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le Tambour héroïque – nouvelles-masquedor

jl.jpg   Jean-Louis RIGUET

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le Tambour héroïque    

La révolution, les royalistes contre les républicains. Un jeune tambour rythme les combats avec ses baguettes jusqu’au moment où les Chouans attaquent …

Lisez un extrait du Tambour héroïque

Le Tambour Héroïque
(Jean-Louis RIGUET)

Dernière décade du 18
ème
siècle. La France venait de vivre une révolution, sa
Révolution. Le pays était dans un état de délabrement certain, secoué par des intérêts
contradictoires que, souvent, seule la force hélas résolvait. Les Royalistes, qui se faisaient
évincer du pouvoir, n’étaient pas contents d’abandonner le pouvoir. Les Républicains, qui
voulaient gouverner sans partage, n’y arrivaient pas selon leur guise. Dès lors, au-delà des
escarmouches verbales traditionnelles, la guerre civile faisait rage, notamment dans l’ouest et
une partie du centre du pays. Les Chouans de Vendée, royalistes, défendaient mordicus leur
territoire et même voulaient avancer sur la capitale pour rétablir l’ordre qu’ils estimaient
indispensable, leur Ordre. De l’autre côté, les Républicains tentaient de colmater les brèches
et de conserver l’ordre qu’ils avaient établi récemment, leur Ordre.
Evidemment, tout ce petit monde s’affrontait. Les conflits étaient quotidiens,
entraînant une misère encore plus grande pour le peuple. La permanence résidait non pas dans
la paix mais dans la guerre, et surtout la guerre civile. Des hommes d’un même pays qui se
combattent, non pas pour le bien des hommes mais uniquement pour en avoir le pouvoir !
C’est l’une, abominable, des motivations, avec le sexe et l’argent, du cheminement des
hommes, que l’intelligence constructive n’arrive pas à éradiquer. Elle générait, et génère
encore d’ailleurs, des situations dramatiques et des combats tragiques. Il y avait des jours où
les sauvageries étaient pires que d’autres. Tous les coups étaient permis et personne ne s’en
privait.
Les combattants étaient surtout des volontaires sans culture militaire. Seuls les chefs
avaient une petite expérience de la guerre. Pour entraîner les troupes et les engager à
combattre courageusement, des tambours battaient la mesure en tête des colonnes. À la
différence des tambours de paix qui enchantent les auditeurs et les badauds des villages, les
tambours de guerre sont synonymes de batailles féroces, de mort et sement plutôt la terreur.
Depuis 2 ou 3 ans, je m’ennuyais au fin fond d’une dépendance du château de
Palaiseau où mon ancien maître m’avait entreposé après une blessure malencontreuse lors des
événements qui constituèrent la Révolution. J’avais vu une fois le dernier seigneur de ces
lieux, le prince Louis-Joseph de Condé, lors d’une cérémonie où la fanfare avait été conviée
pour l’animer. À l’époque, j’avais la peau bien tendue. Mes cuivres étaient astiqués et mes
cordes bien alignées. Je résonnais clairement et mon maître enchaînait les roulements avec un
plaisir immense, jusqu’au moment il m’avait laissé seul, dans un coin sans confort, presque en
butte aux intempéries, comme un malpropre. Je lui en voulais quelque part mais je ne pouvais
pas me venger. J’avais pris mon mal en patience.
Non loin de moi, dans une autre partie des dépendances, vivait une famille au service
du prince. Le père, François Bara, garde-chasse du seigneur, était marié avec Marie-Anne Le
Roy. Le couple était fécond. Il avait déjà 8 enfants. Nous étions en été, fin juillet 1779, quand
j’entendis des babillements venant de leur modeste logis. À l’époque, j’étais encore sous la
coupe de mon ancien maître. Cependant, je m’étais dit : « Ils ont encore enfanté, le huitième
marmot. Qu’avait-il besoin de cela ? » Le petiot avait été prénommé « François Joseph »,
mais ils utilisaient seulement « Joseph ». Cela ne me gênait pas. Finalement, c’était leur
affaire. J’avais appris, par un voisin de chambrée plus fortuné que moi, puisqu’il sortait de
temps en temps à la faveur de promenades champêtres qu’un garçon de ferme avait pour
habitude d’effectuer quand il ne travaillait pas, que cet enfant avait été baptisé en l’église
Saint-Martin de Palaiseau et mis sous la protection de son parrain François Joseph Meyry de
la Grange, receveur général et procureur fiscal du prince de Condé, et de sa marraine qui
n’était pas moins que son épouse, Jeanne Griffe. Je ne me souviens pas d’une difficulté particulière dans l’enfance de Joseph. Ce n’était
point un enfant turbulent même s’il avait besoin de se dépenser beaucoup, avec une énergie
qui en étonnait beaucoup. Il ne se laissait pas dominer souvent et trouvait toujours une sortie à
une difficulté quelconque. Sa famille étant très pauvre et son père étant mort alors qu’il
n’avait que 5 ans, il passait autant de temps, sinon plus, à travailler pour aider sa mère dans
certaines tâches qu’à jouer. Un soir, 2 ou 3 ans plus tard, alors qu’il était fatigué, qu’il voulait
être seul pour récupérer un peu de forces, le jeune Joseph entra par curiosité dans la grande
pièce de la grange qui me servait, dans un coin, de réduit à reposer. Jusqu’à maintenant, il ne
s’était jamais autorisé à y pénétrer, mais ce jour-là il n’avait pas hésité. Il avait poussé la
grande porte, qui avait grincé comme à chaque fois, avec un peu de difficulté car elle était
lourde la bougresse. Timidement, le garçon avait d’abord tourné la tête de droite et de gauche
sans faire un pas. Puis, il avait avancé lentement découvrant un décor de théâtre comme il
n’en avait jamais imaginé. Il est certain que tout était de bric et de broc. Séjournaient là depuis
plusieurs années des tables, des bancs, des chaises, des bahuts, des maies, des outils, tout un
bric-à-brac innommable. Tout était recouvert d’une fine poussière puisque personne ne
prenait la peine de venir épousseter quoi que ce soit. Joseph n’osait toucher les ustensiles,
ouvrait grand les yeux, découvrait un tas de choses dont il ignorait tout, même jusque aux
noms.
Arrivé au bout de la pièce, Joseph tourna la tête vers la droite, en direction d’une espèce
d’alcôve, et s’avança en direction de la table sur laquelle j’étais posé…

