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JL à l’écoute de … Marie-Josée Christien

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie-Josée Christien

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Crédit Photo : Yvon Kervinio

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Marie-Josée CHRISTIEN.

Je précise que c’est mon véritable patronyme. À mon grand étonnement, on a parfois cru que c’est un pseudonyme. Qui en l’occurrence aurait été « chargé » et malvenu pour une mécréante comme moi !

 

Je suis née en 1957, dans la Cornouaille morbihannaise. Je viens d’une famille modeste, voire pauvre, de la Bretagne bretonnante. Cette Bretagne rebelle et insoumise est la terre des insurrections des « Bonnets Rouges » sous Louis XIV, de Marion du Faouët, chef d’une bande de brigands au XVIIIe, celle aussi de la résistance au nazisme. Cela n’est sans doute pas anodin.

 

Rien dans mon environnement familial ne me prédisposait donc à l’écriture. Mon premier contact avec la poésie et la littérature a eu lieu grâce à l’école laïque et républicaine. J’ai fréquenté une classe unique de campagne, où j’ai appris à lire très tôt. J’ai été encouragée par quelques professeurs tout au long de mon parcours scolaire, mené jusqu’au DEUG de Lettres Modernes.

 

J’ai fondé la revue annuelle Spered Gouez / l’esprit sauvage en 1991, sous le signe du poète Armand Robin. Je dirige aussi la collection Parcours, dont chaque volume est consacré à un (e) poète d’aujourd’hui, ayant une œuvre forte et marquante ancrée dans notre temps, que j’ai créée aux éditions Spered Gouez en 2015.

J’ai reçu le Prix Xavier-Grall pour l’ensemble de mon œuvre. Le Grand prix international de poésie francophone m’a été décerné en 2016.

Je suis membre de la SGDL, de la Charte des Auteurs Jeunesse et de l’AEB (association des Écrivains Bretons).

Je vis depuis 1994 à Quimper, dans le Finistère.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit, depuis que je sais tenir un crayon. J’ai très tôt gribouillé des poèmes où je tentais d’imiter les auteurs du passé que j’admirais. Mais bien sûr je n’ai trouvé que bien plus tard, dans les années quatre-vingt, après un long cheminement, ma voix propre.

 

Écrire est pour moi une nécessité vitale, comme respirer, manger ou dormir. Cependant, je n’ai jamais pensé à en faire un métier. La poésie ne peut de mon point de vue être une profession.

J’ai été institutrice de 1977 à 2015, et j’ai aussi exercé en même temps la fonction de directrice d’école pendant 17 ans. Bien sûr, travaillant à temps plein, je n’ai pu me consacrer autant que je l’aurais voulu à l’écriture et à l’édition de mes écrits, mais je mesure combien cela m’a permis une réelle liberté, celle d’écrire ou de ne pas écrire, de ne rien précipiter et de prendre mon temps. Je n’ai publié que les textes nécessaires, sans dépendre de commandes, ni subir de pression. Je n’ai jamais eu besoin de faire des courbettes et des concessions.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Étudiante, j’ai fait un peu de théâtre à Rennes en 1976-1977, sans aller plus loin. Car ce qu’est devenu le théâtre m’a rapidement exaspérée. L’art me passionne mais, à mon grand regret, je n’ai jamais pu pratiquer ni musique ni peinture, qui exige un apprentissage précoce auquel mes origines modestes ne m’ont pas donné accès. Ce n’est pas un hasard si j’aime collaborer avec des artistes, que ce soit pour des livres d’artistes ou des livres à tirage courant.

 

À part la poésie, le seul art que je pratique est le collage, découvert à l’âge de 16 ans au lycée, grâce à mon professeur de lettres. C’est l’art du pauvre par excellence, puisqu’il s’agit de récupérer les photos des revues et magazines destinés à la destruction et de leur donner une nouvelle vie. Il m’arrive d’exposer et de publier mes collages.

