâtre, que Lucette était folle de lui… Yvan est un beau gosse, patiné, un vieux jeune premier avec beaucoup de second degré. De plus, comme il est musicien, il a la notion du rythme. Et je veux que ça swingue !

Quelle est l’ambiance entre tous les comédiens ? Il y a un très bel esprit de troupe. C’est très harmonieux.

Vous avez déjà rôdé votre pièce devant un public. Quelles ont été les premières réactions ? Ces séances de rodage nous ont permis quelques réglages. Quand on répète pendant deux mois, on rigole beaucoup les premières minutes et après, on se fait des nœuds à la tête. C’est très compliqué à mettre en scène, de sentir que ça marche. On sait que le texte est infaillible, que certaines répliques font mouche mais reste à savoir si elles vont retrouver leur rythme ? Il ne faut pas décevoir et être à la hauteur de cette mécanique. Tout doit être grand.

Dans quel état d’esprit êtes-vous avant de jouer à Orléans ? Dans notre énergie. La première, c’est le 4 mars au Théâtre. La pression monte petit à petit. Parce qu’on arrive devant un public que l’on connaît et aussi parce qu’il y a un enjeu. J’ai envie que ma version de Feydeau soit reconnue comme une possibilité.

En tant que directeur également, il faut que la création soit à la hauteur de la salle Touchard qui contient plus de 900 places. Catherine Frot et Michel Fau m’ont confié qu’ils avaient eu une sensation très particulière de jouer devant autant de personnes. Pour « Un Fil à la patte », les neuf comédiens savent que ça se joue à 200 à l’heure. »

 

Julie Poulet-Sevestre

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http://www.larep.fr/static/bloc/ripolinage/logos/logo-RC.svg

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Julie Poulet-Sevestre récidive dans le même journal le 11 mars 2017 :

http://www.larep.fr/orleans/loisirs/art-litterature/2017/03/11/un-fil-a-la-patte-sur-les-planches-jusquau-18-mars_12316819.html

« Ça commence en musique et finit en chansons. Nouvelle création de Christophe Lidon, « Un Fil à la patte » est un classique du vaudeville, joué sur un rythme endiablé.

Au théâtre depuis le 4 mars, la pièce de Feydeau entraîne les spectateurs au cœur des années 40. Le metteur en scène a déplacé la pièce durant les années zazou, jazz pour « plus de swing ».

Chanteuse de music-hall, Lucette (Sarah Biasini) est ravie d’avoir retrouvé son amant, pourtant venu avec l’intention de rompre et d’annoncer son mariage avec une riche héritière… Par lâcheté donc, Fernand de Bois d’Enghien (Yvan Le Bolloc’h) va se retrouver dans une situation inextricable. Et le public, qui sait tout, assiste à une suite de déconvenues et de quiproquos, à un entremêlement de situations qui régale les amateurs du genre.

 Personnages cocasses

Difficile, il est vrai, de résister à la mécanique de Feydeau et à ses personnages cocasses : Bouzin (Dominique Pinon) en tête, clerc de notaire et compositeur râté, le général Irrigua (Bernard Malaka), amoureux de Lucette, furieux et très jaloux, même si son accent rend parfois la compréhension du texte difficile, la future mariée (Adèle Bernier) totalement déconcertante et attirée par « les mauvais garçons » et la baronne (Catherine Jacob), dont l’œil pétille et la moue se fait amoureuse à la vue de son futur gendre…

Pas une seconde de répit dans ce spectacle où chacun a besoin de l’autre. Tous courent après un bonheur qu’ils ne trouveront pas mais, au final, ils en trouveront un autre. Les deux heures de spectacle filent. Et ça pétille ! »

 

Julie Poulet-Sevestre

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Décor Christophe Lidon

Musiques Cyril Giroux 

Lumières Marie-Hélène Pinon

Costumes Chouchane Abello-Tcherpachian

Images Léonard

Assistante à la mise en scène Natacha Garange

Chorégraphie Sophie Tellier

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Bravo aux interprètes qui donnent tout d’eux-mêmes pour le plaisir des spectateurs.

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Rappelons que le CADO est subventionné

par la Ville d’Orléans et le Département du Loiret.

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© 22 mars 2017 – Jean-Louis Riguet

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 22 mars 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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Fleur de Cactus au CADO D’ORLEANS

FLEUR DE CACTUS

de Barillet et Grédy

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7 Nominations aux Molières 2016

Le Molière de la meilleure comédienne dans un spectacle privé pour Catherine Frot pour son rôle dans Fleur de Cactus mis en scène par Michel Fau.

 

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Avec une Mise en Scène de Michel FAU

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FLEUR DE CACTUS

Ce qu’en dit le programme :

Mensonges, quiproquos et portes qui claquent, Fleur de cactus est une comédie dans la plus pure tradition du théâtre de boulevard. Ce vaudeville de 1964 signé Barillet et Gredy qui eut un phénoménal succès auprès du public, pimente avec piquant et une bonne dose de dérision, le portrait de nos névroses et de nos contradictions.
Cette mise en abyme décalée des travers de notre société, véritable partition musicale où un esprit débridé alterne avec une émotion raffinée, fut portée par de grandes interprètes comme Sophie Desmarets, Lauren Bacall et Ingrid Bergman.
Aujourd’hui, Catherine Frot, qui «possède la fantaisie mélancolique, la virtuosité burlesque et le décalage poétique pour incarner ce répertoire», comme le dit son metteur en scène, prend brillamment leur relève et réinvente le rôle. Michel Fau a choisi de situer la pièce à l’époque de sa création, pour garder une esthétique sophistiquée comme dans un film de Jacques Tati, et tout le charme acidulé des films de Blake Edwards. Une fois de plus, Fleur de cactus rencontre un vif succès. Cette fleur a été l’évènement théâtral de la saison dernière.