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

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Jean-Louis RIGUET

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Quatre nouvelles – nouvelles-masquedor

jl.jpg   Jean-Louis RIGUET  publie quatre nouvelles sur le site :

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le Tambour héroïque    

La révolution, les royalistes contre les républicains. Un jeune tambour rythme les combats avec ses baguettes jusqu’au moment où les Chouans attaquent …

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LES DEUX PLUMES  

Deux plumes voguent sur La Loire en la descendant. En perdition, un poisson les secourt et les accompagne jusqu’à l’apparition d’une lumière dans une tour …

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le Grand Canyon   

Deux amis découvrent le Grande Canyon du Colorado pendant deux jours. L’un d’eux, sous le charme de ce paysage grandiose, se met à intérioriser, à rêver et à transposer …

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le Passant   

Chaque matin, à la même heure, le narrateur voit passer devant sa fenêtre un passant. Il se pose des questions … d’autant plus que le passant repasse le soir, à la même heure, dans l’autre sens …

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Le Passant – nouvelles-masquedor

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le Passant   

Chaque matin, à la même heure, le narrateur voit passer devant sa fenêtre un passant. Il se pose des questions … d’autant plus que le passant repasse le soir, à la même heure, dans l’autre sens …

 

Lisez un extrait du Passant

Le Passant
(Jean-Louis RIGUET)