 

Je suis également critique littéraire. C’est une manière de prolonger mes lectures. Je tiens plusieurs chroniques critiques dans Spered Gouez / l’esprit sauvage. Plusieurs revues (Interventions à Haute Voix, Les Cahiers du Sens…) accueillent mes articles et mes notes de lectures. Je collabore régulièrement à la revue bimensuelle ArMen depuis 2006 et occasionnellement au magazine numérique Unidivers.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère que mes livres les aident à trouver émotion et sens dans notre époque qui n’a à offrir que son cynisme et son désenchantement. J’espère aussi qu’ils sont sensibles à mon questionnement et à mon incertitude.

La poésie étant polysémique à l’infini, je ne perds pas de vue que ce sont les lecteurs qui trouvent, parmi les chemins possibles que j’ouvre, la cohérence de mon texte, par leur sensibilité et leur imaginaire. Ils ont toute liberté de lecture.

C’est pourquoi les rencontres avec les lecteurs sont enrichissantes, surtout dans de petits lieux intimistes où un vrai échange peut se créer. Mes lecteurs me révèlent parfois des voies souterraines que je n’ai pas clairement conscience d’emprunter.

C’est sans doute l’un des rôles des bibliothécaires et des libraires de favoriser et proposer ces moments de partage. Hélas, j’ai trop peu l’occasion d’être conviée à ce genre de rencontres. Mais je ne fais sans doute pas tout ce qu’il faudrait pour me faire connaître !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je participe à quelques salons, rencontres d’auteurs et événements, toutefois avec parcimonie. Je privilégie ceux qui ont une âme, ceux qui sont portés par des associations de bénévoles passionnés, où je trouve une réelle convivialité, porteuse de rencontres débouchant parfois sur des projets.

 

En retraite depuis deux ans, j’ai à présent le plaisir de rencontrer des classes et des scolaires en tant qu’auteur. Il m’arrive de lire mes textes en public, mais il ne s’agit pas de récital ni de performance, même si j’ai parfois été accompagnée par des musiciens. Je ne me prends pas pour une comédienne. Je suis juste un auteur qui lit et partage modestement ses textes. Je propose aussi une causerie sur les « femmes en poésie », autour de mon livre Femmes en littérature (éditions Spered Gouez, 2009).

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Ma première publication date de 1979, dans la revue Interventions à Haute Voix. J’ai continué pendant presque une décennie à publier uniquement en revues. C’est ce qui m’a permis de « faire mes gammes » et de trouver ma voie. Je continue à publier régulièrement en revues, qui sont des lieux uniques pour vérifier la qualité de ce que l’on écrit.

 

Je suis aussi volontiers présente dans des ouvrages collectifs et des anthologies. J’ai publié dans une trentaine de ce genre d’ouvrages, ce qui m’a permis d’être traduite en plusieurs langues (allemand, bulgare, espagnol, portugais…).

 

Mon premier recueil (Les extraits du temps 1), publié en 1988 par IHV, a été rapidement épuisé. J’avais écrit auparavant deux autres recueils que je n’ai jamais cherché à publier, consciente qu’ils n’étaient pas aboutis.

J’ai publié une vingtaine de livres, principalement de poésie, chez une dizaine d’éditeurs. J’ai aussi dirigé des ouvrages collectifs.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

J’espère que ce n’est pas le dernier livre et qu’il y en aura de prochains ! Je fais là un clin d’œil à une boutade du poète Gérard Cléry, qui aime prendre le mot « dernier » au pied de la lettre.

 

Ma dernière parution est La poésie pour viatique, un cahier Chiendents – le n° 118 publié au début de cette année par Luc Vidal et les éditions du Petit Véhicule à Nantes – qui vient de m’être consacré, coordonné et présenté par Gérard Cléry, justement. Il comprend des articles de Guy Allix, Bruno Sourdin, Michel Baglin, Jean Chatard et Luc Vidal, un entretien avec Gérard Cléry et un choix de textes dont des inédits.

