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Performance de l’autoédition

La performance de l’autoédition en question dans cet article qui évoque également l’appel aux lecteurs des éditeurs indépendants

Les auteurs autoédités ne seraient pas satisfaits des performances de leurs livres.

Ce n’est pas moi qui le dit. Une étude publiée par Livreshebdo, à laquelle je renvoie,  annonce que deux tiers des auteurs autoédités ont gagné moins de 500 euros.

Et ajoute également que plus de la moitié d’entre eux n’apprécient pas les performances de leurs livres.

C’est la plate-forme Books on Demand, BoD, qui a fait l’étude.

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Augustin ma bataille de Loigny un docu-fiction de Jean-Louis Riguet
Augustin ma bataille de Loigny un docu-fiction de Jean-Louis Riguet, chez BoD

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Performance mesurée : moins de 500 euros

Les deux tiers des auteurs français qui s’autoéditent auraient selon cette enquête encaissé moins de 500 euros de revenus pour la vente de leurs livres. Et, de plus, 55 % ne seraient pas satisfaits par la performance de leurs bouquins.

Cette enquête reflète une situation à un moment donné. Elle a été menée en ligne auprès de 3230 auteurs européens, dont 367 en France. Ce n’est pas neutre.

Choix des thématiques

L’étude réalisée révèle une surreprésentation des livres de genre. Inversement, la littérature blanche dans la fiction est sous-représentée.

Ce qui domine, c’est la science-fiction et la fantasy pour environ un quart des livres. Le polar vient ensuite pour un cinquième avant la romance pour seulement quinze pour cent.

Les ouvrages spécialisés et la non-fiction représentent un quart des publications.

Littérature de genre

Voilà ce que nous explique Emmanuel Guillot :

Qu’est-ce que la littérature de genre ? Tout simplement les œuvres écrites auxquelles on reconnaît une finalité esthétique (définition issue du Larousse) et correspondant à des thèmes ou univers bien particuliers comme par exemple le polar, la science-fiction ou la fantasy – vous savez, ces contes de fées modernes dont l’un des représentants les plus connus n’est autre que Harry Potter. Certaines élites intellectuelles qualifient ces genres de « paralittérature » de la même manière que l’on parle de parapsychologie : un succédané n’ayant rien avoir avec la science ou la psychologie et se constituant en réalité d’un tissu d’élucubrations. De la même manière, la littérature de genre ne serait, si l’on schématise un peu, qu’un ersatz dépourvu de tout fondement solide.

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Littérature blanche

Voici que wikipédia nous raconte sur la littérature blanche, ou littérature générale, qui est la littérature qui ne relève pas de la littérature de genre, en particulier de la science-fiction ni surtout du roman policier, qui par opposition constitue la littérature noire. La littérature blanche est souvent jugée d’un niveau littéraire supérieur à la noire, notamment à cause des « littératures de l’imaginaire » englobées par cette dernière souvent considérées péjorativement comme étant des romans de gare, ceci étant sujet à de vifs débats au sein de la communauté littéraire. En France, on l’associe souvent à la collection Blanche des Éditions Gallimard, qui en est une spécialiste.

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Première de couverture de Le Baron de la disette, un roman de fiction basé sur un fait réel, de Louis-Jean Teugir
Première de couverture du livre Le Baron de la disette, un roman de fiction basé sur un fait réel, de Louis-Jean Teugir

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Technique de commercialisation

Les autoédités déploient des techniques de marketing qui, le plus souvent, consistent à se passer d’intermédiaire commercial. Cela coûte cher. Tout dépend du résultat qu’il y a en face.

Il semblerait qu’un peu plus de la moitié des auteurs autoédités ne s’activent pas plus d’une heure par semaine à la promotion de leurs livres. Plus d’un tiers y consacreraient entre une et quatre heures par semaine. Toutefois, l’étude relève que cette moyenne pour le temps commercial serait un peu plus élevée que dans les autres pays européens.

C’est peu finalement pour du marketing, mais c’est beaucoup de temps pour l’auteur.

Pour l’autoédition, l’effort est mis sur les sites personnels

Presque la moitié des auteurs autoédités ont un site personnel pour se faire connaître. Mais cela ne les empêche pas d’utiliser les séances de dédicaces (38 %), l’envoi d’exemplaires de service de presse (34 %) ou de communiqués de presse (29 %).

Ce sont les mêmes techniques finalement que les éditeurs.

Mais, seulement 24 % recourent à la publicité en ligne !

La performance sur les réseaux sociaux

Par contre, les auteurs en autoédition utilisent les réseaux sociaux. Arrive en premier FaceBook, utilisée par les trois quarts d’entre eux. Vient ensuite Instagram avec 44 % et Twitter avec 31 %. Youtube n’est pratiqué qu’à 20 %.

Cependant, ils consacrent peu de temps à cette promotion. Le plus souvent les auteurs autoédités (57 %) y passent moins d’une heure par semaine et moins d’un quart quatre heures ou plus par semaine.

Ces résultats sont constatés dans les autres pays européens.

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Le château du Rondon d'Olivet raconte... son histoire de France livre de Jean-Louis Riguet aux éditions du Jeu de l'Oie
Le château du Rondon d’Olivet raconte… son histoire de France, livre de Jean-Louis Riguet, publié aux éditions du Jeu de l’Oie en 2018

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Les éditeurs indépendants en crise également

Les grands groupes d’édition se plaignent et le font savoir. Mais les éditeurs indépendants ne sont pas moins touchés et adressent au public un appel aux lecteurs. Ils veulent faire savoir qu’il y a plusieurs façons de consommer des livres. Et ils clament que ce n’est pas la même chose d’acheter chez un gros éditeur ou chez un petit.

La surabondance, ces dernières années, était la norme et avait une vitalité importante. L’offre était pléthorique et sans cesse renouvelée. La surproduction est semble-t-il atteinte. Elle est néfaste pour l’environnement. Les librairies sont inondées. La production de qualité est souvent noyée et par conséquent écourte la vie des livres. Le pilonnage n’a jamais aussi bien fonctionné.

Et les auteurs vivent de plus en plus souvent dans la précarité.

Tous vont payer un lourd tribut à la crise, les auteurs, les éditeurs indépendants, les libraires. La création s’appauvrira.

Si la performance de l’autoédition n’est pas excellente, celle des éditeurs indépendants risque de subir le même sort.

Recueils de poésie de Jean-Louis Riguet auteur
Recueils de poésie de Jean-Louis Riguet auteur
Livres à base historique, roman ou docu-fiction de Jean-Louis Riguet auteur
Livres à base historique, roman ou docu-fiction de l'auteur Jean-Louis Riguet

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© Jean-Louis RIGUET  12 mai 2020

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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La boutique de l’écriveur 

Vous pouvez acheter les livres de l’auteur sur un site sécurisé :

https://librebonimenteur.net/yddb

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