Aux Puces d’Orléans, José Brusseau

Aux Puces d’Orléans

José Brusseau

Polar nostalgique

éditions du Jeu de l’Oie

244 pages – 20 Euros,

ISBN : 978-2-36831-053-3

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Quatrième de Couverture

C’est au milieu de vieux papiers acquis au marché aux puces que Jo le brocanteur trouve, de nos jours, un testament. Autour de ce document, les passions s’exaspèrent, et conduiront au meurtre… Cette intrigue policière donne lieu à des retours nostalgiques dans les années 1950 à 1970, à l’époque des plumes Baignol et Farjon et de la tête de veau dominicale… Nous suivons Jo et Jeannot sur leur Mobylette bleue, nous voyons Jarek accomplir son rêve – rouler en R8 Gordini ! – tandis qu’Yvette et Marcel vivent les derniers jours de leur restaurant à l’ancienne…

Aux puces d’Orléans est mieux qu’un roman policier bien ficelé, révélant un univers plein de mesquineries et de rancoeurs. C’est aussi une réflexion sur un monde en profonde mutation, où certaines valeurs se perdent, comme le respect du travail des hommes et les bons repas pris en commun. L’on ressent la nostalgie de l’auteur pour cette époque où les objets étaient conçus pour durer, où l’on prenait le temps de bien vivre, même avec moins de confort qu’aujourd’hui.

Passionné d’histoire locale, José Brusseau a dépeint dans Un amour de matelote puis dans Vengeance au clair de Loire l’univers de la paysannerie du Val de Loire au XVIIIe siècle. Au-delà des intrigues et des personnages, il nous passionne par sa description de la vie quotidienne du petit peuple orléanais.

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Un extrait :

 

Jo était un habitué des puces. Il y venait quelle que fût la météo. C’était son divertissement du samedi matin. C’était une bonne idée qu’il avait eue de vouloir emprunter le chemin le plus court pour y parvenir. A l’avenir, devrait-il contourner le théâtre par l’arrière et le boulevard, ou par la droite, et suivre la grande diagonale de l’esplanade ? Il le saurait sous peu. Peut-être même dès son trajet retour. A moins que les malicieuses corneilles ne le détournent une nouvelle fois de ses calculs.

 

Jo n’était connu que sous cette réduction a minima de son prénom originel. L’officier d’état civil de la mairie avait pourtant, lui, scrupuleusement noté Joseph Charles. Mais après avoir refusé Joseph Karl. Marcel, son père, était cheminot au dépôt de la gare des Aubrais. Quand, le 20 février 1943, celui qui allait devenir Jo pointa le bout de son nez, Marcel y vit une bonne occasion de célébrer la défaite de l’armée allemande à Stalingrad. Joseph Staline se devait d’être honoré ainsi que son mentor, Karl Marx. Enfin, c’est ainsi que Marcel avait vu l’occasion de le faire au nez et à la barbe de l’occupant. Il avait prévu de clore le bec aux suspicieux pouvant le suspecter de résistance.  Joseph pour le petiot ? Le bon Dieu ne pouvait pas être contre ! En ces temps de guerre, tout le monde avait néanmoins essayé d’en savoir un peu plus chaque jour sur les combats de Stalingrad et l’avancée irrépressible de l’Armée rouge, menée d’une main de fer par celui qu’on imaginait encore en Petit père des peuples. Jo avait une soeur aînée, Jacquette, née le 23 décembre 1940. Là non plus, le prénom n’avait pas été choisi au hasard. Marcel ayant toujours eu l’âme patriotique, le jour de la naissance de sa fille correspondait à l’exécution, par les troupes d’occupation, de Jacques Bonsergent, résistant parisien.

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Ce que j’en pense

Polar nostalgique correspond exactement à la nature de ce livre où le passé se vit au présent. L’intrigue policière en devient presque secondaire tant l’ouvrage fourmille de renseignements historiques sur les us et coutumes des petites gens de cette époque. Il faut avoir connu parfaitement les puces d’Orléans pour en parler comme l’auteur le fait. Il en est de même pour le quartier où se déroule l’action pour les différents métiers évoqués.

La nostalgie est présente tout au long du livre comme si l’auteur voulait s’attarder sur cette période de l’histoire où les gens n’étaient pas riches mais heureux. L’auteur dépeint un monde à dimension humaine loin des manoeuvres politiciennes.

Les détails de la vie de tous les jours sont détaillés d’une manière très précise avec des précisions où vous pourrez par exemples manger de la tête de veau sous nombre de recettes décrites sur plusieurs pages. Les personnages sont soignés dans leurs expressions, leurs tenues, leurs parlers.

Un bon livre nostalgique !

Lisez-le !

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L’auteur

Passionné d’histoire locale, José Brusseau, originaire d’une famille de vignerons de Châteauneuf-sur-Loire, s’est lancé à la recherche de ses racines, de ses ancêtres. Il a voulu connaître leur vie, leurs habitudes. Il s’est attaché à les faire revivre dans leur milieu, celui de la paysannerie orléanaise du début du XVIIIe siècle.

