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Amalgame

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat.

C’est parti, je commence :

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Il touille l’onde – on dit qu’il (un pêcheur de lune) la « rabouille » – dans l’espoir d’appâter les bonnes fortunes.

Là-dessus, les avis restent partagés.

Je les ai ramassées, puis époussetées.

Nous eûmes notre déluge, comme tout le monde, en nos vallées fluviales.

L’Eternel en ressentit un amer mécontentement, et Il se repentit d’avoir guidé les hommes de la tribu jusqu’en notre région.

C’était une ardoise.

Trinquons aux savoureuses histoires qu’il me plaît de vous conter et qu’il vous plaira peut-être de lire.

Nous tenons l’anecdote de l’abbé Cordier, un latiniste de l’avant-dernier siècle qui ne laissait jamais sa foi entraver son imagination.

Silène était un brave satyre, mais il avait l’ivresse hargneuse.

Afin de se concilier les faveurs de Cérès, la belle déesse nourricière des hommes, les croquants des Mauves entassèrent leurs maigres gerbes en une seule meule, qu’ils décidèrent d’offrir en holocauste.

On les surnomma les « nattaires », parce qu’ils dormaient sur une natte de jonc.

Notre val accueillit alors un véritable contingent d’anachorètes, une confrérie si fournie que la principale difficulté pour ses membres devient moins, par manque d’espace, d’atteindre la sainteté que de s’assurer un réel isolement.

On le découvrit que le lendemain matin, alors qu’il achevait d’user ses galoches sur la pierraille du chemin.

Donc, on ne badinait pas avec les saints ermites parmi les « voituriers d’eau », pour reprendre le titre attribué jadis aux mariniers de la Loire.

Un tourbillon – certainement le même qui avait autrefois étourdi le voleur de calice – se forma autour du médisant, le souleva dans les airs comme un fétu et, sous les mines ahuries des quatre autres compagnons d’équipage, le lâcha au-dessus d’un terrible remous.

La notoriété de l’ermite franchit alors les limites de la région.

On évoque le monstre à tort et à travers, on le gonfle jusqu’à en cauchemarder la nuit, on lui reproche toutes sortes de méchancetés que, sans les inventions tourmentées des hommes, il n’aurait jamais eu l’idée de commettre.

La seule échappatoire : se signer devant la menace.

On avait donc rapidement localisé l’endroit où se terrait le dragon : il n’y avait qu’à suivre les relents de charogne pour y arriver sans détours.

C’est alors qu’intervient le bon Saint Mesmin.

Le corps du patriarche fut inhumé près du caveau de saint Aignan, en l’église Saint-Pierre-aux-boeufs, depuis placée sous la dédicace dudit protecteur de la cité épiscopale.

Clovis s’en félicita et rattacha aussitôt maints domaines au monastère, se disant qu’ainsi administrés, lesdits domaines émergeraient vite de leur pitoyable situation.

On ne cherche pas impunément des crosses à un évêque, pas davantage à un abbé, tout dragon que l’on soit !

Agyle le traquait de près.

L’époque était incertaine.

Elle mentionne qu’en « l’an du Seigneur 1857, Napoléon III étant Empereur, sous le Pontificat de Pie IX, le tombeau de Saint Mesmin, autrefois vénéré, depuis lontemps muré, enfin retrouvé, a été restauré, Dieu aidant, par Félix (Dupanloup), évêque d’Orléans ».

Pour conclure, revenons à la délivrance de la région par l’audacieux saint Mesmin.

La guivre de saint Mesmin projetait une haleine empestée qui « corrompait l’air et donnait la mort aux hommes et aux animaux » ; le serpent de saint Liphard lançait un venin fétide et fatal.

S’impose aussitôt à l’idée le roi Clodomir, le propre fils de Clovis, un despote brutal et sans pitié.

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Voilà ce sont les deuxièmes phrases des 37 premières pages du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

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La suite dans les prochains jours.

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Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

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Jean-Louis RIGUET

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Nouvelles je vous aime

Les lecteurs parlent souvent des livres. Ils préfèrent les romans, les essais. Mais ils ne vantent jamais les nouvelles. Moi j’aime les nouvelles. Je ne parle pas de celles publiées par les médias. Je ne parle pas des nouvelles de la météo, ni des actualités, ni des faits divers. Je parle des vraies nouvelles.

C’est un art difficile à réaliser. Il faut trouver une accroche, construire un corps intéressant et imaginer une fin à peine esquissée au début et imprévue en réalité.

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L’inspiration ne vient pas toujours le moment venu, le moment où il faudrait qu’elle arrive. Alors, la page blanche reste blanche.

L’encre sèche avant d’avoir parcouru les quelques lignes qui auraient dû sortir. Malgré tout, des mots s’additionnent aux mots pour former des phrases dont certaines ne veulent rien dire.

Il faut être humble.

C’est dans ces moments que l’on comprend toute la difficulté, toute la souffrance des écrivains, des auteurs.

Le cerveau ne fournit rien et pourtant il faut écrire.

Alors les doigts s’agitent sur le clavier. La machine fait le reste. Ce soir, rien ne vient. Ce sera pour une autre fois…. espérons-le.

Il faut garder espoir. L’espoir fit vivre. Il permet d’envisager quelque chose de plus ou de différent. Il combat le néant, ce rien. On dit que le rien n’existe pas et pourtant … il pèse lourd, parfois très lourd. Ce n’est pas rien.

Boniment que tout cela. Peut-être … mais n’y a-t-il pas un fond de vérité ?

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Un auteur rencontre cela quand il vient de terminer un gros ouvrage, comme un roman ou un essai.

Avant d’entamer un autre ouvrage important, c’est souvent le vide. Je le comble comme je le peux.

Pour cela, j’aime bien écrire des nouvelles. Un peu de recherches, une accroche, un corps, une fin imprévue. Voilà, c’est prêt. Cela, c’est la théorie, car, en pratique, la difficulté est toujours là. Difficile d’écrire une nouvelle.

Pourquoi les gens n’aiment pas les nouvelles ? C’est à chaque fois une aventure différente, avec un récit souvent sympa et une fin étonnante, non attendue.

Pourquoi faut-il avoir un nom à consonance anglosaxonne pour que les gens s’y intéressent ? Les français sont-ils si nuls ?

Moi, j’aime les nouvelles, j’aime en écrire, j’aime y travailler.

Essayez, vous verrez, vous aimerez.

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Tentez le coup avec les miennes

Il y en a cinq pour l’instant.

Vous ne risquez pas grand chose : 6 euros chaque.

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Promenade à Vélo

Promenade à Vélo

Au hasard des routes, sous un ciel qui sent la fin de l’orage, le vélo roule vers le tumulus de Mézières-lez-Cléry, qu’il laisse ensuite sur sa gauche. Le tumulus est gaulois. Il date de – 300 ans avant Jésus-Christ. Il s’agit d’une butte de terre d’une hauteur d’environ 12 mètres sur un diamètre de 70 mètres. Son nom : la Butte des Elus. Quatre tombes gauloises l’occupent. Des armes et des bijoux ont été trouvés. Au sommet, la statue de la Vierge domine la vallée de l’Ardoux. Elle repose sur un passage voûté construit par les hommes à la suite de la guerre de 1870 en remerciement de la sauvegarde du village. La légende raconte que si une femme passe sept fois dans le passage sans rire ni sourire, elle sera fécondée prochainement.

Laissant cette butte chargée d’histoire ancienne sur la gauche, le vélo décide de continuer vers Cléry Saint André puis de bifurquer sur la gauche en direction de Jouy le Potier. Au bout de quelques kilomètres, toujours sur la gauche, se dresse un ancien four à brique, au lieudit Cendray. La poterie a été longtemps, la plus ancienne activité de la ville. Il faut dire que la qualité de son argile était exceptionnelle. Il n’y a pas eu moins de 32 fours à poteries, briquetteries et tuileries dans le village. La fin de cette exploitation date du 16ème siècle, à cause des guerres de religion. C’était le château de Beaugency qui exigeait les poteries ou briques faites par les potiers de Jouy.

Les poteries n’existent plus depuis plusieurs siècles, la fin du Moyen-Age, en raison de la Guerre de Cent Ans. Encore un coup des anglais qui ont tout détruit à la fin du 15ème siècle. De l’autre côté de la route, se dresse le Château de Cendray construit vers 1562.

Jouy existe depuis les Gaulois. Le village s’appelait alors Gaudiacum, puis changea de nom : Joiacum au 12ème et 13ème siècles. C’était le diminutif de JOVIACUM, ancien culte rendu à Jupiter (JOVI en latin). De moins c’est ce que dit LA GAZETTE D’ORLEANS.  Potier a aussi changé d’ortographe ; Il y a eu un H depuis le 13ème siècle : Pothier. Ce n’est que récemment que le H  a disparu, en 1873.

Retour jusqu’à Saint Pryvé Saint Mesmin, qui tire son nom de l’époque Mérovingienne, du nom de deux saints : Saint-Privat (ou Saint-Pryvé) et Saint-Maximim (ou Saint-Mesmin). C’est le bon roi Dagobert qui a fait transporté les cendres Saint Privat, évêque de Mendes, à Saint-Denis. Saint-Maximum était le neveu d’un grand ami de Clovis, Saint-Euspice. Il en hérita, notamment le domaine de Micy, vers 508. Il y établit un monastère, non lieu d’un autre four à brique qui existe encore, sans activité cependant.

C’est sur les fondations de cette abbaye que fut installé le Carmel de Micy-Orléans, fondé en 1617. Depuis le 5ème siècle, les moins bénédictions ont prié, travaillé et vécu. Trente saints ou martyrs émanant de leur rang ont été reconnus par l’Eglise comme Saint Mesmin, Saint Aubin.

Le vélo termine sa course par la Pierre du Duc sur la commune de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin. C’est l’endroit où fut assassiné François de Guise, le Balafré. C’était un catholique convaincu et actif, responsable de la Conjuration d’Amboise, autrement appelé le Tumulte d’Amboise. Le Duc François de Guise, lieutenant-général du royaume, comte, duc d’Aumale et Pair de France, Marquis de Mayenne, baron, prince de Joinville, grand chambellan, grand veneur et grand maître, est mort d’un coup de pistolet dans le dos, un soir de février. Mais avant de mourir, il est remonté sur son cheval en criant : « je suis mort ».

