Librebonimenteur est très ému

par ce départ de ce Grand, un nouvel au revoir, un de plus…

 

Toutes mes pensées vont à ses proches

 

Le monde est dans tes yeux lui rend hommage et je m’y associe en le publiant :

 

 

 

 

Initialement publié sur Elle s’émerveille : . Un Grand, un très Grand Monsieur, vient de prendre la Route pour un Ailleurs qu’il illuminera assurément de toute son aura … » Merci à Vous, Monsieur Charles, d’avoir si bien aimé notre belle France, d’avoir si bien rendu hommage à notre langue, merci pour le merveilleux héritage…

via Bon Voyage Monsieur Charles ❣️ — Le monde est dans tes yeux …

Bon Voyage Monsieur Charles ❣️ par Le monde est dans tes yeux …

Trajectoire déroutée, Sanda Voïca

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TRAJECTOIRE DEROUTEE

De Sanda Voïca

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Trajectoire déroutée

Sanda Voïca

EAN – ISBN : 9 791090 491793

2e trimestre 2018 – 80 pages – 14 €

éditions LasKine

https://www.editions-lanskine.fr/livre/trajectoire-deroutee

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Crédit Sanda Voïca – Google+

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Quatrième de couverture

Des traversées – de l’air et du corps.

Regarder le temps par-dessus son épaule.

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« Poussières et clés obliques :

Pluie inédite qui s’arrête

avant de toucher la terre.

Témoin de cette suspension,

je me noircis, deviens nuage. »

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Extraits :

 

C’est quoi une fenêtre ?

Mon squelette récent.

 

J’ai soif

De la tombe blanche

Ovale dans mon corps

 

Sur le puits bien aplati

Je me penche

Une seule seconde

 

Mari et marraine

Devenus parents lointains

me tiennent en échec :

ne plus avancer

sans savoir où.

 

*************

 

 

Que faire de la fille partie ?

Je la mets-ci,

Je la mets-là,

Jamais à la bonne place.

Je rogne les cases,

les jours et les nuits,

je grave son nom

mais il ne reste pas.

Je la repose sans fin

dans des lieux très différents

sans qu’elle y reste.

Sans place

Sans endroit.

Elle flotte

Je flotte

Nous traversons les airs

les terres

les chemins battus

et inconnus.

Nous ne sommes jamais

à notre place.

 

***************

Je colle à mes tripes

Je colle à mes mots

Je colle à la mort.

Je vole :

On ne voit que ma colle.

Duvet et poussières

Ombres et sons en échos.

Ma mort est celle de la jeune fille.

En vol, on ne voit

que l’air sous nos ailes…

*****************

 

Plusieurs fois par jour

La fille revient

s’empare de moi

grappin à plusieurs crochets qui

s’enfoncent dans ma chair

me soulèvent très haut

et me lâchent :

je me défais en morceaux.

Quand je me réarticule

je mets la fille disparue

dans mon échine.

******************

 

 

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Ce que j’en pense

La dédicace est en réalité une épitaphe : « Pour Clara Pop-Dudouit (1994-2015) », en hommage à sa fille, décédée d’un cancer à l’âge de vingt ans.

C’est ce drame qui est à l’origine de cet ouvrage, ce livre de deuil, ce livre de témoignage de la perte cruelle d’un enfant.

Trajectoire déroutée retrace la douleur d’une mère. L’absence de la chair de sa chair si présente porte les mots et les maux. Les textes voudraient rejoindre le fil cassé du temps, des temps, le recoudre. Mais peut-on faire se rejoindre des extrêmes séparés par l’exil de la mort et le retrait de la vie.

Ce recueil pourrait apparaître comme une échappatoire à la douleur profonde de l’auteure, mais la douleur elle-même est dite par les poèmes dans Trajectoire déroutée qui porte bien son nom.

Il est impossible de lire d’une seule traite ces textes qui, d’une certaine manière, sont brutaux et nous assaillent dans notre plus profond où la douleur est omniprésente.

 

J’ai été bouleversé par ce recueil que je recommande si vous n’avez pas l’âme trop sensible.

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L’AUTEURE

Crédit photo bio – Levure littéraire

Sanda Voïca, originaire de Roumanie où elle est née le 26 mars 1962. Après avoir fait des études à la Faculté de langues étrangères de Bucarest, elle a travaillé, entre 1990 et 1997, comme correctrice pour la revue « Contemporanul-ideea europeanà » et « La Roumanie littéraire ».