Passionné d’histoire locale, José Brusseau, originaire d’une famille de vignerons de Châteauneuf-sur-Loire, s’est lancé à la recherche de ses racines, de ses ancêtres. Il a voulu connaître leur vie, leurs habitudes. Il s’est attaché à les faire revivre dans leur milieu, celui de la paysannerie orléanaise du début du XVIIIᵉ siècle.

Avec l’arrivée de Louis XV, la société est en pleine mutation. Les nouvelles industries et manufactures font émerger la bourgeoisie de province. Dans Vengeance au Clair de Lune, José Brusseau peint, avec son écriture pointilliste, cet univers de mesquineries et de rancoeurs. De là à dire que peu de choses ont changé, depuis ce temps, dans la nature humaine, il n’y a qu’un pas que le lecteur osera certainement franchir…

 

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 18 novembre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Salon du livre de Henrichemont

Dimanche 19 novembre 2017

de 10 h 00 à 18 h 00

Je serai présent

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Pas moins de cinquante quatre auteurs, une dizaine d’éditeurs et six associations, seront répartis sur soixante dix emplacements au deuxième salon du livre d’Henrichemont. Ce sera le dimanche 19 Novembre, toute la journée à la Salle polyvalente. Tous les genres seront représentés : romans, livre d’histoire, romans policiers, souvenirs et vie locale, biographies, poésie, témoignages, livres pour la jeunesse, recettes de cuisine, fantastique, théâtre, nouvelles …etc.
Beaucoup d’écrivains et éditeurs régionaux seront présents, et notamment …

La suite en cliquant :

http://www.gilblog.fr/petit_blog_dhenrichemont/19-novembre-deuxieme-salon.html

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Venez soutenir les auteurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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© Jean-Louis RIGUET 11 novembre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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JL à l’écoute de … Claude Cailleau

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Claude Cailleau

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Claude CAILLEAU.

Mon nom me vient d’un ancêtre qui habitait un lieu caillouteux, ou qui vendait du fromage (du caillé). J’aime ces origines très paysannes.

Ma vie commence à Sablé (72) l’année du Front Populaire. Après des études au Mans et à Rennes, j’ai enseigné le français (et les lettres) en collège pendant près de 40 ans, avant de revenir habiter à 500 mètres de la maison où je suis né.

En Sarthe, donc, mais la Bretagne est ma province d’élection : je me suis marié à Port-Louis (56) en 1958. Je suis le patriarche d’une nombreuse famille : 4 enfants, 11 petits-enfants et un arrière-petit-fils. Ma femme et moi revenons à Port-Louis plusieurs fois chaque année. La Bretagne est très présente dans mon œuvre et je suis membre de l’Association des Écrivains Bretons.

Mon parcours est décrit dans le 451e Encres Vives paru en février 2016.

Adolescent, je lis Jean Barois, roman de Roger Martin du Gard, un livre austère mais qui me passionne. J’écris à l’auteur. Il m’invite. Je passe une journée chez lui, au Tertre dans l’Orne. J’écrivais déjà dans les petites revues de poésie de l’époque. Martin du Gard fait lire mes textes à Jacques Brenner qui publiait Les Cahiers des Saisons aux éditions Julliard. Je suis accueilli dans la revue. Je figure dans les sommaires aux côtés de Philippe Jaccottet, Supervielle, Jean-Louis Curtis, Henri Thomas, Bernard Noël, Jean-Louis Bory, Matthieu Galey, etc.

En 1971, Mon premier roman, Stef et les goélands, est édité par Julliard. Le livre me vaut une belle lettre de Marcel Arland, rédacteur en chef de la NRF, et en 1972 le prix Paul Flat de L’Académie Française.

Mais, alors que tout semble bien parti, je décide de ne plus publier et me contente d’écrire mon journal. Trop intime, celui-ci finira dans un grand feu en 1995.

Après 27 ans de silence, en 1999, je recommence à proposer mes livres aux éditeurs. Mais, pensant qu’à 63 ans je n’intéresserais plus les grandes maisons parisiennes, je choisis de petits éditeurs indépendants. Qui m’accueillent sans problème, ce qui me rassure. En 17 ans, j’ai été publié par une dizaine d’éditeurs. Vous vous demandez sans doute pourquoi je ne suis pas fidèle à l’un d’eux ? Parce que j’ai besoin, à chaque fois, de passer l’examen devant un comité de lecture qui ne me connaît pas. Quand mon ouvrage est pris, je suis rassuré.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

En même temps que j’enseignais, j’animais des ateliers littéraires dans les collèges, afin de mettre en relation élèves et écrivains. Nous publiions des revues auxquelles ont collaboré Yves Bonnefoy, Jean-Claude Renard, Claude Roy, Andrée Chedid, Henri Troyat, Hervé Bazin, Jacques Brosse, Marie-Claire Bancquart, Christian Signol, et beaucoup d’autres. Nous faisions des enregistrements de livres pour les enfants aveugles de deux établissements d’Angers et Vertou. Ces activités ont donné matière à une valise pédagogique au CDDP d’Angers et à des articles d’information destinés aux enseignants, dans Échanger, revue du CRDP de Nantes.

