L’Asso sans France Bleu – Chronique impossible

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Chaque semaine, FRANCE BLEU ORLEANS tient une chronique sur le patrimoine de la région Orléanaise relatée notamment dans les livres qui paraissent.

Cette chronique est en général diffusée tous les jours vers 13h30. Elle est suivie d’une question et le premier auditeur qui apporte la réponse dans les cinq minutes suivantes a le plaisir de gagner le livre en question.

L’Association des Bouts de Lignes a été jugée comme présentant suffisamment de propos sur le patrimoine historique de la région d’Orléans pour avoir l’honneur de réaliser cinq chroniques. Diffusée du lundi au vendredi, un livre a été gagné chaque jour.

Leslie Schoofs n’a pas pu se prêter à cette chronique car c’eût été la sixième, or il n’y a que cinq jours ouvrés dans la semaine. Mais, pour les précédentes, elle l’avait fait avec gentillesse et compétence. Merci à elle. Voici le texte de la chronique impossible Le Vinaigre et la Moutarde, etc.

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Le Vinaigre

Il y a deux siècles, Orléans était une capitale du vinaigre.

À l’époque, plus de 300 vinaigriers se partageaient le marché local.

La tradition vinaigrière à Orléans remonte au Moyen-Age, depuis le quatorzième siècle.

La dernière maison vinaigrière, une véritable, à Orléans, en France aussi d’ailleurs, est la célèbre Maison Martin-Pouret !

C’est la dernière maison à produire du vinaigre et de la moutarde d’Orléans selon les traditions locales et le savoir-faire orléanais.

Son installation remonte à 1797, toujours à la même adresse depuis son origine. Aujourd’hui, c’est la seule, la dernière.

À l’époque, les vins régionaux n’étaient pas de grands vins mais des vins à boire comme on disait.

Ils voyageaient facilement sur La Loire depuis les contreforts du Massif Central jusqu’à Nantes.

Comme les distances étaient très longues, ils se piquaient sous le soleil dans les gabarres pas assez ventilées. Les fûts étaient déchargés sur les quais d’Orléans.

Après transformation, l’on obtenait un excellent vinaigre.

Sa renommée a été grande. Elle a même été internationale puisque le vinaigre d’Orléans a été exporté aux Pays-Bas, aux Indes et aux Amériques.

Les vins sont choisis en fonction de leur cépage. On retient aussi leur finesse et leur bouquet dans ce qu’ils ont de plus subtils. La méthode de fabrication est ancestrale.

Il faut faire une sélection sévère et intéressante dans les vins de Loire bien entendu, mais aussi du Bordelais et de Bourgogne.

La Moutarde

 La moutarde à Orléans date du 16ème siècle. En 1580 exactement.

Comme pour le vinaigre, la recette est locale, avec un véritable savoir-faire local. Comme pour le vinaigre, tout repose sur des ingrédients de premier ordre, dont le vinaigre d’Orléans qui est fabriqué lui aussi selon le savoir-faire local.

À l’origine, les grains de moutarde étaient passés sous la meule de pierre pour les concasser.

La Maison Martin-Pouret, la dernière à Orléans, à fabriquer de la moutarde, utilise toujours ce procédé. Elle travaille les graines de Sénevé et les accommode avec du sel de Guérande, à cause de ses saveurs particulières liées à l’Océan.

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Voilà pour cette chronique impossible. Pas d’enregistrement à diffuser.

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Première de couverture L'Association des Bouts de Lignes
Première de couverture L’Association des Bouts de Lignes

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Rappelons que L’ASSOCIATION DES BOUTS DE LIGNES

a reçu le prix SCRIBOROM 2013

et qu’il est publié aux EDITIONS DU MASQUE D’OR

http://www.scribomasquedor.com/

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http://www.sgdl-auteurs.org/jeanlouis-riguet/

http://www.m-e-l.fr/jean-louis-riguet,ec,1053

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

http://www.dedicaces.ca

http://librebonimenteur.wordpress.com/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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