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Sans Totem Ni Tabou, Rodolphe Oppenheimer et Sophie Sendra

Sans Totem Ni Tabou

Regards Croisés – Correspondances

Rodolphe Oppenheimer

et Sophie Sendra

 

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RAMSAY éditions

 240 pages – Mars 2017 – Prix 19 €

ISBN 9 7828 12200649

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Quatrième de couverture

En 2014, faisant suite à une première correspondance entre Sophie Sendra et Rodolphe Oppenheimer, publiée dans le Bsc News Magazine, une amitié naît à mille kilomètres de distance. En janvier 2016, sur une période de six mois, ils ont échangé Sans Totem ni Tabou, sur la politique française et internationale, la psychanalyse, la philosophie, etc.

Ce qui a guidé ces échanges est l’amitié et une pensée Humaniste partagée malgré des désaccords. Un an après cette correspondance, le recul permet de voir ce que ces deux intellectuels avaient analysé judicieusement : les « mouvements » du monde que nous observons aujourd’hui.

Le dialogue qui se dégage de cette relation épistolaire montre que deux personnes aux vies et aux parcours si différents, séparées par la distance, l’une athée, l’autre croyante, peuvent être proches dans la façon dont il faut combattre les préjugés, la xénophobie, les ostracismes. Les échanges d’idées et de points de vue font avancer la réflexion sur le monde tel qu’il se déroule.

Simple dans sa lecture, cet ouvrage se veut accessible à tous. La relation épistolaire oblige à expliquer, à développer, à traduire les pensées.

Dans un monde fait de téléphones hyper connectés, de textos, ces échanges permettent la « lenteur » du dialogue face à la rapidité des petites phrases.

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Extraits :

Volontairement je n’ai pas indiqué qui était l’auteur de chaque extrait.

………….

Bien des choses se sont passé. Après les attentats de Bruxelles, ce sont ceux de la Promenade des Anglais que nous avons vus surgir. Tu t’en es inquiété d’ailleurs. Il y a eu l’élection de Donald Trump, les primaires de la gauche, la « défection » du Président Hollande, la montée des nationalismes, etc.
Nous nous sommes vus en novembre dernier pour le Prix Edgar Faure. Paris est une ville étrange et attirante que je ne revois chaque année que pour cette occasion. Peu à l’aise dans les cérémonies, je regarde souvent le monde comme s’il m’échappait – sorte d’étude sociologique des comportements humains. Une part de curiosité scientifique s’empare de moi et je me dis que je suis finalement « lost in translation », comme perdue en traduction…
Nous nous appelons parfois, rapidement, très vite pour telle ou telle question et, comme un rendez-vous, nous nous écrivons en gardant cette forme si particulière de l’échange plein et entier.
Quel bonheur.

…….

La manufacture Jaeger-LeCoultre a créé, il y a déjà bien longtemps, une montre baptisée poétiquement « Reverso ». Il est possible d’en retourner le cadrant afin de se soustraire au temps, de se cacher de l’heure, de s’échapper de la vie. La montre n’est qu’un marqueur du temps qui passe, qui relate. Le Prix Edgar Faure est lui aussi un symbole d’une année qui s’est écoulée. Chaque édition est une année de plus ou de moins, cela dépend si l’on voit le verre
de la vie à moitié vide ou à moitié plein, si on est optimiste ou au contraire pessimiste. Tu l’évoques à juste titre à propos de l’échange épistolaire, entre un correspond croyant et l’autre hâtée. À ce titre, récemment, en évoquant les dérives populistes que le monde rencontre, un ami juif ashkénaze me mettait en garde et prononça cette phrase terrible : « En 1943, les juifs pessimistes étaient à Hollywood, les juifs optimistes se trouvaient à Auschwitz ».

………..