 

En même temps, je poursuivais ma politique du contact avec les écrivains dont j’aimais les livres. C’est ainsi que j’ai rendu de fréquentes visites à Marcel Arland, à la NRF dans les années soixante-dix, passé un après-midi avec Troyat dans son appartement de la rue Bonaparte, accueilli Hervé Bazin dans ma classe au Collège François Villon des Ponts-de-Cé, visité plusieurs fois Julien Gracq en sa maison de la rue du Grenier à Sel à Saint-Florent Le Vieil, visité Jacques Brosse et ses chevaux en Sarthe puis près du site magdalénien.

Si bien que, la retraite venue, j’ai fondé en 2008 une revue littéraire trimestrielle, les Cahiers de la rue Ventura, dans laquelle je publie des dossiers sur mes écrivains de chevet, de la poésie contemporaine, des pages d’enfance et des textes critiques sur les arts. J’ai décidé d’arrêter cette publication en juin 2018 avec le n° 40, pour le 10e anniversaire de la revue. J’aurai 82 ans, et envie de faire autre chose.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je ne pratique aucun autre art. La peinture, la sculpture m’intéressent. La musique me stresse, j’évite d’y être exposé trop longtemps. Seules les chansons à texte trouvent grâce devant moi.

En revanche, j’ai été longtemps un jardinier passionné. Un beau jardin de fleurs, c’est aussi une œuvre d’art. Dans la propriété où je vivais à la campagne, je pouvais préparer une bonne ratatouille uniquement avec des légumes de mon jardin ! Je suis réputé dans la famille pour ma ratatouille et… une sangria dont je ne communique à personne la composition ! Je considère que la cuisine est aussi une forme d’art.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Des admirateurs ? N’exagérons pas. Je n’écris pas pour recevoir quelque chose de mes lecteurs. J’écris pour communiquer. Pour apporter, et qu’on se souvienne de moi. Quand on me demande pourquoi j’écris, je réponds : pour ne pas mourir. Je pense que les bibliothèques ne doivent pas être des cimetières. Lorsque je serai mort, dans un futur proche ou lointain, il suffira qu’un lecteur sorte un de mes livres (et se reconnaisse dans ce que j’aurai écrit là) pour que je revive.

 

Pour faire connaître mes ouvrages, je me fais une petite publicité sur la Toile, je participe à des salons, j’alimente mon blog de temps en temps. Je fais envoyer des services de presse aux revues et celles-ci, en général, font écho à la sortie de mes livres. Mais je suis un auteur modeste : Mon roman chez Julliard avait été tiré à 4 000 exemplaires. On m’a payé des droits d’auteur sur 2 000 ex. Ensuite, comme les libraires ne le demandaient plus, il a été pilonné. Mon meilleur tirage après 1999 a été les 500 exemplaires de mon album aux éditions Grandir. Pour ma biographie de Pierre Reverdy, je ne sais pas, ayant abandonné mes droits d’auteur à l’éditeur, qui avait plus besoin que moi de cet argent.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Dans la première décennie de ce siècle, je suis intervenu à plusieurs reprises dans les établissements scolaires, du cours élémentaire au lycée. Et même une fois, à l’Université d’Angers.

Quand ma biographie de Pierre Reverdy est parue, j’ai donné une conférence sur le poète un peu partout en France. Puis on m’en a demandé une sur l’autobiographie, parce qu’on connaît mon goût pour cette littérature. Et j’ai fait des causeries sur la poésie pour donner ma conception de l’écriture poétique. Je lis encore de temps en temps mes poèmes devant un public.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Je devais avoir 13 ou 14 ans quand j’ai commencé à tâtonner pour écrire de la poésie. Des alexandrins aux rimes chantantes. Mon maître alors était Musset ! Mais je suis vite passé au roman. Et à Mallarmé, mon poète d’élection.

En 2013, j’ai publié chez Éditinter une anthologie pour donner à un lecteur éventuel une idée de mon travail en littérature. Dans le livre on trouve, outre une belle préface de Jean-Marie Alfroy qu’il a intitulée « Le Sphinx de Sablé », des fragments de mes mémoires, des poèmes, quelques récits, des études, des pages de mon Journal et même un court chapitre de roman (encore inédit). Excepté ce dernier texte, tous les autres étaient parus en revues pendant une décennie.

Il faut ajouter quelques livres d’artistes, ma biographie de Reverdy et ma participation à de nombreuses anthologies. J’ai aussi collaboré à des ouvrages collectifs sur l’École de Rochefort, parus aux presses de l’Université d’Angers.

Ma bibliographie vient de paraître sur mon blog, à la page « Automne 2017 ». En tout, près de vingt livres.

 

http://www.petitpave.fr/petit-pave-auteur-claude-cailleau-5.html

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre a pour titre : Je, tu, il – Remonté le temps, sondé le silence. Le titre dit beaucoup, déjà. Dans ma revue, je publie de la poésie et je constate souvent que ce qu’on m’envoie en vers libres, n’est que de la prose tronçonnée arbitrairement par des auteurs qui ne se sont jamais interrogés sur leur art, et qui vont à la ligne sans savoir pourquoi. Écrire de la poésie, pour moi, c’est un travail. Le texte fini doit être resté un moment « sur l’établi ».

