JL à l’écoute de … Marie PONTIES

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie PONTIES

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Marie Pontiès et j’ai 17ans, j’habite à Lavaur (81) et je passe en Terminale S en Septembre. J’ai vraiment commencé à écrire en 4ème, lorsque j’ai appris en cours de français les nouvelles à chute. Dans cette même année, un concours de poésie organisé entre les deux collèges de ma ville m’a permis de confirmer ma passion pour l’écriture, confirmation que j’ai eu deux ans de suite en étant primée à ce concours, et à d’autres concours de nouvelles comme le concours de « Tarn et Dadou », de Maux ou encore celui des « Gourmets de Lettres » à Toulouse ; et c’est comme cela que j’ai décidé de rassembler toutes ces nouvelles dans un recueil.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je me suis vraiment mise à l’écriture en 4ème, avant je me contentais seulement de travailler à l’école, je dessinais beaucoup et je me consacrais à mon sport, le judo.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je dessine tout le temps. J’aime beaucoup le théâtre (même si je n’ai jamais eu l’occasion d’en faire, j’ai toujours trouvé passionnant de se mettre dans la peau d’un personnage) et la musique, j’aime particulièrement le rock et la pop et je joue du piano. Je pratique aussi un sport depuis que j’ai 5 ans, le judo, mais cette année j’ai dû m’arrêter à cause d’une blessure, je passerai donc ma ceinture noire l’année prochaine.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je voudrais juste que mes lecteurs se laissent emporter, oublient leurs soucis et prennent du plaisir en me lisant. J’aimerais qu’en refermant mon livre ils se disent « Ah, j’ai passé un bon moment !». C’est mon objectif, et c’est tout ce que j’attends de mes lecteurs. Je me fais connaître par de petits événements, comme une séance de dédicace à la librairie de ma ville, mais ce qui marche le mieux est le bouche à oreille. Lorsque quelqu’un m’achète un livre, je lui donne lorsque j’en ai l’occasion, mon adresse mail pour qu’il puisse me donner son avis. C’est très important pour moi de savoir ce que mes lecteurs pensent, que ce soit positif ou négatif.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai fait plusieurs séances de dédicaces dans mon village et dans ma ville, et je participe tous les ans au Salon du livre international de Mazamet.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Petite, j’aimais déjà beaucoup inventer des histoires, et j’ai toujours écrit (d’ailleurs, plusieurs esquisses de romans dorment dans mon placard), mais j’ai vraiment eu le déclic lors d’un concours de poésie organisé par mon collège. J’ai été primée deux fois de suite, et ce sont sur ces deux ans que j’ai écrit mon premier recueil de nouvelles.

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7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon unique livre publié est un recueil de nouvelles, intitulé « L’Assassin et autres nouvelles insolites », aux éditions Édilivre. Il contient sept nouvelles courtes traitant des sujets divers, comme l’art, la guerre, l’astronomie… J’ai vraiment essayé de diversifier les sujets pour qu’il y en ait pour tous les goûts et tous les âges. J’aurai bientôt le plaisir de pouvoir présenter mon deuxième recueil de nouvelles et mon premier roman, en ce moment en cours de correction.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer ce livre dans n’importe quelle librairie sur commande. Il est aussi référencé sur tous les sites de distribution, comme Amazon ou la Fnac, mais vous pouvez aussi le commander sur le site de l’édition www.edilivre.com.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Pour ma part, j’ai été publiée dans une édition participative, et pour se lancer, s’éditer à compte d’auteur ou se faire éditer à compte participatif peut constituer un bon début. Cependant je pense que le mieux reste l’édition traditionnelle à compte d’éditeur, mais les places sont chères et prisées. De plus, les nouvelles sont mal-aimées des lecteurs français, et je n’ai pas trouvé mieux pour des nouvelles qu’une édition participative. L’e-book n’est pas encore très répandu, mais je pense que c’est l’avenir. Moins cher, plus nomade, je suis persuadée que l’e-book se fera une place dans le cœur des lecteurs.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Pour écrire, je citerais le conseil d’un auteur qui le tient lui-même de son mentor : pour devenir écrivain, il faut trois choses : lire, lire et encore lire. Une citation plus générale qui m’a permis de voir la vie autrement : c’était 3 ou 4 ans plus tôt, lorsque j’avais un plâtre, je ne pouvais pas participer à une importante compétition de judo, à Paris. Comme je n’arrivais pas à me résigner, mon père m’avait sortie la citation d’un empereur romain qui disait ceci : « qu’on me donne la force de changer ce qui peut être changé et d’accepter ce qui ne peut pas l’être ». Depuis je me tiens à cela.

Et pour la fin de l’histoire, je suis tout de même allée à cette compétition en tant qu’observateur où j’ai même pu obtenir un autographe de Teddy Rinner !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je ne suis pas fan des biographies, que ce soit à lire ou à écrire ; cependant, j’aime lire les romans. Je lis ou écris aussi volontiers nouvelles ou poésies lorsque j’ai un peu de temps. Je vais pour cela sur un site nommé « Short Édition », une plate-forme qui permet de publier ou de lire des poèmes ou textes courts. Mes poésies préférées à écrire restent les haïkus, de courtes poésies asiatiques de composition métrique 5/7/5. Je me suis aussi essayée au roman, et je peux dire que c’est très différent de l’écriture d’un recueil de nouvelles !

