Général de Sonis

Première de Couverture
Augustin ma bataille de Loigny   en vente aux EDITIONS DEDICACES :  http://www.dedicaces.ca/

L’entrée du quartier réservé au Monument de Sonis

Le monument avec au loin le Bois des Zouaves

Le rectangulaire amenant au monument

Le Monument Général de Sonis à Loigny la Bataille
Le Monument Général de Sonis

Extraits d’AUGUSTIN ma bataille de Loigny

La bravoure du général de Sonis est incontestable.
– Il a attaqué Loigny avec les zouaves pontificaux qui se sont battus comme des lions. Ils n’ont jamais reculé. Toujours à l’attaque. Jusqu’à la mort ! Ce n’était plus de la bravoure, mais de l’inconscience ! Sur les trois cents qu’ils étaient au début, il n’en reste quasiment qu’un tiers de valide. Quatre-vingt-seize sont morts. Cent vingt-deux sont blessés. Hélas, frappé par un obus qui lui a brisé une cuisse, le général de Sonis est tombé. Il était sur son cheval, dans la laine, près d’un petit bois. À ses côtés, le colonel de Charrette, aussi intrépide et courageux, gît, blessé grièvement. Leurs troupes sont décimées, anéanties par la perte de leurs chefs. Elles ont battu en retraite.
– Ce ne sont pas de bonnes nouvelles. Des soldats m’ont raconté la bravoure de Sonis et de Charrette.
– Ils se sont comportés en héros, en grands soldats.
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Puis, Monsieur Fougeron tient à rappeler, dans un moment de dignité solennelle que « le Général Gaston de Sonis est un fils d’officier né en 1825 à la Guadeloupe, chrétien fervent, officier de devoir et de discipline, avec une grande vivacité d’esprit, ayant fait ses études à Saint-Cyr, Saumur et au 5ème Hussard à Castres. » Monsieur Émile ne sait pas encore que le Général va être amputé d’une jambe, au-dessus du genou et qu’il reprendra son commandement en montant encore à cheval.
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En 1883, le général de Sonis deviendra membre d’une commission au ministère de la guerre. Il finira sa vie le 15 août 1887 à Paris. Sa grande réputation de sainteté sera défendue par Monseigneur Harscouët, évêque de Chartres, le 26 septembre 1929, lors de son procès canonique. Lors de ce dernier, l’évêque exhumera les restes du général et trouvera un corps, dans un cercueil de plomb, entier, en parfait état de conservation, alors qu’il n’y avait eu aucun embaumement. Nul doute que la Providence a veillé à accorder cette récompense à la pureté de cet homme saint. Sa dépouille repose dans la crypte de l’église de Loigny, à côté des Zouaves pontificaux et des soldats tombés dans cette bataille, sous une pierre marquée de paroles de saint Paul « Miles Christi », soldat du Christ, paroles choisies par lui.
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© Jean-Louis Riguet septembre 2012
Membre du Bottin International des Professionnels du Livre
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