Il se trouve que mon petit livre est mort. Je veux dire qu’il est devenu introuvable, l’éditeur étant décédé au printemps 2017 et sa Maison fermée depuis septembre.

En poésie, j’ai tout tenté : Le vers traditionnel, le vers libre, le verset, pour finir avec la prose. Je, tu, il est composé de brèves proses.

« Sans l’artifice d’une disposition en vers pour signaler qu’il s’agit bien de poésie, le texte est seul, avec ses images, son rythme, ses sonorités (sa musique), son langage particulier, pour que le lecteur l’accepte comme poème ».

Tout est dit. Le n° 39 de ma revue, au printemps 2018, présentera un dossier sur l’écriture de la poésie.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Mes livres font l’objet d’un dépôt légal à la BNF. Ils sont pourvus d’un ISBN. Normalement, on peut les commander à l’éditeur, à la FNAC ou sur Amazon. Mais aussi chez un libraire s’il est sérieux, et désintéressé !

Une anecdote… En septembre 2004, les Éditions Grandir publient mon album de poèmes pour enfants intitulé C’est ma vie, c’est la tienne.

En octobre, un ami va voir son libraire pour commander le livre. Réaction du libraire : « oh, ça c’est vieux. C’est épuisé depuis longtemps » ! Notre homme ne voulait pas se donner la peine de commander un seul livre à un modeste éditeur de province, livre qui n’allait lui rapporter que quelques euros. J’ai conseillé à mon ami de changer de libraire.

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur, ou à compte participatif ? À l’e-book?

Je suis pour la publication à compte d’éditeur. Il faut avoir le courage de passer l’examen d’un comité de lecture. Et de remettre l’ouvrage sur l’établi s’il a été refusé.

Le compte d’auteur est souvent une tromperie. L’éditeur accepte votre manuscrit, même s’il est mauvais ; et il vous

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fait payer le prix fort. Son seul souci, c’est de se faire de l’argent sur le dos des auteurs. Le plus étrange, c’est qu’il se trouve des gens assez naïfs pour accepter les contrats proposés.

Compte participatif, e-book ? Je ne connais pas.

Plutôt que le compte d’auteur, mieux vaut choisir l’autoédition. Finalement, dans le prix d’un livre, ce n’est pas le coût de l’impression qui est le plus élevé.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres.

Dans une de ses lettres, Roger Martin du Gard à qui je parlais de mon admiration pour le style de son ami André Gide, m’écrivait : « Si Gide vivait encore, il vous mettrait lui-même en garde contre son style ». Et il ajoutait : « Avant d’écrire, il faut vivre ; sinon, où puiserez-vous l’expérience nécessaire ? » Voilà pour le fond.

La forme, maintenant… Georges Jean, poète, essayiste, qui fut mon professeur de lettres en second cycle, badigeonnait de rouge mes copies et, de son écriture presque illisible, jetait dans les marges ce jugement qui m’énervait prodigieusement : « Style fleuri ! » avant de conseiller : « Supprime les adjectifs et les adverbes » et de me recommander la concision dans mes écrits.

Tout est dit. Ce sont les meilleurs conseils que j’aie reçus ; ils ont influencé mon travail d’écrivain.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire ? Des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Le grand lecteur que je suis depuis mon adolescence a évolué avec les années. S’agissant du roman, j’ai eu ma période polar, puis un goût marqué pour l’anticipation ; mais très vite je suis venu au roman psychologique, avec une préférence pour ceux que l’on devinait à forte coloration autobiographique. Après une petite parenthèse Nouveau Roman, je suis revenu à des livres où le personnage était au centre du récit.

Depuis quelques années, les romans m’ennuient. Je leur préfère les récits de vie, les journaux d’écrivains, et, pour mon travail de revuiste, les essais et la poésie.

 

12 / Comment écrivez-vous ?

La maison où nous habitons, ma femme et moi, nous l’avons voulue très ouverte. La cuisine, la salle à manger, le salon, les deux bureaux communiquent par de larges ouvertures sans portes. J’ai moins besoin de solitude et de silence pour écrire.

Que je travaille sur un récit ou sur un livre de poèmes, la démarche est la même : je ne peux commencer à rédiger que lorsque le projet est bien ficelé, que j’en ai une idée claire, et la certitude que je n’ai plus qu’à laisser courir la plume (j’écris toujours à la main ; la saisie sur l’ordinateur ne vient que lorsque le texte est rédigé et que j’ai jugé sa forme satisfaisante. Auparavant, il est resté longtemps sur l’établi et s’est chargé de ratures et d’ajouts.) Écrire est un travail.

