Publié par Laisser un commentaire

Amalgame 5 – Le faux conte

Amalgame 5 – la nouvelle LE FAUX CONTE

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat. Puis, j’ai, sans modifier les phrases, mais en mettant par-ci par-là un mot et en changeant l’ordre des paragraphes, composé une nouvelle plus ou moins cohérente. C’est à vous de le dire.

Voilà le résultat :

.

Le Faux Conte

Trinquons aux savoureuses histoires qu’il me plaît de vous conter et qu’il vous plaira peut-être de lire.

 

Le pêcheur de lune touille l’onde – on dit la « rabouille » – dans l’espoir d’appâter les bonnes fortunes. Là-dessus, les avis restent partagés. Pourtant, je les ai ramassées, puis époussetées.

Nous eûmes notre déluge, comme tout le monde, en nos vallées fluviales. L’Éternel en ressentit un amer mécontentement, et Il se repentit d’avoir guidé les hommes de la tribu jusqu’en notre région.

C’était une ardoise.

 

Parlons de moins haut, je vous prie, et causons en toute bonne franquette.

 

Nous tenons l’anecdote de l’abbé Cordier, un latiniste de l’avant-dernier siècle qui ne laissait jamais sa foi entraver son imagination.

Silène était un brave satyre, mais elle avait l’ivresse hargneuse. Afin de se concilier les faveurs de Cérès, la belle déesse nourricière des hommes, les croquants des Mauves entassèrent leurs maigres gerbes en une seule meule, qu’ils décidèrent d’offrir en holocauste. On les surnomma les « nattaires », parce qu’ils dormaient sur une natte de jonc.

Notre val accueillit alors un véritable contingent d’anachorètes, une confrérie si fournie que la principale difficulté pour ses membres devient moins, par manque d’espace, d’atteindre la sainteté que de s’assurer un réel isolement.

 

On ne le découvrit que le lendemain matin, alors qu’il achevait d’user ses galoches sur la pierraille du chemin. Donc, on ne badinait pas avec les saints ermites parmi les « voituriers d’eau », pour reprendre le titre attribué jadis aux mariniers de la Loire. Un tourbillon – certainement le même qui avait autrefois étourdi le voleur de calice – se forma autour du médisant, le souleva dans les airs comme un fétu et, sous les mines ahuries des quatre autres compagnons d’équipage, le lâcha au-dessus d’un terrible remous.

La notoriété de l’ermite franchit alors les limites de la région.

On évoque le monstre à tort et à travers, on le gonfle jusqu’à en cauchemarder la nuit, on lui reproche toutes sortes de méchancetés que, sans les inventions tourmentées des hommes, il n’aurait jamais eu l’idée de commettre.

La seule échappatoire : se signer devant la menace.

 

Agyle le traquait de près. On avait donc rapidement localisé l’endroit où se terrait le dragon : il n’y avait qu’à suivre les relents de charogne pour y arriver sans détours.

C’est alors qu’intervient le bon Saint Mesmin.

Le corps du patriarche fut inhumé près du caveau de saint Aignan, en l’église Saint-Pierre-aux-Boeufs, depuis placée sous la dédicace dudit protecteur de la cité épiscopale. Clovis s’en félicita et rattacha aussitôt maints domaines au monastère, se disant qu’ainsi administrés, lesdits domaines émergeraient vite de leur pitoyable situation.

On ne cherche pas impunément des crosses à un évêque, pas davantage à un abbé, tout dragon que l’on soit !

 

L’époque était incertaine.

Elle mentionne qu’en « l’an du Seigneur 1857, Napoléon III étant Empereur, sous le Pontificat de Pie IX, le tombeau de Saint Mesmin, autrefois vénéré, depuis longtemps muré, enfin retrouvé, a été restauré, Dieu aidant, par Félix (Dupanloup), évêque d’Orléans ».

Pour conclure, revenons à la délivrance de la région par l’audacieux saint Mesmin.

La guivre de saint Mesmin projetait une haleine empestée qui « corrompait l’air et donnait la mort aux hommes et aux animaux » ; le serpent de saint Liphard lançait un venin fétide et fatal.

S’impose aussitôt à l’idée le roi Clodomir, le propre fils de Clovis, un despote brutal et sans pitié.

Et lorsque l’évêque de Blois, un fieffé gâcheur de croyance du nom de Thémines, décida d’interdire le culte qu’on lui rendait à Sambin, il souffla comme un vent de jacquerie qui faillit dégénérer en révolution, rien moins ! La terre, d’ordinaire nourricière, ne nourrissait plus son monde, et surtout pas celui qui s’éreintait à la piocher. Puisqu’elle était en bois noirci, on crut bon de la nommer « Notre-Dame d’Ebène ».

La Belle Dame était apparue quelquefois, il y avait fort longtemps, à des enfants du bourg ; son fidèle chevalier l’escortait toujours dans sa mélancolique promenade. La belle se serait cloîtrée par dépit, son vilain père n’entendant point accorder la main qu’elle avait promise au beau prétendant.

Pendant qu’ils disputaient de l’invalidation de son union conjugale avec Louis Six, la primesautière Eléonore de Guyenne, duchesse d’Aquitaine, avait d’autres chats à fouetter que ceux de la ville : elle s’employait, dans une paroisse des alentours, à réprimander vertement le capitaine Bedford, un haut officier de sa garde.

 

Eclata la Révolution, qui se propagea en Blésois comme ailleurs.

Ils étaient quatre à tailler des croupières aux Infidèles, quatre à planter la Sainte Croix sur les hamadas sarrasines. L’oubliette au fond de laquelle ils croupissaient maintenant avait été creusée sous la forteresse égyptienne de Mansourah, dont les remparts verrouillaient le delta du Nil. La prise de Mansourah se solda par l’anéantissement des Templiers envoyés en avant-garde.

« Si vous avez faim, ricanaient-ils dans leur charabia, mangez donc les rats qui grouillent autour de vous, avant qu’ils ne vous mangent ? »

Ils se pincèrent pour être certains de ne plus rêver.

La cause en fut, tantôt, la scélératesse d’un indélicat ; tantôt, l’indélicatesse d’une scélérate.

 

Belle, tellement belle ! Tiens : belle à en damner un frère lai.

Ces filles-là sont les ribaudes ; elles traînassent à l’arrière-garde, maraudent sur les bordes d’alentour et profitent des pillages que ne manquent pas de commettre les routiers. Les capitaines approuvent en chœur, certains de bon gré, d’autres moins. Adoncques, privés de leurs gotons, les reîtres décampent de bon matin et s’ébranlent en se remémorant certaines bougreries désormais interdites.

Elle prouva simplement que la bonne Vierge veillait toujours infatigable, sur les restes de son fidèle roi, mais que sa générosité l’avait poussée à trop de zèle.

Ceux-ci la dépeignent épanouie, parfaite, auréolée de grâce.

Elle repousse toute avance des caudataires comme elle repousserait un assaut de ces infatués d’Anglais… La Pucelle y aurait prédit, parlant de l’ennemi : « Entre la croix Blon et la croix Faron, nous le vaincrons. » Durant l’été 1993, rebelote : un second découpage de la plaine a quasiment livré aux charrues le Grand Chemin.

 

Une troupe de cavaliers prenait position à grand bruit, nuitamment, dans leur village endormi, d’ordinaire si paisible. Ils déferlaient sur nos campagnes et rapinaient sans vergogne tout ce qui leur tombait sous le gantelet, de la maison forte la plus riche à la plus miséreuse des chaumines. Le colon de Champré avait failli le truffer de mitraille en le surprenant dans sa bergerie ; le fermier de Champvin l’avait pilonné comme raison, alors que l’animal tentait de soutirer un baril du cellier ; le métayer de Champgrain s’était amusé à le rouer de son fléau, après l’avoir acculé dans sa grange … Goupil, son compère renard, prétendit le surlendemain l’avoir rencontré au loin. Puis ils s’attelaient de nouveau, servilement, à l’ouvrage.

Nenni : ce n’étaient ni les uns, ni les autres.

Ce louage était généralement fixé au denier parisis, c »est-à-dire à un denier de Paris.

En clair, les paysans ne devaient plus poser le sabot sur les communaux s’ils ne voulaient point se balancer sous le gibet, écharpe au cou et chaînes aux poignets. Un matin, les pauvrets ouïrent que le duc de La Trémouille avait décidé que les communaux seraient divisés en lots et vendus ainsi à la gent d’alentour.

