L’Environnement

Ce jour-là, le lendemain, rien de marquant n’a contrarié ni amusé Antonio. Il s’agit d’une de ces journées sans grand intérêt, que l’on passe à exécuter des tâches pour s’occuper l’esprit et tuer le temps. Comme d’habitude, il a étudié des dossiers avec Amandine. Cependant, cette dernière ne pimente pas sa vie car elle est habillée sagement. Il n’y a pas eu de remarque tendancieuse ni même un regard complice. L’avocat a passé deux heures au tribunal pour rien, son confrère ayant finalement demandé un report de l’audience. Quand il revient dans son cabinet, l’avocat s’attend à ce que la suite de sa journée soit perturbée par une Amandine désireuse qu’il soit répondu à ses questions posées par d’autres interlocuteurs téléphoniques par exemple. Mais rien. Amandine n’a pas de questions. Où en est-il de sa journée ? Il interroge son agenda.

Rendez-vous a été pris, Antonio l’avocat doit se rendre chez Christian Romano, à Fleury-les-Aubrais, quartier Jules Verne. Il regarde le trajet à effectuer à partir de son cabinet. Il décide d’emprunter le tramway, une fois n’est pas coutume. Il est dix-sept heures quand il arrive. Il fait sec, le fond de l’air est froid. Nous sommes en hiver, constate Antonio. Il est obligé de remonter le col de son manteau. En chemin, il  a vu des enfants en train de jouer sur le chemin du retour de l’école. Cela lui a rappelé son enfance. Le chemin séparant sa maison de son école ne dépassait pas les cinq cents mètres, mais il mettait bien deux heures à rentrer. Forcément, il y avait un devoir impératif : il fallait jouer aux billes dans les ruelles. Ce n’était que quand les parent s’inquiétaient qu’il entendait les appels de colère ou de peur, c’était selon. Perdu dans ses pensées, soudain, Antonio découvre une maison à l’angle d’une rue avec une toiture en ardoises recouvrant quatre murs blancs entourant l’intérieur du logis. La bâtisse est posée sur un terrain arboré presque en face du terminus de la Ligne A. Un coup de sonnette provoque une petite agitation dans la maison et un homme qu’il reconnaît vient lui ouvrir le portillon. Après les salutations d’usage, les deux hommes s’assoient autour d’une table dans ce qui tient lieu de salle à manger. Antonion remercie l’hôte et attaque immédiatement :

– Vous savez pourquoi je suis ici.

 

Ce texte est extrait du roman :

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L’Association des Bouts de Lignes

Titre du livre : L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

Auteur : Jean-Louis RIGUET

Date de première publication : 2013

Éditeur : Éditions du Masque d’Or – collection Adrénaline

Nombre de Pages : 218 Numéro ISBN : 978-2-36525-032-0

Distinctions :

Prix Scriborom 2013

Nommé pour le prix OEUVRE ORIGINALE au Salon du Livre de MAZAMET 2014

Libre disponible chez l’éditeur : Éditions du Masque d’Or, 18 rue des 43 Tirailleurs à 58500 CLAMECY

Tél /Fax : 03 86 27 96 42   –   masquedor@club-internet.fr   –   www.scribomasquedor.com .

.L'Association 1ère.IMG_20140424_154217 (2). © Jean-Louis Riguet Juin 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens : http://www.scribomasquedor.com/ http://librebonimenteur.wordpress.com/

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