Une belle balade à vélo en tous cas.

Jean-Louis Riguet

Juillet 2013

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

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AUGUSTIN est aussi en vente dans certains points de vente. Se reporter aux autres articles de ce blog.

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Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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Augustin et Babelio

 

Augustin, ma bataille de Loigny

 

Obtient une note de 3,5 / 5 dans une critique sur BABELIO.

 

La critique est indiquée littéralement ci-après.

 

 

Première couverture Augustin
Première couverture Augustin

 

Jean-Louis Riguet

ISBN : 1770762159
Éditeur : Éditions Dédicaces (2012)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)

 

Résumé :

ISBN : 978-1-77076-215-2
Format : 180 pages, 6.0 x 9.0 po., broché,
papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

1870, Loigny la Bataille. La guerre franco-prussienne fait rage. En décembre, Loigny la Bataille est le théâtre d’une bataille meurtrière. Le Château de Villeprévost, réquisitionné par les bavarois, est transformé en hôpital de campagne.

Les Prussiens se sont, côté nord, déployés de La Maladrerie à Lumeau en passant par Fougeu, Beauvilliers, Goury. Côté sud, les Français font front sur Nonneville, Villepion, Villours, Faverolles, Terre Rouge. Au milieu de ces deux lignes : Loigny est prise en étau. La bataille dans Loigny se fait pour une rue, un passage, une impasse, un quartier, une maison, une cave, pour rien. On se bat, c’est tout. Il faut avancer, ne pas reculer, mourir s’il le faut. Cela fait quand même en une seule journée environ 15000 victimes, soit environ 100 par kilomètre carré. … Quand même… une victime par cent mètres carrés !

L’ancien régisseur, Augustin, vit avec les siens au château cet épisode guerrier de l’histoire locale. Sa petite fille adoptive rencontrera-t-elle l’amour ? S’en sortiront-ils ?

Critiques, analyses et avis (1)

Les lectures d’Isabelle

Je suis une jeune femme qui a besoin de voyager dans l’univers des livres pour satisfaire son besoin de rêver ! Dans mon blogue, vous en trouverez pour tous les goûts ! Car je ne suis pas difficile: presque tout m’intéresse !

Présentation d’ISABELLE

Isabelle
Canada

http://lecturesdisabelle.blogspot.com/

Je suis une lectrice passionnée et éparpillée. Je lis un peu de tout, tout en même temps. Je dévore des classiques tout comme de la littérature contemporaine, des romans à l’eau de rose tout comme des thrillers et des livres sérieux tout comme des livres complètement saugrenus !
Je suis une vraie curieuse : tout m’intéresse, ce qui rend mes choix de lecture cauchemardesques ! Comment, en effet, choisir son prochain livre quand il y en a tant que je voudrais lire ?
Je débute présentement ma carrière en enseignement adaptation scolaire et je découvre aussi avec délices la littérature jeunesse. Toutes les suggestions sont les bienvenues de votre part !

Je suis une jeune femme qui a besoin de voyager dans l’univers des livres pour satisfaire son besoin de rêver ! Dans mon blogue, vous en trouverez pour tous les goûts ! Car je ne suis pas difficile: presque tout m’intéresse !

Isabelle critique :

Par iarsenea, le 25 juin 2013

D’abord merci aux éditions Dédicaces ainsi qu’à Babelio de m’avoir offert ce roman dans le cadre de Masse Critique. En parcourant les différents résumés des livres disponibles pour cette édition de Masse critique, mon attention a immédiatement été captée par ce roman, sans doute en raison du fait qu’il s’agissait d’un roman historique. J’avais d’assez hautes attentes envers Augustin ma bataille de Loigny, mais elles n’ont malheureusement pas toutes été comblées.

 D’abord, le sujet (la bataille de Loigny) est très intéressant mais assez insaisissable pour un public québécois, à moins qu’il ne soit vraiment féru d’histoire. Évidemment, je ne connaissais pas cette bataille dont il est question, et j’ai trouvé que celle-ci était très peu mise en contexte. Malgré les explications de l’auteur, je n’ai pas très bien saisi pourquoi les Français ce sont bataillés contre les Prussiens à cet endroit en 1970. De plus, je connais assez mal les régions et les départements français, ainsi que le fonctionnement de l’armée française de l’époque, ce qui fait en sorte que je me suis assez souvent sentie perdue. C’est un peu pour toutes ces raisons que je dis que Augustin ma bataille de Loigny n’est pas nécessairement adapté pour un public québécois qui n’a, en général, que très peu de connaissances en ce qui concerne cette époque en France.

Deuxième irritant que, malgré toutes mes bonnes intentions, je ne peux me permettre de passer sous silence, c’est le manque de naturel des dialogues entre les personnages. J’ai souvent trouvé que les paroles des personnages semblaient tout droit sorties d’un manuel d’histoire. De même, l’écriture en général s’apparentait plus à ce que l’on retrouve habituellement dans les manuels et les livres documentaires qu’à un véritable roman. Ainsi, ce qui a mon avis faisait pourtant un excellent sujet de roman (un château pris en otage pour être transformé en hôpital en temps de guerre) a été traité d’une façon trop terre-à-terre à mon goût.

D’un autre côté, j’ai apprécié le fait que le narrateur soit une personne âgée, ce qui faisait changement. Bien sûr, cela implique moins d’action, mais j’ai aimé me mettre dans la peau d’un homme de cet âge : ce qu’il ressent, ce qui lui fait plaisir, ses souvenirs, etc. J’ai aussi apprécié apprendre quelques mots du patois de la Beauce, cette région française dont j’ignorais jusqu’ici même l’existence. Voilà que maintenant, j’ai même envie d’aller faire un tour à Loigny pour en apprendre plus sur cette bataille. En effet, quoi de mieux que de se déplacer ?

Ainsi, j’aurais adoré le récit de cette bataille sous forme de livre documentaire ou de véritable roman, mais ce mélange des deux n’a pas fonctionné pour moi. Je crois néanmoins que d’autres pourraient apprécier ce roman, surtout s’ils ont une bonne base en histoire et en géographie de la France.

Merci encore aux éditions Dédicaces pour cet envoi !

Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.ca/2013/06/augustin-ma-bataille-de..

 

 Citations et extraits

Certes, un sou est un sou. Mais, quand vient le malheur, si le sou manque, le malheur est encore plus grand.

Réponse de l’auteur :

de riguet, le 06 juillet 2013

Bonjour Isabelle, j’ai pris connaissance de votre critique AUGUSTIN ma bataille de Loigny. Je vous en remercie vivement. C’était une volonté de ma part d’inclure une romance dans ce récit historique. Je sais que ce n’est pas conventionnel. J’ai tenté. Effectivement, j’aurais pu décrire davantage le contexte de l’époque, mais il est vrai aussi que je ne pensais pas que je serai publié par un éditeur canadien. Je visais une clientèle très locale. Merci de votre intérêt pour mon livre. mon blog librebonimenteur.wordpress.fr Merci encore, je vous embrasse Jean-Louis

Nouveau message sur Babelio

iarsenea vous a adressé un nouveau message sur Babelio :

« Bonjour, Je suis désolée du délai de ma réponse, de même que pour les fautes dans ce message. Je suis en Islande en ce moment, et j’ai rarement accès à Internet. Cela m’a fait plaisir de lire votre livre, et d’en rédiger une critique. J’avais bien conscience que vous n’aviez pas conscience que ce serait édité par une maison canadienne. Bien entendu, ma lecture a été influencée par le manque de connaissances quant à votre coin de pays. Je jetterai un coup d’œil à votre blog une fois à la maison. Merci encore de m’avoir écrit ! Isabelle »

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

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AUGUSTIN est aussi en vente dans certains points de vente. Se reporter aux autres articles de ce blog.

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Jean-Louis RIGUET

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La Biennale de Châteaudun

L’ASSOCIATION D’ANIMATION ET DES COLLECTIONNEURS DUNOIS

Vient de sélectionner AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Pour participer à LA BIENNALE DU LIVRE DE CHATEAUDUN

Le 24 NOVEMBRE 2013

de 10 h à 19 heures

Les auteurs, éditeurs, libraires sont sélectionnés par les organisateurs.

Ce salon s’adresse exclusivement aux auteurs et éditeurs régionaux.

Il a pour but la mise en valeur du patrimoine littéraire régional.

Il doit permettre aux dunois de découvrir les auteurs.

Les rencontres avec les auteurs, les éditeurs et leur public sont favorisées.

Un maximum de 5 auteurs par éditeur.

Les libraires sélectionnés ont l’exclusivité de la vente des ouvrages.

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La prochaine biennale se prépare

La prochaine biennale du livre de Châteaudun sera organisée le dimanche 24 novembre 2013,

toujours à l’Espace Malraux

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avec des animations dès le vendredi 22 novembre au soir

le samedi 23 novembre au soir

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Augustin dans l’Echo Républicain

http://feedproxy.google.com/~r/EditionsDedicacesNouveautes/~3/geJF9CaHeyY/?utm_source=feedburner&utm_medium=email.

Pendant la séance de dédicace faite à l’ESPERLUETE à CHARTRES le 22 juin 2013, Jean-Louis RIGUET a répondu aux questions de Basem SHALABI, correspondant local de presse, notamment pour l’ECHO REPUBLICAIN CHARTRES ET AGGLO.

Un article est né le 26 juin 2013. Le voici :

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Article dans l'ECHO REPUBLICAIN à CHARTRES le 26 juin 2013
Article dans l’ECHO REPUBLICAIN à CHARTRES le 26 juin 2013

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Comme le texte est difficilement lisible, en voici l’inextenso :

DEDICACE : Jean-Louis Riguet raconte la bataille de Loigny

C’est un roman historique que le notaire orléanais Jean-Louis Riguet vient de publier et l’a dédicadé, samedi, à la librairie L’Esperluète. Le cadre d’Augustin, ma bataille de Loigny est la guerre de 1870 opposant Prussiens et Bavarois d’un côté et l’armée de la Loire de l’autre, et plus précisément lors de la bataille du 2 décembre 1870 à Loigny, qui deviendra ensuite Loigny-la-Bataille. « J’ai voulu que les gens puissent se rendre compte des conditions de vie de l’époque. »

Augustin, ma bataille de Loigny de Jean-Louis Riguet, aux Editions Dédicaces à Montréal, 180 pages, 20 €.