Pour finir, les gardes flambèrent le misérable gîte. Il déroula un parchemin préparé de longue date, déplia son écritoire et tendit la plume d’oie au paysan. La Fouquette et les fouqueteaux en étaient, qui se serraient contre leur homme retrouvé. Ici, comme partout ailleurs, les affrontements déchiraient le pays.

Quand la pitié le suppliait de secourir les braves gens, la raison lui rappelait un autre village, son village à lui, qui l’attendait avec espoir. Personne ne le vit, et il ne vit personne. À l’approche de la Croix-Briquet, trois filous de basse espèce le rouèrent à plates coutures, d’une volée de bois vert, dans l’espoir de lui rafler quelques testons sonnants et trébuchants.

Pourtant, semoncer monsieur de La Trémouille soulevait problème. Tout juste se plaisait-il à évoquer, au soir de son âge, le souvenir d’une veuve fortunée qui, là-bas, à l’orée de Mérobert, guettait peut-être encore son passage …

 

C’est là, à Beaugency, près du chaume sous lequel je gîte, que vous sauterez la Loire. Et surtout, surtout, défiez-vous des bourgeois de Beaugency. Hélas, tout cela n’était vrai qu’à la belle saison. L’ouvrage avançait. Dès qu’il devina que l’or manquait, il quitta son observatoire et s’approcha de la gent désespérée. Le bailli s’empara du sac et le lança avec force au milieu du pont.

Pourtant, les gens y vivaient paisiblement, loin des turpitudes qui agitaient le vaste monde. C’est aujourd’hui un chapelet de merveilles que le touriste ne se lasse pas d’égrener, le ravissement se renouvelant à chaque visite. On le croyait originaire des lointaines Germanies, le pays des plus redoutables envahisseurs ; en vérité, il venait des profondes forêts d’Armorique, d’où la faim l’avait éloigné. Semer du méteil sur cette hauteur pierreuse leur paraissait peine perdue. Et si elle lui avait révélé la réalité ?

Le pont-levis resta dressé, la herse ne bougea pas d’un pouce.

La journée s’achevait et lui, le gaminet, était fort heureux à l’idée qu’une soupe chaude fumait à son intention sur la table des domestiques. Or donc, Matthieu s’en revenait au bercail après une journée bien utilisée. D’arbres guère, de maisons, point.

Là différaient les témoignages.

Le garçonnet ferma les yeux, comme pris de vertige. Les deux tourtereaux s’étaient déclarés fidélité mutuelle.

 

Je me rince la glotte d’une lichette de marc et, d’une voix claire, je reprends mes conteries.

 

Celui-ci avait élu repaire près du lieudit « Nanteuil », là où le ruisseau vaseux du Ponchet se perd en marécages nauséabonds, où les bois gris se font bosquets griffus, où l’étroit sentier s’enlise dans la boue glaiseuse. Pas le moindre osselet.

« N’emportes-tu point d’armes, lui demanda timidement le prêtre, et n’emportes-tu point de cuirasse ? »

Alors qu’il agonisait, ses flancs dégageaient une épaisse puanteur de charogne. En cette douce nuit d’hiver, tout geste devrait prendre des allures de magie ; toute chose devrait s’illuminer de merveilleux. Peut-être auront-ils plus de veine au Noël suivant : peut-être seront-ils enfin les prochains élus de l’autre échéance …

La nature endurait un interminable supplice.

Le bourg semblait inhabité, comme si la peste les y avait précédés de plusieurs jours. Une manière de Petit Jésus, une sorte d’Enfant Dieu comme le sont tous les nouveau-nés. On avait beau placer la statue dans quelque confortable église, elle revenait toujours, d’elle-même, à cet endroit de Ferrières, là où coulait une eau claire (d’où le nom de la rivière : la Cléry).

Ce village marque une fin de Sologne.

Cette étrange dévotion leur donne à coup sûr de la réflexion dans le crâne. Mais de toutes ces fariboles de galantins, l’honnête bergère ne voulait rien entendre. Ce dernier ne croyait pas si bien dire : soudain, les chenapans restèrent de glace, alors que le désir les échauffait pourtant depuis fort longtemps. Seul le forgeron était debout avant lui, quelquefois, les jours de commandes pressantes. Pour le laboureur, labourer, c’était là son unique labeur. Mais les jours défilaient sans rien soulager : le dos restait en capilotade et la couenne ne s’éclaircissait guère.

Le menuisier habitait dans une antique rue aujourd’hui disparue, la rue du Lacet-d’Amour, qui s’enfonçait jusqu’au cœur de l’ancien quartier de Bourgogne, à Orléans. Une chanson revenait souvent à son répertoire : Les filles de la Louère, dont la paillardise rebattait les chastes oreilles des bourgeois bien-pensants. Notre François perdit tous ses chalands attitrés, puis tous ses amis fidèles. Notre François, quant à lui, puisqu’il n’avait plus rien à perdre, y déambulait sans appréhension. Plus de François, plus de menuisier chansonnier. On n’en croyait plus ses oreilles : François se remettait à beugler de plus belle, sapristi !

Le mot était lâché : on venait de déterrer l’un des plus vieux mythes de l’Orléanais, celui de la barge d’or laissée jadis par Jules César. À en croire la tradition séculaire, il avait amassé un butin mirobolant en pillant Genabum. Car plus jamais il ne manqua d’ouvrage, le brave François.

 

Or, donc, précédemment, je vous ai entretenus des affres qui turlupinaient les riverains de la Loire quand il s’agissait pour eux de jeter une passerelle sur le fleuve. Là, le pont actuel ne doit rien à Satan. Le gouffre l’ayant rejetée, elle surnagea dans la tourmente.

La Vierge des Mariniers demeura en Vienne jusqu’à ce qu’éclatassent les émeutes révolutionnaires. Les quatorze plans du château furent ébauchés par la Marquise soi-même. Les petites gervaises devaient donc longer le fleuve par l’unique chemin qui existait, côté solognot, puis, arrivées à hauteur du vilainage de Nozieux, en face du château, traverser la Loire en empruntant la toue du passeur.

Macaire camoufla sa victime, en toute hâte, sous une couverture de mousse, au pied d’un chêne. Les froidures redoublaient de jour en jour, les pierres se fendaient sous la gelée et les fagots venaient à manquer. D’ordinaire, les gens étaient les seuls à souffrir des rigueurs du mauvais temps, car la Nature n’avait point daigné les couvrir de plumes ou de poils, seulement d’oripeaux.

« Où vas-tu donc de si bon matin ? » lui demanda le coq en guise de bonjour.

– Ah ! Mes pauvres amis, cacarda l’oie, figurez-vous que le mal me frappe durement.

J’ai tant de fatigue que je m’endors dès la tombée de la nuit.

 

C’était celle d’un misérable refuge qui tenait autant de la cahute que de la tanière. Oserai-je l’avouer ?

Le sanctuaire reçut même l’insigne visite de plusieurs seigneurs des alentours. Pour finir, il tint à ce qu’on l’inhumât, en sa bien chère collégiale, où il repose toujours aux côtés de la reine et du bâtard Dunois. « Comme on revenait du cimetière, le chien aperçut l’assassin de son maître et se jeta sur lui. » Une fresque fut brossée, par un artiste local, sur la hotte d’une cheminée de son castel.

De la belle, on ne retint que sa prodigieuse délicatesse, une grâce qui suffisait à ensorceler le plus perfide des félons. La vieille se releva de sa besogne pour se porter à la rencontre des flâneurs. N’y voyez là aucune compassion maternelle : c’était pour faire bonne mesure à son bliaud, la veille encore rondelet de postérité. La dénonciation, pour triviale qu’elle fut, était sans ambiguïté.

De la rive, alors que le fût dépassait les jonchères de son village, il parvint à jeter un triste guenillon qu’il traînait partout, un froid manteau dont la malheureuse essaya de s’envelopper, tant bien que mal. À force de compulser les vieux bouquins, ces rongeurs-là sont aussi poussiéreux, aussi moisis, aussi jaunasses que les grimoires qu’ils se plaisent à grignoter.

 

Les citadins d’Orléans, les « guêpins », tiraient leur surnom de ce qu’ils avaient parfois l’esprit piquant. Autres temps, autres problèmes. La nue est plus bistrée qu’une cheminée en peine de ramonage, de sorte que, perdu dans la grisaille fuligineuse et frisquette, on se prend à rêver au sable fin des plages inondées de soleil.

