AUGUSTIN ma bataille de Loigny paru chez DEDICACES

J’ai le plaisir de vous informer de la parution de mon roman AUGUSTIN ma bataille de Loigny publié par les EDITIONS DEDICACES.

Il s’agit aussi d’une histoire d’amour lors d’un épisode de la Guerre de 1870 à Loigny la Bataille qui  a été particulièrement meurtrière.

1870, Loigny la Bataille. La guerre franco-prussienne fait rage. En décembre, Loigny la Bataille est le théâtre d’une bataille meurtrière. Le Château de Villeprévost, réquisitionné par les bavarois, est transformé en hôpital de campagne.

« Les Prussiens se sont, côté nord, déployés de La Maladrerie à Lumeau en passant par Fougeu, Beauvilliers, Goury. Côté sud, les Français font front sur Nonneville, Villepion, Villours, Faverolles, Terre Rouge. Au milieu de ces deux lignes : Loigny est prise en étau. La bataille dans Loigny se fait pour une rue, un passage, une impasse, un quartier, une maison, une cave, pour rien. On se bat, c’est tout. Il faut avancer, ne pas reculer, mourir s’il le faut. »

« Cela fait quand même en une seule journée environ 15000 victimes soit environ 100 par kilomètre carré. … Quand même… une victime par cent mètres carrés ! »

L’ancien régisseur, Augustin, vit avec les siens au château cet épisode guerrier de l’histoire locale. Sa petite fille adoptive rencontrera-t-elle l’amour ? S’en sortiront-ils ?

Extraits

AUGUSTIN ma bataille de Loigny

AUGUSTIN est publié aujourd’hui aux EDITIONS DEDICACES.