Chaque matin, cinq jours par semaine, à 6 h 15, qu’il fasse beau, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il ne
fasse rien, le passant passe, de l’autre côté de la rue, toujours dans le même sens. Juste une ombre fugitive
qui arrive à me surprendre et qui disparait aussi vite qu’elle est venue, discrètement, sans bruit,
furtivement. Quelle est sa destination ?
Tous les matins que Dieu fait et qui m’obligent à me rendre au travail, en préparant mon café, seul
dans ma cuisine, souvent dans la pénombre, je vois passer ce passant. Ce qui m’intrigue c’est le sens de sa
marche. Dans l’autre sens, il irait vers la ville, cela s’expliquerait facilement. Il irait au travail car il
commence très tôt le matin. Mais dans ce sens-là, je ne vois pas.
Le passant marche rapidement, il ne baguenaude pas. J’en déduis qu’il est pressé, il a forcément un
horaire à respecter. Il est vrai qu’à l’autre bout du village, dans ce sens-là, il y a un arrêt de bus, mais de
l’autre côté aussi. S’il se dirige vers la ville, sûrement que cet arrêt de bus est plus près que l’autre. Mais il
est le seul passant à faire cela tous les jours travaillés, d’une manière très ponctuelle. Tout le reste du
temps, tôt le matin, la rue est déserte.
S’il prend le bus, deux directions lui sont possibles :
Soit il va dans le village d’à côté, vers l’est, mais habillé en costume de ville il doit travailler dans un
bureau, il est trop tôt. Il n’a que cinq kilomètres à faire. Cependant, il est peut-être obligé de pousser
jusqu’au village suivant, mais je n’y vois pas de bureaux. Le passant doit obligatoirement laisser derrière lui
ce village pour aller à celui d’après. Il est vrai qu’il a plus de chance de rencontrer une entreprise avec des
bureaux. Il pourrait y être vers 7 h 15 – 7 h30. C’est plausible. Ensuite c’est la campagne. Ou alors, il va
jusqu’au prochain village pour emprunter un autre moyen de transport en commun pour aller dans la
grande ville située au nord. Mais pourquoi ? Puisque l’autre bus l’amène directement dans la grande ville.
Soit il se rend dans la grande ville, au nord, et il arrivera vers 7 h, très tôt pour travailler dans un
bureau. À moins qu’il prenne ce bus de très bonne heure qui le conduit à la gare pour prendre un train qui
l’amènera jusqu’à Paris vers 8 h – 8 h 30.
Dans les deux cas, pour quoi part-il si tôt par un bus à destination soit d’un village, soit la grande
ville, soit de Paris ? Pour quoi faire ? Le Passant devenu passager redeviendra passant jusqu’à son lieu de
destination finale pour accomplir une activité qui lui seul connaît. Dans un bureau, il y a mille activités
différentes possibles et envisageables, dans n’importe quel domaine, pour n’importe quelle tâche ou
fonction. Son activité peut être lucrative ou pas, intéressante ou pas, enrichissante ou pas, conviviale ou
pas. Comment savoir, rien qu’en voyant passer un passant ?
L’on peut échafauder mille choses, mille possibilités, mille aventures, toutes plus abracadabrantes
les unes que les autres. Il est certain qu’à priori, certains métiers peuvent être éliminés d’office, tous ceux
qui touchent au monde de la nuit, souvent au monde artistique qui préfère le soir au matin, tous ceux qui
touchent la direction générale des grosses entreprises qui se véhiculent autrement que par les transports
en commun, tous ceux qui ont une activité ne nécessitant pas de déplacements lointains réguliers. Même
en retirant ces métiers, le nombre de possibilités reste impressionnant. La seule certitude est que le
passant passe.
Une autre question peut venir au cerveau. Si ce passant fait un long trajet, le matin de bonne
heure, pour aller à Paris, se confiner dans un bureau, respirer de la mauvaise poussière de papiers
commerciaux, c’est sûrement parce qu’il y trouve un intérêt quelconque. Peut-être espère-t-il une
économie, malgré les frais de transport, résultant de la vie jugée moins chère en province ? Peut-être
bénéficie-t-il d’une meilleure qualité de vie ? Peut-être est-il un cumulard, la vie moins chère plus une
meilleure qualité de vie ? Encore que la qualité de vie soit entachée de la fatigue due aux différents trajets,
car je suppose que s’il part le matin, il revient le soir par la même locomotion, puisque je le revois le
lendemain matin.

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Lisez la suite dans le Passant
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AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Nouvel extrait du roman AUGUSTIN ma bataille de Loigny publié aux EDITIONS DEDICACES