En te lisant, j’aime cette phrase : « Je t’avais contacté parce que tu publiais ce livre… » Je pense donc publier plus souvent… J’occupais et j’exerçais au moment de la sortie de mon livre, Edgar Faure, secrets d’État, secrets de famille, la fonction de Maire-adjoint délégué à Clichy dans les Hauts de Seine.
J’étais donc en ce sens un homme politique en action, nanti d’un mandat électif. « L’éloignement aide parfois à mieux s’aimer, mieux se comprendre », chantait Alain Barrière dans sa chanson Tu t’en vas. Je fais allusion à cette notion de distance, car je ne crois pas en celle-ci. J’entends par là que l’espace n’est que le vide que l’on veut bien laisser s’installer entre deux choses ou deux personnes ; autrement dit, je me sens infiniment plus proche de toi
que de beaucoup de mes voisins.

……

Si Edgar Faure est un peu érigé dans ma vie comme une statue ou un monument que je contemple du matin au soir, sur mes cartes de visite, sur des revues, au travers de photos, de stylos publicitaires, sachant que mes enfants appellent même leur arrière grand- père Pado-Titi, comme je l’appelais Papa Titi dans l’intimité ; bien évidemment cela relève d’un caractère pathologique, mais encore une fois cela ne blesse personne. Je n’oublie pas mes autres grands-parents, ma grand-mère Lucie, son épouse, était une femme accomplie, j’entends par là qu’il ne s’agissait pas de Madame Edgar Faure, mais de Lucie Faure ; elle avait réussi à se faire un prénom derrière la bête politique
qu’était son mari.
Mon grand-père paternel et son épouse ont traversé comme ils ont pu la guerre, ils ont choisi la France pour s’établir, laissant à l’Allemagne leur empire. Je les ai trop peu connus. Il s’agissait pour le petit garçon que j’étais de personnages inquiétants, était-ce leur accent ? Était-ce une souffrance que je pouvais déjà ressentir ou percevoir, était-ce la place étrange qu’ils ne pouvaient peut-être pas prendre vis-à-vis de moi ?

…………

La philosophie est une attitude, celle de celui ou celle qui cherche par tous les moyens de la connaissance à comprendre le monde tel qu’il est et tel que nous pouvons l’appréhender, et ce par les savoirs qui se donnent à
lui ou à elle. Ainsi, apprendre des citations par cœur ou se former au travers de « La philosophie pour les nuls » réduirait la pensée à un acte de mémorisation et à l’apprentissage de l’histoire de la philosophie. Mémoriser les parties du corps humain et l’histoire de la médecine ne fait de personne un chirurgien. C’est sans doute pour cela que je ne suis pas impressionnée par des personnes, des philosophes, des intellectuels qui passent leur temps à citer de
grands penseurs, ou à faire de petites phrases qui n’ont de vérité que le vraisemblable. Beaucoup se disent « Quelle intelligence ! », « Quelle culture ! », « Quelle connaissance ! » ; certes, mais le plus généralement, la seule chose qui me vient à l’idée c’est : « Mais pourquoi ne pense-t-il pas par lui-même au lieu d’emprunter à d’autres ». La philosophie ne consiste pas à connaître par cœur l’Histoire de la philosophie ou à apprendre des citations, elle consiste à s’interroger, à chercher, fouiller tous les domaines de la connaissance, à dépasser ces auteurs tant admirés – dans le sens où il est impératif d’éveiller le sens critique à leur égard — et rendre pratique ce qui est théorique. Toute personne – intellectuelle, essayiste, écrivain, scientifique, psychanalyste, etc. – qui a cette démarche est philosophe, quel que soit son niveau d’étude.
Dans le même temps, cela ne veut pas dire que cela exclut ceux qui en ont fait l’étude, qui ont bâti une théorie, un système ; enseigner la biologie ne fait pas de celui qui l’enseigne un biologiste pour autant ; il l’est s’il mène des recherches, s’il fouille et remet en question son savoir, s’il actualise ses connaissances, s’il ne le fait pas, il enseignera la biologie et son rôle s’arrêtera là. C’est pour cela sans doute qu’en philosophie la question semble plus importante
que la réponse.