 

Parmi ces inédits, se trouvent des extraits d’Affolement du sang, que je viens juste de terminer. Il m’est donc difficile d’en parler. L’auteur est de toute façon le plus mal placé pour commenter son texte. Je peux juste dire que c’est un ensemble de 120 pages commencé en 2012, que le poète Jean-François Mathé en signe la préface. Je vais commencer par prendre du recul pour ensuite réfléchir à son édition.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En principe, à part ceux qui sont épuisés ou dont les éditeurs ont disparu (qu’on trouve parfois en livres d’occasion), on devrait pouvoir les commander dans n’importe quelle librairie, du moins dans les bonnes librairies. Certains de mes éditeurs (Jacques André Éditeur et Tertium éditions) les vendent aussi directement à partir de leurs sites. D’autres, comme Les Éditions Sauvages, pratiquent la vente par correspondance. Sinon, ils m’accompagnent dans les salons et signatures où je suis invitée.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book?

Je suis résolument opposée au compte d’auteur et à ses avatars. J’ai autrefois soutenu le CALCRE, association qui luttait contre « le racket du compte d’auteur ». Ces officines ne sont pas du tout des éditeurs mais des prestataires de services qui se chargent juste de l’impression du livre. Ceci dit, lorsqu’elles annoncent clairement la couleur et ne se prétendent pas être éditeurs, elles peuvent rendre des services aux auteurs qui n’ont pas les compétences pour s’autoéditer. Il en est certainement de plus honnêtes que d’autres. Mais je suis d’avis qu’un bon livre parvient toujours à trouver son éditeur et ses lecteurs, même si cela peut parfois prendre des années.

 

J’ai eu la chance de toujours publier à compte d’éditeur, le plus souvent dans de petites structures associatives. Il n’est pas sûr que j’aurais rencontré un lectorat plus important dans de plus grandes maisons d’édition, où la durée de vie d’un livre est très éphémère. L’édition est toujours une histoire de rencontre et de connivence entre un livre et un catalogue existant. Il importe qu’éditeur et auteur forment un véritable équipage. Je suis attachée à cette relation.

 

Je n’ai pas vraiment d’avis sur les livres numériques (terme que je préfère à l’angliciste e-book). J’ai deux livres (Conversation de l’arbre et du vent et Quand la nuit voit le jour, Tertium éditions) qui sont publiés en version numérique parallèlement à leur édition en livre papier. Mais il ne s’en vend guère pour le moment. Le phénomène du livre numérique me semble largement surestimé par les instances officielles du livre (par le CNL par exemple). Personnellement, je ne lis pas de livres numériques. Je ne suis pas convaincue par la lecture sur écran, surtout pour la poésie. J’ai besoin de la chaleur du papier.

 

Sur écran, je ne trouve d’intérêt qu’aux revues numériques, comme Texture et Recours au poème, aux blogs et aux sites d’auteurs. Grâce aux entrées et aux mots-clés, la lecture peut y être discontinue et ne s’attarder que sur les articles recherchés.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Un conseil de mon père que je garde précieusement en tête : ne perds jamais de vue d’où tu viens.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Mes lectures ont toujours été très éclectiques. Lire m’est indispensable au quotidien. Je lis beaucoup, de tout, pas seulement de la poésie comme on pourrait le croire. J’ai toujours plusieurs livres en cours. Je suis abonnée à de nombreuses revues également. Je me fie volontiers aux conseils de lecture de quelques critiques avisés (Jacmo dans Décharge, Michel Baglin sur Texture, Lucien Wasselin sur Recours au poème par exemple) dont je partage les points de vue.

 

Passionnée de préhistoire et d’archéologie, je lis beaucoup d’ouvrages écrits par des paléontologues et des chercheurs, que je trouve dans quelques librairies spécialisées du Périgord.

 

Par contre, j’évite les livres d’auteurs dont on fait grand bruit, dont les piles envahissent les librairies à chaque rentrée littéraire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Très lentement. Et par périodes, surtout en hiver et au printemps. Je ne m’installe pas chaque jour à ma table d’écriture. J’écris toujours chez moi.

 

À part ces particularités, je n’ai aucune habitude, aucun rituel. L’élaboration est très longue, la maturation lente, souvent plusieurs années, pour parvenir jusqu’au manuscrit achevé. Je prends régulièrement des notes qui s’accumulent, que je laisse reposer, décanter, sédimenter, jusqu’à ce qu’elles se rappellent à moi dans l’urgence pour la première phase d’écriture. Suivent alors plusieurs phases de transformation, où j’enlève le superflu, je taille, j’élague, je cisèle et je peaufine aussi, jusqu’à ce que je ne puisse plus rien retirer. Je travaille à la manière d’un sculpteur dont la matière serait les mots.