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Les interprètes avec le lien pour mieux les connaître :

Catherine FROT qui joue Stéphane

https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Frot

Michel FAU  qui joue Julien

https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Fau

Mathilde BISSON qui joue Antonia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mathilde_Bisson

Patrick LIGARDES qui joue Norbert

https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Ligardes

Wallerand Denormandie qui joue Igor  

http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/402013-wallerand-denormandie.html

Marie-Hélène Lentini qui joue Madame Durand-Benechot

http://www.agence-playtime.fr/fiche.php?n=marie-helene-lentini&fid=177

Frédéric Imberty qui joue Monsieur Cochet

http://www.compagniesebastienazzopardi.com/Frederic-IMBERTY_a8.html

Audrey Langle qui joue Le Printemps de Botticelli

http://www.agence-playtime.fr/fiche.php?n=audrey-langle&fid=464

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Décor Bernard Fau assisté d’Emmanuel Charles

 Lumières Joël Fabing

Costumes David Belugou

Maquillages Pascale Fau

Assistant à la mise en scène Damien Lefèvre

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Julien est un dentiste qui ne fait que courir après les jupons.

Stéphane est une secrétaire dévouée à son arracheur de dents. Elle fuit les hommes.

Antonia, une jeune bimbo qui a fait tourner la tête de Julien,  veut l’épouser.

C’est le début d’une série de quiproquos, avec des inventions qui s’ajoutent aux inventions.

Pourtant, en secret bien gardé puisqu’ils n’osent pas se l’avouer à eux-mêmes, Julien et Stéphane s’aiment.

Une comédie de boulevard superbement jouée qui n’a pas vieillie car elle a été créée en 1964 avec Sophie Desmarets et Jean Poiret.

Michel Fau étale ses couleurs multicolores empreintes  de jus de citron.

Catherine Frot est sublime et nous dévoile tous ses talents, son art subtil, son jeu parfait et sa simplicité.

Un vaudeville pour un mariage qui nous emmène loin, très haut, qui nous promène entre l’audace et la soumission, entre la folie légère et le burlesque.

Pendant plus de deux heures, on est avec eux sur scène, le temps passe à une vitesse vertigineuse. On s’amuse, on rit, on applaudit.

Bravo aux interprètes qui donnent tout d’eux-mêmes pour le plaisir des spectateurs.

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Rappelons que le CADO est subventionné par la Ville d’Orléans et le Département du Loiret.

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© 30 janvier 2017 – Jean-Louis Riguet

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Jean-Louis RIGUET 30 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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L’impresario de Smyrne, une création au CADO d’ORLEANS

L’IMPRESARIO DE SMYRNE

de Carlo Goldoni

Une création au CADO

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Imprésario

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Il s’agit d’une traduction et adaptation de Michael Stampe

Avec une Mise en Scène de Christophe Lidon

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L’Impresario de Smyrne

ou « des origines de l’intermittence »

Dans la plus flamboyante Venise du dix-huitième siècle, si proche d’un univers théâtral idéal, Goldoni nous raconte comment un nabab Turc décide de s’improviser « producteur » pour créer à Smyrne, sa ville natale, le plus illustre Opéra que l’époque ait vu monter.

Tout le cercle du spectacle en effervescence, de la Diva jusqu’au librettiste, va essayer de se faire engager, afin d’entrevoir les quelques mois de tranquillité indispensables à ces interprètes aux abois. Une magnifique occasion d’illustrer les pétillantes ressources des artistes de l’époque mais aussi leurs travers très humains, et leurs préoccupations très quotidiennes … peut-être pas si éloignées de celles des intermittents d’aujourdh’ui !

Un monde où la séduction, l’envie, l’engagement, la jalousie, frappent ceux qui se révèlent affaiblis par une situation fragilisante d’insécurité de l’emploi, et qui sont dévorés dans le même temps par l’irrépressible besoin d’être artiste.

 

Goldoni, le Vénitien, a su débusquer le fol esprit de ce sémillant microcosme qui nous donne l’occasion d’un spectacle tout feu tout flamme. Cet auteur humaniste, tendre et féroce, ironique et sensible, a souvent inspiré mon travail (La Locandiera, La Trilogie de la Villégiature, La Serva Amorosa).

Retrouvent mes fidèles créateurs (Bluwal, Pinon, Abello, Séchet), j’ai imaginé un écrin digne de la Sérénissime, – scénographie faite de plafonds et de détails de palais baroque -. L’Opéra sera là, divin et spirituel, déclenchant dans nos têtes de célestes arias …

Signé Christophe Lidon.

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L'imprésario de Smyrne_0003

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Les interprètes avec le lien pour mieux les connaître :

Bernard ALANE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Alane

Denis BERNER  

http://www.peggy-fischer-agency.com/agpf/denis-berner/

Adèle BERNIER

http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/390044-adele-bernier.html

Marianne EPIN

http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/37032-marianne-epin.html

Catherine JACOB  

https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Jacob

Bernard MALAKA

http://www.peggy-fischer-agency.com/agpf/bernard-malaka/

Nicolas VAUDE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Vaude

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L'imprésario de Smyrne_0002

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Décors Catherine Bluwal – Lumières Marie-Hélène Pinon

Costumes Chouchane Abello-Tcherpachian

Son Christophe Sechet – Images Léonard

Assistante à la mise en scène Natacha Garange

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Imprésario

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L’effervescence est de mise sur la scène en raison du rythme enlevé du jeu et des situations poussées à l’extrême.

Tous les coups sont permis pour se faire engager, ce qui entraîne un tourbillon de joies, de disputes, de caprices, de secrets.

On passe un bon moment à découvrir la séduction, l’envie, l’engagement, la jalousie et les pétillantes ressources des artistes de l’époque.

Bravo aux interprètes qui jouent finalement, peut-être ?, leurs vies d’intermittents.

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© 24 mars 2016 – Jean-Louis Riguet

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Jean-Louis RIGUET 24 mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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André DUSSOLLIER interprète NOVECENTO au CADO

André DUSSOLLIER

interprète

NOVECENTO au CADO

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Novecento

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Le CADO Orléans nous offre un spectacle de qualité avec NOVECENTO.