Mes ouvrages en poésie ne sont pas des recueils, mais des livres. Souvent, les poètes écrivent de courts poèmes qu’ils rangent dans une chemise. Quand ils pensent en avoir assez, ils relisent, essaient de classer (sans toujours y parvenir) : Le résultat est un recueil. Je donne souvent comme exemple de ma façon de procéder mon livre intitulé Le Roman achevé. À l’origine, un poème (le mot est au singulier) de 2 638 vers, composé de 16 suites. La journée du poète, de 5 heures à 20 heures… le quotidien, les souvenirs qui lui reviennent, les livres qu’il ressort de sa bibliothèque, la vie, tout simplement. Cet ouvrage est d’abord paru sous forme d’un livre d’artiste tiré à 95 exemplaires. Très vite épuisé, il a été repris par un éditeur en édition courante. Pour la circonstance, j’ai réécrit le texte en versets. Et j’ai gardé à l’adresse des curieux les six versions manuscrites de ce Roman achevé (clin d’œil, on l’aura compris, au Roman inachevé d’Aragon) Si je n’avais utilisé que l’ordinateur, les traces de ce travail auraient été perdues.

http://www.printempsdespoetes.com/index.php?url=poetheque/parutions_fiche.php&cle=1890

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Suivant le conseil de Martin du Gard dont je parlais il y a un instant, je travaille avec mon expérience, je puise dans mes souvenirs. Ils sont toujours à l’origine de mes projets. Mais mon imagination a sa part dans le texte achevé. La poésie transforme le réel par le choix d’un langage spécifique. Dans le récit, l’imagination vient voiler, ou même cacher le réel. Je suis pour une utilisation calculée de l’autobiographie.

http://www.auteursdumaine.net/index.php/claude-cailleau-4/fiche-auteur-aml/?page=auteurs_details&id=4

Oui, un éditeur m’a commandé un ouvrage, un jour. Il venait de publier mon roman pour adolescents ; il m’a dit : « Vous habitez près de Solesmes, vous m’écririez bien une biographie du poète Pierre Reverdy… » J’ai pris mon bâton de pèlerin et, aidé de ma femme, parcouru la France en quête d’archives. Relu l’œuvre, aussi. Accumulé 500 feuilles de notes. Et rédigé en un mois ce Dans les pas de Reverdy qui est paru en 2006.

Dans la foulée, le même éditeur m’a demandé si je ne pourrai pas écrire un livre sur les écrivains que j’ai fréquentés et leurs maisons. J’ai promis d’y penser, beaucoup voyagé pour concrétiser ce projet, mais je ne suis pas sûr, actuellement, de pouvoir le finaliser. Trop d’autres projets viennent parasiter celui-ci.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Ma démarche se rapprocherait plutôt de celle de Martin du Gard, qui accumulait des notes de toutes sortes sur l’intrigue, les décors, les personnages. Je serais peu tenté d’imiter André Gide partant à l’aventure avec ses Faux-Monnayeurs. Mes personnages souvent ont existé, mais je leur prête une vie en fonction de mon projet.

Un exemple… Dans La Croix d’or, mon roman pour adolescents, les deux personnages principaux, Sophie et Vincent (qui s’appelaient en réalité Céline et Jimmy) étaient dans une de mes classes au Collège des Ponts-de-Cé. Ils se querellaient tout le temps ; moi, malicieusement, je les ai rapprochés : ils sont devenus amoureux l’un de l’autre. Une autre histoire, donc, mais ce sont leurs visages que j’avais devant les yeux quand j’écrivais. Quant au prof du livre, c’est moi ! Je lui ai prêté le comportement que j’avais devant mes élèves, avec mes qualités et… mes défauts.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Ceux que m’ont donnés Roger Martin du Gard et Georges Jean. Je leur conseillerais aussi la modestie et la persévérance : dans cette activité, tout le monde connaît des échecs.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En poésie, mes goûts ont évolué. Longtemps, les livres d’Aragon et Éluard ont accompagné mes jours. Puis je suis revenu vers Mallarmé, qui reste pour moi LE POÈTE. Plus récemment, Yves Bonnefoy et Philippe Jaccottet sont venus remplacer les deux premiers cités. Sur la poésie très contemporaine, que je lis par curiosité, je ne peux me prononcer.

Chez les prosateurs, je citerai Gide pour son style (un grand plaisir de lecture) mais surtout Marcel Arland pour la pureté de la langue (personne n’a écrit mieux que lui), et ce passage incessant de la fiction à la réalité ; un écrivain modeste, tourmenté, qui a fait du bois de sa vie en souffrance une œuvre.

Puisque nous en sommes à l’autobiographie, je citerai encore François Nourissier et Annie Ernaux. Tous deux en lutte permanente contre ce qu’on peut nommer leurs complexes. (Mais j’ai toujours eu des doutes sur la sincérité du premier.)

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Le Journal de Matthieu Galey (1953-1986). La vie littéraire de son temps.

Par moments, je reprends L’Inachevable, d’Yves Bonnefoy, ses Entretiens sur la poésie de 1990 à 2010. C’est du Bonnefoy, concentré, ardu : il faut s’accrocher mais le plaisir vient très vite, en récompense.

En permanence, tout proches de moi quand j’écris, sur les rayonnages derrière mon bureau, deux livres encore : la pléiade des Œuvres de Jaccottet, et le quarto des Œuvres complètes de Louis-René des Forêts.

