Gorgonzola, Laurent Robert, une performance

 

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ÉVADEZ-VOUS UN INSTANT !

LISEZ UN POÈME ET LAISSEZ VOTRE ESPRIT S’ÉCHAPPER AILLEURS

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 Laurent Robert

a publié aux éditions Le chasseur abstrait

un recueil de poésie intitulé 

GORGONZOLA

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ISBN 9 782355 544187

86 Pages – 15 euros

http://www.lechasseurabstrait.com/chasseur/spip.php?page=ouvrages&auteur=Laurent%20ROBERT

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Je ne m’étendrai pas sur les qualités de ce recueil, qualités qui sont réelles, dont la quatrième de couverture donne le ton.

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Une biographie d’Émile Zola en tankas.

Une biographie comme une ballade…

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1840

Le 2 avril à onze heures

Braillement premier

D’un Émile parigot

Au 10 bis rue Saint-Joseph

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Les corps parentaux

La pucelle et l’ingénieur

La double infortune

En Provence l’unisson

Le bref instant où jouir

 

Laissez-vous emmener…

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Il fallait oser, Laurent Robert l’a fait.

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Voilà ce qu’en dit Joseph Bodson sur son site :

Un pari, une gageure, que cette biographie, non point romancée, mais versifiée, d’Emile Zola. En tankas, encore bien. Il est vrai que Zolal, avec ses élans, ses petits et grands côtés, son brio qui ressemble parfois à la commedia dell’arte, est à lui seul tout un programme. Pas de quoi en faire un fromage, me direz-vous. Eh bien si, justement. Avec la préparation minutieuse de chacun de ses livres, son attention à tous les domaines de la vie humaine, la science, les beaux-arts, l’argent, les ouvriers, les paysans. Une épopée populaire. Des gens qui lisent peu, ou jamais, le dévorent. Un jour, un ouvrier imprimeur m’a prêté Germinal. Je ne lui ai pas dit que je l’avais déjà lui. Je l’ai relu avec piété, en essayant de me mettre dans la peau du prêteur.

Oui, tout y est, toute une époque. Un selfie, si vous préférez. Même si la science a progressé, même si la société a changé, Zola reste toujours d’actualité. Et le rythme des tankas de Laurent Robert nous le rappelle très exactement, un rythme lent et prononcé à la fois, qui, par sa brieveté même, prend parfois des airs de prière. Oui, comme on récite une prière, ou un chapelet. Ecoutons-le plutôt:

     L’homme Dreyfus
Moins palpitant que la lutte
Que la cause juste
N’importe Emile est prophète
Binocle barbe taillée

     Le chantre a raison
Le verbe affronte les mondes
Injustes et vieux
Les idoles compassées
Les antiques parapets

La construction même des phrases, leur syntaxe rugueuse, et comme taillée à la hache, sujet/verbe/complément, le refus des rejets trop usés, concourent fortement à charpenter le texte.

Bon. Je m’arrête, sans quoi je vais tout vous citer. Il n’y a pas de fausses notes.

Joseph Bodson

Laurent Robert, Gorgonzola, poème, Le chasseur abstrait.

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Je ne pourrais pas mieux dire.

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Aujourd’hui quelques poèmes extraits de

GORGONZOLA

de Laurent Robert

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 Ni Bac ni études

Emile cherche un état

Il est fonctionnaire

Scribouille aux Docks de la Douane

Il s’ennuie deux mois entiers

 

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La mort au jardin

Tresse le linceul fleuri

Où s’endort Albine

Faute de l’abbé Mouret

La jouissance du verbe

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La nudité pure

De l’insensibilité

Le sommeil parfait

Un regard insoupçonné

L’innocence des tétons

 

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Laurent Robert est né en 1969 à Chimay, en Belgique.

Docteur en langues et lettres, professeur de littérature, il consacre ses recherches à des poètes oubliés ou méconnus du dix-neuvième et du vingtième siècle.

Poète, il affectionne les contraintes formelles, les sujets concrets, la sensualité du verbe.

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C’est un livre étonnant, une biographie en tankas sans fioritures, un exercice de contraintes, réalisé avec brio.

Lisez-le !