NOVECENTO  d’Alessandro BARICCO

Seul en scène, André DUSSOLLIER

Entouré de musiciens : Elio di Tanna piano, Sylvain Gontard ou Gilles Relisieux trompette, Michel Bocchi batterie et percussions, Olivier Andrès contrebasse.

Création et direction musicale : Christophe Cravero

Scénographie et images : Pierre-François Limbosch

Lumière : Laurent Castaingt

Images : Christophe Grelié

Costumes : Catherine Bouchard

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André DUSSOLLIER, on ne le présente plus.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Dussollier

Description de cette image, également commentée ci-après

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André DUSSOLLIER interprète avec brio et ses complices musiciens ce monologue théâtral musical.

L’écrivain italien Alessandro BARICCO, auteur en 1994 (publié chez Feltrinellli) de ce livret, a ensuite été publié en 1997 aux éditions Mille & Une Nuits. Françoise BRUN en a assuré la traduction.

Est-ce une pièce de théâtre ? Est-ce un conte lu à haute voix ? Les deux sont au rendez-vous.

L’histoire :

Né en 1900, abandonné sur un piano, dans une salle sur l’un des ponts du paquebot Virginian, cet enfant sera baptisé Danny Boedmann T.D. Lemon Novecento. L’équipage l’adopte et pourvoit à sa survie. Un vieux matelot l’élève d’abord jusqu’à sa mort.

Cet enfant est super doué pour jouer de la musique au piano et devient un véritable virtuose qui participe notamment à un duel musical mémorable qu’il remporte face à un autre pianiste célèbre.

Devenu homme, il restera sur son bateau sans jamais mettre un pied sur la terre ferme par peur de l’immensité de celle-ci. Il préfère rester sur ce paquebot au milieu de l’océan qui lui donne l’inspiration.

Il est né sur ce bateau. Il mourra dessus ! Par une explosion voulue par les hommes à la suite d’une guerre.

C’est un trompettiste, Tim Tooney, qui raconte l’histoire, en sa qualité de membre de l’orchestre flottant pendant plusieurs années. Pour interpréter du ragtime …

André Dussollier interprète tour à tour le trompettiste, le capitaine, le conteur.

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Novecento 1

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Un extrait :

« Moi j’y suis né sur ce bateau. Et le monde y passait, mais par deux mille personnes à la fois. Et des désirs, il y en avait aussi, mais pas plus que tu pouvais tenir entre la proue et la poupe. Tu jouais ton bonheur, sur un clavier qui n’était pas infini. La terre, c’est un bateau trop grand pour moi. C’est un trop long voyage. Une femme trop belle. Un parfum trop fort. Une musique que je ne sais pas jouer. »

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Afficher l'image d'origine

télérama.fr

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Cette croisière en première classe offre de beaux moments. Le plaisir de conter de Dussollier secrète une merveilleuse extravagance, qui invite le public à la suivre jusqu’à ce spectacle auquel il s’invite lui-même. L’artiste se métamorphose, tout livré à son art qu’il est, voulant conserver sa part d’enfance et de solitude.

Le spectateur est embarqué sur ce paquebot, avec une poésie et une intelligence, qu’il quittera avec regret pour rejoindre la terre ferme.

Un grand moment de théâtre !

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exitmage.fr

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Jean-Louis RIGUET 17 janvier 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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La colère du tigre au Cado

Le CADO (Orléans) a présenté :

LA COLÈRE DU TIGRE

de Philippe MADRAL

Mise en scène Christophe Lidon

La colère du tigre

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Les brillants interprètes

CLAUDE BRASSEUR qui interprète Georges Clémenceau

Claude Brasseur, de son vrai nom Claude Espinasse, est un acteur français né le 15 juin 1936 à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils de Pierre Brasseur et le père d’Alexandre Brasseur. Il a tourné dans plus de 90 films.

En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Brasseur

YVES PIGNOT qui interprète Claude Monet

Yves Pignot est un acteur et metteur en scène français.

Élève du Conservatoire national supérieur d’art dramatique dans la classe de Georges Chamarat, Yves Pignot joue le répertoire classique à la Comédie-Française sous la direction de J.-L. Thamin, Simon Eine, J.-P. Roussillon, M. Etcheverry, G. Strehler, T. Hands, R. Rouleau, M. Fagadau, J. Charon, J. Rosny, J. Destoop, et J.-L. Cochet.

On le retrouve ensuite dans de nombreuses salles parisiennes … https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Pignot

SOPHIE BROUSTAL qui interprète Marguerite, l’intellectuelle amoureuse

Sophie Broustal est une actrice française, née en 1967. Elle est mariée à Bruno Todeschini.

 Issue d’une famille d’origine bretonne de Trappes n’appartenant pas au monde du spectacle, elle aspire très tôt au métier de comédienne et suit des cours de théâtre. Elle réussit l’examen d’entrée à la … https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Broustal

MARIE-CHRISTINE DANEDE qui interprète Clotilde, la servante savoureuse

Formée au Cours Périmony, elle débute dans Les Dames de Fer de Jean-Claude Danaud dans une mise en scène de Jacques Ardouin.

Puis elle rencontre Francis Nani qui produit … http://www.ydb.fr/fiche.cfm/115_1-547113_marie-_christine_danede.html

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Décor Catherine Bluwal

Costumes Chouchane Abello-Tcherpachian

Lumières Marie-Hélène Pinon

Vidéo Léonard

Musique originale Cyril Giroux

Assistante à la mise en scène Sophie Gubri

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Une bataille de titans : Un géant de la politique contre un géant des arts et de la peinture.

Clémenceau affronte Claude Monet dans la maison du Tigre au bord de l’Atlantique en Vendée.

Ils sont amis de longue date, âgés tous les deux, aussi entêtés l’un que l’autre, défendant pied à pied chacun leur position. Il faut dire que l’enjeu est important. Clémenceau est intervenu pour que Monet expose des Nymphéas à l’Orangerie. Monet repousse régulièrement la date de l’inauguration et finit par détruire le tableau promis. Quand il l’apprend, le Tigre rugit férocement. Il pique une colère, l’une de ses plus mémorables.