Villeprévost
Sans faire ni une ni deux, ce 2 décembre 2010, je pars allégrement de mon bureau dans une régression insensée qui me conduit tout droit au Château de Villeprévost, commune de Tillay-le-Peneux, en Eure-et-Loir. J’arrête la machine à remonter le temps à la date du 9 Novembre 1870. J’ai soixante-dix ans. Je m’appelle Augustin. Nous allons bientôt fêter, si les circonstances le permettent, mon soixante-dixième anniversaire le 2 décembre prochain. Je suis né en 1800. À la Noël prochaine, on fera un « trifoué », la coutume qui veut que l’on mette une bûche dans la cheminée, au feu, la veille de Noël, sans permettre sa combustion complète. Puis, on remet cette bûche au feu, chaque jour une heure ou deux, jusqu’à la fête des Rois. Cette bûche sera, après, conservée, à moitié brûlée, sous le lit. Cette manière de faire est censée protéger de la foudre et de l’incendie, mais aussi repousser les « mules aux talons »[1] et guérir le bétail de nombreuses maladies. On pouvait aussi tremper cette bûche dans le breuvage des vaches pour les aider à vêler.[2] Je ne travaille plus beaucoup dans cette propriété, mais j’y ai exercé quelques responsabilités, à gérer toute l’exploitation agricole, des hectares de terre autour de la ferme. J’étais une sorte de régisseur sans en avoir le titre. Il m’en reste encore des réflexes.
Depuis le début de l’après-midi, assis sur ma bille de bois, près du seuil de ma maison, modeste, les autres étant partis vaquer à leurs occupations, je suis là à rêvasser, à penser au temps de ma « grandeur » que j’enjolive sûrement. Mais comme personne ne le saura jamais, il n’y a pas de mal à se faire plaisir. Mes rêves m’emportent vers des destinations variées, tantôt en parcourant ma région de Beauce, tantôt en me remémorant les activités agricoles. Je peux voyager en restant sur place sans fatiguer mes jambes.
J’ai toujours été une sorte d’organisateur, de traducteur, d’interprète, un genre de chef d’orchestre naviguant entre le châtelain et les petites gens qui sont à son service, sous une forme ou sous une autre. Il fallait déjà traduire les mots et le langage, à cause du patois local. Il fallait connaître par exemple la signification du terme « accordaille » qui voulait dire le mariage, ou de « ailleurs-pays » pour dire que l’on était loin de son village, de « aricantier » pour exploitant d’une petite ferme de trois mines environ dite « carcotage », la mine étant une surface de vingt-huit ares et douze centiares vers Bazoches-les-Hautes, de « barbelée » pour gelée blanche, de « besouet » pour houe pour piocher la terre, de« bineux » pour les travailleurs émigrés de Normandie, de Bretagne et plus fréquemment de Flandre belge, qui venaient de façon saisonnière biner les betteraves, ou encore de « divartissouèr » pour désigner le sexe de la femme.[3]
Il m’a fallu également faire œuvre d’ingéniosité pour passer les messages entre le châtelain et les exécutants, qui sont nombreux et exercent sur plusieurs métiers. Le monde paysan se développe sur la terre qui a besoin de beaucoup de soins pour produire. Je n’imagine pas un instant les moyens modernes de l’agriculture un siècle plus loin, devant nous, qui allait donner aux hommes des machines agricoles extraordinaires. Non, il me fallait gérer le labourage, les semailles, la fenaison, la moisson, les vendanges un tout petit peu chez nous, car nous n’avions que quelques ceps pour faire une mauvaise piquette.
…………………………
Ernestine rentre dans sa maison, pose le paquet sur la table à manger et ouvre les linges. Elle constate qu’il s’agit d’une belle petite fille, certes elle est un peu froide, mais elle ne semble pas avoir souffert. Elle lui fait un brin de toilette et s’inquiète de lui faire un genre de biberon avec du lait de chèvre. Elle a presque fini quand Ferdinand revient.
– Alors, as-tu des nouvelles ?
– Non, personne ne sait rien. Monsieur Émile Fougeron m’a demandé si tu pouvais t’en occuper en attendant qu’il obtienne quelques nouvelles car il va se renseigner auprès des autorités.
– Que lui as-tu répondu ?
– Qu’il n’y avait pas de problème, que tu allais t’en occuper le temps qu’il faudrait.
– Tu as bien fait.
