JL à l’écoute de … Intissar HADDIYA

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Intissar HADDIYA

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Intissar HADDIYA – Je suis médecin néphrologue et auteur marocaine née en 1981. Actuellement, Je suis professeur agrégé de néphrologie à la faculté de médecine et de pharmacie d’Oujda-Maroc.

À côté des actions de soin, d’enseignement et de recherche, les activités associatives occupent une place prépondérante dans mon métier. De ce fait, j’ai pris part, depuis quelques années, au travail associatif, en tant que membre des associations de soutien des insuffisants rénaux au Maroc. D’un autre côté, l’écriture est une activité qui me passionne. Je m’y adonne depuis l’enfance. C’est un magnifique moyen d’expression, d’échange et de partage des idées qui me procure beaucoup de sérénité et un certain équilibre en compensant la difficulté de mon métier.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Parallèlement à l’écriture, J’exerce mon métier de médecin néphrologue et enseignant chercheur. Mon quotidien est axé en grande partie autour de mon activité clinique, au contact des patients et leurs familles, mes collègues médecins et infirmiers, les étudiants en médecine, etc. L’hôpital est un univers à part. Une ambiance singulière où plusieurs destins convergent de façons très différentes et souvent inattendues. D’ailleurs, c’est l’une de mes sources d’inspiration.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

J’aime beaucoup la peinture avec une préférence particulière pour la peinture d’histoire, un genre qui représente des scènes de vies à des époques différentes de l’histoire de l’humanité. C’est un témoignage pictural qui permet de mieux connaître le mode de vie et le système de valeurs qui prévalaient dans différentes civilisations à différentes époques. C’est un magnifique voyage dans le passé. J’aime aussi le cinéma et le théâtre. Woody Allen et Youssef Chahine comptent parmi mes scénaristes préférés. Par ailleurs, mon autre passion est naturellement la lecture.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs ?

Camus disait : « tout artiste (auteur) désire être reconnu, je le désire aussi ». Pour ma part, je dirai que je souhaiterais que mes messages parviennent aux lecteurs. Écrire et a fortiori publier, est une manière d’aller vers les autres, de s’ouvrir aux autres et d’échanger avec eux, c’est aussi dévoiler différentes facettes de sa personnalité et accepter de se soumettre à la critique et au jugement de l’autre.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, je fais bien sûr des rencontres dédicaces, des lectures, des conférences et des interviews. Je participe également à des émissions culturelles et aux salons littéraires.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’enfance inspirée par les romans de jeunesse que je lisais à l’époque tels Charlie et la chocolaterie et Moi, boy de Roald Dahl, un auteur Norvégien qui m’a beaucoup marqué dans mon enfance. Adolescente, j’ai participé à plusieurs concours littéraires et remporté des prix. En 1999, j’ai signé un contrat avec la prestigieuse maison d’édition Cambridge University Press (New York) qui a publié mes essais et nouvelles en langue anglaise. Et en 2016, je publie mon premier roman en Français aux éditions « Saint-Honoré » à Paris.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

C’est un roman intitulé « Si Dieu nous prête vie », qui raconte le vécu et les préoccupations d’un groupe de patients partageant la même séance de dialyse. C’est un roman qui donne la parole aux patients et à travers leurs interactions, leurs joies et leurs peines, se dégage une facette méconnue de ces personnes attachantes qui s’accrochent à la vie et partagent des espérances communes en dépit des divergences de leurs histoires personnelles. Un récit de vie, qui dénude ingénument la détresse et les contraintes liées à la dialyse tout en soulignant la difficulté d’accès à la greffe d’organe.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En France, mon roman existe dans des librairies répertoriées sur le site les libraires.fr. Je citerai à titre d’exemple, la librairie Cedipresse Paris 15e, librairie Carrefour Bercy 2. Au Maroc aussi, le livre est disponible dans plusieurs librairies. Par ailleurs, il peut être procuré aisément, sur commande, dans l’ensemble des librairies dans les pays francophones.

D’un autre côté, il est disponible sur plusieurs plateformes, Amazon, Fnac, furet du nord… qui proposent l’ouvrage aussi bien en format Kindle et broché.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Je suis convaincue qu’il existe des ouvrages intéressants qui ne trouvent pas leur place dans l’édition classique. De ce fait, je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’un auteur publie et édite son ouvrage à ses propres frais pour faire connaître son travail. Toutefois, c’est un processus assez lourd. C’est très difficile d’arriver au lecteur lorsqu’on n’a pas la chance d’avoir le label d’un éditeur.