Mais il n’y a pas que la colère. L’émotion est présente aussi. On y déguste l’amitié, l’honneur, l’humour, le sens de la vie et de l’amour, sans oublier la vieillesse puisque les deux hommes sont âgés.

Le Tigre est véhément mais aussi tendre. Claude Brasseur fait une remarquable interprétation.

Le peintre est entêté et tient à faire reconnaître sa nouvelle infirmité, il ne voit pratiquement plus pour peindre. Yves Pignot est bien campé sur ses deux pieds pour affronter le Tigre.

Un sentiment de fraîcheur envahit les scènes quand survient Marguerite, toute légère, belle, toute en retenue, devant l’amour que lui porte le Tigre. Une Sophie Broustal magnifique, tout en finesse.

Un rôle aux teintes multiples pour Clotilde de bonne, mère et dragon, interprétée par Marie-Christine Danède, truculente.

Une très bonne mise en scène de Christophe Lindon, associée à un superbe décor impressionniste de Catherine Bluwal, alliant toile peinte, tulles et projections.

De formidables énergies sur une pente descendante enjolivées par de magnifiques acteurs en pleine maturité.

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Jean-Louis RIGUET 13 octobre 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

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Mécanique Instable

MECANIQUE INSTABLE

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MECANIQUE

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Une pièce de théâtre jouée au CADO à ORLEANS

Un texte et une mise en scène de YANN REUZEAU

Avec la participation des comédiens suivants :

Emmanuel de SABLET

Sandrine MOLARO

Morgan PEREZ

Sacha PETRONIJEVIC

Leïla SERI

Sophie VONLANTHEN

Retrouvez les sur :

http://www.manufacturedesabbesses.com/theatre-paris-piece-mcanique_instable_les_acteurs-207-4.html

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La scénographie était assurée par Philippe Le Gall et la lumière par François Leneveu.

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mecanique instable

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La pièce est sur un thème d’actualité. Un patron dynamique et chaleureux de PME qui a réussi décide de vendre son entreprise pour investir ailleurs. Les employés sont bien traités et respectés et même bien payés. Parmi eux, certains sont ses amis.

Dès l’annonce, l’émoi est dans l’entreprise. Les salariés, notamment les amis, paniquent et critiquent amèrement cette décision de vente. Le patron réagit en maintenant son cap mais en étant fortement ébranlé par cette réaction.

Les employés s’organisent entre eux et décident de racheter l’entreprise en créant leur propre société de forme coopérative. Ils y arrivent et bouleversent tout dans celle-ci : le rapport au travail, la hiérarchie, le pouvoir.

On assiste au vécu d’une nouvelle gestion démocratique des salariés-propriétaires, avec le lot de contradictions qui en résultent. Pas facile de choisir entre investissement ou enrichissement. Pas facile de laisser couler la société ou de virer un ami jugé incompétent.

20 ans se passent avec des succès et des échecs, chacun les vivant avec sa propre pensée. Certains auront un beau destin, d’autres moins bon et pour les autres une aventure vécue comme une révolution.

La fin est à ne pas dévoiler mais est pleine de surprise. Signalons juste le retour de leur ancien patron comme commercial après avoir fait faillite dans sa nouvelle boite.

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Cette pièce m’a passionné. On ne voit pas le temps passer. On est tenu en haleine.

Les acteurs sont justes, crédibles et attachants. Ils nous captivent et nous touchent. Ils sont très bons.

C’est subtil, intelligent, bien fait. Remarquable !

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Entretien avec Yann Reuzeau, auteur de Mécanique Instable

Propos recueillis par Emily Jokiel.

Pourquoi avoir écrit sur le monde de l’entreprise, des scop en particulier ?

Parce que c’est un environnement que je ne connais pas. L’envie d’explorer de nouveaux domaines est souvent le point de départ du processus d’écriture chez moi. J’ai choisi de m’intéresser aux Scop parce que c’est un type de structure différent des autres, assez peu développé et ….

la suite en suivant ce lien :

http://www.manufacturedesabbesses.com/theatre-paris-piece-mcanique_instable_entretien_avec_yann_reuzeau-207-9.html

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mecanique instable

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 25 février 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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CADO crée La Tempête de William Shakespeare

LA TEMPETE

de William Shakespeare

Une CREATION du CADO

à ORLEANS au Centre National de Création

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Miranda dans l’orage, peinture de John William Waterhouse (1916) –
Les pièces de Shakespeare sont une source d’inspiration fréquente chez les peintrespréraphaélites.

Wikipédia

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C’est une vieille dame de 1611 qui a été créée par le CADO à Orléans en 2014. Dernière pièce de Shakespeare. Son testament ! L’écriture a été faite à Stratford pendant sa retraite. Les spécialistes disent qu’il s’agit d’un condensé de son théâtre et de sa vision du monde. On assiste à un mélange de violence et de clémence. Il y a aussi de la trahison et de la fidélité. Egalement du comique et du tragique. Du sublime et du grotesque.

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LA TEMPETE de William SHAKESPEARE

Traduction et adaptation Michael Sadler, adaption et mise en scène Christophe Lidon

Décor Catherine Bluwal assistée de Françoise Henry – Lumières Marie-Hélène Pinon assistée de Lucie Joliot

Vidéo : Léonard – Costumes Chouchane Abello-Tcherpachian assistée de Johanna Elalouf

Peintures textiles : Catherine Jahan – Couture : Fatula Azakkour – Son : Christophe Sechet

Assistante à la mise en scène Natacha Garange

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La tempete

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Les comédiens

Sarah BIASINI : Miranda

Maxime d’Aboville : Ariel

Denis Berner : Trinculo

Joël Demarty : Stephano et Alonso

Jacques Fontanel : Sébastien

Jean-Loup Horwitz : Gonzalo

Jean-Marie Lardy : Antonio

Adrien Melin : Ferdinand

Dominique Pinon : Caliban

Alain Pralon, Sociétaire honoraire de La Comédie-Française : Prospero.

Notons que Alain Pralon a remplacé Claude RICH, ce dernier ayant des ennuis de santé.

