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Augustin à L’Esperluète

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny sera en signature

le samedi 22 juin 2013 à 15 heures

à la LIBRAIRIE L’ESPERLUETE

10 rue Noël Ballay à 28000 CHARTRES

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Augustin, ma bataille de Loigny

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Rencontres

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Commentaire de L’Esperluète

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Augustin, ma bataille de Loigny

Jean-Louis Riguet, libre bonimenteur

samedi 22 juin 2013 à 15h00, L’&

L’action se déroule pendant la Guerre de 1870. Une bataille meurtrière s’est déroulée le 2 décembre à Loigny, devenue par la suite Loigny la Bataille, en Eure-et-Loir, voyant s’affronter d’un côté les Prussiens et les Bavarois et de l’autre L’Armée de la Loire.
À côté de Loigny, se dresse le château de Villeprévost qui a été réquisitionné par les Prussiens et transformé en hôpital de campagne. La particularité de ce château est d’être toujours la propriété de la même famille, les Fougeron, dont l’un des ancêtres a été le prédécesseur de l’auteur dans son étude.
L’auteur a imaginé des personnages vivant cette période et racontant leur version de cette bataille sanglante en mettant également en scène des personnages réels ayant vécu à l’époque. Une romance naîtra dans ce contexte.
Tous les faits historiques relatés sont exacts, pour certains à l’heure près. L’ambiance de l’époque est relatée avec une certaine vraisemblance selon l’auteur de la préface, Hervé Fougeron.

 

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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5 auteurs 1 nouvelle

Sylvie Salzmann, Pascale Chevallier, Annette Lellouche,

Nicolaï Drassof et Jean-Louis Riguet

présentent

MO.V. ou Mots d’Auteurs en Vadrouille

Il était une fois … Des Auteurs en vadrouille.

 L’historique

Le temps du week-end de la Pentecôte 2013, Sylvie, une jolie traductrice, pétillante et guillerette lança une conversation : Les mots qu’on aime ou pas …

Annette, Nicolaï, Jean-Louis, Pascale et d’autres qu’il serait trop long d’énumérer décidèrent d’échanger des mots compliqués, oubliés, inventés, délurés, déjantés, parfois déstructurés. Ils avaient envie de redonner vie à tous ces mots délaissés qui se morfondaient dans un coin de leur mémoire. Que de mots perdus qui jaillirent tel un feu d’artifice un soir de quatorze juillet : Carabistouilles, mandragores, picaresque, embrouillaminis, amphigourique, adamantin et tant d’autres encore dont la plupart des auteurs ne se souvenaient même plus, quand d’autres n’en connaissaient même pas la signification. Qu’à cela ne tienne, tous se prirent au jeu et libérèrent dans une totale liberté tous ces mots malins, taquins, vilains ou sereins.  Au fil des heures, ils se retrouvèrent pris en otages par ces petits bidules, machins, chouettes … pas si machins que ça, pas si chouettes que ça. Et ils se lancèrent un défi : et si nous retrouvions le chemin de notre âme d’enfant en inventant une belle histoire avec tous ces bidules-machins-choses qui stimulent  nos plumes ?

L’aventure démarra sur les chapeaux de roue. Les esprits s’échauffaient. C’était à qui allait trouver la plus jolie phrase avec le mot le plus bizarre. Vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre ! Eh oui !

Voici donc « il était une fois … Des auteurs en vadrouille » co-écrit par : Sylvie Salzmann, Pascale Chevallier, Annette Lellouche, Jean-Louis Riguet et Nicolaï Drassof. Morceaux choisis et mis en texte avec l’approbation générale par Annette Lellouche.

La Nouvelle

Mine de rien, Sylvie la reine de la discussion, lança un mot à la volée qui surprit tout le monde : au détour d’une recherche pour mes traductions, je viens de découvrir « zinzolin« . Le connaissiez-vous?

Annette ne connaissait pas, non ! Elle fronce les sourcils, réfléchit, hoche négativement la tête. Mais elle est si curieuse ! Rapide comme l’éclair, elle se jeta sur l’incontournable Wikipédia : Le zinzolin, ou gingeolin, est une couleur rouge violacée, tirée de la semence du sésame. Le mot zinzolin viendrait de l’italien zuzzulino « d’une couleur violet rougeâtre et délicat » en parlant d’étoffes. Sa maman est couturière et elle lui offrirait bien zinzolin pour la fête des mamans. Tiens tiens se dit Annette en souriant à zinzolin, Hop dans son escarcelle où elle cache tous ses trésors !!! Il n’en fallut pas plus pour déchainer une bande de plumes aguerries à la poursuite de zinzolin. Ce qui est certain c’est qu’Annette ne s’y attendait pas ! Mais pas du tout ! Ce fut un déferlement de rires, de fous-rires qu’elle avait déclenché en toute innocence ! Annette, l’étourdie, ne remarqua pas qu’elle était en train de semer à tous vents Zinzolin.

Entre temps, certains auteurs étaient partis faire une promenade sans prendre garde à la pluie et à leur retour ils étaient trempés de regrets d’avoir loupé la fête.

Ils ne se génèrent pas pour envoyer leurs doléances :

Pascale: et voilà ! Je prends un peu de liberté, oh trois fois rien, le temps d’une escapade au pays des rêves, de la citronnelle et du zinzolin et que d’embrouillaminis rigolos !

Sylvie  arrive à son tour : Ò Quels jolis échanges!! Je suis partie quelques heures et quand je reviens voilà que je retrouve notre petit jardin planté de « mau-ves » et de bien d’autres variétés en pleine floraison ! Pas de motus pour les mots. J’apprends de plus qu’Annette avait pris la poudre d’escampette avec, dans son escarcelle, une pincée de zinzolin qui ne tarda pas à se répandre sur son chemin. Car l’escarcelle d’Annette présentait une minuscule issue par laquelle ladite poudre avait été invitée à jouer la fille de l’air ! Il eut fallu enfiler un minuscule opercule pour éviter de laisser glisser le zinzolin, précieux sésame qu’Annette entendait bien utiliser pour teinter l’arc-en-ciel vers lequel elle avait entrepris de marcher.

Sur ces entrefaites, Annette remarque que le ciel s’assombrit brusquement. Plus de zinzolin, plus de lueurs violacées pour illuminer son tracé ! Son escarcelle percée s’était vidée. Annette était désemparée ! Il y eut plus grave ! Saperlipopette ! Le zinzolin en s’évadant, emberlificota un grand vautour qui se trouva pieds et poings liés sans pouvoir voler. Ses ailes tintinnabulaient lugubrement. Son ombre plana sur le chemin des auteurs en vadrouille.

Sylvie, amusée, imagina aisément ce qu’allait  penser et faire Annette : «Ouille ! Qu’est-ce que c’est que cette embrouille ? J’aurais mieux fait de prendre du rouille ou du jus de citrouille. Mais qu’est-ce qui m’a pris ? Et ce vautour, qui me tourne autour… je m’en vais lui jouer un tour» et Annette, qui n’était pas bête, cueillit sur son chemin teinté de zinzolin, une touffe de bettes dont elle choisit la plus longue et la plus belle : Annette avait désormais une baguette ! Il ne lui manquait plus qu’une formule magique avec laquelle elle aurait voulu à la fois libérer le vautour et récupérer son zinzolin. MON Zinzolin râlait tout haut Sylvie ».

Jean-Louis se contenta d’une phrase laconique : « Je n’ose intervenir. C’est une belle partie de ping-pong. Bravo les filles » !

Annette ne tarda pas à réagir. Ouille ouille ouille ! Quenouille… Citrouille ! Annette dépourvue de son zinzolin, munie de sa baguette magique, s’en alla conter en catimini ses mésaventures à Jean-Louis. « Jean-Louis, toi seul es capable de viser le vautour, de l’estourbir et de l’achever ! Ainsi l’arc-en-ciel plus lumineux que jamais scintillera en nos habits zinzolins. Je t’en prie, fais-le ! Libère-moi de cette enclave ténébreuse dans laquelle je me suis fourvoyée…. Sois mon libérateur et je te proclamerai « Bayard, sans peur et sans reproche ».

Nicolaï qui jusque-là était resté discret, voulant sa part du gâteau, envoya une jolie poésie à Annette

Calembredaine

Je danse la calembredaine
Au clair de la lune, en vain

Sous un arc-en-ciel repeint
À la poudre de zinzolin

Je danse la calembredaine
Au clair de la lune. Tu viens ?

J’ai dit « sésame » et s’est ouvert
Ton cœur de perlimpinpin

Je danse la calembredaine
Au clair d’une lune de satin

Tu ne m’as dit que balivernes
Mais j’ai tout cru. Est ce que je t’aime ?

Et je danse la calembredaine
La lune a des reflets adamantins.

Annette très émue, ne tarda pas à réagir :

Pendant que bien sagement
Annette s’en est allée dormir
Un gentil chevalier vaillamment
Dans ses rêves roses voit surgir

Viens l’invite-t-il, viens danser
Perçois comme la lune s’emballe
Entends la musique s’élever
Sous le claquement des cymbales

La lune est d’or et d’argent
Dans ce ciel extravagant
Viens, entre dans mes comptines
Crois en mes promesses adamantines

Annette ne croit pas ces futiles mots
Qui ne sont qu’embrouillaminis
Es-tu Picaresque crie-elle tout haut
Qu’est-ce que tout ce charivari ?

De toi je ferais ma reine d’un bal
Le reflet de tes cheveux au zinzolin
Chassera le vautour du mal
Viens vite, donne-moi ta main

Je ne sais pas danser la calembredaine
Tes mots ne sont que carabistouilles
Poivre et sel pour fadasse ratatouille
Ton invitation, j’en ai peur, restera vaine

Devant l’air penaud et contrit
Du malchanceux chevalier éconduit
Annette se ravise et lui lance un défi
Je danse mais c’est moi qui conduis

Entre dans ma sarabande des mots
Qui chantent et glorifient la joie
Qui effacent et guérissent les maux
Ainsi je te nommerai mon roi !

Un effroyable froissement d’ailes
Libère soudain la noirceur du ciel
Une montgolfière timidement prend son envol
Dans sa nacelle, Annette et Nicolaï volent.

Sylvie avait fort à faire et l’énonça :

A la claire fontaine
digue dondaine
il faut que je bosse
même si j’ai la cosse
J’aurais préféré de bien loin
continuer à écrire sur le zinzolin!!

Jean-Louis qui avait bien reçu cinq sur cinq le message d’Annette, n’écouta que son cœur : « sur mon vieux destrier essoufflé, j’arrive les filles pour vous sauver. Où ai-je mis ma vieille rapière. Saperlipopette, mais où est-elle passée ? Ah, la voilà, toute rouillée par tout le sang qu’elle a fait couler. Viens ici Bayard que je monte sur la selle en m’aidant d’un vieux tabouret tarabiscoté. Une rêne dans la main me permet de passer la jambe droite au-dessus de ce cheval-d’arçons à roulettes pour aller sauver mes reines. Mes nobles fesses posées, je pique des deux fers de mes bottes usées jusqu’à la corde et en avant pour la délivrance. J’arrive mes reines, j’arrive. Carabistouille, me voilà jeté par terre sans ménagement. Que se passe-t-il ? Je m’éveille lentement, j’ai fait un beau rêve ».

