La condition pavillonnaire, Sophie Divry

LA CONDITION PAVILLONNAIRE

Roman de Sophie DIVRY

Aux éditions NOTABILIA

La condition pavillonnaire

264 pages de pur plaisir

 

Quatrième de couverture :

La Condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M.-A., avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L’insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires : l’adultère, l’humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort. L’héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary… Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ? Un roman profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine.

Sophie DIVRY est née en 1979 à Montpellier. Elle vit actuellement à Lyon.

Après La Cote 400, traduit en cinq langues, La condition pavillonnaire est son troisième livre.

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Un extrait :

« Car ces coïts te donnèrent bientôt le sentiment ; après avoir préparé le repas, débarrassé la table, rangé la cuisine et couché les enfants ; vu que tu n’y trouves pas de libération, ni n’en recevais de merci ; le sentiment de faire un deuxième service. »

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Mention spéciale du jury du Prix Wepler-Fondation La Poste 2014 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Wepler)

Lauréat du Prix RomanGier 2015 (http://mediathequespaysdugier.org/)

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Sophie Divry

Sophie DIVRY (c) Brigitte Bouchard

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Un mot sur NOTABILIA :

http://blog.epagine.fr/index.php/2013/03/notabilia-la-nouvelle-collection-de-brigitte-bouchard-aux-editions-noir-sur-blanc/

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Finalement, ce pourrait être une histoire banale. Une femme vit une vie normale. Elle se marie, elle a des enfants, pendant un temps elle a un amant. Elle ne vit pas bien la suite. Une vie de tous les jours pour beaucoup.

Mais, j’ai été très surpris par l’écriture. D’abord, la narratrice écrit avec « tu » quand elle parle d’elle. Puis, elle emploie « vous » quand elle parle de sa famille.

Même si les phrases sont longues parfois, elles semblent courtes en raison de l’emploi presque permanent du point virgule. Le rythme est rapide. On a envie d’avancer alors qu’il n’y a pas urgence.

Ça coince, ça crisse, ça couine de partout. Les détails sont toujours là.  On croirait que ce livre a été écrit par une personne âgée qui raconte tout son vécu. Mais, l’auteure est toute jeune, à peine 36 ans. Il y a tant de vérités racontées comme si le lecteur les vivait lui-même.

Un exemple de détails et de points virgule :

« Tu esquisses trois pas dansants de gymnastique. Tu contemples par la fenêtre – d’un regard pas encore usée par l’habitude – les lumières de la ville qui s’allument, tu te sens parcourue d’une pulsion joyeuse, électrique, irrépressible ; l’envie de sortir marcher dans les rues. Ces rues qui sont pavées, remarques-tu ; la Saône est belle ; il faudrait aller voir le parc là-bas ; revenir prendre un café à cette terrasse ; mais la température fraîchit … Une demi-heure plus tard, la fatigue de cette journée te fait rebrousser chemin. Tu veux retrouver ta rue, ton immeuble, prendre l’ascenseur, tourner la clef dans la serrure. Silencieux, ton appartement t’attend. »

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Des mots glanés ; entourés de points virgule ; qualifiant ce roman ;

roman le plus paradoxal ; déprimant, voire désespérant ; profondément exaltant ; doux et fluide ; curieux roman ; hypnotique ; précis (trop, parfois) ; réussi et captivant ;  livre extrêmement grinçant ; roman discrètement puissant ; terriblement mélancolique ;

 

Je remercie mon ami Olivier de m’avoir fait découvrir ce livre paradoxal ; déprimant ; exaltant ; réussi ; captivant ; grinçant ; etc …

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Sophie Divry commente elle-même son livre dans ces termes :

« Ce livre s’adresse aux jeunes qui commencent leur vie, et aux parents qui veulent que tous leurs enfants soient des bourgeois. Il tend un miroir et il leur pose la question : est-ce cela une vie réussie ? Cet enfermement en soi-même et en son petit confort ? Mais il s’adresse à un grand public, puisque il s’adresse à tous ceux d’entre nous qui ont trouvé un jour leur existence absurde, et le paysage mental de la France dépourvu de charme. »

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La condition pavillonnaire.

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Voilà ce qu’en dit BÉATRICE PUTÉGNAT, Librairie Lamartine, Paris, dans la Page des Libraires :

 « Pour son premier roman, La Cote 400 (10/18), Sophie Divry s’était glissée dans la peau d’une bibliothécaire. Dans La Condition pavillonnaire, on suit une Emma Bovary des temps modernes, des années 1950 à 2025 ! Une femme qui, comme par inadvertance, renonce à elle-même, à ses rêves, à ses aspirations. Confort et conformisme vont de pair dans son existence centrée autour des enfants, du matériel et du mari. Symbole de cette réussite : le pavillon qui délimite sa vie, ses trajets, son paysage intérieur. Car habiter dans un pavillon avec jardin et clôtures induit forcément des comportements et …
La suite sur :

http://www.pagedeslibraires.fr/livre-6244/la-condition-pavillonnaire.html?osa=8056cdcdd6c0151ecfde5ffbc7fe30c5142b3748

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Et l’Express d’enchaîner :

« Relevant le parti pris narratif du « tu », Sophie Divry signe un roman captivant et hypnotique sur le destin d’une Emma Bovary moderne.

Après le percutant monologue d’une bibliothécaire frustrée dans La Cote 400, puis les interrogations de la jeune narratrice du Journal d’un recommencement sur l’Eglise catholique, Sophie Divry, trentenaire, donne à nouveau le premier rôle à une femme.

Une certaine M. A., née dans les années 1950 en Isère, enfance solitaire, milieu assez modeste – père garagiste, mère employée municipale -, dont la vie va s’écouler selon un tracé des plus prévisibles. Bac mention bien, l’occasion de « monter d’un cran » en faisant des études d’économie à Lyon, rencontre en 1974 avec François, vraie idylle. Il se voit confier une société d’assurances à Chambéry où le couple va s’installer, puis se marier, en 1978, et acquérir une maison dans une zone pavillonnaire.

 C’est l’ère des chambardements territoriaux, des zones périurbaines, des …

La suite sur :
Read more at http://www.lexpress.fr/culture/livre/la-condition-pavillonnaire-une-vie-dans-les-regles_1573248.html#274DX1v5jUcrt2TZ.99

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 Sophie Divry se livre sur FEEDBOOKS :

Sophie Divry est née en 1979 à Montpellier. Elle vite actuellement à Lyon. Après La Cote 400, traduit en cinq langues, La condition pavillonnaire est son troisième roman.

Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire sur la vie d’une femme de la deuxième partie du 20ème siècle ?

Résumé ainsi, ça paraît évident. Mais j’ai d’abord vu et voulu décrire des espaces, des urbanismes, des voitures, des pavillons… C’est seulement ensuite que le personnage de M.A., et sa petite vie, prévisible comme un programme de lave-linge, m’est apparue. Après trois ans de travail, la plupart des descriptions ont disparu et le fil narratif autour de ce personnage …

La suite en suivant ce lien :

http://fr.feedbooks.com/interview/408/je-ne-crois-pas-%C3%A0-l-originalit%C3%A9-dans-l-art

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Jean-Louis RIGUET 14 août 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

https://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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