Un Noël de misère, cela va sans dire. On arrivait au crépuscule de l’année et, comme par un fait exprès, son sacré bonhomme tardait à rentrer. Alors la brave femme s’adoucit – bonne pâte qu’elle était ! – et, contre toute attente, déborda même d’amabilité. Désormais, les petits garnements n’auraient plus à redouter la malignité d’un tel croquemitaine.

C’est à peu près ce que grommela Ursule Leclodo, quand il se retrouva seul sur le pavé d’Angers, dans la nuit de cet hiver glacial. En un mot : jouer au Bonhomme Noël avec des pestes qui, les autres jours, s’amusaient à lui tirer la langue ! Elle, la femme, on la connaissait dans ce quartier.

Le cahors aidant, l’auguste invité racontait mille calembredaines où se mêlaient astucieusement sa qualité d’un soir et ses défauts de tous les jours. Car entre nous, franchement, qui pense à la naissance du Petit Jésus en attendant ce mécréant de Père Noël, hein, je vous le demande ? Tombait-il de la neige sur la Judée ? Les coquillards s’abattaient là comme corbeaux en plaine, et maintes fois on les surprit qui perpétraient leurs larcins autour du manoir de Montpipeau. Mais pour agiter les gambettes d’une alerte mesure, il fallait un croque-notes de qualité.

Hégésippe Jacquelin fut donc le grillon du manoir de Montpipeau pendant la belle saison de cette année-là. Le serviteur répondit que ses maîtres étaient revenus au château. C’était Pinchebec. « A étreindre si fort ton violon, tu vas finir par lui briser l’âme ! »

Cavalcadaient de près, froufrous émoustillants et jarretières de catins, les courtisanes invitées à la bamboche du manoir. L’assemblée entière reforma la sarabande dès les premiers accords égrenés. Le voyant, on l’aurait pris pour un de ces noctambules qui brûlent leur chandelle par les deux bouts, sans voir plus loin que le bout de leur nez. Le chêne du violoneux fut baptisé le « Rond des dames » en souvenir des filles perdues qui, plus tard, se dévergondèrent sous son couvert. Julien, mon grand fiston chevelu et barbu, n’était alors qu’un trousse-pet de trois ans à peine. Car devenu un pépé à la tête chenue, Julien racontera peut-être à des marmots que son père à lui, excusez du peu, pétait le feu de Dieu.

 

Voilà, je vous ai confié ce qui me pèse sur le cœur lorsque je pense aux colporteurs de contes du temps jadis.

 

Ainsi chantaient, amis liseurs, nos ménestrels du Haut Moyen Age. Ainsi connaît-on la louve de Rome, le lion de Belfort, la mule papale d’Avignon et, plus près de nous, les ânes de Meung. Cette version, on pouvait la lire sur une image d’Epinal de l’ancien temps.

.

Voilà, ce sont, transformées en nouvelle, les deuxièmes phrases des pages du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

.

Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par Laisser un commentaire

Amalgame 4

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat.

.

Voilà, à partir de la page 145 :

.

Or, donc, précédemment, je vous ai entretenus des affres qui turlupinaient les riverains de la Loire quand il s’agissait pour eux de jeter une passerelle sur le fleuve.

Là, le pont actuel ne doit rien à Satan.

Le gouffre l’ayant rejetée, elle surnagea dans la tourmente.

La Vierge des Mariniers demeura en Vienne jusqu’à ce qu’éclatassent les émeutes révolutionnaires.

Les quatorze plans du château furent ébauchés par la Marquise soi-même.

Les petites gervaises devaient donc longer le fleuve par l’unique chemin qui existait, côté solognot, puis, arrivées à hauteur du vilainage de Nozieux, en face du château, traverser la Loire en empruntant la toue du passeur.

Les citadins d’Orléans, les « guêpins », tiraient leur surnom de ce qu’ils avaient parfois l’esprit piquant.

Autres temps, autres problèmes.

Il habitait dans une antique rue aujourd’hui disparue, la rue du Lacet-d’Amour, qui s’enfonçait jusqu’au coeur de l’ancien quartier de Bourgogne, à Orléans.

Une chanson revenait souvent à son répertoire : Les filles de la Louère, dont la paillardise rebattait les chastes oreilles des bourgeois bien-pensants.

Notre François perdit tous ses chalands attitrés, puis tous ses amis fidèles.

Notre François, quant à lui, puisqu’il n’avait plus rien à perdre, y déambulait sans appréhension.

Plus de François, plus de menuisier chansonnier.

On n’en croyait plus ses oreilles : François se remettait à beugler de plus belle, sapristi !

Le mot était lâché : on venait de déterrer l’un des plus vieux mythes de l’Orléanais, celui de la barge d’or laissée jadis par Jules César.

A en croire la tradition séculaire, il avait amassé un butin mirobolant en pillant Genabum.

Car plus jamais il ne manqua d’ouvrage, le brave François.

La nue est plus bistrée qu’une cheminée en peine de ramonage, de sorte que, perdu dans la grisaille fuligineuse et frisquette, on se prend à rêver au sable fin des plages inondées de soleil.

Un Noël de misère, cela va sans dire.

On arrivait au crépuscule de l’année et, comme par un fait exprès, son sacré bonhomme tardait à rentrer.

Alors la brave femme s’adoucit – bonne pâte qu’elle était ! – et, contre toute attente, déborda même d’amabilité.

Désormais, les petits garnements n’auraient plus à redouter la malignité d’un tel croquemitaine.

C’est à peu près ce que grommela Urusule Leclodo, quand il se retrouva seul sur le pavé d’Angers, dans la nuit de cet hiver glacial.

En un mot : jouer au Bonhomme Noël avec des pestes qui, les autres jours, s’amusaient à lui tirer la langue !

Elle, la femme, on la connaissait dans ce quartier.

Le cahors aidant, l’auguste invité racontait mille calembredaines où se mêlaient astucieusement sa qualité d’un soir et ses défauts de tous les jours.

Car entre nous, franchement, qui pense à la naissance du Petit Jésus en attendant ce mécréant de Père Noël, hein, je vous le demande ?

Tombait-il de la neige sur la Judée ?

Les coquillards s’abattaient là comme corbeaux en plaine, et maintes fois on les surprit qui perpétraient leurs larcins autour du manoir de Montpipeau.

Mais pour agiter les gambettes d’une alerte mesure, il fallait un croque-notes de qualité.

Hégésippe Jacquelin fut donc le grillon du manoir de Montpipeau pendant la belle saison de cette année-là.

Le serviteur répondit que ses maîtres étaient revenus au château.

C’était Pinchebec.

« A étreindre si fort ton violon, tu vas finir par lui briser l’âme ! »

Cavalcadaient de près, froufrous émoustillants et jarretières de catins, les courtisanes invitées à la bamboche du manoir.

L’assemblée entière reforma la sarabande dès les premiers accords égrenés.

Le voyant, on l’aurait pris pour un de ces noctambules qui brûlent leur chandelle par les deux bouts, sans voir plus loin que le bout de leur nez.

Le chêne du violoneux fut baptisé le « Rond des dames » en souvenir des filles perdues qui, plus tard, se dévergondèrent sous son couvert.

Julien, mon grand fiston chevelu et barbu, n’était alors qu’un trousse-pet de trois ans à peine.

Car devenu un pépé à la tête chenue, Julien racontera peut-être à des marmots que son père à lui, excusez du peu, pétait le feu de Dieu.

Voilà, je vous ai confié ce qui me pèse sur le coeur lorsque je pense aux colporteurs de contes du temps jadis.

Voilà, ce sont les deuxièmes phrases des pages 145 à 187 du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

.

La suite dans les prochains jours. Une surprise ?

.

Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par Laisser un commentaire

Amalgame 3

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat.

Voilà, à partir de la page 91 :

.

Les gens y vivaient paisiblement, loin des turpitudes qui agitaient le vaste monde.

C’est aujourd’hui un chapelet de merveilles que le touriste ne se lasse pas d’égrener, le ravissement se renouvelant à chaque visite.

On le croyait originaire des lointaines Germanies, le pays des plus redoutables envahisseurs ; en vérité, il venait des profondes forêts d’Armorique, d’où la faim l’avait éloigné.

Semer du méteil sur cette hauteur pierreuse leur paraissait peine perdue.

Et si elle lui avait révélé la réalité ?

Le pont-levis resta dressé, la herse ne bougea pas d’un pouce.

La journée s’achevait et lui, le gaminet, était fort heureux à l’idée qu’une soupe chaude fumait à son intention sur la table des domestiques.

Or donc, Matthieu s’en revenait au bercail après une journée bien utilisée.

D’arbres guère, de maisons point.

Là différaient les témoignages.

