Mon propos n’est pas de raconter le climat. Laissons cela aux spécialistes. Je pense plutôt à l’évocation de la sécheresse avec les mots.

La sécheresse est grosso modo selon les dictionnaires « un état de ce qui est sec ».

Et les synonymes ne manquent pas : aridité, dessèchement, siccité. Je ne connaissais pas ce mot. Je me suis enrichi d’un mot. Je me coucherai moins bête ce soir.
Le contraire de la sécheresse est la fertilité et l’humidité.
Et l’on oppose la brusquerie, la brutalité, la dureté, la froideur, l’indifférence, l’insensibilité, la morgue et la rudesse à l’affabilité, l’amitié, l’apitoiement, l’ardeur, l’attendrissement, la chaleur, la commisération, la complaisance, la cordialité, la douceur, la ferveur, la gentillesse, la pitié, la sensibilité. Les littéraires ajoutent l’aménité, la compassion, l’onction.

Pour arriver à la sécheresse, il faut rendre sec, c’est-à-dire assécher, dessécher, faner, flétrir. Pour lutter contre, il est nécessaire d’arroser, asperger, baigner, détremper, humecter, humidifier, imbiber, inonder, mouiller. Ce qui n’empêche pas de sécher les cours, les manquer, les rater.
Vous pouvez le dire de façon sèche, brusque, brièvement, brusquement, rapidement, sèchement au contraire de doucement, insensiblement, lentement. Ou encore le dire d’une façon brutale, abruptement, à brûle-pourpoint, brutalement, crûment, durement, froidement, rudement, vertement, violemment, vivement.

Si vous êtes moins catégorique, vous l’exprimerez affectueusement, agréablement, aimablement, câlinement, cordialement, doucement, gentiment, tendrement.

L’adjectif de sécheresse est sec qui nous offre de nombreux points d’entrée.

Ainsi, pour exprimer « qui a perdu son eau », sec nous propose aride, asséché, désertique, desséché, stérile, le tout à l’opposé de détrempé, humide, mouillé, pluvieux, trempé, vert.
Si vous êtes dépourvu de sensibilité, vous pouvez être blessant, bourru, bref, brusque, brutal, cassant, cru, déplaisant, désagréable, dur, endurci, froid, glacial, indifférent, insensible, revêche, rogue, rude, sévère, vert ou sans-cœur.
Vous avez tous les contraires aussi, mais je m’arrêterai au littéraire : aimant, amène, onctueux, paterne.

Vous êtes sec, maigre, alors êtes-vous décharné, diaphane, efflanqué, maigre, maigrelet, maigriot, squelettique, maigrichon ou sécot, émacié ou étique. Je ne voudrais pas vous insulter en précisant que vous pouvez être au contraire adipeux, charnu, corpulent, gras, plantureux, potelé, replet ou encore dodu, grassouillet, rondelet, rondouillard.
Vous n’êtes pas austère ni sévère, ni desséché et vous voulez apparaître agréable, attrayant, coloré, foisonnant, pittoresque ou encore gras, juteux, moelleux, onctueux, suintant.

Si vous utilisez le nom sec, c’est que vous êtes à sec, sans argent, à court, démuni, désargenté, à fond de cale, déplumé, fauché parfois comme les blés, gêné aux entournures, dans la panade, sans le sou, sur la paille, sur le sable, impécunieux, dans la débine, dans la dèche, dans la mouise, dans la purée, raide, raide comme un passe-lacet, sans un rotin, au contraire de celui qui se prétend cousu d’or, fortuné, nanti, plein aux as, friqué.

Voilà un exercice qui ne sert à rien, mais qui démontre que l’on peut être prolixe sur la sécheresse et je n’ai pas tout dit.
Zut, mon stylo est à sec.

Ma publication la plus courte dans un livre se trouve dans un recueil collectif de poèmes intitulé Les Acrostiches en Liberté publié aux éditions Prem’Edit, dans lequel j’ai rendu hommage à une star vivante, une chanteuse, JENIFER, Jenifer Bartoli, dans les termes suivants :

J’aime la voix de la chanteuse Jenifer
En ce qu’elle me procure du plaisir
Novice pourtant je suis en la matière
Ingénues sont mes connaissances musicales
Farouche est ma ferveur envers cette brune
Enjoué à l’idée d’entendre sa voix de l’île de beauté
Ravi qu’elle me transporte vers le soleil de Corse

Charmé par ses ondulations dansantes
Haletant à l’idée de la voir évoluer dans un décor
Amoureux sûrement de ses longs cheveux noirs
Néophyte dans l’art de l’approche d’une célébrité
Tendu vers les avis de la star sur les concurrents d’un concours
Ébahi devant cette Corse chantante à l’allure corsée

L’enfant que j’étais, revit à son écoute
En souhaitant que rien ne l’arrête

Soupirant pour une soirée avec elle
Oh néanmoins, combien inimaginable
Liberté que j’aurais aimé partager
En échangeant des vers sur des notes
Il faudra que je prenne mon mal en patience
La star l’ignore car elle ne sait pas mon existence

Jenifer a été destinataire d’un exemplaire dédicacé de cet ouvrage.

À l’opposé, mon livre le plus long est certainement le roman Vies Cabossées publié sous mon pseudonyme Louis-Jean Teugir, aux éditions Le Lys Bleu, dans lequel j’évoque des tas d’aventures et de situations actuelles comme l’absence, couple lesbien, le Cambodge, le Maroc, les trafics d’enfants, etc. Un livre d’aventures haletant !

Vies cabossées de Louis-Jean Teugir

© Jean-Louis Riguet, sociétaire de la Société des Gens de Lettres.
8 août 2022

Un grand merci à Monsieur Larousse et son Dictionnaire des Synonymes et des Contraires, sans qui rien n’aurait été possible.

Add Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Participer au lancement de mon prochain roman d'enquêteICI