Sylvie s’inquiète : « Diantre! Voici notre chevalier désarçonné? Qu’allons-nous faire? Qui va bien pouvoir nous sauver? Car entre temps, on nous a jetées dans la plus haute tour d’un manoir hanté » !!!

Mais Jean-Louis n’est pas homme à se laisser abattre : « Comme un phénix, je renais de mes cendres. Sapristi, que m’est-il arrivé ? Moi Bartaban j’ai chu de mon destrier fougueux, certes usé mais encore jeune à 35 ans. Bayard relève-toi et mène moi vers mes reines qui pourrissent au fond d’une vieille tour crasseuse dans un manoir sans nom, hanté par des fantômes sans visage. Houspillant ma vieille monture, ma rapière à la main, les rênes dans l’autre, vociférant sans cesse à faire réveiller les morts, j’avale les kilomètres. Bayard est tout en écume, il en bave de fatigue, mais il avance. Me voilà mes belles, tenez bon ! Le pont-levis est levé. Peu importe, je traverse à la nage, moi qui ne sais pas nager. J’escalade le mur jusqu’à une petite fenêtre barrée de deux barres de fer pointues. De mes petits bras musclés, j’écarte les intrus et me glisse dans vingt centimètres pour pénétrer dans une pièce vide de mobilier à l’exception d’un drap blanc qui repose là, par terre, sans ménagement. Peut-être l’habit du fantôme qui repose un peu plus loin. Diantre, vais-je devoir affronter cet habitant des ténèbres ? Je lance un « ouh ouh, es-tu là ? » Personne ne répond. J’avance, j’ouvre la porte et me retrouve dans un large couloir qui mène à une flopée de marches. Quelques minutes plus tard, j’en suis presque à expirer tant mes poumons sont mis à rude épreuve. Elle est vraiment haute cette tour, en verrai-je la fin ? Où sont mes reines ? Où êtes-vous Annette, Sylvie ? Je crie de plus en fort dans cet escalier sans fin. ANNETTE, SYLVIE ! Pas de réponse. Mais deux hommes encapuchonnés viennent vers moi avec une mine patibulaire, avec force armes. J’entends crier « Jean-Louis » !. Deux voix de femmes aboutissent à mes oreilles qui ne sont plus chastes du tout. Elles sont là, mes reines. En un rien de temps, les deux hommes sinistres m’entourent, me désarment, avec des mots qui n’évoquent pas le pathos. Me voilà jeté au fond d’une pièce, ayant encore raté ma mission de délivrance de mes reines. Je les entends qui se lamentent dans la pièce à côté. J’en suis tout marri. Qui va sauver qui » ?

Sylvie ne perd pas le nord. Elle veut sauver sa peau. Aussi prend-elle les devants :

Alors, en théorie,
Chevalier Jean-Louis,
puisque nous fûmes avant vous
jetées dans ce minable trou
nous avons la priorité
avant vous d’être sauvées.
Si vous n’y voyez pas d’inconvénient,
qu’on sauve les reines un peu avant!

Jean-Louis, en grand seigneur lui rétorque : « Reine Sylvie, il va de soi. Mais, si vous n’y voyez point d’inconvénient, je préférerais être délivré en premier pour avoir l’honneur de vous rendre à la liberté moi-même. Sinon, je suis tout à fait d’accord avec le fait qu’il faut laisser passer les femmes (surtout les reines) et les enfants en premier … surtout … quand il y a du danger.

Annette qui grâce à sa baguette magique pouvait voir tout ce qui se passait dans la tour où étaient enfermés ses amis, et se faire entendre d’eux, leur cria : Ne vous battez pas mes amis. Et foin de politesse ! Vous vous trompez, je ne suis pas dans la tour avec vous enfermée, mais dans ma montgolfière avec Nicolaï. Nous survolons les mers tout feu tout flamme. Nous récoltons les mots en contant fredaine, nous batifolons au-dessus des plaines, en tout bien tout honneur, vous l’avez compris, votre honneur ! Et nous venons d’entendre le signal désespéré de la pie bavarde, l’agassa la locataire de mon jardin. Elle jacasse, jacasse et son cri emporté par le vent du Sud, crapahuté par-delà l’Estérel, nous est parvenu. Mais qui est celle qui se fait passer pour Annette dans la tour, puisque je vous le répète je n’y suis pas ? Peut-être est-ce le vilain vautour qui de couleur zinzolin s’est transformé en une belle blonde ? La pie cajole, bien en vain ! Il attend que vous soyez putréfiés ou changés en statut de sel tant vos larmes auront coulé, pour faire un banquet. Que nenni ! Nous allons poser notre vaisseau-volant sur le donjon pour vous porter secours. Nous ferons sonner les cloches à en assourdir les catcheurs patibulaires n’ayant point de cerveau, il sera aisé de les basculer par-dessus bord. Ils rebondiront en Bibendum jusqu’aux douves remplies de requins. Pour vous identifier, accrochez à l’arbalétrière un foulard de couleur zinzolin, si possible. Courage, Tarzan et Jeanne seront bientôt là ! Oh ouoh ouoh ! Que diable ! Nicolaï n’est pas d’accord. –« Mon bon roi Nicolaï, nos amis sont en peine, il nous faut les secourir. Ils ont fait des efforts pour discourir, à présent renvoyons l’ascenseur ». Hélas d’ascenseur il n’y en avait point dans ce château, juste un pont-levis. Ah, j’oubliais ! J’ai ma baguette magique faite d’une tige de la plus belle bette de mon jardin. Un grand rire secoue l’air du temps, et comme nous ne sommes pas au temps des cerises, l’arbre à palabres se fend (le coeur) en deux et avale la montgolfière… Annette saura-t-elle attendrir l’arbre à palabres, calmer les sentiments jaloux de Nicolaï ou ira-t-elle rejoindre ses amis pour une partie de jeu de l’oie ?

Pendant ce temps Jean-Louis se morfondait : « Encore quelques heures à attendre la délivrance ! Je survivrai. Bon courage ».

Sylvie le rabroua : « Fi ! Chevalier Jean-Louis, un peu de patience ! Vous avez beau dire, vous êtes enfermé dans ce château hanté depuis bien moins longtemps que moi! Si Annette avait été assidue à sa leçon de couture, nous n’en serions pas là ! Car c’est bel et bien ce petit trou dans son escarcelle qui a provoqué la fuite de zinzolin qui nous a conduits où nous sommes. Je suis donc bien aise que ce soit elle qui vienne nous délivrer avec sa montgolfière qu’elle aura, j’espère, cousue un peu mieux que le fond de son escarcelle, sans quoi nous risquons une très malencontreuse précipitation … au sol. Et tandis qu’Annette s’en va dîner avec Nicolaï, je vous propose, Chevalier Jean-Louis de tromper le temps en regardant avec moi, « Pimprenelle et Nicolas». Pompopompompom. Bonsoir les enfants ! Regardez ! C’est Nounours ! Peut-être voleront-ils à notre secours ?

Annette, estourbie par sa chute dans l’arbre à palabres, ouvre un œil puis l’autre et découvre ravie une belle forêt plantée de colchiques dans les prés, de jolis coquelicots mesdames, de muguet il est revenu le temps, et de roses blanches que les mamans aiment tant ! Le Boléro de Ravel emplit son cœur de sonorités nouvelles. Où suis-je s’interroge-t-elle tout haut ? Alice, bienvenue au pays des merveilles lui annonce une voix suave. Mais je ne suis pas Alice, s’insurge-t-elle ! Mais si Alice, Annette que des A d’amour. Non se rebiffe Annette ! A de amitié et mes Amis m’attendent. Je dois les libérer. Où est passé Nicolaï ? Il m’a conté fleurette, m’a fait danser sa calembredaine et trois petits tours et puis s’en va, m’a laissée tomber. Il reviendra j’en suis sûr ! Hein Nicolaï, tu reviendras s’écrie-t-elle en soupirant ! Elle se baissa pour cueillir un joli bouquet de fleurs parfumées, se cogna la tête sur une pierre qui se transforma en carrosse conduit par son bel ami Nicolaï ! Alleluia !

Sylvie regardait désespérément la scène qui se déroulait au pied du château : Quelle ne fut pas sa stupéfaction quand elle s’aperçut que le carrosse d’Annette était tiré par les trois petits cochons qui tiraillaient chacun de leur côté, prétendant chacun d’aller en direction de sa propre maison. Annette se trouva donc projetée à vive allure dans une tour du château dont les fantômes, épouvantés, commencèrent à s’échapper. Sylvie derrière ses barreaux, de sa tour tout là-haut là-haut, regardait, divertie, le spectacle infini, tandis que le Chevalier Jean-Louis n’avait pour en profiter, que l’ouïe, car étant arrivé le dernier, il s’était vu attribué une cellule sans baie vitrée. Après trente tours de la tour, Annette avait un peu mal au coeur et les petits cochons, essoufflés, décidèrent de s’arrêter. S’arrêter net? demanda Annette. Pas question! Foi de cochon, où je vous transforme en andouillette avec ma baguette de bette!! Annette avait perdu la tête, pensa si fort Sylvie qu’elle alerta Jean-Louis.

Jean-Louis : « Qu’ouïs-je ? Qu’entends-je ? Je ne vois rien, pas de fenêtres, juste une porte fermée à double barre. Une petite faim se fait sentir, je mangerais bien une andouillette. J’entends des groins groins, on dirait des petits cochons. Il y a aussi des roulements de roues sur le gravier de la cour du château. Peut-être un carrosse. Quel est le beau prince qui vient sauver ma reine ? J’espère qu’il ne m’oubliera pas. J’entends des pas sur les marches de l’escalier. J’entends tourner une clé dans la serrure. La lourde porte s’ouvre enfin. Un homme à la mine « pas tibulaire » du tout entre et me fait signe de le suivre. Je descends les marches et je vois à l’étage en dessous Annette avec ses petits cochons venus me délivrer. Je lui demande où se trouve ma reine Sylvie. Elle me répond : « en lieu sûr. Je viens de la délivrer avant toi. » En descendant l’escalier, je me confie à Annette : « cela fait longtemps que j’attends cet instant et plus longtemps encore pour Sylvie. Mais toi, que t’est-il arrivé ? » Annette me conte son histoire qui me met en appétit : « je mangerais bien une andouillette … » « Toujours aussi terre à terre Jean-Louis » me répond Annette. Après les aventures que vous m’avez fait courir les filles, je peux bien me restaurer un peu. Foi de chevalier ! Je me tais soudain pensant qu’il serait inconvenant de proposer à mes reines le repos du guerrier. J’en deviens tout attendri.