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris souvent sur mon ordinateur ; il arrive que j’écrive en musique, mais c’est rare car elle m’empêche parfois de me concentrer. À l’époque du concours de poésie, j’étais tellement inspirée que je ne pouvais pas attendre d’être chez moi et j’écrivais des nouvelles ou des poésies en cours. Cela m’arrive moins maintenant, notamment parce que le travail demandé en cours est plus conséquent, je n’ai plus la possibilité d’écrire pendant ces heures. Je prévois donc des temps d’écriture pendant le week-end, par exemple, et je m’installe à mon bureau, devant mon ordinateur.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Pour m’inspirer, je lis une nouvelle ou une poésie sur mon site préféré avant de commencer. Je n’ai jamais eu de commande d’ouvrage mais j’écris souvent mes nouvelles sur un thème précis, cela me permet de chercher et de trouver des idées. Je fais de nombreux concours de nouvelles parce qu’ils imposent souvent un sujet.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour construire une intrigue, il me faut d’abord une vague idée. Je m’accorde ensuite des moments, comme avant de m’endormir par exemple, pour l’approfondir, la travailler, chercher ce que je peux en tirer. Une intrigue de nouvelle n’est pas très longue à construire (dans l’ordre d’un mois), par contre les intrigues de mon prochain roman m’ont pris presque un an. Les personnages viennent souvent avant l’intrigue. Ce sont d’ailleurs sur leur (s) particularité (s) que sont souvent construites les intrigues. Mes personnages ne sont pas inspirés de personnes réelles. Il m’est déjà arrivé de mettre un personnage inspiré d’une personne connue pour lui rendre hommage, mais je m’efforce de les imaginer par rapport au monde dans lequel ils vont évoluer et par rapport à ce que je veux faire apparaître chez eux ou passer comme message. Créer et faire évoluer un personnage, c’est un peu comme jouer au théâtre : quand on passe à un autre personnage, on change de costume, on pleure ou on rit avec lui comme des acteurs dans une pièce de théâtre. J’aime beaucoup varier mes personnages pour avoir un maximum de points de vue, ils sont autant de costumes de scène qu’on met puis que l’on quitte, et une fois la nouvelle finie, on change de pièce, de costume, d’atmosphère. Je prends du temps pour bien les travailler, je fais des fiches personnage et je les dessine, car je pense que plus on connaît bien ses personnages, mieux on les retranscrit dans son manuscrit et mieux la nouvelle ou le roman est réussi.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De lire, lire et lire ; je pense que c’est fondamental pour améliorer ses écrits… et ne jamais se démotiver, malgré tout ce qui peut arriver.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai beaucoup lu de romans d’héroïque-fantaisie, dont ceux d’Anne Robillard, de Serge Brussolo, d’Éric l’Homme et les incontournables Harry Potter de JK Rowling. Je me suis mise aussi récemment aux classiques, et j’aime beaucoup le style de Victor Hugo et de Camus. Côté nouvelles, mes auteurs préférés restent Anna Gavalda et Guy de Maupassant.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je suis en train de lire « Nous les dieux » de Werber. J’ai le projet de dévorer tous ses livres tant ma sœur m’en a dit du bien !

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai deux projets en cours : le premier est un autre recueil de nouvelles (un peu dans le même style du précédent recueil) qui devrait paraître aux Éditions Édilivre vers la fin de l’année/début de l’année prochaine, et un roman mêlant science-fiction et roman jeunesse en cours de relecture.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je fais tous les ans le Salon du livre de Mazamet, devenu pour moi un événement incontournable, et j’attends la sortie de mon deuxième livre pour recommencer les séances de dédicaces.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mes actualités et mes parutions sur le site www.edilivre.com.

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Le 11 août 2017

Marie PONTIES

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https://www.edilivre.com/l-assassin-et-autres-nouvelles-insolites-marie-ponties.html#.WZFuGVFJbIU

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Extrait de « L’assassin et autres nouvelles insolites », 1ère nouvelle.

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La nuit est tombée. Tout est silencieux dans la maison. Dans le lit, je contemple le visage paisible d’Eléna. Je l’aime tellement. Je ne pourrais vivre sans elle. Pourtant, la nuit s’est levée et il fallait que je parte. Cet instinct qui me dictait ses sombres desseins et dont j’étais la marionnette, me l’ordonnait. Je regarde une dernière fois la belle femme brune. Sa chevelure soyeuse l’entoure comme une couronne. Un rayon de lune effleure discrètement sa joue. Je soupire. Elle dort d’un sommeil profond ; je ne risque pas de la réveiller.

Je sors du lit sans faire aucun bruit et me faufile dans l’entrebâillement de la porte. Elle n’aime pas ce que je fais. Elle n’a pas les mêmes pensées que moi mais elle m’aime quand même…

Et c’est le principal.

Je traverse la maison à pas de loup, guidé par la lumière de la lune. Je pense à ma prochaine victime.

Je sors enfin de la maison par la petite porte. La lune m’aveugle et la fraîcheur glace mes os. Mais rien n’arrêtera la mission qui m’a été confiée. Silencieux et concentré, je reprends mon chemin. Dans la petite rue exiguë, l’astre blanc me regarde d’un air réprobateur ; comme s’il savait que j’allais commettre un meurtre. Mais je n’ai pas de soucis à me faire. La lune avait peut-être des yeux mais elle n’avait pas de bouche. Elle ne pourra pas avertir celle que je dois tuer ce soir. Souple et gracieux, je saute, je glisse, je vire dans la nuit sombre, traversant la ville déserte à cette heure. Sous mes pas, le pavé est dur et froid. Il est traître. La bruine le rend glissant. Chaque pas peut être entendu. Pas un bruit… Rien ne m’importait plus que mon objectif.