Le garçonnet ferma les yeux, comme pris de vertige.

Les deux tourtereaux s’étaient déclaré fidélité mutuelle.

La Belle Dame était apparue quelquefois, il y avait fort longtemps, à des enfants du bourg ; son fidèle chevalier l’escortait toujours dans sa mélancolique promenade.

La belle se serait cloîtrée par dépit, son vilain père n’entendant point accorder la main qu’elle avait promise au beau prétendant.

Pendant qu’ils disputaient de l’invalidation de son union conjugale avec Louis Six, la primesautière Eléonore de Guyenne, duchesse d’Aquitaine, avait d’autres chats à fouetter que ceux de la ville : elle s’employait, dans une paroisse des alentours, à réprimander vertement le capitaine Bedford, un haut officier de sa garde.

Ils étaient quatre à tailler des croupières aux Infidèles, quatre à planter la Sainte Croix sur les hamadas sarrasines.

L’oubliette au fond de laquelle ils croupissaient maintenant avait été creusée sous la forteresse égyptienne de Mansourah, dont les remparts verrouillaient le delta du Nil.

La prise de Mansourah se solda par l’anéantissement des Templiers envoyés en avant-garde.

« Si vous avez faim, ricanaient-ils dans leur charabia, mangez donc les rats qui grouillent autour de vous, avant qu’ils ne vous mangent ? »

Ils se pincèrent pour être certains de ne plus rêver.

La cause en fut, tantôt, la scélératesse d’un indélicat ; tantôt, l’indélicatesse d’une scélérate.

Belle, tellement belle ! tiens : belle à en damner un frère lai.

La vieille se releva de sa besogne pour se porter à la rencontre des flâneurs.

N’y voyez là aucune compassion maternelle : c’était pour faire bonne mesure à son bliaud, la veille encore rondelet de postérité.

La dénonciation, pour triviale qu’elle fut, était sans ambiguïté.

De la rive, alors que le fût dépassait les jonchères de son village, il parvint à jeter un triste guenillon qu’il traînait partout, un froid manteau dont la malheureuse essaya de s’envelopper, tant bien que mal.

A force de compulser les vieux bouquins, ces rongeurs-là sont aussi poussiéreux, aussi moisis, aussi jaunasses que les grimoires qu’ils se plaisent à grignoter.

Parlons de moins haut, je vous prie, et causons en toute bonne franquette.

Ces filles-là sont les ribaudes ; elles traînassent à l’arrière-garde, maraudent sur les bordes d’alentour et profitent des pillages que ne manquent pas de commettre les routiers.

Les capitaines approuvent en choeur, certains de bon gré, d’autres moins.

Adoncques, privés de leurs gotons, les reîtres décampent de bon matin et s’ébranlent en se remémorant certaines bougreries désormais interdites.

Ceux-ci la dépeignent épanouie, parfaite, auréolée de grâce.

Elle repousse toute avance des caudataires comme elle repousserait un assaut de ces infatués d’Anglais…

La Pucelle y aurait prédit, parlant de l’ennemi : « Entre la croix Blon et la croix Faron, nous le vaincrons. »

Durant l’été 1993, rebelote : un second découpage de la plaine a quasiment livré aux charrues le Grand Chemin.

Une troupe de cavaliers prenait position à grand bruit, nuitamment, dans leur village endormi, d’ordinaire si paisible.

Ils déferlaient sur nos campagnes et rapinaient sans vergogne tout ce qui leur tombait sous le gantelet, de la maison forte la plus riche à la plus miséreuse des chaumines.

Puis ils s’attelaient de nouveau, servilement, à l’ouvrage.

Nenni : ce n’étaient ni les uns, ni les autres.

Ce louage  était généralement fixé au denier parisis, c »est-à-dire à un denier de Paris.

En clair, les paysans ne devaient plus poser le sabot sur les communaux s’ils ne voulaient point se balancer sous le gibet, écharpe au cour et chaînes aux poignets.

Un matin, les pauvrets ouïrent que le duc de La Trémouille avait décidé que les communaux seraient divisés en lots et vendus ainsi à la gent d’alentour.

Pour finir, les gardes flambèrent le misérable gîte.

Il déroula un parchemin préparé de longue date, déplia son écritoire et tendit la plume d’oie au paysan.

La Fouquette et les fouqueteaux en étaient, qui se serraient contre leur homme retrouvé.

Ici, comme partout ailleurs, les affrontements déchiraient le pays.

Quand la pitié le suppliait de secourir les braves gens, la raison lui rappelait un autre village, son village à lui, qui l’attendait avec espoir.

Personne ne le vit, et il ne vit personne.

A l’approche de la Croix-Briquet, trois filous de basse espèce le rouèrent à plates coutures, d’une volée de bois vert, dans l’espoir de lui rafler quelques testons sonnants et trébuchants.

Pourtant, semoncer monsieur de La Trémouille soulevait problème.

Tout juste se plaisait-il à évoquer, au soir de son âge, le souvenir d’une veuve fortunée qui, là-bas, à l’orée de Mérobert, guettait peut-être encore son passage …

Voilà, ce sont les deuxièmes phrases des pages 91 à 144 du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

.

La suite dans les prochains jours.

.

Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par Laisser un commentaire

Amalgame 2

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat.

Voilà, à partir de la page 39 :

.

Je me rince la glotte d’une lichette de marc et, d’une voix claire, je reprends mes conteries.

Celui-ci avait élu repaire près du lieudit « Nanteuil », là où le ruisseau vaseux du Ponchet se perd en marécages nauséabonds, où les bois gris se font bosquets griffus, où l’étroit sentier s’enlise dans la boue glaiseuse.

Pas le moindre osselet.

« N’emportes-tu point d’armes, lui demanda timidement le prêtre, et n’emportes-tu point de cuirasse ? »

Alors qu’il agonisait, ses flancs dégageaient une épaisse puanteur de charogne.

En cette douce nuit d’hiver, tout geste devrait prendre des allures de magie ; toute chose devrait s’illuminer de merveilleux.

Peut-être auront-ils plus de veine au Noël suivant : peut-être seront-ils enfin les prochains élus de l’autre échéance …

La nature endurait un interminable supplice.

Le bourg semblait inhabité, comme si la peste les y avait précédés de plusieurs jours.

Une manière de Petit Jésus, une sorte d’Enfant Dieu comme le sont tous les nouveau-nés.

On avait beau placer la statue dans quelque confortable église, elle revenait toujours, d’elle-même, à cet endroit de Ferrières, là où coulait une eau claire (d’où le nom de la rivière : la Cléry).

Ce village marque une fin de Sologne.

Cette étrange dévotion leur donne à coup sûr de la réflexion dans le crâne.

Mais de toutes ces fariboles de galantins, l’honnête bergère ne voulait rien entendre.

Ce dernier ne croyait pas si bien dire : les chenapans restèrent soudain de glace, alors que le désir les échauffait pourtant depuis fort longtemps.

Et lorsque l’évêque de Blois, un fieffé gâcheur de croyance du nom de Thémines, décida d’interdire le culte qu’on lui rendait à Sambin, il souffla comme un vent de jacquerie qui faillit dégénérer en révolution, rien moins !

La terre, d’ordinaire nourricière, ne nourrissait plus son monde, et surtout pas celui qui s’éreintait à la piocher.

Puisqu’elle était en bois noirci, on crut bon de la nommer « Notre-Dame d’Ebène ».

Eclata la Révolution, qui se propagea en Blésois comme ailleurs.

Seul le forgeron était debout avant lui, quelquefois, les jours de commandes pressantes.

Labourer, c’était là son unique labeur.

Mais les jours défilaient sans rien soulager : son dos restait en capilotade et sa couenne ne s’éclaircissait guère.

Le sanctuaire reçut même l’insigne visite de plusieurs seigneurs des alentours.

Pour finir, il tint à ce qu’on l’inhumât en sa bien chère collégiale, où il repose toujours aux côtés de la reine et du bâtard Dunois.

Elle prouva simplement que la bonne Vierge veillait toujours infatigable, sur les restes de son fidèle roi, mais que sa générosité l’avait poussée à trop de zèle.

C’est là, à Beaugency, près du chaume sous lequel je gîte, que vous sauterez la Loire.

Et surtout, surtout, défiez-vous des bourgeois de Beaugency.

Hélas, tout cela n’était vrai qu’à la belle saison.

L’ouvrage avançait.

Dès qu’il devina que l’or manquait, il quitta son observatoire et s’approcha de la gent désespérée.