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Je tiens à remercier Basem SHALABI d’avoir salué mon roman historique dans cet article.

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Nouvel extrait du roman AUGUSTIN ma bataille de Loigny publié aux EDITIONS DEDICACES

3

Villeprévost 10 novembre 1870

Après une nuit un peu courte, du fait des réjouissances de la
veille au soir, je me suis levé inquiet de la suite des événements qui ne
vont pas manquer de se produire dans les jours à venir. Pendant
qu’Émilienne prépare le café, je me demande comment occuper cette
journée sans trop m’éloigner de la ferme. Le café avalé, j’entreprends
l’ouvrage que je viens de décider.
Au sortir du domaine, je tourne sur la gauche en direction de
Tillay-le-Peneux, en prenant ensuite sur la droite un petit chemin
circulant entre deux rangées d’arbrisseaux, qui ont beaucoup perdu
leurs feuilles, laissant entrevoir les vestiges de nids d’oiseaux. Je me
suis toujours demandé où ils passaient les hivers les oiseaux, car on ne
les voit pratiquement jamais dès les froids venus. On ne les entend pas
non plus. De quoi peuvent-ils bien se nourrir ? J’avance lentement. Je
suis seul à priori. Je savoure cette solitude que je déguste avec
délectation. J’aperçois à une dizaine de mètres un lièvre qui, après une
course effrénée de plusieurs dizaines enjambées, reprend son souffle
assis sur son derrière. Il n’a pas l’air inquiet. Il ne m’entend pas arriver.
Il ne me sent pas non plus, le vent léger soufflant dans l’autre sens. Il
fait froid, mais le ciel est bleu et le soleil luisant. Si ce n’était une
atmosphère de guerre, tout le mieux serait réuni ici pour passer une
agréable journée.
Bien qu’errant sans but prédéterminé, je suis néanmoins ma
petite idée qui se trouve être d’aller observer de plus près ce qui peut
bien se passer du côté de Bazoches-les-Hautes. Je poursuis mon
avancée rasant au plus près les haies afin de ne pas éveiller l’attention.
De temps en temps, je regarde en arrière, et j’observe les allées et
venues du lièvre. Tant que ce dernier ne détale à pleine vitesse, je ne
crains rien car cela veut dire que personne ne vient troubler sa
quiétude. À part quelques lapins qui se promènent ou prennent le
soleil, il n’y a pas âme qui vive, du moins je ne vois rien ni personne.
Je vais ainsi, tranquillement, à mon rythme, jusqu’à Bois de Tillay sans
m’aventurer jusqu’aux maisons. Je reste bien à l’abri, caché par des
bosquets. Il va bientôt être dix heures et je ressens un petit creux à
l’estomac. J’avise une pierre assez large pour recevoir mon auguste
postérieur. Je farfouille dans mes poches pour en extraire une pomme
et je me mets à croquer à pleines dents dans le fruit qui se révèle
juteux. Le craquement de la peau fait du bruit qui me surprend. J’en
suis soudain inquiet. Ne vais-je pas me faire remarquer à cause d’une
pomme ? Je me remémore ce qui est arrivé à Adam quand Eve a
dévoré la pomme. J’espère qu’il ne m’arrivera pas pareille catastrophe.
Je regarde au loin. Rien ne bouge. Ouf ! Je me ressaisis immédiatement
et intérieurement je ris. Le craquement d’une peau de pomme ne
peut pas être suffisamment fort pour déranger un hameau à une
centaine de mètres de là. Quel benêt je fais !
Manger une pomme n’est pas bien long en temps réel.
Cependant, toujours aussi incorrigible, je me laisse aller. Je prends
mon temps. Me voilà parti vers une belle journée de printemps d’une
année précédente qui m’avait vu être le héros involontaire d’une
aventure. Un matin, tôt, à peine le jour levé, j’avais attelé un cheval à
ma carriole car j’avais le dessein d’aller jusqu’à Loigny pour y faire
quelques emplettes de menue importance d’une part et y voir un
certain Grassoin d’autre part. Ce Grassoin vendait des semences,
parait-il très intéressantes et peu onéreuses, et je voulais me rendre
compte par moi-même en quoi elles consistaient. Le percheron, un
beau mâle de cinq ans, bai brun, en pleine force de l’âge, répondant au
doux nom de Ouragan, paraissait bien excité et j’avais du mal à le
calmer même en lui parlant doucement. Un ouvrier agricole qui était à
mes côtés m’avait prévenu : « Augustin tu devrais le laisser à l’écurie
ou le mettre au pré. Ce matin, rien ne lui résistera et tu vas avoir un
mal de chien à le tenir. Crois-moi, tu devrais changer de cheval. » Je
l’ai éconduit peu aimablement en pensant que je ne voyais pas
pourquoi je ne pourrais pas le maîtriser. Ce n’était pas le premier
percheron qui me résisterait. Bref, j’ai envoyé sur les roses l’ouvrier
agricole et n’écoutant que ma vanité j’ai fini d’atteler le cheval rétif et
j’ai lancé Ouragan, la carriole et moi sur la route.
Au début, tout se passait bien. J’avais en vue la ferme de
Beauvilliers et à l’abord de la petite côte, sans y prendre plus garde que
cela, je fis fouetter mes rênes sur le dos du cheval en sifflant juste un
coup. N’écoutant que les ordres, sans prendre conscience de sa force,
le percheron du pas passa au trot et à mi-côte se retrouva au galop
entraînant la carriole à une vitesse un peu trop élevée pour notre
sécurité. Je voyais bien que nous allions trop vite en passant devant la
ferme mais puisque tout se passait bien, j’ai laissé faire. Il avait fier
allure Ouragan, la crinière flottant au vent de la course effrénée qu’il
accomplissait. Je voyais maintenant le carrefour de la route qui mène à
gauche vers Goury et à droite vers Loigny. Comme il fallait tourner à
droite, le percheron aurait dû ralentir. Mais il n’en faisait rien. Alors,
j’ai commencé à tirer sur les guides en arrière. Point de réponse. J’ai
tiré plus fort. Rien. Je me suis mis à serrer les dents (et les fesses).
J’avais mal aux doigts tant je tirais les rênes vers moi. Mais Ouragan
n’en avait cure. Il galopait. Heureux, je suppose qu’il était heureux. Il
démontrait sa force, sa vitalité, son énergie. Je me suis arque-bouté sur
la planche de pieds de la carriole et me suis maintenu en équilibre
précaire, les bras tendus par les guides à la limite de la rupture du cuir,
dans cette position inconfortable. Je tenais parce que je tendais les
rênes d’un côté et que les pieds reposaient sur une planche de l’autre.
Mais rien ne passait. Le percheron ne ralentissait pas. Ouragan
caracolait gaiement. Plus je tirais, plus il accélérait. Je ne savais plus
que faire et le croisement arrivait à une vitesse vertigineuse. D’instinct,
le percheron a choisi la droite, il devait sûrement savoir où il allait. Lui
est passé facilement. L’équipage est passé jusqu’à la moitié. Mais les
roues de la carriole n’ont pas tourné, elles ont glissé, d’abord
légèrement, puis plus vite, puis plus du tout, car il y avait une grosse
pierre sur le chemin. La carriole s’est cabrée, a dérapé, s’est déséquilibrée
et tout le monde a chu dans le fossé. Les deux bras en bois étant
cassés, le percheron a continué, seul, sa course folle droit devant lui et
moi, je suis resté comme un con, empêtré dans mes rênes, le cul pardessus
tête, la carriole reposant sur moi. Au bout d’une dizaine de
minutes, j’ai pu me sortir de cet enchevêtrement. Je n’avais rien de
cassé. Tant mieux. Mais je pestais comme il n’y avait pas dans cette
plaine. Je n’étais pas triste. J’étais en colère. En colère après Ouragan.
En colère après moi. J’ai plus juré qu’un charretier. À cause de ma
vanité, j’avais tout cassé et en plus j’avais perdu le cheval.
Une demi-heure ensuite, m’étant calmé un peu, j’avais
entrepris de dégager le chemin. Je donnerais plus tard des instructions
pour que la carriole soit rapatriée à Villeprévost. Mais le cheval ? Où
était passé ce fichu Ouragan ? Ah, il portait bien son nom celui-là.
C’était un vrai ouragan, cela c’était sûr. Tout en pestant encore, je
m’avançais en direction de Loigny quand j’ai avisé un couple qui
venait face à moi. Il y avait un homme et un équidé. L’humain
m’interpella :
– C’est à vous, ce bel étalon ?
– Oui, lui répondis-je, et je suis fort aise que vous me le
rameniez.
– Je l’ai vu galoper à pleine vitesse droit devant lui jusqu’au
moment où il s’est arrêté de lui-même. Il était plein d’écume. Il
soufflait comme un volcan. Je lui ai parlé gentiment, j’ai pris une
touffe d’herbe et je l’ai amadoué ainsi pendant quelques minutes. Il
s’est calmé et j’ai enfin pu l’attraper.
– Je ne sais pas ce qu’il avait ce matin. Ouragan, c’est son nom,
s’est mis à monter à toute vitesse la côte de Villeprévost jusqu’au
carrefour. Puis, il s’est mis au galop devant la ferme de Beauvilliers. Je
n’ai pas pu le faire ralentir et il a abordé le virage sans se poser de
question. Mais la carriole n’a pas suivi. Je me suis retrouvé dans le
fatras que vous voyez dans le fossé.
– Il est magnifique ce percheron. Une belle bête. Quel âge a-til
? Il parait jeune.
– 5 ans, il est en pleine force de l’âge.
– Vous n’avez rien ? Vous auriez pu vous faire mal, voire vous
tuer.
– Non, merci. Heureusement, je n’ai rien. Merci de votre aide
et de m’avoir ramené ce pensionnaire. Je vais tenter de faire rentrer à
l’écurie ce grand escogriffe, sagement. Je voulais faire le fier-à-bras.
Me voilà bien penaud maintenant. J’en suis récompensé. Allez, adieu,
je vous revaudrais cela. Merci beaucoup.
J’avais ramené Ouragan à son écurie. Les ouvriers s’étaient
fichus de moi. J’en avais été pour mes frais. Il avait fallu que je fasse
amende honorable. Depuis, j’ai expié.