Soudain, je m’arrête, tous mes sens aux aguets.

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Je remercie sincèrement Marie PONTIES d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET  16  août 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Croquis 15 par Croquedessin

Une petite statuette que j’ai dans mon salon, la fillette à la tulipe, elle tient la fleur d’une tulipe en main et de l’autre main qu’elle cache derrière le dos elle tient un petit bouquet de tulipes. Très romantique 🙂 Le croquis est donc réalisé sur le motif, au crayon graphite sur papier dessin à […]

via Croquis du soir 15 — Croquedessin

LE Gagnant, Guy de Saint-Roch

LE Gagnant

par Guy de SAINT-ROCH

Ophildespages éditions

275 pages – 20 Euros,

ISBN : 9 782917 602416

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Quatrième de Couverture

Tugdual Vignand a un patronyme qui n’est pas commun.

C’est normal puisque c’est un nom propre !

C’est un « homme blanc, normal », comme disait Coluche.

Comme beaucoup, il a des soucis récurrents avec son compte bancaire.

Et il a aussi de drôles d’habitudes…

Un jour, il achète un billet du Loto.

Bingo ! C’est le plus gros gain depuis que le loto existe ! Enorme !

Tugdual tarde à s’apercevoir que c’est vraisemblablement lui LE gagnant.

Il a perdu son billet…

Il le retrouve enfin et devient milliardaire, du jour au lendemain…

Que va-t-il faire de toute cette fortune ?

Sera-t-il capable de résister à la puissance de l’argent ? Comment l’utiliser ?

Le lecteur va vivre une multitude d’aventures hilarantes, mais aussi réalistes

en compagnie de ce jeune quadragénaire sympathique et fidèle à une certaine

éthique.

Attention, ça va commencer ! Accrochez-vous bien…

 

« Si l’argent ne fait pas le bonheur, rendez-le !  » (Jules Renard)

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Un extrait :

Au 17, l’ascenseur n’était jamais en panne. On ne risquait absolument rien, puisqu’il n’y en avait pas !
En attendant, Tugdual devait se coltiner les deux étages. Deux niveaux élevés comme dans ces anciennes demeures dont les plafonds flirtent avec les trois mètres soixante-dix.
Soixante-quatorze marches hautes, d’un escalier en bois sombre, puis quasiment noir dans la seconde partie, devaient être escaladées, pour arriver à l’avant-dernier palier, dans le petit appartement qu’il louait depuis maintenant une quinzaine d’années.
Il n’était point atteint de climacophobie(1), mais souvent, Tugdual y arrivait essoufflé, quelquefois haletant, rarement
suffoqué, mais toujours oppressé.
Il n’était pas question de réclamer aux propriétaires l’installation d’un petit ascenseur, cette bête féroce toujours
mise en cage, ces derniers refusant catégoriquement le moindre investissement dans l’immeuble qu’ils possédaient. Même au titre de l’entretien ! Ce qui engendrait un vieillissement prématuré des structures de l’immeuble.
De plus, l’agent immobilier qui « gérait » les trois locaux que comportait la propriété, avait un égo démesuré, directement proportionnel avec le degré de son incapacité notoire.
Pour plaire à ses clients propriétaires, il préférait privilégier la ligne des honoraires plutôt que celle de l’entretien. La facture semestrielle réglementaire n’était ainsi pas trop élevée.
Donc, chaque fois que Tugdual se trouvait en bas de ce fameux escalier, il en était venu à systématiquement essayer de reporter sa montée… Tout y passait.
Tous les motifs étaient recevables pour nourrir son aversion à entamer cette ascension. Une course oubliée, un petit tour à faire, un détail à contrôler, un copain à voir… Tout y passait.
Bref, il lui fallait inventer une échappatoire.

(1) Climacophobie : la peur des escaliers est une maladie méconnue, mais
répandue. Elle se traduit par une appréhension à descendre des escaliers. Or,
avant de descendre les marches, il faut (généralement) les monter…

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Ce que j’en pense

C’est l’histoire d’un mec qui gagne au Loto une somme pharaonique correspondant à son numéro de Sécurité Sociale, un nombre à treize chiffres. De quoi vivre longtemps sans soucis ! Du moins, c’est ce que l’on croit, car l’auteur lui en a inventé des soucis à notre héros.

Guy de Saint-Roch n’est pas à court d’idées. Il a raté sa vocation, il aurait dû être lanceur de créations.

Le style est alerte, tient en éveil. On veut savoir savoir la suite. Non seulement, il invente ou plutôt précède de nouvelles voitures, des associations humanitaires, il fait du sport de combat, il ne dédaigne pas le coup de poing, il fait même part d’une vision politique propre à son héros.

Bref, il n’y a pas le temps de s’ennuyer. Pour les temps de pluie pendant les vacances, vous ne verrez plus que les pages se tourner rapidement.

 

Lisez-le !

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L’auteur

Juriste, Guy de Saint-Roch est aussi un écrivain français.

Son style, très agréable à lire, est reconnu par les médias et les lecteurs comme possédant un véritable souffle.

Il pratique avec bonheur tous les styles : romans d’aventures, d’anticipation, d’espionnage et policier. Sciences fiction, histoires érotiques, uchronies politiques, biographies, livres de vie…

Son écriture est précise, percutante et critique.

L’humour sous toutes ses formes est omniprésent.

