Publié par 2 commentaires

N’importe quoi 6

.

N’importe quoi

Sous ce titre « N’importe quoi », je vais écrire n’importe quoi effectivement. Je vais prendre une phrase parci, une phrase parlà, d’un livre qui raconte les Souvenirs d’un Vieux Guépin (1789-1815) ce que raconte un grand-père, dans CHRONIQUES ORLEANAISES de Charles Pilard, sûrement publié à compte d’auteur, mais que j’ai acquis à la Librairie VOLTE-PAGES à OLIVET, Place Louis Sallé, où je rencontre une charmante dame qui me comble de conseils. J’y prendrais bien mes habitudes.

A partir de maintenant, ce n’est plus moi qui écrit, je ne fais que recopier :

.

N’en déplaise à certaines vanités qui rappellent la mouche du coche, Orléans a été tout bonnement choisi parce que sa distance de Paris était suffisamment grande pour que les délibérations du tribunal suprême ne fussent point entravées par un mouvement quelconque de la capitale ; parce que, dans le cas où les troubles se seraient néanmoins produits, on pouvait faire arriver promptement à Orléans des troupes de Paris ; en un mot, parce que, comme je viens de vous le dire, la distance n’a paru ni trop courte, ni trop grande.

Tout le monde connaissait maintenant ce qui s’était passé, et des cris de : « A bas le colonel de la ligne ! » éclataient par toute la place, puis voilà que la musique militaire se met à jouer l’air connu : Allons-nous-en, gens de la noce, Allons-nous-en chacun chez nous.

A part quelques militaires ou civils contusionnés par les pierrres lancées sur la place du Martroi, je n’ai pas eu connaissance de blessures graves, ni d’un côté, ni de l’autre ; mais l’officier qui avait chanté fut à un moment séparé de ses hommes et roué de coups.

Jusqu’à ce moment, je le répète, la noblesse avait été à Orléans, aussi tranquille qu’elle a pu l’être dans aucune ville de France et si l’on en voulait une preuve, on la trouverait dans ce fait qu’aucun gentilhomme n’avait encore émigré.

Passant sur la place de l’Etape, je les avais vus sortir et, supposant quelque événement remarquable, je m’étais empressé de rebrousser chemin et de les suivre. On brisa ses fenêtres à coups de pierre. Il ferma ses contrevents et on ne le revit plus à Orléans.

Une méprise avait mis la ville en émoi. La voiture publique venant de Paris avait descendu, avant la porte Bannier, un couple fort bien vêtu qui, entrant en ville à pied, était allé prendre gîte au café Bussière, rue d’Illiers, où on louait, à tous les prix, des chambres à la nuit. Le patriotisme fit taire la cupidité chez Bussière ; il donna à ce couple mystérieux sa plus belle chambre, ne leur demanda ni noms, ni qualité, et se reposa de ce soin sur la police qu’il courut prévenir, bien que sa femme lui reprochât sa bêtise.

Bien des témoins m’ont conté qu’on les trouva en simple appareil de nuit, que la mère en profita pour donner une correction très sonore à sa progéniture et que le ravisseur, sous le charme de sa conquête, ayant déclaré être prêt à contracter mariage, les quatre Parisiens reprirent, quelques heures après, et en bonne intelligence, la voiture pour la capitale.

Nous voici, mes amis, bien près de la fin de l’année 1791 ; en revenant un peu en arrière, je trouve à noter deux faits importants dans l’histoire de notre ville : l’installation du tribunal criminel du département du Loiret ou, comme on dirait aujourd’hui, le tribunal civil ou de première instance, avec M. Sézeur comme accusateur public, le même qui reçut dans la suite tant de faveurs de Napoléon et, dans un accès de lyrisme reconnaissant, déclare que « le fait d’avoir été républicain, ne fût-ce qu’un instant, constituait un second péché originel dont rien ne saurait jamais laver la souillure ».

La vente des biens nationbaux se poursuivait avec plus d’ardeur qu’on aurait pu le supposer d’abord de la part des acquéreurs ; pour ce qui regarde Orléans, M. Lebrun, architecte de la ville, tient la corde parmi ces derniers.