Annette le sait qu’elle a perdu la tête et les pédales ! Elle pédale dans la choucroute de bettes car sa baguette magique a fait des petits et d’un coup d’un seul se jette dans le vide. Elle avait aperçu Nicolaï qui lui faisait signe, « saute » l’enjoint-il ! Elle avait entendu le chevalier Jean-Louis qui lui criait « vas-y si le coeur t’en dit » et Sylvie l’aida un peu d’une tapette sur les fesses « et hop, sans chichis ni falbalas »! Atterrir sur la tête de Nicolaï n’était pas prévu mais la vie est compliquée parfois ! Nicolaï fatigué par cette aventure sans queue ni tête où il faillit bien perdre la sienne, remonta dans son nuage en emportant avec lui Annette et d’une volée magistrale jeta une poignée de Zinzolin conservée dans sa poche bien cousue. L’univers prit les couleurs de l’arc en ciel pour permettre à Nicolaï et Annette d’aller porter leur cargaison de mots sans ambages, Pimprenelle et Nicolas, emportés par Nounours qui décida que le marchande sable ou de zinzolin était passé … rebroussèrent chemin. Sylvie et Jean-Louis, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, décidèrent de mener une vie de château sans payer la moindre dime. Pirouette, cacahuète.

Pascale marmonna « quelle histoire !  Ai-je tout compris ? Un chevalier sans peur vole au secours de reines perchées, reines un tantinet emberlificotées dans leurs baguettes magiques. Une montgolfière superbe et fière, redondante et colorée survole le champ de coloquintes à peine écloses. Que de carabistouilles cocasses ! Un château dans les nuages tintinnabule au son des rires d’enfants. Des milliers de petites graines caracolent dans un champ de mots joyeux et farfelus. Les farfadets sautillent de joie et attente potron-minet pour s’endormir dans ses bras. Que de calembredaines loufoques ! Les mots se fardent de couleurs, se prennent à voler, s’engouffrent dans le carrosse des petits cochons et vivent une extraordinaire épopée. Au pays des caramboles et de la farigoule, tout prend racine !

Nicolaï qui avait raté quelques événements de cette folle journée déchargea sa cargaison de bons vieux mots en faisant des commentaires à la belle Annette pour l’impressionner : « les deux pies jumelles Agasse et Jacasse m’ont tout raconté, les Reines prisonnières, le château hanté déserté par ses fantômes morts de peur, et le Chevalier Bartaban ceint de sa chère vieille rapière, sur et parfois sous son cheval Bayard… la baguette magique toute en bette, la montgolfière et tout ça et tout ça ! Qu’ai-je donc fait de déserter en une pareille journée ? Mais la reine des pies, la Grande Jorasse, a plutôt vu elle, des enfants. Huit ou dix ans au plus, déchaînés à la récré, rouges, essoufflés, décoiffés, jouant avec ardeur « à la princesse ». Il y a là un mystère : des enfants, Fanfan ? Ou des adultes Dudule ? Tandis qu’un ou deux revenants du château se demandent s’ils ont fumé de la feuille de bette, le grand Perlimpinpin, expert en poudres s’il en fut, rappelle que le mélange zinzolin-andouillette peut produire des effets magiques incontrôlables !

–  « Qu’allez vous chercher là ? Mon bon roi. Mais vous n’y comprenez rien ! Enfants (Fanfan) adultes (Dudule), c’est la même chose !

– Mais si mais si ! Avec une ribambelle de mots, un stylo ou un ordi, et de la sympathie, surtout de la sympathie, vous abattez le plus redoutable des ennemis : le temps. »

– Vous croyez ? dit Annette. C’est ça, la machine à remonter le temps ?

Sylvie ne put s’empêcher d’ajouter : « c’est joli comme un berlingot tout ça ! Mais le zinzolin a des effets secondaires, j’avais oublié de vous prévenir. Il donne une certaine accoutumance. Et comme nous en avons tous respiré, à cause des leçons de couture qu’Annette a « buissonné », que sa besace était percée … »

Annette se rebiffa. Était-ce sa faute si à force de remplir son escarcelle de mots merveilleux elle avait fini par la faire déborder ? Zinzolin passa par dessus bord et arriva ce qui arriva. Elle  ignorait tout de la dangerosité de Zinzolin sinon elle y aurait pris garde. Elle ne manqua pas de lui dire :

Zinzolin est redoutable !
Est-ce bien raisonnable ?
Et la faute à qui ? `
À la belle Sylvie !
et v’là-ti pas que Pascale nous rejoint,
et aussi Nicolaï nous revient !!!!
Quant au Roi Jean-Louis
il en est encore tout attendri !

« Partons Nicolaï, s’écria Annette, de mots je n’en peux plus, la montgolfière nous attend pour notre voyage de noces ».

Nicolaï s’affole : « Qu’apprends-je? Les bans sont publiés? Alors, Zinzolin et Garance?
Mais de quelle montgolfière décousue est-elle tombée, la belle Garance? éclairez-moi, Qui seront les invités? Les demoiselles d’honneur seront vêtues mi- garance mi zinzolin? Ceci sera quelque chose d’éblouissant, alors ! Confirmez, seulement, et je préviens les lutins malins, les trolls de l’école, et Karikou, qui connait tout le monde et dira tout !

Annette était bien triste. Nicolaï n’avait rien compris. Elle parlait de leur voyage de noces et lui l’embrouillait avec le mariage de Garance et zinzolin. D’où sort-il cette Garance ? Est-elle celle qui se faisait passer pour Annette dans la tour ? Quel embrouillamini ! En soupirant à pierre fendre, elle leva les yeux au ciel. Il était redevenu sinistre. Le vautour de retour qui avait juré de se venger se mit à tournoyer autour d’eux. Il s’approcha de plus en plus. Il piqua de son bec recourbé le crâne de Nicolaï, lui arracha une touffe de cheveux. Annette regretta d’avoir jeter sa baguette de bette magique. Elle n’est pas rancunière et voulait secourir Nicolaï qui ne méritait pas un tel traitement ! Mais il lui restait son regard gris vert. Elle le planta dans celui du rapace et le transforma aussitôt en Albatros, la machine volante de Robur le Conquérant. Puisque Nicolaï préférait marier Garance à zinzolin, puisqu’il ne l’aimait plus, Annette sauta dans la machine volante pour de nouvelles aventures mirobolantes.

Sylvie Salzmann, Pascale Chevallier, Annette Lellouche, Nicolaï Drassof et Jean-Louis Riguet

Mai 2013

 Jean-Louis Riguet remercie les co-auteurs de leur participation à cet ouvrage commun

et particulièrement Annette Lellouche de l’avoir mis en forme.

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Jean-Louis RIGUET

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L’Ondine et la Sylphide Nouvelles

jl.jpg   Jean-Louis RIGUET

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L’ONDINE ET LA SYLPHIDE  

Je suis âgé et mène une vie tranquille qui me permet de profiter du temps qui passe. Mon esprit erre et mes pensées se promènent vers des contrées inaccessibles, qui m’emmènent loin et j’en reviens toujours. Je somnole avec des fées, le génie de l’eau et le génie de l’air. Eveillé, tout s’anime comme dans mes rêves m’invitant au partage.

L’Ondine et la Sylphide
Jean-Louis RIGUET
(extrait)

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Aujourd’hui, je suis un vieux monsieur, retraité depuis plusieurs années,
menant une vie tranquille, sans histoire sauf dans ma tête. J’aime à rester assis dans
un fauteuil hors d’âge, usé par le temps et par mes fesses, devant la grande baie
vitrée de mon salon, à contempler mon petit bassin rempli d’eau dans laquelle
s’ébrouent quelques carpes Koï. Les choses de la vie, comme l’on dit, ne sont qu’un
lointain souvenir.
De temps à autre, en été, quand il fait beau et chaud, la fenêtre ouverte sous
le store multicolore permet de voir voleter des papillons dont les larves ont séjourné
là tout l’hiver. Au printemps, les têtards, à foison en raison des milliers d’œufs
pondus, laissent la place à des crapauds qui s’en vont se promener autre part l’été et
reviennent chaque automne pour recommencer le cycle de la vie. L’on m’a dit que
les crapauds vivaient trente-cinq ans et qu’ils revenaient pondre toujours au moindre
endroit. Chez moi, c’est dans le bassin transformé en mare agrémenté d’un superbe
nénuphar rose.
Quand je ne lis pas, je laisse aller mon esprit et mes pensées vers je ne sais dans
quelle contrée inaccessible. Je vais souvent loin et le plus extraordinaire c’est que
j’en reviens toujours.
J’ai fait un bon repas. Je n’ai pas été très sage. J’ai un peu usé de boisson.
Enfin, usé … plutôt abusé. Il est bientôt quinze heures et je somnole encore, bien
calé dans mon fauteuil, la tête pendant légèrement sur le côté. Je suis entre-deux,
pas encore éveillé mais déjà plus ensommeillé. Comme souvent dans ces cas-là,
mes pensées remontent le temps.
Fin des années cinquante, chaque fin de semaine de La Pentecôte, le plus
souvent le dimanche, ma famille organisait une journée de pêche à la ligne dans la
rivière La Vienne, tout près du pont la traversant à L’Île Bouchard en Indre et Loire. Il
s’agissait d’une véritable expédition, vous vous rendez compte, puisque le point de
départ était à soixante-dix kilomètres de là, à Mirebeau-en-Poitou, dans le
département de la Vienne.
Cette année-là, j’avais treize ans, enfin douze ou quatorze. Je faisais partie de
la fête. L’organisation de la journée, déterminée plusieurs semaines à l’avance, était
un peu difficile car il y avait beaucoup de personnes à transporter et peu de voitures.
En règle générale, en dehors de nous quatre, ma mère, mon père, mon jeune frère
et moi, la famille d’un oncle du côté de ma mère se joignait à nous. Celle-ci était
encore plus nombreuse à emmagasiner dans une seule voiture. Des coupes
sombres étaient donc nécessaires. Dès lors, il y avait les « Jean qui rient » et les « Jean qui pleurent ». Comme toujours, une voiture chargée des pêcheurs partait dès
potron-minet et l’autre suivait avec les femmes plusieurs heures après.
Ce dimanche-là…

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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Signature à L’Esperluète

AUGUSTIN ma bataille de Loigny sera en signature

le samedi 22 juin 2013 à 15 heures

à la LIBRAIRIE L’ESPERLUETE

10 rue Noël Ballay à 28000 CHARTRES

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Première couverture Augustin
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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

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Chapitre 2 Augustin

Première couverture Augustin
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Extrait d’AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Intégralité du chapitre 2

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2

Les Prémices

Les jours s’étirent lentement pour qui n’a rien à faire de particulier. Je me promène dans les chemins alentour en humant l’air du moment. Il m’arrive de pousser sur plusieurs kilomètres mes pas, de m’asseoir sur une borne ou un petit tertre et de rester là à contempler la nature, à laisser vagabonder mon imagination. En cette période incertaine, mes rêveries sont souvent interrompues par les coups de canons ou les bruits des chevauchées des cavaliers militaires. Parfois, c’est réel. Parfois, c’est imaginaire. Souvent, je me laisse tellement aller que l’imaginaire est plus réel que le réel n’est imaginaire. Quand ce ne sont pas les canonnades qui me réveillent, ce sont des ouvriers agricoles ou des anciens collègues qui me demandent ce que je fais là, seul, dans la campagne, à rêvasser, avec tout ce danger qu’il y a dans le secteur. En général, je ne réponds pas, je continue. Aujourd’hui, mes pas m’ont porté à côté de chez moi, sur ma bille de bois.