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Première de couverture d'AUGUSTIN ma bataille de Loigny en vente aux EDITIONS DEDICACES

AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

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AUGUSTIN est aussi en vente dans certains points de vente. Se reporter aux autres articles de ce blog.

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Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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Etrange sentiment éphémère

UN ETRANGE SENTIMENT EPHEMERE

                Le coup de feu attisait les serveurs du restaurant. Les deux salles intérieures étaient pleines. La terrasse était bondée. Il ne restait que deux tables manges-debout. Une effervescence de travail régnait dans tout l’établissement et le patron, un jeune type fort en gueule, s’égosillait pour faire avancer son monde.

                Je me présentai, comme tous les jours, à l’entrée et serrai les mains des serveuses. Je les connaissais toutes par leur prénom. J’étais connu car je venais presque tous les jours, depuis une dizaine d’années. Ma présence ne durait pas longtemps. Juste le temps d’avaler le plat du midi et de boire un café. Ma table pouvait tourner au moins deux fois, c’était intéressant pour le tenancier même si la consommation n’était pas excessive. L’intéressant était la régularité.

                Laure m’installa sur l’un des manges-debout et prit ma commande. Cela dura un peu plus longtemps que d’habitude, trois secondes tout au plus, car j’avais demandé à changer de garniture. Cependant, cinq minutes plus tard, mon plat arrivait, porté par Fleur. Après avoir reluqué mon poisson accompagné d’haricots verts, j’entamai la bête avec ma fourchette. Le plat était bon. Ce n’était pas une assiette des Troisgros ou de Bocuse, mais pour un midi de travail le contrat était rempli.

                Un va et vient incessant se produisait dans l’entrée, les personnes passant devant moi dans les deux sens. Les clients qui voulaient manger dans un sens, ceux qui avaient fini et payé dans l’autre sens. Les serveuses couraient dans tous les sens, mains vides ou mains pleines, c’était selon. L’on refusait du monde et certaines personnes bougonnaient en sortant. Entra une jeune fille.

                Je ne fis pas vraiment attention à elle, encore que … Elle était brune, avec des cheveux presque mi- longs. J’adore. Elle était bien mise. J’adore. Avec son petit tailleur gris. J’adore. Elle était chargée avec sa grosse valise à roulettes et son sac à main. Un sac à main de dame ! C’est-à-dire large et bien rempli. Elle demande au serveur si elle pouvait prendre un café. La réponse fut affirmative. Un geste de la main lui enjoignit d’aller vers le mange-debout situé à côté du mien. Elle poussa sa valise vers le mur, posa son sac et s’enquit des toilettes. Elle disparut derrière la porte.

                Pendant ce temps-là, je veux dire le pipi de la dame je présume, une serveuse, Marie, a fait remarquer qu’il était hors de question qu’elle s’installa à cet endroit en raison de tous les clients qui attendaient une place assise pour déjeuner. Elle revint, s’installa sur son siège, près du mien. Laure, la serveuse, lui dit qu’elle ne pouvait rester à cet endroit pour un simple café. La jeune fille fit une grimace et commença à se bouger sur son siège en signe de mécontentement. Elle lança : « puisque c’est comme cela, je vais aller ailleurs ». Peut-être pensait-elle faire fléchir la serveuse. Que nenni ! Point de réponse, il fallait qu’elle s’exécute.

                J’arrivais à la fin de mon assiette et j’attendais un café. Voyant la jeune fille embarrassée, emberlificotée dans ses affaires, je lui fis un signe, pas un clin d’œil, lui proposant aimablement qu’elle s’assoit à ma table. Une seconde de réflexion passée, elle accepta en me disant : « merci, c’est gentil ». J’étais aux anges. Pensez donc, elle avait peut-être quarante ans de moins que moi. La nouvelle installation terminée, elle très sérieuse, moi intrigué, ne sachant trop que faire de cette situation.

                La jeune fille me demandait de lui prêter ma serviette en papier, ce que je fis promptement. Pourquoi la contrarier ? Je me demandais ce qu’elle voulait en faire puisqu’elle avait déjà servi. En fait, elle ne voulait simplement que poser son cahier sur la table, mais cette dernière était mouillée, elle nécessitait un essorage immédiat. La table essuyée, le cahier posé dessus, elle l’ouvrit à une page écrite à la main et s’enquit de la lire en intériorisant ce qu’elle lisait. Je ne savais trop quelle attitude adopter. Allions-nous nous parler ou rester silencieux ? Qui allait rompre le silence ?

                Je ne m’en souviens plus. Sûrement elle. Mais, auparavant, nous nous regardions par en-dessous, je veux dire par là avec l’air de ne pas y toucher. Un coup c’était elle, un coup c’était moi. Nous devions trouver, sûrement l’un et l’autre, que c’était trop bête d’être assis en face l’un de l’autre et de boire un café sans échanger un mot. Elle me demanda si c’était la pause déjeuner. Timidement, je lui répondis « oui ». Elle se replongea dans son cahier, avec l’air de lire sans lire. Je la regardais. Une jolie petite brunette comme je les aime. Elle avait l’air intelligent et semblait bien élevée. Je pris mon courage à deux mains : « Et vous, vous êtes à Orléans pour … » ¨Pourquoi pourrait-elle bien être à Orléans ? Peut-être y habitait-elle déjà ? C’était une question idiote. Heureusement, elle vint à mon secours.

                – En fait, je viens à Orléans pour un entretien d’embauche.

                – Ah oui ! Pas facile en ce moment.

                – J’ai un entretien d’embauche à la Carsat à 14 h 20. C’est loin d’ici ?

                Je lui expliquais que non. Il lui suffisait de prendre à gauche en sortant du restaurant et de descendre le boulevard sans changer de côté. Elle trouverait forcément, une vingtaine de minutes plus tard.

                – Et vous ? C’est la pause-déjeuner ?

                – Oui, je reprends tout à l’heure. Je travaille à côté.

                De fil en aiguille, nous échangions depuis un bon quart d’heure, le café était à moitié bu. Je lui donnais mon sucre. Elle n’en prit que la moitié. Elle me demanda ce que je faisais. Je lui expliquais. Elle répondit qu’elle était assistante sociale, qu’elle travaillait dans une CRAM[1] à Paris, mais qu’elle voulait revenir en province, car elle trouvait la vie parisienne difficile. Il y avait un poste à prendre à Blois, en CDI. Elle le voulait. Mais il y avait plusieurs candidats, alors elle réservait son pronostic.

                Puis, elle m’a dit qu’elle était bretonne, des Côtes d’Armor, le nord de la Bretagne aux rochers de granit rose. Nous avons échangé sur la beauté de la Bretagne, nord et sud. Elle était venue à Tours pour ses études. Son diplôme en poche, elle était montée à Paris. Elle voulait redescendre un peu. Répondant à ma question, elle me dit qu’elle ne trouvait rien en Bretagne, c’était la crise.

                Je lui ai exprimé que j’étais sensible à la Bretagne, pas directement, mais par mon patron parisien interposé. En effet, ce dernier était issu d’une famille plus qu’aisée qui avait fondée en 1850 un petit village à l’intérieur d’un village plus grand, en Bretagne nord, mais un peu plus à l’ouest. Elle fut interloquée de cette révélation et me dit qu’elle avait remarqué qu’il y avait beaucoup de bretons à Paris. Je lui répondis que oui et qu’il y en avait beaucoup autour de la gare Montparnasse qui desservait Brest.

                Elle m’a dit qu’elle avait fait un stage à Orléans, il y avait quelques années, de trois mois. Nous avons échangé sur la ville qui a beaucoup embellie ces dernières années. Nous avons comparé avec Tours et Blois. J’ai cité le dicton que l’on m’avait appris quand je suis arrivé à Orléans : « À Tours, on vit avec le capital, à Blois, on vit avec les intérêts et à Orléans, on vit avec les intérêts d’intérêts. » Nous avons ri. Un silence nous a envahis quelques instants.

                Je lui ai dit que j’avais trouvé mon occupation pour ma future retraite. Elle m’a demandé ce que c’était : « du sport, de la lecture, des voyages ? » J’ai répondu que j’aimais écrire. Elle a poussé un peu plus loin : « vous voulez écrire un livre ? » En réponse, j’ai avoué que j’avais écrit un livre, un roman historique sur la bataille de Loigny la Bataille, Augustin. Comme elle ne connaissait pas, je lui fais un descriptif succinct. Puis, j’ai ajouté que j’avais un autre livre qui sortirait fin octobre qui avait obtenu le prix Scriborom 2013, L’Association des Bouts de Lignes. J’ai narré succinctement le sujet : une enquête humoristique pleine de rebondissements qui balaie les spécialités orléanaises. Elle m’a demandé les titres pour voir. J’ai voulu lui donner mais j’ai fait mieux, à sa demande, j’ai inscrit l’adresse de mon blog sur son cahier. Elle a promis d’aller voir. Cela m’a fait plaisir.

                L’heure ayant tourné un peu plus vite depuis qu’elle était là, je me suis mis en quête des additions, une pour chacun. Je lui ai souhaité « bonne chance dans son entretien ». Je me suis levé de mon mange-debout, ou plutôt j’ai descendu car j’ai les jambes courtes. Je me suis faufilé entre les deux tables, j’ai pris les deux notes. Elle a protesté. J’ai insisté. Elle a capitulé. Je lui ai encore souhaité bonne chance, je lui ai serré la main et je suis parti vers la caisse. Le paiement effectué, je suis revenue vers elle et de nouveau je lui ai serré la main en lui souhaitant tout le bonheur du monde.

                Je suis parti, elle est restée. M’a-t-elle regardé partir ? Qu’a-t-elle pensé ? En conservera-t-elle le souvenir ? Je ne saurai jamais rien de ses pensées ni de ses émotions.