Elle a été publiée dans les plus importantes revues littéraires bucarestoises des poèmes, nouvelles, fragments de roman. En 1999, elle sort le recueil « Le diable avait les yeux bleus » (Diavolul avea ochi albastri) aux éditions Vinea à Bucarest, sous le nom d’Alexandra Voicu.

En 1999, elle déménage en France et y vit toujours.

Désormais, elle écrit en français des textes qu’elle commence à divulguer dans de nombreuses revues littéraires dont les détails sont relatés dans son blog « Le livre des proverbes nouveaux », rubrique « Présence ailleurs ». Elle publie également des recueils en 2015 : Exils de mon exil, chez Passages d’encres éditons et Epopopoèmémés chez éditions Impeccables.

Elle publie des textes, des collages et des photos dans plusieurs revues papiers comme Moebius, La Plage Blanche, Place de la Sorbonne, ou revues numériques comme Terre à ciel, Ce qui reste, Recours au poème, etc.

Depuis 2010, elle est l’initiatrice et l’animatrice aux côtés de Samuel Dudouit de la revue numérique « Paysages écrits ».

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Un livre à lire et à détenir absolument !

 

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© Jean-Louis Riguet – Librebonimenteur.net

© Jean-Louis RIGUET 29 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Exposition au Campo-Santo à Orléans

Exposition solidaire organisée par Art & Co.m

Du 5 au 7 octobre 2018 à Orléans, Campo Santo

 

Exposition organisée par Art & Co.m

 

Invités d’honneur

Iza Zaro   –   Sarra Monjal   –   Laurence Dreano

 

De nombreux artistes talentueux seront présents

Quelques auteurs sont conviés. J’en serai.

 

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© Jean-Louis RIGUET

Le 27 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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La parole est à Alexandra DELRUE

 

 

Les balades d’Alexandra, aujourd’hui Antoine Marie Chamans de Lavalette

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Antoine Marie Chamans de Lavalette épousa le 22 avril 1798 Emilie de Beauharnais, nièce de l’impératrice et ce, sur les conseils de Bonaparte. Conseil avisé puisque les deux époux s’aimèrent tendrement. En dépit du retour de Louis XVIII sur le trône et l’exil de Napoléon à Sainte-Hélène, Lavalette refusa de s’enfuir. Le 18 juillet […]

via Antoine-Marie Chamans de Lavalette — Les balades d’Alexandra

Antoine-Marie Chamans de Lavalette par Les balades d’Alexandra

JL à l’écoute de… Laurence Bouvet


JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Laurence Bouvet

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Laurence Bouvet, psychologue clinicienne, psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris. J’ai hésité entre la philosophie et la psychologie puis j’ai opté pour les sciences humaines. J’ai écrit un mémoire de maîtrise (psychologie clinique et psychopathologie) sur Julien Green : à propos de son livre Moïra : “Moïra ou le meurtre de la mère ».

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’exerce comme psychologue dans un Centre médico-psycho-pédagogique.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La photographie.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Des lectures à l’occasion d’événements variés: salons, marché de la poésie, festivals, réseaux sociaux.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis l’âge de 18 ans…

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

“On ne sait pas que les mères meurent”, éditions unicité, 2018.

 

“Anthologie du rêve » dirigée par Laurence Bouvet, illustrée par Jean-Louis Guitard, éditions unicité 2018.

 

8/Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Librairies, chez les éditeurs, fnac.com, Amazon….

 

9/Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Ma préférence va à la publication à compte d’éditeur.

 

10/Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Laisser mûrir l’écrit, y revenir plus tard.

 

11/Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Tout

 

12/Comment écrivez-vous ? 

Assise (sourire).

 

13/Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je ne sais à quelle source… Oui, j’ai des commandes.

 

14/Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Oui et non

 

15/Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lire

 

16/Quels sont vos auteurs préférés ?

Yves Bonnefoy

Victor Hugo

René Char

 

17/Que lisez-vous en ce moment ?

« L’éducation sentimentale » de Flaubert, que je relis.

 

« Correspondance I » de Yves Bonnefoy.

 

18/Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, un roman et un recueil.

 

19/Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Rien de fixé pour l’instant.