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Laurent ROBERT participera au salon du livre d’Orléans

 

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© Jean-Louis RIGUET

Le 24 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Commandeur Cazeneuve, Le Magicien était un aventurier, Jean-Luc Dousset

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COMMANDEUR CAZENEUVE

Le MAGICIEN était un AVENTURIER

Une biographie de Jean-Luc DOUSSET

 

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Les éditions Jeanne-d’Arc

 346 pages – 4e trimestre 2017 – Prix 17 €

ISBN 9 782362 620744

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https://www.eja-editions.com/fiche-produit.php?id_produit=192

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Quatrième de couverture

Le Magicien était un Aventurier

La magie fascine ! Lui est un prestidigitateur qui envoûte !

Marius Cazeneuve naît à Toulouse, en 1839. Il se produit devant Napoléon III, séduit toutes les Cours d’Europe, le bey de Tunis, qui le décore de l’ordre de Nichan Iftikhar. Désormais, aux yeux de tous, il est le Commandeur.

L’illusionniste multiplie les expériences de transmissions de pensée, de suggestion avec son assistante et épouse Alice, puis sa nièce Reine Desolange !

Décapité ! Il brandit sa tête à bout de bras. Il se fait tirer dessus ! Il arrête les balles qui lui sont destinées.

Magicien et aventurier ! Il fait quatre fois le tour du monde.

Marius Cazeneuve est aussi un scientifique, un astronome…

En 1874, il fonde l’Institut du Progrès pour lutter contre toute forme de charlatanisme et de superstition !

La mode est au spiritisme. Il met tout son esprit à combattre tables tournantes et autres communications avec l’au-delà.

Aventurier et diplomate ! En 1886, il est envoyé en mission renforcer la présence française sur l’île de Madagascar face aux Britanniques. Sa mission est un succès politique, économique…

Médecin, confident, ami, il tombe sous le charme de la reine Ranavalona III mariée à un Premier ministre bien plus âgé, autoritaire…

Elle a 24 ans, Marius Cazeneuve succombe à sa beauté. Sont-ils devenus amants ? Certains ont répandu la rumeur !

Certains disent qu’il aurait pu devenir roi de Madagascar !

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En bas de cette quatrième de couverture

Jean-Luc Dousset, historien et journaliste, natif de Toulouse, nous entraîne à la découverte de l’un de ses compatriotes, Marius Cazeneuve . Un magicien du XIXe siècle, l’un des plus grands qui conjugue tous les talents. Laissez-vous emporter dans ce voyage au coeur de l’imaginaire, du spiritisme, des sciences qui passe par l’île de Madagascar.

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Extraits :

Pages 11 et suivantes

Comme dans l’un de ses tours de prestigiditation, où il fascine son public par ses dons de double vue, il voit, devant lui, Victor Hugo dans son domicile parisien du 9e arrondissement, au 21, rue de Clichy. De retour de son exil, il vit maintenant dans cet appartement du deuxième étage dont presque toutes les fenêtres donnent sur la triste rue de Tivoli.

En 1873, l’homme est déjà âgé, sa carrure reste toujours aussi imposante.

Il est dans la petite chambre où il travaille, son capharnaüm comme il la surnomme. Victor Hugo est près de la fenêtre, à son bureau très haut, sur lequel il écrit debout. Il écrit sur Marius Cazeneuve !

A pénétrer les pensées de ce dernier, on l’imagine s’approcher tout à sa curiosité et lisant par-dessus son épaule ce que l’auteur trace de sa plume…

« Il étonne les yeux, il confond la raison

Il ouvre à la pensée un changeant horizon

Il ferait, en ses mains, danser Paris et Rome

Et ce tout petit homme est plus grand qu’un grand homme. »

 

Le prestidigitateur affiche un large sourire.

« J’ai eu raison de garder toujours confiance. Jamais mes parents n’auraient pu penser lire ces quelques mots que Victor Hugo a pu écrire à mon sujet… » pense-t-il.

Tout en se répétant ces vers qui ne manquent pas de flatter son ego, Marius Cazeneuve presse le pas un peu plus. Il se hâte tant pour lutter contre le froid que pour échapper à une présence qu’il devine derrière lui.