                Je me suis éloigné d’un pas lourd, mais avec le cœur léger, avec un sentiment étrange et inaccompli. J’avais passé un excellent moment et j’étais ému de cette rencontre, avec cette jeune fille que j’aie pu aimer l’espace d’un instant. J’en ai presque les larmes aux yeux en y pensant. Un amour de toutes les façons impossible !

                Moi, le gros ours bourru, j’ai fondu comme neige au soleil devant ce petit bout de femme, dont je ne sais rien. Je ne connais ni son nom ni son prénom. Je n’ai pas son téléphone. Elle sait presque tout de moi. Elle sait où me retrouver puisque je lui ai signalé la direction de mes bureaux à cinquante mètres de là. Je lui ai donné l’adresse de mon blog.

           Une rencontre gratuite, importante dans sa brièveté, qui m’a rendu heureux. Un sentiment étrange d’inassouvi, d’incomplet, d’éphémère. Plein d’émotions.

                Pour le prix d’un café !

               Détail : le mange-debout à côté du mien resta vide.


[1] Caisse Régionale d’Assurance Maladie.

    05 juillet 2013

                                                                                                              Jean-Louis RIGUET

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Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://jean-louisriguet-librebonimenteur.wordpress.com/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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Autorité et Autoritarisme

Ne pas glisser vers la dictature !

L’autorité suppose avoir le pouvoir de commander. C’est le droit de prendre des décisions et de se faire obéir.

L’autoritarisme est la manière d’agir autoritaire, c’est-à-dire imposer, faire sentir son autorité de façon absolue, sans accepter la contradiction.

L’autorité, c’est le commandement, la domination, la puissance, la souveraineté, la tutelle.

L’autoritarisme, c’est de l’imposer sans discussion, au besoin par la force.

L’autorité, c’est l’empire, l’emprise, l’influence, le poids, le pouvoir, la réputation.

L’autoritarisme, c’est l’aplomb, l’ascendant, l’assurance, la détermination, la fermeté, la poigne.

L’autorité, c’est l’influence dont jouit quelqu’un par sa propre culture, ses propres qualités, ses propres agissements.

L’autoritarisme, c’est l’exercice sans partage de se faire obéir.

L’autorité devrait être le pouvoir maîtrisé, la démocratie bien appliquée, sans la faiblesse.

L’autoritarisme peut conduire à la dictature, à l’absolutisme, à l’autocratie, au caporalisme, au despotisme, au totalitarisme, à la tyrannie. C’est le pouvoir absolu.

Il ne faut pas que cela soit la chienlit.

La différence est grande entre les deux.

Pour moi, l’autorité est une qualité, l’autoritarisme un défaut.

Certes, la frontière est tenue.

Mais il faut faire attention à ne pas glisser …

L’autorité du grand homme et l’autoritarisme du petit chef : ne pas confondre !

Jean-Louis Riguet

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Merci aux Larousses 2010.

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Merci à tous

Un grand merci à toutes les personnes qui ont fait l’effort de venir aux différentes signatures de

AUGUSTIN ma bataille de Loigny

de septembre 2012 à juin 2013

Je vous remercie tous ceux qui m’ont accueilli à ces occasions.

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le samedi 22 juin 2013 à 15 heures

à la LIBRAIRIE L’ESPERLUETE

10 rue Noël Ballay à 28000 CHARTRES

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DEDICACES à la LIBRAIRIE VOLTE-PAGES

à 45160 OLIVET  France 61 Place Louis Sallé

Samedi 4 mai 2013 à 15 heures

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carte visite

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AU SALON DU LIVRE A PARIS

Porte de Versailles

Le samedi 23 mars 2013 de 18 heures à 19 heures

Le dimanche 23 mars 2013 de 11 heures à 12 heures

Sur le Stand des EDITIONS DEDICACES

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Photo : Salon de Paris du 22 au 25 Mars. Je dédicacerais mes deux derniers livres le samedi 23 de 16 à 17 h et le dimanche 24 de 13 à 14 h. Je vous attends nombreux au stand de dedicaces.ca

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ASSEMBLEE GENERALE CREDIT AGRICOLE

CAISSE LOCALE D’ORLEANS CENTRE

Le vendredi 15 mars 2013 à 19h00

Au cinéma PATHE ORLEANS

Place de Loire 2 Rue des Halles 45000 ORLEANS

Loterie : 5 LIVRES AUGUSTIN ma Bataille de Loigny à gagner

A l’issue de l’Assemblée Générale :

Dédicace d’AUGUSTIN ma bataille de Loigny

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Dédicaces chateaudun 02032013

Jean-Louis RIGUET était accueilli le samedi 01 mars 2013

à l’ESPACE CULTUREL E. LECLERC de CHATEAUDUN

SAINT DENIS LES PONTS

par Monsieur AMBLARD, le responsable, qui s’est montré très sympathique à son endroit.

Il a été procédé à une séance de signature de son roman AUGUSTIN ma bataille de Loigny

relatant un épisode guerrier particulièrement meurtrier de la Guerre de 1870 qui s’est déroulé à

LOIGNY LA BATAILLE le 02 décembre.

L’action se passe dans la château de Villeprévost qui a été transformé en hôpital de campagne par les Prussiens.

L’ambiance fut sympathique et les échanges avec les lecteurs ont été riches, certains connaissant bien cet épisode et le château.

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Je remercie Elise Vellard d’avoir fait publier un article dans L’ECHO REPUBLICAIN dès le lundi suivant.

Je remercie également les EDITIONS DEDICACES ma maison d’édition d’avoir relaté l’évènement sur son site internet.

L’auteur Jean-Louis Riguet obtient un article dans L’Echo Républicain

4 MARS 2013 

Élise Vellard : Samedi dernier, l’espace culturel de l’hy­permarché E. Leclerc, à Saint-Denis-les-Ponts (en France), a ac­cueilli un auteur orléanais, Jean­-Louis Riguet. Ce dernier a fait paraître, l’été dernier aux Éditions Dédicaces, « Augustin, ma bataille de Loigny« . Dans cet ouvrage, l’auteur décrit la vie du château de Villeprévost pendant la bataille éclair qui fit rage le 2 décem­bre 1870. Transformé en hôpital de campagne par les Prussiens, ce château est le témoin d’un passé toujours vivace dans ce petit village de Beauce. Jean­-Louis Riguet a donc rencontré ses lecteurs et a volontiers discuté avec eux, de l’objet de son pre­mier roman historique.

echorep050313dedicaceriguet.

AU CENTRE CULTUREL E. LECLERC

SAINT DENIS LES PONTS

28 CHATEAUDUN

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Première couverture Augustin
Première couverture Augustin

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A CAISSE LOCALE D’ORLEANS CENTRE

CREDIT AGRICOLE CENTRE LOIRE

23 Rue Théophile Chollet à 45000 ORLEANS

Le samedi 01 décembre 2012 de 10 heures à 12 heures

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mennecy 2012

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny à l’honneur dans

L’ECHO REPUBLICAIN DU 30 SEPTEMBRE 2012

 

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« Un devoir de mémoire pour Loigny » 

Le roman historique romancé de Jean-Louis Riguet retrace l’ambiance de l’époque, lors de cet épisode tragique, qu’a connu le village de Loigny-la-Bataille. – Vatel Gladys

À l’occasion de la publication de son premier roman Augustin, ma bataille de Loigny, aux éditions Dédicaces, Jean-Louis Riguet livre ses impressions, et déjà, ses nouveaux projets.

Entretien de jean-Louis Riguet avec Gladys Vatel Journaliste

Notaire de profession, comment êtes-vous venu à l’écriture ? Autodidacte, j’ai commencé à travailler à l’âge de 15 ans et demi. Après avoir obtenu l’examen aux fonctions de notaire, j’ai repris une étude notariale. J’ai toujours eu la passion de l’écriture, mais je n’ai jamais pu aller jusqu’au bout. Au décès de ma femme en 2004, j’ai recommencé à écrire puis tout s’est enchaîné. Thierry Rollet, un agent littéraire, a organisé un concours littéraire sur la guerre auquel j’ai participé. Et c’est ainsi qu’a commencé l’écriture de ce roman.

Pourquoi le choix de ce sujet ? Lors de mes fonctions de notaire, j’ai eu pour client, la famille Fougeron, propriétaire du château de Villeprévost, à Loigny-la-Bataille. L’un des ancêtres de cette famille a été le prédécesseur de mon étude notariale. C’est ainsi qu’a germé l’idée de coucher sur le papier, cette bataille sanglante en romançant les faits et en mettant en scène la famille Fougeron.

Pouvez-vous expliquer le contexte de cette bataille ? Lors de la Guerre de 1870, Loigny a connu des affrontements sanglants entre les franco-prussiens. Certes, cette bataille meurtrière du 2 décembre 1870, n’a duré qu’un seul jour mais cela a suffi pour dévaster la ville et faire 15.000 victimes. Le château de Villeprévost a été réquisitionné par les Prussiens et transformé en un hôpital de campagne. Dans ce roman, tous les faits historiques sont réels. La bataille est même racontée heure par heure. Cette bataille a marqué les esprits. C’est pourquoi, la ville a changé son nom. De Loigny, elle est devenue Loigny-la-Bataille. D’ailleurs, aujourd’hui, le devoir de mémoire se retrouve par ce changement de nom mais aussi par la création d’un musée.

Augustin occupe une place centrale dans votre roman. Quel rôle joue-t-il ? Augustin est l’ancien régisseur du château, maintenant à la retraite. Lorsque le château a été réquisitionné, Augustin s’est occupé des blessés. De là, il va se livrer à des confidences sur la vie au château avant la bataille. Augustin est entouré des propriétaires du château, Émile et Marie-Amélie Fougeron, et d’un autre couple au service du château qui adoptera un enfant, Louise. Malgré les épisodes meurtriers, une romance amoureuse va naître.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ? J’ai écrit mon autobiographie, La vie en archives d’un petit gars, qui sera publié en 2013 en France, mais qui est d’ores et déjà parue pour une oeuvre humanitaire à Bethléem. J’ai un autre roman en cours d’écriture, qui allie humour et suspens. Mon prochain projet sera d’écrire un recueil de nouvelles.