 

20/Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur internet, le site du Printemps des poètes et Facebook.

https://www.facebook.com/laurence.bouvet.quinternet

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Laurence Bouvet

Le 24 septembre 2018.

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Je remercie sincèrement Laurence Bouvet d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 25 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Gorgonzola, Laurent Robert, une performance

 

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ÉVADEZ-VOUS UN INSTANT !

LISEZ UN POÈME ET LAISSEZ VOTRE ESPRIT S’ÉCHAPPER AILLEURS

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 Laurent Robert

a publié aux éditions Le chasseur abstrait

un recueil de poésie intitulé 

GORGONZOLA

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ISBN 9 782355 544187

86 Pages – 15 euros

http://www.lechasseurabstrait.com/chasseur/spip.php?page=ouvrages&auteur=Laurent%20ROBERT

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Je ne m’étendrai pas sur les qualités de ce recueil, qualités qui sont réelles, dont la quatrième de couverture donne le ton.

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Une biographie d’Émile Zola en tankas.

Une biographie comme une ballade…

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1840

Le 2 avril à onze heures

Braillement premier

D’un Émile parigot

Au 10 bis rue Saint-Joseph

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Les corps parentaux

La pucelle et l’ingénieur

La double infortune

En Provence l’unisson

Le bref instant où jouir

 

Laissez-vous emmener…

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Il fallait oser, Laurent Robert l’a fait.

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Voilà ce qu’en dit Joseph Bodson sur son site :

Un pari, une gageure, que cette biographie, non point romancée, mais versifiée, d’Emile Zola. En tankas, encore bien. Il est vrai que Zolal, avec ses élans, ses petits et grands côtés, son brio qui ressemble parfois à la commedia dell’arte, est à lui seul tout un programme. Pas de quoi en faire un fromage, me direz-vous. Eh bien si, justement. Avec la préparation minutieuse de chacun de ses livres, son attention à tous les domaines de la vie humaine, la science, les beaux-arts, l’argent, les ouvriers, les paysans. Une épopée populaire. Des gens qui lisent peu, ou jamais, le dévorent. Un jour, un ouvrier imprimeur m’a prêté Germinal. Je ne lui ai pas dit que je l’avais déjà lui. Je l’ai relu avec piété, en essayant de me mettre dans la peau du prêteur.

Oui, tout y est, toute une époque. Un selfie, si vous préférez. Même si la science a progressé, même si la société a changé, Zola reste toujours d’actualité. Et le rythme des tankas de Laurent Robert nous le rappelle très exactement, un rythme lent et prononcé à la fois, qui, par sa brieveté même, prend parfois des airs de prière. Oui, comme on récite une prière, ou un chapelet. Ecoutons-le plutôt:

     L’homme Dreyfus
Moins palpitant que la lutte
Que la cause juste
N’importe Emile est prophète
Binocle barbe taillée

     Le chantre a raison
Le verbe affronte les mondes
Injustes et vieux
Les idoles compassées
Les antiques parapets

La construction même des phrases, leur syntaxe rugueuse, et comme taillée à la hache, sujet/verbe/complément, le refus des rejets trop usés, concourent fortement à charpenter le texte.

Bon. Je m’arrête, sans quoi je vais tout vous citer. Il n’y a pas de fausses notes.

Joseph Bodson

Laurent Robert, Gorgonzola, poème, Le chasseur abstrait.

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Je ne pourrais pas mieux dire.

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Aujourd’hui quelques poèmes extraits de

GORGONZOLA

de Laurent Robert

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 Ni Bac ni études

Emile cherche un état

Il est fonctionnaire

Scribouille aux Docks de la Douane

Il s’ennuie deux mois entiers

 

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La mort au jardin

Tresse le linceul fleuri

Où s’endort Albine

Faute de l’abbé Mouret

La jouissance du verbe

*******************

 

La nudité pure

De l’insensibilité

Le sommeil parfait

Un regard insoupçonné

L’innocence des tétons

 

******************

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Laurent Robert est né en 1969 à Chimay, en Belgique.

Docteur en langues et lettres, professeur de littérature, il consacre ses recherches à des poètes oubliés ou méconnus du dix-neuvième et du vingtième siècle.

Poète, il affectionne les contraintes formelles, les sujets concrets, la sensualité du verbe.

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C’est un livre étonnant, une biographie en tankas sans fioritures, un exercice de contraintes, réalisé avec brio.

Lisez-le !

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Laurent ROBERT participera au salon du livre d’Orléans

 

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© Jean-Louis RIGUET

Le 24 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Comme si dormir, Laurence Bouvet

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ÉVADEZ-VOUS UN INSTANT !

LISEZ UN POÈME ET LAISSEZ VOTRE ESPRIT S’ÉCHAPPER AILLEURS

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 Laurence Bouvet

a publié aux éditions Bruno Doucey

un recueil de poésie intitulé 

COMME SI DORMIR

 

 

ISBN 9 782362 290411

80 Pages – 13 euros

diffusion harmonia mundi

 

Comme si dormir

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Je ne m’étendrai pas sur les qualités de ce recueil dont la quatrième de couverture donne le ton.

« C’est-à-dire que ton rire rit en moi

Que ta mort mord en moi

Qu’il est des moments où je voudrais t’imiter

Mais à moins de mourir chacune à mon tour

Celui-ci n’est pas joué

Déjà ton air roulant sur ma peau d’herbe et de vitre« 

Comme habituellement, ce travail est remarquable et nous entraîne dans des méandres de l’émotion où le chagrin et la peine ne sont pas absents.

Laurence écrit : « La mort a de ces rendez-vous qui conjurent le silence d’instants uniques quand ils sont les derniers. »

Plus loin, elle ajoute : « Si la mort est un poème, le poème est ce geste qui la frôle sans périr et triomphe sans gloire… »

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Aujourd’hui deux poèmes extraits de

COMME SI DORMIR

de Laurence Bouvet

 

 

 

En allant se coucher

Belle mort beau visage

N’a pas souffert on dit     bien reposée

Comme on dirait

Comme si dormir

Comme si c’était possiblement comme

Tamèreest     morteta     mèreest morte

Façon serviette enfant trop sage

Belle tenue beau pliage

 

*****************

 

Reste que les fleurs

Tu n’aimais pas les chrysanthèmes

Sans lésiner pétales de roses

On a jeté dessus le bois et des poignées

Et tous nos yeux rougis-fondus

Trop de larmes en veux-tu mais voilà

Dedans dehors mon corps

Contré-pétri prêt à craquer

Haut-le-coeur tournis ma mère

J’en reviens plus que tu sois  là

 

******************

 

 

 

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© Jean-Louis RIGUET

Le 20 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Festival des mots en Vendômois

Participation à un salon en Vendômois

Les samedi 22 et dimanche 23 septembre 2018

A Vendôme, marché couvert de Vendôme.

Le cercle des poètes retrouvés en Vendômois  organise le

Festival des mots en Vendômois, les samedi 22 et dimanche 23 septembre au marché couvert à Vendôme.

Au programme :

Samedi 22 septembre : 10H ouverture du salon au public.

  • 11H Inauguration : discours avec présentation des invités d’honneur
  • 14H30 Intermède musical, chansons et lectures poétiques
  • 15H : performance de Nathalie QUOIREZ avec son texte « Arrête, il pleut »
  • 16H : « Rôle de la poesie dans l’adversité » présenté par Intissar HADDYIA.
  • 17H Remise de récompenses aux lauréats du concours de poesies dans les écoles de Vendôme et du Vendômois.

 

Dimanche 23 Septembre

  • Visite de la ville de 9H30 à 11H
  • 11H ouverture du salon au public.
  • 14H30 intermède musical et suivie de lecture poétiques

18H fermeture du salon – Pendant ces deux jours, visite, vente et dédicace.

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Pour en savoir plus sur Intissar HADDYIA invité du samedi à 16 h 00

JL à l’écoute de … Intissar HADDIYA

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© Jean-Louis RIGUET

Le 15 septembre 2018

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On ne sait pas que les mères meurent, Laurence Bouvet

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ON NE SAIT PAS

QUE LES MERES MEURENT

 

de Laurence Bouvet

Récit

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éditions Unicité
3 sente des Vignes
91530 Saint-Chéron
Tél. 06.23.86.73.83

Format : 15 x 21
Nombre de pages : 96
ISBN/EAN : 978-2-37355-215-7

13 euros

http://www.editions-unicite.fr/auteurs/BOUVET-Laurence/on-ne-sait-pas-que-les-meres-meurent/index.php

 

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Quatrième de couverture

Ce récit est un récit de deuil. L’auteure voit sa mère en rêve ou peut-être l’imagine-t-elle en rêve. Chaque chapitre apparaît dans une douceur apaisante comme si le deuil et la douleur étaient ailleurs, enfouis dans le tréfonds d’un travail sur soi-même.

Aucune trace, aucun indice n’échappent à la narratrice. Elle constate : « Le rêve dévoile autant qu’il dissimule ». Le rêve de la mère est multiple et peu à peu le puzzle se construit et se déconstruit vers l’acceptation de la perte. L’écriture l’emporte sur l’absence, elle trace un chemin vers le souvenir. Laurence Bouvet respire les mots. Elle les connaît comme d’autres connaissent les fonds sous-marins ou le désert.

De leur simplicité jaillit la profondeur, la magie opère et la lecture de ses rêves finit par capter quelque chose d’indéfinissable en nous, que l’on ne peut nommer, au-delà des mots et qui nous enseigne qu’« être vivant c’est être séparé ».

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Extrait :

2.

Elle marche. Elle erre dans les rues d’une ville que le rêve ne nomme pas. Elle marche vers un accomplissement sans issue. Son visage est gris. Gris cendré. Légèrement violacé sous la pâleur de la peau froide. Elle a le visage exact des photos prises un an auparavant. Le visage qu’un ciel de septembre semble traverser.

Je l’enlace. La froideur de sa peau, un étonnement, une peur.

Elle cherche son chemin. On peut voir qu’elle le cherche dans mes yeux. L’expression de son regard est un désert reflété, une désolation retenue.

Tout est gris autour. Autour, c’est-à-dire nulle part dans l’annulation des espaces. Il ne s’agit ni d’une saison ni d’un événement. Le temps des soleils d’été, des pluies et des cadrans n’a plus cours.

Elle porte un imperméable gris. Gris lui aussi. A moins qu’il ne s’agisse de sa gabardine écrue délavé par les circonstances. Je l’embrasse sans la suivre.

Je sais que j’accomplis l’acte de ne pas la suivre. Ce refus est mon mouvement, une décision. Une impossibilité ou un désir.

Elle poursuit son chemin dans les rues de la ville que le rêve ne nomme pas. Je la vois s’éloigner. Elle est de dos. Les cheveux sur l’arrière de sa tête sont décoiffés. Une main invisible les a chiffonnés. Des pellicules, preuve pour la rêveuse de la négligence de Mère, parsèment le peu de chevelure.

Mère est en terre étrangère. Elle le pressent. S’en inquiète sans pouvoir démentir sa direction.

Il s’agit moins de se diriger que d’être dirigée.

Quand elle se retourne pour continuer à partir, elle est sur le point de traverser.

L’absence de décor est la traversée même.

 

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Ce que j’en pense

J’ai lu ce recueil, ce récit. J’ai été bouleversé.

L’auteure dialogue avec un rêve, avec sa mère en rêve, ou peut-être avec elle-même qui est rêve. C’est sûrement un monologue autour de l’absence qui est présence pourtant. L’on ressent le deuil, la douleur, mais surtout la douceur apaisante.

L’auteure joue avec le rêve une dure réalité rêvée et pourtant réelle. Elle vit avec séparée, un rêve vivant et mort à la fois. Elle est dans l’instant présent et dans l’ailleurs irréel. Elle nous entraîne dans sa magie, sa profondeur, sa simplicité, sa complexité. L’indéfinissable pointe le bout de son nez pour tenter de mieux le définir, mais il s’échappe, ce n’est qu’un rêve.

La vie côtoie la mort ou plus exactement est la mort vivante. Ainsi, l’auteur écrit « Mère est vivante. Ou alors elle n’est pas morte. Le rêve ne dit pas elle n’est pas morte. Le rêve dit elle est vivante. Il le montre. Il le fait. La nuance est de taille. »

Ce rêve immatériel est pourtant réel.

« Le rêve s’interrompt sur cette protestation. Sans elle. Le rêve la sait morte. Il me fait vivante. »

Tout au long des pages, l’auteur assène des pensées sur ce rêve qui dit sans dire tout en disant, qui construit et déconstruit, qui avance vers l’acceptation, le souvenir. Une marche de l’inconscient vers le conscient, un chemin de douleur apaisante qui avance de la colère vers l’acceptation.

