Ce matin, je ne suis pas d’humeur, c’est-à-dire de bonnes humeurs, non je suis de mauvaises humeurs. Pourquoi ? Le sais-je moi-même ? Le ciel est bleu et le soleil luit. Les cimetières sont pleins de belles fleurs multicolores. Des chrysanthèmes ! Ce sont les fleurs du moment.

Je n’irai pas sur la tombe de ma chère épouse décédée il y a bien longtemps. Le handicap dont je souffre ne vous regarde pas. Il n’est pas méchant, provisoire, mais il est là pour l’instant. Ce n’est pas parce que je ne vais pas sur la tombe que je ne pense pas à toutes ces belles années du passé, ces sourires, ces instants de poésie, ces coups de gueule aussi. Une vie quoi !

La vie, même heureuse, suppose des désaccords, des mésententes, des engueulades. Mais le ciment est là et chacun revient vers l’autre une fois l’orage passé. Il est nécessaire que les tornades balaient le ciel bleu, car elles forgent le fer de l’amour réciproque. Ce qui nous divise nous rapproche !

Pour le climat en est-il pareil ? Sur la longueur de l’éternité, sûrement oui, je pense. Des périodes glaciales ont fait suite à des périodes de canicules, et puis l’inverse s’est produit aussi. Pour l’instant, nous sommes dans une période de réchauffement climatique qui a commencé il y a bien longtemps. Pourtant, une dizaine ou quinzaine d’années auparavant, du côté de Charron, en bordure de la baie de l’Aiguillon (Vendée), le village vivait à l’heure des marées, avec ses deux ports d’échouage, le port du Pavé et le port du Corps de Garde. Situé au fond de l’anse qui reçoit les eaux du marais poitevin, envahie par les alluvions que la mer véhicule depuis la Gironde. La mer reculait chaque année et les terrains gagnaient au moins un centimètre par an en épaisseur. La vase comble progressivement les espaces maritimes dans cet ancien Golfe des Pictons. Depuis, avec la fonte des glaces, l’eau va remonter. Je me souviens que mon pays des ânes où je suis né, en Poitou, l’on trouvait du sable, le même que celui de la mer qui avait dû envahir cette région.

Alors, oui, le climat est fluctuant. Il va à son rythme. Ce qui modifie actuellement, ce sont les méfaits néfastes de l’homme qui accélèrent les phénomènes climatiques. L’homme se croit supérieur à la nature, mais pourtant la nature nous démontre régulièrement qu’elle est la plus forte. L’homme est un apprenti sorcier qui croit tout savoir. Il met son génie au service de mauvaises choses, pas tout le temps, mais souvent. Heureusement, un certain nombre de personnes restent lucides et créent de bonnes choses.


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Qui a eu l’idée saugrenue de délocaliser pour quelques années plus tard relocaliser ? Pourquoi ? Pour faire de l’argent, des matelas d’argent. Oui, il en faut un minimum pour vivre. Mais à quoi ça sert d’amasser des milliards s’ils ne servent à rien. Arrivé à un certain montant, cela ne veut plus rien dire. Si encore l’on crée des emplois, c’est bien. Mais si c’est pour le mettre sur un compte personnel, cela ne sert à rien. Il faut être entrepreneur dans tous les domaines, c’est ça la vie. Celui qui crée n’importe quoi utilise sa vie à bon escient, quel que soit le domaine d’activité.

Voilà pour ce matin, je termine. Je vous souhaite à tous un bel avenir dans la création. Pour moi, ce sont des livres, pour d’autres de la musique, des concerts, des spectacles, ou autres activités ou produits.

© Jean-Louis Riguet – 1er novembre 2021

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