 

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Ce que j’en pense

Ce livre est une occasion d’échanges, d’idées, de points de vue, de réflexions. Il y a un réel dialogue entre ces deux Totems qui n’élèvent aucun tabou dans cette relation épistolaire de deux personnes aux vies et aux parcours totalement différents, et cependant empreintes de tolérance unies, d’une certaine manière, dans une volonté farouche de lutter contre les préjugés, la xénophobie, les ostracismes.

Pourtant, beaucoup de choses les séparent. L’une est athée et l’autre croyant. L’une est plus dans l’intériorité et l’autre dans l’extériorité. En avançant dans leurs réflexions, elles font avancer la pensée et la réflexion sur le monde. Le fait d’échanger par courrier, de façon épistolaire que combattent avec agressivité les téléphones, les textos, donne une certaine lenteur dans le dialogue qui permet d’expliquer, de développer, de traduire les pensées.

La lecture est assez facile puisque l’humour et la gravité s’associent pour aider à comprendre. Certes, il y a des références culturelles et historiques pointues, au-delà de mes connaissances et qui nécessiteraient des recherches, mais il y a aussi des sourires et des moments de relaxation avec l’évocation de certains chanteurs tels Renaud ou Fugain.

La forme retenue est intéressante même si elle a été utilisée nombre de fois par le passé. Elle apparaît comme une  expérience.

L’agressivité est absente dans ces textes qui débordent de tendresse, de poésie, d’intelligence et de respect. Il s’agit d’un livre d’amitié dans ces analyses théologiques, politiques, des atrocités. Il y a aussi de la finesse et l’humilité, des esprits brillants, une grande complicité. L’humanisme est au rendez-vous.

Pèle-mêle j’ai relevé que ce livre traitait d’un certain nombre de sujets tels que : Edgar Faure qui est omniprésent, chômage, attentats, cerveau limbique et cerveau raisonnable, Descartes, Christiane Taubira, partis politiques, les présidents de la République Française, racisme, xénophobie, musique, science, religion, Bernard Tapie, Shoah, le vote direct et indirecte, la droite la gauche, les bombes au Japon, Robert Oppenheimer, Israël, les Juifs, le Sionisme, philosophie, guerre, cannibalisme, l’évolution pragmatique de l’être, Dieu et D.ieu, Eric Zemmour, la logique et la morale, les attentats notamment de Bruxelles, terrorisme, une tentative de définition de la philosophie, suractivité, le festival de Cannes, la passion de la politique, le comportement humain, et j’en passe.

Bref, les sujets sont diversifiés et chacun y trouvera son petit.

 

LES AUTEURS

Rodolphe Oppenheimer est un psychanalyste.

Il est le petit-fils du Président Edgar Faure. Comme son grand-père, il s’intéresse de près à la politique.

Il publie régulièrement des articles liés à la psychanalyse dans l’Express, l’Obs, etc.

Dans son cabinet parisien, il contribue au développement du traitement des phobies par le biais de la réalité virtuelle.

Sophie Sendra est docteur en philosophie et psychanalyste.

Auteure de plus d’une centaine d’articles, elle publie régulièrement des interviews épistolaires dans le Bsc News Magazine et enseigne la philosophie et les Humanités dans plusieurs établissements secondaires et supérieurs.

Sophie Sendra, chroniqueuse pour le Magazine Bsc News, a publié en 2014 une interview épistolaire avec Rodolphe Oppenheimer-Faure à l’occasion de la sortie de son ouvrage Edgar Faure, secrets d’État, secrets de Famille, aux Editions Ramsay.

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 07 juin 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Frayeur sur la ville

 En hommage à nos amis belges fracassés !