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Voilà ce que Wikipédia en dit :

Le duc de Milan, Prospero, après avoir été déchu et exilé par son frère, se retrouve avec sa fille Miranda sur une île déserte. Grâce à la magie que lui confèrent ses livres, il maîtrise les éléments naturels et les esprits ; notamment Ariel, esprit positif de l’air et du souffle de vie ainsi que Caliban, être négatif symbolisant la terre, la violence et la mort.

La scène s’ouvre sur le naufrage, provoqué par Ariel, d’un navire portant le roi de Naples, son fils Ferdinand ainsi que le frère parjure de Prospero, Antonio. Usant de sa magie et de l’illusion, Prospero fait subir aux trois personnages échoués sur l’îlediverses épreuves destinées à les punir de leur traîtrise, mais qui ont également un caractère initiatique. En fin de compte, Prospero se réconciliera avec son frère et le roi, mariera sa fille avec Ferdinand, libérera Ariel et Caliban puis renoncera à la magie pour retrouver son duché.

Les personnages de La Tempête se sont élevés aujourd’hui à un rang presque mythique : représentés, cités, repris, mis en scène par nombre d’artistes dans leurs œuvres, ils incarnent et symbolisent avec une grande richesse des comportements et sentiments humains. Caliban et Ariel ont souvent servi à symboliser les peuples primitifs des colonies, esclaves et jouets des puissances coloniales, ballottés dans les querelles des colons auxquelles ils ne comprennent rien.

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Temp%C3%AAte_(Shakespeare)

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Jean-Louis RIGUET 11 octobre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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ANTIGONE

ANTIGONE

Une pièce de JEAN ANOUILH

Mise en scène de MARC PAQUIEN

Interprêtée par la COMEDIE-FRANCAISE

 au CADO d’ORLEANS

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ANTIGONE

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ANTIGONE est apparue lumineuse, incarnée dans la beauté et la simplicité apparente du texte.

Cette pièce a été écrite en 1944, pendant l’Occupation. Sa modernité est toujours là. Le décor est dépouillé et donne encore plus de relief au texte. C’est la pièce la plus jouée et la plus étudiée.

Tous les personnages sont sur la scène à l’ouverture du rideau devant un mur gris, sinistre. Un moment de silence religieux, presque pesant ! Puis, Clotilde De BAYSER s’avance pour expliquer aux spectateurs ce qu’il va se passer. Et ça commence …

Françoise GILLARD interprète ANTIGONE d’une manière magistrale à l’opposé de sa structure fragile. Une grande comédienne !

La distribution est formidable jusqu’au plus petit rôle.

Face à elle, l’imposant CREON, joué par Bruno RAFFAELLI, plein d’autorité ne serait-ce que sa corpulence qui va succomber à la fragilité de la jeune femme jusqu’au bout de la mort.

Interprétation magistrale, magnifique. Les acteurs sont excellents.

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La distribution est remarquable :

Véronique VELLA est la nourrice

Bruno RAFFAELLI est Créon

Françoise GILLARD est Antigone

Clotilde De BAYSER est Le Choeur

Nicolas LORMEAU est Le Garde

Benjamin JUNGERS est Le Messager

Pierre HANCISSE est Hémon

Claire De La RÜE DU CAN est Ismène

Laurent COGEZ est le Troisième Garde

Carine GORON est Le Page

Lucas HERAULT est le Deuxième Garde

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Françoise Gillard

507e Sociétaire / Sociétaire le 1er Janvier 2002
Entrée à la Comédie-Française le 1er Novembre 1997

Biographie

Françoise Gillard entre au Conservatoire royal de Bruxelles, dans la classe de Pierre Laroche, en 1991. Elle en sortira avec un premier prix d’interprétation, et déjà quelques productions professionnelles à son actif. Comme elle le dit elle-même :« tout obtenir très vite et très tôt, n’est pas nécessairement la meilleure des choses qui puisse vous arriver». Cette jeune comédienne est pourtant très vite confrontée à cet enjeu, lorsque Jean-Pierre Miquel vient lui proposer de jouer le rôle de Thomasina Coverly dansArcadia de Tom Stoppard, mis en scène par Philippe Adrien, au Théâtre du Vieux-Colombier (1997). Elle devient pensionnaire de la Comédie-Française le 1er novembre 1997, et la 507e sociétaire de la troupe, le 1er janvier 2002. Françoise Gillard fait son entrée Salle Richelieu, dans une œuvre de Molière, en interprétant le rôle d’Henriette dans Les Femmes savantes, mises en scène par Simon Eine (1997). Ce spectacle est par la suite repris à l’Opéra de Versailles, puis part en tournée dans toute la France. Elle aborde un rôle de toute première importance et initiatique, où la perte d’innocence se conjugue avec la découverte du mal, celui d’Alarica dans Le mal court de Jacques Audiberti, mis en scène par Andrzej Seweryn au Théâtre du Vieux-Colombier (2000). Elle est Dona Elvire, dans la mise en scène de …

La suite sur :
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Bruno Raffaelli

500e Sociétaire / Sociétaire le 1er Janvier 1998
Entré à la Comédie-Française le 17 Décembre 1994

Biographie

Après des débuts au TEX (Théâtre d’essai d’Aix en Provence). Il intègre dans les années soixante-dix à Paris le Cours Simon, puis le Conservatoire national d’art dramatique, (dans la classe de Pierre Debauche). À sa sortie, il est engagé au Jeune théâtre national ; il entrera à la Comédie-Française le 17 décembre 1994 et en deviendra sociétaire le 1er janvier 1998. Il fera ses débuts dans le rôle de Miller dans Intrigue et amour de Friedrich Schiller, mis en scène par Marcel Bluwal (1994). Sa capacité à endosser plusieurs rôles (vingt au total) dans un même spectacle et à en explorer toutes les facettes, se réalisera avec Les Merdicoles de Michel Albertini, dans une mise en scène de l’auteur et de Françoise Petit au Studio-Théâtre (1998) : Bruno Raffaelli retrouve là les racines provençales et marseillaises, qui lui sont si chères. Dans le répertoire classique, il jouera notamment : Arnolphe dans L’École des femmes, mise en scène par Éric Vigner (1999) ; Maître Jacques dans L’Avare, mis en scène par Andrei Serban (2000) ; ainsi que Pourceaugnac dans Monsieur de Pourceaugnac, mis en scène par Philippe Adrien (2001). Plus récemment il interprète avec succès le rôle de Jérôme dans Les Temps difficiles d’Édouard Bourdet (2006). Avec le rôle d’Adrien dans Le Retour au désert de Bernard-Marie Koltès, mis en scène par Muriel Mayette (2006), il réussit à redonner retenue et férocité à ce personnage créé presque vingt ans plus tôt par Michel Piccoli. En 2008/2009, il joue Sganarelle dans Le Mariage forcé de Molière (mise en scène de Pierre Pradinas), ainsi que le comte Almaviva dans Figaro divorce de Horváth (mise en scène de Jacques Lassalle). …