Plusieurs jours se sont passés. Monsieur Fougeron a fait tout ce qu’il pouvait. Mais il a bien fallu se rendre à l’évidence. Personne n’avait perdu d’enfant. Personne ne disait avoir abandonné un bébé. Il fallait garder cette petite fille. Après une discussion assez brève, Ernestine et Ferdinand ont décidé de l’adopter et de la prénommer Louise. Ce qui fut décidé fut accompli. Louise a récupéré, depuis, deux parents adoptifs, Ernestine et Ferdinand, ainsi que deux grands-parents d’adoption, Émilienne et moi.
………………….
Les jours s’étirent lentement pour qui n’a rien à faire de particulier. Je me promène dans les chemins alentour en humant l’air du moment. Il m’arrive de pousser sur plusieurs kilomètres mes pas, de m’asseoir sur une borne ou un petit tertre et de rester là à contempler la nature, à laisser vagabonder mon imagination. En cette période incertaine, mes rêveries sont souvent interrompues par les coups de canons ou les bruits des chevauchées des cavaliers militaires. Parfois, c’est réel. Parfois, c’est imaginaire. Souvent, je me laisse tellement aller que l’imaginaire est plus réel que le réel n’est imaginaire. Quand ce ne sont pas les canonnades qui me réveillent, ce sont des ouvriers agricoles ou des anciens collègues qui me demandent ce que je fais là, seul, dans la campagne, à rêvasser, avec tout ce danger qu’il y a dans le secteur. En général, je ne réponds pas, je continue. Aujourd’hui, mes pas m’ont porté à côté de chez moi, sur ma bille de bois.
Sans effort, je suis remonté en arrière, dans le temps de jadis. Je me souviens d’un épisode de ma vie. Monsieur Emile m’a conté qu’avant ma naissance, en 1756, Charles Le Juge, Seigneur de Villeprévost, a restauré et agrandi la construction. Il a aussi construit le parc en se faisant conseiller par un jardinier de Versailles, élève de Le Nôtre. Après bien des travaux et des vicissitudes financières, il en sort ruiné en 1784. N’ayant pas trouvé d’autre solution pour payer ses dettes, il vend sa propriété à Armand-François Fougeron qui est, à cette époque, Conseiller du Roi au Châtelet d’Orléans. C’est ce même Châtelet qui donne son nom aux notaires d’Orléans comme il y a les notaires du Châtelet à Paris. En novembre 1870, c’est encore cette famille qui en est propriétaire et qui, par voie de conséquence, se trouve être ma patronne. Je suis aux ordres de ses descendants Émile-Adrien Fougeron et de son épouse Marie-Amélie, après l’avoir été à ceux de Monsieur Armand-François, pendant quelques années.
Installé sur ma bille de bois, je me laisse aller dans les méandres de mes souvenirs. J’aime à me promener dans la cour et le parc, fouler les pelouses bien vertes, en forme de « Boulingrins », dominées par un magnifique platane plus vieux que moi, flâner dans le colombier à pied construit trois cents ans avant ma naissance. Sa toiture est en double pente. Une échelle tournante me permet d’aller visiter plusieurs centaines de « Boulins », ces appuis-niches dont les pigeons font leurs nids. Je passe de grands moments à contempler le cadran solaire horizontal accroché sur une colonne dans le parc. Je l’ai vu construire sur une plaque de zinc, il y a une trentaine d’années, en 1839. C’est l’œuvre du Docteur Edmond Modeste Lescarbault, médecin à Orgères-en-Beauce, enfant du pays, passionné de gnomonique et d’astronomie. Il fit la découverte de Neptune en 1846. À ce moment-là, il ne savait pas encore que sa passion le ferait mourir vieux et ruiné en 1894, après avoir néanmoins laissé plus de cent cinquante ouvrages et manuscrits.
Le dimanche, ou le soir en semaine, venu, après le travail journalier, je me promène, soit seul, soit avec mon épouse, Émilienne, de deux années plus jeune que moi. Nous nous sommes rencontré par hasard, un soir de bal à Orgères-en-Beauce. Nous nous sommes plu tout de suite. Depuis, nous ne sommes plus jamais quittés. Cela fait quarante-cinq ans désormais. Certain soir, Émilienne m’accompagne sur l’allée verte, puis nous bifurquons vers tel ou tel autre but non fixé à l’avance. De la cour d’honneur, une ligne toute droite aboutit à une échancrure dans le mur par laquelle l’on voit, chaque année, le soleil disparaître à l’horizon, le soir du 15 août. Ce jour-là, c’est la fête de la femme de Charles Le Juge, le précédent propriétaire. Nous l’avons bien connue et depuis, chaque soir du 15 août, nous allons voir le soleil descendre puis s’éteindre au loin dans le ciel. C’est une sorte de pèlerinage annuel que nous ne manquerions sous aucun prétexte. Malgré le contexte inquiétant cette année, nous l’avons fait le 15 août dernier. Il faisait beau ce soir-là. Nous en avions profité longuement.