Enfin, je me prépare à commander le quarto des Œuvres de Georges Perros. « Ce que j’écris, disait-il, est à lire dans un train, par un voyageur qui s’ennuie, et qui trouve sur la banquette, oublié, un de mes bouquins ». L’homme m’a toujours intéressé. Son mode de vie, son destin, tragique, finalement. Ses Papiers collés sont un pur chef-d’œuvre. On n’est pas loin de Marcel Arland.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’ai plusieurs projets déjà bien avancés, mais le travail généré par ma revue occupe une bonne partie de mes journées. D’où la décision de couler cette revue en juin 2018.

Mes projets ?

Honorer la commande de mon éditeur sur les écrivains que j’ai approchés dans ma longue vie.

Rédiger un bref récit sur le parcours de mon père, qui, c’est original vous en conviendrez, a commencé à travailler à 8 ans, en 1914. Comme bicard. C’est ainsi qu’on nommait ces gamins qui, dans les fermes, étaient les domestiques à tout faire.

Préparer une anthologie de mes poèmes. J’ai décidé de ne plus en écrire, de peur de radoter. Je considère que le dernier livre paru clôt ma recherche sur l’écriture de la poésie. Le dossier du n° 39 de ma revue va traiter de ce sujet. Je vais laisser la parole aux poètes et éditeurs.

Enfin, j’ai toujours en vue la publication de mon journal. Celui que j’ai commencé en 1995, après avoir brûlé le précédent, trop intime. Celui-ci est plus « extime », suivant la formule de Michel Tournier.

https://michel-diaz.com/lettre-poete-claude-cailleau/

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Bien sûr. Mais le temps qui passe fait qu’un événement à venir est vite du passé. Dimanche prochain (ce sera le 29 octobre) dans un petit salon de livres et de peinture du Maine-et-Loire, je présenterai ma revue Les Cahiers de la rue Ventura le matin, et l’après-midi je ferai des lectures de mes poèmes.

Mais ce n’est qu’un petit événement.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions?

Sur la Toile : deux émissions de France 3 Pays de Loire ; dans la première je présente ma conception de la poésie ; dans la seconde, ma femme et moi parlons de la Revue.

 

On peut aussi suivre mon actualité

Sur mon blog : http://clcailleau.unblog.fr >,

Sur le site des Auteurs du Maine, qui répertorie avec vigilance toutes mes publications et les parutions de ma revue,

Sur les sites de Michel Diaz, Texture, Vocatif, Décharge, L’Anacoluthe (dans le n° 40 de l’Iresuthe, une belle « lettre à Claude Cailleau » de Michel Diaz).

 

On peut encore m’entendre dans des entretiens radiophoniques,

avec Roland Nadaus sur RCF 61,

avec Christian Saint-Paul sur < les-poètes.fr >

avec Christophe Jubien sur < radiograndciel.fr >

 

Enfin, il suffit de taper mon nom sur Google pour faire apparaître toute une liste d’informations sur mon travail.

 

Merci à Jean-Louis Riguet de m’avoir proposé ce questionnaire et de m’accueillir sur son blog « librebonimenteur.net »

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Le 26 octobre 2017,

Claude Cailleau

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Les mots de la mer

 

Quelque part au Port-Louis, dans la crique d’automne ouverte au large, aux tempêtes, j’ai ramassé un vieux galet apporté là par la marée.

Chantera-t-il encore, ce galet de misère, granit roulé, frotté, usé dans le délire des tempêtes, chantera-t-il encore si je le sollicite, un soir de neige, dans mon village perdu quelque part dans la campagne et les années ?

J’ai ramassé ce vieux galet, doux à mes doigts comme une peau de fille, comme une peine qui s’épuise à vieillir, et voilà maintenant qu’au creux de ma main c’est la Bretagne qui s’attarde et me retient, paisible dans le soir, au clapot de sa vague.

Claude CAILLEAU

(« Cocktail de vie », Éditinter, 2013)

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Je t’écris de la mer

Je t’écris de la mer. C’est au Port-Louis. Tu te rappelles ? … Le vent, la poussière des embruns, les galets encore chauds de nos mots lancés contre l’oubli.

Tu poussais du pied (le soir nous environne, le bateau de Groix sillonne la rade) les pierres de l’année dernière. Les mêmes. Je les reconnais à leur bruit de sanglot usé.

Oh, nous avions marché. Marché, pieds nus sur les arêtes des rochers, sur les patelles pétrifiées.

Et regardé. Regardé les vieux marins sur la jetée, rescapés de combien de naufrages.

Nous étions revenus. Au Port-Louis. Pour le souvenir. Et voir. Revoir…

la Bretagne reposer dans sa peau de légende.

C’était dans les années soixante, tu te rappelles… les vieux marins, figés comme des bollards sur le quai, les yeux lointains, qui regardaient pensifs le sang du soleil s’étaler sur la mer.

Ailleurs, le sang des hommes coulait, violent, sur le sable avide, dans le désert insatiable où pleuraient, où mouraient les enfants et les femmes.