La suite sur :
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Clotilde de Bayser

509e Sociétaire / Sociétaire le 1er Janvier 2004
Entrée à la Comédie-Française le 7 Mars 1997

Biographie

Aussi loin qu’elle s’en souvienne, son premier souvenir de spectatrice la ramène à une représentation duJeu de l’amour et du hasard de Marivaux, mis en scène par Jean-Paul Roussillon, à la Comédie-Française en 1976. Une pièce qui réapparaitra durant sa formation au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, dans les classes de Viviane Théophilidès, Daniel Mesguich et Jean-Pierre Vincent. Un peu plus de vingt ans plus tard cette même spectatrice entre à la Comédie-Française, en tant que pensionnaire, le 7 mars 1997. Clotilde de Bayser devient la 509e sociétaire de la troupe, le 1er janvier 2004. Elle créée le rôle de Natalia Pétrovna dans Un mois à la campagne, d’Ivan Tourgueniev, mis en scène par Andrei Smirnoff (1997), et joue dès la saison suivante (1997/1998) le rôle d’Hortense dans Le Legs de Marivaux, mis en scène par Jean-Pierre Miquel au Studio-Théâtre ; puis Palmis dans Suréna de Pierre Corneille, mis en scène par Anne Delbée au Théâtre du Vieux-Colombier. Durant la saison 1999/2000 elle aborde le répertoire du père fondateur de la troupe, avec : Le Misanthrope et Le Bourgeois gentilhomme de Molière, dans lesquelles elle joue respectivement les rôles de Célimène et de Dorimène. En 2001, elle joue le rôle de Portia dans Le Marchand de Venise de Shakespeare, mis en scène par Andrei Serban. En 2002, Clotilde de Bayser aborde le destin tragique et tourmenté d’une femme n’ayant su donner sens à sa vie :Hedda Gabler d’Henrik Ibsen, pièce dans laquelle elle incarnera le rôle titre, dans une mise en scène de Jean-Pierre Miquel, au Théâtre du Vieux-Colombier. Elle est Maria Efimovna Grékovna dans Platonov de Tchekhov, mis en scène par Jacques Lassalle (2003) ; et crée le rôle de Maman dans Papa doit manger de Marie NDiaye, mis en scène par André Engel (2004). Durant la saison 2005/2006 elle retrouve trois auteurs scandinaves : Strindberg, Ibsen et Bergman, dans une création, Griefs, mise en scène par Anne Kessler et reprend le rôle d’Elmire, épouse d’Orgon, dans Le Tartuffe ou l’Imposteur de Molière, dans une mise en scène de Marcel Bozonnet, applaudie par le public et la critique. En 2007, elle prend part à la mise en scène acclamée de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, par Denis Podalydès. En 2008 et 2009 elle interprète le rôle de la comtesse dans Figaro divorce du dramaturge d’origine austro-hongrois Ödön von Horváth, dans une mise en scène de Jacques Lassalle ; puis celui de la Vieille, aux côtés de Michel Robin, dans Les Chaises d’Eugène Ionesco, mises en scène par Jean Dautremay au Studio-Théâtre. Hors de la Comédie-Française, Clotilde de Bayser mène une activité théâtrale intense, …

La suite sur :
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Véronique Vella

479e Sociétaire / Sociétaire le 1er Janvier 1989
Entrée à la Comédie-Française le 15 Mars 1988

Biographie

Après une formation au cours Florent en classe libre, Véronique Vella entre à la Comédie-Française comme pensionnaire le 15 mars 1988. Elle est nommée 479e sociétaire le 1er janvier 1989.

Saison 2007-2008, elle joue Almanzor dans Les Précieuses ridicules de Molière mises en scène par Dan Jemmett au Théâtre du Vieux-Colombier, le Tire-Laine, la Duègne, Cadet, une sœur dans Cyrano de Bergerac de Rostand mis en scène par Denis Podalydès. Été 2007, au festival d’Avignon, elle interprétait le Chantre 1 dans L’Acte inconnu de et mis en scène par Valère Novarina, dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, spectacle présenté également au Théâtre national de la Colline, en septembre 2007. La même saison, elle signe, met en scène et interprète un récital intitulé Cabaret érotique au Studio-Théâtre. Les saisons précédentes, sur les plateaux de la Comédie-Française, elle interprétait notamment l’Enfant d’Outrebref dans L’Espace furieux de et mis en scène par Valère Novarina, le chœur dans Les Bacchantes d’Euripide mises en scène par André Wilms, Dorine dans Le Tartuffe de Molière mis en scène par Marcel Bozonnet, Hanna et Marie-Jeanne Clark dans Bouli Miro de Fabrice Melquiot mis en scène par Christian Gonon, le Guide de musée Solange / Diana dans Opéra Savon de Jean-Daniel Magnin mis en scène par Sandrine Anglade, Hermione dans Andromaque de Racine mise en scène par Daniel Mesguich. Véronique Vella a travaillé avec des metteurs en scène aussi différents qu’Antoine Vitez, Pierre Mondy, Simon Eine, Françoise Seigner, Jacques Lassalle. Hors Comédie-Française, elle a interprété Déjanire dans La Locandiera de Carlo Goldoni, Elise dans L’Avare de Molière. Elle a joué Macée dans Le Procès de Jacques Coeur de Guy Vassal, projet mené par Jacques Zabor, ou encore Rosine dans Le Barbier de Séville de Beaumarchais, dirigée par Marcelle Tassancourt. Elle a mis en scène La Fausse Suivante ou Le Fourbe puni de Marivaux. …