La ville d’Orléans se trouvait dans une position assez fausse et assez gênante au point de vue de l’enceinte fortifiée et flanquée de tours que lui avait léguée la monarchie. Elle ne réussit pas davantage et, voulant s’assurer au moins les moyens de rendre l’accès dans ses murs facile et sans danger, elle mit en location les tours de l’enceinte pour le produit être affecté aux réparations jugées indispensables.

Vous êtes assez au courant de la vie publique, mes amis, pour savoir que seuls les actes émanant de l’autorité doivent être affichés sur du papier blanc, et les annonces des particuliers ne peuvent être faites que sur du papier de couleur.

.

Voilà pour aujourd’hui, la suite peut-être demain ou pas, ou jamais.

.

http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

http://librebonimenteur.net/

.

Autres Liens

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269

http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/romans-historiques/augustin-ma-bataille-de-loigny-2290562

http://www.priceminister.com/offer/buy/227541701/augustin-ma-bataille-de-loigny-de-jean-louis-riguet.htm

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par Laisser un commentaire

N’importe quoi 5

.

N’importe quoi

Sous ce titre « N’importe quoi », je vais écrire n’importe quoi effectivement. Je vais prendre une phrase parci, une phrase parlà, d’un livre qui raconte les Souvenirs d’un Vieux Guépin (1789-1815) ce que raconte un grand-père, dans CHRONIQUES ORLEANAISES de Charles Pilard, sûrement publié à compte d’auteur, mais que j’ai acquis à la Librairie VOLTE-PAGES à OLIVET, Place Louis Sallé, où je rencontre une charmante dame qui me comble de conseils. J’y prendrais bien mes habitudes.

A partir de maintenant, ce n’est plus moi qui écrit, je ne fais que recopier :

.

La division de la France en départements succédant aux anciennes provinces a eu un effet moral dans toutes les classes de citoyens ; les uns, dévoués au progrès, y ont vu un gage de sécurité pour la libeerté, puisque, se substituant aux anciens seigneurs, des citoyens issus d’un scrutin fonctionnant librement, allaient être appelés à l’administration des nouvelles circonscriptions territoriales ; mais les amis de la royauté ont senti vivement le coup qui leur était porté.

Non pas qu’ils voulussent l’édifice pour eux seul ; le nombre relativement peu important des religionnaires ne le justifiaient point. Plusieurs d’entre eux s’en formalisèrent et résolurent, malgré leur pasteur, de témoigner leur mécontentement ; un beau matin les catholiques, encore à la messe, entendirent chanter en français un psaume de David sous le porche de l’église.

Ce voeu ne trouvait pas que des approbateurs ; non pas que les cinquanteniers et hommes du guet fussent enchantés d’être confondus avec tout le monde ; mais puisque c’était la loi, ils estimaient qu’il fallait bien s’y conformer et ils se consolaient à la pensée de pouvoir toujours contempler leurs drapeaux à la voûte de la cathédrale ; mais ils ne furent pas seuls à penser ainsi.

Je les ai vus, mes amis, accrochés aux galeries parallèles à la grande nef, et plus tard, j’ai pu assister à leur destruction par une bande de vauriens. Nulle main n’a osé se lever pour conserver, au moins à titre de curiosité, un de ces emblèmes de notre ancien état social.

Les événements importants de la fin de cette année 1790 sont la suppression des chapitres, covuents et églises non reconnus indispensables aux besoins spirituels de la population et la déclaration des bâtiments comme « biens nationaux » ; enfin, parallèle inévitable, la prestation du serment civique imposée aux curés et vicaires conservés et devenus fonctionnaires publics salariés par l’Etat.

Il va sans dire que la municipalité d’Orléans fut également excommuniée, et j’ai vu entre les mains d’un de ses membres une centaine d’affiches, pamphlets ou écrits injurieux qu’il trouvait le matin, collés à sa porte.