3

Villeprévost 10 novembre 1870

Après une nuit un peu courte, du fait des réjouissances de la
veille au soir, je me suis levé inquiet de la suite des événements qui ne
vont pas manquer de se produire dans les jours à venir. Pendant
qu’Émilienne prépare le café, je me demande comment occuper cette
journée sans trop m’éloigner de la ferme. Le café avalé, j’entreprends
l’ouvrage que je viens de décider.
Au sortir du domaine, je tourne sur la gauche en direction de
Tillay-le-Peneux, en prenant ensuite sur la droite un petit chemin
circulant entre deux rangées d’arbrisseaux, qui ont beaucoup perdu
leurs feuilles, laissant entrevoir les vestiges de nids d’oiseaux. Je me
suis toujours demandé où ils passaient les hivers les oiseaux, car on ne
les voit pratiquement jamais dès les froids venus. On ne les entend pas
non plus. De quoi peuvent-ils bien se nourrir ? J’avance lentement. Je
suis seul à priori. Je savoure cette solitude que je déguste avec
délectation. J’aperçois à une dizaine de mètres un lièvre qui, après une
course effrénée de plusieurs dizaines enjambées, reprend son souffle
assis sur son derrière. Il n’a pas l’air inquiet. Il ne m’entend pas arriver.
Il ne me sent pas non plus, le vent léger soufflant dans l’autre sens. Il
fait froid, mais le ciel est bleu et le soleil luisant. Si ce n’était une
atmosphère de guerre, tout le mieux serait réuni ici pour passer une
agréable journée.
Bien qu’errant sans but prédéterminé, je suis néanmoins ma
petite idée qui se trouve être d’aller observer de plus près ce qui peut
bien se passer du côté de Bazoches-les-Hautes. Je poursuis mon
avancée rasant au plus près les haies afin de ne pas éveiller l’attention.
De temps en temps, je regarde en arrière, et j’observe les allées et
venues du lièvre. Tant que ce dernier ne détale à pleine vitesse, je ne
crains rien car cela veut dire que personne ne vient troubler sa
quiétude. À part quelques lapins qui se promènent ou prennent le
soleil, il n’y a pas âme qui vive, du moins je ne vois rien ni personne.
Je vais ainsi, tranquillement, à mon rythme, jusqu’à Bois de Tillay sans
m’aventurer jusqu’aux maisons. Je reste bien à l’abri, caché par des
bosquets. Il va bientôt être dix heures et je ressens un petit creux à
l’estomac. J’avise une pierre assez large pour recevoir mon auguste
postérieur. Je farfouille dans mes poches pour en extraire une pomme
et je me mets à croquer à pleines dents dans le fruit qui se révèle
juteux. Le craquement de la peau fait du bruit qui me surprend. J’en
suis soudain inquiet. Ne vais-je pas me faire remarquer à cause d’une
pomme ? Je me remémore ce qui est arrivé à Adam quand Eve a
dévoré la pomme. J’espère qu’il ne m’arrivera pas pareille catastrophe.
Je regarde au loin. Rien ne bouge. Ouf ! Je me ressaisis immédiatement
et intérieurement je ris. Le craquement d’une peau de pomme ne
peut pas être suffisamment fort pour déranger un hameau à une
centaine de mètres de là. Quel benêt je fais !
Manger une pomme n’est pas bien long en temps réel.
Cependant, toujours aussi incorrigible, je me laisse aller. Je prends
mon temps. Me voilà parti vers une belle journée de printemps d’une
année précédente qui m’avait vu être le héros involontaire d’une
aventure. Un matin, tôt, à peine le jour levé, j’avais attelé un cheval à
ma carriole car j’avais le dessein d’aller jusqu’à Loigny pour y faire
quelques emplettes de menue importance d’une part et y voir un
certain Grassoin d’autre part. Ce Grassoin vendait des semences,
parait-il très intéressantes et peu onéreuses, et je voulais me rendre
compte par moi-même en quoi elles consistaient. Le percheron, un
beau mâle de cinq ans, bai brun, en pleine force de l’âge, répondant au
doux nom de Ouragan, paraissait bien excité et j’avais du mal à le
calmer même en lui parlant doucement. Un ouvrier agricole qui était à
mes côtés m’avait prévenu : « Augustin tu devrais le laisser à l’écurie
ou le mettre au pré. Ce matin, rien ne lui résistera et tu vas avoir un
mal de chien à le tenir. Crois-moi, tu devrais changer de cheval. » Je
l’ai éconduit peu aimablement en pensant que je ne voyais pas
pourquoi je ne pourrais pas le maîtriser. Ce n’était pas le premier
percheron qui me résisterait. Bref, j’ai envoyé sur les roses l’ouvrier
agricole et n’écoutant que ma vanité j’ai fini d’atteler le cheval rétif et
j’ai lancé Ouragan, la carriole et moi sur la route.
Au début, tout se passait bien. J’avais en vue la ferme de
Beauvilliers et à l’abord de la petite côte, sans y prendre plus garde que