Le bailli s’empara du sac et le lança avec force au milieu du pont.

Ainsi chantaient, amis liseurs, nos ménestrels du Haut Moyen Age.

Ainsi connaît-on la louve de Rome, le lion de Belfort, la mule papale d’Avignon et, plus près de nous, les ânes de Meung.

Cette version, on pouvait la lire sur une image d’Epinal de l’ancien temps.

Comme on revenait du cimetière, le chien aperçut l’assassin de son maître et se jeta sur lui.

Une fresque fut brossée, par un artiste local, sur la hotte d’une cheminée de son castel.

De la belle, on ne retint que sa prodigieuse délicatesse, une grâce qui suffisait à ensorceler le plus perfide des félons.

Macaire camoufla sa victime, en toute hâte, sous une couverture de mousse, au pied d’un chêne.

Les froidures redoublaient de jour en jour, les pierres se fendaient sous la gelée et les fagots venaient à manquer.

D’ordinaire, les gens étaient les seuls à souffrir des rigueurs du mauvais temps, car la Nature n’avait point daigné les couvrir de plumes ou de poils, seulement d’oripeaux.

« Où vas-tu donc de si bon matin ? lui demanda le coq en guise de bonjour.

– Ah ! mes pauvres amis, cacarda l’oie, figurez-vous que le mal me frappe durement.

J’ai tant de fatigue que je m’emdors dès la tombée de la nuit.

C’était celle d’un misérable refuge qui tenait autant de la cahute que de la tannière.

Oserai-je l’avouer ?

Le colon de Champré avait failli le truffer de mitraille en le surprenant dans sa bergerie ; le fermier de Champvin l’avait pilonné comme raison, alors que l’animal tentait de soutirer un baril du cellier ; le métayer de Champgrain s’était amusé à le rouer de son fléau, après l’avoir acculé dans sa grange …

Goupil, son compère renard, prétendit le surlendemain l’avoir rencontré au loin.

Voilà, ce sont les deuxièmes phrases des pages 39 à 89 du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

.

La suite dans les prochains jours.

.

Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par 2 commentaires

Amalgame

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat.

C’est parti, je commence :

.

Il touille l’onde – on dit qu’il (un pêcheur de lune) la « rabouille » – dans l’espoir d’appâter les bonnes fortunes.

Là-dessus, les avis restent partagés.

Je les ai ramassées, puis époussetées.

Nous eûmes notre déluge, comme tout le monde, en nos vallées fluviales.

L’Eternel en ressentit un amer mécontentement, et Il se repentit d’avoir guidé les hommes de la tribu jusqu’en notre région.

C’était une ardoise.

Trinquons aux savoureuses histoires qu’il me plaît de vous conter et qu’il vous plaira peut-être de lire.

Nous tenons l’anecdote de l’abbé Cordier, un latiniste de l’avant-dernier siècle qui ne laissait jamais sa foi entraver son imagination.

Silène était un brave satyre, mais il avait l’ivresse hargneuse.

Afin de se concilier les faveurs de Cérès, la belle déesse nourricière des hommes, les croquants des Mauves entassèrent leurs maigres gerbes en une seule meule, qu’ils décidèrent d’offrir en holocauste.

On les surnomma les « nattaires », parce qu’ils dormaient sur une natte de jonc.

Notre val accueillit alors un véritable contingent d’anachorètes, une confrérie si fournie que la principale difficulté pour ses membres devient moins, par manque d’espace, d’atteindre la sainteté que de s’assurer un réel isolement.

On le découvrit que le lendemain matin, alors qu’il achevait d’user ses galoches sur la pierraille du chemin.

Donc, on ne badinait pas avec les saints ermites parmi les « voituriers d’eau », pour reprendre le titre attribué jadis aux mariniers de la Loire.

Un tourbillon – certainement le même qui avait autrefois étourdi le voleur de calice – se forma autour du médisant, le souleva dans les airs comme un fétu et, sous les mines ahuries des quatre autres compagnons d’équipage, le lâcha au-dessus d’un terrible remous.

La notoriété de l’ermite franchit alors les limites de la région.

On évoque le monstre à tort et à travers, on le gonfle jusqu’à en cauchemarder la nuit, on lui reproche toutes sortes de méchancetés que, sans les inventions tourmentées des hommes, il n’aurait jamais eu l’idée de commettre.

La seule échappatoire : se signer devant la menace.

On avait donc rapidement localisé l’endroit où se terrait le dragon : il n’y avait qu’à suivre les relents de charogne pour y arriver sans détours.

C’est alors qu’intervient le bon Saint Mesmin.

Le corps du patriarche fut inhumé près du caveau de saint Aignan, en l’église Saint-Pierre-aux-boeufs, depuis placée sous la dédicace dudit protecteur de la cité épiscopale.

Clovis s’en félicita et rattacha aussitôt maints domaines au monastère, se disant qu’ainsi administrés, lesdits domaines émergeraient vite de leur pitoyable situation.

On ne cherche pas impunément des crosses à un évêque, pas davantage à un abbé, tout dragon que l’on soit !

Agyle le traquait de près.

L’époque était incertaine.

Elle mentionne qu’en « l’an du Seigneur 1857, Napoléon III étant Empereur, sous le Pontificat de Pie IX, le tombeau de Saint Mesmin, autrefois vénéré, depuis lontemps muré, enfin retrouvé, a été restauré, Dieu aidant, par Félix (Dupanloup), évêque d’Orléans ».

Pour conclure, revenons à la délivrance de la région par l’audacieux saint Mesmin.

La guivre de saint Mesmin projetait une haleine empestée qui « corrompait l’air et donnait la mort aux hommes et aux animaux » ; le serpent de saint Liphard lançait un venin fétide et fatal.

S’impose aussitôt à l’idée le roi Clodomir, le propre fils de Clovis, un despote brutal et sans pitié.

.

Voilà ce sont les deuxièmes phrases des 37 premières pages du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

.

La suite dans les prochains jours.

.

Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par 2 commentaires

Nouvelles je vous aime

Les lecteurs parlent souvent des livres. Ils préfèrent les romans, les essais. Mais ils ne vantent jamais les nouvelles. Moi j’aime les nouvelles. Je ne parle pas de celles publiées par les médias. Je ne parle pas des nouvelles de la météo, ni des actualités, ni des faits divers. Je parle des vraies nouvelles.

C’est un art difficile à réaliser. Il faut trouver une accroche, construire un corps intéressant et imaginer une fin à peine esquissée au début et imprévue en réalité.

.

L’inspiration ne vient pas toujours le moment venu, le moment où il faudrait qu’elle arrive. Alors, la page blanche reste blanche.

L’encre sèche avant d’avoir parcouru les quelques lignes qui auraient dû sortir. Malgré tout, des mots s’additionnent aux mots pour former des phrases dont certaines ne veulent rien dire.

Il faut être humble.

C’est dans ces moments que l’on comprend toute la difficulté, toute la souffrance des écrivains, des auteurs.

Le cerveau ne fournit rien et pourtant il faut écrire.

Alors les doigts s’agitent sur le clavier. La machine fait le reste. Ce soir, rien ne vient. Ce sera pour une autre fois…. espérons-le.

Il faut garder espoir. L’espoir fit vivre. Il permet d’envisager quelque chose de plus ou de différent. Il combat le néant, ce rien. On dit que le rien n’existe pas et pourtant … il pèse lourd, parfois très lourd. Ce n’est pas rien.

Boniment que tout cela. Peut-être … mais n’y a-t-il pas un fond de vérité ?

.

Un auteur rencontre cela quand il vient de terminer un gros ouvrage, comme un roman ou un essai.

Avant d’entamer un autre ouvrage important, c’est souvent le vide. Je le comble comme je le peux.

Pour cela, j’aime bien écrire des nouvelles. Un peu de recherches, une accroche, un corps, une fin imprévue. Voilà, c’est prêt. Cela, c’est la théorie, car, en pratique, la difficulté est toujours là. Difficile d’écrire une nouvelle.

Pourquoi les gens n’aiment pas les nouvelles ? C’est à chaque fois une aventure différente, avec un récit souvent sympa et une fin étonnante, non attendue.

Pourquoi faut-il avoir un nom à consonance anglosaxonne pour que les gens s’y intéressent ? Les français sont-ils si nuls ?

Moi, j’aime les nouvelles, j’aime en écrire, j’aime y travailler.

Essayez, vous verrez, vous aimerez.

.

Tentez le coup avec les miennes

Il y en a cinq pour l’instant.

Vous ne risquez pas grand chose : 6 euros chaque.

