Des Fleurs pour Algernon

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Le CADO nous a présenté DES FLEURS POUR ALGERNON.

La  nouvelle de Daniel Keyes, mise en scène par Anne Kessler, a été adaptée par Gérald Sibleyras.

Dite par Grégory Gadebois, c’est une merveille.

C’est tout à la fois, triste, parfois gai car on sourit, voire on rit, sublime, beau, bouleversant. L’émotion est reine.

De quoi parle-t-on dans ce laboratoire ? D’abord, on est espionné par des écrans qui nous font voir sous d’autres angles, le personnage, massif, lourd, immobile, assis dans son fauteuil d’handicapé. Tout est dépouillé.

Grégory est Charlie, un simplet, un innocent, on disait autrefois l’idiot du village.

La souris, Algernon, a le même QI que lui après avoir subi une opération pour la rendre plus intelligente.

Deux chirurgiens-chercheurs font la même opération à Charlie qui devient de plus en plus intelligent.

Bientôt, la souris meurt après avoir décliné progressivement, perdant son intelligence artificielle.

Puis, Charlie le savant, du haut de son intelligence, se met à redescendre, il oublie tout son savoir, il redevient Charlie.

Charlie reste au même niveau qu’au départ, simplet, bon, généreux, enfin … l’idiot du village.

C’est magnifique, triste et bouleversant. On en sort tout chose.

Jean-Louis RIGUET

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