Les yeux toujours en mouvement, il distingue parfaitement une ombre que parfois la lumière des réverbères allonge tant qu’elle parvient à sa hauteur, puis s’efface, puis revient…

Il sent bien quelqu’un derrière lui.

Depuis son départ du Tréteau-Royal, il sait que quelqu’un à quelques mètres de lui, à distance régulière, le suit. Comme si l’homme… ou la femme n’osait se rapprocher hormis son ombre quelquefois.

La rue est déserte. Il est tard. Il est seul, lui si entouré en temps habituel.

Il est seul.

Marius Cazeneuve s’arrête net, sous le halo de l’un des lapadaires à gaz de la rue Auber. Volte-face rapide, il se retrouve nez à nez avec un jeune homme.

Celui-ci a l’air un peu gauche, il est petit, de la même taille en fait que l’illusionniste. Dans la pénombre ce dernier distingue à peine les traits de celui qui se permet d’interrompre le déroulement de ses souvenirs.

La vue du prestidigitateur s’habitue, il voit mieux à présent. Il juge tout d’abord que celui qui le suivait à distance jusqu’à présent doit avoir une vingtaine d’années, sans doute moins, estime-t-il.

Il le fixe de son regard pénétrant, celui qu’il utilise pour impressionner les amateurs de sensationnel venus assister à ses expériences de magie.

L’inconnu, surpris par l’intensiteé, baisse les yeux. Intimidé !

Marius Cazeneuve en profite pour prendre l’avantage :

« Et maintenant ? Que faisons-nous ? »

« Commandeur ? Monsieur Cazeneuve ? »

L’intrusion le contrarie. Il revit depuis sa sortie du Tréteau-Royal sa vie en cinématographe, revoit tout ce qui a marqué son existence et voici qu’un inconnu vient briser la pellicule.

« Vous désirez, mon garçon ? » dit-il cependant avec courtoisie après s’être resssaisi.

« Je… Je… »

« Vous… Vous… » commence à se moquer le magicien, désormais nullement soucieux des intentions de celui qu’il considère comme un adolescent, à peine extirpé de l’enfance. Il sait qu’il n’en a rien à craindre.

« Je… »

« Vous… »

Cazeneuve patiente, un brin amusé par la situation.

« Monsieur, je voudrais en apprendre plus sur vous, votre vie. Vous découvrir, connaître votre passé, vos secrets, devenir, auprès de vous, prestidigitateur » finit pas prononcer l’inconnu.

« L’ambition est bien grande ! »

« Ce que je sais déjà de vous est si extraordinaire ! » s’empresse de répondre d’un air admiratif cet intrus tout à la fois timide et entreprenant.

« Extraordinaire est le mot qui convient. Pas trop fort. Peut-être point assez. Auriez-vous pu dire spectaculaire que le terme ne m’aurait point choqué. »

La modestie est un sentiment que Marius Cazeneuve connaît fort peu, apparemment… Il marque un temps de silence. L’insistance de ce jeune d’allure provinciale commence à l’intriguer.

« Vous avez la chance de connaître mon nom. Mais je dois avouer que malgré mes talents, je ne parviens pas à deviner le vôtre. »

« Isidore monsieur, Isidore Fidelio, Monsieur Cazeneuve. Pardonnez de ne m’être présenté plus tôt. Comme vous, je suis de Toulouse, même si je n’y ai pas résidé longtemps. Et comme vous, j’entends bien parvenir à devenir un prestidigitateur de renom. »

« Ambitieux ! » s’esclaffe l’illustre magicien.

« J’admire tout ce que vous avez pu réaliser. »

« Cela est bien ! Et qu’avez-vous appris à mon sujet ? » demande le Commandeur, le toisant un peu, ce qui ne manque pas d’embarrasser un peu plus son interlocuteur.

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Ce que j’en pense

Voilà comment Jean-Luc Dousset nous entraîne dans un voyage passionnant de Paris à Toulouse, dans un train qui entend une conversation continue entre le Commandeur et Isidore Fidelio. Ce sera l’occasion de conter toute la vie de ce Magicien avec le style de Jean-Luc Dousset.