Sans effort, je suis remonté en arrière, dans le temps de jadis. Je me souviens d’un épisode de ma vie. Monsieur Emile m’a conté qu’avant ma naissance, en 1756, Charles Le Juge, Seigneur de Villeprévost, a restauré et agrandi la construction. Il a aussi construit le parc en se faisant conseiller par un jardinier de Versailles, élève de Le Nôtre. Après bien des travaux et des vicissitudes financières, il en sort ruiné en 1784. N’ayant pas trouvé d’autre solution pour payer ses dettes, il vend sa propriété à Armand-François Fougeron qui est, à cette époque, Conseiller du Roi au Châtelet d’Orléans. C’est ce même Châtelet qui donne son nom aux notaires d’Orléans comme il y a les notaires du Châtelet à Paris. En novembre 1870, c’est encore cette famille qui en est propriétaire et qui, par voie de conséquence, se trouve être ma patronne. Je suis aux ordres de ses descendants Émile-Adrien Fougeron et de son épouse Marie-Amélie, après l’avoir été à ceux de Monsieur Armand-François, pendant quelques années.

Installé sur ma bille de bois, je me laisse aller dans les méandres de mes souvenirs. J’aime à me promener dans la cour et le parc, fouler les pelouses bien vertes, en forme de « Boulingrins », dominées par un magnifique platane plus vieux que moi, flâner dans le colombier à pied construit trois cents ans avant ma naissance. Sa toiture est en double pente. Une échelle tournante me permet d’aller visiter plusieurs centaines de « Boulins », ces appuis-niches dont les pigeons font leurs nids. Je passe de grands moments à contempler le cadran solaire horizontal accroché sur une colonne dans le parc. Je l’ai vu construire sur une plaque de zinc, il y a une trentaine d’années, en 1839. C’est l’œuvre du Docteur Edmond Modeste Lescarbault, médecin à Orgères-en-Beauce, enfant du pays, passionné de gnomonique et d’astronomie. Il fit la découverte de Neptune en 1846. À ce moment-là, il ne savait pas encore que sa passion le ferait mourir vieux et ruiné en 1894, après avoir néanmoins laissé plus de cent cinquante ouvrages et manuscrits.

Le dimanche, ou le soir en semaine, venu, après le travail journalier, je me promène, soit seul, soit avec mon épouse, Émilienne, de deux années plus jeune que moi. Nous nous sommes rencontré par hasard, un soir de bal à Orgères-en-Beauce. Nous nous sommes plu tout de suite. Depuis, nous ne sommes plus jamais quittés. Cela fait quarante-cinq ans désormais. Certain soir, Émilienne m’accompagne sur l’allée verte, puis nous bifurquons vers tel ou tel autre but non fixé à l’avance. De la cour d’honneur, une ligne toute droite aboutit à une échancrure dans le mur par laquelle l’on voit, chaque année, le soleil disparaître à l’horizon, le soir du 15 août. Ce jour-là, c’est la fête de la femme de Charles Le Juge, le précédent propriétaire. Nous l’avons bien connue et depuis, chaque soir du 15 août, nous allons voir le soleil descendre puis s’éteindre au loin dans le ciel. C’est une sorte de pèlerinage annuel que nous ne manquerions sous aucun prétexte. Malgré le contexte inquiétant cette année, nous l’avons fait le 15 août dernier. Il faisait beau ce soir-là. Nous en avions profité longuement.

Fin août ou début septembre, je ne sais plus, nous avons entendu parler d’une dépêche qui allait mettre le feu aux poudres. On n’a jamais su très bien de quoi il s’agissait, car nous n’avons les nouvelles que par oui dire. C’est souvent Monsieur Fougeron qui nous informe, quelquefois on nous donne une feuille de journal. Toujours est-il que Napoléon III a fini par déclarer la guerre à la Prusse à la suite de cette dépêche. C’est sûrement la faute à Bismarck qui, ayant besoin d’une guerre pour retrouver l’unité perdue de son peuple, a déformé les propos contenus dans la dépêche d’Ems pour provoquer Napoléon III qui se prend au jeu. Ce dernier se lance dans l’aventure alors que son armée n’est pas préparée. Dès le départ, le combat est inégal. D’un côté, l’alliance germano-prussienne compte 800.000 hommes, de l’autre côté, la France ne peut en aligner que 250.000. Il faut un mois et demi, à peine, pour que les armées prussiennes encerclent Sedan et capturent Napoléon III qui capitule et est fait prisonnier. Alors, l’Assemblée législative proclame la fin de l’Empire et le début de la Troisième République. Paris se retrouve encerclé par les troupes prussiennes. Nous sommes en septembre 1870. Je ne sais pas encore que le gouvernement provisoire de la France acceptera de payer une forte indemnité, la présence d’une armée d’occupation, la cession de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, en échange de la Paix. En 1871, la défaite française sera concrétisée par l’évacuation de Verdun par les troupes allemandes et la France, certes plus petite, recouvrera son autonomie. Cela, je ne l’apprendrais que bien plus tard, après qu’il nous fut arrivé toutes sortes de péripéties.

L’après-midi écoulé au rythme de mes pérégrinations, mes pensées étant revenues en accord avec le présent vivant, ce soir, 9 novembre 1870, nous, Émilienne et moi, avisons un banc sur lequel nous allons nous asseoir, la main dans la main comme autrefois, quand nous étions jeunes. C’est une occasion à ne pas manquer qui nous permet d’échanger, dans un moment de calme qui est en opposition avec l’activité de la journée. En effet, depuis quelques jours, on imagine, on sent, on sait qu’il va se passer quelque chose. Ce sera dur, tragique, sanglant. La plaine en est consciente, complètement imprégnée et dans l’attente. Elle ne sait pas ce qu’elle attend. Mais elle sent qu’elle va payer. Quoi ? Elle ne devine pas. Elle n’imagine pas. Elle ne veut pas. Elle subira comme d’habitude. Quand les hommes décident d’en découdre, rien ne les arrêtent. Au loin, le canon tonne. On sent bien que l’atmosphère est à la guerre. Les mouvements de troupe nous sont rapportés. Des batailles ont lieu vers l’ouest. Et aussi à Orléans. Mais notre petit secteur local est pour l’instant un peu épargné.

– Tu sais, Augustin, je suis très inquiète de la situation actuelle, dit doucement Émilienne.

– Moi aussi, je suis inquiet. La situation n’est pas bonne. Toutes les nouvelles qui nous viennent d’Orléans sont mauvaises. Ces dernières années, nous avons vu beaucoup de choses au niveau national. Par exemple, en février 1848, à l’arrivée d’un train du matin, les Orléanais ont appris que Paris s’était soulevé. Notre jeunesse, si calme d’habitude, a cassé des réverbères. Ces manifestations violentes ont entraîné la dissolution du Conseil Municipal, alors que des travaux importants avaient été entrepris pour lutter contre le chômage. Les ateliers ouverts à cette occasion n’ont pas tenu. Ils ont connu la ruine.

– Je m’en souviens, continue Émilienne. Le fils du père François, tu sais François le boiteux, a été du voyage lui aussi. Quatre mois qu’il a travaillé, puis, hop, le chômage. Tu parles d’une affaire !

– Après, en décembre 1851, c’est Louis-Napoléon qui a fait son coup d’État. Après avoir appris l’annonce, tu te souviens, quatre cents Orléanais ont envahi la mairie. Ils avaient tous une inscription au chapeau. « Constitution Républicaine » qu’il y avait de marqué dessus. Le Général Grand n’a pas fait de détail. Il a envoyé ses soldats. Il en a fait arrêter cinquante-trois. Heureusement que le Second Empire s’est révélé plus tranquille dans notre région. On a même connu un peu de richesse. Orléans a conservé son député pendant dix-sept ans, le même. Tu te souviens, on ne pouvait plus se déplacer dans Orléans sans être ennuyé par des travaux. Tout y est passé : l’eau potable, le pavage des rues, les canalisations et les égouts, un lycée, les mails. Même l’Évêque a vu le clocher de sa cathédrale Sainte-Croix refait avec en dessous la pose des vitraux du chœur. Également, la Place du Martroi a vu sa statue de Jeanne d’Arc changée en 1855.

– C’est bien vrai que c’était un drôle de chantier à cette époque. On ne savait pas où garer sa carriole ni laisser son cheval. C’est un peu plus tôt que le train est arrivé à Orléans. En 1843. On avait tous peur de cette grosse bête de fer qui faisait du bruit et crachait de la vapeur à qui mieux mieux. C’est depuis ce temps qu’Orléans décline. C’est le Chemin de Fer qui a tout cassé.

– Auparavant, Orléans était une ville très prospère. La dixième ville, peut-être même la neuvième, la plus riche de France ! Aujourd’hui, en 1870, le classement a baissé, à peine la quinzième, peut-être même pas, je ne sais pas. La ville a complètement raté la croissance qu’il y a eu dans la France entière et même, si on va par-là, la croissance de l’Europe. Les entreprises ont toutes fermé leurs portes pour la plupart. Avant, Orléans était un point de passage obligatoire entre La Loire et la Seine, par l’intermédiaire des canaux. Tout le sucre des Antilles remontait jusqu’à Orléans où il y avait le poste de douane. Les Nantais n’étaient pas contents de cette situation. En revanche, nous, on en a profité pendant de belles années. Certes, la navigation sur la Loire n’était pas de tout repos. Elle était, elle est d’ailleurs toujours, très difficile à cause de ses sautes d’humeur. Mais les mariniers de Loire y arrivaient. Depuis Nantes, ils transportaient du sel, des ardoises d’Angers, du sucre des Îles et ils descendaient du vin de Touraine. Du Midi, par Roanne, arrivaient des vins, du charbon et diverses marchandises. Et tout ça était transformé, raffiné, puis envoyé et marchandé sur Paris. Par contre, depuis que le train nous relie à Paris et aussi relie les autres villes d’importance entre elles, les industries de transformation, les vinaigreries, les raffineries, les bonneteries, les maisons de commerce ont fermé leurs portes. Leurs propriétaires et dirigeants ont préféré aller à la chasse en Sologne avec le magot qu’ils avaient accumulé auparavant. C’est-y pas malheureux !

– Oui, tout s’est effondré. Il n’y a plus de grand négoce à Orléans. Ah, tiens, voilà Monsieur et Madame Fougeron qui prennent le frais eux aussi. Bonsoir, Madame, Bonsoir, Monsieur.

– Bonsoir, Émilienne, bonsoir, Augustin. Il fait bon ce soir, vous avez bien raison de profiter de cette douceur de novembre, car cela ne va pas durer. Le brouillard est froid le matin.

– Bonsoir, Madame, bonsoir, Monsieur, dis-je. Merci. C’est vrai que nous en profitons et puis, dans un moment, nous irons manger la soupe. Avec l’Émilienne, on parlait de la situation qui nous inquiète beaucoup. Surtout que l’on ne sait pas tout et que l’on ne comprend pas tout.