C’est vous dire, mes amis, qu’il fallait appartenir à des parents relativement aisés pour attendre aussi longtemps (trois ans !) des moyens d’existence ; le moindre artisan gagnait davantage, mais l’honneur de servir la ville ! Quelle gloire pour un père depouvoir dire : mon garçon est « commis aux octrois ».

La Révolution avait eu beau effacer les privilèges et les distinctions de castes, elle n’avait pu empêcher qu’un salarié municipal fût coté beaucoup plus haut qu’un « courtaud de boutique », celui-ci gagnât-il même le double, et c’est ce qui arrivait souvent.

.

Voilà pour aujourd’hui, la suite peut-être demain ou pas, ou jamais.

.

http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

http://librebonimenteur.net/

.

Autres Liens

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269

http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/romans-historiques/augustin-ma-bataille-de-loigny-2290562

http://www.priceminister.com/offer/buy/227541701/augustin-ma-bataille-de-loigny-de-jean-louis-riguet.htm

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par Laisser un commentaire

N’importe quoi 4

.

N’importe quoi

Sous ce titre « N’importe quoi », je vais écrire n’importe quoi effectivement. Je vais prendre une phrase parci, une phrase parlà, d’un livre qui raconte les Souvenirs d’un Vieux Guépin (1789-1815) ce que raconte un grand-père, dans CHRONIQUES ORLEANAISES de Charles Pilard, sûrement publié à compte d’auteur, mais que j’ai acquis à la Librairie VOLTE-PAGES à OLIVET, Place Louis Sallé, où je rencontre une charmante dame qui me comble de conseils. J’y prendrais bien mes habitudes.

A partir de maintenant, ce n’est plus moi qui écrit, je ne fais que recopier :

.

Le lendemain de l’affaire, un édit municipal prescrivit, pour chaque citoyen sans exception, le port de la corcarde tricolore au chapeau et interdit la pose des pots de fleurs sur les fenêtres.

Quelques jours avant ma rentrée à l’école, j’ai vu, sur la place du Martroi, la remise à la garde  nationale du drapeau et du guidon tricolores envoyés par le duc et la duchesse d’Orléans, l’infanterie ayant le premier insigne qui était le plus grand, et la cavalerie le plus petit.

Dans la nuit du 6 au 7 octobre, nous avons appris, après avoir été réveillés par les trompettes des cinquanteniers parcourant la ville, que le roi et sa famille avaient été ramenés de Versailles à Paris par le peuple.

La ville fit, à la fin de novembre, un appel aux citoyens désireux d’offrir, en don à la patrie, leurs boucles de souliers en or ou argent et, en général, toute pièce d’orfèvrerie pouvant être convertie en monnaie.

Si l’oeuvre philanthropique de notre vertueux concitoyen recevait la consécration religieuse, elle n’avait cependant pas encore le fonctionnement complet qu’avait rêvé son fondateur.

Dans le courant du mois d’avril, on apprit à Orléans que l’Assemblée nationale avait chargé un de ses membres de lui faire un rapport sur la suppression de la dotation royale du chapitre de Saint-Aignan.

Vers la même époque, nos maîtres cordonniers, dont la corporation disparaissait en tant que maîtrise et jurande, ont fait parler de leur patriotisme.

La fête de la Fédération était finie, tous ceux quui étaient venus en voiture cherchaient leurs équipages,  les gardes nationaux de tous pays se retrouvaient avec leurs compagnes, enfants et amis ; on revenait sans ordre, chacun se plaçant comme il pouvait, car la circulation était difficile sur une route unique.

C’est dans le courant de cet été de 1790 que je me rappelle avoir vu, pour la première fois, les canonniers de la garde nationale se livrer sur les quais à la manoeuvre des pompes à incendie.

Conjurant les habitants de remercier Dieu qui avait épargné leurs demeures, ils ajoutaient qu’ils priaient aussi dans ce sens pour que la protection divine leur fût continuée, et on leur faisait volontiers, la plupart du temps, des dons en nature.

.

Voilà pour aujourd’hui, la suite peut-être demain ou pas, ou jamais.

