Amalgame 2

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat.

Voilà, à partir de la page 39 :

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Je me rince la glotte d’une lichette de marc et, d’une voix claire, je reprends mes conteries.

Celui-ci avait élu repaire près du lieudit « Nanteuil », là où le ruisseau vaseux du Ponchet se perd en marécages nauséabonds, où les bois gris se font bosquets griffus, où l’étroit sentier s’enlise dans la boue glaiseuse.

Pas le moindre osselet.

« N’emportes-tu point d’armes, lui demanda timidement le prêtre, et n’emportes-tu point de cuirasse ? »

Alors qu’il agonisait, ses flancs dégageaient une épaisse puanteur de charogne.

En cette douce nuit d’hiver, tout geste devrait prendre des allures de magie ; toute chose devrait s’illuminer de merveilleux.

Peut-être auront-ils plus de veine au Noël suivant : peut-être seront-ils enfin les prochains élus de l’autre échéance …

La nature endurait un interminable supplice.

Le bourg semblait inhabité, comme si la peste les y avait précédés de plusieurs jours.

Une manière de Petit Jésus, une sorte d’Enfant Dieu comme le sont tous les nouveau-nés.

On avait beau placer la statue dans quelque confortable église, elle revenait toujours, d’elle-même, à cet endroit de Ferrières, là où coulait une eau claire (d’où le nom de la rivière : la Cléry).

Ce village marque une fin de Sologne.

Cette étrange dévotion leur donne à coup sûr de la réflexion dans le crâne.

Mais de toutes ces fariboles de galantins, l’honnête bergère ne voulait rien entendre.

Ce dernier ne croyait pas si bien dire : les chenapans restèrent soudain de glace, alors que le désir les échauffait pourtant depuis fort longtemps.

Et lorsque l’évêque de Blois, un fieffé gâcheur de croyance du nom de Thémines, décida d’interdire le culte qu’on lui rendait à Sambin, il souffla comme un vent de jacquerie qui faillit dégénérer en révolution, rien moins !

La terre, d’ordinaire nourricière, ne nourrissait plus son monde, et surtout pas celui qui s’éreintait à la piocher.

Puisqu’elle était en bois noirci, on crut bon de la nommer « Notre-Dame d’Ebène ».

Eclata la Révolution, qui se propagea en Blésois comme ailleurs.

Seul le forgeron était debout avant lui, quelquefois, les jours de commandes pressantes.

Labourer, c’était là son unique labeur.

Mais les jours défilaient sans rien soulager : son dos restait en capilotade et sa couenne ne s’éclaircissait guère.

Le sanctuaire reçut même l’insigne visite de plusieurs seigneurs des alentours.

Pour finir, il tint à ce qu’on l’inhumât en sa bien chère collégiale, où il repose toujours aux côtés de la reine et du bâtard Dunois.

Elle prouva simplement que la bonne Vierge veillait toujours infatigable, sur les restes de son fidèle roi, mais que sa générosité l’avait poussée à trop de zèle.

C’est là, à Beaugency, près du chaume sous lequel je gîte, que vous sauterez la Loire.

Et surtout, surtout, défiez-vous des bourgeois de Beaugency.

Hélas, tout cela n’était vrai qu’à la belle saison.

L’ouvrage avançait.

Dès qu’il devina que l’or manquait, il quitta son observatoire et s’approcha de la gent désespérée.

Le bailli s’empara du sac et le lança avec force au milieu du pont.

Ainsi chantaient, amis liseurs, nos ménestrels du Haut Moyen Age.

Ainsi connaît-on la louve de Rome, le lion de Belfort, la mule papale d’Avignon et, plus près de nous, les ânes de Meung.

Cette version, on pouvait la lire sur une image d’Epinal de l’ancien temps.

Comme on revenait du cimetière, le chien aperçut l’assassin de son maître et se jeta sur lui.

Une fresque fut brossée, par un artiste local, sur la hotte d’une cheminée de son castel.

De la belle, on ne retint que sa prodigieuse délicatesse, une grâce qui suffisait à ensorceler le plus perfide des félons.

Macaire camoufla sa victime, en toute hâte, sous une couverture de mousse, au pied d’un chêne.

Les froidures redoublaient de jour en jour, les pierres se fendaient sous la gelée et les fagots venaient à manquer.

D’ordinaire, les gens étaient les seuls à souffrir des rigueurs du mauvais temps, car la Nature n’avait point daigné les couvrir de plumes ou de poils, seulement d’oripeaux.

« Où vas-tu donc de si bon matin ? lui demanda le coq en guise de bonjour.

– Ah ! mes pauvres amis, cacarda l’oie, figurez-vous que le mal me frappe durement.

J’ai tant de fatigue que je m’emdors dès la tombée de la nuit.

C’était celle d’un misérable refuge qui tenait autant de la cahute que de la tannière.

Oserai-je l’avouer ?

Le colon de Champré avait failli le truffer de mitraille en le surprenant dans sa bergerie ; le fermier de Champvin l’avait pilonné comme raison, alors que l’animal tentait de soutirer un baril du cellier ; le métayer de Champgrain s’était amusé à le rouer de son fléau, après l’avoir acculé dans sa grange …

Goupil, son compère renard, prétendit le surlendemain l’avoir rencontré au loin.

Voilà, ce sont les deuxièmes phrases des pages 39 à 89 du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

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La suite dans les prochains jours.

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Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

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Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.wordpress.com/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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