JL à l’écoute de … Christine Deviers Joncour

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Christine Deviers Joncour

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Christine Deviers Joncour.  Mon parcours ??

Mes déboires judiciaires, pour avoir servi de fusible dans une retentissante affaire de corruption politique au plus haut niveau ont suffisamment démoli ma vie et celle de ma famille pour que je tente de ne plus en parler.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’étais avant tout une mère de famille attentive et je m’occupais d’art et  de communication.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’ai la passion de l’écriture depuis mon plus jeune âge. Mon père artiste peintre m’enseigna le dessin et la peinture.  J’ai illustré d’une trentaine de dessins couleurs, un de mes derniers livres : LORGWYN LE JEUNE ALCHIMISTE. J’écris des paroles de chanson et je chante aussi. (sourires).

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Ayant été flouée de mes droits d’auteur de trois de mes derniers livres publiés, j’ai renoncé définitivement à être éditée. De ce fait je ne suis plus invitée sur les salons de livres. Je me sers d’internet pour aller vers mes lecteurs.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai participé à de nombreuses lectures récemment à Paris, mais aujourd’hui je vis entre l’Aquitaine et la Scandinavie. Un peu compliqué !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai toujours écrit. Neuf livres publiés :

LORGWYN LE JEUNE ALCHIMISTE/ Ennead Publishing/ 2015 

LA CITÉ D’AIRAIN /  Ennead Publishing / à paraitre

CES MESSIEURS D’EN HAUT / JC Gawsewitch/ 2012

NUITS BLANCHES / JM LAFFONT /2008

LES AMANTS MAUDITS DE LA RÉPUBLIQUE  / JM Laffont /2006

CORRUPTION UNE AFFAIRE D’ÉTAT  / Le Rocher/2005

TOI MASCULIN MON FÉMININ / Le Rocher/2003

TRIO  / Pauvert Fayard/2001

OPERATION BRAVO / Plon/2000

RELATION PUBLIQUE  / Fayard/1999

LA PUTAIN DE LA RÉPUBLIQUE  Calman Levy/1998

Je fus médiatisée à travers cette affaire d’état des Frégates de Taiwan et pour me défendre j’ai écrit plusieurs essais.

Mais ce n’est pas ma vie. Je préfère m’évader en écrivant des romans fiction. Le problème en France est que je suis estampillée corruption politique (rires). Difficile de s’en sortir.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon tout dernier  « LA CITÉ D’AIRAIN ». Un livre sous forme d’anticipation mais quand on y regarde de plus près, c’est proche de notre monde où nous vivons et que je dénonce. Alors le rêve serait-il l’unique échappatoire ? « Le rêve est une seconde vie, disait Gérard de Nerval. Je n’ai jamais pu percer sans frémir ces portes d’ivoire et de corne qui nous séparent du monde invisible »Pour ma part, je m’y suis réfugiée dans des moments difficiles pour ne pas sombrer.

Puis le plus important qui m’a demandé des années de travail : LORGWYN LE JEUNE ALCHIMISTE pour jeunes et moins jeunes si l’on sait garder son âme d’enfant.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

LORGWYN est sur un site qui fabrique les livres à la commande : http://www.pixalib.com/fr/christine-deviers-joncour/lorgwyn-le-jeune-alchimiste

Pour les autres : A partir de mon site web :

http://christinedeviersjonc.wix.com/author-site

et en feuilletant celui-ci :

http://christinedeviersjonc.wix.com/christine-dj?fb_ref=Default

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books ?

J’ai publié LA CITÉ D’AIRAIN en livre audio avec ma voix, que l’on peut trouver  sur Amazon Audible (voir lien plus bas).

L’avantage des livres numériques est l’économie de papier et la protection de la nature. Je lui souhaite longue vie.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De ne jamais baisser les bras, aller jusqu’au bout de sa passion.

Et aussi de jamais oublier de dire à ceux qui nous sont tout proches qu’on les aime. Un jour il sera trop tard. Eviter les regrets.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Pas de préférence particulière. Albert Camus notre dernier grand contemporain. Je le lis et le relis. Puis la littérature française et… russe. La poésie bien sûr. Rimbaud et Baudelaire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Isolée. Souvent la musique classique et opéra m’accompagne et m’inspire.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration ? Mon vécu qui fut prolifique en expériences fortes.

Témoin malheureux des coulisses du pouvoir. L’envie de dénoncer encore et encore les injustices et l’inhumanité sur notre planète…

Puis le rêve : ma bulle, mon paradis à moi.