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Pour en savoir plus sur l’auteur, suivez ce lien :

https://librebonimenteur.net/2017/03/04/jl-a-lecoute-de-guy-de-saint-roch/

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Vous pouvez le joindre et en savoir plus sur cet auteur à travers son site :

https://www.guydesaintroch.fr/

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 12 août 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Retour de scène ouverte à Montmeyan

MONTMEYAN en POéVIE

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Montmeyan en Poévie, Festival des nuits d'été

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Je reviens d’un pays merveilleux où tous les gens se parlent sans s’agresser, du moins en apparence ! Ils vous parlent en vers, s’applaudissent, se congratulent, s’embrassent. Le temps est suspendu. Rien n’arrête les mots. La prose se met à rimer, les rimes se transforment en prose, le tout recueille des applaudissements et des félicitations. La musique est également présente.

J’aurais pu vous parler de ce village médiéval avec ses petites rues d’antan, des tours du XIIe siècle, du château qui se ruine, de l’église qui se « chapellise ». J’aurais pu vous lire des poèmes sur une musique de Guy C Guy ou de Thomas Chaline. J’aurais pu vous déclamer sur le débraillé du poète ou les haïkus du voyage.

J’aurais pu … mais c’est encore trop intériorisé.

Les 4, 5 et 6 août 2017, vous avez raté le plaisir de venir écouter, rencontrer, discuter avec des poètes et bien d’autres encore, et même la joie d’acheter leurs œuvres avec une dédicace. Désormais, c’est trop tard. Tant pis pour vous !

Des rencontres merveilleuses ont été faites ou approfondies lors du partage d’un repas fraternel dans l’auberge Montmeyannaise, entre des lectures de poèmes et des accords de guitare.

J’aurais pu …

Entre nous, les poètes sont des personnes comme les autres. La poésie est un état d’être plus qu’une facette de son portefeuille. La richesse est dans les textes pas dans le porte-monnaie.

J’aurais pu …

Je vous laisse à vos pensées Montmeyannaises …

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Parmi les poètes et artistes peintres ou sculpteurs présents, je peux citer (que les oubliés veuillent bien m’excuser) :

Christophe Forgeot, Colette Gibelin, Gérard Catala, Pascal Commère, Jean Paul Klée, Guy C Guy, Jean-Jacques Castex, Guy Allix, Thomas Chaline, Jean-Paul Favier, Mireille Bergès, Gérard Mottet, Michel Goldman, Dominique Fabre, Jill Wilson, etc. J’en oublie mille excuses.

Merci au poète débraillé, Richard Taillefer, pour cette excellente scène ouverte qu’il a organisée d’une main de maître.

Merci aussi à tous les organisateurs et à Jean Cordier qui a su canaliser l’énergie des intervenants dans un bon tempo. Merci à Gérard Catala pour les photos que je viens de lui piquer.

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Plus que de grands mots, des photos  en pèle-mêle :

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A très bientôt !

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Jean-Louis RIGUET 08 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Les pigeons squattent

 

Square parisien déserté par le mois ….

La suite en suivant

via Square parisien — Catimini Plume

Les vignes rousses, Florence Marco

LES VIGNES ROUSSES

par Florence Marco

V2V éditions

244 pages – 15 Euros,

ISBN : 9 782918 927266

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Quatrième de Couverture

Et si dans les yeux d’un petit vieux vous lisez la malice et le jeu ? S’il se distrayait de vous et de vos priorités subalternes ? Si, se sachant inaudible, il s’évertuait néanmoins, avec sagesse et expérience, à vous suggérer l’essentiel ?

Notre société oublie ses anciens et ne se rappelle à leur bon souvenir qu’en leur qualité de consommateurs émérites. Chacun prône le maintien dans l’activité repoussant cette petite mort de retraite. Mais à l’âge où deux générations plus tôt nous étions quasiment séniles, s’ouvre dorénavant une vie après la vie où l’amour se fait serein, l’amitié désintéressée, les conséquences moins importantes, le poids du bilan un peu moins lourd à porter et la mort, pfft, la mort, une vieille copine un peu vacharde.

D’une fraîcheur irrésistible, ce roman met en lumière, avec humour et causticité, trois femmes d’âge mur aux parcours très différents. Leur point commun ?  L’envie de vivre pleinement leur dernière tranche de vie, cette vieillesse tant redoutée. Dans vieillesse il y a vie, c’est tout ce qu’il importe de retenir pour Marie, Rose et Griselda.

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Ce que j’en pense

C’est l’histoire de trois femmes, déjà âgées. Elles ont eu des vies différentes bien qu’habitant dans la même ville.

Elles inventent des rencontres dans un bon restaurant pour agrémenter leur vie monotone malgré l’aquagym. La vieillesse commence à rôder pour sa place à la faucheuse, cette vieille copine un peu vacharde.

Mais un homme a un secret sur le coeur. Au fil des lignes, l’on comprend que ce récit n’est pas juste un « racontage » d’une histoire banale, l’on comprend qu’il y a quelque chose de caché qui pousse à avancer dans la lecture.

Je ne vous dirai pas le secret qui n’est dévoilé qu’aux dernières pages. Lisez-le vous-même !

L’auteure a aussi eu l’idée de faire un livre dans son livre. Le livre d’un des enfants qui raconte la vie romancée de sa mère qui est aussi une soeur des trois femmes. Bref, en passant de l’un à l’autre on arrive à s’y perdre, mais n’ayez pas peur on s’y retrouve néanmoins.

Le ton est léger, se veut frais, avec de l’humour et de la causticité.