 

Quand les poèmes sont là, le travail est loin d’être terminé. Il me faut composer l’ensemble, trouver son architecture intérieure. Cette chronologie interne, dictée par le mouvement et le souffle du texte, est primordiale. Tout ce travail d’élaboration doit rester invisible et sembler couler de source. Je cherche à garder intacte l’émotion première, à préserver l’élixir et la fulgurance du poème.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mes écrits se nourrissent de ma vie et du monde qui m’entoure. Tout peut donc y être abordé. J’ai ainsi écrit sur la grossesse et l’attente de l’enfant (Le carnet des métamorphoses, Les Éditions Sauvages), les grottes préhistoriques ornées (Lascaux & autres sanctuaires, Jacques André Éditeur), les mégalithes (Un monde de pierres, Les Éditions Sauvages), la pierre et le cycle minéral (Pierre après pierre, Les Chemins bleus), le canal de Nantes à Brest (Aspects du canal, Sac à mots éditions). J’ai aussi écrit plusieurs opus sur le temps, celui qui dépasse notre vie d’être humain, dont nous sommes la seule espèce à avoir conscience.

 

Je n’ai jamais reçu de commandes d’ouvrages. J’ignore si je suis capable d’y répondre.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je n’ai aucune imagination. C’est sans doute pourquoi je n’écris pas de romans. Malgré tout, j’en ai un en cours d’écriture depuis une dizaine d’années, dont le titre est Le passé effacé. Les personnages sont fictifs et l’intrigue une pure construction mais ancrée dans le réel, au cœur de l’humain.

Mais écrire un roman ne fera pas de moi une romancière pour autant.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Un conseil que j’ai moi-même reçu et que je ne regrette pas d’avoir suivi : ne proposer à la publication que les textes dont on est fier, qu’on est sûr de ne jamais renier un jour, afin de rester en accord avec soi-même.

Ce qui sous-entend bien sûr de prendre son temps pour trouver sa voie et sa manière propre, de ne pas se précipiter pour publier à tout prix.

 

Lorsque des auteurs débutants sollicitent mes conseils (cela arrive assez souvent !), je leur recommande de publier en revues… et surtout d’en lire pour trouver celles qui leur correspondent.

Ils y trouveront des compagnonnages stimulants, y feront des rencontres fertiles, bref vivront une belle aventure collective.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ils sont nombreux et de toutes les époques. Je citerai Lucrèce, François Villon, William Blake, Verlaine, Rilke, Joë Bousquet, René Char, René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Pessoa, Beckett, Albert Camus, Cioran et surtout Armand Robin.

Parmi les écrivains contemporains, j’aime Milan Kundera, Le Clézio, Claire Fourier, Bernard Berrou.

Les poètes d’aujourd’hui qui me touchent le plus et m’accompagnent, parfois également en amitié, sont ceux qui allient sens et sensibilité, lisibilité et profondeur : Guy Allix (qui est celui que je relis le plus régulièrement), Jean-Louis Bernard, Jean-François Mathé, Jacqueline Saint-Jean, Michel Baglin, Gilles Baudry, Georges Drano, Michel Dugué, Robert Nédélec, Hervé Carn, Gérard Le Gouic, Denise Le Dantec, Jacques Ancet, Charles Juliet, François Cheng, Philippe Jaccottet. Ce sont les noms qui me viennent spontanément, ceux dont les livres m’entourent et qui comptent pour moi, mais j’en oublie certainement.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Membre du jury du Prix du roman de la Ville de Carhaix, je lis une seconde fois les quelques romans qui m’ont plu à la première lecture. C’est cette relecture qui déterminera mon choix, qui se portera sur le roman capable de me captiver une nouvelle fois et de me donner encore à le découvrir.