cela, je fis fouetter mes rênes sur le dos du cheval en sifflant juste un
coup. N’écoutant que les ordres, sans prendre conscience de sa force,
le percheron du pas passa au trot et à mi-côte se retrouva au galop
entraînant la carriole à une vitesse un peu trop élevée pour notre
sécurité. Je voyais bien que nous allions trop vite en passant devant la
ferme mais puisque tout se passait bien, j’ai laissé faire. Il avait fier
allure Ouragan, la crinière flottant au vent de la course effrénée qu’il
accomplissait. Je voyais maintenant le carrefour de la route qui mène à
gauche vers Goury et à droite vers Loigny. Comme il fallait tourner à
droite, le percheron aurait dû ralentir. Mais il n’en faisait rien. Alors,
j’ai commencé à tirer sur les guides en arrière. Point de réponse. J’ai
tiré plus fort. Rien. Je me suis mis à serrer les dents (et les fesses).
J’avais mal aux doigts tant je tirais les rênes vers moi. Mais Ouragan
n’en avait cure. Il galopait. Heureux, je suppose qu’il était heureux. Il
démontrait sa force, sa vitalité, son énergie. Je me suis arque-bouté sur
la planche de pieds de la carriole et me suis maintenu en équilibre
précaire, les bras tendus par les guides à la limite de la rupture du cuir,
dans cette position inconfortable. Je tenais parce que je tendais les
rênes d’un côté et que les pieds reposaient sur une planche de l’autre.
Mais rien ne passait. Le percheron ne ralentissait pas. Ouragan
caracolait gaiement. Plus je tirais, plus il accélérait. Je ne savais plus
que faire et le croisement arrivait à une vitesse vertigineuse. D’instinct,
le percheron a choisi la droite, il devait sûrement savoir où il allait. Lui
est passé facilement. L’équipage est passé jusqu’à la moitié. Mais les
roues de la carriole n’ont pas tourné, elles ont glissé, d’abord
légèrement, puis plus vite, puis plus du tout, car il y avait une grosse
pierre sur le chemin. La carriole s’est cabrée, a dérapé, s’est déséquilibrée
et tout le monde a chu dans le fossé. Les deux bras en bois étant
cassés, le percheron a continué, seul, sa course folle droit devant lui et
moi, je suis resté comme un con, empêtré dans mes rênes, le cul pardessus
tête, la carriole reposant sur moi. Au bout d’une dizaine de
minutes, j’ai pu me sortir de cet enchevêtrement. Je n’avais rien de
cassé. Tant mieux. Mais je pestais comme il n’y avait pas dans cette
plaine. Je n’étais pas triste. J’étais en colère. En colère après Ouragan.
En colère après moi. J’ai plus juré qu’un charretier. À cause de ma
vanité, j’avais tout cassé et en plus j’avais perdu le cheval.
Une demi-heure ensuite, m’étant calmé un peu, j’avais
entrepris de dégager le chemin. Je donnerais plus tard des instructions
pour que la carriole soit rapatriée à Villeprévost. Mais le cheval ? Où
était passé ce fichu Ouragan ? Ah, il portait bien son nom celui-là.
C’était un vrai ouragan, cela c’était sûr. Tout en pestant encore, je
m’avançais en direction de Loigny quand j’ai avisé un couple qui
venait face à moi. Il y avait un homme et un équidé. L’humain
m’interpella :
– C’est à vous, ce bel étalon ?
– Oui, lui répondis-je, et je suis fort aise que vous me le
rameniez.
– Je l’ai vu galoper à pleine vitesse droit devant lui jusqu’au
moment où il s’est arrêté de lui-même. Il était plein d’écume. Il
soufflait comme un volcan. Je lui ai parlé gentiment, j’ai pris une
touffe d’herbe et je l’ai amadoué ainsi pendant quelques minutes. Il
s’est calmé et j’ai enfin pu l’attraper.
– Je ne sais pas ce qu’il avait ce matin. Ouragan, c’est son nom,
s’est mis à monter à toute vitesse la côte de Villeprévost jusqu’au
carrefour. Puis, il s’est mis au galop devant la ferme de Beauvilliers. Je
n’ai pas pu le faire ralentir et il a abordé le virage sans se poser de
question. Mais la carriole n’a pas suivi. Je me suis retrouvé dans le
fatras que vous voyez dans le fossé.
– Il est magnifique ce percheron. Une belle bête. Quel âge a-til
? Il parait jeune.
– 5 ans, il est en pleine force de l’âge.
– Vous n’avez rien ? Vous auriez pu vous faire mal, voire vous
tuer.
– Non, merci. Heureusement, je n’ai rien. Merci de votre aide
et de m’avoir ramené ce pensionnaire. Je vais tenter de faire rentrer à
l’écurie ce grand escogriffe, sagement. Je voulais faire le fier-à-bras.
Me voilà bien penaud maintenant. J’en suis récompensé. Allez, adieu,
je vous revaudrais cela. Merci beaucoup.
J’avais ramené Ouragan à son écurie. Les ouvriers s’étaient
fichus de moi. J’en avais été pour mes frais. Il avait fallu que je fasse
amende honorable. Depuis, j’ai expié.