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Frayeur sur la ville

 

 

Dans la ville la foule s’éparpille indifférente

Chacun va et vient, vaque à ses occupations

L’un se projette dans l’avion qu’il convoite

L’autre se chagrine dans le métro bondé

 

Soudain la frayeur coiffe la ville de noirceur

Des bras imbéciles poussent les bagages sourds

Remplis ras la gueule d’engins de mort balourds

Les bombes éclatent avec mission de tuer

Les armes crépitent pour exterminer

 

Tout s’écroule dans des cris d’épouvante

Le noir de fumée envahit les zones devenues poussiéreuses

L’indescriptible prend le pouvoir anarchiquement

Le rouge sang afflue et se répand aveuglément

Il repeint les êtres abasourdis et meurtris

 

Le noir est touché dans son symbole d’autorité

Le jaune transforme sa joie en triste mensonge

Le rouge mute son amour en colère

Le drapeau tricolore belge saigne avant de se redresser

 

 

© 23 mars 2016 – Jean-Louis Riguet

 

 

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 23 mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Exposition de peinture à l’Archiduc

Textes et peintures en exposition !

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JL à l’écoute de … Daniel Moline

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Daniel Moline

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Daniel Moline.

Séjour de 16 ans au Japon.

J’ai pratiqué divers métiers, dont celui de traducteur-interprète japonais-français.

J’ai aussi été gérant de société, responsable de formation et chargé de cours à l’Université de Kobè.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Audio-psycho-phonologue (accordeur d’oreilles) et artiste-peintre.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je suis artiste-peintre depuis 1973.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je suis pratiquement inconnu dans mon pays. Je vais donc essayer de me faire connaître, mais je n’ai encore aucune idée sur la façon dont je vais m’y prendre.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai participé à la Foire du Livre de Bruxelles en 2011. Ce fut une merveilleuse expérience. Depuis lors, je n’ai rien fait de particulier.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris tous les jours depuis 1973 (réflexions philosophiques, poèmes, essais, romans).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

En 2010, j’ai publié un premier roman aux Editions Thélès, intitulé « Le conte du Pays de Nan ». Faisant allusion à ma propre expérience d’exote du temps et de l’espace dans cette fable écrite entièrement au Japon, j’ai tenté de montrer la possibilité d’un itinéraire tourné vers l’autre, et qui irait si loin qu’il finirait par enlever toute altérité et toute pensée faisant obstacle à l’absolu de l’amour. Un itinéraire proche de la dérive mystique au bord d’un gouffre. Un saut dans la folie de l’amour tel que le sexe lui-même en devient familier. Avec comme conséquence inévitable une descente mortelle aux enfers. Comme dans la peinture du même nom qui sert de couverture à l’ouvrage, l’espace du roman est totalement clos sur ce conte qui va tambour battant au bout de ses outrances, qui n’a rien à décrire ni à défendre que le seul bonheur de survivre, comme un rêve à double fond où tout se tient si bien qu’il contient à la fois son objet et son sujet.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez Thélès, sur Amazon.fr ou bien chez moi (où je me suis constitué un petit stock).

www.theles.fr/auteur/danielmoline

www.amazon.fr/DanielMoline/e/B005NBS4MW

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

A priori, je n’ai rien contre les nouvelles formules de publication. Simplement, je pense qu’il est important de retravailler tout manuscrit avec un éditeur sérieux et surtout critique avant de le publier.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Soyez patient et actif.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

 Des poésies, des biographies, des essais philosophiques…

  

12/ Comment écrivez-vous ? 

Seul, assis chez moi à mon bureau, dans le silence absolu. Principalement le matin, mais aussi plus tard si quelque chose me vient à l’esprit, quelques mots, un bout de phrase que je couche aussitôt sur n’importe quel papier.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans mes expériences, mes souvenirs, mes rêves ou la réalité du jour, tout simplement…

Aucune commande d’ouvrage.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Au départ, j’ai une vague idée, mais j’ai besoin pour commencer de quelque chose de plus puissant qu’une idée. Comme en peinture, j’ai besoin d’un « motif » très concret, quelque chose de précis qui me permet de m’arrêter devant lui pour le saisir sans savoir quel sens je vais en tirer.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Soyez vous-même, allez au plus profond de vous-même, là où vous perdez complètement pied ! Et n’écrivez que si vous ne pouvez faire autrement…

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Henri Michaux, Ariane Dreyfus, Nathalie Sarraute…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

La biographie de Aby Warburg.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, deux romans et un recueil de poésies.