En vente sur le site  :

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

.

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

Publié par Laisser un commentaire

Promenade à Vélo

Promenade à Vélo

Au hasard des routes, sous un ciel qui sent la fin de l’orage, le vélo roule vers le tumulus de Mézières-lez-Cléry, qu’il laisse ensuite sur sa gauche. Le tumulus est gaulois. Il date de – 300 ans avant Jésus-Christ. Il s’agit d’une butte de terre d’une hauteur d’environ 12 mètres sur un diamètre de 70 mètres. Son nom : la Butte des Elus. Quatre tombes gauloises l’occupent. Des armes et des bijoux ont été trouvés. Au sommet, la statue de la Vierge domine la vallée de l’Ardoux. Elle repose sur un passage voûté construit par les hommes à la suite de la guerre de 1870 en remerciement de la sauvegarde du village. La légende raconte que si une femme passe sept fois dans le passage sans rire ni sourire, elle sera fécondée prochainement.

Laissant cette butte chargée d’histoire ancienne sur la gauche, le vélo décide de continuer vers Cléry Saint André puis de bifurquer sur la gauche en direction de Jouy le Potier. Au bout de quelques kilomètres, toujours sur la gauche, se dresse un ancien four à brique, au lieudit Cendray. La poterie a été longtemps, la plus ancienne activité de la ville. Il faut dire que la qualité de son argile était exceptionnelle. Il n’y a pas eu moins de 32 fours à poteries, briquetteries et tuileries dans le village. La fin de cette exploitation date du 16ème siècle, à cause des guerres de religion. C’était le château de Beaugency qui exigeait les poteries ou briques faites par les potiers de Jouy.

Les poteries n’existent plus depuis plusieurs siècles, la fin du Moyen-Age, en raison de la Guerre de Cent Ans. Encore un coup des anglais qui ont tout détruit à la fin du 15ème siècle. De l’autre côté de la route, se dresse le Château de Cendray construit vers 1562.

Jouy existe depuis les Gaulois. Le village s’appelait alors Gaudiacum, puis changea de nom : Joiacum au 12ème et 13ème siècles. C’était le diminutif de JOVIACUM, ancien culte rendu à Jupiter (JOVI en latin). De moins c’est ce que dit LA GAZETTE D’ORLEANS.  Potier a aussi changé d’ortographe ; Il y a eu un H depuis le 13ème siècle : Pothier. Ce n’est que récemment que le H  a disparu, en 1873.

Retour jusqu’à Saint Pryvé Saint Mesmin, qui tire son nom de l’époque Mérovingienne, du nom de deux saints : Saint-Privat (ou Saint-Pryvé) et Saint-Maximim (ou Saint-Mesmin). C’est le bon roi Dagobert qui a fait transporté les cendres Saint Privat, évêque de Mendes, à Saint-Denis. Saint-Maximum était le neveu d’un grand ami de Clovis, Saint-Euspice. Il en hérita, notamment le domaine de Micy, vers 508. Il y établit un monastère, non lieu d’un autre four à brique qui existe encore, sans activité cependant.

C’est sur les fondations de cette abbaye que fut installé le Carmel de Micy-Orléans, fondé en 1617. Depuis le 5ème siècle, les moins bénédictions ont prié, travaillé et vécu. Trente saints ou martyrs émanant de leur rang ont été reconnus par l’Eglise comme Saint Mesmin, Saint Aubin.

Le vélo termine sa course par la Pierre du Duc sur la commune de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin. C’est l’endroit où fut assassiné François de Guise, le Balafré. C’était un catholique convaincu et actif, responsable de la Conjuration d’Amboise, autrement appelé le Tumulte d’Amboise. Le Duc François de Guise, lieutenant-général du royaume, comte, duc d’Aumale et Pair de France, Marquis de Mayenne, baron, prince de Joinville, grand chambellan, grand veneur et grand maître, est mort d’un coup de pistolet dans le dos, un soir de février. Mais avant de mourir, il est remonté sur son cheval en criant : « je suis mort ».

Une belle balade à vélo en tous cas.

Jean-Louis Riguet

Juillet 2013

.

AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

www.dedicaces.ca

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269

http://www.lulu.com/shop/search.ep?keyWords=augustin+ma+bataille+de+loigny&categoryId=200167

.

AUGUSTIN est aussi en vente dans certains points de vente. Se reporter aux autres articles de ce blog.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://librebonimenteur.net/

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

.

Publié par Laisser un commentaire

Augustin et Babelio

 

Augustin, ma bataille de Loigny

 

Obtient une note de 3,5 / 5 dans une critique sur BABELIO.

 

La critique est indiquée littéralement ci-après.

 

 

Première couverture Augustin
Première couverture Augustin

 

Jean-Louis Riguet

ISBN : 1770762159
Éditeur : Éditions Dédicaces (2012)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)

 

Résumé :

ISBN : 978-1-77076-215-2
Format : 180 pages, 6.0 x 9.0 po., broché,
papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

1870, Loigny la Bataille. La guerre franco-prussienne fait rage. En décembre, Loigny la Bataille est le théâtre d’une bataille meurtrière. Le Château de Villeprévost, réquisitionné par les bavarois, est transformé en hôpital de campagne.

Les Prussiens se sont, côté nord, déployés de La Maladrerie à Lumeau en passant par Fougeu, Beauvilliers, Goury. Côté sud, les Français font front sur Nonneville, Villepion, Villours, Faverolles, Terre Rouge. Au milieu de ces deux lignes : Loigny est prise en étau. La bataille dans Loigny se fait pour une rue, un passage, une impasse, un quartier, une maison, une cave, pour rien. On se bat, c’est tout. Il faut avancer, ne pas reculer, mourir s’il le faut. Cela fait quand même en une seule journée environ 15000 victimes, soit environ 100 par kilomètre carré. … Quand même… une victime par cent mètres carrés !

L’ancien régisseur, Augustin, vit avec les siens au château cet épisode guerrier de l’histoire locale. Sa petite fille adoptive rencontrera-t-elle l’amour ? S’en sortiront-ils ?

Critiques, analyses et avis (1)

Les lectures d’Isabelle

Je suis une jeune femme qui a besoin de voyager dans l’univers des livres pour satisfaire son besoin de rêver ! Dans mon blogue, vous en trouverez pour tous les goûts ! Car je ne suis pas difficile: presque tout m’intéresse !

Présentation d’ISABELLE

Isabelle
Canada

http://lecturesdisabelle.blogspot.com/

Je suis une lectrice passionnée et éparpillée. Je lis un peu de tout, tout en même temps. Je dévore des classiques tout comme de la littérature contemporaine, des romans à l’eau de rose tout comme des thrillers et des livres sérieux tout comme des livres complètement saugrenus !
Je suis une vraie curieuse : tout m’intéresse, ce qui rend mes choix de lecture cauchemardesques ! Comment, en effet, choisir son prochain livre quand il y en a tant que je voudrais lire ?
Je débute présentement ma carrière en enseignement adaptation scolaire et je découvre aussi avec délices la littérature jeunesse. Toutes les suggestions sont les bienvenues de votre part !

Je suis une jeune femme qui a besoin de voyager dans l’univers des livres pour satisfaire son besoin de rêver ! Dans mon blogue, vous en trouverez pour tous les goûts ! Car je ne suis pas difficile: presque tout m’intéresse !

Isabelle critique :

Par iarsenea, le 25 juin 2013

D’abord merci aux éditions Dédicaces ainsi qu’à Babelio de m’avoir offert ce roman dans le cadre de Masse Critique. En parcourant les différents résumés des livres disponibles pour cette édition de Masse critique, mon attention a immédiatement été captée par ce roman, sans doute en raison du fait qu’il s’agissait d’un roman historique. J’avais d’assez hautes attentes envers Augustin ma bataille de Loigny, mais elles n’ont malheureusement pas toutes été comblées.

 D’abord, le sujet (la bataille de Loigny) est très intéressant mais assez insaisissable pour un public québécois, à moins qu’il ne soit vraiment féru d’histoire. Évidemment, je ne connaissais pas cette bataille dont il est question, et j’ai trouvé que celle-ci était très peu mise en contexte. Malgré les explications de l’auteur, je n’ai pas très bien saisi pourquoi les Français ce sont bataillés contre les Prussiens à cet endroit en 1970. De plus, je connais assez mal les régions et les départements français, ainsi que le fonctionnement de l’armée française de l’époque, ce qui fait en sorte que je me suis assez souvent sentie perdue. C’est un peu pour toutes ces raisons que je dis que Augustin ma bataille de Loigny n’est pas nécessairement adapté pour un public québécois qui n’a, en général, que très peu de connaissances en ce qui concerne cette époque en France.