– Vous avez raison. Avec tous ces changements, on ne sait pas où l’on va. La République, la Troisième, vient d’être proclamée en septembre, après la défaite de Sedan, et nous sommes toujours en guerre. En province, les responsables politiques sont plutôt favorables à une paix avec les Prussiens, mais ce ne semble pas être le cas de Gambetta qui organise une défense nationale. Il est en train de faire un tour de France. Comme l’armée prussienne assiège Paris depuis septembre dernier, il a été obligé de partir en ballon, « l’Armand Barbès », pour rallier Tours. Il a mis une journée entière. Avec la délégation gouvernementale, Gambetta a ordonné l’organisation de l’armée de La Loire à partir de diverses troupes, les rappelés d’Algérie, les soldats des dépôts, les réservistes. C’est le général Joseph Edouard de La Motte-Rouge qui la commande, mais il a peu d’officiers ayant déjà servis, avec des soldats sans grande expérience et une toute petite artillerie. Je ne donne pas bien cher du succès de cette aventure. D’ailleurs, depuis, l’ennemi s’approche d’Orléans. Je ne sais pas si vous savez, mais les troupeaux ont été emmenés sur la rive gauche de la Loire. Le Général De Polès commande. Le général Peytavin assurait la défense d’Orléans. Depuis, il a été remplacé par le général Faye.

Un énorme éclatement d’obus se fait entendre. Plus près que les autres. En effet, pendant que l’on reste là à deviser calmement, le canon gronde tout alentour, principalement dans la direction de Châteaudun et aussi à l’opposé, du côté de Pithiviers.

– 10 ou 12 kilomètres d’ici. C’est la distance que j’estime de cet obus. Au son, je crois qu’il s’agit d’un tir des prussiens, reprend Monsieur Fougeron. Il ne reste plus que deux ponts à Orléans. La ville a été laissée aux soldats. Des combats ont lieu dans la forêt d’Orléans. Pithiviers est tombée. Puis, le général de Lamotte-Rouge a pris le commandement, à la suite d’un cafouillage au niveau le plus haut, pour défendre de nouveau la ville. Il a ordonné une offensive sur Toury et repoussé les Prussiens en dehors du Loiret sur le territoire de l’Eure et Loir. Il y a des combats sur Artenay, Cercottes, sur tout le côté nord-est de chez nous. Nous sommes entourés de toute part. Les forces sont inégales. Le Général Von der Tann dispose de 15000 bavarois et de cent canons. Lamotte-Rouge n’a que 10000 hommes et une vingtaine de canons.

– Effectivement, la différence est sensible et pas à notre avantage, me permets-je de dire. Pourtant, on entendait moins les canons ces derniers jours. On croyait que c’était plutôt sur Orléans que les combats étaient plus fournis. On espérait être épargnés.

– Vous avez raison. C’est Orléans qui trinque, si je puis dire, en ce moment. Les Bavarois ont envahi la ville, ont pillé les épiceries, saccagé tous les commerces de bouche. Le général Von der Tann exige d’ailleurs une rançon. 1500000 francs, je crois, plus 500000 réquisitions en nature. À la suite de négociations entre les Bavarois, qui sont catholiques, et Monseigneur Dupanloup, notre archevêque, avec Adolphe Crespin, en raison de la correspondance épistolaire qu’il entretient avec la reine de Prusse, le général Von der Tann a réduit ses prétentions à 1000000 Francs. Le maire d’Orléans a mis deux jours pour réunir la rançon et pour payer.

– Alors, comme ça, dit Émilienne, on va capituler devant les Prussiens ! On ne va pas riposter ! Et en plus, ils vont nous mettre à l’amende !

– Ce n’est pas si simple, dit Monsieur Fougeron. L’armée de la Loire s’est repliée du côté de la Ferté-Saint-Aubin. Aujourd’hui, c’est Aurelle de Paladines qui est à sa tête. Il a l’appui de quelques francs-tireurs. Il contre-attaque à l’ouest et à l’est, en ce moment même. Les troupes font le maximum pour bouter dehors les Prussiens, mais elles sont fatiguées, mal armées et l’artillerie fait défaut.

– Il commence à faire froid, dit Madame Fougeron. J’aimerais que nous puissions rentrer.

– Oui, bien sûr. Bonsoir, Émilienne, bonsoir Augustin.

– Bonsoir, Madame, bonsoir, Monsieur, nous allons rentrer, nous aussi. Je crois que l’on va faire un feu en attendant que chauffe la soupe. Tu viens, Émilienne, on va rentrer chez nous.

Sur le chemin du retour, Émilienne me dit :

– Tu as vu comme ils étaient bien habillés ?

– Oui, j’ai vu, dis-je dubitatif.

C’est vrai qu’ils sont toujours bien vêtus, Monsieur et Madame Fougeron. Madame suit à peu près la mode qui nous vient de Paris, du moins celle dont nous pouvons avoir connaissance. Ses robes ont une certaine élégance, faite de simplicité, en soie ou en toile, mais sans ornement. Les corsages se portent sur les épaules, sans jabot ou dentelles. Peu à peu, nous avons vu la crinoline remplacer le jupon. Monsieur revêt des habits noirs, avec une veste large sur une chemise ornée d’une cravate blanche jusqu’au col. Entre les deux, il porte un gilet droit discrètement bardé de boutons. Son pantalon est droit et ses bottes noires sont vernies. Quand il fait froid, il recouvre le tout d’un paletot ou d’une redingote.

Au fil du temps, en regardant Madame Fougeron, Émilienne me fait remarquer que le drapé revient pour les robes, les capes, châles et capelines, que les chapeaux s’élargissent et qu’il y a de plus en plus de bijoux. Les rayures font leur apparition, de même que les robes avec jupe et corsage cousus. Elle ne sait pas encore que, quelques années après, la robe s’ajuste au corps, les chapeaux reviennent petits, garnis de fleurs ou de voiles. Alors, les manteaux s’allongent et se portent assortis à la robe. Pour les hommes, la tenue reste sobre, gagne en ampleur. Le nœud papillon arrive. La coiffe est toujours le haut-de-forme noir.

Nous restons silencieux à l’évocation des beaux atours. Évidemment, Émilienne et moi ne peuvent envisager, un seul instant, de se vêtir ainsi. Notre pauvreté est grande et notre richesse petite. Mais nous n’envions pas. Nous contemplons simplement. Cela ne coûte rien.

Chez nous, ce n’est pas bien grand. Dans une branche des communs, Monsieur Fougeron nous a autorisés à occuper deux pièces sans confort. Une grande salle de séjour au centre de laquelle trône une grande table en bois d’arbre, bien épaisse, qu’escortent deux grands bancs en bois aussi. Ce sont des bancelles, avec des empiètements en biais groupés par deux et solidifiés par une barre transversale. Les deux paires d’empiétements sont elles-mêmes solidifiées par une barre transversale.[1] Sur le pignon, une grande cheminée permet non seulement de chauffer les deux pièces mais aussi de cuire. Un buffet en noyer noueux habille un mur. L’autre pièce est affectée à la chambre à coucher, qui ne reçoit qu’un lit sans sommier, une paillasse pas bien large pour que l’on puisse avoir chaud en se serrant l’un contre l’autre. Deux trépieds en cerisier noueux nous servent de reposoir de chaque côté du lit. On s’éclaire à la bougie et on a l’eau du puits. Une espèce de placards permet de poser nos quelques hardes. C’est presque le luxe, car notre logis est pris dans les communs du château.

– Augustin, tu as entendu ce qu’a dit Monsieur Émile : la troupe va bientôt venir jusque chez nous puisque l’armée de la Loire attaque vers l’ouest d’Orléans.

– Oui, je crois que nous allons y avoir droit assez rapidement, sûrement dans les jours qui viennent. Je ne sais pas ce que décideront alors de faire Monsieur et Madame Émile. Si tu allais chercher Ferdinand et Ernestine, nous pourrions prendre la soupe ensemble et les informer des nouvelles.

– C’est une bonne idée. Je vais les chercher. Je reviens. Tu n’as qu’à mettre les assiettes sur la table quand ton feu sera bien pris. La soupe sera vite prête.

Émilienne enfile un vêtement chaud et s’élance dans la cour. Ferdinand et Ernestine habitent aussi une partie des communs du château avec leur fille Louise. Ferdinand a eu quarante ans cette année. Il est à la fois jardinier, chargé de l’écurie, des animaux, des carrioles. C’est un domestique attaché au château. C’est un homme à tout faire. Un peu comme moi, quoique j’étais plus sur la ferme et la marche de celle-ci. Sa femme, Ernestine, a deux ans de moins que son mari. Elle est la cuisinière du château. Leur fille, Louise, qui vient d’avoir vingt ans, est au service de Madame Fougeron pour tout ce qui se trouve à l’intérieur de la gentilhommière. Nous nous entendons bien et c’est tant mieux car les adversités ne manquent pas.

Après avoir mis les assiettes sur la table, je vais chercher une bouteille de vin rouge d’Orléans-Cléry, élevé de l’autre côté de la Loire, quelques noix, des châtaignes cuites de ce matin et un jus de pommes de Semoy pour Louise. Déjà, Émilienne revient.

– Ils arrivent dans un quart d’heure. Cela leur fait plaisir de venir discuter un peu. De plus, Ernestine n’avait pas encore commencé à faire à manger. Elle est contente de l’aubaine.

– Tant mieux, et nous, nous passerons une bonne soirée.

Tandis qu’Émilienne s’affaire pour faire chauffer la soupe, je me mets en peine de casser avec un petit marteau la coque de quelques noix et de décortiquer la peau des châtaignes. Au bout de quelques minutes, nos voisins arrivent avec leur bonne humeur mais aussi leur appréhension des événements.

– Bonjour, Augustin, dit Ferdinand, comment vas-tu depuis hier. Je ne t’ai pas vu aujourd’hui. Où étais-tu donc passé ?

– Je suis allé voir le grand champ de l’autre côté de la route pour savoir ce que l’on pourra bien y semer le moment venu. Il m’a fallu réfléchir un peu. Normalement, la première année on récolte des céréales d’hiver, la deuxième année des céréales de printemps et la troisième c’est la jachère. Cependant, je crois que pour ce champ, cela fait trois ans qu’il est en jachère. Je pense qu’il ne sera pas mal pour le blé d’hiver.

– Tu as raison, cela doit bien faire trois ans. Mais, ce n’est pas un peu tard pour le blé d’hiver ?

– Si, c’est trop tard. Je vais devoir prendre la décision de faire du blé ce printemps.

– À condition que l’on y arrive au printemps, Augustin, avec tout ce qui se passe en ce moment, réplique Ernestine. Bonjour, tu vas bien ?

– Oui, bonjour, Ernestine. Ah ! Louise, bonsoir, tu embellis de jour en jour.

– Veux-tu te taire, Augustin ! Espèce de gros dragueur, ce n’est plus de ton âge, monte la garde aussitôt Émilienne.

– Bonsoir, Augustin, merci pour le compliment, susurre Louise.