.

http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

http://librebonimenteur.net/

.

Autres Liens

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269

http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/romans-historiques/augustin-ma-bataille-de-loigny-2290562

http://www.priceminister.com/offer/buy/227541701/augustin-ma-bataille-de-loigny-de-jean-louis-riguet.htm

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par Laisser un commentaire

N’importe quoi 3

.

N’importe quoi

Sous ce titre « N’importe quoi », je vais écrire n’importe quoi effectivement. Je vais prendre une phrase parci, une phrase parlà, d’un livre qui raconte les Souvenirs d’un Vieux Guépin (1789-1815) ce que raconte un grand-père, dans CHRONIQUES ORLEANAISES de Charles Pilard, sûrement publié à compte d’auteur, mais que j’ai acquis à la Librairie VOLTE-PAGES à OLIVET, Place Louis Sallé, où je rencontre une charmante dame qui me comble de conseils. J’y prendrais bien mes habitudes.

A partir de maintenant, ce n’est plus moi qui écrit, je ne fais que recopier :

.

La question des subsistances s’imposait aux réflexions de tous ; fut-ce pure spéculation d’économiste, fut-ce oeuvre d’agitateur, des milliers d’exemplaires furent répandus dans Orléans, par des mains inconnues, d’une petite feuille imprimée sur du papier grossier et établissant par des calculs de statistique que le blé de la récolte précédente, peu abondant, ne pourrait conduire la France jusqu’à la prochaine moisson.

Au milieu de ces préoccupations d’ordre intérieur, arriva à Orléans le 15 juillet, dans la nuit, la nouvelle de la prise de la Bastille. Lorsque le sieur Jacotot se présenta à la porte Bannier, qui était fermée, il cria de tous ses poumons : « La Bastille est prise par le peuple ! » Ce fut alors que l’officier du roi prit le fusil chargé d’une sentinelle et tira sur le dentiste.

Il semblait qu’ils (tous les clients de mon père) eussent hérité d’une grande fortune et que la prise de la Bastille dût mettre fin à toutes les difficultés.

Orléans suivit le mouvement comme toutes les villes de France, et ce mouvement fut engrené par une députation d’anciens soldats qui se préssenta à M. de Cypierre demandant à former une milice citoyenne. La milice orléanaise possédait un aumônier en la personne du Révérend Père Pavy, dominicain, grand-oncle du défunt archevêque d’Alger, et quand ce religieux se joignait à sa troupe, il agrémentait son costume de guêtres de toile blanche, d’une canne à poignée d’argent et d’une sorte de bissac en drap bleu de roi.

D’autres escouades sortaient de leurs logements sur tout notre parcours, chacun entraînant son contingent de curieux, et nous trouvâmes la rue Royale très encombrée. Au-dessus de nos têtes, on voyait une foule nombreuse amassée sur le pont.

Revenant sur mes pas, je me demandais avec chagrin si le spectacle serait manqué pour moi ; car je vous l’avoue, mes amis, à l’âge que j’avais, on ne réfléchit guère sur les causes des émeutes et l’on n’en voit que le côté pittoresque. Sur les deux heures de l’après-midi, plus d’un millier d’habitants des faubourgs, armés de bâtons, de pioches, etc., s’étaient présentés à la grille ouverte, avaient mis la main sur les soldats qui voulaient la fermer et avaient marché sur Orléans afin de réclamer et d’appuyer par la force la diminution du prix du pain.

Aussitôt, le chef de la maréchaussée avait fait sonner la trompette, était monté à cheval avec son monde et s’était porté sur Saint-Marceau, mais trop tard pour faire fermer la grille et localiser l’émeute dans son foyer.

Un incident aussi burlesque qu’inattendu fournit cependant aux manifestants la possibilité d’arriver à leurs fins. Le cheval d’un gendarme, qui probablement mangeait trop de vert depuis que l’avoine servait à faire du pain, en ressentit les effets et, entre deux ruades, dirigea sur ses voisins une pétarade éclaboussante dont les habits galonnés des deux magistrats reçurent leur bonne part. Une risée formidable répondit à l’explosion ; mais pendant le désarroi qui s’ensuivit, chacun cherchant à se mettre hors de portée, le cordon de cavaliers fut momentanément rompu, et la tête de colonne des affamés, Rimbert en avant, se rua par ce passage dans la rue Royale.