Comme l’écrit Florence, « la vieillesse n’est pas une fatalité, la jeunesse n’a pas le monopole de la folie douce et l’on peut être et avoir été« .

Lisez-le !

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portrait

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L’auteure

Florence Marco est née à Albi en 1969.

C’est une écrivaine Gaillacoise qui écrit des romans et des nouvelles et qui a publié :

Aux éditions Callibre, deux romans Mercredi en 2009 et l’Ambassadrice de Dieu en 2012.

Aux éditions Callibre, un recueil de nouvelles titré Nouvelles de la semaine en 2011.

Aux éditions Callibre Jeunesse, un livre pour enfants Fougnette aux grandes oreilles en 2013.

Florence Marco change de registre et a en cours d’écriture un roman érotique dont la parution est prévue pour 2018.

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Vous pouvez la joindre et en savoir plus sur cette truculente jeune femme à travers son site :

http://www.florencemarco.com

ou sur son blog :

http://florencemarco.over-blog.com

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr

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Jean-Louis RIGUET 31 juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Marie-Josée Christien

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie-Josée Christien

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Crédit Photo : Yvon Kervinio

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Marie-Josée CHRISTIEN.

Je précise que c’est mon véritable patronyme. À mon grand étonnement, on a parfois cru que c’est un pseudonyme. Qui en l’occurrence aurait été « chargé » et malvenu pour une mécréante comme moi !

 

Je suis née en 1957, dans la Cornouaille morbihannaise. Je viens d’une famille modeste, voire pauvre, de la Bretagne bretonnante. Cette Bretagne rebelle et insoumise est la terre des insurrections des « Bonnets Rouges » sous Louis XIV, de Marion du Faouët, chef d’une bande de brigands au XVIIIe, celle aussi de la résistance au nazisme. Cela n’est sans doute pas anodin.

 

Rien dans mon environnement familial ne me prédisposait donc à l’écriture. Mon premier contact avec la poésie et la littérature a eu lieu grâce à l’école laïque et républicaine. J’ai fréquenté une classe unique de campagne, où j’ai appris à lire très tôt. J’ai été encouragée par quelques professeurs tout au long de mon parcours scolaire, mené jusqu’au DEUG de Lettres Modernes.

 

J’ai fondé la revue annuelle Spered Gouez / l’esprit sauvage en 1991, sous le signe du poète Armand Robin. Je dirige aussi la collection Parcours, dont chaque volume est consacré à un (e) poète d’aujourd’hui, ayant une œuvre forte et marquante ancrée dans notre temps, que j’ai créée aux éditions Spered Gouez en 2015.

J’ai reçu le Prix Xavier-Grall pour l’ensemble de mon œuvre. Le Grand prix international de poésie francophone m’a été décerné en 2016.

Je suis membre de la SGDL, de la Charte des Auteurs Jeunesse et de l’AEB (association des Écrivains Bretons).

Je vis depuis 1994 à Quimper, dans le Finistère.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit, depuis que je sais tenir un crayon. J’ai très tôt gribouillé des poèmes où je tentais d’imiter les auteurs du passé que j’admirais. Mais bien sûr je n’ai trouvé que bien plus tard, dans les années quatre-vingt, après un long cheminement, ma voix propre.

 

Écrire est pour moi une nécessité vitale, comme respirer, manger ou dormir. Cependant, je n’ai jamais pensé à en faire un métier. La poésie ne peut de mon point de vue être une profession.

J’ai été institutrice de 1977 à 2015, et j’ai aussi exercé en même temps la fonction de directrice d’école pendant 17 ans. Bien sûr, travaillant à temps plein, je n’ai pu me consacrer autant que je l’aurais voulu à l’écriture et à l’édition de mes écrits, mais je mesure combien cela m’a permis une réelle liberté, celle d’écrire ou de ne pas écrire, de ne rien précipiter et de prendre mon temps. Je n’ai publié que les textes nécessaires, sans dépendre de commandes, ni subir de pression. Je n’ai jamais eu besoin de faire des courbettes et des concessions.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Étudiante, j’ai fait un peu de théâtre à Rennes en 1976-1977, sans aller plus loin. Car ce qu’est devenu le théâtre m’a rapidement exaspérée. L’art me passionne mais, à mon grand regret, je n’ai jamais pu pratiquer ni musique ni peinture, qui exige un apprentissage précoce auquel mes origines modestes ne m’ont pas donné accès. Ce n’est pas un hasard si j’aime collaborer avec des artistes, que ce soit pour des livres d’artistes ou des livres à tirage courant.

 

À part la poésie, le seul art que je pratique est le collage, découvert à l’âge de 16 ans au lycée, grâce à mon professeur de lettres. C’est l’art du pauvre par excellence, puisqu’il s’agit de récupérer les photos des revues et magazines destinés à la destruction et de leur donner une nouvelle vie. Il m’arrive d’exposer et de publier mes collages.

 

Je suis également critique littéraire. C’est une manière de prolonger mes lectures. Je tiens plusieurs chroniques critiques dans Spered Gouez / l’esprit sauvage. Plusieurs revues (Interventions à Haute Voix, Les Cahiers du Sens…) accueillent mes articles et mes notes de lectures. Je collabore régulièrement à la revue bimensuelle ArMen depuis 2006 et occasionnellement au magazine numérique Unidivers.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère que mes livres les aident à trouver émotion et sens dans notre époque qui n’a à offrir que son cynisme et son désenchantement. J’espère aussi qu’ils sont sensibles à mon questionnement et à mon incertitude.