La suite sur :
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La presse en parle :

LA REPUBLIQUE DU CENTRE :

 

La Comédie-Française s’installe au Théâtre d’Orléans à partir de ce soir et jusqu’au 27 mars

Lu 717 fois

« Je voulais que les spectateurs suivent Antigone sur ce chemin qui la mène à la mort ».? - photo Carole bellaiche

« Je voulais que les spectateurs suivent Antigone sur ce chemin qui la mène à la mort ».? – photo Carole bellaiche

À partir de ce soir, le Cado accueille de nouveau la troupe du Français. Les comédiens interprètent « Antigone », dans une mise en scène de Marc Paquien.

 

Après la création de « La Visite de la vieille dame » par Christophe Lidon, la Comédie-Française est de retour sur les planches du théâtre orléanais. À l’affiche du Cado, à partir de ce soir, « Antigone » de Jean Anouilh, dans une mise en scène de Marc Paquien. Rencontre avec celui qui a choisi de replacer la pièce dans le contexte de sa création au théâtre de l’Atelier en 1944, sous l’occupation allemande.

La suite sur :

http://www.larep.fr/loiret/actualite/2014/03/12/la-comedie-francaise-sinstalle-au-theatre-dorleans-a-partir-de-ce-soir-et-jusquau-27-mars_1910994.html

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LE MONDE.FR – THEATRE AU VENT

ANTIGONE de Jean Anouilh – Mise en scène de Marc PAQUIEN – A la Comédie Française du 20 Décembre 2013 au 2 Mars 2014

Élèves-comédiens :
Troisième Garde : Laurent Cogez
Le Page : Carine Goron
Deuxième Garde : Lucas Hérault

Antigone incarne la rébellion face au pouvoir, elle est aussi une figure de la jeunesse encore capable de s’émouvoir et de remuer dans les brancards face à l’ordre régnant  et figé incarné par Créon.  Elle ne défend pas d’autre idée que celle du droit d’exister, en accord avec elle-même. Elle parle de liberté dans un monde qu’elle sait muré par le pouvoir.

 Chez ANOUILH, on assiste à la naissance d’Antigone, dont l’acte de rébellion ne sera récupéré politiquement qu’après sa mort. Antigone ne parle que pour elle-même et en ce sens, elle rejoint la conscience solitaire de tout individu face à la pression sociale et politique de tous bords.

 Pour défendre leurs  idéaux, des individus n’ont pas craint d’aller au-devant de la mort. Mais dans sa pièce écrite en 1942, en pleine 2ème guerre mondiale, ANOUILH veut aller au-delà d’un idéalisme qui fabrique des héros hors du commun.

 Son Antigone est une jeune fille en chair et en os qui est traversée …

La suite sur :

http://theatreauvent.blog.lemonde.fr/2013/12/24/antigone-de-jean-anouilh-mise-en-scene-de-marc-paquien-a-la-comedie-francaise-du-20-decembre-2013-au-2-mars-2014jean/

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 Satisfécit à la COMEDIE FRANCAISE et aux acteurs d’ANTIGONE

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Jean-Louis RIGUET
                  Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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C’est magique au CADO

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Elisabeth AMATO

au CADO D’ORLEANS

 « C’EST MAGIQUE »

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C'est magique

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Un spectacle d’Elisabeth AMATO dans une mise en scène de l’excellent Alain SACHS

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J’ai vu ce spectacle au CADO. Je ne savais pas ce que j’allais voir.

J’étais sceptique. Elisabeth m’a vaincu et convaincu.

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Elisabeth AMATO
Elisabeth AMATO

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Qui est cette dame qui descend sur la scène, en lévitation, et la parcours lentement en nous narguant avec un sourire aux lèvres ?

Est-ce une fée ou une sorcière ? A n’en pas douter, ce n’est pas une sorcière car elle est vêtue de blanc. Alors, ce ne peut être qu’une fée.

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Elisabeth AMATO est une magicienne, à mi-chemin entre fée et sorcière. Une magicienne différente des autres magiciens !

Elle est espiègle, titillant les personnes les plus cartésiennes. Elle emporte vers l’impossible, dans son univers.

Elle nous véhicule dans son humour, ses illusions, sa légèreté, sa poésie. Ses tours de magie sont époustouflants. Elle nous raconte cela avec sa petite voix et non seulement prend à témoin les spectateurs mais les invitent sur la scène. La participation de la salle est indispensable dans un dialogue suréaliste.

Je m’y suis fait prendre.

Il faut décliner son prénom, son signe astrologique. Puis, elle nous invite à participer. Je me monte sur la scène et rejoins une autre spectatrice qui est déjà là. Le jeu est simple. Elisabeth nous demande à tous les deux d’écrire sur un tout petit bout de papier anodin, de l’insérer dans une enveloppe minuscule aussi, de la fermer hermétiquement et de la lui remettre. Pendant ce temps, elle occupe la salle avec des mots que vous n’entendez pas tant vous êtes occupé avec le papier et l’enveloppe.

Ma congénère doit indiquer le prénom de son premier amour de jeunesse. Moi, je dois inscrire le nom d’un objet facile à dessiner. C’est chose faite rapidement et Elisabeth, qui était à l’autre bout de la scène, revient vers nous avec un grand sourire. Elle arrive avec deux grandes ardoises en carton blanc. Elle m’en remet une et elle conserve l’autre. Elle m’entraîne vers le centre de la scène et nous nous installons dos à dos, de profil par rapport à la salle. Elle déclare que nous allons dessiner tous les deux l’objet que j’ai inscrit sur le papier alors qu’elle n’a pas encore ouvert l’enveloppe.