Et j’étais là, qui écrivais sur le jour paisible de mon pays ! Je suis là, je suis las. Les années ont passé, suivies d’autres années.

Avec le temps, va, tout s’en va…

Je t’écris de la mer pour que tu te souviennes.

Claude CAILLEAU

(« Le Roman achevé », Éd. du Petit Pavé, 2009)

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Les chemins d’une vie…

 

À Georges, mon père,

homme de peine, homme de cœur.

 

… S’en va sur le chemin.

Chancelle au vent mauvais,

la vieille silhouette.

Et refait le parcours,

tremble, avance deux pas,

Trois pas, c’est trop de deux déjà.

Une horloge le suit,

fragile. Ô le silence

qui gît dans l’or du balancier.

Et fouille dans ses jours.

Vienne la nuit

Sonne l’heure

(C’est Guillaume qui pleure)

Ainsi va le bonhomme

dans l’automne qui meurt.

Se rappelle la robe noire,

tranquille. Elle, qui marche.

Gréco, lunaire silhouette.

Seule mais sereine,

sur la scène, dans la lumière.

Le deuil à fendre l’âme

chante grave dans son rire.

Silencieuse soudain.

Désabusée. Puis tire

sa révérence. Adieu Madame.

Si tu t’imagines

 qu’ça va, qu’ça va, qu’ça…

va durer toujours…

la saison des amours…

ce que tu te goures…

Et radote le vieux.

Queneau,  Apollinaire,

la Seine coule sur vos vers.

Ailleurs, le poète venait,

S’en venait, s’en venait,

vers toi qui t’en allais.

Tu te rappelles, Barbara…

Abritée sous un porche,

quand la pluie et Prévert

se racontaient la guerre,

Le sang noir sur la mer…

la joie évanouie, la guerre…

 

Le peintre a posé ses pinceaux,

essuie ses mains à son passé.

Les rues racontent et les ponts.

Et la seine sereine

épouse son histoire…

Ah, Prévert,

ton cancre de lumière

dans l’aube des lampadaires !…

 

 Claude CAILLEAU

 

Extrait de Narratif 2, dans le recueil

 

« Sur les Feuilles du temps »

(Éd. Écho Optique)

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Je remercie sincèrement Claude Cailleau d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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© Jean-Louis RIGUET 31 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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De 7 à 77 ans, de Franck Buirod, Théâtre du Funambule

De 7 à 77 ans

Pièce de Franck Buirod

Théâtre du Funambule

53 rue des Saules à 75018 PARIS

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Quand un petit-fils et son grand-père se rencontrent vraiment

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Les séances ont lieu le samedi à 17 h 30, le dimanche à 16 h 00, le lundi à 21 h 00 et le mardi à 19 h 30.

Réservez sur :    http://www.funambule-montmartre.com

ou par téléphone : 01 42 23 88 83

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Le sujet :

Quand un petit-fils privé de son smartphone adoré passe une semaine avec son grand-père bien-aimé, on assiste à une comédie très sentimentale !

Le déroulé :

Franck entretient depuis sa plus tendre enfance une relation épistolaire avec son grand-père Denis. Ce dernier aimerait bien que son unique petit-fils vienne lui rendre visite.

C’est un jour chose faite, mais le choc des générations ne tarde pas à produire ses effets.

Franck est rivé à son téléphone portable et on s’imagine que le séjour va être un enfer pour les deux.

Le grand-père propose alors un deal à son petit-fils qui l’accepte : Franck est privé de son téléphone pour une semaine.

Ce séjour ne sera pas qu’une simple partie de pêche. Les échanges fusent, tout y passe : la transmission, la fin de vie, les doutes de la jeunesse, l’amour, le sexe, les relations humaines…

Franck était venu récupérer 100 euros, il repartira avec une bien plus grande richesse et une maturité salvatrice.

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Les faiseux :

Cette comédie « très très » sentimentale est de Franck Buirod, avec une mise en scène de Serge Bonafous et une musique originale de Xavier de Beukelaer.

Les interprètes sont Franck Buirod qui joue Franck et Denis Obitz qui joue Denis. Ce dernier alterne avec Didier Forest.

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J’ai vu et adoré la pièce. Celle-ci reflète bien la période actuelle. Il y a une grande nostalgie dans ce monument et l’on pourrait penser que l’auteur est le plus vieux, mais que nenni, c’est l’inverse.

Le décor est spartiate et donne tout son relief au texte à en devenir une image actuelle. A la question « peut-on vivre sans téléphone ? » Franck Buirod apporte une réponse qu’il faut découvrir. Pour ma part, je pense que « oui » l’on peut se passer de téléphone, ne serait-ce que pour reposer son cerveau et prendre conscience des autres choses qui sont tout aussi importantes que de savoir où l’on se trouve. Et pourtant, moi aussi, je succombe à cette magie !