La poésie étant polysémique à l’infini, je ne perds pas de vue que ce sont les lecteurs qui trouvent, parmi les chemins possibles que j’ouvre, la cohérence de mon texte, par leur sensibilité et leur imaginaire. Ils ont toute liberté de lecture.

C’est pourquoi les rencontres avec les lecteurs sont enrichissantes, surtout dans de petits lieux intimistes où un vrai échange peut se créer. Mes lecteurs me révèlent parfois des voies souterraines que je n’ai pas clairement conscience d’emprunter.

C’est sans doute l’un des rôles des bibliothécaires et des libraires de favoriser et proposer ces moments de partage. Hélas, j’ai trop peu l’occasion d’être conviée à ce genre de rencontres. Mais je ne fais sans doute pas tout ce qu’il faudrait pour me faire connaître !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je participe à quelques salons, rencontres d’auteurs et événements, toutefois avec parcimonie. Je privilégie ceux qui ont une âme, ceux qui sont portés par des associations de bénévoles passionnés, où je trouve une réelle convivialité, porteuse de rencontres débouchant parfois sur des projets.

 

En retraite depuis deux ans, j’ai à présent le plaisir de rencontrer des classes et des scolaires en tant qu’auteur. Il m’arrive de lire mes textes en public, mais il ne s’agit pas de récital ni de performance, même si j’ai parfois été accompagnée par des musiciens. Je ne me prends pas pour une comédienne. Je suis juste un auteur qui lit et partage modestement ses textes. Je propose aussi une causerie sur les « femmes en poésie », autour de mon livre Femmes en littérature (éditions Spered Gouez, 2009).

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Ma première publication date de 1979, dans la revue Interventions à Haute Voix. J’ai continué pendant presque une décennie à publier uniquement en revues. C’est ce qui m’a permis de « faire mes gammes » et de trouver ma voie. Je continue à publier régulièrement en revues, qui sont des lieux uniques pour vérifier la qualité de ce que l’on écrit.

 

Je suis aussi volontiers présente dans des ouvrages collectifs et des anthologies. J’ai publié dans une trentaine de ce genre d’ouvrages, ce qui m’a permis d’être traduite en plusieurs langues (allemand, bulgare, espagnol, portugais…).

 

Mon premier recueil (Les extraits du temps 1), publié en 1988 par IHV, a été rapidement épuisé. J’avais écrit auparavant deux autres recueils que je n’ai jamais cherché à publier, consciente qu’ils n’étaient pas aboutis.

J’ai publié une vingtaine de livres, principalement de poésie, chez une dizaine d’éditeurs. J’ai aussi dirigé des ouvrages collectifs.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

J’espère que ce n’est pas le dernier livre et qu’il y en aura de prochains ! Je fais là un clin d’œil à une boutade du poète Gérard Cléry, qui aime prendre le mot « dernier » au pied de la lettre.

 

Ma dernière parution est La poésie pour viatique, un cahier Chiendents – le n° 118 publié au début de cette année par Luc Vidal et les éditions du Petit Véhicule à Nantes – qui vient de m’être consacré, coordonné et présenté par Gérard Cléry, justement. Il comprend des articles de Guy Allix, Bruno Sourdin, Michel Baglin, Jean Chatard et Luc Vidal, un entretien avec Gérard Cléry et un choix de textes dont des inédits.

 

Parmi ces inédits, se trouvent des extraits d’Affolement du sang, que je viens juste de terminer. Il m’est donc difficile d’en parler. L’auteur est de toute façon le plus mal placé pour commenter son texte. Je peux juste dire que c’est un ensemble de 120 pages commencé en 2012, que le poète Jean-François Mathé en signe la préface. Je vais commencer par prendre du recul pour ensuite réfléchir à son édition.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En principe, à part ceux qui sont épuisés ou dont les éditeurs ont disparu (qu’on trouve parfois en livres d’occasion), on devrait pouvoir les commander dans n’importe quelle librairie, du moins dans les bonnes librairies. Certains de mes éditeurs (Jacques André Éditeur et Tertium éditions) les vendent aussi directement à partir de leurs sites. D’autres, comme Les Éditions Sauvages, pratiquent la vente par correspondance. Sinon, ils m’accompagnent dans les salons et signatures où je suis invitée.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book?

Je suis résolument opposée au compte d’auteur et à ses avatars. J’ai autrefois soutenu le CALCRE, association qui luttait contre « le racket du compte d’auteur ». Ces officines ne sont pas du tout des éditeurs mais des prestataires de services qui se chargent juste de l’impression du livre. Ceci dit, lorsqu’elles annoncent clairement la couleur et ne se prétendent pas être éditeurs, elles peuvent rendre des services aux auteurs qui n’ont pas les compétences pour s’autoéditer. Il en est certainement de plus honnêtes que d’autres. Mais je suis d’avis qu’un bon livre parvient toujours à trouver son éditeur et ses lecteurs, même si cela peut parfois prendre des années.

 

J’ai eu la chance de toujours publier à compte d’éditeur, le plus souvent dans de petites structures associatives. Il n’est pas sûr que j’aurais rencontré un lectorat plus important dans de plus grandes maisons d’édition, où la durée de vie d’un livre est très éphémère. L’édition est toujours une histoire de rencontre et de connivence entre un livre et un catalogue existant. Il importe qu’éditeur et auteur forment un véritable équipage. Je suis attachée à cette relation.

