Henri VIII, par Gérard Hocmard

Dans la collection Biographies et Mythes Historiques, la maison d’édition ELLIPSES publie un livre de Gérard Hocmard sur Henri VIII, Barbe-Bleue, le géant glouton aux six épouses.

Ce livre est très détaillé et fourmille de précisions. La partie centrale inclut des photos couleur d’Henri VIII et sa famille.

C’est un livre sérieux, bien écrit, qui couvre une large période à partir des Tudor, cette dynastie jeune et précaire avec la Guerre des Deux-Roses, jusqu’en 1547 fin de la vie de Barbe Bleue. On y trouve des commentaires sur l’Italie, pomme de discorde européenne, Thomas Wolsey, Charles Quint, Anne Boleyn, Thomas Cromwell, Catherine Howard, Catherine Parr, etc.

Henri VIII de Gérard Hocmard

Collection Biographies et Mythes Historiques – Genre Histoire de l’Europe
240 pages – broché – Prix 22.50 €
EAN : 9 782340 024595
Editeur : ELLIPSES 

Quatrième de Couverture

Barbe-Bleue aux six épouses, géant glouton, monarque tyrannique, réformateur religieux à l’origine de la rupture avec l’Église catholique romaine, telles sont les images qui surgissent à l’esprit lorsque est évoqué le nom du roi d’Angleterre Henri VIII.

Les nombreuses biographies qui lui ont été consacrées n’épuisent pas le sujet : sa personnalité reste, à bien des égards, énigmatique. Ce livre s’attache à en analyser la complexité, à mettre en lumière les fragilités secrètes qui permettent de mieux comprendre les ressorts et la portée de son action.

L’Angleterre d’Henri VIII

L’Angleterre d’Henri VIII est suffisamment loin de nous culturellement pour que l’on risque de se perdre dans le maquis des querelles et tractations entre souverains, dans les intrigues de cour et les luttes de clans. Aussi le parti a-t-il été pris de ne garder que les détails significatifs et de fournir des moyens de se repérer entre les protagonistes grâce à un glossaire détaillé aux allures de Who’s who ainsi qu’à des tableaux généalogiques simplifiés.

Il n’a pas été renoncé pour autant aux anecdotes et épisodes savoureux ou sordides qui témoignent de la truculence d’un règne agité.

On s’apercevra sans doute aussi, de manière inattendue, que les ondes de choc des bouleversements politiques et sociaux qui en ont été la marque sont encore perceptibles dans la manière dont est traitée l’affaire du Brexit, par exemple. D’une certaine façon, Henri VIII est notre contemporain.


Un extrait du livre

Chapitre I

Les Tudor, dynastie jeune et précaire

Lorsqu’à la mort de son père, le 21 avril 1509, le jeune Henry VIII devient roi à quelques semaines de son dix-huitième anniversaire, la dynastie Tudor est installée sur le trône d’Angleterre depuis vingt-quatre ans à peine. Même si elle se rattache – très indirectement, et plutôt de la façon dont le lierre s’attache à l’arbre – à la branche Lancastre des Plantagenêt, elle tient surtout sa légitimité de la victoire de ses armes sur celles de Richard III. Lui-même était un usurpateur et il ne fut pas très difficile de mettre le Parlement devant le fait accompli. Il ne faut donc pas s’étonner que le souci d’assurer leur succession et d’asseoir leur pouvoir ait été une constante préoccupation d’Henry VII et de son fils. Tout roi d’Angleterre à leur place l’aurait eue. Si l’accession au trône du comte de Richmond sous le nom d’Henry VII relève en effet à toutes fins légales de l’usurpation, ce n’était jamais que la quatrième en moins d’un siècle, au prix de trois assassinats de monarques et de la mort à la guerre d’un quatrième, Richard III, tombé à terre lors de la bataille de Bosworth remportée sur lui par les troupes dudit Richmond.
L’Histoire anglaise est à cet égard bien plus pleine de bruit et de fureur que celle de la France.

Première usurpation

La première usurpation remontait à 1399. Henry Bolingbroke, fils de Jean de Gand, duc de Lancastre et troisième fils d’Édouard III, Henry VIII avait exploité le mécontentement à l’égard de Richard II, petit-fils aîné dudit roi, pour fomenter contre son cousin germain une rébellion de grands féodaux, mobilisant les armées privées dont chacun disposait.
Il avait déposé Richard avec l’assentiment du Parlement et ceint la couronne sous le nom d’Henry IV, en écartant au passage le comte de March, âgé de sept ans, héritier présomptif de la couronne puisqu’il descendait d’Édouard III par sa mère, petite-fille de ce dernier par son deuxième fils, et que le royaume d’Angleterre ignore la loi salique.
Sa différence sur ce point avec la France avait été une des causes de la Guerre de Cent Ans, puisque la pratique qui écartait les femmes de la succession au trône, prétendument héritée des Francs Saliens, avait opportunément été érigée en loi en France à la mort du troisième fils de Philippe le Bel afin d’exclure Isabelle de Valois, épouse du roi
d’Angleterre Édouard II, de l’héritage de la couronne au profit d’un cousin, Philippe de Valois, devenu roi de France sous le nom de Philippe VI. Ceci avait eu pour conséquence le déclenchement de la Guerre de Cent Ans lorsqu’Édouard III, fils d’Isabelle, avait entendu revendiquer la couronne de son grand-père Philippe le Bel.

Gérard Hocmard, l’auteur de Henri VIII

Gérard Hocmard


Gérard Hocmard est agrégé d’anglais, professeur honoraire de Première supérieure et président honoraire de l’Académie d’Orléans (Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts).

Délégué général de l’Association France – Grande-Bretagne et bon connaisseur de l’histoire et de la civilisation britanniques, il est également membre de la section française du Conseil franco-britannique.

© Jean-Louis RIGUET  29 janvier 2020 , Sociétaire de la Société des Gens de Lettres


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