L’auteur nous raconte tout, en détail, de la vie de Marius Cazeneuve, ce célèbre magicien, prestidigitateur, originaire de Toulouse. C’est une biographie présentée comme un roman, une conversation entre deux personnes qui ne se connaissent pas, mais, pourtant, elle se transforme en une interrogation de l’un et une réponse de l’autre, pour nous dévoiler la vie de cet aventurier qui se prend pour un ambassadeur de la France dans des pays lointains de la métropole.

L’auteur se sert, pour raconter l’histoire, d’un contemporain, inventé sûrement, Isidore Fidelio, qui connaît déjà tout du magicien et peut ainsi poser les questions adéquates. Et le prestidigitateur prend plaisir à répondre, à entrer dans moults détails, à se vanter d’être le meilleur. Et nous prenons plaisir avec lui à le découvrir, imbu de sa personne et de sa puissance magique.

Le style surprend, par le nombre de paragraphes courts, souvent construits d’une phrase. J’ai aussi apprécié la description des personnages, des lieux de l’époque et la manière dont l’auteur a su développer un certain suspens pour connaître le sort final de Marius. Une vraie mine de renseignements. Que le voyage est long ! Que le livre se lit rapidement !

Merci à Jean-Luc pour ces moments d’histoire dans l’imaginaire, le spiritisme, les sciences, les voyages.

J’ai bien aimé. Pour les amateurs d’histoire, lisez ce livre !

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L’AUTEUR

J’ai rencontré Jean-Luc Dousset pour la première fois au salon du livre de Mazamet en mai 2017, il en était le parrain.

Je l’ai revu avec autant de plaisir un an plus tard au même endroit.

Jean-Luc Dousset s’est livré dans une chronique que je vous invite à lire :

En voici le lien :

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Pour en savoir plus sur Jean-Luc Dousset

https://librebonimenteur.net/2017/06/17/jl-a-lecoute-de-jean-luc-dousset/

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Un livre à lire absolument !

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© Jean-Louis Riguet – Librebonimenteur.net

© Jean-Louis RIGUET 20 août  2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

 

ZAZ Au long de la route, Thomas Chaline

ZAZ

Au long de la route

Thomas CHALINE

Une biographie publiée aux

 CITY éditions

190 pages – 14,90 €

ISBN : 978-2-8246-1005-4

https://www.city-editions.com/index.php?page=auteur&ID_livres=709&Nom=Thomas%20Chaline

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Quatrième de Couverture

Zaz, au long de la route
Thomas Chaline

Audacieuse, gouailleuse, authentique. Depuis presque dix ans qu’elle promène sa silhouette bohème sur les scènes, Zaz s’est imposée comme la digne héritière des grands noms de la chanson française. L’auteur est parti à la rencontre de cette artiste discrète grâce à des entretiens inédits. On découvre une adolescente écorchée vive et solitaire après le divorce de ses parents. Une artiste qui a mûri sa voix pendant des années difficiles à chanter dans la rue, le métro et les cabarets parisiens. Ce sont ces blessures intérieures qui donnent aux chansons de Zaz leur authenticité. Amoureuse de la nature, adepte de la méditation, les critiques bien-pensants la disent « bobo ». Alors que tout simplement, Zaz trace sa route. Sincère et passionnée.

La première biographie d’une artiste authentique de la révélation musicale française.

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Commentaire

Qui n’a jamais entendu cette voix gouailleuse, rauque et chaleureuse à la fois ?

J’ai été intéressé par cette biographie qui nous raconte le chemin parcouru par cette artiste talentueuse depuis la scène d’un radio-crochet local, dans le village de Loguivy-Plougras, à l’âge de sept ans jusqu’à aujourd’hui. Son adolescence a fait d’elle une écorchée vive. C’est une solitaire qui a chanté partout, dans les couloirs du métro, à la Butte Montmartre, dans les cabarets parisiens ou d’ailleurs, à l’étranger aussi et toujours en français. Cela n’a pas toujours été facile et si une chose est à retenir c’est son travail. Le travail qu’Isabelle a fourni parce qu’elle y croyait. Et elle a eu raison.

Mais c’est aussi l’histoire d’une femme qui a des convictions, comme son engagement pour l’environnement aux côtés de Pierre Rabhi dans les Colibris, cette association où oeuvrent également Mélanie Laurent et Olivier Dion.