 

Je n’ai pas vraiment d’avis sur les livres numériques (terme que je préfère à l’angliciste e-book). J’ai deux livres (Conversation de l’arbre et du vent et Quand la nuit voit le jour, Tertium éditions) qui sont publiés en version numérique parallèlement à leur édition en livre papier. Mais il ne s’en vend guère pour le moment. Le phénomène du livre numérique me semble largement surestimé par les instances officielles du livre (par le CNL par exemple). Personnellement, je ne lis pas de livres numériques. Je ne suis pas convaincue par la lecture sur écran, surtout pour la poésie. J’ai besoin de la chaleur du papier.

 

Sur écran, je ne trouve d’intérêt qu’aux revues numériques, comme Texture et Recours au poème, aux blogs et aux sites d’auteurs. Grâce aux entrées et aux mots-clés, la lecture peut y être discontinue et ne s’attarder que sur les articles recherchés.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Un conseil de mon père que je garde précieusement en tête : ne perds jamais de vue d’où tu viens.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Mes lectures ont toujours été très éclectiques. Lire m’est indispensable au quotidien. Je lis beaucoup, de tout, pas seulement de la poésie comme on pourrait le croire. J’ai toujours plusieurs livres en cours. Je suis abonnée à de nombreuses revues également. Je me fie volontiers aux conseils de lecture de quelques critiques avisés (Jacmo dans Décharge, Michel Baglin sur Texture, Lucien Wasselin sur Recours au poème par exemple) dont je partage les points de vue.

 

Passionnée de préhistoire et d’archéologie, je lis beaucoup d’ouvrages écrits par des paléontologues et des chercheurs, que je trouve dans quelques librairies spécialisées du Périgord.

 

Par contre, j’évite les livres d’auteurs dont on fait grand bruit, dont les piles envahissent les librairies à chaque rentrée littéraire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Très lentement. Et par périodes, surtout en hiver et au printemps. Je ne m’installe pas chaque jour à ma table d’écriture. J’écris toujours chez moi.

 

À part ces particularités, je n’ai aucune habitude, aucun rituel. L’élaboration est très longue, la maturation lente, souvent plusieurs années, pour parvenir jusqu’au manuscrit achevé. Je prends régulièrement des notes qui s’accumulent, que je laisse reposer, décanter, sédimenter, jusqu’à ce qu’elles se rappellent à moi dans l’urgence pour la première phase d’écriture. Suivent alors plusieurs phases de transformation, où j’enlève le superflu, je taille, j’élague, je cisèle et je peaufine aussi, jusqu’à ce que je ne puisse plus rien retirer. Je travaille à la manière d’un sculpteur dont la matière serait les mots.

 

Quand les poèmes sont là, le travail est loin d’être terminé. Il me faut composer l’ensemble, trouver son architecture intérieure. Cette chronologie interne, dictée par le mouvement et le souffle du texte, est primordiale. Tout ce travail d’élaboration doit rester invisible et sembler couler de source. Je cherche à garder intacte l’émotion première, à préserver l’élixir et la fulgurance du poème.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mes écrits se nourrissent de ma vie et du monde qui m’entoure. Tout peut donc y être abordé. J’ai ainsi écrit sur la grossesse et l’attente de l’enfant (Le carnet des métamorphoses, Les Éditions Sauvages), les grottes préhistoriques ornées (Lascaux & autres sanctuaires, Jacques André Éditeur), les mégalithes (Un monde de pierres, Les Éditions Sauvages), la pierre et le cycle minéral (Pierre après pierre, Les Chemins bleus), le canal de Nantes à Brest (Aspects du canal, Sac à mots éditions). J’ai aussi écrit plusieurs opus sur le temps, celui qui dépasse notre vie d’être humain, dont nous sommes la seule espèce à avoir conscience.

 

Je n’ai jamais reçu de commandes d’ouvrages. J’ignore si je suis capable d’y répondre.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je n’ai aucune imagination. C’est sans doute pourquoi je n’écris pas de romans. Malgré tout, j’en ai un en cours d’écriture depuis une dizaine d’années, dont le titre est Le passé effacé. Les personnages sont fictifs et l’intrigue une pure construction mais ancrée dans le réel, au cœur de l’humain.

Mais écrire un roman ne fera pas de moi une romancière pour autant.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Un conseil que j’ai moi-même reçu et que je ne regrette pas d’avoir suivi : ne proposer à la publication que les textes dont on est fier, qu’on est sûr de ne jamais renier un jour, afin de rester en accord avec soi-même.

Ce qui sous-entend bien sûr de prendre son temps pour trouver sa voie et sa manière propre, de ne pas se précipiter pour publier à tout prix.

 

Lorsque des auteurs débutants sollicitent mes conseils (cela arrive assez souvent !), je leur recommande de publier en revues… et surtout d’en lire pour trouver celles qui leur correspondent.

Ils y trouveront des compagnonnages stimulants, y feront des rencontres fertiles, bref vivront une belle aventure collective.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ils sont nombreux et de toutes les époques. Je citerai Lucrèce, François Villon, William Blake, Verlaine, Rilke, Joë Bousquet, René Char, René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Pessoa, Beckett, Albert Camus, Cioran et surtout Armand Robin.

Parmi les écrivains contemporains, j’aime Milan Kundera, Le Clézio, Claire Fourier, Bernard Berrou.