On n’eut point, que je sache, à y déplorer la mort de personne, mais des deux côtés il y eut beaucoup de blessés.

Les soldats l’assommèrent à moitié à coups de crosse, et l’on a même prétendu que ce ne fut point un vivant, mais un mort que l’on pendit. Si je n’ai point assisté à cette scène épouvantable, du moins, le lendemain matin, j’ai vu le corps accroché au gibet. La tête était couverte d’un sac de toile grise, et les vêtements déchirtés laissaient voir les chairs sanglantes.

Les magistrats de la cour prévôtale n’ignorèrent pas le sentiment public ; durant plusieurs jours, ils ne se montrèrent point, mais plusieurs ont payé dans la suite la rigueur de leur arrêt, j’aurai occasion de vous dire comment.

Fait à citer, le bourreau, dont la descendance directe est encore parfaitement vivante dans notre ville, se dit malade et ne donna point son concours à l’exécution.

.

Voilà pour aujourd’hui, la suite peut-être demain.

.

http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

http://librebonimenteur.net/

.

Autres Liens

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269

http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/romans-historiques/augustin-ma-bataille-de-loigny-2290562

http://www.priceminister.com/offer/buy/227541701/augustin-ma-bataille-de-loigny-de-jean-louis-riguet.htm

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par 2 commentaires

N’importe quoi 2

.

N’importe quoi

Sous ce titre « N’importe quoi », je vais écrire n’importe quoi effectivement. Je vais prendre une phrase parci, une phrase parlà, d’un livre qui raconte les Souvenirs d’un Vieux Guépin (1789-1815) ce que raconte un grand-père, dans CHRONIQUES ORLEANAISES de Charles Pilard, sûrement publié à compte d’auteur, mais que j’ai acquis à la Librairie VOLTE-PAGES à OLIVET, Place Louis Sallé, où je rencontre une charmante dame qui me comble de conseils. J’y prendrais bien mes habitudes.

A partir de maintenant, ce n’est plus moi qui écrit, je ne fais que recopier :

Chez notre maître, l’école fermait à quatre heures mais les élèves avaient la faculté d’y rester jusqu’à six heures pour y faire leurs devoirs sans supplément de prix. Cela faisait l’affaire des parents, ainsi déchargés de la surveillance deleurs enfants ; les enfants en tiraient profit, car leur travail était mieux fait et le maître y avait le sien par les dons en nature dont sa complaisance était rétribuée : oeufs, volailles, beurrre, légumes, lapins, vins en cruche venaient alimenter sa table.

Mais on n’aurait su invoquer la même excuse quant aux scènes de l’intérieur dont nous étions témoins par les fenêtres arrachées. C’était non seulement un pillage, mais un véritable gaspillage de toute espèce de denrées, de meubles, de vêtements, d’objets de literie qu’on poussait, qu’on jetait à terre, pour les piétiner ou les briser.

Les contrevents étaient fermés à toutes les maisons, et on entendait derrière des voix qui chuchotaient. La rue était obscure, on marchait sur des gens étendus ivres morts, on trébuchait sur des meubles cassés, des débris de faïence, des tessons de verre, et on enfonçait dans le blé répandu et la boue vineuse.

Ce fut certainement sur ses exhortations pressantes que la force publique intervint le lendemain dans l’affaire, d’un caractère tout particulier et qui doit être exactement déterminée dans ses causes premières.

.

.

Voilà pour aujourd’hui, la suite peut-être demain.

.

http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

http://librebonimenteur.net/

.

Autres Liens

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269

http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/romans-historiques/augustin-ma-bataille-de-loigny-2290562

http://www.priceminister.com/offer/buy/227541701/augustin-ma-bataille-de-loigny-de-jean-louis-riguet.htm

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .