JL à l’écoute de… Aujourd’hui, Lydie Delanoue

Lydie Delanoue, ancienne Professeure de collège, se consacre à l’écriture depuis sa retraite. Elle commence par des poèmes, des billets d’humeur et d’humour, un journal intime. Puis, elle se lance dans sa passion, des livres historiques sous forme de biographies. Ce qui lui plaît, ce sont les univers de personnalités, les histoires policières. Lydie Delanoue s’est livrée au jeu de question-réponse.

Pas de deux-Lydie Delanoue-Edilivre

Quel est votre parcours ?
Je m’appelle Lydie Delanoue. Je suis née à Rouvray-Saint-Denis, en Eure-et-Loir, d’une mère beauceronne et d’un père corrézien. Après l’École Normale d’Institutrices de Chartres, j’ai reçu, à Tours, une formation de Professeur d’enseignement général de collège.

Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?
Ma première nomination m’a conduite au collège de Voves, au sud de Chartres. J’y ai enseigné le français, l’histoire et la géographie durant trente-cinq ans. Je vis toujours à Voves, mais je n’écris véritablement que depuis que je suis retraitée. Avant cela, je me limitais à des poèmes, des billets d’humeur et d’humour. Un journal intime hante également mon secrétaire.

Quelle est votre passion ?
J’ai deux passions : l’Histoire et les histoires.
Mes livres historiques sont essentiellement des biographies. J’y explore l’univers de personnalités liées à mon département d’origine, soit parce qu’elles y sont nées, soit parce qu’elles y ont passé une partie de leur vie.
Mes histoires sont policières. J’ai toujours lu des romans policiers ; j’en faisais lire à mes élèves. Il est donc assez logique que j’en écrive, d’autant qu’un historien est aussi un enquêteur.

Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ?
Je souhaite leur faire découvrir (ou mieux connaître) des personnalités euréliennes et des périodes historiques que j’affectionne tout particulièrement, comme le XIXe siècle.
Avec mes romans policiers, je les entraîne dans des endroits que j’ai moi-même visités et que j’apprécie par-dessus tout.
Je les rencontre principalement lors de salons du livre et sur les réseaux sociaux. Leurs retours de lecture sont des bonbons que je déguste avec gourmandise. Il en est qui me viennent d’anciens élèves. Quelle récompense, alors !

Faites-vous des rencontres sur vos ouvrages ?
Je dédicace aussi en librairie, en grande surface. On m’invite pour présenter mes livres ou donner des conférences.

Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?
Mon premier livre historique, Jacques-René de Brisay de Denonville. Un Marquis beauceron en Nouvelle France, a été publié en 2012, par la Société Dunoise. Le manuscrit correspondant m’avait valu le Prix du Manuscrit de la Beauce et du Dunois, en 2011. Il n’en a pas fallu davantage pour que je tombe, pour de bon, dans la marmite de l’écriture.
En 2013 est paru Chateaubriand à Montboissier. Le Roman des Mémoires (SAEL).
En 2016, Noël Ballay, l’Africain. Avec et sans Brazza (L’Harmattan).
En 2018, La Grande Guerre du lieutenant Ballay selon sa correspondance (L’Harmattan).
En 2020, Pépé, le migrant (Éditions du Colombier).

Mes romans policiers sont au nombre de cinq : Clerc-obscur (2017), Les Chevaux de San Marco (2018), Cave Canem (2019), Oxalis et vieilles querelles (2020), Pas de deux (2021). Sans oublier Sale temps sur la Lune, un récit d’anticipation datant de 2019. Tous ont été publiés par Édilivre.

Quel est votre dernier livre ?
Pépé, le migrant, qui raconte la vie de mon grand-père paternel, est mon dernier livre historique. Je l’ai écrit avec mes souvenirs, mais aussi grâce aux archives, car j’étais loin de tout connaître de l’existence de celui que j’appelais « pépé ». Alain Corbin, à qui je l’avais envoyé, m’a téléphoné pour me complimenter et m’expliquer qu’il connaissait très bien les lieux cités puisque sa thèse porte sur le Limousin. De plus, les photographies illustrant le propos lui ont paru exceptionnelles.

Pas de deux est mon roman policier le plus récent. On y navigue entre fiction et réalité, entre Chartres et Paris. Il m’a valu ces mots d’Amélie Nothomb : « J’ai lu Pas de deux avec un immense plaisir. C’est un régal. Vous gâtez votre lectrice ! »

Où peut-on se procurer vos ouvrages ?
Mes ouvrages sont présents sur Internet. Mes ouvrages historiques le sont également dans les librairies de mon département, ainsi que dans certains Intermarchés, Maisons de la Presse et Espaces culturels Leclerc.

Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?
Je respecte le choix de chacun en la matière, mais j’enrage lorsque des collègues se permettent de juger sans avoir lu une ligne des ouvrages. Il leur suffit de voir « Édilivre » sur la couverture pour que leur opinion soit établie. J’aimerais tellement plus de considération et de solidarité entre nous !

Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ?
Il vient de me parvenir, via Facebook : « N’offrez pas votre talent à des personnes qui n’ont pas la capacité de le voir. Elles n’en valent pas la peine. »

Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?
Je leur dirais de se faire plaisir, d’écrire pour eux-mêmes et d’avancer en regardant droit devant eux.

Que préférez-vous écrire ou lire ?
Je préférais les romans, mais les essais et les biographies se sont invités à mon bureau et à ma table de chevet.

Comment écrivez-vous ?
J’écris dans mon bureau, sur mon ordinateur, et de plus en plus longtemps, presque chaque jour.

Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture, des commandes d’ouvrages ?
J’ai eu une commande, mais je n’ai pas donné suite.
Mon inspiration naît de presque rien, en apparence : d’une discussion entendue, d’un lieu visité, d’une rencontre…

Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ?
Je ne construis rien de précis, lorsque j’écris un roman policier. J’avance au gré de mon inspiration.
Dans Oxalis et vieilles querelles, j’ai mis en scène de vraies personnes, parmi lesquelles le cuisinier Marc Veyrat. Il en a été très heureux.

Quels sont vos auteurs préférés ?
J’aime, en plus des grands classiques : Véronique Olmi, Patrick Deville, Pierre Lemaître, Marcus Malte, Laurent Mauvignier, Patrick Tudoret, etc.

Que lisez-vous en ce moment ?
Je lis Les Vertueux, que Yasmina Khadra m’a dédicacé à la Foire au livre de Brive.

Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?
Mon projet suivant est presque prêt. Il s’agit de la biographie d’Eugène Farcot qui a son musée à Sainville, en Eure-et-Loir, et fut un ami de Nadar. Son titre : Eugène Farcot – Le Maître des horloges et des aérostats.

Avez-vous des dates d’événements à venir ?
J’ai plusieurs salons et dédicaces : Sury-aux-Bois, le 13 novembre ; Terminiers, le 20 novembre ; Saint-Paterne-Racan, le 27 novembre ; Soligny-la-Trappe, les 3 et 4 décembre ; la librairie L’Esperluète de Chartres, au matin du 10 décembre ; L’Après-midi du livre des Écrivains combattants, au lycée Victor Duruy de Paris, le 10 décembre ; le Marché de Noël de Voves, le 11 décembre.

Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?
On peut me suivre sur mon profil Facebook, ainsi que sur ma page « Histoire et histoires ».
L’Écho Républicain ne manque pas de relayer mes parutions ni mes interventions, notamment à Courville-sur-Eure où Gabriel Gangnant m’invite régulièrement, dans le cadre des « samedis de La Gazette ».

Le 8 novembre 2022,
Lydie DELANOUE.

Je remercie sincèrement Lydie Delanoue d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.
© Jean-Louis RIGUET le 2 décembre 2022, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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