Fin août ou début septembre, je ne sais plus, nous avons entendu parler d’une dépêche qui allait mettre le feu aux poudres. On n’a jamais su très bien de quoi il s’agissait, car nous n’avons les nouvelles que par oui dire. C’est souvent Monsieur Fougeron qui nous informe, quelquefois on nous donne une feuille de journal. Toujours est-il que Napoléon III a fini par déclarer la guerre à la Prusse à la suite de cette dépêche. C’est sûrement la faute à Bismarck qui, ayant besoin d’une guerre pour retrouver l’unité perdue de son peuple, a déformé les propos contenus dans la dépêche d’Ems pour provoquer Napoléon III qui se prend au jeu. Ce dernier se lance dans l’aventure alors que son armée n’est pas préparée. Dès le départ, le combat est inégal. D’un côté, l’alliance germano-prussienne compte 800.000 hommes, de l’autre côté, la France ne peut en aligner que 250.000.
…………
L’après-midi écoulé au rythme de mes pérégrinations, mes pensées étant revenues en accord avec le présent vivant, ce soir, 9 novembre 1870, nous, Émilienne et moi, avisons un banc sur lequel nous allons nous asseoir, la main dans la main comme autrefois, quand nous étions jeunes. C’est une occasion à ne pas manquer qui nous permet d’échanger, dans un moment de calme qui est en opposition avec l’activité de la journée. En effet, depuis quelques jours, on imagine, on sent, on sait qu’il va se passer quelque chose. Ce sera dur, tragique, sanglant. La plaine en est consciente, complètement imprégnée et dans l’attente. Elle ne sait pas ce qu’elle attend. Mais elle sent qu’elle va payer. Quoi ? Elle ne devine pas. Elle n’imagine pas. Elle ne veut pas. Elle subira comme d’habitude. Quand les hommes décident d’en découdre, rien ne les arrêtent. Au loin, le canon tonne. On sent bien que l’atmosphère est à la guerre. Les mouvements de troupe nous sont rapportés. Des batailles ont lieu vers l’ouest. Et aussi à Orléans. Mais notre petit secteur local est pour l’instant un peu épargné.
– Tu sais, Augustin, je suis très inquiète de la situation actuelle, dit doucement Émilienne.
– Moi aussi, je suis inquiet. La situation n’est pas bonne. Toutes les nouvelles qui nous viennent d’Orléans sont mauvaises.
………………
            Après une nuit un peu courte, du fait des réjouissances de la veille au soir, je me suis levé inquiet de la suite des événements qui ne vont pas manquer de se produire dans les jours à venir. Pendant qu’Émilienne prépare le café, je me demande comment occuper cette journée sans trop m’éloigner de la ferme. Le café avalé, j’entreprends l’ouvrage que je viens de décider.
            Au sortir du domaine, je tourne sur la gauche en direction de Tillay-le-Peneux, en prenant ensuite sur la droite un petit chemin circulant entre deux rangées d’arbrisseaux, qui ont beaucoup perdu leurs feuilles, laissant entrevoir les vestiges de nids d’oiseaux. Je me suis toujours demandé où ils passaient les hivers les oiseaux, car on ne les voit pratiquement jamais dès les froids venus. On ne les entend pas non plus. De quoi peuvent-ils bien se nourrir ? J’avance lentement. Je suis seul à priori. Je savoure cette solitude que je déguste avec délectation. J’aperçois à une dizaine de mètres un lièvre qui, après une course effrénée de plusieurs dizaines enjambées, reprend son souffle assis sur son derrière. Il n’a pas l’air inquiet. Il ne m’entend pas arriver. Il ne me sent pas non plus, le vent léger soufflant dans l’autre sens. Il fait froid, mais le ciel est bleu et le soleil luisant. Si ce n’était une atmosphère de guerre, tout le mieux serait réuni ici pour passer une agréable journée.