C’est vrai que la petite, comme on l’appelait autrefois, a bien profité. Elle n’est pas très grande mais est devenue bien gironde. Elle a ce qu’il faut là où il faut, le sait et ne se gêne pas pour le mettre en valeur. Elle a des cheveux châtains foncés longs jusqu’aux épaules. Et des yeux verts coquins, à faire damner un saint. Sans oublier ces petites fossettes qui lui font un sourire taquin. Louise n’est pas exactement la fille d’Ernestine et Ferdinand. Malheureusement, ils n’ont pas pu avoir d’enfant. Elle n’a pas été adoptée par eux non plus. Elle a été recueillie quand elle n’avait pas encore un an. On avait appris depuis cette période où Ferdinand l’avait trouvé dans le fossé que sa mère était décédée suite à ses couches. On ne lui connaît pas de père. Sûrement une aventure d’un soir, féconde hélas ! Louise a de temps en temps un ami de trois ans son aîné. Fernand qu’il s’appelle. Il est garçon de ferme et réside provisoirement au château, dans une mauvaise pièce aménagée au-dessus des écuries. Les relations entre Louise et ses parents nourriciers, si l’on peut dire, ne sont pas faciles. Louise a son caractère et Ernestine aussi. Ils font avec.

– Alors, Augustin, quelles sont les nouvelles ? Je vous ai vu parlé avec Monsieur Émile tout à l’heure, je suppose qu’il avait des informations, questionne Ferdinand.

– Elles ne sont pas fameuses. Orléans est à la peine. Des magasins ont été pillés. Les Bavarois occupent la ville. Gambetta fait des voyages en ballon pour prendre des décisions avec la délégation gouvernementale. Mais le succès est rare. Il y a eu une bataille à Artenay, perdue. Il y a eu une bataille à Coulmiers, perdue. Il y a eu une bataille à Orléans, perdue. Même les troupeaux sont passés au sud de la Loire. Pithiviers est tombée. Il n’y a qu’à Toury que l’on a repoussé l’ennemi. Pour l’instant, nos soldats seraient du côté de La Ferté-Saint-Aubin.

– Pas réjouissant, tout cela… ! Pour nous remonter le moral, verse un verre de vin. Dans quelques minutes, les femmes, vous servirez la soupe et nous ferons chabrot.

– Non, mais, dis donc, nous ne sommes pas à tes ordres ! le rabroue Ernestine. Nous ferons comme nous le voudrons.

– Je disais ça pour vous taquiner un peu. Ne m’en veuillez pas ! s’excuse Ferdinand.

– Je ne sais pas ce que fera Monsieur Émile en cas d’attaque proche. Peut-être qu’il fera comme à la fin du siècle précédent ?

– Ben, qu’a fait le seigneur des lieux à l’époque ? Raconte-nous, nous nous coucherons ce soir moins bête.

– En janvier 1798, dans la nuit du 15 au 16 Nivôse An VI de la République, il y a eu l’affaire des « Chauffeurs d’Orgères ». C’est mon père qui m’a raconté cela, car je n’étais pas encore né et je n’étais même pas une lueur d’espoir dans le ventre de ma mère. Je suis de 1800 tout rond. En fait, c’était des brigands, une bande bien organisée. La Beauce, qui est tranquille aujourd’hui, mis à part la guerre prussienne, a eu des années sanglantes. Une véritable tribu terrorisa la Beauce.

– Continue, développe un peu, merci d’avance, demande Louise.

– La bande était composée d’hommes, de femmes et mêmes d’enfants. Ils tuaient, volaient, pillaient, assassinaient. Il y avait des chefs, des sous-chefs, des gardes-magasins, des espions. Les chemins étaient alors, à cause d’eux, devenus peu sûrs. Chaque membre de la bande savait ce qu’il avait à faire. Pour entrer dans les maisons ou les fermes, ils n’hésitaient pas à fracturer les portes, à escalader les murs, les toits, à défoncer les portes avec un bélier. Ils assommaient les gens, les bâillonnaient, les enfermaient dans les caves, parfois leur coupaient la gorge. Ils violaient les femmes et les jeunes filles. Ils avaient une technique bien particulière pour faire parler les victimes. Elle était imparable. Les brigands, dont la figure était toujours passée à la suie ou en tout cas avec quelque chose de noir, allumaient un feu, grand de préférence. Ils attrapaient le maître des lieux et lui chauffaient les pieds avec des tisons ou de la braise. Tout cela, dans l’espoir de faire parler la victime qu’ils avaient choisie. Ce qu’ils voulaient, c’était de l’argent. Si le maître des lieux ne parlait pas, ils passaient à la vitesse supérieure. Ils arrosaient alors ses pieds avec de l’eau-de-vie. Ils attrapaient, à deux, le malheureux qui se débattait comme il le pouvait, et présentaient ses pieds au-dessus de la flamme dans la cheminée. Après quelques brûlures et sûrement beaucoup de cris, la victime indiquait où se trouvait le butin. Il n’y avait pas d’échec.

– C’est t-y pas malheureux d’entendre ça quand même, se lamente Ernestine.

Après un moment de silence, pendant lequel les personnes autour de la table tentent de visionner ce que je viens de dire, je continue :

– Dans la grande tradition du banditisme sous l’ancien régime, c’était Fleur d’Epine qui avait fédéré une bande malfaisante. Il s’était installé à Orgères-en-Beauce. Dans cette période troublée par la Révolution, Fleur d’Epine s’est senti l’âme d’un politique et s’est acoquiné avec des conspirateurs royalistes. Il n’a pas eu grand avenir puisqu’il fut arrêté à Versailles en juillet 1792 et égorgé pendant les massacres de septembre. C’est alors que son bras droit, François Girodot, surnommé le « Beau François », prit la direction de la bande qui était forte d’environ quatre cents membres, dont un quart de femmes. S’appelant eux-mêmes les « Pingres », ils ont sévi de 1792 à 1798. La bande était superbement organisée. Le jour, les membres avaient des activités parfaitement respectables  au vu et au su de tout le monde.

– Comme quoi par exemple ? questionne Ferdinand.

– Je ne sais pas moi : des artisans, des commerçants. Que pourrais-je vous citer ? Attends… je réfléchis… des tonneliers, des vignerons,… des cafetiers, des charcutiers, des épiciers,… des forgerons, et même des ouvriers agricoles. Il y avait également des officiers, des prêtres, des instituteurs, et même un garde-champêtre. Vous vous rendez compte des officiers, un garde champêtre ! Tout ce petit monde faisait ses coups la nuit sous la direction du Beau François. Son bras droit était un homme d’une cruauté inimaginable. Il s’appelait « le Rouge d’Auneau ». La bande a ainsi écumé, pendant plusieurs années, les bourgeois, les châtelains, les gendarmes, parfois de pauvres bougres. Leur secteur d’activités était grand, particulièrement en Eure-et-Loir et dans le Loiret, toute la portion comprise entre Orléans, Chartres, Pithiviers et Marchenoir.

– Et cela a duré longtemps, interroge Ferdinand ?

– Tout a une fin bien sûr. Un jour, la bande a attaqué une ferme entre Pourpry et Sougy. Nicolas Fousset, le propriétaire d’un riche domaine, Le Millouard, fut torturé avec une telle violence qu’il en mourut quelques jours plus tard. Compte tenu de la qualité de cet homme, qui était très apprécié dans la région, et l’émotion dans la population étant très grande, une enquête fut diligentée avec beaucoup de sérieux sous la pression insistante des villageois locaux. Le commencement de la fin avait sonné pour les Chauffeurs d’Orgères. Un vagabond fut arrêté par les gendarmes, puis interrogé sans ménagement. Il craqua et indiqua qu’il faisait partie de cette bande. Le vagabond avait pour nom « Germain Bouscand » dit le « Borgne de Jouy ». Il ne résista pas longtemps et se montra assez loquace pour révéler des noms et des renseignements sur plus d’une centaine de personnes. Le Beau François a été arrêté une première fois, avec un de ses adjoints, à la foire d’Étampes en juillet 1797. Condamnés à quatorze ans de fers, tous les deux réussissent à s’évader début août mais furent repris le 3 mars 1798.

– Il semble à t’attendre dire les noms que les membres en aient eu de bariolés, dit Ferdinand. As-tu des exemples ?

– Il y avait là des personnes dont les noms sentent bon l’arnaque : « Fleur d’Épine », Nicolas Tincelin dit « Jacques de Pithiviers » ou le « Père des Mioches », Robert Jean-Bernard dit « Jean le Canonnier », François Ringuette dit « Le Rouge d’Auneau ». Attends un peu… Il y avait aussi Richard Jacques dit « Le Borgne du Mans » avec son visage vérolé… et aussi Madeleine Barruet dite « la Grande Marie » avec sa face vigoureuse,… ou encore François Théodore-Pelletier, avec son curieux faciès car sa tête avait été enserrée dans un carcan quand il était enfant pour diminuer l’ampleur de sa dentition.

– Cela me fait froid dans le dos, commente Émilienne.

– L’enquête fut dirigée par le Juge de Paix d’Orgères, qui n’était autre qu’Armand-François Fougeron, propriétaire du château de Villeprévost, celui-là même où nous nous trouvons. Notre Juge y mit tout son honneur personnel et désigna pour mener l’enquête une personne de Nogent-le-Rotrou, le commandant de brigade Vasseur. Mon père m’a dit que c’était un grand type, sans peur. Du haut de son mètre quatre-vingts, il avait acquis une aura de bravoure en arrêtant une bande de malfrats dans la Forêt de Senonches. Se fiant aux indications données par le vagabond, dit « Le Borgne de Jouy », et peut-être un peu aussi celles révélées par la femme Bire, notre commandant de brigade, avec l’aide de trente gendarmes et de soixante hussards, dont les pieds des chevaux avaient été enveloppés de chiffons pour limiter les bruits ambiants, s’est invité en flagrant délit dans un coup d’importance de la bande. Le résultat, après quelques heures de lutte, est l’arrestation, de nuit, dans le bois de Méreville, du Beau-François et d’une trentaine de ses compagnons. La bande avait prévu cette nuit-là l’attaque du château de Faronville, près de Toury, et de plusieurs fermes de la région. Normalement, il devait s’agir de la dernière grosse affaire du Beau François qui envisageait alors de changer de région.

– Alors ça, c’est quand même pas de chance pour lui, dit Ferdinand.

– Non, mais tu exagères, s’insurge Ernestine. C’était bien fait pour lui. Il n’allait quand même pas continuer éternellement. Excuse-moi, Augustin, continue.