Deuxième irritant que, malgré toutes mes bonnes intentions, je ne peux me permettre de passer sous silence, c’est le manque de naturel des dialogues entre les personnages. J’ai souvent trouvé que les paroles des personnages semblaient tout droit sorties d’un manuel d’histoire. De même, l’écriture en général s’apparentait plus à ce que l’on retrouve habituellement dans les manuels et les livres documentaires qu’à un véritable roman. Ainsi, ce qui a mon avis faisait pourtant un excellent sujet de roman (un château pris en otage pour être transformé en hôpital en temps de guerre) a été traité d’une façon trop terre-à-terre à mon goût.

D’un autre côté, j’ai apprécié le fait que le narrateur soit une personne âgée, ce qui faisait changement. Bien sûr, cela implique moins d’action, mais j’ai aimé me mettre dans la peau d’un homme de cet âge : ce qu’il ressent, ce qui lui fait plaisir, ses souvenirs, etc. J’ai aussi apprécié apprendre quelques mots du patois de la Beauce, cette région française dont j’ignorais jusqu’ici même l’existence. Voilà que maintenant, j’ai même envie d’aller faire un tour à Loigny pour en apprendre plus sur cette bataille. En effet, quoi de mieux que de se déplacer ?

Ainsi, j’aurais adoré le récit de cette bataille sous forme de livre documentaire ou de véritable roman, mais ce mélange des deux n’a pas fonctionné pour moi. Je crois néanmoins que d’autres pourraient apprécier ce roman, surtout s’ils ont une bonne base en histoire et en géographie de la France.

Merci encore aux éditions Dédicaces pour cet envoi !

Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.ca/2013/06/augustin-ma-bataille-de..

 

 Citations et extraits

Certes, un sou est un sou. Mais, quand vient le malheur, si le sou manque, le malheur est encore plus grand.

Réponse de l’auteur :

de riguet, le 06 juillet 2013

Bonjour Isabelle, j’ai pris connaissance de votre critique AUGUSTIN ma bataille de Loigny. Je vous en remercie vivement. C’était une volonté de ma part d’inclure une romance dans ce récit historique. Je sais que ce n’est pas conventionnel. J’ai tenté. Effectivement, j’aurais pu décrire davantage le contexte de l’époque, mais il est vrai aussi que je ne pensais pas que je serai publié par un éditeur canadien. Je visais une clientèle très locale. Merci de votre intérêt pour mon livre. mon blog librebonimenteur.wordpress.fr Merci encore, je vous embrasse Jean-Louis

Nouveau message sur Babelio

iarsenea vous a adressé un nouveau message sur Babelio :

« Bonjour, Je suis désolée du délai de ma réponse, de même que pour les fautes dans ce message. Je suis en Islande en ce moment, et j’ai rarement accès à Internet. Cela m’a fait plaisir de lire votre livre, et d’en rédiger une critique. J’avais bien conscience que vous n’aviez pas conscience que ce serait édité par une maison canadienne. Bien entendu, ma lecture a été influencée par le manque de connaissances quant à votre coin de pays. Je jetterai un coup d’œil à votre blog une fois à la maison. Merci encore de m’avoir écrit ! Isabelle »

.

AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

www.dedicaces.ca

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269

http://www.lulu.com/shop/search.ep?keyWords=augustin+ma+bataille+de+loigny&categoryId=200167

.

AUGUSTIN est aussi en vente dans certains points de vente. Se reporter aux autres articles de ce blog.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://librebonimenteur.net/

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

.

Publié par Laisser un commentaire

La Biennale de Châteaudun

L’ASSOCIATION D’ANIMATION ET DES COLLECTIONNEURS DUNOIS

Vient de sélectionner AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Pour participer à LA BIENNALE DU LIVRE DE CHATEAUDUN

Le 24 NOVEMBRE 2013

de 10 h à 19 heures

Les auteurs, éditeurs, libraires sont sélectionnés par les organisateurs.

Ce salon s’adresse exclusivement aux auteurs et éditeurs régionaux.

Il a pour but la mise en valeur du patrimoine littéraire régional.

Il doit permettre aux dunois de découvrir les auteurs.

Les rencontres avec les auteurs, les éditeurs et leur public sont favorisées.

Un maximum de 5 auteurs par éditeur.

Les libraires sélectionnés ont l’exclusivité de la vente des ouvrages.

.

La prochaine biennale se prépare

La prochaine biennale du livre de Châteaudun sera organisée le dimanche 24 novembre 2013,

toujours à l’Espace Malraux

.

avec des animations dès le vendredi 22 novembre au soir

le samedi 23 novembre au soir

.

Publié par Laisser un commentaire

Augustin dans l’Echo Républicain

http://feedproxy.google.com/~r/EditionsDedicacesNouveautes/~3/geJF9CaHeyY/?utm_source=feedburner&utm_medium=email.

Pendant la séance de dédicace faite à l’ESPERLUETE à CHARTRES le 22 juin 2013, Jean-Louis RIGUET a répondu aux questions de Basem SHALABI, correspondant local de presse, notamment pour l’ECHO REPUBLICAIN CHARTRES ET AGGLO.

Un article est né le 26 juin 2013. Le voici :

.

Article dans l'ECHO REPUBLICAIN à CHARTRES le 26 juin 2013
Article dans l’ECHO REPUBLICAIN à CHARTRES le 26 juin 2013

.

Comme le texte est difficilement lisible, en voici l’inextenso :

DEDICACE : Jean-Louis Riguet raconte la bataille de Loigny

C’est un roman historique que le notaire orléanais Jean-Louis Riguet vient de publier et l’a dédicadé, samedi, à la librairie L’Esperluète. Le cadre d’Augustin, ma bataille de Loigny est la guerre de 1870 opposant Prussiens et Bavarois d’un côté et l’armée de la Loire de l’autre, et plus précisément lors de la bataille du 2 décembre 1870 à Loigny, qui deviendra ensuite Loigny-la-Bataille. « J’ai voulu que les gens puissent se rendre compte des conditions de vie de l’époque. »

Augustin, ma bataille de Loigny de Jean-Louis Riguet, aux Editions Dédicaces à Montréal, 180 pages, 20 €.

.

Je tiens à remercier Basem SHALABI d’avoir salué mon roman historique dans cet article.

.

Nouvel extrait du roman AUGUSTIN ma bataille de Loigny publié aux EDITIONS DEDICACES