            Bien qu’errant sans but prédéterminé, je suis néanmoins ma petite idée qui se trouve être d’aller observer de plus près ce qui peut bien se passer du côté de Bazoches-les-Hautes. Je poursuis mon avancée rasant au plus près les haies afin de ne pas éveiller l’attention. De temps en temps, je regarde en arrière, et j’observe les allées et venues du lièvre. Tant que ce dernier ne détale à pleine vitesse, je ne crains rien car cela veut dire que personne ne vient troubler sa quiétude. À part quelques lapins qui se promènent ou prennent le soleil, il n’y a pas âme qui vive, du moins je ne vois rien ni personne. Je vais ainsi, tranquillement, à mon rythme, jusqu’à Bois de Tillay sans m’aventurer jusqu’aux maisons. Je reste bien à l’abri, caché par des bosquets. Il va bientôt être dix heures et je ressens un petit creux à l’estomac. J’avise une pierre assez large pour recevoir mon auguste postérieur. Je farfouille dans mes poches pour en extraire une pomme et je me mets à croquer à pleines dents dans le fruit qui se révèle juteux. Le craquement de la peau fait du bruit qui me surprend. J’en suis soudain inquiet. Ne vais-je pas me faire remarquer à cause d’une pomme ? Je me remémore ce qui est arrivé à Adam quand Eve a dévoré la pomme. J’espère qu’il ne m’arrivera pas pareille catastrophe. Je regarde au loin. Rien ne bouge. Ouf ! Je me ressaisis immédiatement et intérieurement je ris. Le craquement d’une peau de pomme ne peut pas être suffisamment fort pour déranger un hameau à une centaine de mètres de là. Quel benêt je fais !
            Manger une pomme n’est pas bien long en temps réel. Cependant, toujours aussi incorrigible, je me laisse aller. Je prends mon temps. Me voilà parti vers une belle journée de printemps d’une année précédente qui m’avait vu être le héros involontaire d’une aventure. Un matin, tôt, à peine le jour levé, j’avais attelé un cheval à ma carriole car j’avais le dessein d’aller jusqu’à Loigny pour y faire quelques emplettes de menue importance d’une part et y voir un certain Grassoin d’autre part. Ce Grassoin vendait des semences, parait-il très intéressantes et peu onéreuses, et je voulais me rendre compte par moi-même en quoi elles consistaient. Le percheron, un beau mâle de cinq ans, bai brun, en pleine force de l’âge, répondant au doux nom de Ouragan, paraissait bien excité et j’avais du mal à le calmer même en lui parlant doucement. Un ouvrier agricole qui était à mes côtés m’avait prévenu : « Augustin tu devrais le laisser à l’écurie ou le mettre au pré. Ce matin, rien ne lui résistera et tu vas avoir un mal de chien à le tenir. Crois-moi, tu devrais changer de cheval. » Je l’ai éconduit peu aimablement en pensant que je ne voyais pas pourquoi je ne pourrais pas le maîtriser. Ce n’était pas le premier percheron qui me résisterait. Bref, j’ai envoyé sur les roses l’ouvrier agricole et n’écoutant que ma vanité j’ai fini d’atteler le cheval rétif et j’ai lancé Ouragan, la carriole et moi sur la route.
            Au début, tout se passait bien. J’avais en vue la ferme de Beauvilliers et à l’abord de la petite côte, sans y prendre plus garde que cela, je fis fouetter mes rênes sur le dos du cheval en sifflant juste un coup. N’écoutant que les ordres, sans prendre conscience de sa force, le percheron du pas passa au trot et à mi-côte se retrouva au galop entraînant la carriole à une vitesse un peu trop élevée pour notre sécurité. Je voyais bien que nous allions trop vite en passant devant la ferme mais puisque tout se passait bien, j’ai laissé faire. Il avait fier allure Ouragan, la crinière flottant au vent de la course effrénée qu’il accomplissait. Je voyais maintenant le carrefour de la route qui mène à gauche vers Goury et à droite vers Loigny. Comme il fallait tourner à droite, le percheron aurait dû ralentir. Mais il n’en faisait rien. Alors, j’ai commencé à tirer sur les guides en arrière. Point de réponse. J’ai tiré plus fort. Rien. Je me suis mis à serrer les dents (et les fesses). J’avais mal aux doigts tant je tirais les rênes vers moi. Mais Ouragan n’en avait cure. Il galopait.
…………….

[1] Les rats et les souris loin de la maison.
[2] D’après l’œuvre de Gaston Couté.
[3] D’après l’œuvre de Gaston Couté.
Jean-Louis Riguet