– C’est le Juge de Paix du canton d’Orgères qui fut chargé de l’instruction de cette affaire sous le titre de « Chauffeurs d’Orgères ». Armand-François Fougeron, le Juge en question, avait été quelques années auparavant conseiller de Louis XVI. À la libération des geôles révolutionnaires, il était venu se faire oublier dans son château de Villeprévost. À cette période, le château était bondé de plusieurs centaines de personnes. En effet, les brigands, plus de trois cents, étaient parqués dans les caves. Bien entendu, ils n’y étaient pas tous en même temps car, même en les tassant les uns sur les autres, l’endroit, comme vous le savez, ne pouvait recevoir plus d’une quarantaine de personnes à la fois. Un détachement de gendarmerie et deux pelotons du Deuxième Régiment de Hussards montaient la garde. Les interrogatoires se déroulèrent pendant plus de trois mois, du 30 janvier au 2 mai 1798. Le chef, le « Beau François », fut interrogé le 10 février 1798. Son second, le « Rouge d’Auneau » réussit l’exploit de recevoir treize condamnations à mort et cent soixante-dix-huit années de bagne. Il y eut cent vingt-cinq jours d’enquête et plus de trois cents arrestations. Finalement, quatre-vingt-deux personnes ont été jugées à Chartres les 11 et 14 octobre 1799.

– Rien que cela ! Trois cents arrestations !

– Oui, trois cents. Devant la volonté de la puissance publique d’un retour à la paix civile, se voulant exemplaire, le procès des « Chauffeurs d’Orgères » se termina, le 4 octobre 1800 par la décapitation de vingt-trois bandits, hommes et femmes, habillés de la camisole rouge des parricides, sur l’échafaud construit sur la Place des Épars à Chartres, dans l’allégresse des centaines de Beaucerons présents, venus de toutes parts. C’était des cris de joie mais aussi des soupirs de soulagement. Ceux qui avaient échappé à la mort furent envoyés au bagne ou dans des maisons de force. Cependant, il y en avait un qui a échappé à ce supplice, c’est le « Beau François ». Il avait réussi à s’évader de la prison de Chartres.

– Il y a eu une justice en tout cas, approuve Ernestine. Mais lui, le « Beau François » n’en a rien subi, c’est-y pas malheureux !

– Plus tard, la justice a décidé de faire porter des masques mortuaires des vingt-trois condamnés à mort pour qu’ils soient exposés au château de Villeprévost. Ainsi, la population a pu être informée et édifiée sur cette exécution à caractère social.

– C’est curieux comme idée, commente Ferdinand. Je n’y aurais pas pensé.

– Pour la petite histoire, le Beau François avait réussi à s’échapper au cours de l’instruction. Mais il fut de nouveau arrêté le 22 novembre 1800 dans les Deux-Sèvres. Il a été fusillé sur place, sans sommation ni autre procès, avec une bande d’une dizaine de brigands, détrousseurs de diligences et autres passants sur les chemins du Poitou.

– Tant mieux, dit Émilienne, bon débarras.

Un silence, presque religieux, suit pendant plusieurs minutes. Puis, je reprends :

– Bon, dites-donc, je parle, je parle. Mais il commence à se faire tard, bientôt minuit. Il faut que nous allions nous reposer car nous ne savons pas comment demain sera.

– Merci, Augustin, pour cette narration pleine de détails. Je ne connaissais point cet épisode. Nous allons nous retirer avec l’Ernestine et la Louise. Merci, aussi Émilienne pour la soupe. Allez, bonne nuit à tous les deux.

– Bonne nuit à vous aussi, à demain.

Après un bout de rangement de la table, Émilienne s’éloigne lentement vers la chambre, un brin coquine. Elle s’empresse ensuite, dès mon corps allongé à côté du sien, de mettre à exécution sa pensée lubrique et d’entreprendre des « agueroinchettes » (caresses) pour mon plus grand bien.


[1] D’après l’œuvre de Gaston Couté.

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET,

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Maison de la Presse de Janville

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28310 JANVILLE

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Tél. : 02.37.90.04.95

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Maison de la Beauce

Place de Beauce

28140 Orgères-en-Beauce

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Librairie Volte Pages

31 Place Louis Sallé

45160 OLIVET

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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 Augustin ma bataille de Loigny recommande

 

PUBLICATION DES NOUVELLES

Les Éditions du Masque d’Or publient sur une page du site :

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Nouvelles déjà publiées sur le site :

A) COLLECTION ADRÉNALINE :

Laurent BOTTINO

le Spectacle incertain

Un camp de vacances de l’association des « Eclaireuses et Eclaireurs de France », les aventures et les tensions suscitées par la rencontre de gens d’origines et de milieux divers. Un récit inspiré par une expérience vécue.

Prosper MERIMEE

Mateo Falcone

Parce qu’il a dénoncé un « bandit » dans le maquis corse, le fils de Mateo Falcone doit mourir.

Laurent NOEREL

la trop proche Frontière

Un train où une femme a été retrouvée assassinée, la rencontre de son amant et d’une autre femme avec un étrange passager, prélude à une lutte pour leur vie, et peut-être plus !

Jean-Louis RIGUET

le Passant

Chaque matin, à la même heure, le narrateur voit passer devant sa fenêtre un passant. Il se pose des questions … d’autant plus que le passant repasse le soir, à la même heure, dans l’autre sens …

Thierry ROLLET

Destin de mains

La masseuse de Gilles de Rais, terrible seigneur breton, va connaître un destin tragique par la faute de ses mains, qui ont touché un être considéré comme un suppôt du Diable ! Une lumière dans la tombe (Une aventure de Sherlock Holmes) Une princesse indienne cherche à mystifier sa famille et même à commettre une escroquerie en se faisant passer pour morte. Une passionnante enquête pour Sherlock Holmes et le Dr. Watson… et peut-être une terrible déconvenue pour la princesse, qui compte décidément bien peu sur les traditions de fidélité de son propre pays… ! Dans quelle horreur toute cette machination va-t-elle basculer?

Laurence VANHAEREN

Partie italienne

Dans ce texte, une vision de cristal du lien qui peut exister entre un homme et une femme.

B) COLLECTION SUPERNOVA :

Laurent NOEREL

le Vaisseau étranger

Deux vaisseaux naufragés sur une planète inconnue, venus de deux mondes différents. Les rescapés s’entraideront-ils ? La peur les poussera-t-elle à s’affronter ? Douloureuse errance Une femme fuit une population cachée d’extraterrestres. Pourtant, l’un d’eux, son amant, l’a protégée.Recherchent-ils la conquête ou une coexistence pacifique ?

Roald TAYLOR

Duel d’outre-espace

Deux partis extraterrestres, l’un favorable à la destruction des Terriens, l’autre partisan d’en faire des amis, envoient des représentants sur notre planète pour s’affronter en un duel sans pitié qui déterminera la survie de l’espèce humaine. Qui gagnera ? Et comment se déroulera ce combat si peu ordinaire ?

C) COLLECTION TREKKING :

Jean-Louis RIGUET

le Grand Canyon

Deux amis découvrent le Grande Canyon du Colorado pendant deux jours. L’un d’eux, sous le charme de ce paysage grandiose, se met à intérioriser, à rêver et à transposer…

Thierry ROLLET

le Destin de Mamaoth

L’histoire du grand mammouth trouvé dans les glaces de Sibérie le 3 mai 1901 : comment a-t-il vécu ? Comment s’est-il retrouvé ainsi congelé pour arriver presque intact jusqu’à nous ? C’est ce que ce récit nous apprend, en nous replongeant plus de 12 000 années en arrière, dans l’univers prodigieux de la Préhistoire et de ses grands animaux.

D) COLLECTION SAGAPO :

Guy de MAUPASSANT

LA FICELLE

Une fausse accusation et ses suites tragiques dans le milieu paysan normand du 19ème siècle LA PARURE La perte d’un bijou prêté par une amie plonge un couple de petits employés dans une existence pleine d’épreuves.

Thierry ROLLET

RUE DES PORTES CLOSES

Comment une jeune fille enceinte et sur le point d’accoucher sera sauvée, en pleine nuit dans une rue de Paris, par l’une de ses amies, devant l’indifférence et l’égoïsme des gens.

CANALE DI AMORE

Jeunes gens et jeunes filles de bonnes familles se livrent aux plaisirs de la nuit dans des gondoles fermées glissant sur le Grand Canal, à Venise au 16ème siècle…!

Émile ZOLA

LA MORT D’OLIVIER BECAILLE

Olivier Bécaille ne semble plus respirer, son cœur ne semble plus battre… Mais est-il bien mort ? Comme il voudrait pouvoir crier, hurler à tous ses proches qu’il est toujours vivant !

E) COLLECTION FANTAMASQUES :

Marcel Elie FORGET

LE RENDEZ-VOUS DE MALABOISSE Deux scientifiques décident de passer une nuit au milieu des ruines d’un mystérieux prieuré, perdu au fond des bois. Pour eux, l’enfer n’est plus très loin…

David FRENKEL UN BRUIT FANTASTIQUE

« Les méchants sont-ils punis ? S’ils l’étaient, ce ne serait pas un dieu, nous regardant d’en haut, qui les punirait, mais ce serait leur vilenie qui les frapperait par effet boomerang. Et même ceci, j’en suis convaincu, ne se vérifie guère. Je vous fais découvrir à travers mon conte ce postulat. »

Claude JOURDAN

PRINCESSE ET LES CLOCHETTES

Princesse est une petite fille qui vit un drame familial. Malgré tout, des clochettes parviennent à la consoler et même à sauver la situation. Qui sont-elles ? D’où viennent-elles ? Que font-elles ? C’est l’univers secret de Princesse…

Jean-Louis RIGUET

LES DEUX PLUMES

Deux plumes voguent sur La Loire en la descendant. En perdition, un poisson les secourt et les accompagne jusqu’à l’apparition d’une lumière dans une tour …

Thierry ROLLET

LES AVATARS DU MINOTAURE

Comment le Minotaure est-il né ? Comment vivait-il ? Et si, contrairement à ce que prétend la légende, il n’était pas le monstre que l’on croit ?

EDVINA OU LE CRIME IMPROBABLE

Edvina a-t-elle tué son mari ? Elle se dénonce mais peut-on la croire, vu le moyen incroyable qu’elle dit avoir utilisé ? Elle prétend l’avoir… désintégré !

Roald TAYLOR et Thierry ROLLET

LA NUIT LUMINEUSE

Claude, jeune retraité, reçoit une nuit une étrange visite : celle d’une lumière qui, peu à peu, prend possession de sa maison. Quelle est-elle ? D’où vient-elle ? Il aura peine à croire la vérité…!

Prosper MERIMEE

LA VENUS D’ILLE

Une statue antique, à laquelle son inventeur a passé au doigt son alliance, se rend la nuit au rendez-vous amoureux…

Audrey WILLIAMS

« COMME CHEZ SOI »

« Comme chez soi’, c’est l’enseigne d’un pub pour marins en bordée. Classique, chaleureux… Voire ! Y pénétrer, c’est déjà faire un premier pas dans un univers terrifiant…!

LE JARDIN DE CALIXTE (1er Prix au concours le Masque du Démon 2006)

Calixte est, en apparence, un paisible jardinier qui soigne un cimetière. Mais de quoi vit-il ? Il ne mange rien…

Corinne VALTON (auteure sélectionnée au concours le Masque du Démon 2011)

AUX OMBRES DES FILLES SANS FLEURS

Vénérande et Mirefleur. Deux sœurs Des ombres noires au-dessus d’elles, qui poussent à bout. Jusqu’à la mort ? Mais pourquoi ?