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Cette pièce est très émouvante et touchante. Les interprètes sont excellents. Un tendre papy et un petit-fils pas si dévergondé que cela. La délicatesse du sujet est impressionnante pour un auteur si jeune. Une opposition réussie entre un grand-père en fin de vie et un petit-fils en construction en quête de bonheur comme tout un chacun. Un ton juste. Une affection pudique. Une sensibilité légère.
Un jeu sensible, touchant, merveilleux, naturel.
Un vrai bonheur pour un agréable moment de théâtre, plein de tendresse.
Je vous recommande cette pièce qui m’apparaît être d’une vraie justesse de ton.

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Pour en savoir plus sur Franck Buirod :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_Buirod

Plusieurs articles sur ce blog concernent Franck Buirod.

Voici ce que dit Franck Buirod de Denis Obitz :

Je joue ma nouvelle pièce de théâtre « De 7 à 77 ans »  avec un comédien une pièce que j’ai spécialement écrite pour lui. J’ai une affection inconditionnelle envers Denis Obitz, c’est un véritable plaisir de partager ces moments-là avec lui.

Pour en savoir plus sur Didier Forest :

https://didierforest.book.fr/

 

 

 

 

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© Jean-Louis RIGUET 26 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Salon des Gourmets, Sully-sur-Loire, dédicaces

Sur le stand des Editions du Jeu de l’Oie

Je dédicacerai deux livres :

Récits historiques de l’Orléanais

Récits historiques des Quais d’Orléans

Mes horaires sont à préciser, sûrement de 10 h 00 à 17 h 30

20ÈME SALON DES GOURMETS

SULLY-SUR-LOIRE

Manifestation commerciale – Gastronomie

Salon des Gourmets organisé par le Lions’Club Sully-Gien : producteurs et artisans des terroirs de France, dégustation sur les stands, restauration..

Accessibilité pour personnes à mobilité réduite

  • Ouvertures et horaires
  • 28 et 29 octobre 2017

    Le samedi de 10 h 00 à 22 h 00

    Le dimanche de 10 h 00 à 18 h 00

Tarifs

  • Adulte plein tarif : 3,00€

Localisation

20ème Salon des Gourmets

Espace Georges Blareau
Chemin de la salle Verte
45600 SULLY-SUR-LOIRE
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Lumières de Loire invite Jean-Louis Riguet en dédicace

La galerie d’art et librairie

Lumières de Loire

à Châteauneuf-sur-Loire, 33 bis Grande Rue

invite l’auteur Jean-Louis Riguet

pour une dédicace

le samedi 21 octobre 2017

de 15 h 00 à 18 h 00

de son dernier livre

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RéCITS HISTORIQUES

DES QUAIS D’ORLéANS

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Ce livre séduira tout particulièrement les lecteurs amateurs d’histoire,

ainsi que les lecteurs attachés à l’Orléanais et à la Loire.

« Récits historiques des quais d’Orléans » 

Jean-Louis Riguet

Éditions du Jeu de l’Oie

ISBN 978-2-36831-054-0

196 pages, 20 €.

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Savez-vous qu’à l’époque gauloise le port d’Orléans était déjà un carrefour commercial très actif ? Pourquoi le vinaigre et la moutarde d’Orléans sont-ils toujours si réputés ?

Se souvient-on qu’au XVIIIe siècle la ville comptait des dizaines de raffineries de sucre et de manufactures textiles, où l’on fabriquait notamment la blonde de soie, cette magnifique dentelle ? Pourquoi Orléans était-elle appelée « la capitale de la rose » au XIXe siècle ?

C’est à toutes ces questions, et à beaucoup d’autres, que Jean-Louis Riguet s’est attelé dans ce nouvel ouvrage.

Après avoir évoqué les grands personnages de notre Histoire dans ses « Récits historiques de l’Orléanais », il met ici l’accent sur l’importance de l’activité économique d’Orléans à travers les âges.

À travers l’évolution de la marine fluviale, du travail du sel, du sucre, du coton, des jardins et des crues, c’est cette fois l’histoire des petites gens, de ceux qui travaillent dans l’ombre, qui est mise en lumière…

Nous nous intéresserons aussi aux grands industriels comme aux petits métiers oubliés, et nous voyagerons même des mines de charbon de la Haute Loire à Saint-Domingue dont le sucre a fait un temps la richesse d’Orléans…

 

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Six récits qui racontent le temps de gloire

de la Loire et de ses Mariniers

L’apogée du commerce

avec les Îles de l’Atlantique

et les Pays de la Méditerranée.

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La Marine de Loire est le personnage principal

qui transporte le sel, le sucre,

la houille, le vin, les tissus et autres denrées.

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Trois ports sur la Loire à Orléans

Le port de Recouvrance pour le commerce avec l’Atlantique

Le port de la Poterne pour le commerce avec la Méditerranée

Le port des Jacobins pour les séjours de longue durée ou les réparations

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© Jean-Louis RIGUET 18 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Nous étions à Lisses, médiathèque Colette

Nous étions présents le samedi 14 décembre 2017 

Les trois mousquetaires

Gérard Porcher, Richard Taillefer

et Jean-Louis Riguet

 

 

Solène de PREM’EDIT est venue nous soutenir, quelle belle surprise !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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© Jean-Louis RIGUET 15 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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