Même si Zaz dérange, il faut lui reconnaître son talent qu’elle cherche dans ses blessures intérieures et la nature quand ce n’est pas dans la méditation.

Cette biographie est très complète. J’ai appris des quantités d’informations intéressantes.

Zaz, Isabelle, trace sa route à sa manière.

Si vous voulez tout savoir sur ce cette jeune femme audacieuse, bohème, audacieuse, n’hésitez pas à lire cette belle biographie, très riche en informations sur cette belle personne.

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L’auteur

Thomas Chaline est auteur-compositeur et musicien. Parallèlement à sa carrière musicale, il a publié des articles dans des revues culturelles, des recueils de poésies et de chansons, ainsi qu’une biographie de Zaz (City, 2017).

Thomas Chaline est musicien, auteur-compositeur, et participe en tant que chroniqueur à diverses revues culturelles numériques. Il a également publié plusieurs recueils de poésies.

Si vous voulez en savoir plus sur Thomas Chaline, suivez le lien suivant :

http://fr.blastingnews.com/culture/2016/06/thomas-chaline-guitariste-poete-biographe-00986577.html

Et aussi

https://librebonimenteur.net/2014/11/03/jl-a-lecoute-de-thomas-chaline/

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ZAZ Officiel

https://www.youtube.com/channel/UCmQZ7aYY8YH6HHhY2Jx2a9Q

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 29 novembre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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FERDINAND le débile, Jean-Luc DOUSSET

FERDINAND le débile

Jean-Luc DOUSSET

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Les éditions Jeanne-d’Arc

 298 pages – 1er trimestre 2016 – Prix 17 €

ISBN 9 782362 620577

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https://www.eja-editions.com/fiche-produit.php?id_produit=181

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Quatrième de couverture

Vienne, 1793, le palais de la Hofburg, la naissance de l’héritier de l’Empire austro-hongrois. En principe…

Ferdinand a de l’eau dans la tête, il est rachitique, il souffre d’épilepsie, il est un peu attardé… La consanguinité ! Survivra-t-il suffisamment de temps pour accéder au trône des Habsbourg-Lorraine.

Monter ou descendre un escalier, se servir d’une carafe, signer de son nom… Autant d’épreuves ! Durant des mois, sa laideur doit rivaliser avec la beauté de l’Aiglon.

Son père Sa Majesté François hésite. Lui succédera-t-il ?

Le Prince de Metternich veut sa marionnette ! Avec Ferdinand, il la tient… Il le forme, le modèle, le marie à la princesse Marie-Anne de Sardaigne. Nuit de noces mouvementée !

Ferdinand s’intéresse peu aux choses de la politique. Ses seules passions : le jardinage, les sciences… On le prend pour un débile !

Le peuple l’aime. Il le surnomme Ferdinand le Bon. Le peuple le méprise. Il l’appelle du sobriquet de Ferdinand le Fini…

La période est troublée. Le puzzle de l’Empire austro-hongrois menace de se disloquer. La femme de son frère, l’archiduchesse Sophie avide de pouvoir manœuvre pour que la couronne des Habsbourg revienne à son fils François-Joseph, qui deviendra l’époux de Sissi !

Vous croyez tout connaître des Habsbourg ?

Auteur

Jean-Luc Dousset, historien, journaliste toulousain nous invite cette fois à découvrir un empereur d’Autriche-Hongrie que l’Histoire passe sous silence.

Un voyage dans l’Empire austro-hongrois du milieu du XIXe siècle en compagnie d’une personnalité méconnue.

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Extraits :

Page 38

Il l’a vu la première fois lors de la visite qu’il a effectuée à sa tante, Marie-Béatrice, au moment de la mort de son mari, l’archiduc Ferdinand. Depuis, il n’a pas oublié cette jeune fille, de vingt ans sa cadette, sa cousine, encore…

Oh, certes, elle est, elle aussi, liée à lui par le sang !

Oh, certes, son père est mort, elle est sans dot !

Oh, certes, sa santé physique est précaire, déjà elle souffre de phtisie !

Fi ! Fi de tout cela ! Et la descendance ne sera pas un problème ! Elle ne l’est plus.