Pour ce qui est de l’e-book, il fait partie de l’évolution technologique appliquée à la lecture. Je n’en ai pas vraiment d’usage. Personnellement, je préfère de loin la version papier.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

« Personne n’est assez grand pour être indépendant des autres » une citation des frères Mayo (fondateurs de la Mayo Clinic)

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

En matière de lecture et d’écriture, je touche un peu à tout, la poésie, les essais, les nouvelles et le roman. Néanmoins, j’ai une préférence particulière pour le roman.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Je ne me force jamais à écrire. Je n’écris que lorsque j’en éprouve le besoin, lorsque je me sens réellement inspirée, lorsque j’ai des choses à raconter, des choses que je dois absolument extérioriser. Cela arrive quand même assez souvent. Toutefois, je n’ai pas de rituel bien défini. D’ailleurs, j’écris lorsque j’ai du temps à la marge de mon activité clinique qui est assez prenante.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration je la puise de mon vécu, du quotidien, des différents phénomènes sociaux qui se déroulent sous mes yeux. Mes idées proviennent également de mes différentes lectures.

Pour ce qui est des commandes d’ouvrages, non, je n’ai jamais écrit sur commande.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes personnages sont tous fictifs mais inspirés de la réalité. De ce fait, je construis les personnages sur des personnes existantes dont je crois cerner les principaux traits de caractère. La plupart du temps, mes personnages sont composites. Il s’agit d’un mélange de plusieurs caractéristiques psychosociologiques. Concernant les intrigues, elles sont souvent basées sur des faits réels.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Écrivez pour vous-même et non pour se faire publier et plaire au lecteur. Soyez vous-même dans l’écriture, restez spontanés. Je crois que lorsqu’un texte est sincère, il parvient aisément à toucher et émouvoir.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés?

J’ai plusieurs auteurs préférés d’horizons et origines très variés, il y a les maghrébins Tahar Benjelloun et Yasmina Khadra ; l’égyptien Najib Mahfoud ; les germaniques Stefan Zweig et Franz Kafka et les afro-américains Toni Morisson, Langston Hugues et James Baldwin.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, je lis « God help the child » de Toni Morisson. Très fort et très émouvant. Ce que j’aime chez Toni Morisson, c’est la simplicité du texte, la spontanéité de l’écriture et le fait de mettre en avant des personnages noirs de sexe féminin et de leur octroyer des rôles principaux. Cela ne s’est pratiquement jamais fait auparavant, du moins pas de la même manière. C’est assez singulier en matière de littérature.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, en effet, je suis sur d’autres projets. L’écriture est une activité qui fait partie intégrante de mon quotidien.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

– 14 janvier 2017 à Paris 15e à la librairie Cedipresse (Rencontre dédicace)

– Festival littéraire Mondeville février 2017 (Rencontre dédicace et conférence)

– Salon littéraire Auteurs féminins Marseille mai 2017.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

J’essaie d’utiliser les moyens modernes de communication. Je suis sur Tweeter @Haddiyaintissar, Facebook (intissar haddiya) et Instagram (intissarhaddiya) où j’annonce les différentes parutions et évènements à venir. J’échange et interagis avec les lecteurs assez régulièrement aussi à travers ces réseaux sociaux.

 

Le 10 décembre 2016

Oujda-Maroc

Intissar HADDIYA

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Vous pouvez vous le procurer chez l’éditeur à l’adresse suivante :

 

http://www.editions-saint-honore.com/tag/intissar-haddiya/

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Extrait 1 : (Si Dieu nous prête vie)

 

Cet homme-là, était bien poli et gentil, mais de là à lui faire pareille déclaration, cela dépassait de loin son imagination et ses espérances. Il lui a dit de belles choses et semblait sincère. Elle n’a d’abord rien répondu, puis a souri doucement avant de disparaître dans la foule, à la sortie de l’hôpital. Son sourire a suffi pour rassurer Mokhtar. Il était soulagé et surtout heureux d’avoir enfin osé franchir le pas.

Une déclaration d’amour et une demande en mariage sont des faits ordinaires dans des destins ordinaires. Dans le cas d’une femme comme Zoubida, c’est un ouragan d’espoir qui balaye de toute sa puissance les complexes accumulés, les préjugés de la famille, de l’entourage et de toute une société où l’image de la femme qu’on demande en mariage, ne correspond théoriquement pas à celle de Zoubida. Mais, la vraie vie n’en a que faire des théories, ni le cœur de Mokhtar, d’ailleurs…

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Je remercie sincèrement Intissar HADDIYA d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 12 décembre 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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