Je retravaille mes textes depuis trois ans avec l’éditeur belge du Castor Astral

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Rien pour le moment

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur ma page dans Art & Lettres et le forum « A vin nouveau outres neuves » où j’écris très régulièrement

http://artsrtlettres.ning.com/profile/DanielMoline

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Le 3 janvier 2015.

Vos prénoms et noms

Daniel Moline

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Je remercie sincèrement Daniel Moline  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 04 janvier 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … Thierry-Marie DELAUNOIS

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Thierry-Marie DELAUNOIS

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1/ Qui êtes-vous (votre Prénom et NOM)? Quel est votre parcours?
Thierry-Marie DELAUNOIS, auteur au parcours très éclectique selon certaines personnes de mon proche entourage: au départ assistant de laboratoire clinique, ensuite programmeur-informaticien, puis employé administratif et rédacteur, enfin auteur et chroniqueur sur mon propre site web, la fibre littéraire présente d’abord en filigranes, ensuite dominante. Un crescendo…

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture?

Avant d’écrire, je travaillais, lisant beaucoup, écrivant déjà de petites choses, écoutant beaucoup de musique surtout classique. J’ai appris le piano. A présent, parallèlement à l’écriture, je continue à lire tout en développant mon site web et travaillant sur ordinateur pour quelques autres personnes. En tant qu’employé administratif, je suis pour l’instant en pause, la musique toujours très présente dans ma vie. Toute la gamme…

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art? La peinture? La sculpture? Le cinéma? La photographie? Le théâtre? Quelle est votre passion?

J’aime la peinture, surtout la période impressionniste, le cinéma, classique et contemporain, depuis les années 80, le théâtre mais principalement celui de la première moitié du XXème siècle; ma passion, c’est le piano et la musique classique; Mozart, Beethoven, Schubert et Liszt principalement ont mes faveurs. Pas un jour sans une petite dose de notes, harmonie garantie.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs? Comment vous faites-vous connaître? Comment allez-vous à leur rencontre?

Ce que j’attends de mes lecteurs: essentiellement leurs avis, commentaires et réflexions sur mes oeuvres, cela m’intéresse énormément. Un écho à mon écriture en un mot. Comment je me fais connaître: par l’intermédiaire de mon éditeur qui médiatise fort bien ses auteurs, de mon site internet sur lequel je m’exprime régulièrement, et des plus importants réseaux sociaux tels facebook et twitter. C’est donc principalement par la toile que je tisse des liens. Comment je vais à leur rencontre: de la même manière et, physiquement, par l’intermédiaire des séances de dédicaces. J’adore les échanges.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages?

Après la parution de mon troisième roman a eu lieu une belle rencontre avec lecture dans une librairie de quartier où j’ai bénéficié de la présence de lecteurs de passage; en 2013, au Salon du Livre de Paris, des extraits de mon quatrième roman ont été lus par une sympathique comédienne française, un must; à part ça, cela dépend de mon éditeur car il n’est pas simple de porter toutes les casquettes à la fois…

 

6/ Depuis quand écrivez-vous? Qu’avez-vous déjà écrit?

Le virus m’a touché, même percuté, en 2006 après une période assez sombre comme tout le monde peut en connaître; mon premier roman, une aventure policière rythmée, est paru en 2007, titre: « Reflets ». J’en suis à présent à cinq romans publiés ainsi que quelques nouvelles et poésies que l’on peut découvrir sur mon site, thématique principale: les relations humaines conflictuelles, voire fastidieuses, entre personnes parfois obligées de s’entendre. Berezina en perspective…

 

7/ Quel est votre dernier livre? Pouvez-vous nous en parler?