Pages 57-58

Oh, il y a bien eu une exception ! Une seule fois, l’une des correspondances du général parvint à être interceptée et transmise aussitôt au baron Hager. J’étais présent au moment où la missive lui fût remise, je l’ai vu s’empourprer de colère.

Que malgré mon âge avancé, ma mémoire quelquefois défaillante, je peux citer ce qui a provoqué la vexation du baron Hager, le directeur de la police de Vienne.

Que ne conseille-t-il en son courrier à l’une de ses correspondants de n’écrire dans ses lettres que « ce qu’il désire voir paraître dans les journaux. »!

Ah que cette lettre sent la plaisanterie. Un amusement qui ne plaît guère au baron Hager.

J’ai imaginé un instant un troisième homme s’assurant de la loyauté des deux autres … Puis un autre, et encore un autre derrière K… Et ainsi de suite !

Un moment, Ambrosius Nessehauer reste à sourire, voyant, les yeux clos, tout un chapelet d’espions s’égrenant, l’un derrière l’autre à travers Vienne.

Que certains acteurs de ce Congrès sont plus épiés que d’autre ! Ainsi, en est-il bien évidemment de Talleyrand !

Des rapports détaillés relatent son emploi du temps heure après heure, quasiment jour et nuit.

Page 179

Que le geste est maigre si je la compare à la bonté dont fait preuve Ferdinand ! A croire qu’il n’en est que l’exécuteur !

Le prince de Metternich n’a-t-il jamais cessé d’ailleurs de déposséder Ferdinand de la paternité de cette mesure. Selon lui, elle avait été prise bien avant par l’Empereur François.

Ferdinand n’aurait fait que ratifier, encore une fois, signer !

Ferdinand le Bénin n’avaient pas sitôt manqué de se moquer quelques Autrichiens.

Ferdinand der Gütige ! Ferdinand le Bénin s’était-on mis à persifler en nombre d’endroits de Vienne et dans tout le pays !

Mais, là, à Milan, en Lombardie-Vénétie dont il est à présent le Monarque, il donne toute la dimension de sa bonté.

La grâce des prisonniers politiques s’accompagne de plusieurs autres gestes qui touchent le coeur de la population.

Qu’en effet, ne l’a-t-on vu multiplier les actes de bienfaisance, de simplicité et d’humilité laissant sa véritable nature s’exprimer.

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Ce que j’en pense

Jean-Luc Dousset nous invite à un voyage dans l’Empire austro-hongrois. Nous sommes plongés en plein XIXe siècle avec pour compagnon de route une personnalité méconnue.

Un héritier de l’empire austro-hongrois naît en 1793, à Vienne. Normalement, il s’agit du successeur de son père, l’empereur François 1er.

Malheureusement, Ferdinand est bourré d’infirmités. Il est hydrocéphale, rachitique, épileptique, un peu attardé. Sûrement, une résurgence de la consanguinité !

La question primordiale est la suivante : Ferdinand pourra-t-il succéder à son père, lui qui rencontre des épreuves ne serait-ce que pour monter ou descendre un escalier, se servir d’une carafe, faire une signature. Une autre épreuve le fait rivaliser de beauté avec celle de l’Aiglon, qui vit à Schönbrunn, près de Vienne, lui qui est si laid. Son père, l’empereur François 1er hésite avec son frère François-Charles. De plus, le prince de Metternich se sert de Ferdinand comme d’une marionnette.

Jean-Luc Dousset nous raconte tout, en détail, de la vie de Ferdinand, même sa nuit de noces. Il nous vante les passions de Ferdinand : la botanique, le jardinage, les sciences. Les grands du monde de l’époque le prennent pour un débile mais le peuple l’aime. Tout cela, c’est sans compter les intrigues de l’archiduchesse Sophie qui ourdit une manoeuvre pour que la couronne des Hadsbourg soit posée sur la tête de son fils François-Joseph avant qu’il n’épouse l’impératrice Sissi.

Jean-Luc Dousset nous montre bien, que malgré la caricature faite à l’époque de Ferdinand l’incapable, en dernier lieu celui-ci est peut-être plutôt un homme bon, généreux avec son peuple et un homme de progrès. Il en fait un personnage attachant.