Oui, j’ai eu récemment des commandes d’ouvrages que j’ai déclinées car les éditeurs français me demandent sans cesse des ouvrages concernant les dérives de la corruption politique et ses dessous malpropres. J’en ai assez !! Ce n’est pas ma vie ! Ni la vie tout court !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je ne pense pas qu’un auteur puisse totalement s’extraire de ses propres expériences et ressentis. Je ne construis jamais rien. Je n’ai pas de plan. Je me mets devant mon clavier avec une vague idée mais une envie forte de dire des choses qui m’obsèdent, que j’ai envie de crier. Mes personnages ont tous une part intime de moi-même. Alors l’intrigue se déroule peu à peu et je m’y laisse prendre et emporter. Là est la magie de l’écriture.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De se lancer ! D’écrire surtout en faisant comme si jamais personne ne vous lirait. Être vrai et sincère ! C’est aussi une formidable thérapie !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ils sont nombreux. Je ne peux ici tous les citer. Je mettrais un bémol : les livres qui envahissent les rayons des libraires aujourd’hui sont souvent sans intérêt et surtout très mal écrits. Je privilégie la belle écriture mais aujourd’hui on s’en fiche et c’est bien dommage ! Récemment un livre me fut refusé par une maison d’éditions sous le prétexte que c’était « trop bien écrit »… Les bras m’en sont tombés !!!  Les classiques je les relis sans cesse. Ils m’apportent davantage.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Un ouvrage que je viens de découvrir très intéressant :

COSMOS de Michel Onfray.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Beaucoup de projets fourmillent dans ma tête. Mais il faut du temps et aussi faire le vide. C’est à partir de ce vide que l’inspiration naîtra à nouveau.

J’écris aussi des paroles de chansons en attendant. Et je dessine.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je ne suis guère disponible sur la France. Souvent partie en Norvège.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 

http://christinedeviersjonc.wix.com/author-site

http://christinedeviersjonc.wix.com/christine-dj?fb_ref=Default

http://christinedeviers-joncour.blogspot.fr

https://christinedeviersjoncourblog.wordpress.com

http://www.audible.fr/pd/Romans/La-Cite-dAirain-Livre-Audio/B00NXRBQG4/ref=a_search_c4_1_4_srTtl?qid=1449756022&sr=1-4

Le 6 mars 2016

Christine Deviers Joncour

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Extrait LA CITÉ D’AIRAIN page 7 Partie dure réalité

 

Elle avait dormi d’une traite sans mémoire. Et pourtant un éclair passa lui rapportant les images de sa soirée qu’elle s’empressa de chasser. Enfantillages… Dans le miroir de la salle de bains elle se regarda avec tendresse. Etait-ce bien la même qui avait entendu hier soir ces jolis compliments. En y repensant une chaleur lui monta aux joues. Elle sourit avec un regard complice. Elle n’allait pas pour si peu perdre le contrôle. Plus le temps de rêvasser. Rapidement elle saisit sa carte de paiement et la douche à peine tiède l’aida à remettre ses idées en place. Dans la fente béante de la cafetière elle répéta ce même geste. Toujours sa carte au bout des doigts, sa carte magique, sa carte vitale, celle qui donnait le toit, son cocon, la lumière, l’eau et la chaleur, tout ce confort. Quelle belle invention pensa-t-elle en la regardant avec reconnaissance et gratitude.

Ce matin elle n’était pas en retard, elle irait donc rejoindre son bureau à pied. Envie de regarder de plus près la ville qu’elle ne remarquait même plus.
Une foule se pressait et se bousculait sur des trottoirs étroits comme des rubans, luisants de pluie huileuse. Tout était en camaïeux de gris argent métallique. Les immeubles ternes grimpaient si haut que le ciel était hors de vue. Mais cela n’avait aucune importance puisqu’il était aussi fade et délavé que les structures et armatures de béton et d’acier, tubulures entrecroisées, immenses tentacules comme des pieuvres qui envahissaient la ville. Les néons fluorescents crachaient en clignotant une lumière ardente qui brûlaient les yeux, racoleurs et vulgaires au jaune trop vif et vert agressif, aux stops rouges sanglants sortis de l’enfer, interdits sous peine de poursuites et danger de mort. À même la chaussée d’infernales fumées blanchâtres s’échappaient de trous profonds recouverts de grilles cadenassées et les passants pressés posaient leurs masques sur leurs visages blafards tant les émanations étaient âcres et soulevaient le cœur. Et tous hâtaient le pas sans regarder autour d’eux en ordre de marche et disciplinés comme les soldats en route pour la fourmilière. Elem se souvint de ce livre illustré qu’enfant elle feuilletait intriguée. L’histoire se passait dans une cité étrange née des ténèbres et que le soleil boudait, elle portait le même nom : Insilico. Il y pleuvait sans cesse et le ciel était comme ici dans sa ville à elle, toujours éternellement anthracite. De même il n’y avait pas l’ombre d’un square, ou d’un jardin public, d’un banc, d’un seul arbre, même pas d’un brin de mauvaise herbe. On ne connaissait pas de printemps aux couleurs tendres, d’automnes roussis, de chants d’oiseaux comme dans ces contes désuets pour enfants. Les rires des bambins eux aussi se taisaient. On ne les voyait jamais, cantonnés probablement dans des aires aménagées spécialement pour eux, plantées d’arbres en plastique, de fleurs en silicone, d’un soleil de néon, de fleurs de crépon et d’animaux en peluche.