Première de couverture d'AUGUSTIN ma bataille de Loigny en vente aux EDITIONS DEDICACES

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AUGUSTIN EN CHRONIQUES

France bleu orléans

FRANCE BLEU ORLEANS

a fait l’honneur et le plaisir d’inviter l’auteur Jean-Louis Riguet

à réaliser des chroniquessur ses antennes pendant toute une semaine de novembre 2012

pour le patrimoine culturel contenu dans son roman

AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Après chaque émission un livre a été gagné par un auditeur

Première Chronique lundi 12 novembre 2012

France bleu orléans01 Piste 1

Deuxième Chronique mardi 13 novembre 2012

France bleu orléans02 Piste 2

Troisième Chronique mercredi 14 novembre 2012

France bleu orléans03 Piste 3

Quatrième Chronique jeudi 15 novembre 2012

France bleu orléans04 Piste 4

Cinquième Chronique vendredi 16 novembre 2012

France bleu orléans05 Piste 5

Finale Chroniques samedi 17 novembre 2012

France bleu orléans06 Piste 6

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HOMMAGE A LOIGNY-LA-BATAILLE

Une idée de cadeau pour Noël

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Le 02 décembre 2012 un hommage rendu sur les lieux mêmes

de la Bataille qui a eu lieu le 02 décembre 1870

relaté dans les mêmes termes le 04 décembre 2012

dans la presse écrite locale  :

L’ECHO REPUBLICAIN et LA REPUBLIQUE DU CENTRE

ARTICLE DANS L’ECHO REPUBLICAIN du 04 décembre 2012

  EURE-ET-LOIR > PAYS DUNOIS > LOIGNY-LA-BATAILLE 04/12/12 – 11H06

Loigny, une bataille perdue il y a 142 ans

Didier Martin, préfet d’Eure et Loir, dépose une gerbe au monument du général de Sonis.

L’association des Amis de Sonis a convié les élus et les représentants de l’État à la commémoration de la bataille du 2 décembre 1870. En présence de 300 personnes dont Didier Martin, préfet du département d’Eure-et-Loir, de Monseigneur Michel Pansard, évêque de Chartres, et de nombreuses autorités civiles et militaires, le général Gilles de Montcuit a lu, face à la croix dédiée au général de Sonis, le récit de cette journée du 2 décembre.

De nombreuses victimes dans des conditions extrêmes

Une bataille qui a vu plus de 50.000 hommes s’affronter lors d’un combat terrible dans des conditions météorologiques extrêmes (- 20°). Les différents corps d’armée français ont lutté jusqu’au bout de leurs forces mais ont perdu la bataille laissant de nombreux morts et blessés sur le champ dont le centre se situait juste sur la commune de Loigny.

Les sonneries et la Marseillaise ont été jouées par l’harmonie pendant la remise de gerbes au pied du monument. Ensuite, le défilé s’est formé pour rejoindre l’église Saint-Lucain, reconstruite sur les décombres quinze ans après la défaite.

La messe a été dite par Monseigneur Pansard et les prêtres du secteur paroissial Orgères-Voves devant une assistance de plus de 300 personnes. Un moment de recueillement dans la crypte avec un dépôt de gerbe sur la sépulture du général de Sonis a précédé la visite du musée.

Des travaux dans la crypte et au musée

La cérémonie s’est achevée à la salle communale où Albéric de Montgolfier, sénateur et président du conseil général, a confirmé l’engagement du Département et de la communauté de communes pour les travaux nécessaires dans la crypte et au musée, pour la conservation des lieux et des objets exceptionnels qui y sont rassemblés. À signaler que le préfet a confirmé l’aide de l’État pour la rénovation du musée.

ARTICLE DANS LA REPUBLIQUE DU CENTRE DU 30 SEPTEMBRE 2012 (Extrait)

LOIRET PITHIVERAIS-BEAUCE LOIGNY-LA-BATAILLE 30/09/12 – 06H00

« Un devoir de mémoire pour Loigny »

À l’occasion de la publication de son premier roman Augustin, ma bataille de Loigny, aux éditions Dédicaces, Jean-Louis Riguet livre ses impressions, et déjà, ses nouveaux projets. Entretien Notaire de profession, comment êtes-vous venu à l’écriture…

AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

www.dedicaces.ca

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://librebonimenteur.net/

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

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AUGUSTIN dans l’Echo Républicain

AUGUSTIN ma bataille de Loigny à l’honneur dans

L’ECHO REPUBLICAIN DU 30 SEPTEMBRE 2012

 

Première de couverture d’AUGUSTIN ma bataille de Loigny en vente aux EDITIONS DEDICACES

« Un devoir de mémoire pour Loigny » 

Le roman historique romancé de Jean-Louis Riguet retrace l’ambiance de l’époque, lors de cet épisode tragique, qu’a connu le village de Loigny-la-Bataille. – Vatel Gladys

À l’occasion de la publication de son premier roman Augustin, ma bataille de Loigny, aux éditions Dédicaces, Jean-Louis Riguet livre ses impressions, et déjà, ses nouveaux projets.