Je relis aussi le manuscrit de l’essai sur Angèle Vannier (Chemin avec Angèle Vannier) de mon ami et complice Guy Allix, en vue de son édition prochaine. Nous sommes en général l’un pour l’autre nos premiers lecteurs. Nous nous savons incapables de complaisance réciproque.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’ai toujours plusieurs ensembles en cours d’écriture parallèlement. Certains sont commencés depuis des années. Je suis incapable de savoir lequel va aboutir en premier.

Parmi ces chantiers, il y a : Eclats d’obscur et de lumière (réflexions, pensées et aphorismes, de la même veine que Petites notes d’amertume paru en 2014), Juste un peu d’eau (qui sera accessible à la jeunesse), Généalogie de la matière (qui explore le passage de l’inerte au vivant), Alambic (sur la genèse de l’écriture et la langue).

Je viens aussi de commencer très récemment Alchimie des sens.

Par ailleurs, je travaille à une compilation de textes sur l’arbre : Constante de l’arbre (« constante » pris dans son sens en Physique). J’y rassemble mes textes sur les arbres dispersés dans mes livres précédents, auxquels j’ajoute quelques inédits. Il sera illustré par le photographe Yann Champeau. J’aimerais que ce projet soit un « Beau Livre » et je suis à la recherche d’un éditeur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Deux dates sont pour moi incontournables. Je suis fidèle depuis 2010 à l’ambiance et à la bonne humeur du Printemps de Durcet (Orne), que m’a fait connaître Guy Allix.

Je suis aussi chaque année au Festival du livre en Bretagne, à Carhaix (qui est également la ville du Festival des Vieilles Charrues). Une centaine d’éditeurs, soit quasiment toute l’édition bretonne, y a rendez-vous avec plus de 10 000 visiteurs, le dernier week-end d’octobre. J’y représente la revue annuelle Spered Gouez / l’esprit sauvage, que j’ai créée en 1991, publiée par le Centre culturel breton Egin qui organise le festival.

On peut aussi me rencontrer « Chez Max », ancienne maison du poète et peintre Max Jacob à Quimper (labellisée « Maisons des Illustres »), où je coorganise depuis 2013 avec mes amis poètes Louis Bertholom et Gérard Cléry « Les rendez-vous de Max », rencontres-lectures mensuelles qui ont lieu chaque 1er jeudi de 18 heures à 19 heures de septembre à juin.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

J’ai un site personnel qui contient une page d’actualités et qui fait écho de mes parutions :

http://mariejoseechristien.monsite-orange.fr

Ma bibliographie est sur wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Jos%C3%A9e_Christien

 

Par ailleurs en tant que responsable de rédaction de la revue Spered Gouez / l’esprit sauvage, j’ai une accréditation sur Agence Bretagne Presse où je publie mes informations sur mon actualité et mes parutions (et parfois sur l’actualité littéraire et culturelle de ma région) : https://abp.bzh/

 

La revue sur internet Texture publie un dossier critique par Michel Baglin, Georges Cathalo et Lucien Wasselin sur quelques-uns de mes livres : http://revue-texture.fr/-CHRISTIEN-Marie-Josee-.html

 

Je suis présente dans l’Anthologie subjective de Guy Allix, sur son site :

http://anthosuballix.canalblog.com/pages/marie-josee-christien/27590451.html

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Le 27 juillet 2017

Marie-Josée Christien

 

Quelques poèmes de Marie-Josée Christien

À l’écart du rivage

l’air vibre

sur les landes

imprégnées de la pâleur du sel

 

Le souffle et la lumière

se prolongent

en frémissements

 

L’œil scrute

ouvert aux étendues

qu’il retenait en lui

 

il voit.

 

*

La nuit déserte

l’ultime équinoxe

l’envol pointu des corbeaux

perfore les horizons

qui blanchissent

 

Le remous pâle

des astres

froisse les joncs fragiles

et sculpte le silence

 

Un monde s’élance

et renoue avec soi.

 

 

*

 

Le demi-jour

tombe comme un flocon

dans la neige

les arbres se figent

au-delà des vitres

 

dans l’écartèlement

du jour et de la nuit

chaque atome du silence

irrigue la lucidité

 

On entend la vie immobile.

 

*

Le vide étoilé

hausse le silence

d’un peu de matière

 

Il force au retour sur soi

question d’intuition.