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Le samedi 19 octobre 2012, Gaël PENIN recevait, sur les ondes de France Bleu Orléans, Françoise qui avait lu mon roman AUGUSTIN ma bataille de Loigny, dans les chroniques Auditeurs-Découvreurs.

Françoise raconte son ressenti en une minute et demie.

Augustin n’a pas à en rougir et remercie très sincèrement Françoise.

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ÉCOUTEZ LA CAPSULE À FRANCE BLEU ORLÉANS

Jean-LouisRIGUET_FranceBleue_2012-10-13.mp3

Editions Dédicaces | 17 octobre 2012 at 18 h 18 min | Catégories: – PresseEd. Dédicaces | URL: http://wp.me/pN99S-1FR

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L’auteur Jean-Louis Riguet diffuse sa première chronique sur le patrimoine de son roman à la radio de France Bleu Orléans

12 NOVEMBRE 2012 

Aujourd’hui à 13h30 France Bleu Orléans, l’auteur Jean-Louis Riguet diffuse sa première chronique (1’30) sur le patrimoine de son roman « AUGUSTIN ma bataille de Loigny ». Il y sera évoqué Orléans en 1850-1900. La prospérité de cette ville, qui est la 10ème ville de France par sa richesse à l’époque. La Loire qui, grâce à ses bateaux, les gabarres, transporte les produits des îles colonies sucrières depuis Nantes et d’autres vins et matériaux depuis Roanne jusqu’à Paris en empruntant ensuite le canal, avec le vinaigre et la moutarde d’Orléans. L’arrivée du train en 1843 qui fait perdre à la ville son statut de ville douanière et entraîne son déclin. La défaite de Sedan le 4 septembre 1870. Les rescapés affluent à Orléans et les Prussiens et les Bavarois occupent Orléans. La population orléanaise prend en charge ces réfugiés.

Demain mardi même heure, il sera évoqué l’Armée de La Loire commandée par le général d’Aurelle de Paladines avec un orléanais le général Peytavin. Partie de La Ferté Saint Aubin, l’armée de la Loire intensifiera les combats en Beauce, en Forêt d’Orléans, et même jusque sur la Place du Martroi à Orléans même. Pour libérer Orléans, Monseigneur Dupanloup, l’Évêque d’Orléans et Adolphe Crespin, le maire de la ville, devront négocier et verser une rançon de 1.000.000 de francs de l’époque, somme qui a dû être réunie en deux jours.

Mercredi, même heure, il sera évoqué l’Armée de la Loire qui boutera au dehors de la ville les bavarois et combattra de Châteaudun à Artenay en passant par Patay. En même temps, même un peu avant, Gambetta devra rejoindre une partie des ministres siégeant à Tours pour organiser la défense. Il devra passer au-dessus des troupes bavaroises. Il le fera en ballon. Il décidera d’une nouvelle offensive contre les armées allemandes. Mais auparavant, il ceinturera Orléans de batteries. En face, les armées allemandes se regroupent.  Le 1er décembre, la bataille s’engage. Le 2 c’est la bataille de Loigny.

Les deux autres chroniques auront lieu jeudi et vendredi à la même heure.

Nous vous rappelons que Jean-Louis Riguet a récemment publié son tout premier roman, intitulé : « Augustin, ma bataille de Loigny » paru aux Éditions Dédicaces.

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Jean-Louis Riguet en entrevue à la radio de France Bleu Orléans

Posted: 26 Sep 2012 09:06 AM PDT

Le 7 septembre dernier, Jean-Louis Riguet obtenait une entrevue à la radio de France Bleu Orléans, en France. Dans celle-ci, ce dernier nous parle de son tout premier roman, intitulé : “Augustin, ma bataille de Loigny“, paru aux Éditions Dédicaces. Jean-Louis Riguet est né en 1947 dans le Poitou. Autodidacte, il embrasse sa vie professionnelle à l’âge de 15 ans. Pendant 50 ans, de la Vienne jusqu’à Orléans en passant par l’Eure-et-Loir et Paris, il reste au service du notariat français avant de se consacrer à l’écriture. Jean-Louis Riguet prépare actuellement la sortie d’un deuxième roman, intitulé : “La Vie en Archives d’un petit gars”.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE À

FRANCE BLEU ORLÉANS

Lien– EntrevuesEd. Dédicaces

 

Obtient un article d’Edwige FRAIN dans CICLIC

AUGUSTIN est référencé dans le Réseau du Livre et de la Littérature en Région Centre – CICLIC.

Cet article annonce mon roman sur ce site :

http://tinyurl.com/8dndxpj

Un grand merci à Edwige.

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET

en vente à :

www.dedicaces.ca

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En Région Centre, il est possible de se procurer

AUGUSTIN ma bataille de Loigny de Jean-Louis RIGUET

dans les points de vente suivants :

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Au Château de Villeprévost

Commune de TILLAY LE PENEUX (28)

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Librairie Volte Pages

31 Place Louis Sallé

45160 OLIVET

FRANCE

Tél. : 02.38.88.23.59

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Maison de la Presse de Janville

M. Christian NAOUR

8 Place Georges Clémenceau

28310 JANVILLE

FRANCE

Tél. : 02.37.90.04.95

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Laured-Eurl

8 Place Eglise
41240 Ouzouer-le-Marché
FRANCE

Tél.: 02.54.82.52.57

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Maison de la Beauce

Place de Beauce

28140 Orgères-en-Beauce

FRANCE

Tél. : 02.33.99.75.58

.

LIBRAIRIE L’ESPERLUETE

10 rue Noël Ballay à 28000 CHARTRES

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Si le roman n’est pas sur place, les responsables sauront où se le procurer.

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Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://jean-louisriguet-librebonimenteur.wordpress.com/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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5 Nouvelles au Masque d’Or

jl.jpg   Jean-Louis RIGUET

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En vente à six euros chaque

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L’ONDINE ET LA SYLPHIDE  

Je suis âgé et mène une vie tranquille qui me permet de profiter du temps qui passe. Mon esprit erre et mes pensées se promènent vers des contrées inaccessibles, qui m’emmènent loin et j’en reviens toujours. Je somnole avec des fées, le génie de l’eau et le génie de l’air. Eveillé, tout s’anime comme dans mes rêves m’invitant au partage.

L’Ondine et la Sylphide
Jean-Louis RIGUET
(extrait)

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Aujourd’hui, je suis un vieux monsieur, retraité depuis plusieurs années,
menant une vie tranquille, sans histoire sauf dans ma tête. J’aime à rester assis dans
un fauteuil hors d’âge, usé par le temps et par mes fesses, devant la grande baie
vitrée de mon salon, à contempler mon petit bassin rempli d’eau dans laquelle
s’ébrouent quelques carpes Koï. Les choses de la vie, comme l’on dit, ne sont qu’un
lointain souvenir.
De temps à autre, en été, quand il fait beau et chaud, la fenêtre ouverte sous
le store multicolore permet de voir voleter des papillons dont les larves ont séjourné
là tout l’hiver. Au printemps, les têtards, à foison en raison des milliers d’œufs
pondus, laissent la place à des crapauds qui s’en vont se promener autre part l’été et
reviennent chaque automne pour recommencer le cycle de la vie. L’on m’a dit que
les crapauds vivaient trente-cinq ans et qu’ils revenaient pondre toujours au moindre
endroit. Chez moi, c’est dans le bassin transformé en mare agrémenté d’un superbe
nénuphar rose.
Quand je ne lis pas, je laisse aller mon esprit et mes pensées vers je ne sais dans
quelle contrée inaccessible. Je vais souvent loin et le plus extraordinaire c’est que
j’en reviens toujours.
J’ai fait un bon repas. Je n’ai pas été très sage. J’ai un peu usé de boisson.
Enfin, usé … plutôt abusé. Il est bientôt quinze heures et je somnole encore, bien
calé dans mon fauteuil, la tête pendant légèrement sur le côté. Je suis entre-deux,
pas encore éveillé mais déjà plus ensommeillé. Comme souvent dans ces cas-là,
mes pensées remontent le temps.
Fin des années cinquante, chaque fin de semaine de La Pentecôte, le plus
souvent le dimanche, ma famille organisait une journée de pêche à la ligne dans la
rivière La Vienne, tout près du pont la traversant à L’Île Bouchard en Indre et Loire. Il
s’agissait d’une véritable expédition, vous vous rendez compte, puisque le point de
départ était à soixante-dix kilomètres de là, à Mirebeau-en-Poitou, dans le
département de la Vienne.
Cette année-là, j’avais treize ans, enfin douze ou quatorze. Je faisais partie de
la fête. L’organisation de la journée, déterminée plusieurs semaines à l’avance, était
un peu difficile car il y avait beaucoup de personnes à transporter et peu de voitures.
En règle générale, en dehors de nous quatre, ma mère, mon père, mon jeune frère
et moi, la famille d’un oncle du côté de ma mère se joignait à nous. Celle-ci était
encore plus nombreuse à emmagasiner dans une seule voiture. Des coupes
sombres étaient donc nécessaires. Dès lors, il y avait les « Jean qui rient » et les « Jean qui pleurent ». Comme toujours, une voiture chargée des pêcheurs partait dès
potron-minet et l’autre suivait avec les femmes plusieurs heures après.
Ce dimanche-là…

Lisez la suite dans L’Ondine et la Sylphide

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LE GRAND CANYON  

Deux amis découvrent le Grande Canyon du Colorado pendant deux jours. L’un d’eux, sous le charme de ce paysage grandiose, se met à intérioriser, à rêver et à transposer …

Lisez un extrait du Grand Canyon

Le Grand Canyon
(Jean-Louis RIGUET)