Mon dernier roman, « Raconte-moi Mozart… », emmène le lecteur faire un petit tour dans les Alpes-de-Haute-Provence; il y fait connaissance de trois personnages qui n’ont apparemment rien en commun: Oscar, un vieil homme aigri de 75 ans, Juliette, sept ans et fragile, surnommée Colibri, Rama, une fantasque africaine proche de la trentaine. Une histoire de destinées et de sacrifice en somme, touchante et même tragique d’après certains de mes lecteurs. Si vous me le permettez, je n’en dévoilerai pas davantage…

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages?

Partout mais c’est parfois lié au bon vouloir des libraires plus prompts à mettre en avant « le rentable » quelle qu’en soit la qualité, je n’ai pas peur de le dire. Sur internet, aucun souci pour les obtenir: on peut les commander sur les principaux sites de vente en ligne et sur le site-même de l’éditeur qui est rapide à la détente.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif? Aux e-books?

A moins d’avoir de très bonnes relations et de sérieux appuis, et d’être soi-même un très bon commercial, les éditeurs à compte d’auteur et à compte participatif sont à éviter: ils ont une moins bonne réputation que les autres: pas de réel comité de lecture, une publication très peu sélective, et cela se sait! Une publication de qualité tombera dans le panel des « éventuellement… », dénigrée par le libraire et la presse au seul énoncé du nom de la maison d’édition si elle est « réputée » à compte d’auteur. D’accord pour se faire publier à compte d’éditeur: les ouvrages sont mieux vus et remarqués; d’accord également pour les e-books: il faut évoluer et, selon moi, il n’y a pas péril en la demeure « livres papier »: ceux-ci ne disparaîtront pas de si tôt.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu? Pas forcément pour les livre?

 

Le conseil principal en tant qu’auteur: avant tout beaucoup lire, de tout, s’instruire par la lecture à tout point de vue: contenu, forme, style… Mine de rien, un ouvrage littéraire est très riche en enseignements de tout bord: ouvrez par exemple une oeuvre de Ken Follett et, en fin de lecture, dites-moi ce que vous en avez retiré, vous me parlerez probablement jusqu’au bout de la nuit. Le conseil de vie essentiel: dans tous les cas ne jamais rester seul dans son coin, s’isoler de tout. Il faut échanger, communiquer même en période créatrice. Rester tête et pieds sur terre est primordial, on en sait tous quelque chose.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire: des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies?

Essentiellement des romans et nouvelles dans les deux cas; s’y mêlent habilement réalité et fiction: une histoire, un récit, une aventure est bien souvent basée sur un fait réel, un événement précis du passé qui sert soit de point de départ, soit de fil conducteur, soit de cadre ou contexte dans lequel évoluent les personnages. C’est parfois très amusant de voir se rencontrer un être imaginaire avec une personne qui a bel et bien existé. C’est par exemple le cas dans « Le feu sacré » de Katherine Neville. A lire… En ce qui me concerne, dans un projet en attente, un de mes personnages rencontrera un Président bien réel. Affaire à suivre…

 

12/ Comment écrivez-vous?

Si vous me parlez du cheminement d’un projet, je démarre toujours au stylo, à la force du poignet, beaucoup de ratures et de nombreuses pauses à la clé; ensuite je passe à l’ordinateur pour taper la version dite « intermédiaire »; puis je me fais lire par quelques personnes triées sur le volet, tenant alors compte de leurs avis pour élaborer le manuscrit définitif qui est souvent proche de l’intermédiaire. Enfin, je me fais une dernière fois lire par d’autres proches. L’écriture d’une oeuvre, préparation incluse, peut me prendre dix mois, soumission à l’éditeur non comprise. Quant à mon style, je laisse le soin à mes lecteurs d’en parler, ils le feront mieux que moi.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages?

Des commandes, cela ne s’est pas encore produit mais je ne suis pas contre ce procédé. Quant à l’inspiration, elle me vient du quotidien, d’une rencontre ou d’une conversation par exemple, en apparence anodine mais une idée peut germer au détour d’une expression, d’un sourire, d’un bon mot; après, l’idée fait son chemin, se développant petit à petit. C’est assez mystérieux, la naissance d’une oeuvre, et de l’idée à la plume, cela peut parfois prendre deux mois…

 

14/Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages? Ceux-ci sont-ils toujours imaginaires?