 

*

 

Les arbres redressent

le ciel inaccompli

rendu invisible

par la courbure restreinte du jour

 

Tous les rêves en suspens

toutes les vies en sursis

l’illusion est notre réalité.

 

© Marie-Josée Christien

Extraits de : Entre-temps, précédé de Temps composés

(Les Éditions Sauvages, collection Phénix, 2016)

 

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Je remercie sincèrement Marie-Josée Christien d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

 

 

 

 

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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© Jean-Louis RIGUET 28 Juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Guy Allix

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Guy Allix

.GuyAllix_28052016

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Guy Allix.

Je suis né dans le nord de la France d’une mère célibataire originaire de Normandie et j’ai vécu ensuite une enfance tourmentée dans un milieu nécessiteux. Ma mère s’était mise en ménage vers mes trois ans avec un monstre alcoolique et violent qui dépensait dans les bistrots le maigre argent qu’il gagnait et, une fois saoul, frappait tout le monde comme un malade. Nous fuyions dehors le plus souvent et y passions la nuit, même en plein hiver.

Je ne me remettrai jamais de cette enfance. Elle a fait de moi un être très fragile dont on a pu profiter souvent. Un infirme de l’amour.

Je raconte un peu cela dans un recueil de récits autobiographiques intitulé Maman, j’ai oublié le titre de notre histoire, paru en 2008 et que je compte republier un prochain jour. Pour que ce soit « racontable » j’ai dû y ajouter de l’humour et jouer entre Audiard et Fallet (le génie en moins).

J’ai quand même réussi bon an mal an à poursuivre des études jusqu’en terminale. Je ne sais trop comment. Cela tient du miracle. Il y eut, c’est vrai, quelques bons enseignants qui m’ont soutenu. Ainsi un professeur d’italien, M. Renaud, qui en seconde fit tout pour que je sois interne et qui me permit ainsi de m’accrocher… Je n’ai pas eu mon bac cependant à l’issue de ma terminale car j’étais psychologiquement épuisé et aussi en révolte contre la société.

J’ai commencé à écrire en octobre 1971, encouragé par ma prof de lettres, Mlle Ecarlate, qui me faisait rougir… Ce fut d’abord la chanson qui m’incita à écrire : Brassens, Brel, Ferré, Moustaki etc. J’ai toujours gardé dans ma mémoire ces mots cités par Brassens sur la pochette du « Métèque » de Moustaki :

« Avec des mots chantés à voix profond et douce

Avant qu’un peu de terre emplisse notre bouche

Confier à la vie notre lucide amour

C’est là notre travail sans trêve et notre fête

Notre ultime et divin secours »

Guy-Charles Cros.

J’ai appris parallèlement à jouer de la guitare et à chanter. Mon écriture a évolué avec la lecture des surréalistes par exemple mais je n’ai jamais renié la chanson que je pratique toujours un peu sur scène dans mes récitals poétiques.

J’ai obtenu mon bac quatre ans plus tard (après avoir publié mon premier recueil de poèmes et avoir fait pas mal de petits boulots) puis j’ai poursuivi des études de lettres tout en travaillant jusqu’à la maîtrise. Échec à l’agrégation. Instituteur en 1982. Puis concours P.E.G.C. lettres-histoire obtenu en 1983. Carrière d’abord en collège. Capes obtenu en 1989. Enseignement en lycée puis en IUFM. Puis un peu partout et même en prison.

D.E.A. lettres sur Jean Follain.

Parallèlement bien sûr la poésie, encore la poésie et toujours la poésie. Elle m’a sauvé, je dois le dire, de l’aliénation complète pendant les années de mon mariage.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je survivais le plus souvent, avant l’écriture !!! Enfin il y eut aussi le sport qui était une évasion pour moi. Vélo tout d’abord (j’ai rêvé d’être Jacques Anquetil mais ma trouille au sein des pelotons m’a vite dissuadé…) puis la course à pied en fond et demi-fond… Je courais assez bien, suite peut-être à l’entraînement suivi quand je tentais d’échapper au concubin de ma mère…