F) COLLECTION LA FRANCE EN GUERRE :

Jean-Louis RIGUET

le Tambour héroïque

La révolution, les royalistes contre les républicains. Un jeune tambour rythme les combats avec ses baguettes jusqu’au moment où les Chouans attaquent… .

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Le Scribe Masqué

Le SCRIBE MASQUE parle de mon prochain livre

L’Association des bouts de lignes – Prix SCRIBOROM 2013

.Tram Gare Orléans

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Je vous voudrais remercier Thierry ROLLET et le Comité de lecture et de rédaction

du SCRIBE MASQUE

du commentaire fait à propos de mon roman humoristique

L’Association des bouts de lignes qui a été récompensé par le

Prix SCRIBOROM 2013

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Je rappelle que

LE SCRIBE MASQUÉ

Est un JOURNAL BIMESTRIEL PDF    DE SCRIBO, AGENT LITTERAIRE

ET DES ÉDITIONS DU MASQUE D’OR

Directeur de publication : Thierry ROLLET

Administrateur : Thierry ROLLET

Comité de lecture et de rédaction : Thierry ROLLET – Jean-Nicolas WEINACHTER –

Claude JOURDAN – Audrey WILLIAMS

 .

adresse : 18 rue des 43 Tirailleurs 58500 CLAMECY

Tél/fax : 03 86 27 96 42

e-mail : scribo@club-internet.fr ou rolletthierry@neuf.fr (à contacter pour tout abonnement)

abonnement : 1,50 euro le numéro – 7,50 euros pour abonnement annuel (6 numéros)

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Le Scribe masqué n’est plus disponible sur papier

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Du numéro 19 de mai 2013, j’extrais une partie de l’EDITORIAL

Rapport du jury des Prix SCRIBO 2013

Préambule

Les Prix SCRIBO 2013 ont connu une innovation du fait de l’arrivée du Prix SUPERNOVA, concours de romans, réservé au genre science-fiction/fantastique/fantasy. C’est ce qui a permis de doubler le nombre des participants dans la catégorie « romans », le Prix SCRIBOROM restant dédié au roman classique. Nous avons eu 55 romanciers ou concourant en tant que tels. L’unique concours de nouvelles, le Prix SCRIBORÊVE, reste lui aussi assez prisé, quoique moins que les années passées : 17 participants, soit 12 de moins qu’en 2012.  Les 3 prix restent néanmoins programmés pour 2014. Quant au Prix Masque du Démon, il est définitivement supprimé, notre éditeur nous ayant plusieurs fois fait part de la difficulté de commercialiser les recueils de nouvelles, qui plus est fantastiques, en France : en vérité, les ventes ne compensent que très partiellement les frais – analyse plutôt optimiste : bien souvent, le Masque d’or est déficitaire avec ce genre d’ouvrage (note de l’éditeur).

SCRIBOROM

Le concours de romans classiques est resté égal à lui-même, en ce sens qu’il a attiré, comme durant les années passées, des auteurs aussi variés dans leur imagination que dans leur expression. Dans aucune de leurs œuvres, nous n’avons remarqué, cette fois, de volonté avérée d’imiter les romanciers à la mode, mais au contraire des idées neuves et des modes d’expression de plus en plus personnels.

Le cru 2013 a connu une orientation infiniment plus sentimentale que les précédents. Le roman d’amour y fut représenté, mais d’une façon nettement plus originale que ce que l’on peut s’attendre à trouver dans ce contexte. Par contre, nous avons assez peu apprécié que certains auteurs transposent dans le romanesque leurs déceptions, voire leurs rancœurs en matière de sentiments : on n’écrit pas pour se venger ni pour se plaindre, mais pour conquérir un public.

Le roman lauréat, l’Association des bouts de ligne de Jean-Louis Riguet, nous a enchantés par son sens de l’humour très personnel, mêlé à une discrète érudition. L’auteur a également su se faire un nom dans le site nouvelles-masquedor ; nous attendons donc avec impatience la prochaine publication de son roman. Sa réussite est d’autant plus remarquable que l’auteur, de son propre aveu, ne s’est mis à écrire que sur le tard, après une vie professionnelle bien remplie dans le notariat. Le style littéraire ayant ainsi pris le pas sur la rigueur notariale, nous ne pouvons que l’en féliciter et nous en réjouir !

Le roman d’aventures, enfin, vient couronner la sélection de ce prix : Tout secret de Gérard Lossel renoue avec ce genre dans une intrigue presque impossible à résumer, tant ses rebondissements sont nombreux. De l’aventure donc, mais aussi « un voyage en musiques et en couleurs » (l’auteur dixit). Nous aurons donc ainsi pour SCRIBOROM 2013 une sélection fort éclectique, ce qui ne peut que nous ravir !

Notre plus grande espérance est donc de retrouver une nouvelle fois, dans le cru 2014, toute la variété et le talent que nous avons pu constater cette année.

Jean-Nicolas WEINACHTER

Le lauréat du Prix SCRIBOROM 2013

Les éditions du Masque d’Or publieront en octobre 2013

L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

de Jean-Louis RIGUET.

Vous pouvez d’ores et déjà le pré-commander.

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UN COMMENTAIRE DE L’AUTEUR :

Quoi de plus normal que de mourir ? Certes, un premier janvier !

Quoi de plus normal que de faire un testament ? Certes, par un original !

Quoi de plus normal que de vouloir l’exécuter ? Certes, c’est nécessaire !

Le défunt a institué pour légataires universels les membres du conseil d’administration de l’association, en truffant le testament de conditions à remplir par chacun, avec une date limite pour retenir ceux qui hériteront, à défaut, la Confrérie des Joueurs de Trut (jeu de cartes poitevin).

Un avocat, désigné exécuteur testamentaire, mène l’enquête et, de rebondissements en rebondissements, visite différentes spécialités orléanaises. Il accomplit une enquête étonnante, avec des péripéties inattendues, où le stress et l’humour sont parties prenantes.

Qui héritera ?

L’Association des Bouts de Lignes est un roman d’investigation fantaisiste,

une enquête humoristique, un voyage dans l’Orléanais.

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BON DE COMMANDE

À découper et à renvoyer à :

SCRIBO DIFFUSION 18 rue des 43 Tirailleurs 58500 CLAMECY

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison de l’écrivain et de la littérature

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Augustin va avoir un petit frère

Augustin vous annonce la naissance de son petit frère

fin octobre 2013

aux Editions du Masque d’Or

L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

La Préface sera faite par Thierry ROLLET Agent Littéraire

En voici la primeur

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Une enquête humoristique ! Pas moins ! Voilà qui nous change des polars aux intrigues sombres et parfois terrifiantes où le héros doit trouver un bouton à presser avant la fin du monde, par exemple … Ici, ce serait plutôt des conditions forts complexes à remplir pour recevoir un fabuleux héritage. Mais ici, pointe de meurtres ni de vols, point de dangers mortels à affronter, mais plutôt une arme à double tranchant dont l’auteur et ses personnages usent sans parcimonie : le rire.

Le rire dans des situations aux péripéties cocasses, bien éloignées de celles que l’on rencontre lors d’une succession aux ressorts multiples. Ils le sont néanmoins, c’est certain, mais le sérieux que tentent d’afficher les héritiers putatifs se retourne contre eux et malgré eux, notamment grâce aux points de départ de l’intrigue – nombreux, puisqu’il s’agit de fins de lignes de transports en commun.

Les réunir en association est déjà une idée plutôt farfelue. Y joindre un héritage potentiel assorti d’une compétition sans égale pouvait tenir de la gageure. Eh bien, justement, qu’à cela ne tienne : Jean-Louis Riguet s’y attelle avec bonheur, menant personnages et lecteurs de bouts de lignes en bouts de lignes avec un sens de la cavalcade qui se déchaîne de page en page, d’épisode en épisode.

Intégrer dans ce menu certaines éléments constitutifs de la culture Orléanaise, n’était-ce pas ajouter des éléments superflus ? Non, puisqu’ils donnent davantage de goût au brouet littéraire qui crée dans ce roman une nouvelle recette de suspense. Quel scénariste y aurait donc pensé ? On imagine sans peine un Jacques Tati alias Monsieur Hulot rebondir de bouts de lignes en bouts de lignes comme il savait si bien mener la sarabande dans la plupart de ses films. Mais les meilleurs s’en vont toujours trop tôt pour relever ce genre de défi, qui eût fait sans nul doute un malheur sur grand écran.

Nous devrons donc nous contenter des pages de Jean-Louis Riguet pour seul écran, tout en bénéficiant de son imagination truculente pour nous entraîner dans un mouvement perpétuel aux conséquences plus qu’inattendues.

Je ne parle par énigmes que pour vous convaincre de partager ce moment mystérieux avec le talent de l’auteur. Si j’ai aiguisé votre désir de tout connaître, tournez la page et entrez dans la folle sarabande qui, partout du bout des bouts, vous accompagnera de ligne en ligne sur la piste d’un héritage aux accents de cavalcade.

Thierry ROLLET

Agent Littéraire

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Si vous êtes intéressés, vous pouvez recopier le bon de commande ci-après

Jean-Louis RIGUET

L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

Editions du Masque d’Or – collection Adrénaline

PRIX SICROBOM 2013

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Quoi de plus normal que de mourir ? Certes, un premier janvier !

Quoi de plus normal que de faire un testament ? Certes, par un original !

Quoi de plus normal que de vouloir l’exécuter ? Certes, c’est nécessaire !

Le défunt a institué pour légataires universels les membres du conseil d’administration de l’association, en truffant le testament de conditions à remplir par chacun, avec une date limite pour retenir ceux qui hériteront, à défaut, la Confrérie des Joueurs de Trut (jeu de cartes poitevin).

Un avocat désigné exécuteur testamentaire, mène l’enquête et, de rebondissements en rebondissements, visite différentes spécialités orléanaises. Il accomplit une enquête étonnante, avec des péripéties inattendues, où le stress et l’humour sont parties prenantes.

Qui héritera ?

L’Association des Bouts de Lignes est un roman d’investigation fantaisiste, une enquête humoristique, un voyage dans l’Orléanais.

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BON DE COMMANDE

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

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Augustin apprécie

Augustin apprécie le travail accompli par de merveilleux auteurs

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Richard TAILLEFER dans le domaine de la Poésie

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L'Eclisse du Temps
L’Eclisse du Temps
L'Eclisse du Temps dos
L’Eclisse du Temps dos

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Laurence VANHAEREN pour ses nouvelles 

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Le Lien de Cristal de Laurence Vanhaeren
Le Lien de Cristal de Laurence Vanhaeren
Le Lien de Cristal dos
Le Lien de Cristal dos

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Augustin aura un petit frère à la fin d’octobre 2013 qui sera publié aux Editions du Masque d’Or

L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

Prix Scriborom 2013

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Augustin parle d’Augustin au Salon de Paris 2013

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny présenté et dédicacé

par Jean-Louis RIGUET

AU SALON DU LIVRE A PARIS

Porte de Versailles

Le samedi 23 mars 2013 de 18 heures à 19 heures

Le dimanche 23 mars 2013 de 11 heures à 12 heures

Sur le Stand C 17 des EDITIONS DEDICACES

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