Nous avions l’habitude de prendre certaines de nos vacances ensemble et à la
montagne. Cela faisait plusieurs années qu’il en était ainsi. Nous avions exploré plusieurs
vallées et fait plusieurs ascensions tant dans les Alpes que dans les Pyrénées. Nous partions
toujours du bas et nous montions le plus haut que nous pouvions aller sur une durée maximum
de deux jours. Mon ami Pierre et moi avions pris beaucoup de plaisirs à parcourir les sentiers
montagneux. Nous y avions versé beaucoup de sueur et laissé quelques kilos.
Un soir, au milieu d’une course, alors que nous faisions un bivouac à 1800 mètres
d’altitude, Pierre me dit :
– Ce que nous faisons depuis des années, c’est de monter puis de redescendre. Ce qui
serait fascinant ce serait de descendre puis de remonter.
Je ne répondis rien sur le moment, interloqué par cette remarque. Je me demandais
comment cela se pouvait faire : descendre pour remonter ensuite.
Quelques temps plus tard, Pierre me dit :
– J’ai trouvé la réponse à ma question.
– Laquelle, lui répondis-je ?
– Faire une course en montagne en descendant d’abord pour remonter ensuite.
– Et alors ? Qu’en est-il ?
– Il suffit de visiter un canyon. En règle générale, les visites se font dans le sens
inverse de celui d’une montagne.
Nous nous documentâmes. Effectivement, Pierre avait raison. Je faisais un peu ma
sourde oreille car, des canyons, il n’y en avait pas en France. Il fallait voyager loin pour en
trouver un. Bien sûr, il y avait bien le canyon situé dans le Lubéron, mais la promenade était
très courte. Finalement, une idée fixe avait envahi Pierre. Il ne jurait plus que par le Grande
Canyon du Colorado.
Depuis cette période, mon ami Pierre me bassinait avec son Grand Canyon. Il en
faisait toute une histoire. Pour mettre fin à ce harcèlement, je décidai d’organiser une
expédition en grandeur nature dans le nord-ouest de l’Arizona. Il n’en crut pas ses oreilles
quand je l’informai non seulement du projet mais aussi que tout était arrêté, bouclé, organisé,
payé. Il n’en crut pas ses yeux quand je lui mis sous ses mirettes les billets d’avion. Deux mois
plus tard, après plusieurs heures de vol en Airbus, quelques kilomètres en 4×4, nous étions à
pied d’œuvre.
J’avais organisé une randonnée sur deux jours : le premier consacré à la descente et le
deuxième à la remontée. Comme prévu, le Canyon se visite à l’envers des montagnes, il faut
d’abord descendre pour ensuite remonter. Cette manière de faire, dictée par des soucis de
sécurité, est d’ailleurs rappelée constamment aux visiteurs par d’innombrables panneaux
« Danger de mort » parsemant les abords. Comme c’était le mois de mai, nous n’avions pas
vraiment à craindre de pluies mais plutôt une température élevée.
En descendant de la voiture, je m’étais étiré des bras et des jambes, ankylosés par
plusieurs heures d’inaction.
– Nous allons descendre toute la journée, tranquillement, ai-je dit à Pierre.
– J’en suis d’accord.
– Je te recommande de ne pas t’écarter du chemin de randonnée.
Avant de nous élancer sur le chemin, un tour d’horizon s’imposait pour prendre
possession des lieux. Le spectacle était grandiose. Les bras m’en tombaient. Pierre se ficha de
moi en me voyant ébahi, ouvrant grand les yeux, la bouche bée. Devant nous, à perte de vue, le sol paraissait plat d’un côté mais, de l’autre, la dépression était immense et profonde.
Difficile d’apercevoir, en dessous de nous, le lit du fleuve Colorado situé à plus d’un kilomètre
en contrebas. On le devinait là-bas, au loin, roulant ses eaux vers le lac.
– Je n’ai pas de mots pour expliquer ce que mes yeux voient, dis-je avec un trémolo
dans la voix.
Intérieurement, je me disais : « C’est beau, c’est superbe, c’est splendide, mais cette
beauté me fait peur. Trop de quelque chose stresse, angoisse et tue les sentiments de plaisir
qui vous assaillent. » Devant cet incroyable spectacle immobile, je me sentais redevenir
comme un petit garçon. C’était la même sensation que celle ressentie lors de la découverte du
Mont-Blanc, la première fois, j’avais 9 ans…

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LES DEUX PLUMES  

Deux plumes voguent sur La Loire en la descendant. En perdition, un poisson les secourt et les accompagne jusqu’à l’apparition d’une lumière dans une tour …

Lisez un extrait des deux Plumes

Les deux plumes
(Jean-Louis RIGUET)

Deux plumes, l’une blanche, l’autre noire, voguent sur l’eau de La Loire. Elles
proviennent l’une et l’autre de cygnes, l’un âgé, l’autre jeune, ce qui explique la différence de
couleur. Les deux plumes sont là depuis quelques heures, dans une eau calme à un endroit
formant une petite anse, du côté du Morvan. Vient à passer un bateau qui provoque des
vaguelettes bousculant nos deux plumes et les poussant vers l’aval, bien au-delà de leur calme
anse. Elles ont un peu peur et elles se demandent où elles vont atterrir. Commence pour elles
un long parcours avec des aventures qu’elles n’imaginent même pas.
Ici, elles découvrent un gros bourg devinant la pointe du clocher de l’église bien au
milieu des toits des maisons. La plupart sont en tuiles un peu foncées. Il doit y avoir une
grosse cloche car les plumes entendent ses battements sourds. Là elles rencontrent un jardin
avec une végétation étonnante, de grands arbres dont les feuilles bruissent élégamment et des
parterres de fleurs embaument l’atmosphère et égayent de leurs couleurs diverses et variées
l’environnement. Les plumes ont à peine le temps d’appréhender tout cela que les voilà
parties de nouveau à l’aventure.
Un dériveur les pousse soudain vers la rive, les bousculant au passage méchamment.
Elles sont toutes mouillées désormais, décoiffées, alourdies et ont plus de mal à flotter, surtout
que l’engin a laissé derrière lui des vagues inquiétantes et assez hautes, d’au moins dix
centimètres. D’accord, dix centimètres ce n’est rien, mais rapporté à l’épaisseur d’une plume,
c’est quand même plusieurs fois sa hauteur. Tout est relatif, aurait dit… Vlouf ! Les plumes
percutent soudain un rocher, enfin… une grosse pierre posée rien que pour les recevoir. Une
niche naturelle les recueille, elles vont pouvoir prendre un peu de repos après tout ce trajet
mouvementé, certes intéressant, mais surtout plein d’angoisses pour qui n’a jamais voyagé.
Les plumes restent là à récupérer, sans rien dire, bien à l’abri de l’eau tumultueuse qui
provient du passage incessant des bateaux. Au bout d’un temps certain, l’une ouvre l’œil et dit
à l’autre :
– Quelle aventure ! Nous avons bien fait 200 kilomètres, nous voilà presque arrivées à
Gien. Cela fait deux à trois jours, deux à trois nuits, que nous voguons sans savoir où nous
allons.
– Tu as raison, il sera bien souhaitable que nous puissions nous établir un peu dans un
endroit stable. Nous allons réfléchir à la situation désormais que nous sommes un peu
stabilisées.
Chacune des plumes reste en silence quand elles entendent un plouf dans l’eau. Elles
regardent autour un peu effrayées. Quoi ? Qu’est-ce encore ? Un poisson vient les sentir,
sûrement pour les manger. Mais il est rassasié et n’a pas faim. Alors, n’ayant rien d’autre à
faire, il fait un tour, puis une deuxième tour, comme s’il attendait quelque chose. Au troisième
tour, il fonce droit sur les deux plumes, qui prennent vraiment peur cette fois-ci. Elles se
recroquevillent l’une contre l’autre et se mettent à réciter des Ave qu’elles n’ont jamais appris.
Le poisson freine soudain, ses nageoires servant d’aérofreins, s’arrête à deux centimètres et
leur lance :
– Mais que faites-vous là dans cet endroit hostile pour des plumes ?
Ne sachant soudain quoi répondre, dans un premier temps, les plumes se taisent. Mais
la blanche, qui est plus âgée, prend son courage à deux mains et prononce timidement
quelques mots :
– Poisson, bonjour, je vois que tu ne nous veux aucun mal car, dans le cas contraire, tu
nous aurais déjà croquées. Que faisons-nous là ? Nous ne le savons pas non plus ? Nous avons
été détachées par nos porteurs lors d’un déplumage de santé, nous sommes tombées à l’eau,
puis une vague nous a jetées dans le courant de La Loire qui nous a conduites ici. – Votre voyage a été long ? interroge le poisson curieux.
– Nous ne savons pas bien. À notre avis, nous flottons depuis deux ou trois jours et
nuits, nous sommes parties dans le Morvan et nous voilà ici près de Gien.
– Cela fait une trotte quand même. Avez-vous pu voir le paysage ? Les contrées ne
doivent pas être les mêmes que par ici.
– Nous venons d’un pays de petite montagne avec de belles grosses bâtisses bien
solides couvertes de tuiles foncées. C’est du costaud. Le fleuve royal n’est pas très large mais
le courant y est très violent. Lorsque nous étions accrochées au dos de nos porteurs, des
cygnes majestueux, nous pouvions apercevoir un peu plus de paysages. À la hauteur de l’eau,
nous ne voyons pas grand-chose, sauf ce qui est vraiment haut. C’est pourquoi nous ne
découvrons que les toits des maisons, les clochers des églises, les châteaux. Une fois sur deux
nous ne pouvons voir les jardins, seuls les grands arbres nous renseignent, de même que les
odeurs et les senteurs de la flore.
– Une chose m’intrigue, dit le poisson. Pourquoi l’une de vous est blanche et l’autre
noire ?