Parallèlement à l’écriture j’ai continué de pratiquer la course à pied (quelques maravélothons à mon actif dont deux en 3 h 10) et vélo (en cyclotouriste cette fois…). J’ai aussi continué à chanter et à jouer un peu de guitare. Juste un peu jusqu’en 2001, car ce n’était pas dans la culture familiale, beaucoup plus depuis 2002.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

J’aime les arts en général mais je dois avouer que je suis mauvais en tout. Je ne sais absolument pas dessiner (proche de la débilité dans ce domaine, dessiner, enfin tenter de dessiner, au tableau un animal quand j’enseignais le français langue étrangère déclenchait l’hilarité générale). Je ne sais pas peindre. J’ai une collection très importante de photos ratées. Seul le théâtre peut-être… et j’ai rêvé de théâtre tout jeune car j’avais été encouragé en ce sens par Monsieur Nouis, mon prof de français en 4e… Et bien sûr, en lien avec cela, la lecture de poèmes. Mais je ne me produis sur scène que depuis 8 ans environ. Avant je jouais dans le « poète invisible » !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

De mes trois lecteurs (hihi), j’attends simplement qu’ils soient émus comme peut l’être un ami à qui on se confie. C’est tout. Des admirateurs ??? Euh…

Pendant très longtemps je n’ai quasiment pas eu le souci de me faire connaître. Je redoutais ce milieu, avec raison aussi il faut le dire. J’écrivais, je publiais (chez le grand Rougerie principalement), je complétais éventuellement le sp de l’éditeur. Je correspondais timidement avec certains poètes ou écrivains (Andrée Chedid, Senghor, Guillevic, Seghers, Gilles Perrault etc.). Je remerciais les auteurs de chroniques sur mes recueils. Je répondais à l’appel quand mon éditeur me demandait de faire une signature. J’ai dû alors participer à un seul salon : le Printemps de Durcet, un très bel événement. Bon, j’essayais aussi de me faire connaître dans la région que j’habitais et j’avais droit régulièrement par exemple à un reportage TV de celui qui est devenu pleinement un ami depuis sa juste retraite : Gérard Bonemaison. Et c’est tout.

Désormais on me voit un peu plus mais je ne cours pas les salons. Ni les salauds d’ailleurs car il y en a dans ce milieu ! Je lis mes textes sur scène (je lis aussi d’autres textes d’amis). Quelques festivals dont Montmeyan (où j’ai fait de belles rencontres !) ou Cordes-sur-Ciel par exemple… Des interventions aussi en milieu scolaire.

Des dédicaces aussi en librairie ou dans d’autres lieux.

Enfin j’ai fait deux résidences d’auteur depuis trois ans.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, comme je l’ai dit dans la question précédente…

Mais je n’ai pas prononcé réellement de conférences sur mes propres ouvrages. Mis à part une, prononcée au lycée de Coutances vers la fin des années 80 dans un colloque sur la philosophie de l’art. Des conférences plutôt sur d’autres œuvres : Senghor ou Follain par exemple.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis octobre 1971 exactement (j’ai une furieuse mémoire des dates !!!). On doit en être à une quinzaine de recueils de poèmes, un album jeunesse, un recueil pour enfants, un recueil de récits autobiographiques et pas mal d’articles ou textes de conférences parus ici et là en revues ou en ouvrages collectifs.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le sang le soir, publié au Nouvel Athanor en 2015. Il vient d’obtenir le prix François Coppée de l’Académie française… Bon enfin ce n’est pas important en même temps les prix, ça fait juste un peu plaisir, c’est tout, mais ça n’a pas une valeur en soi, tant s’en faut.

C’est un recueil dans la lignée de mon travail, depuis Mouvance mes mots, publié en 1984 chez le grand Rougerie (eh bien oui, j’insiste !) avec peut-être des coins plus lumineux. Ma poésie est assez tourmentée. Mais bon je n’en dis pas plus. Comme le disait Socrate « Les poètes ne savent pas ce qu’ils disent »… et c’est tant mieux ! Aux autres de parler de mes petits écrits s’ils en valent la peine.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans les bonnes librairies pardi !!! Oui, j’insiste dans les bonnes et petites librairies indépendantes où l’on peut toujours commander le livre. Certes, on peut aussi commander dans d’autres enseignes… que je ne nommerai pas. Mais défendons les vrais libraires !

