Les Chauffeurs d’Orgères

– En janvier 1798, dans la nuit du 15 au 16 Nivôse An VI de la République, il y a eu l’affaire des « Chauffeurs d’Orgères ». C’est mon père qui m’a raconté cela, car je  n’étais pas encore né et je n’étais même pas une lueur d’espoir dans le ventre de ma mère. Je suis de 1800 tout rond. En fait, c’était des brigands, une bande bien organisée. La Beauce, qui est tranquille aujourd’hui, mis à part la guerre prussienne, a eu des années sanglantes. Une véritable tribu terrorisa la Beauce.

– Continue, développe un peu, merci d’avance, demande Louise.

– La banque était composée d’hommes, de femmes et mêmes d’enfants. Ils tuaient, volaient, pillaient, assassinaient. Il y avait des chefs, des sous-chefs, des gardes-magasins, des espions. Les chemins étaient alors, à cause d’eux, devenus peu sûrs. Chaque membre de la bande savait ce qu’il avait à faire. Pour entrer dans les maisons ou les fermes, ils n’hésitaient pas à fracturer les portes, à escalader les murs, les toits, à défoncer les portes avec un bélier. Ils assommaient les gens, les bâillonnaient, les enfermaient dans les caves, parfois leur coupaient la gorge. Ils violaient les femmes et les jeunes filles. Ils avaient une technique bien particulière pour faire parler les victimes. Elle était imparable. Les brigands, dont la figure était toujours passée à la suie ou en tout cas avec quelque chose de noir, allumaient un feu, grand de préférence. Ils attrapaient le maître des lieux et lui chauffaient les pieds avec des tisons ou de la braise. Tout cela, dans l’espoir de faire parler la victime qu’ils avaient choisie. Ce qu’ils voulaient, c’était de l’argent. Si le maître des lieux ne parlait pas, ils passaient à la vitesse supérieure. Ils arrosaient alors ses pieds avec de l’eau-de-vie. Ils attrapaient, à deux, le malheureux qui se débattait comme il le pouvait, et présentaient ses pieds au-dessus de la flamme dans la cheminée. Après quelques brûlures et sûrement beaucoup de cris, la victime indiquait où se trouvait le butin. Il n’y avait pas d’échec.

-C’est t-y pas malheureux d’entendre ça quand même, se lamente Ernestine.

Ce texte est extrait du roman historique :

AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Titre du livre : AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Auteur : Jean-Louis RIGUET

Date de première publication : 2012

Editeur : EDITIONS DEDICACES à Montréal (Québec)

Nombre de pages : 180 Numéro

ISBN : 1770762159

Livre disponible chez : www.dedicaces.ca .

Première couverture Augustin

Première couverture Augustin

.   En vente aux EDITIONS DEDICACES :  http://www.dedicaces.ca/

Présentation

1870, Loigny la Bataille. La guerre franco-prussienne fait rage. En décembre, Loigny la Bataille est le théâtre d’une bataille meurtrière. Le Château de Villeprévost, réquisitionné par les bavarois, est transformé en hôpital de campagne.

« Les Prussiens se sont, côté nord, déployés de La Maladrerie à Lumeau en passant par Fougeu, Beauvilliers, Goury. Côté sud, les Français font front sur Nonneville, Villepion, Villours, Faverolles, Terre Rouge. Au milieu de ces deux lignes : Loigny est prise en étau. La bataille dans Loigny se fait pour une rue, un passage, une impasse, un quartier, une maison, une cave, pour rien. On se bat, c’est tout. Il faut avancer, ne pas reculer, mourir s’il le faut. » « Cela fait quand même en une seule journée environ 15000 victimes soit environ 100 par kilomètre carré. … Quand même… une victime par cent mètres carrés ! »

L’ancien régisseur, Augustin, vit avec les siens au château cet épisode guerrier de l’histoire locale. Sa petite fille adoptive rencontrera-t-elle l’amour ? S’en sortiront-ils ?

.IMG_20140424_154217 (2). © Jean-Louis Riguet Juin 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens : http://www.dedicaces.ca/

http://librebonimenteur.wordpress.com/

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