Lorsqu’on construit un édifice, le terrain est d’abord choisi, délimité, des plans sont établis, les matériaux sont commandés puis l’ouvrage démarre, s’élevant palier par palier, et l’on sait où l’on va, l’improvisation n’ayant ici pas sa place. Je procède ainsi pour un roman: il y a une période préparatoire parfois longue et quand je démarre l’écriture, je sais comment je terminerai. Lieux, époque, personnages (construction au feeling en puisant des éléments dans mon entourage), contexte particulier, le temps… tout est déterminé à l’avance. Un proche m’a dit que « L’île joyeuse », mon avant-dernier roman, est une véritable cathédrale. Merci à lui!

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture?

Le conseil principal, c’est d’être ou de devenir d’abord un bon expert dans sa langue d’écriture – grammaire, syntaxe, conjugaisons,… – par l’étude et la lecture. Avant tout lire et de tout, conseil qu’on m’avait prodigué. On apprend beaucoup par la lecture, plus qu’on ne le croit souvent au départ. Le français est une langue très difficile? Ne pas se décourager…

16/ Quels sont vos auteurs préférés?

Parmi les contemporains, il y a notamment Eric-Emmanuel Schmitt, Daniel Pennac, Philippe Claudel, Grégoire Delacourt, mais aussi Charlotte Link et Yann Queffélec. Je suis assez éclectique, aimant passer d’un genre ou d’un style à un autre. Parmi les auteurs du passé, tout le XIXè siècle me plaît, je ne saurais citer tous les noms me passant par la tête. Et ne fût-ce qu’en citer un serait comme jeter de l’ombre sur tous les autres…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment?

J’ai récemment terminé « les âmes grises » de Philippe Claudel, que j’ai bien aimé; à présent j’en suis à la relecture d’un texte écrit en 2013, chose que je fais en plein milieu d’un autre projet qui nécessitait une pause. Maturation et tout vient à point…

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets?

J’ai deux projets en cours dont un « top secret » car je ne suis pas le seul concerné par cette écriture. Une collaboration en quelque sorte qui devrait voir le jour au plus tard en 2016. Un souhait. L’autre, il s’agit d’un roman contemporain qui tourne autour de quatre personnages marqués et comporte des éléments de tragédie antique. Il faudra réellement s’accrocher…pour la première fois! C’est une sorte de thriller amoureux avec une curieuse énigme à la clé.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir?

Dans les mois qui viennent essentiellement deux: le 23 novembre prochain, je serai en dédicaces à la Foire du Livre de Mons « Mon’s livre », Belgique, avec principalement mes deux derniers romans; ensuite, je compte être présent à la prochaine Foire du Livre de Bruxelles fin février 2015. Rencontre-dédicaces avec chocolats – ma particularité- au stand de l’éditeur, mais il n’est pas exclu que je participe à d’autres événements entre-temps.

 

20/ Où peut-on suivre votre actualité? Vos parutions?Bruxelles, Belgique

Je propage mon actualité par l’intermédiaire de mon site www.thierry-mariedelaunois.com –  s’y trouvent une rubrique « Actualité » et une autre « Publications » notamment -, par la diffusion à mes abonnés d’une lettre d’information lorsqu’un événement pointe à l’horizon, et par des annonces sur les principaux réseaux sociaux, annonces ensuite partagées par mes lecteurs. Les journaux relaient aussi ma présence en dédicaces dans tel ou tel salon: Paris, Bruxelles… Le site web de mon éditeur relaie lui aussi l’actualité de ses auteurs. Merci à lui!

Thierry-Marie Delaunois,
le 17 octobre 2014

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Je remercie sincèrement Thierry-Marie Delaunois  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 28 octobre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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