Je suis conquis par ce livre. Il n’est pas long mais il se lit lentement, mot à mot, pas à pas, pour avancer avec l’auteur, à son rythme, pour comprendre qu’  « être vivant c’est être séparé ».

Lisez ce livre sans modération.

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L’AUTEUR

Laurence Bouvet est née en 1966 à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne. Elle a vécu jusqu’à l’âge de vingt-six ans à Charenton où l’écriture a vu le jour. Psychologue clinicienne et psychanalyste, elle attache une importance particulière au langage, à l’enfance et aux rêves. Elle a reçu en 2005 le Prix Arthur Rimbaud de la Société des poètes français pour son premier recueil Mélancholia Si paru en 2007 aux Éditions Hélices poésie.

 

 

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Un livre à lire et à détenir absolument !

 

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© Jean-Louis Riguet – Librebonimenteur.net

© Jean-Louis RIGUET 13 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Entretien avec le photographe Gérard CATALA

 

Entretien avec Gérard CATALA

 

 

Librebonimenteur a posé quelques questions à Gérard Catala, photographe

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Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Gérard CATALA, né le 12 mars 1944 à Constantine (Algérie).

 

Que faisiez-vous avant de pratiquer votre art ou parallèlement ?

Après une formation d’ingénieur TP et un Master Management de l’IAE d’Aix en Provence, j’ai été dirigeant de société jusqu’en 2004.

 

Qu’aimez-vous ou que pratiquez-vous comme autre art ? Quelles sont vos passions ?

Je suis passionné de photographie et d’art graphiques depuis l’âge de 12 ans. Mes voyages m’ont permis d’exprimer les ambiances des lieux, mais aussi et surtout les émotions des rencontres à travers une photothèque de plusieurs milliers de photographies.

J’ai, depuis une quinzaine d’années, pu me consacrer au dessin. En premier lieu par des aquarelles que j’ai progressivement déstructurées, puis par de l’acrylique tournée exclusivement vers l’abstrait. J’envisage en ce moment de travailler en « Paint pouring » dans ce domaine.

Parallèlement j’ai réalisé quelques livres photo de voyage ou de collages et montages informatiques avec commentaires. J’ai également écrit trois livres autobiographiques sur différentes périodes familiales.

 

Quelle est votre dernière œuvre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre « Enfance », écrit en même temps qu’un livre photo de voyage sur la Birmanie, est un bref cri autobiographique retenu pendant’ de longues années qui raconte une errance entre deux parents séparés et vivant chacun sur une rive différente de la Méditerranée.

Ma dernière peinture « Fos sur mer » s’applique à casser les codes couleurs de cette région pour dénoncer la pollution.

 

 

 

 

 

 

Où peut-on se procurer vos réalisations ?

Me considérant comme un artiste « amateur » je n’ai pas la volonté d’obtenir une reconnaissance, ni de me soumettre à la communication et au marketing auquel est contraint un véritable article artiste qui veut vivre de son Art. Je partage donc ce que je réalise sur les réseaux sociaux et participe à quelques rencontres lorsque l’on me le demande.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

L’inspiration (le terme est pompeux) se trouve dans la beauté du monde et dans les regards des gens.

 

Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de votre discipline ?

Le seul conseil que je puisse donner est celui d’aimer ce que l’on photographie, que l’on dessine, ou que l’on décrit.

 

Quels sont vos artistes et œuvres préférés ?

Cette question est la plus terrible, car elle est forcément restrictive.

 

 

Baudelaire, poésie

 

Camus, littérature

 

Nicolas de Stael, peinture

 

Steve McCurry, photographie

 

Sofia Coppola, cinéma

 

 

Aquarelle de la série « Mes endormies »

 

 

 

Travaillez-vous sur de nouveaux projets ? Pouvez-vous nous en parler ?

Un livre regroupant des anecdotes de divers voyages, regroupées autour d’un « retour à Bénarès » que j’envisage de faire cette année et d’autres peintures et photos bien sûr.

 

 

 

Où peut-on suivre vos actualités ?

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Le 27 août 2018

Gérard Catala

 

Merci beaucoup Gérard pour cet entretien.

 

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© Jean-Louis RIGUET

Le 12 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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