Elem, trempée jusqu’aux os regrettait de n’avoir pas pris le train souterrain quand elle pénétra l’austère hall de marbre délavé du Ministère de la Surveillance. Elle s’empressa de présenter la puce électronique implantée à son poignet droit au comptoir de contrôle puis pressa le pas dans la section B du quatrième sous-sol. Il était 7 heures 3 minutes. Trois minutes de retard.

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Extrait LA CITÉ D’AIRAIN  page 24… Partie rêve

 

Elem. Doucement. Tout va bien se passer…

Dans sa tête, cette voix résonnait, douce et mélodieuse, alors la jeune femme se laissa faire et se détendit, suspendue à ces mots qui venaient de n’importe où, à leur musique harmonieuse comme des vagues qui la pénétraient et l’anesthésiaient. Peu à peu son corps devint plus léger. Elle pensa que ses pieds ne touchaient plus le sol. Extraordinairement aériens. Elle gardait les mains collées aux oreilles et ses yeux fermés, comme il le lui avait demandé. Sa voix s’était tue, remplacée par un bruit de vent qui allait en s’amplifiant. Soudain, elle eut l’impression de se soulever comme une feuille emportée et elle virevoltait en apesanteur. La vitesse du souffle s’amplifia dans un grondement terrible. Sa première impression fut celle d’une extrême chaleur d’un côté et d’un froid intense de l’autre, puis elle fut enveloppée d’une lumière blanche à travers ses yeux clos, aux reflets d’or et de cuivre. Il lui sembla alors se trouver à l’horizontale et se déplacer tantôt vers le haut tantôt vers le bas, avec cette impression de tomber et parfois de s’élever. A une allure vertigineuse, elle fut propulsée avec force, ouvrit alors les yeux et au dessus elle aperçut une coupole d’or ardent, suspendue en guise de ciel. En baissant son regard vers le bas elle aperçut un océan d’or moucheté d’ombres innombrables et des vagues vertes sur le flanc, devenant émeraude puis vert éclatant dans leur creux jusqu’au bleu profond.

Le souffle était retombé, la lumière était éblouissante. Elem flottait doucement comme si elle glissait sur un édredon de plumes et ses pieds touchèrent enfin le sol. Elle ouvrit les yeux. L’horizon n’avait pas de démarcation entre le ciel et la mer, seul un dégradé de violet jusqu’au bleu. L’univers à perte de vue devenait une immensité de couleurs d’arc en ciel. Elle se retourna. Dans un nuage de vapeur irisée, elle distingua des marches qui n’en finissaient plus de monter, encadrées par de gigantesques colonnes majestueuses, dans cette implacable lumière d’argent qui baignait cette architecture et l’éblouissait en l’aveuglant. Elle grimpa quelques marches. Des sons lui parvinrent irréels, magiques, des voix pures d’enfants comme un flot qui s’écoulait de cette incroyable cathédrale dont le sommet n’en finissait pas de rejoindre le firmament. Elle pensa qu’elle avait fini là son voyage. Des images de paradis. Elle monta en accélérant le rythme, à la rencontre probable des anges ou de sa mère et son père. Ses yeux s’embuèrent. Une silhouette se dessinait tout en haut dans la lumière et l’attendait tandis qu’elle gravissait encore ces interminables marches blanches et qu’un vent léger soulevait ses cheveux sur son front. Un homme se tenait là devant elle. Il portait un pantalon de toile blanche et une vaste chemise légère tout aussi blanche. Il descendit vers elle les bras grands ouverts, rassurants.

« Bonjour, Elem. Je suis Wendel… Bienvenue ! »

.cite d'airain couv

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Je remercie sincèrement Christine Deviers Joncour d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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