Entretien de jean-Louis Riguet avec Gladys Vatel Journaliste

Notaire de profession, comment êtes-vous venu à l’écriture ? Autodidacte, j’ai commencé à travailler à l’âge de 15 ans et demi. Après avoir obtenu l’examen aux fonctions de notaire, j’ai repris une étude notariale. J’ai toujours eu la passion de l’écriture, mais je n’ai jamais pu aller jusqu’au bout. Au décès de ma femme en 2004, j’ai recommencé à écrire puis tout s’est enchaîné. Thierry Rollet, un agent littéraire, a organisé un concours littéraire sur la guerre auquel j’ai participé. Et c’est ainsi qu’a commencé l’écriture de ce roman.

Pourquoi le choix de ce sujet ? Lors de mes fonctions de notaire, j’ai eu pour client, la famille Fougeron, propriétaire du château de Villeprévost, à Loigny-la-Bataille. L’un des ancêtres de cette famille a été le prédécesseur de mon étude notariale. C’est ainsi qu’a germé l’idée de coucher sur le papier, cette bataille sanglante en romançant les faits et en mettant en scène la famille Fougeron.

Pouvez-vous expliquer le contexte de cette bataille ? Lors de la Guerre de 1870, Loigny a connu des affrontements sanglants entre les franco-prussiens. Certes, cette bataille meurtrière du 2 décembre 1870, n’a duré qu’un seul jour mais cela a suffi pour dévaster la ville et faire 15.000 victimes. Le château de Villeprévost a été réquisitionné par les Prussiens et transformé en un hôpital de campagne. Dans ce roman, tous les faits historiques sont réels. La bataille est même racontée heure par heure. Cette bataille a marqué les esprits. C’est pourquoi, la ville a changé son nom. De Loigny, elle est devenue Loigny-la-Bataille. D’ailleurs, aujourd’hui, le devoir de mémoire se retrouve par ce changement de nom mais aussi par la création d’un musée.

Augustin occupe une place centrale dans votre roman. Quel rôle joue-t-il ? Augustin est l’ancien régisseur du château, maintenant à la retraite. Lorsque le château a été réquisitionné, Augustin s’est occupé des blessés. De là, il va se livrer à des confidences sur la vie au château avant la bataille. Augustin est entouré des propriétaires du château, Émile et Marie-Amélie Fougeron, et d’un autre couple au service du château qui adoptera un enfant, Louise. Malgré les épisodes meurtriers, une romance amoureuse va naître.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ? J’ai écrit mon autobiographie, La vie en archives d’un petit gars, qui sera publié en 2013 en France, mais qui est d’ores et déjà parue pour une oeuvre humanitaire à Bethléem. J’ai un autre roman en cours d’écriture, qui allie humour et suspens. Mon prochain projet sera d’écrire un recueil de nouvelles.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

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AUGUSTIN  ma bataille de Loigny est en vente aux Editions Dédicaces : http://www.dedicaces.ca/

Auteur : Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Editeur : EDITIONS DEDICACES  à Montréal (Québec)

Nombre de pages : 180

Numéro ISBN : 1770762159

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Livre disponible chez : www.dedicaces.ca

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269.

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Une nouvelle capsule sur France Bleu Orléans

Première de Couverture
Augustin ma bataille de Loigny

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Le samedi 19 octobre 2012, Gaël PENIN recevait, sur les ondes de France Bleu Orléans, Françoise qui avait lu mon roman AUGUSTIN ma bataille de Loigny, dans les chroniques Auditeurs-Découvreurs.

Françoise raconte son ressenti en une minute et demie.

Augustin n’a pas à en rougir et remercie très sincèrement Françoise.

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ÉCOUTEZ LA CAPSULE À FRANCE BLEU ORLÉANS

Jean-LouisRIGUET_FranceBleue_2012-10-13.mp3

Editions Dédicaces | 17 octobre 2012 at 18 h 18 min | Catégories: – PresseEd. Dédicaces | URL: http://wp.me/pN99S-1FR
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AUGUSTIN  ma bataille de Loigny est en vente aux Editions Dédicaces : http://www.dedicaces.ca/
Auteur : Jean-Louis RIGUET
Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre
Editeur : EDITIONS DEDICACES  à Montréal (Québec)
Nombre de pages : 180
Numéro ISBN : 1770762159

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Le devoir de mémoire de Loigny la Bataille

L’auteur a créé un support visuel

pour analyser la position des forces armées en présence

Position des forces de l’Armée de Loire et des Armées Prussienne et Bavaroise le 02 décembre 1870

Ce livre est en vente aux Editions Dédicaces : http://www.dedicaces.ca/

Titre du livre : AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Auteur : Jean-Louis RIGUET Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Editeur : EDITIONS DEDICACES  à Montréal (Québec)