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LE TAMBOUR HEORIQUE  

La révolution, les royalistes contre les républicains. Un jeune tambour rythme les combats avec ses baguettes jusqu’au moment où les Chouans attaquent …

Lisez un extrait du Tambour héroïque

Le Tambour Héroïque
(Jean-Louis RIGUET)

Dernière décade du 18
ème
siècle. La France venait de vivre une révolution, sa
Révolution. Le pays était dans un état de délabrement certain, secoué par des intérêts
contradictoires que, souvent, seule la force hélas résolvait. Les Royalistes, qui se faisaient
évincer du pouvoir, n’étaient pas contents d’abandonner le pouvoir. Les Républicains, qui
voulaient gouverner sans partage, n’y arrivaient pas selon leur guise. Dès lors, au-delà des
escarmouches verbales traditionnelles, la guerre civile faisait rage, notamment dans l’ouest et
une partie du centre du pays. Les Chouans de Vendée, royalistes, défendaient mordicus leur
territoire et même voulaient avancer sur la capitale pour rétablir l’ordre qu’ils estimaient
indispensable, leur Ordre. De l’autre côté, les Républicains tentaient de colmater les brèches
et de conserver l’ordre qu’ils avaient établi récemment, leur Ordre.
Evidemment, tout ce petit monde s’affrontait. Les conflits étaient quotidiens,
entraînant une misère encore plus grande pour le peuple. La permanence résidait non pas dans
la paix mais dans la guerre, et surtout la guerre civile. Des hommes d’un même pays qui se
combattent, non pas pour le bien des hommes mais uniquement pour en avoir le pouvoir !
C’est l’une, abominable, des motivations, avec le sexe et l’argent, du cheminement des
hommes, que l’intelligence constructive n’arrive pas à éradiquer. Elle générait, et génère
encore d’ailleurs, des situations dramatiques et des combats tragiques. Il y avait des jours où
les sauvageries étaient pires que d’autres. Tous les coups étaient permis et personne ne s’en
privait.
Les combattants étaient surtout des volontaires sans culture militaire. Seuls les chefs
avaient une petite expérience de la guerre. Pour entraîner les troupes et les engager à
combattre courageusement, des tambours battaient la mesure en tête des colonnes. À la
différence des tambours de paix qui enchantent les auditeurs et les badauds des villages, les
tambours de guerre sont synonymes de batailles féroces, de mort et sement plutôt la terreur.
Depuis 2 ou 3 ans, je m’ennuyais au fin fond d’une dépendance du château de
Palaiseau où mon ancien maître m’avait entreposé après une blessure malencontreuse lors des
événements qui constituèrent la Révolution. J’avais vu une fois le dernier seigneur de ces
lieux, le prince Louis-Joseph de Condé, lors d’une cérémonie où la fanfare avait été conviée
pour l’animer. À l’époque, j’avais la peau bien tendue. Mes cuivres étaient astiqués et mes
cordes bien alignées. Je résonnais clairement et mon maître enchaînait les roulements avec un
plaisir immense, jusqu’au moment il m’avait laissé seul, dans un coin sans confort, presque en
butte aux intempéries, comme un malpropre. Je lui en voulais quelque part mais je ne pouvais
pas me venger. J’avais pris mon mal en patience.
Non loin de moi, dans une autre partie des dépendances, vivait une famille au service
du prince. Le père, François Bara, garde-chasse du seigneur, était marié avec Marie-Anne Le
Roy. Le couple était fécond. Il avait déjà 8 enfants. Nous étions en été, fin juillet 1779, quand
j’entendis des babillements venant de leur modeste logis. À l’époque, j’étais encore sous la
coupe de mon ancien maître. Cependant, je m’étais dit : « Ils ont encore enfanté, le huitième
marmot. Qu’avait-il besoin de cela ? » Le petiot avait été prénommé « François Joseph »,
mais ils utilisaient seulement « Joseph ». Cela ne me gênait pas. Finalement, c’était leur
affaire. J’avais appris, par un voisin de chambrée plus fortuné que moi, puisqu’il sortait de
temps en temps à la faveur de promenades champêtres qu’un garçon de ferme avait pour
habitude d’effectuer quand il ne travaillait pas, que cet enfant avait été baptisé en l’église
Saint-Martin de Palaiseau et mis sous la protection de son parrain François Joseph Meyry de
la Grange, receveur général et procureur fiscal du prince de Condé, et de sa marraine qui
n’était pas moins que son épouse, Jeanne Griffe. Je ne me souviens pas d’une difficulté particulière dans l’enfance de Joseph. Ce n’était
point un enfant turbulent même s’il avait besoin de se dépenser beaucoup, avec une énergie
qui en étonnait beaucoup. Il ne se laissait pas dominer souvent et trouvait toujours une sortie à
une difficulté quelconque. Sa famille étant très pauvre et son père étant mort alors qu’il
n’avait que 5 ans, il passait autant de temps, sinon plus, à travailler pour aider sa mère dans
certaines tâches qu’à jouer. Un soir, 2 ou 3 ans plus tard, alors qu’il était fatigué, qu’il voulait
être seul pour récupérer un peu de forces, le jeune Joseph entra par curiosité dans la grande
pièce de la grange qui me servait, dans un coin, de réduit à reposer. Jusqu’à maintenant, il ne
s’était jamais autorisé à y pénétrer, mais ce jour-là il n’avait pas hésité. Il avait poussé la
grande porte, qui avait grincé comme à chaque fois, avec un peu de difficulté car elle était
lourde la bougresse. Timidement, le garçon avait d’abord tourné la tête de droite et de gauche
sans faire un pas. Puis, il avait avancé lentement découvrant un décor de théâtre comme il
n’en avait jamais imaginé. Il est certain que tout était de bric et de broc. Séjournaient là depuis
plusieurs années des tables, des bancs, des chaises, des bahuts, des maies, des outils, tout un
bric-à-brac innommable. Tout était recouvert d’une fine poussière puisque personne ne
prenait la peine de venir épousseter quoi que ce soit. Joseph n’osait toucher les ustensiles,
ouvrait grand les yeux, découvrait un tas de choses dont il ignorait tout, même jusque aux
noms.
Arrivé au bout de la pièce, Joseph tourna la tête vers la droite, en direction d’une espèce
d’alcôve, et s’avança en direction de la table sur laquelle j’étais posé…

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Lisez la suite dans le Tambour héroïque

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LE PASSANT   

Chaque matin, à la même heure, le narrateur voit passer devant sa fenêtre un passant. Il se pose des questions … d’autant plus que le passant repasse le soir, à la même heure, dans l’autre sens …

 

Lisez un extrait du Passant

Le Passant
(Jean-Louis RIGUET)

Chaque matin, cinq jours par semaine, à 6 h 15, qu’il fasse beau, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il ne
fasse rien, le passant passe, de l’autre côté de la rue, toujours dans le même sens. Juste une ombre fugitive
qui arrive à me surprendre et qui disparait aussi vite qu’elle est venue, discrètement, sans bruit,
furtivement. Quelle est sa destination ?
Tous les matins que Dieu fait et qui m’obligent à me rendre au travail, en préparant mon café, seul
dans ma cuisine, souvent dans la pénombre, je vois passer ce passant. Ce qui m’intrigue c’est le sens de sa
marche. Dans l’autre sens, il irait vers la ville, cela s’expliquerait facilement. Il irait au travail car il
commence très tôt le matin. Mais dans ce sens-là, je ne vois pas.
Le passant marche rapidement, il ne baguenaude pas. J’en déduis qu’il est pressé, il a forcément un
horaire à respecter. Il est vrai qu’à l’autre bout du village, dans ce sens-là, il y a un arrêt de bus, mais de
l’autre côté aussi. S’il se dirige vers la ville, sûrement que cet arrêt de bus est plus près que l’autre. Mais il
est le seul passant à faire cela tous les jours travaillés, d’une manière très ponctuelle. Tout le reste du
temps, tôt le matin, la rue est déserte.
S’il prend le bus, deux directions lui sont possibles :
Soit il va dans le village d’à côté, vers l’est, mais habillé en costume de ville il doit travailler dans un
bureau, il est trop tôt. Il n’a que cinq kilomètres à faire. Cependant, il est peut-être obligé de pousser
jusqu’au village suivant, mais je n’y vois pas de bureaux. Le passant doit obligatoirement laisser derrière lui
ce village pour aller à celui d’après. Il est vrai qu’il a plus de chance de rencontrer une entreprise avec des
bureaux. Il pourrait y être vers 7 h 15 – 7 h30. C’est plausible. Ensuite c’est la campagne. Ou alors, il va
jusqu’au prochain village pour emprunter un autre moyen de transport en commun pour aller dans la
grande ville située au nord. Mais pourquoi ? Puisque l’autre bus l’amène directement dans la grande ville.
Soit il se rend dans la grande ville, au nord, et il arrivera vers 7 h, très tôt pour travailler dans un
bureau. À moins qu’il prenne ce bus de très bonne heure qui le conduit à la gare pour prendre un train qui
l’amènera jusqu’à Paris vers 8 h – 8 h 30.
Dans les deux cas, pour quoi part-il si tôt par un bus à destination soit d’un village, soit la grande
ville, soit de Paris ? Pour quoi faire ? Le Passant devenu passager redeviendra passant jusqu’à son lieu de
destination finale pour accomplir une activité qui lui seul connaît. Dans un bureau, il y a mille activités
différentes possibles et envisageables, dans n’importe quel domaine, pour n’importe quelle tâche ou
fonction. Son activité peut être lucrative ou pas, intéressante ou pas, enrichissante ou pas, conviviale ou
pas. Comment savoir, rien qu’en voyant passer un passant ?
L’on peut échafauder mille choses, mille possibilités, mille aventures, toutes plus abracadabrantes
les unes que les autres. Il est certain qu’à priori, certains métiers peuvent être éliminés d’office, tous ceux
qui touchent au monde de la nuit, souvent au monde artistique qui préfère le soir au matin, tous ceux qui
touchent la direction générale des grosses entreprises qui se véhiculent autrement que par les transports
en commun, tous ceux qui ont une activité ne nécessitant pas de déplacements lointains réguliers. Même
en retirant ces métiers, le nombre de possibilités reste impressionnant. La seule certitude est que le
passant passe.
Une autre question peut venir au cerveau. Si ce passant fait un long trajet, le matin de bonne
heure, pour aller à Paris, se confiner dans un bureau, respirer de la mauvaise poussière de papiers
commerciaux, c’est sûrement parce qu’il y trouve un intérêt quelconque. Peut-être espère-t-il une
économie, malgré les frais de transport, résultant de la vie jugée moins chère en province ? Peut-être
bénéficie-t-il d’une meilleure qualité de vie ? Peut-être est-il un cumulard, la vie moins chère plus une
meilleure qualité de vie ? Encore que la qualité de vie soit entachée de la fatigue due aux différents trajets,
car je suppose que s’il part le matin, il revient le soir par la même locomotion, puisque je le revois le
lendemain matin.

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