Les poètes d’aujourd’hui qui me touchent le plus et m’accompagnent, parfois également en amitié, sont ceux qui allient sens et sensibilité, lisibilité et profondeur : Guy Allix (qui est celui que je relis le plus régulièrement), Jean-Louis Bernard, Jean-François Mathé, Jacqueline Saint-Jean, Michel Baglin, Gilles Baudry, Georges Drano, Michel Dugué, Robert Nédélec, Hervé Carn, Gérard Le Gouic, Denise Le Dantec, Jacques Ancet, Charles Juliet, François Cheng, Philippe Jaccottet. Ce sont les noms qui me viennent spontanément, ceux dont les livres m’entourent et qui comptent pour moi, mais j’en oublie certainement.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Membre du jury du Prix du roman de la Ville de Carhaix, je lis une seconde fois les quelques romans qui m’ont plu à la première lecture. C’est cette relecture qui déterminera mon choix, qui se portera sur le roman capable de me captiver une nouvelle fois et de me donner encore à le découvrir.

Je relis aussi le manuscrit de l’essai sur Angèle Vannier (Chemin avec Angèle Vannier) de mon ami et complice Guy Allix, en vue de son édition prochaine. Nous sommes en général l’un pour l’autre nos premiers lecteurs. Nous nous savons incapables de complaisance réciproque.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’ai toujours plusieurs ensembles en cours d’écriture parallèlement. Certains sont commencés depuis des années. Je suis incapable de savoir lequel va aboutir en premier.

Parmi ces chantiers, il y a : Eclats d’obscur et de lumière (réflexions, pensées et aphorismes, de la même veine que Petites notes d’amertume paru en 2014), Juste un peu d’eau (qui sera accessible à la jeunesse), Généalogie de la matière (qui explore le passage de l’inerte au vivant), Alambic (sur la genèse de l’écriture et la langue).

Je viens aussi de commencer très récemment Alchimie des sens.

Par ailleurs, je travaille à une compilation de textes sur l’arbre : Constante de l’arbre (« constante » pris dans son sens en Physique). J’y rassemble mes textes sur les arbres dispersés dans mes livres précédents, auxquels j’ajoute quelques inédits. Il sera illustré par le photographe Yann Champeau. J’aimerais que ce projet soit un « Beau Livre » et je suis à la recherche d’un éditeur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Deux dates sont pour moi incontournables. Je suis fidèle depuis 2010 à l’ambiance et à la bonne humeur du Printemps de Durcet (Orne), que m’a fait connaître Guy Allix.

Je suis aussi chaque année au Festival du livre en Bretagne, à Carhaix (qui est également la ville du Festival des Vieilles Charrues). Une centaine d’éditeurs, soit quasiment toute l’édition bretonne, y a rendez-vous avec plus de 10 000 visiteurs, le dernier week-end d’octobre. J’y représente la revue annuelle Spered Gouez / l’esprit sauvage, que j’ai créée en 1991, publiée par le Centre culturel breton Egin qui organise le festival.

On peut aussi me rencontrer « Chez Max », ancienne maison du poète et peintre Max Jacob à Quimper (labellisée « Maisons des Illustres »), où je coorganise depuis 2013 avec mes amis poètes Louis Bertholom et Gérard Cléry « Les rendez-vous de Max », rencontres-lectures mensuelles qui ont lieu chaque 1er jeudi de 18 heures à 19 heures de septembre à juin.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

J’ai un site personnel qui contient une page d’actualités et qui fait écho de mes parutions :

http://mariejoseechristien.monsite-orange.fr

Ma bibliographie est sur wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Jos%C3%A9e_Christien

 

Par ailleurs en tant que responsable de rédaction de la revue Spered Gouez / l’esprit sauvage, j’ai une accréditation sur Agence Bretagne Presse où je publie mes informations sur mon actualité et mes parutions (et parfois sur l’actualité littéraire et culturelle de ma région) : https://abp.bzh/

 

La revue sur internet Texture publie un dossier critique par Michel Baglin, Georges Cathalo et Lucien Wasselin sur quelques-uns de mes livres : http://revue-texture.fr/-CHRISTIEN-Marie-Josee-.html

 

Je suis présente dans l’Anthologie subjective de Guy Allix, sur son site :

http://anthosuballix.canalblog.com/pages/marie-josee-christien/27590451.html

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Le 27 juillet 2017

Marie-Josée Christien

 

Quelques poèmes de Marie-Josée Christien

À l’écart du rivage

l’air vibre

sur les landes

imprégnées de la pâleur du sel

 

Le souffle et la lumière

se prolongent

en frémissements

 

L’œil scrute

ouvert aux étendues

qu’il retenait en lui

 

il voit.

 

*

La nuit déserte

l’ultime équinoxe

l’envol pointu des corbeaux

perfore les horizons

qui blanchissent

 

Le remous pâle

des astres

froisse les joncs fragiles

et sculpte le silence

 

Un monde s’élance

et renoue avec soi.

 

 

*

 

Le demi-jour

tombe comme un flocon

dans la neige

les arbres se figent

au-delà des vitres

 

dans l’écartèlement

du jour et de la nuit

chaque atome du silence

irrigue la lucidité

 

On entend la vie immobile.

 

*

Le vide étoilé

hausse le silence

d’un peu de matière

 

Il force au retour sur soi

question d’intuition.

 

*

 

Les arbres redressent

le ciel inaccompli

rendu invisible

par la courbure restreinte du jour

 

Tous les rêves en suspens

toutes les vies en sursis

l’illusion est notre réalité.

 

© Marie-Josée Christien

Extraits de : Entre-temps, précédé de Temps composés

(Les Éditions Sauvages, collection Phénix, 2016)

 

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Je remercie sincèrement Marie-Josée Christien d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

 

 

 

 

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

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© Jean-Louis RIGUET 28 Juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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