3

Villeprévost 10 novembre 1870

Après une nuit un peu courte, du fait des réjouissances de la
veille au soir, je me suis levé inquiet de la suite des événements qui ne
vont pas manquer de se produire dans les jours à venir. Pendant
qu’Émilienne prépare le café, je me demande comment occuper cette
journée sans trop m’éloigner de la ferme. Le café avalé, j’entreprends
l’ouvrage que je viens de décider.
Au sortir du domaine, je tourne sur la gauche en direction de
Tillay-le-Peneux, en prenant ensuite sur la droite un petit chemin
circulant entre deux rangées d’arbrisseaux, qui ont beaucoup perdu
leurs feuilles, laissant entrevoir les vestiges de nids d’oiseaux. Je me
suis toujours demandé où ils passaient les hivers les oiseaux, car on ne
les voit pratiquement jamais dès les froids venus. On ne les entend pas
non plus. De quoi peuvent-ils bien se nourrir ? J’avance lentement. Je
suis seul à priori. Je savoure cette solitude que je déguste avec
délectation. J’aperçois à une dizaine de mètres un lièvre qui, après une
course effrénée de plusieurs dizaines enjambées, reprend son souffle
assis sur son derrière. Il n’a pas l’air inquiet. Il ne m’entend pas arriver.
Il ne me sent pas non plus, le vent léger soufflant dans l’autre sens. Il
fait froid, mais le ciel est bleu et le soleil luisant. Si ce n’était une
atmosphère de guerre, tout le mieux serait réuni ici pour passer une
agréable journée.
Bien qu’errant sans but prédéterminé, je suis néanmoins ma
petite idée qui se trouve être d’aller observer de plus près ce qui peut
bien se passer du côté de Bazoches-les-Hautes. Je poursuis mon
avancée rasant au plus près les haies afin de ne pas éveiller l’attention.
De temps en temps, je regarde en arrière, et j’observe les allées et
venues du lièvre. Tant que ce dernier ne détale à pleine vitesse, je ne
crains rien car cela veut dire que personne ne vient troubler sa
quiétude. À part quelques lapins qui se promènent ou prennent le
soleil, il n’y a pas âme qui vive, du moins je ne vois rien ni personne.
Je vais ainsi, tranquillement, à mon rythme, jusqu’à Bois de Tillay sans
m’aventurer jusqu’aux maisons. Je reste bien à l’abri, caché par des
bosquets. Il va bientôt être dix heures et je ressens un petit creux à
l’estomac. J’avise une pierre assez large pour recevoir mon auguste
postérieur. Je farfouille dans mes poches pour en extraire une pomme
et je me mets à croquer à pleines dents dans le fruit qui se révèle
juteux. Le craquement de la peau fait du bruit qui me surprend. J’en
suis soudain inquiet. Ne vais-je pas me faire remarquer à cause d’une
pomme ? Je me remémore ce qui est arrivé à Adam quand Eve a
dévoré la pomme. J’espère qu’il ne m’arrivera pas pareille catastrophe.
Je regarde au loin. Rien ne bouge. Ouf ! Je me ressaisis immédiatement
et intérieurement je ris. Le craquement d’une peau de pomme ne
peut pas être suffisamment fort pour déranger un hameau à une
centaine de mètres de là. Quel benêt je fais !
Manger une pomme n’est pas bien long en temps réel.
Cependant, toujours aussi incorrigible, je me laisse aller. Je prends
mon temps. Me voilà parti vers une belle journée de printemps d’une
année précédente qui m’avait vu être le héros involontaire d’une
aventure. Un matin, tôt, à peine le jour levé, j’avais attelé un cheval à
ma carriole car j’avais le dessein d’aller jusqu’à Loigny pour y faire
quelques emplettes de menue importance d’une part et y voir un
certain Grassoin d’autre part. Ce Grassoin vendait des semences,
parait-il très intéressantes et peu onéreuses, et je voulais me rendre
compte par moi-même en quoi elles consistaient. Le percheron, un
beau mâle de cinq ans, bai brun, en pleine force de l’âge, répondant au
doux nom de Ouragan, paraissait bien excité et j’avais du mal à le
calmer même en lui parlant doucement. Un ouvrier agricole qui était à
mes côtés m’avait prévenu : « Augustin tu devrais le laisser à l’écurie
ou le mettre au pré. Ce matin, rien ne lui résistera et tu vas avoir un
mal de chien à le tenir. Crois-moi, tu devrais changer de cheval. » Je
l’ai éconduit peu aimablement en pensant que je ne voyais pas
pourquoi je ne pourrais pas le maîtriser. Ce n’était pas le premier
percheron qui me résisterait. Bref, j’ai envoyé sur les roses l’ouvrier
agricole et n’écoutant que ma vanité j’ai fini d’atteler le cheval rétif et
j’ai lancé Ouragan, la carriole et moi sur la route.
Au début, tout se passait bien. J’avais en vue la ferme de
Beauvilliers et à l’abord de la petite côte, sans y prendre plus garde que
cela, je fis fouetter mes rênes sur le dos du cheval en sifflant juste un
coup. N’écoutant que les ordres, sans prendre conscience de sa force,
le percheron du pas passa au trot et à mi-côte se retrouva au galop
entraînant la carriole à une vitesse un peu trop élevée pour notre
sécurité. Je voyais bien que nous allions trop vite en passant devant la
ferme mais puisque tout se passait bien, j’ai laissé faire. Il avait fier
allure Ouragan, la crinière flottant au vent de la course effrénée qu’il
accomplissait. Je voyais maintenant le carrefour de la route qui mène à
gauche vers Goury et à droite vers Loigny. Comme il fallait tourner à
droite, le percheron aurait dû ralentir. Mais il n’en faisait rien. Alors,
j’ai commencé à tirer sur les guides en arrière. Point de réponse. J’ai
tiré plus fort. Rien. Je me suis mis à serrer les dents (et les fesses).
J’avais mal aux doigts tant je tirais les rênes vers moi. Mais Ouragan
n’en avait cure. Il galopait. Heureux, je suppose qu’il était heureux. Il
démontrait sa force, sa vitalité, son énergie. Je me suis arque-bouté sur
la planche de pieds de la carriole et me suis maintenu en équilibre
précaire, les bras tendus par les guides à la limite de la rupture du cuir,
dans cette position inconfortable. Je tenais parce que je tendais les
rênes d’un côté et que les pieds reposaient sur une planche de l’autre.
Mais rien ne passait. Le percheron ne ralentissait pas. Ouragan
caracolait gaiement. Plus je tirais, plus il accélérait. Je ne savais plus
que faire et le croisement arrivait à une vitesse vertigineuse. D’instinct,
le percheron a choisi la droite, il devait sûrement savoir où il allait. Lui
est passé facilement. L’équipage est passé jusqu’à la moitié. Mais les
roues de la carriole n’ont pas tourné, elles ont glissé, d’abord
légèrement, puis plus vite, puis plus du tout, car il y avait une grosse
pierre sur le chemin. La carriole s’est cabrée, a dérapé, s’est déséquilibrée
et tout le monde a chu dans le fossé. Les deux bras en bois étant
cassés, le percheron a continué, seul, sa course folle droit devant lui et
moi, je suis resté comme un con, empêtré dans mes rênes, le cul pardessus
tête, la carriole reposant sur moi. Au bout d’une dizaine de
minutes, j’ai pu me sortir de cet enchevêtrement. Je n’avais rien de
cassé. Tant mieux. Mais je pestais comme il n’y avait pas dans cette
plaine. Je n’étais pas triste. J’étais en colère. En colère après Ouragan.
En colère après moi. J’ai plus juré qu’un charretier. À cause de ma
vanité, j’avais tout cassé et en plus j’avais perdu le cheval.
Une demi-heure ensuite, m’étant calmé un peu, j’avais
entrepris de dégager le chemin. Je donnerais plus tard des instructions
pour que la carriole soit rapatriée à Villeprévost. Mais le cheval ? Où
était passé ce fichu Ouragan ? Ah, il portait bien son nom celui-là.
C’était un vrai ouragan, cela c’était sûr. Tout en pestant encore, je
m’avançais en direction de Loigny quand j’ai avisé un couple qui
venait face à moi. Il y avait un homme et un équidé. L’humain
m’interpella :
– C’est à vous, ce bel étalon ?
– Oui, lui répondis-je, et je suis fort aise que vous me le
rameniez.
– Je l’ai vu galoper à pleine vitesse droit devant lui jusqu’au
moment où il s’est arrêté de lui-même. Il était plein d’écume. Il
soufflait comme un volcan. Je lui ai parlé gentiment, j’ai pris une
touffe d’herbe et je l’ai amadoué ainsi pendant quelques minutes. Il
s’est calmé et j’ai enfin pu l’attraper.
– Je ne sais pas ce qu’il avait ce matin. Ouragan, c’est son nom,
s’est mis à monter à toute vitesse la côte de Villeprévost jusqu’au
carrefour. Puis, il s’est mis au galop devant la ferme de Beauvilliers. Je
n’ai pas pu le faire ralentir et il a abordé le virage sans se poser de
question. Mais la carriole n’a pas suivi. Je me suis retrouvé dans le
fatras que vous voyez dans le fossé.
– Il est magnifique ce percheron. Une belle bête. Quel âge a-til
? Il parait jeune.
– 5 ans, il est en pleine force de l’âge.
– Vous n’avez rien ? Vous auriez pu vous faire mal, voire vous
tuer.
– Non, merci. Heureusement, je n’ai rien. Merci de votre aide
et de m’avoir ramené ce pensionnaire. Je vais tenter de faire rentrer à
l’écurie ce grand escogriffe, sagement. Je voulais faire le fier-à-bras.
Me voilà bien penaud maintenant. J’en suis récompensé. Allez, adieu,
je vous revaudrais cela. Merci beaucoup.
J’avais ramené Ouragan à son écurie. Les ouvriers s’étaient
fichus de moi. J’en avais été pour mes frais. Il avait fallu que je fasse
amende honorable. Depuis, j’ai expié.

.

.

Première de couverture d'AUGUSTIN ma bataille de Loigny en vente aux EDITIONS DEDICACES

AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

www.dedicaces.ca

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269

http://www.lulu.com/shop/search.ep?keyWords=augustin+ma+bataille+de+loigny&categoryId=200167

.

AUGUSTIN est aussi en vente dans certains points de vente. Se reporter aux autres articles de ce blog.

.

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://librebonimenteur.net/

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

.