Les Héritiers du Mal

LES HERITIERS DU MAL

Un roman de Valérie d’OUST

aux Editions du Masque d’Or

Collection Adrénaline

ISBN : 978-2-36525-025-2    Prix 18 €

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Valérie D'Oust

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Les Héritiers du Mal

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 Un roman qui commence lentement, on se demande ce qu’il y a de différent dans cette famille. Puis, petit à petit, on découvre. On entre dans ce village, disons plutôt un hameau, vide de tout, complètement désertés. On découvre cette maison que la narratrice rénove pour y demeurer afin d’écrire un livre.

Puis, ses enfants entendent un grondement. Une canalisation dit l’une, la trouille répondent les autres. Au fil du temps, les soucis s’amplifient. Que cachent tous ces phénomènes étranges ? On veut savoir la suite. Pourquoi ?

Valérie nous fait découvrir tout cela, gentillement, sans avoir l’air d’y toucher, à sa manière. J’ai aimé.

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J’ai toujours rêvé de vivre en Corrèze où j’ai passé toutes mes vacances d’été quand j’étais enfant. …

A 40 ans, je réalise mon rêve. Puis, j’apprends que ma fille est enceinte de jumeaux. Mais c’était sans compter sur la malédiction qui pèse sur ma famille désormais …

Nous avons une dette à payer.

Mes petits survivront-ils ?

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Les Héritiers du Mal

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Un extrait du roman :

On est vendredi. Mon fils va arriver, je l’attends à la gare de Limoges. Emilie ne rentrera que demain matin, elle est plus loin, dans les Côtes d’Armor. Maxime, lui, est à Orléans. Le haut-parleur siffle l’entrée en gare de mon fils et de tous les autres passagers qui pour moi ne sont qu’accessoires. Je guette sa sortie du train et quand je le vois, mon coeur gonfle et envahit toute ma poitrine. Je sens la vie revenir en moi. Je me sens redevenir mère. Mon petit gars rentre. Je suis heu-reu-se.

Il me fait la bise, comme si j’étais autre chose que sa mère. Aucun chaleur, juste ce sourire et ce rouge aux joues. Je sais qu’il est content d’être là. Alors, j’oublie que j’aurais aimé le serrer dans mes bras et mon coeur s’épanouit.

Il met son sac dans le coffre de la voiture. Je me contiens de lui dire que je l’aime parce que ce serait déplacé. On s’assied côte à côte, je lui souris, il me sourit. Pas un mot, pas besoin. Et on rentre dans cette maison qui n’est pas encore la sienne.

L’extérieur est terne. Maxime n’a pas l’air emballé, mais je m’y attendais. On en reparle dans un an, je suis certaine que le jardin sera magnifique et les murs seront repeints. Le rez-de-chaussée est tout simple, salon et cuisine séparés par une simple voûte. Plancher vitrifié, deux fenêtres. A l’étage, quatre petites chambres et la salle d’eau. Celle de Maxime est terminée. Trois murs gris perle et un représentant une vue de New-York en noir et blanc. Il a un clic-clac tout neuf, une petite table en verre, et un living dans lequel il pourra cacher tout son bazar. Je lui ai même abandonné la vieille télé et le jeu de wii. Il sourit.

– Ca te plait ?

– Moui, ça va.

-Bon. Tant mieux. Installe-toi et après je t’emmène visiter les alentours.

– Y a rien, m’man.

– Y a plein de trucs. Y a pas de magasins, ni de voisins, mais il y a des forêts avec des champignons, des mûres sauvages et plein d’autres trucs.

– Maman, j’ai quinze ans, pas huit. Ca m’intéresse pas.

– Je n’ai pas huit ans non plus, je te ferais remarquer. Allez, courage, je ne te fais le coup qu’une fois, et après, c’est toi qui jugeras de ce qui te plaît ou non.

– Pourquoi pas demain ?

– Parce qu’on a encore deux heures de soleil et que c’est là qu’il fait le meilleur pour aller marcher. Demain, en journée, il fera trop chaud.

– Bon, d’accord, j’arrive, capitule-t-il.

Je descends, sors des pochons et l’attends. Dix minutes, plus tard, toujours pas de fils. Je crie pour savoir ce qu’il fiche, pas de réponse.

– Maxime !

Rien. Je monte. La main sur la poignée de la porte, j’entends le grondement. D’un coup d’épaule douloureuse, je débloque la porte et entre en grimaçant. Mon gamin est accroupi sous sa fenêtre, la tête cachée par ses avant-bras. Quand il comprend que je suis là, il lève son pauvre visage terrorisé. Le son s’est brusquement arrêté. Je ne l’avais plus entendu depuis mon arrivée. J’avais fini par me convaincre qu’il s’agissait réellement de la robinetterie.

Maxime se redresse et se précipite vers moi. S’il avait pu se jeter dans mes bras, il l’aurait fait. Mais il mesure une tête et demie de plus que moi. Ca fait longtemps que mes bras ne lui sont plus d’aucun réconfort. Il me pousse seulement et me suit en fermant la porte.

– Je dors pas ici, maman.

Sa voix tremble. Ce n’est pas une suggestion, mais un fait. Mon fils a décrété qu’il ne dormirait pas dans ma nouvelle maison. Aïe.

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Les Héritiers du Mal

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En vente ici :
http://www.scribomasquedor.com/pages/tous-les-livres-disponibles-aux-editions-du-masque-d-or-page-1.html
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Agée de 42 ans, Valérie d’OUST a écrit un autre livre publié chez ANNE CARRERE Editions :
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Le journal d'un assassin

Le journal d’un assassin

24 mai 2006
ISBN : 2843373573 – EAN : 978-2843373572
La vie n’a pas fait de cadeau au pauvre Angus. Né avec un visage difforme, il est complètement rejeté par sa mère, qui le maltraite pour le punir de sa laideur. Et quand elle décide de s’occuper de lui en lui offrant une opération des yeux, c’est uniquement pour qu’il soit confronté à sa monstruosité. Brillant mais solitaire, Angus apprend à vivre – ou à survivre – face au mépris des autres. Un jour, enfin, il rencontre une personne qui regarde au-delà des apparences et perçoit la beauté de son âme. Mais le mal est profond… Valérie d’Oust a travaillé avec des enfants trisomiques et observé le regard que les gens portent sur eux. Avec Journal d’un assassin, elle pousse un cri de révolte à l’encontre de ceux qui jugent sur la simple différence physique.
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Le journal d'un assassin
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Avis de la Fnac :
Sartre l’a démontré jadis : les regards que nous portons sur autrui participent à sa constitution. Et quand cet autrui est à la fois hideux et hypersensible, les dégâts peuvent s’avérer irrémédiables. Tel est le thème difficile de ce remarquable premier roman. Son auteur, Valérie d’Oust, a longtemps travaillé avec des enfants trisomiques et sait la souffrance que peut générer l’expression …
la suite sur :
http://livre.fnac.com/a1818098/Valerie-d-Oust-Journal-d-un-assassin
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http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

http://librebonimenteur.wordpress.com/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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