L’auteur se sert pour raconter l’histoire d’un contemporain, peut-être inventé va savoir ?, nommé Ambrosius Nessehauer.

On peut être dérouté par le style qui nous surprend, peu habitué que je suis à ce genre d’écriture. En effet, il y a énormément de paragraphes courts, souvent d’une phrase, qui commencent assez souvent par des « que » exclamatifs ou des « Oh, Ah, Dieu, Seigneur, Diantre » suivis de « que » exclamatifs. Malgré cela, j’ai continué ma lecture jusqu’à la fin car il faut aussi apprécier la description des personnages, des lieux de l’époque, et la manière dont l’auteur a su susciter un certain suspens pour connaître le sort final de Ferdinand. Il y a une vraie mine de renseignements.

Merci à Jean-Luc pour ces moments d’histoire qui ouvrent aussi le lecteur vers le monde du handicap et nous invitent à apprécier ces personnes « différentes » comme on ne devrait pas dire.

 

J’ai bien aimé. Pour les amateurs d’histoire, lisez ce livre !

 

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L’AUTEUR

 

J’ai rencontré Jean-Luc Dousset au salon du livre de Mazamet en mai 2017, il en était le parrain.

 

J’ai assisté à son interview par Philippe de Riemaecker qui m’avait constitué fil rouge pour l’occasion.

 

En voici le lien :

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Pour en savoir plus sur Jean-Luc Dousset

https://librebonimenteur.net/2017/06/17/jl-a-lecoute-de-jean-luc-dousset/

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Un livre à lire absolument !

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 12 juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Yvesvi

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Yvesvi

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Virginie MAGNIER PAVE (pseudo : Yvesvi). Diplôme en Communication. Carrière essentiellement dans des collectivités territoriales.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je suis Chargée d’études au sein d’une collectivité territoriale.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

J’aime la musique, le cinéma et le théâtre.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ?

Des échanges, des avis, des critiques (toutes, sans censure)

 

Comment vous faites-vous connaître ?

La débrouille… Communiqué de presse, compte Facebook…

 

Comment allez-vous à leur rencontre ?

Salons et bientôt, j’espère, lecture à voix haute dans les bibliothèques.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Pas encore…

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis environ 20 ans. J’ai écrit surtout des nouvelles mais aussi quelques poèmes.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« Bonnes ou mauvaises nouvelles »

Avec la parution de mon 1er livre « Bonnes ou mauvaises nouvelles ? », je propose des nouvelles très rythmées, plutôt dans le style noir / polar, mais pas que… Une narration parfois féminine, parfois masculine, transporte le lecteur dans des univers très différents où les émotions sont transmises sans filtre ni tabou. Les chutes, quant à elles, suscitent la surprise ou la stupéfaction.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur internet, différents sites : EDILIVRE, Amazon, librairie dialogues.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

L’édition à compte d’auteur : dur, dur !

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Persévérance.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des romans et des nouvelles, parfois des biographies.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Ça dépend, pas de méthode particulière.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Le quotidien, l’actualité…

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pas de méthode particulière. Souvent l’histoire se construit au fur et à mesure des lignes ou des chapitres.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Pensez aux émotions que vous souhaitez transmettre.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Mary Higgins Clark – Éric Giacometti – Jacques Ravenne – Jo Nesbo

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Le livre de RAPHAËL CUVIER « L’antipapillon ». J’ai rencontré l’auteur lors du Salon des auteurs locaux à Fleury les Aubrais le 1er octobre 2016.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, un roman.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Non, pas pour l’instant

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon compte Facebook (en construction).

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Le 14 octobre 2016.

Virginie MAGNIER PAVE (pseudo : Yvesvi)

.couverture

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Un article dans la République du Centre

articlerep

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Voici le lien d’un extrait du livre :

https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/757198/s/bonnes-ou-mauvaises-nouvelles-2548616f07/#.WARvOYOLS70

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photo

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Je remercie sincèrement Yvesvi d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 17 octobre 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Un portrait de Jane Austen de David Cecil

Un écrivain sentimental et réaliste !

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Un roman courage sur l’égalité des sexes

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Une errance dans l’Oural !

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