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

J’ai toujours été opposé au compte d’auteur ! J’ai eu la chance d’être publié dès 1974 (j’étais encore en culottes courtes !!!) à compte d’éditeur. Il vaut toujours mieux être patient (ce qui vous permet du reste, le recueil restant « en cave », d’améliorer le projet). Je ne fais guère de différence entre compte d’auteur et compte participatif… Il faut bien admettre aussi simplement que quand un « éditeur » publie à compte d’auteur, il ne fait que commander un travail à l’imprimeur, empocher la somme versée et entreposer l’ouvrage quelque part en attendant le pilon… Généralement aucun service de presse et aucune vente en dehors de celles effectuées par l’auteur lui-même.

L’e-book ??? déjà l’anglicisme me fait fuir. J’ai besoin de la chaleur du papier. On ne lit pas sur un écran comme sur du papier… Non !

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Sois patient !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Tout !!! Je suis loin de ne lire que de la poésie. Cependant pas très versé dans le roman policier ou la SF.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Pas de recettes, pas de rituels particuliers. J’écris comme je peux. Quand ça vient. Des notes tout d’abord qui viennent comme ça, mûries par la vie. Puis je me mets devant l’ordi, je rassemble, j’élague, je déplace… Jusqu’à ce que j’aie un objet qui me semble tenir. Et puis je mets en cave… Je ressors cela plus tard et je vois si le vin (sourire) est toujours bon ou si c’est une infâme piquette. On est parfois très enthousiaste une fois le travail « fini » et quand on le redécouvre après mise en cave donc, on est très déçu. Et vice-versa.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans la vie, rien que dans la vie ! Et donc partout. Il n’y a pas de sujets tabous. Mais des thèmes cependant s’imposent plus ou moins avec force. L’amour, la mort, la souffrance, la solitude etc.

Non pas de commandes d’ouvrages mais des commandes d’articles ou de préfaces.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Question qui concerne difficilement les poètes.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

  • Sois patient ! (voir plus haut…)
  • Ne suis pas trop les conseils des autres (en dehors du premier…). Sois toi-même, trouve ton propre sillon et poursuis-le.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Paul Verlaine, René Char, Paul Eluard, Albert Camus, Marie-Josée Christien, Christophe Dauphin, Angèle Vannier, Jean Follain, Paul Celan…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je relis l’œuvre d’Angèle Vannier. Plus particulièrement Le sang des nuits et les poèmes choisis chez Rougerie.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’écris un essai sur Angèle Vannier.

Je prépare un recueil de poèmes intitulé Au nom de la terre, commencé en résidence d’écriture il y a deux ans.

J’essaie de publier un conte de Noël, Le petit grand-père, qui a d’abord paru dans le journal La Manche libre en décembre dernier.

Et j’ai mis au point avec mon ami Gaëtan Louvel un récital Angèle Vannier que nous avons déjà proposé trois fois en Ille-et-Vilaine et que nous devons reproposer au festival de la parole poétique à Quimperlé et chez Max à Quimper l’an prochain. Nous cherchons d’autres dates et d’autres lieux.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participe à un festival de poésie à Paris le 11 septembre (festival O + O) et à un festival international de poésie en Roumanie entre 15 et 18 septembre à Braila et Galatzi, au bord du Danube.

Je serais aussi au Salon du livre de Carhaix fin octobre.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site personnel :

http://guyallixpoesie.canalblog.com/

Il va falloir que j’y retravaille car il est un peu en sommeil. Je suis assez négligent quand il s’agit de mettre en valeur mon œuvrette (hihi).

Mais aussi sur Facebook où j’ai plusieurs pages.

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Le 23 août 2016

Guy Allix

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Visuel Le sang le soir

 

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Bio courte Guy

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Couv Le Petit Peintre3

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Bio courte jeunesse Guy

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Couv Poèmes pour Robinson

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Visuel Mouvance mes mots

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Je remercie sincèrement Guy Allix d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 29 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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