Nombre de pages : 180

Numéro ISBN : 1770762159

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Le devoir de mémoire pour Loigny-la-Bataille rappelé par un article de LA REPUBLIQUE DU CENTRE DES 29 ET 30 Septembre 2012
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AUGUSTIN ma bataille de Loigny un devoir de mémoire

Première de Couverture
Augustin ma bataille de Loigny

Ce livre est en vente aux Editions Dédicaces : http://www.dedicaces.ca/

Titre du livre : AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Auteur : Jean-Louis RIGUET Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Editeur : EDITIONS DEDICACES à Montréal (Québec)

Nombre de pages : 180

Numéro ISBN : 1770762159

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LA CROIX DE SONIS implantée à l’endroit présumé où il perdit une jambe

RADIO BLEU ORLEANS a mis l’honneur Jean-Louis Riguet lors d’une entrevue en septembre 2012


Le PLAN DE LA BATAILLE vu du côté Prussien

Le BOIS DES ZOUAVES PONTIFICAUX lieu d’un combat sanglant contre les Prussiens et les Bavarois

Le CHAMP DE BATAILLE de LOIGNY-LA-BATAILLE le 02 décembre 1870


L’ECHO REPUBLICAIN a fait paraître un article dans la région du Pays Dunois : Un grand merci

EURE-ET-LOIR > PAYS DUNOIS > LOIGNY-LA-BATAILLE 30/09/12 –

« Un devoir de mémoire pour Loigny »

Le roman historique romancé de Jean-Louis Riguet retrace l’ambiance de l’époque, lors de cet épisode tragique, qu’a connu le village de Loigny-la-Bataille. – Vatel Gladys

À l’occasion de la publication de son premier roman Augustin, ma bataille de Loigny, aux éditions Dédicaces, Jean-Louis Riguet livre ses impressions, et déjà, ses nouveaux projets.

Entretien

Notaire de profession, comment êtes-vous venu à l’écriture ? Autodidacte, j’ai commencé à travailler à l’âge de 15 ans et demi. Après avoir obtenu l’examen aux fonctions de notaire, j’ai repris une étude notariale. J’ai toujours eu la passion de l’écriture, mais je n’ai jamais pu aller jusqu’au bout. Au décès de ma femme en 2004, j’ai recommencé à écrire puis tout s’est enchaîné. Thierry Rollet, un agent littéraire, a organisé un concours littéraire sur la guerre auquel j’ai participé. Et c’est ainsi qu’a commencé l’écriture de ce roman.

Pourquoi le choix de ce sujet ? Lors de mes fonctions de notaire, j’ai eu pour client, la famille Fougeron, propriétaire du château de Villeprévost, à Loigny-la-Bataille. L’un des ancêtres de cette famille a été le prédécesseur de mon étude notariale. C’est ainsi qu’a germé l’idée de coucher sur le papier, cette bataille sanglante en romançant les faits et en mettant en scène la famille Fougeron.

Pouvez-vous expliquer le contexte de cette bataille ? Lors de la Guerre de 1870, Loigny a connu des affrontements sanglants entre les franco-prussiens. Certes, cette bataille meurtrière du 2 décembre 1870, n’a duré qu’un seul jour mais cela a suffi pour dévaster la ville et faire 15.000 victimes. Le château de Villeprévost a été réquisitionné par les Prussiens et transformé en un hôpital de campagne. Dans ce roman, tous les faits historiques sont réels. La bataille est même racontée heure par heure. Cette bataille a marqué les esprits. C’est pourquoi, la ville a changé son nom. De Loigny, elle est devenue Loigny-la-Bataille. D’ailleurs, aujourd’hui, le devoir de mémoire se retrouve par ce changement de nom mais aussi par la création d’un musée.

Augustin occupe une place centrale dans votre roman. Quel rôle joue-t-il ? Augustin est l’ancien régisseur du château, maintenant à la retraite. Lorsque le château a été réquisitionné, Augustin s’est occupé des blessés. De là, il va se livrer à des confidences sur la vie au château avant la bataille. Augustin est entouré des propriétaires du château, Émile et Marie-Amélie Fougeron, et d’un autre couple au service du château qui adoptera un enfant, Louise. Malgré les épisodes meurtriers, une romance amoureuse va naître.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ? J’ai écrit mon autobiographie, La vie en archives d’un petit gars, qui sera publié en 2013 en France, mais qui est d’ores et déjà parue pour une oeuvre humanitaire à Bethléem. J’ai un autre roman en cours d’écriture, qui allie humour et suspens. Mon prochain projet sera d’écrire un recueil de nouvelles.

Propos recueillis
par Gladis Vatel Journaliste