Nous dessinons, chacun sur notre ardoise. Moi, je sais, je dessine une table. Elle, elle ne sait pas, elle dessine. Puis, nous nous retournons vers les spectateurs et nous montrons  nos réalisations. Le même dessin apparaît : une table.

Bluffé, je suis bluffé.

Elisabeth écrit ensuite un prénom sur son ardoise : Julien. Ma congénère dévoile le mot écrit sur son papier : Julien.

Bluffé.

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Jongleuse et magicienne

Elle jongle aussi avec les cartes, avec les mots, avec les histoires. Elisabeth, c’est un mélange, un mélange de comédienne, psychologue, magicienne, de poésie, d’humour, d’adresse.

C’est un petit bijou, une magicienne du coeur.

Elisabeth AMATO a des racines celtes et siciliennes. Petit fille, elle disait « plus tard je serai comédienne ou petite soeur des pauvres ».

Son désir : la vérité.

Sa passion : l’amour de l’être humain.

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Elisabeth AMATO, c’est quelqu’un :

. 30 ans de magie

. 30 ans de spectacle au théâtre

. un prix mondial de cartomagie (FISM)

. une mise au service d’adolescents psychotiques en hôpital de son art

. une consultation à Paris avec l’équipe du Docteur Jalenques au Centre de la dynamique émotionnelle exprimée.

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Les photos et les idées de textes sont extraits du site d’Elisabeth AMATO.

Si vous voulez en savoir plus, suivez ce lien :

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http://www.elisabeth-amato.fr/index.php

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CADO C'est magique.

Quelques critiques :

Critiques Journaux

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http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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La visite de la vieille dame

LA VISITE DE LA VIEILLE DAME

C’est une pièce de théâtre en trois actes de

FRIEDRICH DÜRRENMATT

Traduction de Laurent MUHLEISEN

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La visite de la dame

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Christophe LIDON assure la mise en scène et la version scénique assisté de Natacha Garange.

La troupe de la COMEDIE-FRANCAISE évolue dans le décor de Catherine BLUWAL, les costumes de Renato BIANCHI, les lumières de Marie-Hélène PINON. La vidéo est assurée par Stéphane COTTIN.

Il s’agit d’une création de la Comédie-Française au CADO à ORLEANS. Même les répétitions ont eu lieu à Orléans. C’est la première fois. Ensuite, ce spectacle sera repris à Paris, au théâtre du Vieux-Colombier. Merci à Muriel MAYETTE, administratrice générale de la Comédie-Française, de cette création à ORLEANS.

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Il y a bien longtemps Claire ZAHANASSIAN vivait à GÜLLEN, une petite ville. Elle a eu une aventure avec un homme ALFRED III. Une enfant est née puis décédée un an plus tard. Alfred III ne l’a pas reconnue, et même plus, il l’a reniée. Claire est partie de la ville, la cuisse alerte, s’est mariée plusieurs fois, est devenue richissime.

Plusieurs dizaines d’années après, Claire revient dans sa ville natale. Affublée d’un septième mari dont elle divorce rapidement, dans la  journée, elle veut fêter son mariage avec son huitième mari.

La ville fait plus que végéter. Elle est ruinée. La population crie la faim. Les usines sont fermées. Alors quand elle apprend que Claire revient, elle espère sortir de sa misère. Sur le quai de la gare, une fête est organisée pour la fêter et la prendre dans le sens du poil pour en tirer une partie de la fortune.

Claire est pleine de bonnes intentions. Elle veut bien donner à la ville et à la population une somme colossale. Mais elle pose une condition, une seule condition. Tuer Alfred III ! Au nom de la Justice. La sienne !

La ville est contaminée par l’amoralité de la vieille dame. D’autant plus qu’elle apprend que Claire est propriétaire de tout dans la ville, les usines, les maisons, enfin tout. Peu à peu s’organise un complot, une véritable chasse à l’homme.

Je ne dévoilerai pas la fin de cette histoire.

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acteurs

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Il y a beaucoup d’acteurs sur la scène. Des grands noms du théâtre :

Danièle Lebrun, de la Comédie Française, qui incarne Claire, la milliardaire, dans un rôle odieux mais très bien joué,

Christian Gonon, de la Comédie Française, qui joue les maris de Claire, très belle interprétation,

Samuel Labarthe, de la Comédie Française,  qui interprète Alfred III, d’une manière époustouflante, avec beaucoup de vérités,

Didier Sandre, de la Comédie Française, qui fait le Pasteur et le Peintre, dans une interprétation parfaite.

D’autres acteurs sont là aussi : Yves Gasc, Simon Eine, Gérard Giroudon, Michel Favory, Christian Blanc, Noam Morgensztern, Pauline Méreuze, Fabrice Colson et Xavier Delcourt.

J’ai apprécié le jeu de Danièle Lebrun, Christian Gonon, Samuel Labarthe, Didier Sandre. Mais aussi  de Simon Eine dans une excellente interprétation de plusieurs rôles (majordome, médecin, client), Gérard Giroudon (maire), Michel Favory (le professeur), Céline Samie (femme d’Alfred III) et Pauline Méreuze (dans plusieurs rôles). Les autres sont également très bons.

Cependant, malgré cette excellente interprétation, le ton est grave et il faut s’accrocher pendant 2 h 30, encore que la deuxième partie passe très vite.

J’ai néanmoins passé un bon moment.

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J’en profite pour rappeler que Christophe Lidon a fondé sa compagnie en 1991, la Nuit et le Moment Théâtre. Cela fait plus de vingt ans qu’il mène sa barque dans son parcours de metteur en scène (théâtre, opéra, cirque). Il est exigeant. Il privilégie les rencontres.

Il a fait des classiques : Racine, Diderot, Shakespeare, Molière, Tchekhov, Goldoni.

Il ne dédaigne pas les contemporaines : Xavier Durringer, Alessandro Baricco, David Lodge, Christian Siméon.

Il a travaillé avec des monstres du théâtre : Robert Hirsch, Claude Rich, Danielle Darrieux et aussi des comédiens comme Isabelle Carré, Alexandra Lamy.

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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